N° 5, avril 2006

Kelâr dasht : le paradis iranien


Maryam Devolder


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Le lac de Valacht

Au nord de Takhte Soleimân, dans la région montagneuse d’Alborz, la grande vallée sédimentaire de Kelâr dasht qui date du tertiaire, descend lentement de ses 1250 mètres d’altitude.

Une fois Karadj et Tchâlûs dépassées, on atteint la vallée de Kelâr près de Sard Abrûd. Cette terre très riche et fertile, au coeur d’une région forestière aux grands ravins, sur le versant nord de Takht Soleimân, offre un paysage typiquement montagnard.

La région de Kelâr dasht avec ses 39 villages, se trouve dans une petite vallée de la région de Tchâlûs. Elle est reliée par deux routes principales à Karadj et aux côtes de la mer Caspienne. La route qui conduit à Kelâr dasht fait environ 20 kilomètres depuis le village de Marzan Abâd qui se trouve sur la route principale.

La deuxième route par Abbas Abâd, sur la voie secondaire, entre Tchâlûs et Tonekâbon, fait 25 kilomètres de long et passe par la forêt de Mekârûd, à l’ouest de la vallée.

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Face nord de l’Alam Kouh

Le climat dans cette région est montagnard. Les étés frais et tempérés vous feront oublier les rudes hivers de la région. C’est justement ce climat particulier qui attire les touristes vers cette zone enneigée, qui abrite l’un des plus grands glaciers du monde : le mont Alam Kûh avec ses 4845 mètres d’altitude, particulièrement apprécié des alpinistes, en raison entre autres, des pistes de ski, ouverts même durant la saison chaude. Vous pourrez également apprécier une balade en télécabines qui vous conduiront aux plages de la Caspienne. Ainsi vous pourrez skier le jour et vous baigner l’après-midi.......

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L’ouverture de l’autoroute Téhéran-Côtes du nord, qui réduira la distance avec la capitale à 120 km, devrait permettre l’essor touristique de cette région. Bien que l’afflux des touristes iraniens ou étrangers ait été responsable d’une dévastation quelque fois irréparable, de la région et de ses sites naturels.

Les sommets enneigés attirent les touristes. Le sommet d’Alam Kûh, par exemple, accueille chaque année des alpinistes iraniens, français, italiens, allemands et polonais. Expéditions qui, vu les difficultés du parcours, se sont malheureusement, parfois terminées de façon regrettable.

Nous citerons ici les principales ascensions de ce sommet.

1- Expédition allemande en 1946

2 - Expéditions françaises en 1954 et 1966

3 - Expédition irano-allemande en 1966

4- Expéditions polonaises de 1969 et 1971

5- Expéditions iraniennes en 1982 et 84

Et enfin la dernière ascension du très difficile versant d’Alam Kuh par l’équipe iranienne en 1987.

Des lieux de repos et des refuges ont été créés sur le parcours dont le plus grand appartient à la fédération d’alpinisme qui se trouve au début du parcours, au pied de la montagne.

Les sommets les plus réputés de la région en dehors d’Alam Kuh qui est toute l’année recouvert de neige, sont les sommets de Zarin Kuh, 4750 mètres d’altitude, de Salomon, 4643 mètres, de Kuh sia Kamân, 4560 mètres, et de Garmab Sar, 4220 mètres.

Ces montagnes d’où s’écoule la fameuse rivière "Sard Ab Rûd" sont une réserve d’eau pour l’irrigation de toute la région.

Une nature de rêve

Ce qui attire en premier l’attention des touristes, est l’immense vallée qui s’étend entre de hauts sommets. Les forêts et les montagnes forment deux ensembles distincts dont la proximité avec la mer Caspienne est un autre atout. La route au milieu de la forêt pour arriver au bord de mer, fait environ 25 km et est un plaisir dont aucun touriste ne se priverait.

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Le lac de Valacht, près du village de Samâ, est alimenté par des sources souterraines et des sources autour du lac. Ce lac situé en altitude à 1100 mètres, fait environ 650 mètres de long. Entouré de roseaux, c’est le paradis des pêcheurs, des baigneurs et des amateurs de ballades en barque.

C’est aussi le milieu de vie, en hiver, des oies sauvages et d’autres oiseaux migrateurs. Situé à 14 km de la route principale, il est accessible par de nombreuses voies secondaires qui traversent les villages.

Le développement du tourisme dans cette région, peut être une source de revenus importants pour l’état, pour les investisseurs et les habitants de la région, particulièrement pour les touristes des pays du golfe Persique, bien entendu dans le cadre d’un projet qui respecterait les normes et l’environnement.

Assadollah

L’intérêt touristique de la région de Kelâr dasht

Kelâr dasht se trouve à 170 km de Téhéran, dans une région montagneuse, à l’ouest de la province du Mozandarân.

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La principale ville est Hassan Kyf, située au sud-ouest de Tchâlûs. Kelâr qui est l’ancien nom de la région était aussi celui d’une ville et d’une forteresse dans l’antiquité. La population de Kelâr dasht en comptant Marzan Abâd et les villages alentours, ne dépasse pas les 40 000 habitants en hiver. C’est avec l’arrivée du printemps et de la belle saison, que la population atteindra parfois les 100 000 habitants dont seuls 30% parlent le persan, le reste parlant le dialecte de la région dit Laki ou Gilâni.

Depuis près de 4000 ans les rois et les gens de la région et des alentours apprécient cette région pour, entre autre son grand lac, situé à 15 km de Hassan Kyf, et alimenté par des eaux de sources souterraines et d’une profondeur de 40 mètres.

Il existe aussi d’autres sources célèbres comme celle de Rûd Bârak et d’Amir Tchechmeh. Autre grand intérêt de la région est la magnifique forêt d’Abâs Abâd, qui s’étend sur 35 km, de Hassan Kyf à Hassan Abâd. N’hésitez pas à vous rendre à l’hôtel Djâm, non loin du palais de Réza Khan et dont la décoration s’inspire des légendes de Ferdowsi. Toute cette belle région est parsemée de chalets en bois, plantés au pied de la colline de Gerâkpas. N’oublions pas de visiter la forêt d’Essou, la vallée de Mâzi Tchâl, le trône de Salomon à 40 kilomètres du centre de Kelâr dasht, en passant par les anciens villages de Velvâl et de Makâkeh à l’ouest d’Hassan Kyf, où à peine 6 kilomètres plus loin se trouvent les bois Medjel. Sans compter les intarissables sources d’eau chaude et tous les villages et les bazars typiques à la région.


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