N° 102, mai 2014

Le nakhl* gardâni en Iran


Atefeh Ghafouri
Traduit du persan par

Zahrâ Fallâh Shâhroudi


Le nakhl de mâtam [1] (Dattier de deuil) ou le nakhl de tâbout (Dattier du cercueil), également connu en tant que nakhl de Moharram (nom du premier mois du calendrier de l’Hégire solaire) (Râmpouri 1349:734), est l’un des symboles utilisés au mois de Moharram dans les cérémonies de commémoration du martyre du troisième Imâm des chiites, l’Imâm Hossein. Selon la définition de l’auteur de Mostalahât al-Shoarâ, le nakhl de mâtam est « un cercueil dont la construction commence au début du mois de Moharram jusqu’au neuvième jour de ce mois. Le dixième jour, on s’en sert durant les cérémonies de commémoration de l’Ashourâ. » Bien que cet objet ait la forme d’un cercueil, ses dimensions sont dix fois plus grandes. On l’appelle donc nakhl. Le mot nakhl est également employé, plus précisément, pour désigner les ornements de ce cercueil symbolique (Mal Vârasteh 1380:742). Cet ouvrage d’art est une grande caisse en bois ornée de tissus, miroirs, épées, dagues, illustrations et poèmes religieux, que les gens portent sur leurs épaules pendant les cérémonies du deuil.

Le plus ancien nakhl d’Iran est conservé sur la place Amir Tchakhmâgh à Yazd.

Comme nous l’avons évoqué, dans le langage populaire, on le connaît en tant que nakhl de Moharram, mais il a d’autres dénominations dans les différents dialectes de l’Iran. A Yazd par exemple, on l’appelle naql (Al-e Ahmad 1344:159) alors que dans le dialecte de Shoushtar, il est nommé sheydouneh (Niroumand 1355:294). Cet ouvrage symbolise le cercueil de l’Imâm Hossein. Selon certains récits, on aurait transporté la dépouille de l’Imâm sur une litière en bois de dattier vers sa sépulture. Selon d’autres, puisque l’on n’a pas enterré le corps de l’Imâm, ce cercueil particulier et les cérémonies qui l’accompagnent ne font que symboliser les funérailles de l’Imâm Hossein. Néanmoins, l’origine précise du mot nakhl (dattier) pour désigner cet objet demeure inconnue, d’autant plus qu’il a plus ou moins la forme d’un cyprès et non d’un dattier. La forme du cyprès a été choisie en référence au fait que cet arbre représente dans la culture iranienne l’esprit de la liberté (Kâzemeyni 1381:19). Selon une autre théorie, cette dénomination vient du fait qu’autrefois, le cercueil était construit en bois de dattier, bois particulièrement flexible dont les branches courbées servaient dans la construction de ses côtés. D’autres ont encore avancé qu’on l’appelle nakhl du fait de la place prépondérante du dattier dans la culture iranienne et chez les peuples mésopotamiens (Boloukbâshi 1383:43).

Ce grand cercueil en bois est donc un ouvrage d’art qu’une centaine d’hommes portent sur leurs épaules durant les cérémonies de commémoration. La partie principale de ce cercueil est ajourée pour qu’il soit moins lourd et plus facile à décorer (Kâzemeyni 1381:19). Dans certaines régions de l’Iran, les habitants font preuve d’innovation en ce qui concerne les décorations, notamment à Yazd où des créneaux sont ajoutés autour de la partie ressemblant au cyprès. Ces créneaux sont en forme de petits cyprès au nombre de 72, chiffre symbolique des martyrs de Karbalâ, mais ces créneaux ne sont pas autant détaillés que la partie principale (ibid., 21).

Quelles que soient les raisons ayant poussé à la création de cet ouvrage, l’usage du mot nakhl remonte à l’époque safavide ; mais l’histoire de cette tradition est plus ancienne. La tradition de tâboutgardâni [2] fut pratiquée dès la période préislamique en Iran. C’est d’ailleurs une coutume qui existe dans bon nombre de religions au monde, notamment chez les chrétiens à l’occasion du dimanche des Rameaux dont les cérémonies présentent certaines similitudes avec le nakhl gardâni (Boloukbâshi 1383:49). Cette coutume est aussi fréquente parmi les chiites non-iraniens, en particulier en Inde et au Pakistan.

Nakhl gardâni à Taft, dans la province de Yazd.

La construction et l’ornementation du nakhl

Le matériau de construction du nakhl de Moharram est exclusivement le bois de platane, de palmier ou de peuplier. Néanmoins, sa taille nécessite parfois l’utilisation de grands clous d’acier. Certains nakhl ont une histoire précise et ses propriétaires, qui en ont hérité de leurs ancêtres, en tirent fierté. Le nakhl de Moharram est conservé dans une mosquée, un tekieh ou hosseiniyeh [3] pendant l’année et décoré durant les premiers jours du mois de deuil. L’ornementation du nakhl demande un savoir-faire particulier, hérité de génération en génération. Dans certaines régions rurales, cette responsabilité appartient à une famille désignée et aucune autre ne peut la seconder. Ainsi, certains noms de famille comprennent le mot nakhl, comme nakhli ("relatif au nakhl") (Jahâni 1385:96). On appelle aussi bâbâ-ye nakhl (le papa du nakhl), nakhli ou bâbâ-ye meydân (le papa de la place), le préposé à la décoration du nakhl (Boloukbâshi 1383:44).

Celui qui orne le nakhl est censé avoir une foi profonde (ibid.). Différents objets servent dans la décoration qui varie selon les régions, les moyens matériels des habitants ou encore la taille du nakhl. Le point commun est l’isolement, sans protection, du nakhl, pendant toute l’année. On le place souvent sur des piédestaux accessoires afin que l’humidité du sol ne l’abîme pas. Avant le commencement de la cérémonie, on l’enveloppe dans des tissus de couleur verte ou noire. Les jours précédant Ashourâ, le nakhl est revêtu de vert, mais à partir de l’Ashourâ ou jour du martyre [4], on change le tissu vert pour le remplacer par une étoffe noire. Parfois, cette étoffe est décorée de motifs dont les bordures sont brodées aux noms des Quatorze Immaculés [5], et comprennent des poèmes de Mohtasham Kâshâni, les noms des martyrs de Karbalâ… Souvent, une scène de la tragédie de Karbalâ est brodée au centre du tissu (Kâzemeyni 1381:25). Parfois les tissus sont simples, avec des bordures de couleur verte ou rouge. On utilise des tissus simples ou des tissus de soie ou encore brochés d’or pour envelopper le nakhl. Parfois, les croyants font un vœu et promettent de fournir ces tissus au cas où leur souhait se réalise ; dans ce cas, les tissus promis sont donnés au papa du nakhl pour qu’il les utilise dans l’ornementation du nakhl. On lui donne aussi des bijoux pour sa décoration. Le papa du nakhl est responsable de la protection des ornements durant toute l’année. ہ Abyâneh, certaines familles dédient du pain de sucre aux personnes âgées du village, les rish sefid ("barbes blanches") qui marchent devant le nakhl au moment de la cérémonie. Le pain est mis dans un sachet accroché au nakhl, sous la responsabilité du papa du nakhl. Parfois, les femmes stériles y dédient leurs robes de mariage en faisant le vœu pour avoir un enfant. Il arrive également que l’on y dédie les vêtements des gendres décédés (Nazari et Al-e Ahmad 1384:55). Lors de la décoration du nakhl, les notables et les personnes âgées se réunissent et accompagnent le papa du nakhl, mais c’est uniquement ce dernier qui a le droit de suspendre au nakhl, les dédicaces votives.

Cérémonie de nakhl bardâri le jour de la commémoration de Ashourâ en Iran en 1949.

D’autres objets décoratifs utilisés consistent en des écharpes de soie et des châles de cachemire. Parfois, le nakhl est aussi décoré avec des miroirs. Cette décoration de miroirs date d’une centaine d’années. Selon Da’i al-Islâm, à la fin de la construction du nakhl, on le décore avec des châles, des tissus colorés en soie, des miroirs, des lanternes, ainsi que des fleurs (Da’i al-Islâm 1358 v5:326). Dans certaines régions, comme à Eyvân-e Key, on le décore avec des fruits symboliques, comme la pomme ou la grenade (Shâhhosseini 1378:151). Certains accrochent des miroirs et des clochettes au nakhl afin qu’en passant, il rappelle une caravane de chameaux (Nâderi 1389:216) en souvenir de l’événement d’Ashourâ et de la marche à travers le désert de Karbalâ. On y accroche aussi parfois des amulettes afin qu’il préserve des maléfices (Boloukbâshi 1383:216).

La cérémonie de la procession du nakhl (nakhl gardâni)

Le nakhl gardâni constitue le point culminant de cette tradition. Dans certaines régions, on le nomme nakhltekâni [6] (Panâhi 1383:302). Le nakhl gardâni lui-même a lieu du 7 au 10 du mois de Moharram. Généralement, cette cérémonie se limite aux journées de Tâssou’â [7] et Ashourâ, et celle d’Ashourâ demeure la plus fastueuse.

Dans certaines régions, cette cérémonie commence par des programmes particuliers. ہ Firouzâbâd, on joue du tambour et de la trompette pour que les gens se rassemblent. On transporte et on place le nakhl sur une place et les gens s’assoient autour, par terre. Puis, le papa du nakhl monte dessus et prie pour les papas du nakhl décédés. Ensuite, on rejoue de la musique et le papa du nakhl annonce le moment de lever le nakhl en donnant un ordre d’emplacement (Aghâabbâsi 1391:109). ہ Yazd, la coutume veut que cette cérémonie débute à une heure précise du jour de l’Ashourâ. Ceux qui vont soulever et porter le nakhl s’enroulent les épaules de tissus pour les protéger des écorchures. Sous la direction d’une personne âgée expérimentée qui est normalement un seyyed, c’est-à-dire un descendant du Prophète, les hommes se placent, chacun selon sa force, sous le nakhl. Lorsque le patriarche l’ordonne avec l’expression « Yâ Hossein », on soulève le nakhl (Kâzemeyni 1381:27). ہ Damâvand, le jour d’Ashourâ, lorsque le nakhl est sorti du tekieh, on le salue d’abord, c’est-à-dire que des hommes viennent aider les porteurs du nakhl en ouvrant la voie à travers la foule. Ces personnes déplacent le nakhl du nord vers le sud (dans la direction de La Mecque) à trois reprises, la foule qui suit la procession récitant à l’occasion des salavât [8] (Alamdari 1379:46-47). Le déplacement du nakhl, du fait de sa taille, demande un travail de groupe. Généralement, les porteurs les plus forts se placent sous les solives de devant et les moins forts se placent sous les autres parties. A Abyâneh par exemple, ces porteurs appartenaient aux familles ayant une renommée particulière. Néanmoins, aujourd’hui les jeunes issus de tout type de famille peuvent le porter. (Nazari 1383:180). Le fait de monter et de s’asseoir sur le nakhl, rôle dévolu à une personne particulière durant la cérémonie, était également un droit réservé à certaines familles réputées "nobles", en particulier les familles de seyyed, c’est-à-dire descendant du prophète Mohammad, mais aussi les familles d’ascendance aristocratique. Ce droit était héréditaire et transmis de génération en génération. Celui qui monte sur le nakhl doit inviter les porteurs aux repas votifs durant les deux journées de Tâssou’â et d’Ashourâ (ibid.). Aujourd’hui, les repas votifs sont servis à tout le monde. Celui qui chevauche le nakhl a deux responsabilités : le guider vers une direction précise et réciter le Coran ou des lamentations (nowheh) [9] en passant dans les quartiers. Le droit de monter sur le nakhl n’est pas partout héréditaire et parfois, il appartient au papa du nakhl de mener à bien cette opération.

Nakhl gardâni à Khâtik Ferdows, dans la province du Khorassân-e Jonoubi.

Le parcours du nakhl est normalement accompagné de récitations, de nowheh et de flagellations légères (sinehzani) [10]. À Abyâneh, le nakhl reste sur les épaules durant toute la journée de Tâssou’â, en hommage à l’Imâm Hossein qui était encore vivant ce jour-ci. Mais le jour d’Ashourâ, le nakhl est déposé à terre en plusieurs endroits, notamment devant les demeures des habitants ayant vécu un deuil cette année-là (Ibid. 181). Parfois également, on dépose le cercueil symbolique pour changer les porteurs et permettre une distribution votive d’eau, de thé, de sirops, de gâteaux, etc. Parfois également, on fait le sacrifice d’un animal devant le nakhl où on y attache un dakhil [11] (Boloukbâshi 1381:46).

Précisons que la cérémonie du nakhl est aussi l’occasion pour des quartiers voisins de faire preuve de rivalité, chaque quartier tentant d’avoir le nakhl le plus beau, le plus grand et le plus majestueux.

Pendant la cérémonie, le nakhl parcourt une direction précise et à la fin, on le ramène à son lieu de dépôt, c’est-à-dire la mosquée ou le tekieh du quartier. Le papa du nakhl en détache les ornements et les conserve en sécurité jusqu’à l’année suivante. Mais il existe également des variantes, telles qu’à Jahrom, où le nakhl est débité en morceaux pour symboliser le martyre de Karbalâ (Emâmi 1384:274).

Le rite du nakhl gardâni : un patrimoine culturel de l’Iran

Chaque année, le rite du nakhl gardâni attire son lot de passionnés ou de curieux. Cette cérémonie se tient un peu partout en Iran, mais on peut en particulier citer le centre, le sud et le sud-ouest du pays, bien qu’elle soit également tenue sur le littoral de la Caspienne au nord. Elle est également organisée dans les régions de Yazd, Semnân, Fârs, Ispahan, Markazi, Qom et le Khouzestân.

Majoritairement utilisé durant le mois de Moharram dans certaines régions, le nakhl sert également à commémorer le martyre du Premier Imâm, l’Imâm ’Ali, le 21e jour du mois de ramadan. ہ Kâshân, il est porté le 28 du mois de Safar. A Téhéran où cette coutume a été importée, on rajoute au nakhl quelques alams votifs [12]. À Yazd, au soir du 28 du mois de Safar, on transporte un petit nakhl et l’on joue une représentation théâtrale traditionnelle : la shabihkhâni [13] de Shahrbânou [14]. A la fin de la cérémonie, le petit nakhl est tourné en procession une dernière fois et déposé dans un Imâmzâdeh [15] (Ibid.).

La cérémonie du nakhl gardâni des villes de Jahâdieh et de Mahdishahr à Semnân est inscrite au répertoire des œuvres intellectuelles de l’Iran.

Le plus ancien nakhl de l’Iran

Un nakhl de bois, conservé sur la place Amir Tchakhmâgh à Yazd, est le plus ancien nakhl d’Iran. Nommé nakhl des Heydarihâ, ce cercueil symbolique vieux de 450 ans date de l’ère safavide. Dans son livre Yâdegâr-hâye Yazd, Iraj Afshâr écrit : « L’une des curiosités de Yazd est un immense nakhl, conservé depuis 1881 sur la place Amir Tchakhmâgh. Cette date est brodée sur le tissu noir (marqué à l’emblème du lion et du soleil) qui couvre le nakhl et porte la dédicace d’un certain Ali Asghar Gorgei. Le nakhl fait 8,5 mètres sur 8,5 mètres, avec la même hauteur. »

* Le nakhl : le dattier. Etant donné l’emploi symbolique de ce nom dans cet article, nous avons gardé son nom persan. Il s’agit ici d’un cercueil symbolique.

Bibliographie :
- Aghâabbâsi, Yadollâh, Dâneshnâmeh Namâyesh-e Irâni (Encyclopédie du théâtre iranien), Téhéran, éd. Université de Bâhonar et éd. Qatreh, 2012.
- Al-e Ahmad, Jalâl, Arzyabi-ye shetâbzâdeh (Evaluation hâtive), Tabriz, éd. Ebn-e Sinâ, 1967.
- Panâhi, Ahmad ; Semnâni, Mohammad, Adâb va rosoum-e Mardom-e Tehrân (Les coutumes des Téhéranais), Téhéran, éd. Pajouheshgâh-e oloum-e ensâni va motâle’ât-e farhangi, 2005.
- Afshâr, Iraj, Yâdegâr-hâye Yazd (Les mémoires de Yazd), Téhéran, éd. Anjoman-e Asâr-e Melli, 1969.
- Emâmi, Mehrân, « Moharram dar Ayne-ye mostanad » (Moharram dans le miroir du document), in. Revue trimestrielle Faslnâmeh-ye honar, n° 66, 2005.

- Boloukbâshi, Ali, Nakhl gardâni, namâyesh-e tamsili az jâvdânegi-e hayât-e shahidân (Nakhl gardâni, représentation symbolique de l’éternité des Martyrs), Téhéran, éd. Daftar-e Pajouhesh-hâye Farhangi, 2005.
- Jânebollâhi, Mohammad Saïd, Tchehel goftâr dar mardomshenâsi-e Meybod (Quarante paroles sur l’anthropologie de Meybod), Téhéran, éd. Ganjineh-ye honar, 2007.
- Jahâni Barzaki, Zahrâ, Barzok, negin-e kouhestân (Barzok, le joyau de la montagne), Kâshân, éd. Maranjâb, 2007.
- Hâj Mohammad Yâri, Roghayyeh, Tajalli-e âin-hâye sougvâri-e mâh-e safar dar farhang-e mardom-e Irân (L’incarnation des rites de deuil du mois de Safar dans la culture iranienne), Téhéran, éd. Markaz-e tahghighât-e Sedâ va Simâ, 2000.
- Da’i al-Islâm, Aghâ Seyyed Mohammad Ali, Farhang-e Nezâm (Dictionnaire Nezâm), Heidarâbâd, éditions Shams al-Matâleb, 1358 de l’Hégire lunaire.
- Râmpouri, Ghiâsseddin, Ghiâs al-loghât, Bombay, 1342 de l’Hégire lunaire.
- Shâhhosseini, Alirezâ, Eyvân-e Key, sarzamin-e anâr, kharboze va san’at, (Eyvân-e key, territoire de la grenade, du melon et de l’industrie), Téhéran, éd. Hableroud, 1999.
- Alamdâri Mehdi, Farhang-e âmiâneh-ye Damâvand (Dictionnaire folklorique de Damâvand), Téhéran, éd. Edareh-ye farhang va ershâd-e eslâmi-e Damâvand, 2000.
- Kâzemeyni, Mohammad, Nakhl va nakhlbardâri dar Yazd (Le nakhl et procession du nakhl à Yazd), Yazd, éd. Reyhânat al-Rasoul, 2002.
- Mal Vârasteh, Sialkouti, Mostalahât al-Shoarâ, corrigé par Sirous Shamissâ, Téhéran, éd. Ferdows, 2001
- Nâderi, Ali Asghar, Mighân-Nâmeh, Téhéran, éd. Hablehroud, 2010.
- Nazaridashliborun, Zoleykhâ, Hamâyesh-e beynalmelali-e Moharram va farhang-e mardom (Colloque international Moharram et culture populaire), Téhéran, éd. Pajouheshkadeh-ye mardomshenâsi-e sâzmân-e mirâs-e farhangui va gardeshgari, 2005.
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- Niroumand, Mohammad Bâgher, Vâjenâmeh az gouyesh-e shoushtari (Glossaire de dialecte de Shoushtar), Téhéran, Farhangestân-e Zabân-e Iran, 1977.

Notes

[1Le deuil.

[2Porter un cercueil.

[3Lieux dédiés aux cérémonies commémoratives du mois de Moharram.

[4Le 10e jour de mois de Moharram est nommé Ashourâ.

[5Les Quatorze Immaculés : le Prophète de l’islam, sa fille la Vénérée Fatima, et les Douze Imâms des chiites.

[6Littéralement « secouer le nakhl ».

[7Le 9e jour du mois de Moharram.

[8Formule de bénédiction du Prophète et de ses descendants.

[9Récit du martyre de l’Imâm Hossein.

[10Flagellation consistant à se frapper la poitrine en signe de deuil.

[11Souvent un morceau de tissu que l’on attache à un objet dans un lieu consacré en demandant la réalisation d’un souhait.

[12Etendard symbolique marquant le deuil.

[13Une sorte de ta’zieh, genre théâtral particulier commémorant le martyre de l’Imâm Hossein. Il est joué pendant le mois de Moharram.

[14La fille du roi Yazgerd III, le dernier roi sassanide, présumée être l’une des épouses de l’Imâm Hossein.

[15Mausolée de descendants des Imâms, particulièrement respectés pour leur vertu.


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