Afsaneh Pourmazaheri

147 articles

  • Le culte de Mithra en Iran et à Rome (III)

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 37, décembre 2008

    Mithra face à la religion dominante
    Le mithraïsme se trouva confronté au christianisme - avec qui il partageait de nombreux rituels et traditions communs -, conflit qui marqua la fin de son expansion : en fin de compte, le culte de Mithra perdit la bataille après quatre siècles tandis que tous ses rituels furent intégrés au christianisme (CUMONT, 1963, p.15). La prépondérance du culte mithraïque par rapport aux autres religions
    Le mithraïsme devait son succès éclatant à différentes raisons : le (...)


  • Le culte de Mithra en Iran et à Rome (II)

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 36, novembre 2008

    1.1. Le passage de Mithra dans le monde
    La conquête d’Alexandre et la chute de l’Empire Perse ne purent pas faire disparaitre les aristocraties d’origine iranienne étant fidèles à leur déité ancestrale. De plus, un grand nombre de dynastes furent des ascendants achéménides comme les rois d’Arménie, de Cappadoce, du Pont et de Commagène. C’était dans leur royaume que le culte de Mithra se pratiquait. La nomination de ces rois démontre bien leur croyance et leur culte. Par exemple le roi du Pont était le (...)


  • Le culte de Mithra en Iran et à Rome (I)

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 35, octobre 2008

    "Si le christianisme eut été arrêté dans sa croissance par quelque maladie mortelle,
    le monde eut été mithriaste" Ernest Renan
    Naissance, apogée et déclin du mithraïsme entre les IIe et IIIe siècles av. J.- C.
    "Ahura Mazda règne dans un territoire infini et éclairé à une certaine distance du soleil qui égale la distance de celui-ci à la terre. Ahriman, le diable habite les ténèbres absolues et Mithra se trouve juste entre les deux" (Plutarque, 46, p.33)
    Le but de cet article est de présenter une (...)


  • Le Musée du Tapis d’Iran et son illustre patrimoine artistique

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 34, september 2008

    Au carrefour où l’avenue Kârgar croise l’avenue Dr. Fâtemi, un vaste terrain s’étend dans l’angle sud, fermé par de minces barrières. On peut voir derrière elles quelques saules pleureurs ombrageant la pelouse. Un peu plus loin se dresse un grand bâtiment blanc dont la forme paraît étrange. Il ressemble en fait à un métier à tisser gigantesque. Impossible de résister à la curiosité qu’il provoque. Je décide d’emblée d’y entrer. Je suis maintenant à l’intérieur du Musée du Tapis d’Iran. Tout en m’approchant de (...)


  • La Russie et la Perse, des voisins qui se connaissent depuis longtemps

    Entretien avec le Professeur Djahânguir Dorri *

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 32, juillet 2008

    Djahânguir Dorri est professeur de Littérature Persane à l’Université de Moscou. Ayant vécu plus de quarante ans en Russie, ce grand orientaliste irano-russe a réussi à mettre en lumière les valeurs iraniennes et à accroître l’intérêt des Russes pour la culture, la civilisation et la littérature iraniennes. Il fait également partie des membres de l’Institut de Recherche sur l’Orient. Il a rédigé un dictionnaire persan-russe en deux tomes qui est actuellement l’une des références pour les étudiants russes (...)


  • Le Musée du Temps de l’Iran,

    Château des Horloges Immortelles

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 31, juin 2008

    …Si seulement j’avais un coffre magique, J’aurais emprisonné le temps Si seulement j’avais assez de cris J’aurais condamné les minutes pour leurs crimes Car tout ce que je désire est d’être répété Et n’est qu’un souhait tombé dans l’abîme Oh, l’immense Balancier s’en va Saisissant nos moments dorés sur son chemin…
    Pour nous, êtres humains, le temps veut dire compter des secondes, des minutes, des heures, puis des jours, des semaines, des mois pour ensuite dire qu’un an de plus est passé et que voilà l’autre. (...)


  • La ville de Rey, son ancien bazar et le mausolée de Javânmard Ghassâb

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 30, mai 2008

    Sous la peau du Rey d’autrefois, de longs bazars réunissaient les vendeurs et les clients de toutes classes et horizons…
    Le bazar est le lieu de commerce par excellence, où se réunissent quotidiennement un grand nombre de clients et de marchands. Généralement, la présence des bazars plus ou moins importants reflète l’importance de chaque ville du point de vue commercial, économique, artistique, etc. C’est pourquoi les gouverneurs de l’époque tentaient de construire de grands bazars aux décorations (...)


  • Entretien avec M. Emmanuel LINCOT, sinologue Français

    La Chine, la France et la religion, en un regard

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 30, mai 2008

    M. le docteur Emmanuel Lincot est spécialiste de l’art, de la culture et de l’anthropologie chinoise. Il a consacré sa vie universitaire à la réalisation de recherches concernant la Chine qu’il analyse avec minutie et précision. Il est actuellement professeur à l’Institut Catholique de Paris. Lors son dernier voyage en Iran, il a réalisé plusieurs interventions notamment sur la politique et la religion en France, ainsi que sur la vie en Chine.
    "Il faut, d’abord et avant tout ; respiritualiser (...)


  • La ville de Rey et le sanctuaire de Shâh Abdol’azim

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 29, avril 2008

    La ville de Rey, parfois surnommée "Ancêtre de la Perse antique", compte aujourd’hui parmi les villes religieuses du pays visitées par de nombreux shiites du fait de la présence de sanctuaires, tombeaux et cimetières. Le monument attirant le plus de pèlerins demeure le sanctuaire de Shâh Abdol’azim.
    Ce dernier était l’un des descendants du deuxième Imam shiite, l’Imam Hassan. Il s’enfuit de son pays natal pour fuir des persécutions politiques et se mit à parcourir les villes en tant que messager. Après (...)


  • Entretien avec l’écrivain et photographe Gérard Macé (II)

    Afsaneh Pourmazaheri, Arefeh Hedjazi N° 29, avril 2008

    A.H. : Jusqu’à l’âge de cinquante ans, vous n’avez pris des photos que des passants. Pourquoi des passants, puisque l’image les fige ?
    Non, c’est parce que des passants me demandaient de prendre une image pour eux. Avant, je n’avais pas d’appareil et je n’ai commencé à prendre des photos qu’à cinquante ans. Mais j’aimais beaucoup la photographie, j’allais voir des expositions, j’avais des amis photographes, de grands photographes, c’est pour cela que je ne photographiais pas. Et puis, les circonstances ont (...)


  • La traduction, ou l’art de joindre des langues

    Entretien avec Christine Raguet, traductologue française

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 29, avril 2008

    Mme. le docteur Christine Raguet (-Bouvart) est professeur à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle, directrice du centre de recherches en études de traduction (TRACT) dans la même université et directrice du journal des études de traduction, Palimpsestes. Elle a publié plus de deux douzaines d’articles en français et anglais sur Nabokov, Henry James mais aussi sur d’autres auteurs américains et anglais. Elle fut l’éditeur du numéro spécial d’Europe (no. 791, 1995), consacré entièrement à Nabokov et (...)


  • La nécropole zoroastrienne repose toujours calmement sur la pente de la montagne

    La ville de Rey et la Tour du Silence

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 28, mars 2008

    La mort, est-elle jamais vaincue ? On dit qu’il n’y a aucun remède. Son avènement tantôt brusque, tantôt lent nous a toujours étonné et attristé à la fois. Elle ajoute d’un moment à l’autre un nouveau personnage à la scène de l’Histoire ; comme nos ancêtres et nous. Oui, un jour nous ne serons que des ancêtres, de la postérité. Cette dernière se rappellera-t-elle de nous ? Peut-être oui. De toute façon notre passé n’est pas tombé dans l’oubli et la raison en est importante ; les grandes dynasties ne (...)


  • Entretien avec l’écrivain et photographe Gérard Macé (I)

    Afsaneh Pourmazaheri, Arefeh Hedjazi N° 28, mars 2008

    Gérard Macé est né en 1946 à Paris. Professeur de lettres, il a écrit une quinzaine de livres et publié plusieurs recueils de poésie. Il se distingue par un style particulier, inclassable, à mi-chemin entre la poésie et la prose. Qualifié de "poète essayiste" par la critique, il écrit, dans la lignée des grands écrivains français, des textes qui constituent autant d’interrogations sur les identités parallèles des êtres, la signifiance des symboles, la place des Autres dans l’imaginaire du Moi et le sens de (...)


  • La ville de Rey et les Allées et Venues des Caravanes
    Le Caravansérail Kenâr Guerd

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 27, février 2008

    La voiture roule à vive allure sur la route en terre battue. Effaçant de temps en temps la vapeur condensée sur le pare-brise, je m’efforce de fixer du regard la route et les alentours dans l’espoir de le trouver. On est parti de la ville de Rey, il y a une demi-heure. Il est censé apparaître quelque part près d’ici, vers le kilomètre quarante de la route Téhéran-Qom. Finalement, le chauffeur fait halte et descend de la voiture. Quelques minutes après, un homme s’approche de moi en montrant du doigt (...)


  • Entretien avec Yannick Lefranc

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 27, février 2008

    “Le Passé est un merveilleux éducateur” lettre collective en hommage à Henri Casadessus
    Monsieur Yannick LEFRANC, didacticien et chercheur en FLE (Français Langue Etrangère) de l’université Marc Bloch à Strasbourg, a présenté les résultats de ses recherches et les informations les plus récentes dans le domaine de la didactique durant un séminaire de quatre jours organisé à l’université Tarbiat Modares. Il compte parmi les didacticiens actuels les plus actifs et met en place de nouvelles théories en (...)


  • La forteresse de Gabri, vieux défenseur de Rey

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 26, janvier 2008

    Tout au long de l’histoire des envahisseurs, à cheval ou à pied, en bateau ou en avion ont tenté de forcer les frontières des territoires voisins sous l’influence de leurs désirs expansionnistes. De là le concept de "défense", pris en compte par les souverains, chefs des pouvoir publics. Il leur est donc venu à l’idée qu’il fallait des structures fortes, des points stratégiques empêchant les envahisseurs de pénétrer à l’intérieur de leur territoire. C’est ainsi que les forteresses, ces grands bâtiments de (...)


  • La ville de Rey et le mystère de la prison de Hâroun :
    le premier duplex au monde

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 25, décembre 2007

    "Dans le monde entier, il n’y a que quatre lieux vraiment privilégiés qui sont Rey, Damas, Raqqa et Samarkand",
    Hâroun al-Rashîd, ancien calife de Bagdad.
    Les duplex demeurent aujourd’hui particulièrement prisés ; les escaliers joignant les deux étages à l’intérieur donnant à l’intérieur un style particulier tout en contribuant au confort des habitants. Pourtant, on n’a guère imaginé d’où pourrait émerger l’idée d’une telle architecture originale, ni qui pourrait en être l’inventeur. Guère besoin d’aller (...)


  • Entretien avec Bernard Hourcade (II)
    L’Iran sous la loupe d’un chercheur français

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 25, décembre 2007

    Bernard Hourcade est un géographe spécialiste de l’Iran né en 1946. Il est actuellement directeur de recherche au CNRS dans l’équipe de recherche "Monde Iranien". A l’occasion de sa dernière conférence sur son nouveau projet de recherche intitulé "Nouvelles identités des banlieues de Téhéran " à l’IFRI, il a accordé un entretien à la Revue de Téhéran dont nous publions la deuxième et dernière partie dans ce numéro.
    Farzaneh POURMAZAHERI : Quel âge a Paris ?
    Bernard HOURCADE : Paris a plus de deux mille ans. (...)


  • La grotte Roud Afshân : obscure, immense et profonde

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 24, novembre 2007

    Ils la cherchaient dans les montagnes voisines. Elle devrait se cacher quelque part. Il semblait qu’elle les avait entraîné dans un jeu de cache-cache. Elle avait l’air de jouer. Le soleil ne cessait guère de brûler leur visage fatigué. Sur la pente des collines réchauffées, les yeux impatients cherchaient une ombre profonde. D’une colline à l’autre, la trace d’une rivière desséchée annonçait des vallées verdoyantes. Le fait de poursuivre leur chemin les rassurait. Elle semblait s’être évaporée, comme le (...)


  • La ville de Rey, le Temple de Bibi Shahrbânou ou le Sanctuaire d’Anâhide

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 24, novembre 2007

    La ruelle ne semble mener nulle part. Elle commence par un quartier aussi ancien que la ville elle-même. La quotidienneté d’une vie simple et naïve mais cultivée et généreuse n’a pas encore été dérangée par le passage des bus de couleurs variées. Le chemin passe par le quartier et mène vers le haut, en direction d’un mont gigantesque. Les passagers descendent l’un après l’autre du bus en respirant l’air frais de la montagne. A peine descendus, ils lèvent la tête quasi inconsciemment pour chercher le dôme (...)


  • La géographie, science des frontières, du dialogue et de la cohabitation

    Entretien avec Bernard Hourcade, géographe spécialiste de l’Iran (I)

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 24, novembre 2007

    A l’occasion de sa dernière conférence sur son nouveau projet de recherche intitulé "Nouvelles identités des banlieues de Téhéran " à l’IFRI, Bernard Hourcade a accordé un entretien à la Revue de Téhéran qui sera publié dans deux numéros successifs.
    Afsaneh POURMAZAHERI : Pouvez-vous nous présenter votre nouveau projet de recherche sur les "Nouvelles Identités des Banlieues de Téhéran" et ses premiers résultats ?
    Bernard HOURCADE : Nous venons juste de commencer nos recherches à ce sujet, il est donc encore (...)


  • La ville de Rey et l’histoire des temples du Feu
    La colline de Mile et le temple du feu de Rey

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 23, octobre 2007

    Quelle relation y a-t-il entre le feu, cet élément brûlant de la nature, et l’homme ? Par quelle magie embrase-t-il de ses flammes rougeâtres tout ce qui se trouve autour de lui ? Il est depuis toujours l’un des éléments ayant permis la survie de l’être humain. L’homme aujourd’hui ne s’en émerveille plus guère, cependant, cet élément occupait une place centrale dans les croyances de l’homme d’autrefois : loin de se résumer à son rôle d’éclaireur et de source de chaleur, le feu a également été un symbole de (...)


  • Entretien avec Mohammad Ali Inânlou

    chercheur, réalisateur, documentaliste et globe-trotter

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 23, octobre 2007

    Né en 1947, Mohammad ’Alî Inânlou (محمدعلی اینانلو) a vécu son enfance dans la tribu Shâhsavane. Il s’accoutuma donc très tôt aux champs ensoleillés et à l’air frais des vastes plaines. Alors qu’il n’était encore qu’un jeune homme, il se lança dans les activités télévisuelles et journalistiques. Toutefois, il ne s’éloigna jamais de la nature. Dans le domaine du journalisme, il a une expérience riche d’une quarantaine d’années et a notamment travaillé comme rédacteur en chef. (...)


  • Le Musée de Farchtchiân, champ des couleurs dansantes

    Susan Ghâem Maghâm, une novatrice dans l’art du Negârgari

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 22, septembre 2007

    Quel secret est dissimulé dans le jeu de la lumière ? Que cherche-t-elle lorsqu’elle tend ses mains deçi-delà, déchirant le voile du fantasme des couleurs ? L’obscurité s’en va. Peu à peu apparaît un territoire multicolore, mais la danse du pinceau n’est pas encore finie. Paré de jaune, il va bientôt laisser son empreinte là où une petite colline manque toujours un peu plus d’éclairage. Un autre tableau est né. Le peintre se retire. Il est satisfait.
    La peinture persane, ou l’art de Negârgari, vit le jour (...)


  • La ville de Rey sous les Seldjoukides

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 22, septembre 2007

    La Tour Neghârkhâneh et la Forteresse Inândj, deux vestiges d’une époque révolue.
    L’histoire de Rey se scinde en deux périodes distinctes, préislamique et islamique. La plus importante ère historique de cette région est le règne des Seldjoukides. Originaires d’Anatolie, ils émigrèrent dans l’est de la Perse, dans la province du Khorâssân au Xème siècle. Ils se mêlèrent à la population locale et adoptèrent, dans les décennies suivantes, la culture et la langue persanes. Au XIème siècle, Toghrol Beyg Seljukide, le (...)


  • Entretien avec Mahmoud Farchtchiân Maître de la miniature persane

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 22, septembre 2007

    Ouvrir un livre de Mahmoud Farchtchiân Est comme sauter dans un territoire magique. La combinaison de l’imagination et de la réalité, Prépare immédiatement le terrain pour tous. Et c’est grâce à l’alchimie, Dont le secret n’est révélé que chez des êtres Peu nombreux comme Farchtchiân.
    Federico Mayor(Secrétaire Général de l’Unesco)
    Le maître Mahmoud Farchtchiân naquit le 24 janvier 1923 à Ispahan. Entouré des chefs-d’œuvre architecturaux de cette ville magnifique, son esprit s’aiguisa progressivement et (...)


  • La ville de Rey, ancêtre de la Perse

    La muraille de Rey, Tcheshmeh ’Alî, la forteresse Rashkân, et les trésors antiques de Rey

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 21, août 2007

    L’histoire n’est pas une succession de phrases compilées dans une collection livresque. Sa demeure n’est pas dans le calme des bibliothèques. L’histoire, elle, est étrangère au silence…
    L’histoire tumultueuse de l’Iran ne fait pas exception. De grandes dynasties s’y établirent et accédèrent au pouvoir, chacune choisissant une partie de cette terre, la Perse, comme capitale et demeure principale. Pour immortaliser la splendeur de leur royaume, elles y bâtirent des palais, des forteresses, des citadelles (...)


  • L’Iranologie, miroir de l’Histoire de la Perse

    "La voix du passé s’entend derrière les ruines"

    Entretien avec le Dr. Parviz Radjabi, grand iranologue, islamologue et historien iranien

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 21, août 2007

    Mon passé est l’Histoire
    Ma photo peut aussi
    Etre la corne cassée d’un bouc ancien
    Sur une poterie en mille morceaux.
    Seulement une trace de moi,
    Et le reste avec la postérité
    Parviz Radjabi
    Parviz Radjabi est sans aucun doute l’un des plus grands iranologues et historiens persans. Son amour pour la patrie, son souci pour l’identité de son peuple et ses efforts inlassables pour faire revivre les trésors nationaux de son pays sont constamment présents dans ses écrits constitués d’une (...)


  • La médecine de la Perse antique, un souffle de salut

    " Le Musée National de l’Histoire des Sciences Médicales"

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 20, juillet 2007

    " Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux... "
    Serment d’Hippocrate le grand
    460-356 avant J.C.
    Père de la médecine grecque
    La médecine et les médecins, les hôpitaux et l’évolution des méthodes chirurgicales en Perse antique constituent le centre d’intérêt de nombreux (...)


  • Entretien avec Issa Omidvâr
    Les frères Omidvâr, premiers globe-trotters iraniens

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 19, juin 2007

    Courageux et aventureux, les deux frères Abdullah et Issa Omidvâr décident un jour de faire le tour du monde. Quittant alors le foyer familial, ils traversent des océans et des montagnes, parcourent des forêts sombres et traversent des rivières menaçantes. Ils découvrent les igloos des esquimaux, abordent des tribus non civilisées, et affrontent toutes sortes de climats, des rafales de neige du pôle aux tempêtes de sable du désert. Cependant, leur objectif n’est pas l’aventure en soi. Ils se (...)


  • "Nous sommes ce que nous sommes"

    Le Musée National d’Iran

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 18, mai 2007

    Qui sommes-nous dans le labyrinthe de l’Histoire ? Les générations futures se souviendront-elles de nous ? Les événements historiques nous révéleraient-ils des je-ne-sais-quoi à venir ?... Assez de questions. Regardons en arrière, vers le passé. Toujours dans ce même labyrinthe, suivons les pas des rois sur les pavés conduisant aux grands palais. Les hauts piliers de marbre et de bois…Quelle architecture ! Un peu plus loin, observons donc ces chars abandonnés et ces sabres calmes dans leurs fourreaux. (...)


  • L’anthropologie, révélatrice de la vraie identité de l’homme

    Entretien ave Soheila Shahshahâni, anthropologue iranienne

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 18, mai 2007

    Madame le docteur Soheila Shahshahâni est née en 1948 à Téhéran. Elle est issue d’une famille venant d’Ispahan. Elle termina ses études primaires et secondaires dans une école bilingue où l’enseignement était dispensé à la fois en anglais et en persan. Elle partit ensuite aux Etats-Unis où ses deux frères étudiaient les mathématiques. Après avoir obtenu son baccalauréat en 1966, elle se mit à étudier la philosophie à l’Université de Berkeley en Californie, pour ensuite se spécialiser en anthropologie, (...)


  • La tour Toqrol

    chef-d’œuvre de l’astronomie et de l’art architectural de la Perse

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 17, avril 2007

    Au cours des siècles, la Perse a toujours brillée de par sa civilisation, ses expériences scientifiques et ses érudits. En nous léguant des chef-d’œuvres uniques, ils ont pu immortaliser leur génie de telle manière que jusqu’à aujourd’hui, ces monuments recèlent toujours des merveilles et des mystères à découvrir. En témoigne d’ailleurs cette célèbre citation chantant les louanges de ce pays oriental : "L’art ne se trouve que chez les Persans". L’histoire emporte avec elle les souvenirs précieux de chaque (...)


  • Entretien avec

    Kâzem Motamed Nejâd
    le père des sciences de la communication en Iran

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 17, avril 2007

    Monsieur le docteur Kâzem Motamed Nejâd est sans aucun doute l’un des précurseurs des sciences de la communication en Iran. Grâce à lui et à ses efforts inlassables nous avons pu, durant des années, jouir des dernières avancées dans le domaine des sciences et des techniques de la communication élaborées hors de l’Iran. Il est actuellement le président de l’Association Iranienne pour les Études sur la Société de l’Information et professeur des Sciences de la Communication à l’Université d’Allâmeh Tabâtabâi.


  • Du messager à cheval au courrier électronique

    Le Musée des Postes et Télécommunications de l’Iran

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 16, mars 2007

    " Ni la neige ni la pluie, ni la chaleur et ni l’obscurité du chemin n’empêchent les courriers persans d’arriver à leur destination. " Cette fameuse citation d’Hérodote, historien grec, à propos des messagers achéménides prouve l’efficacité du système de communication de l’époque. En fait, les Perses furent la première nation qui inventa le système de communication qui se répandit par la suite dans le monde entier. A savoir, tous les recoins du pays furent désormais reliés grâce à un vaste réseau de routes (...)


  • L’homme à qui la vie doit l’honneur
    Professeur Mahmoud Hesâbi, son musée et sa vie
    D’après l’entretien avec Iraj Hesâbi

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 15, février 2007

    Enseigner, c’est savoir aimer. Il faut l’amour avant tout ; certains ne le savent pas. Il faut leur apprendre."
    Cette réalité a marqué toutes les étapes de la vie du Docteur Hesâbi, considéré comme le père des sciences physiques. Il est considéré comme précurseur de l’ingénierie moderne du pays, fondateur de l’Université de Téhéran, et est également une figure incontestée des sciences modernes, dévoué à l’Académie. D’aucuns se sont demandés d’où venait le secret de son génie, en formulant une réponse simple : (...)


  • Historiette autour d’un édifice cristallin
    Le musée du verre et de la céramique d’Iran

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 14, janvier 2007

    Jadis, dans la tumultueuse capitale de la Perse, Téhéran, vivait Ghavamossaltané, un noble de la dynastie Qâdjâre. Au cours des dernières décennies du XIXe siècle, il fit bâtir son petit palais au cœur d’un vaste jardin de 7000 mètres carrés. Il y résida jusqu’en 1953. Puis cette propriété fut laissée à l’abandon. Vinrent ensuite des ambassadeurs Egyptiens qui occupèrent les lieux durant sept années. Puis plus tard ils firent office d’ambassade pour les émissaires d’Afghanistan, avant d’accueillir les locaux de (...)


  • Ce doux sentiment, après trente années d’éloignement

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 14, janvier 2007

    Mohammad T. Zarindast, réalisateur, auteur, acteur et producteur international de films, est de retour en Iran après une trentaine d’années d’absence en vue d’y poursuivre ses activités de cinéaste. Au travers de plus de vingt films produits en Iran et aux Etats-Unis, Mohammad Zarindast a apporté, bien au-delà de nos frontières, la confirmation de son talent artistique. Il a également engagé une étroite collaboration avec son frère Alireza Zarindast, l’un des cadreurs les plus en vue de notre cinéma (...)


  • Théâtre Shahr, citadelle de l’art dramatique au cœur de la ville

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 13, décembre 2006

    Tout commence au lever du soleil. La ville se réveille. Les voitures démarrent. Les magasins s’ouvrent les uns après les autres. Les balayeurs apparaissent dans les rues, balai à la main. Les écoliers trottent vers l’école. Les clients vers les marchés. Les chauffeurs pressés au volant. Les autobus. Les klaxons. Les bruits… Et moi… Je suis là, à Téhéran. Je suis là depuis longtemps. Je suis le témoin de ce grand spectacle tous les jours. Les gens y jouent inconsciemment leur vie quotidienne, tellement (...)


  • Pari Sâberi et son théâtre poétique
    Un regard sur le passé, un pas vers l’avenir

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 13, décembre 2006

    Après avoir vu la pièce de théâtre "Leyli et Majnûn" de Nezâmi Gandjâvi dans la salle " Vahdat", personne ne pouvait croire que les vers de ce chef-d’œuvre seraient si magistralement adaptés à la scène théâtrale. Inspirée par la littérature mystique persane surtout celle de Molana et aussi par le " Ta’zié ", la réalisatrice iranienne Pari Saberi a adapté plus de quarante œuvres iraniennes au théâtre. Celles-ci comprennent des traductions, des livres et des pièces mises en scène. Elle a également reçu de grands (...)


  • Le Musée du Cinéma
    Un palais d’autrefois

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 12, novembre 2006

    Le petit dialogue ci-dessus appartient à "La fille Lore ", premier film parlant de l’histoire du cinéma iranien. Réalisé par Ardechir Irani en 1933, ce film est considéré par les cinéastes, comme la première grande mutation du cinéma iranien. Une copie de ce chef-d’œuvre reste heureusement à disposition dans un musée dédié aux artistes ainsi qu’aux cinéphiles. Parmi les musées de la capitale, " Le Musée du Cinéma " occupe une place à part, en particulier grâce à l’architecture même du bâtiment. (...)


  • Au pays des animaux muets

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 11, octobre 2006

    Elle nous regarde fixement. Quelle importance… ? Nous passons notre chemin. Mais de nouveau, les mêmes beaux yeux nous suivent. Nous l’apercevons et nous détournons la tête. Ses perles noires ont l’air tristes. Quelques secondes passent. C’est vrai ! Nous sommes la cible de nombreux regards. Cette belle gazelle n’est pas seule au milieu de ses congénères, appartenant à diverses races animales. Le tigre sibérien, le paon indien, le rhinocéros d’Afrique, l’onagre de Perse, … tous sont ses compagnons mais (...)


  • Le cinquième art, l’art qui sonne

    Entretien avec Shahin Farhat

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 10, septembre 2006

    Dans les couloirs de la faculté de Beaux Arts de l’Université de Téhéran, des mélodies harmonieuses s’élèvent dans chaque recoin et les étudiants déferlent, instrument à la main. C’est au sein du département de la musique que l’on a rencontré le professeur Shahin Farhat, grand musicien et compositeur iranien. La composition de ses grandes symphonies lui a permis de renforcer l’amour de sa patrie. Il est également devenu une figure non négligeable de la musique en Iran.
    Farzaneh Pourmazaheri : Comment et (...)


  • La Salle Vahdat, où les arts parlent

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 10, septembre 2006

    A chaque nation, sa propre identité. La connaissance de cette identité ne se réalise que par la découverte de soi. Il y a quelque chose qui fait que nous nous connaissions, quelque chose qui nous ouvre la fenêtre vers un nouveau monde, quelque chose qui jaillit de nous-mêmes et nous fait expérimenter le plaisir d’être ensemble. Cette chose n’est que le pont invisible de la culture. C’est le chemin par lequel arrive le vieux chevalier du temps glanant les trésors de l’histoire humaine. Celle-ci est le (...)


  • Dans le voisinage d’Eugène Ionesco
    Entretien avec Ahmad Kamyabi Mask

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 8, juillet 2006

    Le mois dernier, la Faculté des Beaux Arts de l’Université de Téhéran a organisé un colloque autour du théâtre d’Eugène Ionesco, "père du nouveau théâtre", selon l’expression du professeur Kamyabi Mask, ami proche et spécialiste de renommé internationale du dramaturge, et principal organisateur de la manifestation. On a également participé au rassemblement, Farhad Nâzerzadeh kermâni, Ghotbeddin Sadeghi, Farshid Ebrahimian et Saïd Assadi, tous spécialistes et professeurs de théâtre. A l’occasion de cette (...)


  • Au sud du cinéma

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri, Niloufar Bakhshâyi N° 7, juin 2006

    Printemps, le 23 avril. Cinémathèque du musée d’art contemporain, Téhéran.
    En entrant dans le musée, rien ne frappe sinon l’absolu calme du lieu. Quelques personnes éparses admirent attentivement des toiles colorées. Cependant, plus nous avançons dans le large couloir en colimaçon du musée, plus la foule s’accroît. Quelques uns feuillettent avec curiosité des livrets bleu marine ; d’autres se dirigent vers le buffet pour goûter aux gâteaux et se rafraîchir ; d’autres encore sont réunis en petits groupes et (...)


  • Entretien avec Agnès Devictor
    “Je n’aime pas les films qui racontent tout”

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri, Niloufar Bakhshâyi N° 7, juin 2006

    Pourquoi le festival "Au sud du cinéma" concerne certains pays en particulier, et quels sont ces pays ? Selon quels critères les films sont-ils sélectionnés ?

    Agnès Devictor : Nous ne sommes pour rien dans le choix des pays, ni dans celui de la programmation. L’objectif d’une programmation c’est d’associer des films, les mettre en rapport. Il s’agit de visualiser des films et d’établir des liens après coup. Le film cambodgien, par exemple, avait des points communs évidents avec le film tunisien. (...)


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