N° 9, août 2006

La province de Fars, capitale culturelle de l’Iran


Monireh Borhani
Traduit par

Maryam Devolder


La province de Fars a une superficie de 123 946 kilomètres carrés, soit 7,6% de la superficie totale de l’Iran et compte une population d’environ 4 millions d’habitants. Elle est constituée de 21 circonscriptions comprenant 54 villes et 2989 villages. Avec près de 300 sites historiques, religieux et naturels, c’est la capitale culturelle de l’Iran.

Chirâz, première ville du département, avec 10 531 kilomètres carrés de superficie et une population de 1 500 000 habitants, est aussi une des plus importantes villes du pays au niveau touristique et historique et a acquis une renommée internationale. Tous les ans, des milliers de touristes iraniens et étrangers viennent profiter de la nature et visiter les sites historiques de la région, les vestiges de Persépolis, le tombeau des célèbres poètes Hâfez et Saadi, le palais de Karimkhân, les bazars de Vakil et de Gheysarieh, les bas-reliefs de Rostam, de Rajab et de Bahrâm, la Grande Mosquée et la mosquée de Djame Atighe, le pont de pierre Sûriân, les collines de Kûchkzar, le palais de Cyrus, les ruines du palais de Yaghûb, le mausolée d’un descendant de l’Imam, Seyed Nûr-o-dîn, le tombeau d’Ahmad Neyrizi et de Pir Morâd, la ville de Bichâpûr, le temple zoroastrien de l’époque des Sassanides, le relais de Mahak, les jardins de Nechât et beaucoup d’autres sites touristiques.

En plus de ces nombreux sites touristiques, la région jouit d’un climat très agréable et d’une nature très belle qui offrent aux milliers de visiteurs la possibilité de jouir du calme et des bienfaits de la nature.

Parmi les sites naturels à visiter, notons le parc de chasse gardée de Tût Sia à Abâdeh, les sources de Balangân à Aghalid et de Hanifiân à Fasâ , la région des nomades de Bovânât Mârgûn à Espidân, les pistes de ski de Tcholeh Gâh, le "paradis perdu" de Marvdacht, la vallée des panthères à Neyriz et de Lâyzankân à Dârâb, la rivière et les cascades de Nûr Abâd Mohseni, le lac Parichân à Kâzerûn, les étangs de Morghâb à Estahbân, la source d’eau chaude de Firûz Abâd, les grandes réserves d’eau et les palmeraies de Lâr.

Chah Tcherâgh : Personne ne quittera Chirâz sans avoir visité le célèbre tombeau de Mîr Seyed Mohamad, descendant du septième Imam, près de la mosquée. Ce tombeau a été construit par Amir Maghreb-o-din, ministre d’Atâbak Abû Bakr, au début du VIIème siècle de l’hégire. Les coupoles, la cour et la tombe ont été restaurées plusieurs fois. Une des principales restaurations date de l’époque de Nâder Chah qui avait fait le vœu de restaurer le mausolée s’il arrivait à reprendre Chirâz aux Afâghenehs. Nâder Chah offrit donc trois kilos d’or pour le mausolée et une somme d’argent pour la restauration. En 1239 de l’hégire, lors du tremblement de terre de Chirâz, le mausolée subit de lourds dégâts et une nouvelle restauration fut nécessaire. La coupole du mausolée fut construite pour la première fois au VIIème siècle et en 1336 de l’ère iranienne, une coupole à armature de fer fut construite dans la forme de la coupole actuelle.

Le bâtiment actuel comporte une cour principale, la grande salle du tombeau, et de chaque côté, quatre grandes salles et la mosquée. Il y a aussi des pièces et d’autres tombeaux autour du mausolée. Une des particularités du mausolée de Châhtcherâgh, sont les mosaïques de petits miroirs géométriques à l’intérieur du mausolée.

La cour, très vaste, entourée de petites pièces, s’ouvre sur un couloir qui conduit à la mosquée de Djame Atighe.

Les richesses naturelles de Chirâz

Le "paradis perdu" : à l’ouest de Chirâz, se trouve une très belle vallée d’une hauteur de près de 1800 mètres. Ce site naturel qui est l’un des plus beaux de la région, est couvert de forêts d’amandiers et de châtaigniers. Les cours d’eau qui s’y déversent, la végétation verdoyante et abondante créent des paysages paradisiaques. Cette région est particulièrement appréciée en été par les amoureux de la nature qui viennent y camper.

Le lac de Maharlû : situé à 27 kilomètres au sud-est de Chirâz, ce lac d’eau salée dont les habitants de la région tiraient du sel en été, est devenu, grâce à une eau plus abondante, un lieu de prédilection pour les oiseaux migrateurs.

Le jardin d’Eram : ce parc très ancien a dû être créé à l’époque de Atâbak Gharâtcheh, de la dynastie des Saljûghiân et resta la possession des gens de la cour jusqu’à l’époque des Zandieh.

A l’époque des Pahlavis, avec la création de l’université de Chirâz, ce parc fut confié à l’université et sert de centre de recherches en botanique.

Dans le parc, un palais de trois étages renferme des salons décorés dans les règles les plus parfaites de l’art iranien. Sur la façade du bâtiment sont gravés, sur huit pierres de près de deux mètres de hauteur, des poèmes célèbres de Sa’adi, Hâfez et Chûrideh Shirâzi, une merveille de calligraphie.

Le jardin de Hafif Abâd : appelé aussi jardin de Golchan. Ce jardin, un des plus anciens de Chirâz, remonte à l’époque des Safavides. Un richissime habitant de Chirâz avait fait construire, à l’époque des Qâdjârs, le bâtiment qui s’y trouve actuellement. La porte du jardin se trouve au nord avec quatre colonnes qui rappellent les célèbres colonnes de Persépolis, le haut du portail semblant être pris entre les griffes de deux lions sculptés. Des bains publics, les plus anciens de Chirâz, ornés de minarets se trouvent à l’ouest du bâtiment. Toutes les portes du jardin sont décorées de vitraux de couleur et offrent aux visiteurs des images inoubliables.

A l’entrée du jardin, un grand bassin de pierre est entouré d’arbres centenaires formant les allées du jardin. Les bâtiments servent actuellement de musée militaire et sont ouverts aux visiteurs.

Le lac Parichân : une des régions protégées d’Iran, se trouve au sud des montagnes de Zagros, à 60 kilomètres à l’ouest de Chirâz et à 12 kilomètres de Kâzerûn. Dans les récits de voyages en Iran et dans les vieux livres de géographie, le nom du lac Parichân ou d’Arjan est souvent mentionné. Il s’appelle aussi Fâmur à cause de la source de ce nom qui l’alimente. Cette région était aussi la région des lions iraniens dont l’espèce a disparu. Sa profondeur moyenne est de 1,6 mètres et atteint certaines années 2 mètres de profondeur. Ce lac d’eau douce, non potable, est le lieu de vie de poissons et d’oiseaux migrateurs lui donnant une valeur écologique particulière.

Le Portail du Coran : dans le passé, sur la route menant à Chirâz, furent construits à l’époque des Ale-Bûyeh, des portails surélevés, restaurés par Karim Khân-e-Zand, qui y fit ajouter des pièces des deux côtés, pour les gardiens de la route. Au-dessus de ces portails, un emplacement était prévu pour y placer un Coran. Les voyageurs passaient dessous, étant ainsi protégés pendant leur voyage. Ce grand Coran est actuellement conservé au musée de Pârs.

Les relais : parmi les sites historiques intéressants de l’époque des Qâdjârs, il faut citer le relais de Mochir, construit sur ordre de Mirzâ Abûl Hasan Khân Mochir-ol-Molk et financé par des mécènes de la région. Cette personnalité fit construire d’autres monuments dans la région de Fârs et à Chirâz, comme le Hosseinieh de Chirâz, le pont, le relais de la route de Barâz Khân et celui qui se situe près de la porte du bazar de Vakil. La porte et les plafonds sont décorés de mosaïques. La cour du relais est entourée de petites pièces dont l’entrée est ornée de mosaïques typiquement iraniennes, malheureusement très abîmées. Seules les mosaïques du premier étage sont restées intactes. Au milieu de la cour, se trouve un bassin, constitué d’une unique pierre et d’autres bassins dont une pierre hexagonale occupe le centre.

Les quarante tombes : au nord du mausolée de Hâfez, se trouve un ancien cimetière avec quarante tombes de penseurs et érudits inconnus. Le célèbre poète de Chirâz, Cheikh Abû Eshâgh At’ameh, dont les poèmes chantaient les vertus des fruits et de la nourriture, est aussi enterré dans ce cimetière.

La maison de Zinat-ol-Molûk : à l’est de Chirâz, au bout de l’avenue Lutf Ali Khân Zand, dans un verger de mandarines, se trouve une maison attribuée à Zinat-ol-Moluk qui était destinée à la vie privée de l’intendant du verger. Au nord du verger, un corridor souterrain mène à la maison de Zinat-ol-Moluk. Cet ensemble date des Qâdjârs et est un exemple typique de l’architecture de cette époque. Le sous-sol de la maison de Zinat-ol-Moluk est l’endroit le plus intéressant ainsi que les passages souterrains qui entourent la maison. Le bâtiment a été récemment restauré et les couloirs souterrains servent de salles d’exposition.

Le bas-relief de Rostam : un des plus importants et des plus beaux vestiges de l’époque des Perses, des Ilâmis, des Achéménides et des Sassanides. Au milieu de la montagne, ces sculptures dans la pierre servaient de sépulture aux rois achéménides.

Les tombeaux sont ceux de Khachâyâr (Xerxès), de Darius le Grand, d’Ardéchir Ier et Ardéchir II. Dans ces montagnes, il y a trois vestiges historiques de l’époque des Ilâmis (2000 ans avant J.-C.), de l’époque des Achéménides (550 à 330 avant J.-C.) et de l’époque des Sassanides (224 avant J.-C. jusqu’en 651 après J.-C.). Le nom de Naqsh-e- Rostam a été donné à cet ensemble de tombes, Rostam étant le héros légendaire du célèbre Chah-nâmeh (Livre des Rois) de Ferdowsi. Le tombeau de Khachâyâr, roi achéménide, qui se trouve à la droite de la statue de Rostam, est taillé à flanc de montagne. Il a la forme d’une croix. Ayant été construit dans les années 480-330 avant J.C., il ne représente évidemment pas un symbole chrétien. Ces tombeaux de 22 mètres sur 19 mètres, ont été creusés en hauteur selon les croyances de l’époque qui voulaient que Dieu n’existe que dans le ciel. Il fallait donc s’élever pour se rapprocher de Lui. Les rois tenaient à la main un arc en signe de force et étaient en adoration devant Ahura Mazda, le feu sacré et la lune.

Le tombeau de Darius 1er, de la dynastie achéménide et de la tribu des Pâsârgâdi, de race aryenne. Ses ancêtres régnaient sur la Perse depuis des décennies. Le cousin de son père, le grand Cyrus, avec son fils Kambûjieh, avait établi le plus grand empire de l’histoire. Cet empereur régna 36 ans et s’éteignit en 489 avant J.-C. Son corps fut déposé dans le caveau de pierre de Naqsh-e-Rostam.

Le tombeau de Darius est en forme de croix à une hauteur de 60 mètres. Le haut du sépulcre montre une scène religieuse ou royale, où l’empereur, vêtu d’une tunique perse, armé de son arc, arme des Perses, se tient debout sur un escalier de trois marches, en prière devant l’autel du feu sacré. Au-dessus de la tête de l’empereur, nous voyons l’image du dieu Ahura Mazda qui apporte à Darius l’anneau du pouvoir, la lune à droite et en bas, les ambassadeurs des peuples soumis à l’empire, qui portent le trône.

Le tombeau d’Ardéchir Ier de la dynastie achéménide : son empire date de 466 avant JC. Il fut vaincu par les Grecs mais eut le temps de construire le palais de Persépolis et de Suse et de finir les œuvres restées inachevées de son père, comme le palais aux cent colonnes et le palais central de Persépolis.

Le tombeau de Darius II : il a été creusé à 33 mètres au sud de la tombe d’Ardéchir Ier. Il succéda à Darius Ier et régna de 424 à 405 avant J.-C. Faible et lymphatique, il passa le plus clair de son règne à la cour de Babylone et de Suse, soumis à l’influence de sa femme Chahbânû Prochât, fille de Khachâyâr.

Bahrâm II sur le champ de bataille : cette scène montre la victoire de Bahrâm II sur ses ennemis. Les deux scènes séparées par une ligne montrent Bahrâm à cheval, tenant une lance. Derrière lui, un chevalier portant une armure, tient un étendard orné de trois boules et de deux rubans.

Il s’agit peut- être du drapeau dont parle l’historien romain, Amianus Macellinus, (330-400 après JC) dans son "Histoire de Florence". Selon lui, Les Sassanides, lors des attaques, arboraient un étendard rouge, couleur de feu. Dans cette scène, un soldat romain, tombé sur le sol, est piétiné par le cheval de Bahrâm.

Le couronnement de Narsès , fils de Châhpûr Ier, qui se révolta en 294 après J.-C., contre son cousin germain Bahrâm III et prit le pouvoir. Cette scène taillée dans la pierre, montre le roi au centre, recevant la couronne d’une femme qui se tient à sa droite, elle-même couronnée, les cheveux tressés au-dessus de sa couronne, vêtue d’une longue robe ceinturée, boutonnée jusqu’au cou et ornée de bijoux. On l’attribue à la déesse Anahita, déesse de la fertilité et de l’abondance.

Châhpûr et l’empereur romain : le règne de Châhpûr Ier connut trois agressions de la part des empereurs romains. Le premier fut Gardianus qui périt en 242 après J.-C., le second Philippe l’arabe, qui fut vaincu par Châhpûr et accepta de verser une taxe annuelle et le troisième, Valérien qui fut fait prisonnier, en 262, avec 1000 soldats et les sénateurs de Rome. Châhpûr ordonna qu’on taille à Naqsh-é- Rostam et Bichâhpûhr, les scènes de ses victoires et y fit ajouter trois inscriptions de ses victoires, en trois langues, sur les murs du temple zoroastrien.

La victoire de Châhpûhr : c’est un des plus beaux bas-reliefs de Naqsh-é Rostam qui rend hommage au courage des Iraniens. Châpûr, à cheval, vêtu d’une riche parure et ceint d’une couronne, se tient devant l’empereur vaincu,Philippe l’arabe, agenouillé devant lui . Le roi avance la main en signe d’accord pour le versement de taxes. Philippe, coiffé de la couronne romaine et dont les vêtements montrent qu’il a couru pour se jeter aux genoux de l’empereur perse, lève les deux mains en signe de supplication.

Le Sassanide Chahryâr Dalir ,à cheval, paré de la couronne, de colliers et de bracelets, les cheveux ondulés tombant sur les épaules, se distingue du reste des personnages du bas-relief par la fierté de sa monture. Près de Châpûr se trouve un autre empereur romain dont Châpûr tient le poignet en signe de victoire, il s’agit de l’empereur Valérien.

Au premier regard, les personnages de ce bas-relief paraissent vivants et nous laissent songeurs face à la maîtrise artistique des Sassanides.

La scène de combat de Châhpûr II : sous le tombeau de Darius II, devant le temple zoroastrien, un bas-relief de 7 mètres sur 2 attire l’attention des visiteurs. Sur ce bas-relief, le cavalier a enfoncé sa lance dans la gorge de l’ennemi. L’identité de ce cavalier est inconnue. Selon certains historiens, il pourrait s’agir de Châpûr II, (309-379 après J.-C). La couronne ressemble à celle de Châpûr sur les pièces de monnaie de l’époque. La lance de l’ennemi est brisée et son cheval gît sur le sol.

La kaaba de Zoroastre : monument cubique au cœur de la montagne qui semble remonter à l’époque du prophète de l’antiquité iranienne. Ce monument est typique de l’architecture achéménide. Il a subi de nombreux dégâts lors d’attaques répétées mais reste un vestige historique de grande importance.

A 50 mètres de la Kaaba de Zoroastre, se trouve un bassin à cinq côtés irréguliers, creusé dans la pierre. L’importance religieuse de la région à l’époque des Sassanides et la nécessité pour les visiteurs de trouver de l’eau pour leurs chevaux et les cérémonies religieuses qui se déroulaient autour de ces tombeaux, expliquent la création de ce bassin.

Bahrâm II et ses courtisans : à gauche du bas-relief de Bahrâm, se trouve un bas-relief montrant des personnages face à Bahrâm. Le plus proche est la reine Châpûr Dohktak ; les deux autres, coiffés de têtes de vache et de tigre, sont des princes sassanides. Le dernier, sans barbe, a le doigt pointé vers Bahrâm en signe de respect. Les parures et le signe qu’il porte sur sa coiffe montrent qu’il s’agit de Kartir, grand-prêtre de l’époque de Bahrâm, responsable de l’extermination de Mâni et de ses partisans.

Le dernier personnage à longue barbe et cheveux abondants qui n’a pas levé la main en signe de respect est Narsès, l’oncle de Bahrâm II. A droite du roi, se tiennent les nobles, la main levée en signe de respect. Ce bas-relief est dominé par un cône de pierre taillée dans la montagne où un feu était allumé pour transmettre des messages ou orienter les voyageurs vers les tombeaux.

Le couronnement d’Ardéchir Bâbakân : le dernier bas-relief représente le couronnement d’Ardéchir, fondateur de la dynastie sassanide (224-239 après J.-C). On y voit le roi et le dieu Ahura Mazdâ montés sur de petits chevaux ; le roi reçoit d’Ahura Mazdâ, le signe de la royauté tout en faisant de l’autre main un signe de respect. Sous les sabots du cheval d’Ardéchir gît le cadavre d’Ardovân IV, dernier roi Achkâni. Sous les sabots du cheval d’Ahura Mazdâ, gît le corps d’un homme laid aux cheveux qui ressemblent à des serpents, symbole des forces du mal. Devant les deux chevaux se trouvent des inscriptions en langue grecque, pahlavi, achkâni et sassanide.

Les autels du feu : à 150 mètres de là, quatre petits portiques ont été construits au sommet de la montagne, de chaque côté de la route. Jusqu’à présent, on pensait qu’il s’agissait d’autels du feu. Certains pensent aujourd’hui qu’il s’agissait d’emplacement de reliques, d’os en l’occurrence, de personnalités sassanides.

L’enclave aux reliques : à 300 mètres de ces quatre portiques, à un endroit qui est aujourd’hui le mausolée d’Ismaïl, se trouve une enclave cubique creusée dans la montagne, qui servait à l’exposition des os. Certaines de ces enclaves ont des inscriptions remontant aux VIIème et VIIIème siècles.


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