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	<title>La Revue de T&#233;h&#233;ran | Iran </title>
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	<description>Iran | Mensuel culturel iranien en langue fran&#231;aise | Histoire de l'Iran, Art iranien, Culture iranienne, Traditions iraniennes, Litt&#233;rature persane, Langue fran&#231;aise en Iran,</description>
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		<title>La Revue de T&#233;h&#233;ran | Iran </title>
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		<title>L'art q&#226;dj&#226;r &#224; l'honneur &#224; la galerie Saba</title>
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		<dc:date>2006-08-01T09:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Am&#233;lie Neuve-Eglise</dc:creator>



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&lt;p&gt;Du 19 juin au 2 ao&#251;t, le centre culturel et artistique Saba se propose de nous faire red&#233;couvrir une p&#233;riode de l'histoire iranienne au travers des multiples arts et styles iconographiques qui se sont d&#233;velopp&#233;s de la dynastie Afsharie &#224; la dynastie q&#226;dj&#226;re, &#224; partir de la fin du XVIIIe si&#232;cle jusqu'au d&#233;but du XXe. Pr&#232;s de 150 tableaux (peintures &#224; l'huile et aquarelles), 56 peintures sur verre, 60 photos d'&#233;poque, et 26 reproductions de sceaux ont &#233;t&#233; patiemment choisis et r&#233;unis durant plus d'un an, et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;N&#176; 9, ao&#251;t 2006 &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton519-1f9d9.jpg?1686643750' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Du 19 juin au 2 ao&#251;t, le centre culturel et artistique Saba se propose de nous faire red&#233;couvrir une p&#233;riode de l'histoire iranienne au travers des multiples arts et styles iconographiques qui se sont d&#233;velopp&#233;s de la dynastie Afsharie &#224; la dynastie q&#226;dj&#226;re, &#224; partir de la fin du XVIIIe si&#232;cle jusqu'au d&#233;but du XXe. Pr&#232;s de 150 tableaux (peintures &#224; l'huile et aquarelles), 56 peintures sur verre, 60 photos d'&#233;poque, et 26 reproductions de sceaux ont &#233;t&#233; patiemment choisis et r&#233;unis durant plus d'un an, et ceci gr&#226;ce &#224; la coop&#233;ration de mus&#233;es tels que le Mus&#233;e Pars ou le Mus&#233;e de Niavaran, ou encore gr&#226;ce aux propri&#233;taires de collections priv&#233;es qui ont accept&#233; de pr&#234;ter leurs oeuvres durant ces quelques semaines. Si des expositions sur le th&#232;me de l'art q&#226;dj&#226;r avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; organis&#233;es auparavant, c'est la premi&#232;re fois qu'un rassemblement d'&#339;uvres d'une telle diversit&#233; et d'une telle envergure a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; gr&#226;ce au patient travail de chercheurs, de professeurs, et d'&#233;tudiants iraniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exposition commence avec la pr&#233;sentation de peintures sur verre destin&#233;es aux &#034;ghahveh khane&#034;, c'est-&#224;-dire aux caf&#233;s traditionnels et populaires de l'&#233;poque. Ces &#339;uvres, repr&#233;sentant en majorit&#233; des sc&#232;nes de l'histoire du chiisme ou inspir&#233;es de grandes &#233;pop&#233;es iraniennes (celles expos&#233;es &#233;voquent principalement l'Achoura, c'est-&#224;-dire le martyre de l'Imam Hossein(p.s.), incarnent avant tout un genre pictural populaire aux dominantes rouges et vertes ayant &#233;merg&#233; sous la dynastie q&#226;dj&#226;re, et ce en marge des grandes &#233;coles d'art officielles de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2303 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L286xH378/519-1-d5889.jpg?1686643750' width='286' height='378' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:286px;'&gt;&lt;strong&gt;Mehr Ali, Fath-Ali Chah, debout, 1809-10, Mus&#233;e de l'Hermitage&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;On retrouve ensuite un art plus &#034;officiel&#034; et acad&#233;mique avec l'exposition des toiles des grands ma&#238;tres de l'&#233;poque tels que Abul Hassan Ghafari ou Kamal-ol-Molk ; artistes ayant &#233;t&#233; &#224; la fois marqu&#233;s par des influences europ&#233;ennes tout en n'abandonnant pas totalement un style pr&#233;sent au sein des &#233;coles traditionnelles de l'&#233;poque safavide. Ces toiles ont souvent &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es &#224; la suite des commandes des rois et princes de l'&#233;poque. Les sujets principaux de ces toiles sont donc les portraits des rois et membres de la famille royale, ainsi que des repr&#233;sentations de sc&#232;nes de guerre qui prennent souvent des allures d'&#233;pop&#233;e et ce en vue d'immortaliser la grandeur de ces dynasties et celle de leurs arm&#233;es. Les repr&#233;sentations des personnages sont id&#233;alis&#233;es et, la plupart du temps, ces derniers posent au milieu de d&#233;cors somptueux. En effet, tout semble destin&#233; &#224; v&#233;hiculer le faste de la cour : les pr&#233;cieux bijoux port&#233;s par les personnages, les armes, les meubles somptueux visibles en arri&#232;re-plan... mais aussi les tons rouge vif, or, et marron qui sont dominants. Les tableaux de Kamal ol-Molk repr&#233;sentant les int&#233;rieurs et sc&#232;nes de vie des palais s'inscrivent dans cette m&#234;me volont&#233; de montrer la richesse d'une architecture et d'un style de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut &#233;galement &#233;voquer la place de la femme, qui, sous le r&#232;gne de Fath-Ali Chah, est pr&#233;sente dans de nombreux tableaux et souvent repr&#233;sent&#233;e en train de danser ou de jouer d'un instrument. A c&#244;t&#233; de ces tableaux-portraits, les th&#233;matiques religieuses ne sont pas absentes : de nombreuses toiles sont ainsi consacr&#233;es au proph&#232;te Mohammad (p.s.) et &#224; ses proches, sans oublier, bien s&#251;r, la place importante donn&#233;e &#224; la repr&#233;sentation des Imams du chiisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ces repr&#233;sentations id&#233;alistes et hautes en couleurs, on plonge dans la &#034;rue&#034; et dans le quotidien moins rose des gens de l'&#233;poque avec l'exposition d'une soixantaine de photos en noir et blanc prises au moment de l'introduction de l'appareil photo en Iran, sous le r&#232;gne de Nasereddin Chah. Le contraste est saisissant : apr&#232;s le faste et le luxe d&#233;peints dans les tableaux pr&#233;c&#233;dents, on d&#233;couvre un quotidien plus rude : des prisonniers encha&#238;n&#233;s des pieds &#224; la t&#234;te, un enfant subissant le &#034;falak&#034; devant ses camarades, un arracheur de dent... mais aussi des sc&#232;nes de rue telles que la vente du pain, des femmes devant des m&#233;tiers &#224; tisser, des ouvriers et des paysans &#224; l'ouvrage... Ces photos permettent ainsi de mieux se repr&#233;senter les conditions de vie des gens de l'&#233;poque. En outre, dans leur fa&#231;on de saisir le quotidien, ces photographes s'opposent en quelque sorte &#224; l'id&#233;al de beaut&#233; &#233;th&#233;r&#233;e pr&#233;sente dans les toiles des peintres &#233;voqu&#233;es plus haut et donnent une vision plus &#034; r&#233;aliste &#034; de cette p&#233;riode. Vient ensuite la salle des gravures r&#233;alis&#233;es durant la p&#233;riode q&#226;dj&#226;re : les centaines d'illustrations expos&#233;es nous font d&#233;couvrir les premiers &#034;petits illustr&#233;s&#034; destin&#233;s &#224; un public plus large que celui des cours. Les th&#232;mes principaux y sont souvent religieux (la repr&#233;sentation des Imams y est r&#233;currente) ou inspir&#233;s des grandes &#233;pop&#233;es h&#233;ro&#239;ques du Chah-nameh de Ferdowsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la salle consacr&#233;e &#224; la reproduction de sceaux utilis&#233;s &#224; l'&#233;poque en guise de signature, l'exposition se termine par une v&#233;ritable invitation au voyage, et ce au travers de l'exposition de nombreuses photos repr&#233;sentant les grandes r&#233;alisations architecturales q&#226;dj&#226;res dans l'ensemble de l'Iran. Du palais du Golestan de T&#233;h&#233;ran aux vieilles maisons de Chiraz et de Yazd ; du mausol&#233;e de l'Imam Reza (p.s.) &#224; Machad au bazar de Tabriz, les &#233;coles, palais, mosqu&#233;es, et mausol&#233;es contruits &#224; l'&#233;poque (dont la majorit&#233; sont encore visitables aujourd'hui) elles ornent les murs sur des dizaines de m&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Particuli&#232;rement fr&#233;quent&#233;e par les &#233;tudiants et les chercheurs, cette exposition n'en est pas moins destin&#233;e &#224; un large public. Elle pr&#233;sente en effet un r&#233;el int&#233;r&#234;t tant du point de vue artistique que sociologique, et permet de mieux (re)d&#233;couvrir une &#233;poque mal connue et les racines d'une esth&#233;tique encore bien pr&#233;sente en Iran.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Introduction &#224; la peinture des Q&#226;dj&#226;rs</title>
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		<dc:date>2006-08-01T08:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Helena Anguizi</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les peintures q&#226;dj&#226;res, vieillent de cent cinquante ans, datent du r&#232;gne de la dynastie du m&#234;me nom qui r&#233;gna durant de longues ann&#233;es sur le territoire iranien. Cependant, contrairement &#224; une id&#233;e re&#231;ue, la floraison de cette forme d'expression artistique a eu lieu bien avant l'arriv&#233;e au pouvoir du Roi Mohammad Kh&#226;n Q&#226;dj&#226;r. C'est en effet &#224; partir de la seconde moiti&#233; du XII&#232;me si&#232;cle de l'h&#233;gire lunaire que les artistes ont pris go&#251;t &#224; ce style de peinture, donc le succ&#232;s diminua environ quarante ans avant (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;N&#176; 9, ao&#251;t 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton518-63d8d.jpg?1686643750' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les peintures q&#226;dj&#226;res, vieillent de cent cinquante ans, datent du r&#232;gne de la dynastie du m&#234;me nom qui r&#233;gna durant de longues ann&#233;es sur le territoire iranien. Cependant, contrairement &#224; une id&#233;e re&#231;ue, la floraison de cette forme d'expression artistique a eu lieu bien avant l'arriv&#233;e au pouvoir du Roi Mohammad Kh&#226;n Q&#226;dj&#226;r. C'est en effet &#224; partir de la seconde moiti&#233; du XII&#232;me si&#232;cle de l'h&#233;gire lunaire que les artistes ont pris go&#251;t &#224; ce style de peinture, donc le succ&#232;s diminua environ quarante ans avant l'extinction de ladite dynastie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce courant artistique doit sa naissance &#224; l'atmosph&#232;re du r&#232;gne de Karim Khan Zand qui dura trente ans. A cette &#233;poque, Chiraz fut proclam&#233;e capitale, et pour une courte dur&#233;e, la stabilit&#233; et la s&#233;curit&#233; ont permis aux artistes et aux admirateurs de la peinture de s'y r&#233;unir. C'est durant cette m&#234;me p&#233;riode que le courant dit Zandieh, rendu c&#233;l&#232;bre par les travaux des meilleurs artistes peintres de la premi&#232;re moiti&#233; du XII&#232;me si&#232;cle, prit une v&#233;ritable ampleur. Les grands peintres de la cour de Fath-Ali Khan Q&#226;dj&#226;r, opt&#232;rent tous pour ce courant artistique, et produisirent de sublimes &#339;uvres picturales ; la p&#233;riode q&#226;dj&#226;re devint ainsi l'une des plus brillantes &#233;tapes de l'&#233;volution de l'art iranien, apr&#232;s la fabuleuse &#233;poque de l'art Safavide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simultan&#233;ment au d&#233;veloppement du colonialisme europ&#233;en mais aussi &#224; l'&#233;volution socio culturelle, l'arriv&#233;e au pouvoir de Nassereddin Chah Q&#226;dj&#226;r a &#233;galement eu des retomb&#233;es sur la peinture q&#226;dj&#226;re. De cette &#233;poque date les voyages &#224; l'&#233;tranger des peintres qui avaient pr&#233;alablement b&#233;n&#233;fici&#233; d'une formation acad&#233;mique. Ce fut le cas pour Abolhassankhan Sani ol-Molk, Mazinodoleh, et bien d'autres. A cette occasion, le courant initi&#233; par Fath-Ali Chah, perdit progressivement de son lustre. Bien que la peinture officielle de la cour de Nassereddin Chah, avait respect&#233; au d&#233;part les r&#232;gles et les conventions artistiques pr&#233;c&#233;dentes, l'apparition d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration de peintres en 1280 de l'h&#233;gire lunaire entra&#238;na et renouvela en partie cette forme artistique. En effet, ces derniers ne respectaient plus scrupuleusement la voie trac&#233;e par leurs a&#238;n&#233;s. Le plus c&#233;l&#232;bre de ces innovateurs fut Mohammad Ghafari, plus connu sous le nom de Kamalolmolk qui, sauf exception, ne resta pas fid&#232;le &#224; ses ma&#238;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cent cinquante ann&#233;es de peinture q&#226;dj&#226;re prirent fin au terme du r&#232;gne d'Ahmad Chah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale phase de la peinture dite Zand ou bien Q&#226;dj&#226;r, se d&#233;veloppa aux environs de 1160 de l'h&#233;gire, avec le grand ma&#238;tre et artiste peintre, Sadegh, et se poursuivit moyennant quelques modifications, jusqu'au d&#233;c&#232;s d'une autre grande figure appartenant &#224; cette lign&#233;e : le peintre Abolhassan Ghafari Sani ol-Molk.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde phase prit naissance &#224; partir de la deuxi&#232;me moiti&#233; du XIII&#232;me si&#232;cle et se prolongea jusqu'&#224; la fin du r&#232;gne de Mozzafareddin Chah.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2300 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L254xH381/518-1-01ede.jpg?1686643750' width='254' height='381' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:254px;'&gt;&lt;strong&gt;Portrait de Nassereddin Chah, peinture &#224; l'huile&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re p&#233;riode de la peinture q&#226;dj&#226;re, qui fut aussi la plus authentique, a donn&#233; naissance aux innombrables dessins et fresques du XI&#232;me si&#232;cle, &#233;poque du r&#232;gne de Chah Abbas. L'un des grands artistes de ce temps, R&#233;za Abbassi a pr&#233;par&#233; le terrain &#224; des peintres qui, en cherchant &#224; prendre leur distance vis-&#224;-vis du type de peinture en vogue, se sont tourn&#233;s vers la peinture indienne et europ&#233;enne. Cette nouvelle source d'inspiration apporta son lot de nouveaux motifs, la peinture &#224; l'huile, et accorda une attention particuli&#232;re &#224; la perspective. Cette nouvelle tendance de l'&#233;poque Safavide rendit de son c&#244;t&#233; le terrain propice &#224; l'&#233;mergence des fameuses peintures Zand et Q&#226;dj&#226;res, gr&#226;ce aux travaux, entre autre de Mohammad Zaman et bien d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cinquante ann&#233;es de r&#232;gne du roi Fath-Ali Chah, offrirent aux c&#233;l&#232;bres peintres de sa cour l'occasion d'&#233;tudier soigneusement des artistes qui les pr&#233;c&#233;daient. Mehr Ali, Mirza Baba, Mohammad-Hassan et Abdollah, qui &#233;taient tous des peintres de g&#233;nie, cr&#233;&#232;rent un mod&#232;le pictural &#224; la fois &#233;quilibr&#233; et simple, avec toutefois une parfaite concordance de couleurs qui aujourd'hui encore laisse les amateurs d'art pantois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la premi&#232;re p&#233;riode que nous venons d'&#233;voquer a connu un r&#233;el succ&#232;s, si elle entra dans les annales au titre d'une des &#233;poques les plus brillantes de l'art, il n'en fut pas de m&#234;me pour la deuxi&#232;me p&#233;riode qui elle, partag&#233;e entre l'art europ&#233;en d'une part et la peinture traditionnelle, ne parvint gu&#232;re &#224; produire des &#339;uvres convaincantes. En effet, compte tenu de l'instabilit&#233; sociale, politique et culturelle de ces ann&#233;es-l&#224;, l'art iranien avait peu de chance de s'&#233;panouir. Fragilis&#233;, son impact s'&#233;moussa. Son d&#233;clin co&#239;ncida avec la victoire de la r&#233;volution constitutionnelle, qui fit place nette pour l'arriv&#233;e du modernisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du XII&#232;me si&#232;cle, les ateliers de peinture traditionnelle n'&#233;taient plus que souvenirs. Une extraordinaire envie de repr&#233;senter la curiosit&#233; de l'&#233;ph&#233;m&#232;re s'empara des artistes. Cette nouvelle tendance n'avait pourtant rien &#224; voir avec les objectifs initiaux. Les toiles, en nombre illimit&#233;, s'adonn&#232;rent &#224; glorifier les jouissances &#233;ph&#233;m&#232;res, elles s'appliqu&#232;rent &#233;galement &#224; mettre en sc&#232;ne la pseudo grandeur de la famille royale dont l'&#233;go&#239;sme et le nombrilisme interf&#233;raient avec les normes sociales de l'&#233;poque, &#224; l'int&#233;rieur aussi bien qu'&#224; l'ext&#233;rieur du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La logique de l'instantan&#233;, n'avait que faire des id&#233;aux nobles. On se contentait &#224; titre d'exemple, de repr&#233;senter d'agiles danseuses en position d'&#233;quilibre sur la lame d'un couteau. C'est dans le m&#234;me droit fil que des sujets &#233;taient emprunt&#233;s aux contes mystiques ou aux histoires religieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manuscrits illustr&#233;s de cette &#233;poque, quant &#224; eux, ont peu de valeur, compar&#233;s &#224; ceux du X&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette &#233;poque, l'art, sans &#234;tre &#224; proprement parler anti-mythologique, entame petit &#224; petit les l&#233;gendes. La peinture a tendance &#224; se transformer en simple passe-temps. Le travail quasi mystique du peintre, jusque-l&#224; tourn&#233; vers la d&#233;couverte et la description du r&#233;el, se r&#233;sume &#224; des portraits d'ermites et de Derviches.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2301 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L217xH381/518-2-54407.jpg?1686643750' width='217' height='381' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:217px;'&gt;&lt;strong&gt;Attribu&#233; &#224; Mohammad, femme au voile, 1845&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cependant, entre 1200 et 1250 de l'h&#233;gire lunaire, les peintures des Q&#226;dj&#226;rs connaissent &#233;galement une &#233;poque de v&#233;ritable succ&#232;s. Les coups de pinceaux magiques, l'incroyable m&#233;lange et l'harmonie des couleurs, l'extraordinaire &#233;quilibre des lignes trac&#233;es, l'ing&#233;niosit&#233; dans les d&#233;tails, la beaut&#233;, l'utilisation savante du vert, du rouge, du marron, du noir et du dor&#233;, le tout rendant compte de la cr&#233;ativit&#233; d'une longue et belle civilisation qui malgr&#233; les conflits politiques et culturels, tente par tous les moyens de garder son rang dans les arts et de transmettre ses acquis aux g&#233;n&#233;rations futures. Consciemment ou inconsciemment celles-ci d&#233;laisseront ce magnifique h&#233;ritage au profit d'un autre. Pour en revenir &#224; notre sujet initial, disons que l'image des rois Q&#226;dj&#226;rs se nourrissait d'elle-m&#234;me en se refl&#233;tant syst&#233;matiquement dans l'art de la cour. Mais cet art illustre &#233;galement une renaissance. Comparons deux toiles parmi d'autres pour rendre compte de ce ph&#233;nom&#232;ne : la premi&#232;re est de Mehr Ali, et la seconde de Kamal ol-Molk.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La toile de Mehr Ali, est un portrait en pied et de face du Roi Fath-Ali Chah, en habit officiel. Les v&#234;tements du roi sont cousus dans une toile tiss&#233;e de fil d'or et orn&#233;e de fleurs de c&#233;drat. La jupe longue et la taille serr&#233;e constituent le costume officiel du monarque qui porte par ailleurs des chaussures &#224; talons. La couronne imp&#233;riale est pos&#233;e sur son chef, sa main gauche sur sa hanche, et il tient dans sa main droite une longue canne, dot&#233;e &#224; son extr&#233;mit&#233; d'une huppe, qui repr&#233;sente l'oiseau de Salomon. On peut voir sur les poign&#233;es et les avant- bras des bracelets orn&#233;s de pierres pr&#233;cieuses qu'on retrouve &#233;galement sur la monture de sa longue &#233;p&#233;e et de son sabre. Il a des sourcils arqu&#233;s, un nez aquilin, une petite bouche, une longue barbe noire et tr&#232;s soign&#233;e, sans oublier les ongles, d&#233;cor&#233;s au Henneh, le tout symbolisant la virilit&#233;, la grandeur et la gr&#226;ce, qui font la fiert&#233; du Roi Q&#226;dj&#226;r. Sur cette toile, le peintre ne cherche point &#224; s'attarder sur les volumes. Seuls les joyaux sont valoris&#233;s gr&#226;ce aux proc&#233;d&#233;s du clair obscur. En r&#233;alit&#233;, si Mehr Ali recourt &#224; la peinture &#224; l'huile et &#224; certaines astuces des naturalistes europ&#233;ens, autrement dit &#224; la nouveaut&#233;, il reste toutefois fid&#232;le &#224; la technique des anciens dont les portraits &#233;taient bidimensionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la toile intitul&#233;e &#034;Galerie ou salle des glaces&#034;, &#224; la r&#233;alisation de laquelle Kamalol Molk consacra cinq ann&#233;es enti&#232;res, on peut voir Nassereddin Chah &#224; l'int&#233;rieur de l'un de ses nouveaux palais. Le Roi, dans son apparat militaire est assis sur une chaise venue d'Europe, en plein milieu du salon, son &#233;p&#233;e sur les genoux et fixe les jardins du palais (Golestan). La lumi&#232;re qui entre par les portes vitr&#233;es de la salle, illumine tous les objets qui entourent le roi. Ainsi le magnifique tapis, les lustres, les rideaux, les meubles, les miroiteries, les motifs en pl&#226;tre sur les murs et le plafond sont clairement visibles. Mais le roi lui-m&#234;me se perd au sein de cette abondance d'objets et de d&#233;cors. Il est vrai que dans cette peinture, la perspective n'est pas scrupuleusement respect&#233;e. Il n'en reste pas moins que l'artiste a fait preuve d'un talent certain pour rendre compte des d&#233;tails de cette salle. La performance vaut toutes les photos en noir et blanc de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2302 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L286xH324/518-3-d8f44.jpg?1686643750' width='286' height='324' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:286px;'&gt;&lt;strong&gt;Kamal ol-Molk, Takyeh Dowlat, 1880&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Ces deux toiles marquent deux p&#233;riodes distinctes, dans l'&#233;volution de l'art q&#226;dj&#226;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux rois repr&#233;sent&#233;s sur ces tableaux sont tous deux c&#233;l&#232;bres pour leur incontestable go&#251;t artistique. L'un et l'autre ont choisi leurs peintres de cour en fonction d'objectifs pr&#233;cis, voire personnels. C'est pourquoi aujourd'hui, on reconna&#238;t en Fath-Ali Chah le symbole de la grandeur des rois iraniens et en Nassereddin Chah, celui d'un monarque oriental moderne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le langage officiel de l'art q&#226;dj&#226;r a certes beaucoup &#233;volu&#233; en passant du second au quatri&#232;me roi de cette dynastie, et la traditionnelle repr&#233;sentation indig&#232;ne a repris le dessus sur les mod&#232;les europ&#233;ens ; de ces changements, les causes sont &#233;videmment &#224; chercher dans les nombreux livres d'histoire consacr&#233;s &#224; la dynastie q&#226;dj&#226;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Histoire du purgatoire de la peinture iranienne</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article517</link>
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		<dc:date>2006-08-01T07:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Homa Farivar</dc:creator>



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&lt;p&gt;Nous ne disposons que de tr&#232;s peu d'&#233;crits et de sources concernant l'art q&#226;dj&#226;r par rapport aux p&#233;riodes pr&#233;c&#233;dentes et la majorit&#233; des &#233;tudes &#224; ce sujet - et d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale sur l'art iranien - a &#233;t&#233; effectu&#233;e par des &#233;trangers. Notre histoire de l'art a &#233;t&#233; &#233;crite par des sp&#233;cialistes occidentaux. Elle comprend la totalit&#233; de l'art de la r&#233;gion et de son peuple allant des diff&#233;rentes p&#233;riodes jusqu'&#224; la p&#233;riode safavide. Sur la p&#233;riode q&#226;dj&#226;re et celle du si&#232;cle dernier, nous n'avons que tr&#232;s peu de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;N&#176; 9, ao&#251;t 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton517-1bf42.jpg?1686643750' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous ne disposons que de tr&#232;s peu d'&#233;crits et de sources concernant l'art q&#226;dj&#226;r par rapport aux p&#233;riodes pr&#233;c&#233;dentes et la majorit&#233; des &#233;tudes &#224; ce sujet - et d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale sur l'art iranien - a &#233;t&#233; effectu&#233;e par des &#233;trangers. Notre histoire de l'art a &#233;t&#233; &#233;crite par des sp&#233;cialistes occidentaux. Elle comprend la totalit&#233; de l'art de la r&#233;gion et de son peuple allant des diff&#233;rentes p&#233;riodes jusqu'&#224; la p&#233;riode safavide. Sur la p&#233;riode q&#226;dj&#226;re et celle du si&#232;cle dernier, nous n'avons que tr&#232;s peu de documents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, ce qu'on peut en dire est qu'il s'agit d'une &#232;re de d&#233;cadence des arts traditionnels iraniens. La complexit&#233; de la situation politique et sociale de la r&#233;gion se refl&#233;tant forc&#233;ment sur la vie artistique de l'&#233;poque en rend l'&#233;tude et l'analyse difficiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, dans le pass&#233;, le lien entre l'art et la soci&#233;t&#233; passait par la cour, alors il est bien &#233;vident que durant les p&#233;riodes de troubles, l'art &#233;tait en relation directe avec les &#233;v&#233;nements et d&#233;pendait de la puissance et de la faiblesse du pouvoir. Toutefois, avec l'arriv&#233;e au pouvoir des Q&#226;dj&#226;rs, une &#232;re nouvelle commence durant laquelle l'art se lib&#232;re de ses contraintes et se forge des crit&#232;res nouveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#233;riode, abstraction faite de la co&#239;ncidence avec l'arriv&#233;e des Q&#226;dj&#226;rs, a des liens plus particuliers avec les &#233;v&#233;nements de l'&#233;poque, liens qui, d'une certaine fa&#231;on, auront une influence sur les Q&#226;dj&#226;rs et les p&#233;riodes suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2296 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L223xH448/517-1-c142a.jpg?1686643750' width='223' height='448' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:223px;'&gt;&lt;strong&gt;Artiste inconnu, Portrait de Mohammad Chah, peinture &#224; l'huile, mus&#233;e de G&#233;orgie&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Au d&#233;but de la p&#233;riode constitutionnelle correspondant &#224; la fin du pouvoir q&#226;dj&#226;r, on observe un courant artistique apparu &#224; la fin des Safavides, d&#233;velopp&#233; sous les Zandiehs et qui prend, sous les Q&#226;dj&#226;rs, une forme d&#233;finie et d&#233;finitive. &#034; Ce qui aujourd'hui est connu comme la peinture q&#226;dj&#226;re est, en r&#233;alit&#233;, un style et une tendance artistique qui s'est manifest&#233;e d&#232;s le commencement des Q&#226;dj&#226;rs (Agha Mohammad Khan) et sous le r&#232;gne des Zandiehs &#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='ROBINSON et&#8230;, Regard sur la miniature persane du douzi&#232;me et treizi&#232;me (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On peut m&#234;me en d&#233;tecter les origines dans les &#233;v&#233;nements houleux de la fin de la p&#233;riode safavide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Apr&#232;s la d&#233;faite d&#233;sastreuse et honteuse du roi Soltan Hossein Safavi devant les troupes de Mahmoud Afghan et la chute de la capitale (1135 h&#233;gire lunaire), l'unit&#233; politique et administrative est d&#233;truite. Les pouvoirs locaux des diff&#233;rentes r&#233;gions ainsi que les forces gouvernementales avoisinantes commencent &#224; faire montre de leurs vell&#233;it&#233;s de conqu&#234;tes &#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='SHAMIM Ali-Asghar, L'Iran sous la dynastie q&#226;dj&#226;re, T&#233;h&#233;ran, Edition Modaber, (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des ann&#233;es de luttes intestines, de mort, de pillage et de meurtres continuent jusqu'&#224; l'arriv&#233;e de Fath-Ali-Chah. La ville d'Isfahan et ses tr&#233;sors sont pill&#233;s et cette p&#233;riode marque l'Ecole d'Isfahan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;v&#233;nements qui suivent ont pour r&#233;sultat de faire sombrer l'Iran dans un immense chaos o&#249; r&#232;gne une anarchie totale : les luttes continuelles entre Nader et Chah Tahmasseb, la d&#233;faite humiliante de Tahmasseb devant les Ottomans, la politique brutale et sanguinaire de Nader envers les clans et tribus, entre autres les Q&#226;dj&#226;rs, ses ambitions politiques, les disputes familiales pour s'approprier le tr&#244;ne et enfin, son meurtre ; la restauration de l'empire safavide par Karim Khan Zand avec la nomination de Chah Esma&#239;l III &#224; l'&#226;ge de 9 ans, les guerres entre les troupes d'Isfahan et le clan des Q&#226;dj&#226;rs suivies du ralliement de Chah Esma&#239;l III aux troupes q&#226;dj&#226;res, la d&#233;faite d'Isfahan par Mohammad Hassan Khan Q&#226;dj&#226;r, les luttes continuelles entre les gouverneurs d'Azarba&#239;jan et les clans q&#226;dj&#226;rs jusqu'&#224; l'&#233;tablissement officiel du gouvernement Zand &#224; Chiraz.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2297 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L224xH448/517-2-552a5.jpg?1686643750' width='224' height='448' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:224px;'&gt;&lt;strong&gt;Artiste inconnu, Le jeune homme au faucon, peinture &#224; l'huile&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les luttes arm&#233;es des courtisans qui &#233;taient les principaux responsables et m&#233;c&#232;nes de l'art et des artistes ont pour cons&#233;quence la suspension des activit&#233;s de ces derniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; Dans la deuxi&#232;me moiti&#233; du si&#232;cle, Karim Khan Zand , mod&#232;le de justice et de sagesse, s'efforce d'&#233;tablir des conditions favorables pour le retour au calme et &#224; la s&#233;r&#233;nit&#233; de son peuple &#034;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='POP Arthur, Sur la miniature persane, traduit en persan par Nayer HOSSEINI, (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la mort de Karim Khan et la fin d'une d&#233;cennie de s&#233;curit&#233; et de calme, des bouleversements apparaissent dans l'administration zand. Il faut dire que le r&#232;gne des successeurs de Karim Khan Zand est une des pires p&#233;riodes d'anarchie et de crises internes en Iran. Leurs ambitions et concupiscences sont telles qu'un chaos indescriptible s'installe dans la province de Fars et d'Isfahan et que les princes de la dynastie zand se succ&#232;dent &#224; Chiraz &#224; intervalles de quelques mois pour finir assassin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; Entre les ann&#233;es 1135 et 1212, seules 10 ann&#233;es du r&#232;gne de Karim Khan Zand se d&#233;roulent dans le calme et la s&#233;curit&#233;. Par suite de bagarres intestines, la plupart des villes sont saccag&#233;es. Les luttes des pr&#233;tendants au tr&#244;ne m&#232;nent &#224; la disparition des sciences, de l'art, du commerce et de l'agriculture&#034;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='AGHDASHLOU A&#239;din, De plaisirs et de joies, T&#233;h&#233;ran, Farhang Moaser, (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;tat de choses continue jusqu'&#224; la temp&#234;te de terreur engag&#233;e par Agha Mohammad Khan qui veut venger les clans q&#226;dj&#226;rs &#034; Bokharibach &#034; et &#034;Ech&#226;ghibach &#034; qui avaient &#233;t&#233; poursuivis au temps de Nader Chah et des successeurs de Karim Khan Zand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la prise de pouvoir de Agha Mohammad Khan Q&#226;dj&#226;r, les crises politiques internes et tribales pour s'emparer du tr&#244;ne prennent fin et le r&#232;gne q&#226;dj&#226;r prend forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le britannique, Edward Scott Waring, &#233;crit dans son r&#233;cit de voyage &#224; Chiraz : &#034; Le nom des Q&#226;dj&#226;rs soul&#232;ve la haine et la peur dans tout l'empire iranien &#034; (Londres, 1807).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chiraz, consid&#233;r&#233;e comme le symbole de la Perse antique et si&#232;ge du gouvernement des Zand, est l'objet de la haine et des attaques des Q&#226;dj&#226;rs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre est-ce la peur qui contribua &#224; r&#233;tablir le calme et la paix dans le pays. La peinture du XII&#232;me et du XIII&#232;me si&#232;cles t&#233;moigne de ce r&#232;gne de terreur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;volution de la peinture au cours de cette p&#233;riode est telle qu'on ne peut pas &#233;tablir une fronti&#232;re d&#233;finie entre la peinture q&#226;dj&#226;re et la peinture zand et leur attribuer un style particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Des peintres comme Agha Sadegh et Mohammad Bagher &#233;tablissent peu &#224; peu les bases d'une &#233;cole connue sous le nom de Zandieh. Apr&#232;s le d&#233;but du r&#232;gne de Karim Khan et la cr&#233;ation d'un pouvoir central dans le royaume, Chiraz devient un centre de renaissance et de d&#233;veloppement des arts avec l'apparition de peintres tels que Mohammad Sadegh, Mirza Baba et Ali Achraf &#034;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid, P. 52.' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karim Khan s'efforce, en prenant mod&#232;le sur l'architecture safavide, de donner &#224; Chiraz la m&#234;me splendeur qu'&#224; Isfahan. Mais l'art zand, en essayant de combiner les cadres safavides avec les nouvelles tendances occidentales, n'obtient pas de r&#233;sultats int&#233;ressants. &#034;Toutefois, dans la peinture de la p&#233;riode de Fath-Ali Chah, on observe une inspiration artistique nouvelle &#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='PAKBAZ Rou&#239;n, La Peinture iranienne, depuis l'antiquit&#233; &#224; nos jours, T&#233;h&#233;ran, (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, des mesures avaient &#233;t&#233; prises d&#232;s la p&#233;riode zand pour cr&#233;er un art repr&#233;sentant l'h&#233;ritage prestigieux des p&#233;riodes pr&#233;c&#233;dentes. A l'&#233;poque q&#226;dj&#226;re, une Ecole de peinture est cr&#233;&#233;e. La peinture q&#226;dj&#226;re et zand atteint son apog&#233;e dans la premi&#232;re moiti&#233; du XIII&#232;me si&#232;cle sous le r&#232;gne de Fath-Ali Chah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fath-Ali Chah est po&#232;te et compose des po&#232;mes sous le pseudonyme de &#034;Agha Khan&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2298 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L381xH275/517-3-7579a.jpg?1686643750' width='381' height='275' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Mahmoud kh&#226;n Malek ol-Shoar&#226;, (Sab&#226;), avenue B&#226;b Hom&#226;youn, 1871, mus&#233;e Golest&#226;n&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Edward Scott qui consid&#233;rait le r&#232;gne des Q&#226;dj&#226;rs comme un r&#233;gime de terreur &#224; Chiraz, &#233;crit &#224; propos de Fath-Ali Chah : &#034;Le roi d'Iran redonne une nouvelle vie &#224; la litt&#233;rature n&#233;glig&#233;e par ses pr&#233;d&#233;cesseurs. C'est un homme de lettres instruit et talentueux et un po&#232;te connu&#034;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='ROBINSON et&#8230;, Regard sur la miniature persane du douzi&#232;me et treizi&#232;me (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut cette tendance litt&#233;raire et artistique qui ouvrit la voie &#224; la peinture. A cette p&#233;riode plus qu'&#224; aucune autre, la peinture devient florissante et il n'y a pas de doute que la source d'inspiration en est Fath-Ali Chah qui met en &#339;uvre les mesures n&#233;cessaires pour redonner vie &#224; cet art tomb&#233; en d&#233;su&#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; Le roi q&#226;dj&#226;r fit venir dans la capitale les artistes les plus prestigieux et leur commanda de grandes toiles pour d&#233;corer les nouveaux palais qu'il avait construits&#034; :&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='PAKBAZ Rou&#239;n, La Peinture iranienne, depuis l'antiquit&#233; &#224; nos jours, T&#233;h&#233;ran, (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, &#224; l'&#233;poque, l'Iran n'avait pas suffisamment de peintres pour r&#233;pondre &#224; la demande de la cour. De plus, ceux-ci n'avaient pas les connaissances et exp&#233;riences pour utiliser la peinture &#224; l'huile, datant d'&#224; peine 100 ans et utilis&#233;e tr&#232;s sporadiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les tableaux de cette &#233;poque, on peut se rendre compte qu'ils constituent essentiellement une repr&#233;sentation physique et refl&#232;tent le luxe et la grandeur du commanditaire et o&#249; le peintre avec un soin d'esth&#233;tisme et de touches de son pinceau, a cr&#233;&#233; une atmosph&#232;re l&#233;gendaire avec des couleurs brillantes et tape-&#224;-l'&#339;il. Il ne se soucie absolument pas de restituer le caract&#232;re et la personnalit&#233; du personnage. C'est pourquoi, dans ces portraits, on voit des hommes avec une longue barbe noire, une silhouette &#233;lanc&#233;e, la taille fine, un regard plein de dignit&#233;, une main pos&#233;e sur la ceinture et l'autre sur l'&#233;p&#233;e tandis que les femmes, la t&#234;te pench&#233;e sur le c&#244;t&#233;, une expression douce sur le visage, fixent le spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, le fait que le peintre ne montre pas la personnalit&#233; du personnage n'indique pas une incapacit&#233; de celui-ci &#224; le faire ou une quelconque interdiction mais que le portrait doit &#234;tre le t&#233;moignage de la splendeur du &#034;commanditaire &#034; au travers des objets luxueux qui l'entourent et, en fait, prennent plus d'importance que la personne elle-m&#234;me. C'est-&#224;-dire que les bijoux, les v&#234;tements somptueux, les armes, les tapisseries magnifiques doivent &#233;veiller chez le spectateur un sentiment de luxe, de fiert&#233; et de splendeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les portraits royaux ou de courtisans, peu de couleurs sont utilis&#233;es mais elles le sont de fa&#231;on optimale. Le fond en est uni et, sur cette grande surface unicolore, les couleurs, m&#234;me claires, apparaissent dans toute leur brillance et puret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, les caract&#233;ristiques des portraits de cour de la p&#233;riode q&#226;dj&#226;re sont les suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 - importance de la repr&#233;sentation physique et expressive du personnage &#224; une fin d&#233;corative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 - traitement de sujets anciens dans une forme nouvelle et de sujets nouveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 - combinaison de styles europ&#233;ens et d'&#233;l&#233;ments traditionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peintre portraitiste de la cour avait pour seul objectif le c&#244;t&#233; esth&#233;tique : c'&#233;tait l'h&#233;ritage des ma&#238;tres du pass&#233;. Le c&#244;t&#233; spirituel et la repr&#233;sentation du monde et de la nature ne l'int&#233;ressaient gu&#232;re et il avait plut&#244;t tendance &#224; adapter les beaut&#233;s de son temps avec son propre monde int&#233;rieur. Il recherchait en fait la beaut&#233; dans ses traditions.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2299 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L381xH281/517-4-e9f09.jpg?1686643750' width='381' height='281' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Mahmoud kh&#226;n Malek ol-Shoar&#226; (Sab&#226;), Transcription, peinture &#224; l'huile, 1890&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans la tradition picturale iranienne, c'est une caract&#233;ristique essentielle qui emp&#234;che les artistes de rechercher la nature, la ressemblance et la repr&#233;sentation de la r&#233;alit&#233;, alors qu'elles constituent la base de l'art occidental. C'est pour cette raison que dans pratiquement tous les portraits de cette &#233;poque, on ne ressent pas de vell&#233;it&#233; de peindre la ressemblance. Les peintres utilisent un mod&#232;le id&#233;al. Cet id&#233;al est soumis &#224; des crit&#232;res que l'on retrouve &#233;galement dans la po&#233;sie et particuli&#232;rement dans les sonnets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;taphores du genre : taille de cypr&#232;s, l&#232;vres de rubis, visage comme un rayon de soleil, cheveux en tresses, yeux de narcisse et grain de beaut&#233; indien &#233;taient les expressions consacr&#233;es et les normes de repr&#233;sentation de la beaut&#233; que l'on retrouve dans les toiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les portraits de courtisans, de hauts fonctionnaires et de danseuses, on ne distingue pas tr&#232;s bien la source et la direction de la lumi&#232;re. La surface du tableau est &#233;clair&#233;e de toutes parts mais il n'y a pas de contrastes lumineux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expansion des &#233;changes culturels entre l'Iran et l'Occident qui avait d&#233;j&#224; commenc&#233; d&#232;s la p&#233;riode safavide, a pour cons&#233;quence l'utilisation progressive de styles et m&#233;diums diff&#233;rents. L'apparition de la peinture sur toile et l'autonomie que prend cet art font qu'il se lib&#232;re petit &#224; petit des contraintes de l'illustration de livres et de textes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la continuation de cette tendance, un art ind&#233;pendant et autonome appara&#238;t dont les plus beaux exemples se trouvent &#224; la cour. Le portrait de Fath-Ali Chah, r&#233;alis&#233; avec une minutie particuli&#232;re, rend bien l'impression de splendeur et de dignit&#233; royales. De la t&#234;te aux pieds, il est l'image m&#234;me de la royaut&#233; avec tous ses attributs et titres pompeux courants &#224; l'&#233;poque comme ceux de &#034; centre de l'univers &#034;, &#034; roi des rois &#034;, &#034; Sa Majest&#233;, ombre de Dieu sur terre&#034; &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'autonomie de la peinture, celle-ci n'est plus limit&#233;e &#224; la cour et s'&#233;tend au-dehors. Jusqu'alors, les peintres travaillaient sur commandes et le peuple ne connaissait pratiquement pas cette forme d'art ni aucune autre d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut diviser la peinture q&#226;dj&#226;re en 2 p&#233;riodes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- Le r&#232;gne de Fath-Ali Chah jusqu'&#224; celui de Nasser-ed-Din Chah o&#249; pr&#233;dominent les &#233;l&#233;ments iraniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- La p&#233;riode de Nasser-ed-Din Chah et apr&#232;s, qui est plus influenc&#233;e par l'art europ&#233;en. Les sujets, les techniques nouvelles comme la gravure sur pierre et le d&#233;veloppement du niveau culturel de la population contribuent &#224; en faire un art populaire dont une des manifestations en est la peinture des &#034;ghahvehkhan&#233;s&#034;. En m&#234;me temps se d&#233;veloppe un art r&#233;aliste dans lequel les &#233;v&#233;nements politiques et historiques ainsi que des r&#233;cits de voyage sont superbement repr&#233;sent&#233;s &#224; l'aquarelle. La peinture et l'illustration de cette &#233;poque se sont d&#233;velopp&#233;es principalement dans secteurs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- Tableaux et toiles comportant portraits, paysages et natures mortes peintes &#224; l'huile ou &#224; l'eau destin&#233;s pour la plupart &#224; la cour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Gravures sur pierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- Tableaux populaires : peinture de ghahvehkhan&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'architecture &#233;volue &#233;galement. Apr&#232;s des si&#232;cles d'architecture traditionnelle bas&#233;e essentiellement sur des crit&#232;res g&#233;ographiques, climatiques et culturels, sous les Afchars et les Zands, les &#233;l&#233;ments d&#233;coratifs comme les d&#233;corations murales, la c&#233;ramique et les moulures commencent &#224; dispara&#238;tre. La qualit&#233; des couleurs, la luxuriance et l'&#233;clat des c&#233;ramiques s'att&#233;nuent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut citer de cette &#233;poque l'Ecole Agha Bozorg &#224; Kachan, les r&#233;sidences priv&#233;es d'Isfahan, Kachan, Na&#239;n et Yazd.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le palais du Golestan et l'Ecole Sepahsalar datent &#233;galement de l'&#233;poque q&#226;dj&#226;re. D'autres b&#226;timents importants comme le palais q&#226;dj&#226;r, le palais turquoise, le mus&#233;e, la mosqu&#233;e Soltani, l'Ecole Dar-ol-Fonoun, le palais de Dochan Tapeh, le grand bazar et le Tekieh-Dowlat sont construits pendant cette p&#233;riode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'effondrement des Q&#226;dj&#226;rs et l'arriv&#233;e de la dynastie Pahlavi, Reza Chah qui est grand amateur de l'Europe, lance une vaste op&#233;ration d'architecture et d'urbanisme sur le mod&#232;le occidental. T&#233;h&#233;ran, si&#232;ge du gouvernement, commence &#224; prendre des allures de ville europ&#233;enne. De nombreux b&#226;timents : h&#244;pitaux, banques, minist&#232;res, palais, administrations et r&#233;sidences priv&#233;es sont construits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ROBINSON et&#8230;, &lt;i&gt;Regard sur la miniature persane du douzi&#232;me et treizi&#232;me si&#232;cle&lt;/i&gt;, T&#233;h&#233;ran, Edition (?), 1973, Tome I, P. 107.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SHAMIM Ali-Asghar, &lt;i&gt;L'Iran sous la dynastie q&#226;dj&#226;re&lt;/i&gt;, T&#233;h&#233;ran, Edition Modaber, 1997, p. 26.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;POP Arthur, &lt;i&gt;Sur la miniature persane&lt;/i&gt;, traduit en persan par Nayer HOSSEINI, P.62.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;AGHDASHLOU A&#239;din, &lt;i&gt;De plaisirs et de joies&lt;/i&gt;, T&#233;h&#233;ran, Farhang Moaser, P.51.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;, P. 52.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;PAKBAZ Rou&#239;n, &lt;i&gt;La Peinture iranienne, depuis l'antiquit&#233; &#224; nos jours&lt;/i&gt;, T&#233;h&#233;ran, Edition Narestan, P. 148.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ROBINSON et&#8230;, &lt;i&gt;Regard sur la miniature persane du douzi&#232;me et treizi&#232;me si&#232;cle&lt;/i&gt;, T&#233;h&#233;ran, Edition (?), 1973, Tome I, P. 9.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;PAKBAZ Rou&#239;n, &lt;i&gt;La Peinture iranienne, depuis l'antiquit&#233; &#224; nos jours&lt;/i&gt;, T&#233;h&#233;ran, Edition Narestan, P. 150.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sani-ol-Molk, le portraitiste</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article516</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article516</guid>
		<dc:date>2006-08-01T06:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Babak Ershadi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Mirz&#226; Abol Hassan Kh&#226;n Ghaf&#226;ri-K&#226;sh&#226;ni (1229-1283 de l'H&#233;gire) fut l'une des figures de proue de la peinture iranienne &#224; l'&#233;poque de la dynastie des Q&#226;dj&#226;rs. Tout comme son fr&#232;re Abou Tor&#226;b et son neveu Mohammad Ghaf&#226;ri ( Kam&#226;l al-Molk), il fut l'un des membres le plus c&#233;l&#232;bre de la famille d'artistes des Ghafari. &lt;br class='autobr' /&gt;
Abol Hassan Kh&#226;n Ghaf&#226;ri est mort assez jeune &#224; l'&#226;ge de 53 ans. Son portrait quadrag&#233;naire, dessin&#233; par son fils Yahy&#226; Ghaf&#226;ri, est sans doute la copie d'une photo de l'artiste. Dans ce portrait, Mirz&#226; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;N&#176; 9, ao&#251;t 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH112/arton516-86c31.jpg?1686643750' width='150' height='112' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mirz&#226; Abol Hassan Kh&#226;n Ghaf&#226;ri-K&#226;sh&#226;ni (1229-1283 de l'H&#233;gire) fut l'une des figures de proue de la peinture iranienne &#224; l'&#233;poque de la dynastie des Q&#226;dj&#226;rs. Tout comme son fr&#232;re Abou Tor&#226;b et son neveu Mohammad Ghaf&#226;ri ( Kam&#226;l al-Molk), il fut l'un des membres le plus c&#233;l&#232;bre de la famille d'artistes des Ghafari.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abol Hassan Kh&#226;n Ghaf&#226;ri est mort assez jeune &#224; l'&#226;ge de 53 ans. Son portrait quadrag&#233;naire, dessin&#233; par son fils Yahy&#226; Ghaf&#226;ri, est sans doute la copie d'une photo de l'artiste. Dans ce portrait, Mirz&#226; Abol Hassan Kh&#226;n porte une longue toque noire et une petite barbe. Son visage et surtout son regard calmes et un peu d&#233;prim&#233;s le pr&#233;sentent comme un r&#234;veur perdu dans son imagination. Cependant, Abol Hassan Kh&#226;n fut un artiste tr&#232;s productif. Parmi ses &#339;uvres les plus importantes, il y a ses portraits et les illustrations des Mille et Une Nuits qui font de lui un artiste remarquable et &#233;nigmatique de son &#233;poque. Mirz&#226; Abol Hassan Kh&#226;n Ghaf&#226;ri alias Sani ol-Molk, reste encore une r&#233;f&#233;rence dans les techniques du portrait, de l'illustration et des desseins graphiques.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2293 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L270xH381/516-1-c8b4a.jpg?1686643750' width='270' height='381' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:270px;'&gt;&lt;strong&gt;Sani ol-Molk, autoportrait&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il n'avait que quinze ans, lorsqu'il devint &#233;l&#232;ve de Mehr Ali Esfah&#226;nim, directeur de l'atelier royal de la cour de Fath-Ali Chah, pour apprendre l'art de la peinture. En 1285, il fut autoris&#233; &#224; faire un portrait de Mohammad Chah, et devint &#224; son tour directeur de l'atelier royal. A 34 ans, vers la fin du r&#232;gne de Mohammad Chah, il se rendit en Italie pour &#233;tudier de pr&#232;s les &#339;uvres des grands artistes de la Renaissance. Il passa son temps &#224; &#233;tudier &#224; l'&#233;cole des beaux arts &#224; Rome, &#224; Venise et &#224; Florence et fit plusieurs copies des tableaux de Rapha&#235;l (1483-1520) grand peintre italien. Il &#233;tait encore en Europe, lorsque le roi Mohammad Chah d&#233;c&#233;da, et que le prince h&#233;ritier Nassereddin Mirz&#226; vint de Tabriz &#224; T&#233;h&#233;ran pour acc&#233;der au tr&#244;ne. Trois ans plus tard, le jeune roi d&#233;signa officiellement Abol Hassan Kh&#226;n au poste de directeur de l'atelier royal.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Mille et Une Nuits&lt;/i&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;poque o&#249; le jeune roi vivait encore &#224; Tabriz, si&#232;ge traditionnel des dauphins de la dynastie q&#226;dj&#226;re, il lut &lt;i&gt;Les Mille et Une Nuits&lt;/i&gt; traduit de l'arabe en persan par Mollah Abdel Latif al-Tassoudji. Le prince h&#233;ritier souhaita alors avoir une copie illustr&#233;e de cet ouvrage. Une fois acc&#233;d&#233; au tr&#244;ne &#224; T&#233;h&#233;ran, apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de son p&#232;re, Nassereddin Chah donna l'ordre &#224; l'atelier royal de pr&#233;parer une nouvelle &#233;dition de cette m&#234;me traduction des &lt;i&gt;Mille et Une Nuits&lt;/i&gt;. Pendant sept ans, de 1264 &#224; 1271 de l'H&#233;gire, 43 artistes ont travaill&#233; &#224; l'atelier royal pour calligraphier, enluminer et illustrer cet ouvrage. Le projet avait &#233;t&#233; confi&#233; &#224; Doust-Ali Kh&#226;n Mo&#239;r ol-Mam&#226;lek. Ce dernier signa un contrat de trois ans avec Sani ol-Molk pour l'enluminure et l'illustration des &lt;i&gt;Mille et Une Nuits&lt;/i&gt;, pour un montant de 6585 tomans. Apr&#232;s avoir obtenu ce contrat, Sani ol-Molk engagea 34 peintres et 7 enlumineurs et relieurs pour r&#233;aliser le &#034; v&#339;u royal &#034;. Finalement, il &#233;labora &lt;i&gt;Les Mille et Une Nuits&lt;/i&gt; en six volumes de 2280 pages. Sur chaque page du Livre, les artistes illustrateurs ont dessin&#233; de 3 &#224; 6 &lt;i&gt;sc&#232;nes&lt;/i&gt;, le livre contient au total 3600 illustrations. Mme Maryam Ekhtiy&#226;r a d&#233;couvert des documents qui prouvent que les illustrations des &lt;i&gt;Mille et Une Nuits&lt;/i&gt; ont &#233;t&#233; effectu&#233;es avec une m&#233;thode traditionnelle. Le ma&#238;tre, &#224; savoir Sani ol-Molk lui-m&#234;me, s'occupait du visage des personnages - car pendant cette m&#234;me p&#233;riode, il &#233;tait en train de peindre les fresques du palais N&#233;z&#226;mieh - tandis que ses &#233;l&#232;ves dessinaient les v&#234;tements des m&#234;mes personnages ou les autres &#233;l&#233;ments d&#233;coratifs des tableaux. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2294 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L265xH448/516-2-b6995.jpg?1686643750' width='265' height='448' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'originalit&#233; et la nouveaut&#233; des illustrations des &lt;i&gt;Mille et Une Nuits&lt;/i&gt; r&#233;sident, en grande partie, dans le fait que contrairement aux habitudes des illustrateurs iraniens et &#233;trangers de l'&#233;poque, Sani ol-Molk et son &#233;quipe n'ont pas repr&#233;sent&#233;, dans leurs tableaux, le monde arabe du Moyen Age et de l'&#233;poque de Haroun al-Rachid, mais le monde iranien du XIXe si&#232;cle. Yahya Zok&#226; estime &#224; juste titre que les illustrations des &lt;i&gt;Mille et Une Nuits&lt;/i&gt; constituent de pr&#233;cieux documents historiques, sociologiques et anthropologiques qui r&#233;v&#232;lent le mode de vie et les us et coutumes des Iraniens pendant la seconde moiti&#233; du XIXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage contient alors l'ensemble le plus complet d'illustrations pour une &#339;uvre litt&#233;raire en Iran, repr&#233;sentant les diverses sc&#232;nes de la vie quotidienne : bain, cuisine, salle &#224; manger, ... ainsi que des sc&#232;nes d'amiti&#233;, d'amour, de guerre et de paix, d'animosit&#233;, de complot, de meurtre, etc. Dans ces tableaux, les personnages apparaissent, comme au th&#233;&#226;tre, chacun &#224; son tour, et on les voit en mouvement, faisant les gestes les plus naturels, comme dans les s&#233;quences successives d'un film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;l&#233;ments sp&#233;cifiques de la peinture iranienne contribuent grandement &#224; l'apparition d'un &#034;style&#034; bien distinct des &#233;l&#233;ments particuliers de la peinture occidentale. Dans les illustrations des&lt;i&gt; Mille et Une Nuits&lt;/i&gt;, les d&#233;tails et les ornements minutieusement travaill&#233;s des v&#234;tements, des tissus ou des tapis enrichissent et accentuent cette couleur locale. La coloration semble plus lourde et plus dense par rapport aux peintures plus anciennes. Par cons&#233;quent, la vari&#233;t&#233; des couleurs utilis&#233;es dans ces tableaux est relativement plus limit&#233;e, quoique les &#339;uvres n'aient rien perdu de leur harmonie &#233;blouissante qui caract&#233;rise le climat g&#233;n&#233;ral de la peinture iranienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans des sc&#232;nes de pure imagination et des fables, l'influence des &#233;coles europ&#233;ennes est &#233;vidente. La combinaison des techniques iraniennes et europ&#233;ennes s'effectue essentiellement dans la perspective. Dans la plupart des cas, il s'agit de l'apparition d'une &#034;d&#233;rive&#034; car, dans les traditions de la peinture acad&#233;mique de l'Europe, la perspective est l'art de repr&#233;senter les objets sur une surface plane, de telle sorte que leur repr&#233;sentation co&#239;ncide avec la perception visuelle qu'on peut en avoir, compte tenu de leur position dans l'espace, par rapport &#224; l'&#339;il de l'observateur. Or, les traditions de la peinture iranienne ne connaissent pas cette notion de perspective, les sc&#232;nes &#233;tant peintes essentiellement &#034;&lt;i&gt;en plan&lt;/i&gt;&#034;. Dans la combinaison que Sani ol-Molk faisait des dessins en perspective et des dessins en plan, il y a donc des &#034;erreurs de perspective&#034;, le point de fuite &#233;tant souvent mal plac&#233;. A ce propos, Yahya Zok&#226; &#233;crit : &#034;Pour Sani ol-Molk, le visage et la psychologie des figures humaines primaient sur la repr&#233;sentation de l'espace. Il n&#233;gligeait parfois la perspective et ne se souciait gu&#232;re des erreurs que ses &#233;l&#232;ves commettaient si souvent.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'art du portrait&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les portraits que Sani ol-Molk a fait de l'aristocratie q&#226;dj&#226;re constituent une grande partie de ses &#339;uvres picturales. Le portrait de groupe que Sani ol-Molk fit des aristocrates q&#226;dj&#226;rs en 1853 (1270 de l'H&#233;gire) se compose de sept sc&#232;nes et 84 visages, notamment celui de Nassereddin Chah, &#224; 25 ans, en tenue royale avec ses joyaux, mont&#233; sur Takht-e Tavous (&lt;i&gt;Le Tr&#244;ne du Paon&lt;/i&gt;, tr&#244;ne des empereurs persans depuis N&#226;der Chah). Selon les experts, certains de ces portraits ont &#233;t&#233; peints d'abord &#224; l'aquarelle &#224; partir de mod&#232;les vivants, mais &#233;tant donn&#233; l'apparition de la photographie, il para&#238;t que la plupart des portraits auraient &#233;t&#233; peints d'apr&#232;s photo. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2295 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L448xH293/516-3-b4834.jpg?1686643750' width='448' height='293' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maryam Ekhtiyar &#233;crit : &#034;L'apparition de l'art photographique et la connaissance des diverses &#233;coles europ&#233;ennes de peinture ont ouvert de nouveaux horizons devant les artistes iraniens qui s'int&#233;ressent de plus en plus &#224; l'&#233;tude psychologique des personnages dans leurs portraits. Dans une recherche effectu&#233;e en 1983, Chahriyar Adl et Yahya Zok&#226; ont prouv&#233; que la plupart des portraits peints vers la fin du XIXe si&#232;cle, avaient &#233;t&#233; dessin&#233;s d'apr&#232;s photo.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les portraits de Sani ol-Molk, la psychologie des personnages rappelle celle des portraits de Francisco Goya. Comme dans les portraits que Goya avait faits des membres de la famille royale d'Espagne, Sani ol-Molk aussi a &#233;labor&#233; dans ses portraits une &#233;tude psychologique des personnalit&#233;s de la cour des Qadj&#226;rs, portraits caract&#233;ris&#233;s surtout par une ironie noire qui se raille de la fausse gloire de l'aristocratie. Dans les portraits de groupe de Sani ol-Molk, &#034;le Prince charmant&#034; est un exemple flagrant de cette profonde &#233;tude psychologique. Le jeune prince au visage fin et eff&#233;min&#233; est entour&#233; des courtisans. Ces derniers ont des visages maladifs et contrairement au &#034;Prince charmant&#034; qui regarde ailleurs, ils regardent &#034;l'&#339;il&#034; de l'observateur. Il n'existe aucun rapport structurel entre eux. Dans un portrait de groupe qui repr&#233;sente le prince Abdol Samad Mirz&#226; et ses valets, ces derniers ressemblent plut&#244;t aux chasseurs qui entourent un gibier. Le prince lui-m&#234;me est pr&#233;sent&#233; comme un n&#233;vros&#233; narcissique qui se contemple et qui s'admire. La psychologie des personnages r&#233;v&#232;le bien les r&#233;alit&#233;s latentes de la soci&#233;t&#233; patriarcale &#224; l'&#233;poque des Q&#226;dj&#226;rs. La beaut&#233; physique des jeunes princes, qui ont &#224; peine 14 ans &#233;voque l'esth&#233;tique inconsciente de cette p&#233;riode. Quant &#224; la repr&#233;sentation de la beaut&#233; f&#233;minine dans la peinture iranienne, il faudra attendre les tableaux de Mohammad Ghaf&#226;ri (Kamal ol-Molk), neveu de Sani ol-Molk.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les grands illustrateurs iraniens</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article515</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article515</guid>
		<dc:date>2006-08-01T05:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Samira Fakh&#226;riy&#226;n</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Man-&#233; Honar, le 14 juin 2006 &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces illustrations de livres pour enfants se m&#234;lent &#224; celles des livres ou revues destin&#233;s aux adultes. Certains lecteurs lisent de fa&#231;on r&#233;fl&#233;chie, tandis que d'autres laissent libre cours &#224; leurs &#233;motions et se mettent &#224; rire ou &#224; pleurer. Ces gens qui murmurent et qui crient donnent vie aux images et permettent &#224; celles-ci d'&#234;tre le reflet d'un certain sens de l'existence, celui qu'ils se donnent &#224; eux-m&#234;mes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Consacr&#233;e aux illustrations et caricatures, l'exposition pr&#233;sente (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;N&#176; 9, ao&#251;t 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton515-f2c55.jpg?1686643750' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Man-&#233; Honar, le 14 juin 2006&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces illustrations de livres pour enfants se m&#234;lent &#224; celles des livres ou revues destin&#233;s aux adultes. Certains lecteurs lisent de fa&#231;on r&#233;fl&#233;chie, tandis que d'autres laissent libre cours &#224; leurs &#233;motions et se mettent &#224; rire ou &#224; pleurer. Ces gens qui murmurent et qui crient donnent vie aux images et permettent &#224; celles-ci d'&#234;tre le reflet d'un certain sens de l'existence, celui qu'ils se donnent &#224; eux-m&#234;mes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2288 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L286xH372/515-2-8f125.jpg?1686643750' width='286' height='372' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consacr&#233;e aux illustrations et caricatures, l'exposition pr&#233;sente les &#339;uvres de nombreux artistes (dont certaines ont plus de 40 ans) avec un regard nouveau. Ces illustrations sont aussi le reflet int&#233;ressant des diff&#233;rents changements ayant affect&#233;s notre soci&#233;t&#233;. De 1346 (1965) jusqu'&#224; 1385 (2006), l'illustration iranienne a connu des p&#233;riodes d'&#233;panouissement et de crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de cette exposition, une centaine d'oeuvres d'artistes &#233;minents est pr&#233;sent&#233;e au public telles que celles de Morteza Momayyez et d'Ardeshir Mohassess, sans oublier celles de certains jeunes cr&#233;ateurs. Hosseini, l'un des responsables du &#034;Mane&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Un mot persan, &#224; peu pr&#232;s &#233;quivalent de l'abri.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; des arts modernes&#034; d&#233;clare : &#034; Dans le sillage des expositions d'arts appliqu&#233;s qui ont eu lieu ici, on a mont&#233; cette fois une exposition pr&#233;sentant des illustrations, et ce pour une dur&#233;e d'un mois. En plus d'illustrateurs et de caricaturistes exp&#233;riment&#233;s, on a &#233;galement invit&#233; quelques jeunes cr&#233;ateurs. Ces derniers nous ont chacun envoy&#233; cent &#339;uvres, dont une dizaine ont &#233;t&#233; choisies afin d'&#234;tre les pr&#233;sent&#233;e au public.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2289 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L281xH381/515-3-831e4.jpg?1686643750' width='281' height='381' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les participants de l'exposition, surtout ceux qui ont le plus d'exp&#233;rience dans ce domaine, ont d&#233;j&#224; remport&#233; plusieurs prix nationaux et internationaux et ont d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233; des expositions de fa&#231;on individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier &#233;tage est essentiellement consacr&#233; aux &#339;uvres des caricaturistes de la nouvelle g&#233;n&#233;ration tels que Ali Chitsaz et Golbanou Moghadas. Au deuxi&#232;me &#233;tage, on peut d'abord admirer les &#339;uvres de Touka Neyestani r&#233;cemment r&#233;alis&#233;es (en 2005 et 2006). Neyestani a commenc&#233; sa collaboration avec la presse, comme caricaturiste, en 1980, avec &#034;Ketab-e- jomeh&#034;, hebdomadaire dirig&#233; par Ahmad Shamlou. On y trouve &#233;galement des &#339;uvres de Mohammad Ali Bani-Asadi qui, lui aussi, a collabor&#233; avec la presse &#224; partir 1980 et a d&#233;j&#224; illustr&#233; plusieurs livres destin&#233;s aux enfants et aux adolescents.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2290 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L299xH349/515-4-5b94f.jpg?1686643750' width='299' height='349' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les illustrations de Kambiz Derambakhsh destin&#233;es aux livres d'enfants ainsi que des calendriers sont &#233;galement expos&#233;s. Durant sa carri&#232;re, ce dernier a collabor&#233; pr&#232;s de 47 ans avec la presse nationale et internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre partie du salon est consacr&#233;e &#224; d'autres caricaturistes, o&#249; les &#339;uvres d'Ardeshir Mohassess y tiennent une place importante. Caricaturiste renomm&#233; ayant une tr&#232;s longue carri&#232;re d'illustrateur, sa production a lentement d&#233;clin&#233; &#224; pour cause de maladie. Les &#339;uvres de Mohassess r&#233;alis&#233;es lors des premiers jours de sa collaboration avec la publication intitul&#233;e &#034; Livre hebdomadaire &#034; dans les ann&#233;es 70, ainsi que celles publi&#233;es dans le magazine de &lt;i&gt;Jahan-&#233; no&lt;/i&gt;, font partie de la collection du docteur Javad Mojabi.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2291 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L381xH286/515-5-c22c1.jpg?1686643750' width='381' height='286' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exception faite des illustrations de Mohassess et de Momayyez, toutes les oeuvres expos&#233;es sont nouvelles. Les illustrations de Momayyez et celles de Mohassess datent aussi de la m&#234;me p&#233;riode, &#233;poque o&#249; ce dernier travaillait pour le &#034;Livre hebdomadaire&#034; et &#224; l'Institut pour le d&#233;veloppement intellectuel des enfants et des adolescents. Le d&#233;funt Morteza Momayyez, consid&#233;r&#233; comme le p&#232;re de l'art graphique iranien, a fait entrer la caricature dans le domaine des arts plastiques. Il fut parmi les premiers &#224; avoir formul&#233; le souhait de monter des expositions d'&#339;uvres graphiques, &#224; la fin des ann&#233;es 60, pour donner &#224; l'art de la caricature le m&#234;me statut que pour les autres arts plastiques. Il a trait&#233;, pour la premi&#232;re fois, la caricature comme un art acad&#233;mique.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2292 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L374xH286/515-6-4fb83.jpg?1686643750' width='374' height='286' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains livres illustr&#233;s par Davoud Shahidi sont pr&#233;sent&#233;s au public dans une vitrine, &#224; cot&#233; d'autres de ses &#339;uvres. Shahidi a commenc&#233; son activit&#233; artistique de caricaturiste en 1965, et il y a pour la premi&#232;re fois &#233;voqu&#233; l'humour noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#339;uvres de Marjan Vafaian, jeune illustratrice, semblent plus vari&#233;es ; elle a &#233;galement utilis&#233; la technique de collage dans certaines de ses &#339;uvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, l'exposition ne semble pas &#234;tre tr&#232;s fr&#233;quent&#233;e ; le salon est rest&#233; presque enti&#232;rement vide, et pendant une heure et demie, seuls deux visiteurs se sont content&#233;s de jeter un rapide coup d'&#339;il sur les &#339;uvres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un mot persan, &#224; peu pr&#232;s &#233;quivalent de l'abri.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Naissance</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article514</link>
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		<dc:date>2006-08-01T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Esfandiar Esfandi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#224; Gabriel &lt;br class='autobr' /&gt;
Ouverture &lt;br class='autobr' /&gt;
Aux innombrables &#034;Qui suis-je&#034;, &#034;Que fais-je&#034;, &#034;O&#249; vais-je&#034;, nos religions ont pris soin d'apporter, &#224; l'attention des collectivit&#233;s humaines, leurs lots respectifs de r&#233;ponses. Cr&#233;atures nous sommes, vou&#233;es &#224; l'effort terrestre, pour le salut de notre &#226;me. Diff&#233;remment con&#231;ues, in&#233;galement per&#231;ues, les r&#233;ponses th&#233;ophaniques divinement univoques, apport&#233;es aux quis, cur, ubi et autres quod et quomodo, continuent d'informer le quotidien de milliards d'individus autour et en vertu de la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;N&#176; 9, ao&#251;t 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L148xH118/arton514-f9e29.jpg?1686643750' width='148' height='118' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p align=&#034;right&#034;&gt;&lt;i&gt;&#224; Gabriel&lt;/i&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ouverture&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aux innombrables &#034;Qui suis-je&#034;, &#034;Que fais-je&#034;, &#034;O&#249; vais-je&#034;, nos religions ont pris soin d'apporter, &#224; l'attention des collectivit&#233;s humaines, leurs lots respectifs de r&#233;ponses. Cr&#233;atures nous sommes, vou&#233;es &#224; l'effort terrestre, pour le salut de notre &#226;me. Diff&#233;remment con&#231;ues, in&#233;galement per&#231;ues, les r&#233;ponses th&#233;ophaniques divinement univoques, apport&#233;es aux quis, cur, ubi et autres quod et quomodo, continuent d'informer le quotidien de milliards d'individus autour et en vertu de la promesse de vie &#233;ternelle. En la mati&#232;re, un vent majeur a pour charge de balayer les &#233;quivoques et les contradictions, intrins&#232;ques ou extrins&#232;ques, intra ou interconfessionnelles. De notre destin, le sort est en partie scell&#233;. Le reste est para&#238;t-il affaire de choix ; flammes infernales, flore paradisiaque, purgatoire &#233;th&#233;r&#233;. Autrement dit, trois destinations qui impliquent autant d'axes d'existence. Le monde, et l'aptitude &#224; agir sur le monde furent jadis donn&#233;s en partage &#224; l'homme &#224; seule fin de combler comme il se doit les trois compartiments de l'&#233;ternit&#233;. Par l'intercession des messagers sup&#233;rieurs, le soin fut laiss&#233; &#224; ce dernier d'orienter son action, en vue de satisfaire les imp&#233;n&#233;trables vis&#233;es du souverain bien. L'homme est une esquisse et le monde (lieu de transit) un tremplin sans rebonds vers l'infini. Un certain agnosticisme (&#233;videmment malvenu) consid&#232;re cependant que les trois concepts susdits, relatifs &#224; celui absolu d'&#233;ternit&#233;, diff&#233;remment formul&#233; s, trouvent ici m&#234;me leur ultime terrain d'application. G&#233;henne, &#233;den et purgatoire, r&#233;gions radicalement d&#233;limit&#233;es de la g&#233;ographie c&#233;leste, constitueraient en v&#233;rit&#233; les trois indissociables modalit&#233;s d'&#234;tre des &#034;empiriens&#034; (sic). A l'ontologie limpide des craignants-Dieu, ces derniers opposent leur philosophie de finitude sans lendemain qui voit en l'homme, l'&#233;ph&#233;m&#232;re produit de l'interaction du bonheur, de la souffrance, et de l'h&#233;b&#233;tude. Essentiellement mais contradictoirement prospective et cyclique, la premi&#232;re de ces conceptions c&#233;l&#232;bre le devenir au-del&#224; de l'&#034;&#233;tant&#034; ; la seconde laisse &#224; priori &#224; l'homme mort le seul et unique b&#233;n&#233;fice de la putr&#233;faction.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le sens de la vie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je suis venu ; je t'ai vu. Ta maman &#233;tait belle comme une m&#232;re. Paternel, ton p&#232;re &#233;tait puissant. Je venais &#224; peine de me pencher sur ton berceau, pour moi consubstantiel &#224; ton &#234;tre. J'ai beaucoup trembl&#233;, quand ton p&#232;re est venu te poser dans mes bras. J'ai r&#233;alis&#233; alors que tu existais aussi hors de ton lit. Tu n'as pas tourn&#233; ton minuscule regard vers moi, mais vers le reste du monde (nous &#233;tions debout au centre d'une cuisine en forme d'Eden). Ta t&#234;te &#233;tait pleine d'une lumi&#232;re suffisamment &#233;blouissante pour masquer l'aga&#231;ant va-et-vient des anges au-dessus de ton corps menu. Nous &#233;tions, avec tes parents, des ombres fugaces au milieu de ton bain mental de clart&#233;. Pour nous qui n'avions d'yeux pour rien en dehors de ton indicible souffle, en dehors des imperceptibles sursauts de tes petites articulations, tu &#233;tais parfaitement l&#224;. Dans le sourire de tes parents j'ai pu mesurer le degr&#233; de ton existence et le sens de la leur, forts qu'ils &#233;taient de ta fragile et incommensurable pr&#233;sence qui remplissait l'espace de la cuisine en forme d'Eden. Et moi l'&#233;tranger, moi l'&#233;ternel familier, j'&#233;tais fier comme un g&#233;ant aux bras lourds. Il aurait suffit d'un souffle pour me briser quand tu as tourn&#233; ta frimousse vers mon &#233;norme t&#234;te de lourdaud. Heureusement je t'aimais d&#233;j&#224; assez pour ne pas jalouser la subtilit&#233;, la finesse, la perfection de ton demi sommeil. Je suis ensuite all&#233; vers ton p&#232;re dont les bras adopt&#232;rent comme par miracle une forme id&#233;alement ovale pour te recevoir. Elle a du te sembler soudain bien confortable, cette &#233;treinte provisoire, en comparaison &#224; celle, tendrement maladroite de ton parrain. Il t'a port&#233; jusqu'&#224; ton lit qui m'a soudain sembl&#233; encore plus petit que toi. Tr&#244;ne horizontal, il avait les allures d'un mod&#232;le r&#233;duit de navire, en partie voil&#233; par une toile protectrice, mi mat&#233;rielle mi affective. De nouveau dans ton &#233;l&#233;ment, tu as soupir&#233;, et Morph&#233;e, tout en caressant le duvet de ton cr&#226;ne, nous a repouss&#233;, tes parents et moi, hors de la pi&#232;ce enchant&#233;e. Tu &#233;tais sorti de notre champ de vision. Assis dans la cuisine en forme d'Eden, nous formulions de jolies phrases &#224; ton sujet. J'ai r&#233;alis&#233; alors &#224; quel point ton arriv&#233;e avait boulevers&#233; les imp&#233;ratifs de vie de tes procr&#233;ateurs. Aux n&#233;cessit&#233;s existentielles qui avaient jusqu'alors r&#233;gi le quotidien respectif de tes parents, venait s'ajouter la n&#233;cessit&#233; sup&#233;rieure de ta pr&#233;sence. Une nouvelle configuration &#233;tait n&#233;e, charg&#233;e de sens, du seul sens qui vaille. La vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je te souhaite, Gabriel, une existence pleine de sens, pleine de vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La caricature est la po&#233;sie du dessin</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Homa Farivar</dc:creator>



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&lt;p&gt;N&#233; en 1942 &#224; Chiraz, Kambiz Derambakhsh commence tr&#232;s t&#244;t &#224; dessiner et, &#224; 15 ans, travaille d&#233;j&#224; pour plusieurs journaux tout en continuant des &#233;tudes &#224; l'Ecole des Beaux-Arts de T&#233;h&#233;ran. &lt;br class='autobr' /&gt;
A 18 ans, il part pour l'Allemagne o&#249; il fait la connaissance de caricaturistes c&#233;l&#232;bres et publie, entre autres, des dessins dans des magazines comme Quick. Apr&#232;s un s&#233;jour de 2 ans, il rentre &#224; T&#233;h&#233;ran o&#249; il collabore &#224; diff&#233;rentes publications : Tofigh, Keyhan, Ettela'at, Caricature, Zan-e-Rouz et Ferdowsi. C'est avec le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;N&#176; 9, ao&#251;t 2006 &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L136xH108/arton513-bc502.jpg?1686643750' width='136' height='108' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;N&#233; en 1942 &#224; Chiraz, Kambiz Derambakhsh commence tr&#232;s t&#244;t &#224; dessiner et, &#224; 15 ans, travaille d&#233;j&#224; pour plusieurs journaux tout en continuant des &#233;tudes &#224; l'Ecole des Beaux-Arts de T&#233;h&#233;ran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 18 ans, il part pour l'Allemagne o&#249; il fait la connaissance de caricaturistes c&#233;l&#232;bres et publie, entre autres, des dessins dans des magazines comme Quick. Apr&#232;s un s&#233;jour de 2 ans, il rentre &#224; T&#233;h&#233;ran o&#249; il collabore &#224; diff&#233;rentes publications : Tofigh, Keyhan, Ettela'at, Caricature, Zan-e-Rouz et Ferdowsi. C'est avec le journal Ayandegan qu'il atteint l'apog&#233;e de son art avec sa s&#233;rie de caricatures intitul&#233;e &#034;Les Miniatures Noires&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons eu un entretien avec lui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Massoud GHARDASHPOUR :&lt;/strong&gt; Puis-je, M. Derambakhsh, vous demander, en guise d'introduction, de nous parler de vos d&#233;buts dans le m&#233;tier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Kambiz DERAMBAKHSH :&lt;/strong&gt; J'ai commenc&#233; &#224; travailler &#224; 15 ans dans la presse ; tout d'abord, dans le mensuel o&#249; mon p&#232;re &#233;tait &#233;diteur en chef et dans lequel quelques-uns de mes dessins parurent et puis dans le magazine &lt;i&gt;Sefid-o-Siah&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque j'ai commenc&#233; &#224; &lt;i&gt;Sefid-o-Siah&lt;/i&gt; j'allais encore &#224; l'&#233;cole et j'&#233;tais en classe de 7&#232;me. J'&#233;tais bien pay&#233; : 150 tomans par mois, ce qui, &#224; l'&#233;poque, repr&#233;sentait un bon salaire. Au d&#233;part, je travaillais pour l'argent. J'ai travaill&#233; de plus en plus, gagnais de plus en plus et avais de plus en plus de succ&#232;s aupr&#232;s de la presse. J'en &#233;tais fier et ma famille s'en vanter partout. Cela, &#233;videmment, m'encourageait et je prenais mon travail tr&#232;s au s&#233;rieux. Le travail qui, au d&#233;but, avait pour principale motivation l'argent finit par devenir une v&#233;ritable passion. Parall&#232;lement au travail, je continuai des &#233;tudes &#224; l'Ecole des Beaux-Arts pendant 3 ans et j'ai appris les rudiments de la peinture, de la perspective et de l'anatomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 18 ans, je partis pour l'Allemagne o&#249; je travaillai pour la presse allemande. Cela ne dura pas tr&#232;s longtemps car, apr&#232;s 2 ans, je dus rentrer en Iran pour faire mon service militaire. Imm&#233;diatement apr&#232;s, je commen&#231;ai &#224; travailler pour la revue &lt;i&gt;Tofigh&lt;/i&gt;, seule revue de caricature existant &#224; l'&#233;poque. C'est &#224; &lt;i&gt;Tofigh&lt;/i&gt; que je devins v&#233;ritablement caricaturiste professionnel. Je dessinai des caricatures humoristiques, politiques et des caricatures sans l&#233;gende. Je travaillais &#233;galement dans la publicit&#233; et l'illustration de livres. Mon s&#233;jour en Allemagne m'avait permis d'atteindre un niveau international dans la caricature et les arts annexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A &lt;i&gt;Tofigh&lt;/i&gt;, il avait &#233;t&#233; stipul&#233; dans mon contrat d'embauche que je n'avais pas le droit de travailler pour une autre publication. Ceci &#233;videmment me d&#233;rangeait car cela mettait un frein &#224; ma cr&#233;ativit&#233; et ma capacit&#233; de production qui &#233;tait d&#233;bordante. Cela limitait d'autre part mes gains qui ne suffisaient plus &#224; subvenir aux besoins de ma famille. Je fus donc oblig&#233;, malgr&#233; tout le respect que je devais &#224; &lt;i&gt;Tofigh&lt;/i&gt; et &#224; mes coll&#232;gues, de donner ma d&#233;mission. La cons&#233;quence imm&#233;diate fut une hausse consid&#233;rable de mes revenus car je me mis &#224; travailler pour toutes sortes de journaux, entre autres &lt;i&gt;Keyhan&lt;/i&gt;. Le dernier avec lequel je collaborai jusqu'&#224; la veille de la R&#233;volution fut &lt;i&gt;Ayandegan&lt;/i&gt;, dans lequel furent publi&#233;s mes plus beaux dessins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.GH. : Quelle est votre d&#233;finition de la caricature en tant qu'art ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;K.D. : A mon avis, la caricature est l'expression d'une pens&#233;e repr&#233;sent&#233;e de fa&#231;on humoristique et affective sous forme d'image, une image transmettant un message. La caricature est la po&#233;sie du dessin. Peut-&#234;tre peut-on la consid&#233;rer comme une peinture d'exag&#233;ration. Le champ de la caricature est beaucoup plus vaste que ce qu'on peut imaginer. Les livres illustr&#233;s, les dessins anim&#233;s, les bandes dessin&#233;es peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;s &#233;galement comme de la caricature. Il me semble que la caricature est une sorte de cin&#233;ma, un cin&#233;ma dans un seul cadre. Tout ce que nous voyons dans un film, nous pouvons le voir dans une caricature. Chaque caricature est une histoire courte que l'artiste raconte avec un budget minimum et dans un temps minimum. Le caricaturiste est cin&#233;aste, producteur, sc&#233;nariste et metteur en sc&#232;ne de films courts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La caricature peut avoir plusieurs niveaux. Il y a une sorte de caricature qui n'est plus seulement moqueuse et bouffonne mais s'&#233;l&#232;ve &#224; un niveau de beaut&#233; po&#233;tique et humoristique tr&#232;s plaisant. Je dis toujours que j'ai &#233;t&#233; inspir&#233; par Charlie Chaplin. 80 ans apr&#232;s ses films, je suis toujours s&#233;duit. Tout en vous faisant rire, il vous fait r&#233;fl&#233;chir et pleurer. Tous le connaissent comme com&#233;dien, mais la com&#233;die ne veut pas toujours dire le rire. Le rire peut &#234;tre parfois amer. La caricature et tout particuli&#232;rement la caricature de qualit&#233; n'est pas une plaisanterie. La plaisanterie chatouille les sens mais la bonne caricature s'adresse au cerveau et incite &#224; la r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.GH. : Comment voyez-vous la caricature actuelle iranienne par rapport aux autres pays ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;K.D. : Apr&#232;s la R&#233;volution, nous avons vu l'&#233;mergence de nombreux caricaturistes. 2 revues ont plus particuli&#232;rement contribu&#233; &#224; l'apparition de cette nouvelle vague. L'une, le &lt;i&gt;Keyhan de la Caricature&lt;/i&gt;, revue sp&#233;cialis&#233;e dans la caricature, contenait des articles int&#233;ressants. Elle publia une s&#233;rie de caricatures ayant gagn&#233; des prix dans des comp&#233;titions internationales. Les jeunes iraniens, dans le but de devenir c&#233;l&#232;bres, gagner des prix et pouvoir partir &#224; l'&#233;tranger, se sont lanc&#233;s dans cette voie et ont travaill&#233; dur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y eut aussi 2 autres revues : &lt;i&gt;Humour et Caricature &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;Gol Agha&lt;/i&gt; qui, pendant toute la p&#233;riode de la guerre et de vide artistique, contribu&#232;rent &#224; maintenir en vie la caricature. Toutefois, le m&#233;rite principal en revient &#224; &lt;i&gt;Keyhan de la Caricature&lt;/i&gt; qui permit aux caricaturistes iraniens de participer &#224; des expositions &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a actuellement pr&#232;s de mille caricaturistes en Iran. Ce que je peux dire, c'est qu'une dizaine fait du bon travail &#224; un niveau international. Toutefois, je pense que nous n'avons pas encore de caricaturiste professionnel de haut niveau. Pour cela, il faut du temps. La majorit&#233; de nos caricaturistes travaillent sur la technique et l'ex&#233;cution, alors que manquent l'humour, la finesse et l'espi&#232;glerie qui devraient y &#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, en gros, je pense que la caricature iranienne d'aujourd'hui a sa place dans le monde. Apr&#232;s le cin&#233;ma, il rapporte des prix &#224; l'Iran, ce qui est un honneur pour la R&#233;publique Islamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.GH. : Pouvez-vous parler du style de vos caricatures ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;K.D. : Dans chaque art, l'artiste a son propre style par lequel on le reconna&#238;t. Un bon caricaturiste ne peut pas ne pas avoir de style. Toutefois, le style n'est pas une chose pr&#233;fabriqu&#233;e mais plut&#244;t quelque chose qui prend forme au fur et &#224; mesure par un travail acharn&#233;. Puis arrive un temps o&#249; le style du caricaturiste devient sa marque, sa signature. L'artiste doit s'efforcer &#224; ce que son travail ne devienne pas la copie des &#339;uvres des autres. Cette imitation peut &#234;tre b&#233;n&#233;fique en d&#233;but de carri&#232;re mais l'artiste doit trouver en d&#233;finitive sa propre voie. Si je veux donner une d&#233;finition de mon style, la seule chose que je puisse dire, c'est que c'est un style que j'ai d&#233;velopp&#233; par moi-m&#234;me. En fait, le &#034;bonhomme&#034; de ma caricature repr&#233;sente un &#234;tre que j'ai cr&#233;&#233;. C'est l'homme universel. Plus pr&#233;cis&#233;ment c'est un &#234;tre humain en puissance sans nationalit&#233; ni appartenance. Bien qu'il n'ait pas d'yeux, de sourcils ni de bouche, s'il est triste, nous voyons dans ses expressions et ses mouvements qu'il est triste et d&#233;prim&#233;. Pour cela, il n'a pas besoin d'habits sp&#233;cifiques ou d'appartenance &#224; un pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains me conseillent de dessiner un personnage typiquement iranien avec un v&#234;tement traditionnel comme le &#034;poustine&#034; par exemple. Je leur r&#233;ponds qu'on porte le poustine en Turquie, en Russie et peut-&#234;tre ailleurs. Donc, ce n'est pas une sp&#233;cificit&#233; iranienne. Et puis, l'iranien ne porte plus de poustine mais un costume comme partout ailleurs. Quoi qu'il en soit, je suis arriv&#233; &#224; la conclusion que je dois cr&#233;er un bonhomme international, un repr&#233;sentant de l'humanit&#233;, reconnaissable partout. Les seules caricatures dont on peut d&#233;tecter l'origine sont les chinoises et japonaises dans lesquelles les yeux sont brid&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.GH. : Cela veut-il dire que vous voulez communiquer avec le monde entier et que vos &#339;uvres ne doivent pas limiter leur port&#233;e &#224; l'Iran.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;K.D. : Oui, c'est &#231;a. En fait, j'ai r&#233;solu ce probl&#232;me. Je fais partie des caricaturistes qui ont eu plusieurs styles, ceci ne repr&#233;sentant pas une incapacit&#233; ou une faiblesse. Par exemple, j'ai fait des caricatures qui ont &#233;t&#233; qualifi&#233;es de &#034;bazari&#034;, c'est-&#224;-dire faites uniquement dans le but de faire de l'argent et on me l'a reproch&#233;. Parall&#232;lement, j'ai fait des dessins et caricatures intellectuels. Je me suis rendu compte que c'&#233;tait une qualit&#233; que d'&#234;tre capable de s'exprimer dans des styles diff&#233;rents. C'est, en r&#233;alit&#233;, une capacit&#233; qu'il faut exploiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure actuelle, mes caricatures &#233;tant peu publi&#233;es dans la presse, je fais plut&#244;t du travail publicitaire : calendriers, affiches &#8230; Mon dernier travail consiste en une s&#233;rie de dessins anim&#233;s que je suis en train de r&#233;aliser avec mon fils (10 dans un premier temps, dont 3 sont termin&#233;s). Ils ont &#233;t&#233; faits avec des logiciels 3DMax et sont tr&#232;s r&#233;ussis. Peut-&#234;tre repr&#233;sentent-ils une nouvelle voie pour moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.GH. : J'ai lu quelque part que vous avez dit que vous aviez tellement d'id&#233;es que vous n'aurez pas assez de temps pour les r&#233;aliser jusqu'&#224; la fin de votre vie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;K.D. : Oui, c'est vrai. Beaucoup d'artistes souffrent du manque d'inspiration et d'id&#233;es. En ce qui me concerne, cela fait des ann&#233;es que je passe le plus clair de mon temps &#224; r&#233;fl&#233;chir ; j'ai beaucoup d'id&#233;es et je ne pense pas que je puisse les r&#233;aliser toutes. Picasso et Dali avaient beaucoup d'id&#233;es et de projets qui ont &#233;t&#233; enterr&#233;s avec eux. Je ne me compare pas &#233;videmment &#224; ces artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.GH. : Y a-t-il un autre art qui vous inspire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;K.D. : Le caricaturiste s'inspire de tout, ce n'est pas seulement les arts et les livres, mais tout peut &#234;tre source d'inspiration pour lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.GH. : Vous-m&#234;me, quel est l'art qui vous attire le plus ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;K.D. : Moi, j'aime beaucoup le cin&#233;ma. C'est l'art qui peut le mieux se rapprocher de ce que l'artiste veut obtenir. C'est-&#224;-dire que le cin&#233;ma est en r&#233;alit&#233; l'expression de sentiments inconnus aux gens. Bien s&#251;r, je parle ici du cin&#233;ma &#224; son plus haut niveau car il existe aussi un cin&#233;ma m&#233;diocre. En fait, mettre l'imaginaire en images et l'expliciter, c'est comme si vous illustriez vos r&#234;ves et les transmettiez au spectateur ; des r&#234;ves qui, dans la plupart des cas, sont difficiles &#224; exprimer par d'autres arts. On doit trouver un art proche de ses r&#234;ves et qui puisse le mieux les exprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.GH. : Aimeriez-vous faire un commentaire et ajouter quelque chose ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;K.D. : Le seul conseil que je puisse donner aux jeunes caricaturistes est de ne jamais n&#233;gliger le dessin et d'avoir toujours &#224; port&#233;e de main leur cahier d'esquisses, de travailler d'arrache-pied nuit et jour. Le travail de caricaturiste n'est pas facile et exige un travail de tous les instants. Le caricaturiste ne doit jamais &#234;tre satisfait. Il doit voir r&#233;guli&#232;rement le travail et les expositions des autres, facteur extr&#234;mement important pour lui permettre d'acqu&#233;rir de nouvelles id&#233;es et techniques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Perspective sohrawardienne</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article512</link>
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		<dc:date>2006-08-01T02:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mohammad-Javad Mohammadi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A l'occasion du 8 mordad, journ&#233;e de comm&#233;moration &#224; la m&#233;moire de Chahab Al-Dine Yahya Sohrawardi &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce fut &#224; Sohrawarde en Azerba&#239;djan, province iranienne, riche en doctes et &#233;rudits, que naqu&#238;t, en 1155 (549 de l'h&#233;gire), l'un des esprits les plus profonds de la tradition m&#233;taphysique iranienne, le philosophe et mystique persan Chahab Al-Dine Yahya Sohrawardi. Avide de connaissance et de savoir, le futur Cheykh-&#233;-Echragh se lan&#231;a tr&#232;s jeune dans un long voyage qui allait le conduire, &#224; son insu sans (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;N&#176; 9, ao&#251;t 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton512-67c68.jpg?1686643750' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A l'occasion du 8 mordad, journ&#233;e de comm&#233;moration &#224; la m&#233;moire de Chahab Al-Dine Yahya Sohrawardi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce fut &#224; Sohrawarde en Azerba&#239;djan, province iranienne, riche en doctes et &#233;rudits, que naqu&#238;t, en 1155 (549 de l'h&#233;gire), l'un des esprits les plus profonds de la tradition m&#233;taphysique iranienne, le philosophe et mystique persan Chahab Al-Dine Yahya Sohrawardi. Avide de connaissance et de savoir, le futur Cheykh-&#233;-Echragh se lan&#231;a tr&#232;s jeune dans un long voyage qui allait le conduire, &#224; son insu sans doute, vers une fin tragique que le destin lui avait r&#233;serv&#233; &#224; quelque mille kilom&#232;tres de l&#224;, &#224; Alep en Syrie. Le h&#233;ros des Croisades, Saladin, commit en effet, dans une n&#233;faste journ&#233;e de 1191, sa plus grave erreur en mettant violemment un terme &#224; l'existence d'un penseur auquel nous devons, aujourd'hui encore, l'un des syst&#232;mes th&#233;osophiques les plus sophistiqu&#233;s. Il aurait p&#233;ri &#233;trangl&#233; &#224; l'&#226;ge de 36 ans dans l'une des ge&#244;les de la prison d'Alep. Sohrawardi a cherch&#233;, en particulier dans son ouvrage majeur &lt;i&gt;Le livre de la sagesse illuminative&lt;/i&gt;, et en faisant se croiser les r&#233;f&#233;rences islamiques et chiites avec les perspectives platoniciennes et zoroastriennes, &#224; atteindre le plus haut niveau de sagesse pour ce qui concerne la fameuse hi&#233;rarchie d&#233;cimale dont il fut l'initiateur. Prolifique malgr&#233; sa courte vie, il est l'auteur d'une cinquantaine de livres, r&#233;cits et essais, dont &lt;i&gt;La sagesse illuminative&lt;/i&gt;, qui reste, &#224; n'en pas douter, son ouvrage le plus difficile d'acc&#232;s, moins en raison de sa structure que par la complexit&#233; de son contenu. Dans ce texte, l'auteur entrelace des motifs relevant de la gnose, de la psychologie et de la m&#233;taphysique. A la raison discursive (&lt;i&gt;hekmat-&#233;-bahsi&lt;/i&gt;), n&#233;cessaire mais cause &#233;ventuelle d'&#233;garement, il associe la philosophie mystique (&lt;i&gt;hekmat-&#233;-zoghi&lt;/i&gt;). Il a &#233;tabli avec perspicacit&#233; une multitude d'analogies dont les connexions logiques sont le plus souvent sous-entendues. Il conseille lui-m&#234;me &#224; ses lecteurs de se pr&#233;parer spirituellement en suivant une p&#233;riode de je&#251;ne et de pri&#232;re, afin de parvenir &#224; saisir le sens profond de son livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son projet, la symbolique de la lumi&#232;re lui sert de socle en vue de pr&#233;senter ses id&#233;es et sa conception de l'&#234;tre. Emprunt&#233; apparemment &#224; la sagesse zoroastrienne de l'ancienne Perse (&lt;i&gt;Sopenta-mainyu&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Angra-mainyu&lt;/i&gt;), le principe du dualisme est &#224; la base de son syst&#232;me philosophique mais avec cette diff&#233;rence qu'il est appliqu&#233; &#224; un niveau inf&#233;rieur &#224; l'instance de la cr&#233;ation, dans un ordre longitudinal. Religieux pratiquant et monoth&#233;iste, il a pourtant pris ses distances par rapport au dualisme zoroastrien. La r&#233;alit&#233; est con&#231;ue &#224; travers deux noyaux centraux, enti&#232;rement oppos&#233;s : la lumi&#232;re et la t&#233;n&#232;bre. Au sommet se place la Lumi&#232;re des Lumi&#232;res, pure et &#233;ternelle, autosuffisante et dominante. Au plus bas, se loge la pure mati&#232;re, la plus noire t&#233;n&#232;bre, pauvre en &#234;tre. Chez Sohrawardi, l'existence se traduit en terme de lumi&#232;re. Elle s'&#233;tend par l'interm&#233;diaire des lumi&#232;res m&#233;diatrices, qui &#233;manent elles-m&#234;mes de la premi&#232;re, &#224; une multitude d'&#233;tants, cr&#233;ant ainsi tout un univers, en vertu de la r&#232;gle philosophique suivante : &#034;de l'un ne peut na&#238;tre que l'un&#034;. Ainsi se rangent dans une gradation d&#233;croissante, un ensemble d'&#233;tants qui se d&#233;gradent, successivement, &#224; partir de l'absolue Lumi&#232;re jusqu'&#224; des degr&#233;s moindres d'&#234;tre, &#233;tant donn&#233; que chaque lumi&#232;re, en se recr&#233;ant, engendre une part de t&#233;n&#232;bre. L'ontologie de Sohrawardi, bas&#233;e sur l'imaginaire de lumi&#232;re, postule l'existence de trois univers hi&#233;rarchis&#233;s : 1- le monde de &lt;i&gt;mofareghat-&#233;-mahz&#233;&lt;/i&gt; ou de &lt;i&gt;oghoul&lt;/i&gt; (celui des lumi&#232;res dominantes) 2- le monde de &lt;i&gt;nofous&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;anvar-&#233;-espahbodieh&lt;/i&gt; (celui des lumi&#232;res g&#233;rantes) 3- le monde de barazekh (celui des corps). Le rapport haut-bas est retenu par un lien d'amour (de la part de l'&#234;tre inf&#233;rieur cherchant l'union avec la lumi&#232;re pleine) et de domination (de la part du sup&#233;rieur). Sohrawardi, dans la classification des &#234;tres, ajoute donc aux deux distinctions classiques, par essence (en partie ou dans sa totalit&#233;) et par trait secondaire, une troisi&#232;me : la distinction par intensit&#233; (de lumi&#232;re). Alors, comme plus tard pour Molla Sadra, l'existence devient chez Sohrawardi graduelle (&lt;i&gt;tachkiki&lt;/i&gt;).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2287 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L336xH348/512-1-dd900.jpg?1686643750' width='336' height='348' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors les &#233;l&#233;ments symboliques, relevant d'un imaginaire riche et productif, occupent une place primordiale dans l'&#339;uvre de Sohrawardi. La force de leur suggestivit&#233; aide le philosophe &#224; communiquer ses id&#233;es sans se voir oblig&#233; de suivre la voie rigide des p&#233;ripat&#233;ticiens tels qu'Avicenne. Le plus important de ces &#233;l&#233;ments, on vient de l'&#233;voquer, est bien entendu celui de la lumi&#232;re et de la t&#233;n&#232;bre, qui constituent la charpente de sa philosophie. Le tout implique ensuite la symbolique spatiale. &lt;i&gt;Echragh&lt;/i&gt;, le mot cl&#233; de son &#339;uvre, d&#233;signe, en son sens propre, l'illumination du soleil &#224; son lever en Orient. L'Orient devient d&#232;s lors source et origine de la lumi&#232;re, et s'oppose en cela &#224; l'Occident t&#233;n&#233;breux. Bien qu'ils se r&#233;f&#232;rent au monde spirituel du &lt;i&gt;malakout&lt;/i&gt; et nullement &#224; notre cosmos de &lt;i&gt;ghavasegh&lt;/i&gt;, n&#233;anmoins la connotation est si forte et la symbolique spatiale est tellement pr&#233;sente et d&#233;velopp&#233;e qu'un sp&#233;cialiste comme Henry Corbin a pr&#233;f&#233;r&#233;, au lieu de &lt;i&gt;Sagesse illuminative&lt;/i&gt; traduire &lt;i&gt;Hekmat-al-Echragh&lt;/i&gt; par &lt;i&gt;Sagesse Orientale&lt;/i&gt;. Il justifie son choix en pr&#233;cisant que le mot se &#034;&lt;i&gt;r&#233;f&#232;re &#224; la vision int&#233;rieure de l&lt;/i&gt;'Orient &lt;i&gt;de la lumi&#232;re levante [&#8230;]. Il s'ag&#238;t d'une connaissance qui est&lt;/i&gt; illuminative&lt;i&gt; parce qu'elle est&lt;/i&gt; orientale &lt;i&gt;et qui est&lt;/i&gt; orientale &lt;i&gt;parce qu'elle est&lt;/i&gt; illuminative. &lt;i&gt;L'accent est mis ainsi sur cet &lt;/i&gt;Orient &lt;i&gt;qui est la Lumi&#232;re des Lumi&#232;res [&#8230;]. C'est pourquoi nous traduisons&lt;/i&gt; ishr&#226;q&#238; &lt;i&gt;par&lt;/i&gt; orientale, &lt;i&gt;au sens m&#233;taphysique de ce mot.&lt;/i&gt;&#034; Dans l'un de ses r&#233;cits intitul&#233; &lt;i&gt;Le r&#233;cit de l'exil occidental&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ghesat al-ghorbat al-gharbiah&lt;/i&gt;) l'auteur associe aux &#233;l&#233;ments spatiaux pr&#233;cit&#233;s le motif de l'exil et de l'exil&#233; &#224; l'int&#233;rieur d'une structure narrative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le motif suivant est celui de la couleur, tr&#232;s pr&#233;sent dans la tradition mystique persane. Sohrawardi &#233;galement l'ins&#232;re dans son symbolisme visionnaire. C'est principalement par le biais du blanc, du noir et du rouge que la couleur se d&#233;ploie dans les r&#233;cits du philosophe. &lt;i&gt;Aghl-&#233;-sorkh&lt;/i&gt;, ou Intelligence rouge d&#233;signe dans le vocabulaire de Sohrawardi le m&#233;lange de blanc et de noir, effectu&#233; par l'Archange Gabriel. Etant donn&#233; que &lt;i&gt;oghoul&lt;/i&gt; (les Intelligences) correspond aux archanges, Corbin a traduit le titre du r&#233;cit &lt;i&gt;Aghl-&#233;-sorkh&lt;/i&gt; &lt;i&gt;en Archange empourpr&#233;. &#034;Cette couleur rouge pourpre, qui est celle du cr&#233;puscule du matin et du soir, est produite par le m&#233;lange de la lumi&#232;re et de la nuit, du blanc et du noir. C'est cela m&#234;me qu'exprimera d'autre part le symbolisme des deux ailes de Gabriel [&#8230;]&#034;&lt;/i&gt; dit-il en faisant allusion au r&#233;cit du &lt;i&gt;Bruissement des ailes de Gabriel&lt;/i&gt;. Dans ce r&#233;cit, dot&#233; d'un imaginaire &#233;labor&#233;, l'&#226;me humaine &#233;mane de Gabriel, &lt;i&gt;Bahman&lt;/i&gt;, selon l'appellation des &lt;i&gt;khosrovanides&lt;/i&gt; de la Perse antique, &#224; travers un rayon de lumi&#232;re qui descend de son aile droite, tandis que l'aile gauche fait descendre une ombre qui engendre notre monde de corpor&#233;it&#233; sensible. Le conflit du bien et du mal, le d&#233;sir humain de l'ascension spirituelle, et tant d'autres questions philosophiques sont ainsi abord&#233;s de mani&#232;re symbolique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le symbolisme des animaux dans l'&#339;uvre de Sohrawardi constitue un autre domaine d'&#233;tude. Fourmi, huppe, paon, hibou, cam&#233;l&#233;on, chauve-souris comptent, entre autres, parmi les &#233;l&#233;ments animaliers charg&#233; de sens. Mais la qu&#234;te de l'origine lumineuse est surtout d&#233;crite &#224; travers l'image de l'oiseau mythique et fabuleux, &lt;i&gt;Simorgh&lt;/i&gt; dont la nourriture est le feu et dont le nid se situe au sommet de la montagne de &lt;i&gt;Ghaf&lt;/i&gt;. Le r&#233;cit de l'incantation du &lt;i&gt;Simorgh&lt;/i&gt; trace de fa&#231;on imag&#233;e les diff&#233;rentes &#233;tapes que doit parcourir l'&#226;me sur la voie qui m&#232;ne &#224; Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi nous constatons que l'univers conceptuel de Sohrawardi est construit sur fond d'une symbolique et d'un imaginaire particuli&#232;rement dense, et nous esp&#233;rons que cette dimension de son &#339;uvre, peu abord&#233;e, fera l'objet d'&#233;tudes riches en d&#233;couvertes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La province de Fars, capitale culturelle de l'Iran</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article511</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article511</guid>
		<dc:date>2006-08-01T01:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maryam Devolder</dc:creator>



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&lt;p&gt;La province de Fars a une superficie de 123 946 kilom&#232;tres carr&#233;s, soit 7,6% de la superficie totale de l'Iran et compte une population d'environ 4 millions d'habitants. Elle est constitu&#233;e de 21 circonscriptions comprenant 54 villes et 2989 villages. Avec pr&#232;s de 300 sites historiques, religieux et naturels, c'est la capitale culturelle de l'Iran. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chir&#226;z, premi&#232;re ville du d&#233;partement, avec 10 531 kilom&#232;tres carr&#233;s de superficie et une population de 1 500 000 habitants, est aussi une des plus (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;N&#176; 9, ao&#251;t 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton511-df3d3.jpg?1686643750' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La province de Fars a une superficie de 123 946 kilom&#232;tres carr&#233;s, soit 7,6% de la superficie totale de l'Iran et compte une population d'environ 4 millions d'habitants. Elle est constitu&#233;e de 21 circonscriptions comprenant 54 villes et 2989 villages. Avec pr&#232;s de 300 sites historiques, religieux et naturels, c'est la capitale culturelle de l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chir&#226;z, premi&#232;re ville du d&#233;partement, avec 10 531 kilom&#232;tres carr&#233;s de superficie et une population de 1 500 000 habitants, est aussi une des plus importantes villes du pays au niveau touristique et historique et a acquis une renomm&#233;e internationale. Tous les ans, des milliers de touristes iraniens et &#233;trangers viennent profiter de la nature et visiter les sites historiques de la r&#233;gion, les vestiges de Pers&#233;polis, le tombeau des c&#233;l&#232;bres po&#232;tes H&#226;fez et Saadi, le palais de Karimkh&#226;n, les bazars de Vakil et de Gheysarieh, les bas-reliefs de Rostam, de Rajab et de Bahr&#226;m, la Grande Mosqu&#233;e et la mosqu&#233;e de Djame Atighe, le pont de pierre S&#251;ri&#226;n, les collines de K&#251;chkzar, le palais de Cyrus, les ruines du palais de Yagh&#251;b, le mausol&#233;e d'un descendant de l'Imam, Seyed N&#251;r-o-d&#238;n, le tombeau d'Ahmad Neyrizi et de Pir Mor&#226;d, la ville de Bich&#226;p&#251;r, le temple zoroastrien de l'&#233;poque des Sassanides, le relais de Mahak, les jardins de Nech&#226;t et beaucoup d'autres sites touristiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus de ces nombreux sites touristiques, la r&#233;gion jouit d'un climat tr&#232;s agr&#233;able et d'une nature tr&#232;s belle qui offrent aux milliers de visiteurs la possibilit&#233; de jouir du calme et des bienfaits de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les sites naturels &#224; visiter, notons le parc de chasse gard&#233;e de T&#251;t Sia &#224; Ab&#226;deh, les sources de Balang&#226;n &#224; Aghalid et de Hanifi&#226;n &#224; Fas&#226; , la r&#233;gion des nomades de Bov&#226;n&#226;t M&#226;rg&#251;n &#224; Espid&#226;n, les pistes de ski de Tcholeh G&#226;h, le &#034;paradis perdu&#034; de Marvdacht, la vall&#233;e des panth&#232;res &#224; Neyriz et de L&#226;yzank&#226;n &#224; D&#226;r&#226;b, la rivi&#232;re et les cascades de N&#251;r Ab&#226;d Mohseni, le lac Parich&#226;n &#224; K&#226;zer&#251;n, les &#233;tangs de Morgh&#226;b &#224; Estahb&#226;n, la source d'eau chaude de Fir&#251;z Ab&#226;d, les grandes r&#233;serves d'eau et les palmeraies de L&#226;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chah Tcher&#226;gh :&lt;/strong&gt; Personne ne quittera Chir&#226;z sans avoir visit&#233; le c&#233;l&#232;bre tombeau de M&#238;r Seyed Mohamad, descendant du septi&#232;me Imam, pr&#232;s de la mosqu&#233;e. Ce tombeau a &#233;t&#233; construit par Amir Maghreb-o-din, ministre d'At&#226;bak Ab&#251; Bakr, au d&#233;but du VII&#232;me si&#232;cle de l'h&#233;gire. Les coupoles, la cour et la tombe ont &#233;t&#233; restaur&#233;es plusieurs fois. Une des principales restaurations date de l'&#233;poque de N&#226;der Chah qui avait fait le v&#339;u de restaurer le mausol&#233;e s'il arrivait &#224; reprendre Chir&#226;z aux Af&#226;ghenehs. N&#226;der Chah offrit donc trois kilos d'or pour le mausol&#233;e et une somme d'argent pour la restauration. En 1239 de l'h&#233;gire, lors du tremblement de terre de Chir&#226;z, le mausol&#233;e subit de lourds d&#233;g&#226;ts et une nouvelle restauration fut n&#233;cessaire. La coupole du mausol&#233;e fut construite pour la premi&#232;re fois au VII&#232;me si&#232;cle et en 1336 de l'&#232;re iranienne, une coupole &#224; armature de fer fut construite dans la forme de la coupole actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le b&#226;timent actuel comporte une cour principale, la grande salle du tombeau, et de chaque c&#244;t&#233;, quatre grandes salles et la mosqu&#233;e. Il y a aussi des pi&#232;ces et d'autres tombeaux autour du mausol&#233;e. Une des particularit&#233;s du mausol&#233;e de Ch&#226;htcher&#226;gh, sont les mosa&#239;ques de petits miroirs g&#233;om&#233;triques &#224; l'int&#233;rieur du mausol&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cour, tr&#232;s vaste, entour&#233;e de petites pi&#232;ces, s'ouvre sur un couloir qui conduit &#224; la mosqu&#233;e de Djame Atighe.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les richesses naturelles de Chir&#226;z&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le &#034;paradis perdu&#034; :&lt;/strong&gt; &#224; l'ouest de Chir&#226;z, se trouve une tr&#232;s belle vall&#233;e d'une hauteur de pr&#232;s de 1800 m&#232;tres. Ce site naturel qui est l'un des plus beaux de la r&#233;gion, est couvert de for&#234;ts d'amandiers et de ch&#226;taigniers. Les cours d'eau qui s'y d&#233;versent, la v&#233;g&#233;tation verdoyante et abondante cr&#233;ent des paysages paradisiaques. Cette r&#233;gion est particuli&#232;rement appr&#233;ci&#233;e en &#233;t&#233; par les amoureux de la nature qui viennent y camper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le lac de Maharl&#251; :&lt;/strong&gt; situ&#233; &#224; 27 kilom&#232;tres au sud-est de Chir&#226;z, ce lac d'eau sal&#233;e dont les habitants de la r&#233;gion tiraient du sel en &#233;t&#233;, est devenu, gr&#226;ce &#224; une eau plus abondante, un lieu de pr&#233;dilection pour les oiseaux migrateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le jardin d'Eram :&lt;/strong&gt; ce parc tr&#232;s ancien a d&#251; &#234;tre cr&#233;&#233; &#224; l'&#233;poque de At&#226;bak Ghar&#226;tcheh, de la dynastie des Salj&#251;ghi&#226;n et resta la possession des gens de la cour jusqu'&#224; l'&#233;poque des Zandieh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;poque des Pahlavis, avec la cr&#233;ation de l'universit&#233; de Chir&#226;z, ce parc fut confi&#233; &#224; l'universit&#233; et sert de centre de recherches en botanique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le parc, un palais de trois &#233;tages renferme des salons d&#233;cor&#233;s dans les r&#232;gles les plus parfaites de l'art iranien. Sur la fa&#231;ade du b&#226;timent sont grav&#233;s, sur huit pierres de pr&#232;s de deux m&#232;tres de hauteur, des po&#232;mes c&#233;l&#232;bres de Sa'adi, H&#226;fez et Ch&#251;rideh Shir&#226;zi, une merveille de calligraphie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le jardin de Hafif Ab&#226;d :&lt;/strong&gt; appel&#233; aussi jardin de Golchan. Ce jardin, un des plus anciens de Chir&#226;z, remonte &#224; l'&#233;poque des Safavides. Un richissime habitant de Chir&#226;z avait fait construire, &#224; l'&#233;poque des Q&#226;dj&#226;rs, le b&#226;timent qui s'y trouve actuellement. La porte du jardin se trouve au nord avec quatre colonnes qui rappellent les c&#233;l&#232;bres colonnes de Pers&#233;polis, le haut du portail semblant &#234;tre pris entre les griffes de deux lions sculpt&#233;s. Des bains publics, les plus anciens de Chir&#226;z, orn&#233;s de minarets se trouvent &#224; l'ouest du b&#226;timent. Toutes les portes du jardin sont d&#233;cor&#233;es de vitraux de couleur et offrent aux visiteurs des images inoubliables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'entr&#233;e du jardin, un grand bassin de pierre est entour&#233; d'arbres centenaires formant les all&#233;es du jardin. Les b&#226;timents servent actuellement de mus&#233;e militaire et sont ouverts aux visiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le lac Parich&#226;n :&lt;/strong&gt; une des r&#233;gions prot&#233;g&#233;es d'Iran, se trouve au sud des montagnes de Zagros, &#224; 60 kilom&#232;tres &#224; l'ouest de Chir&#226;z et &#224; 12 kilom&#232;tres de K&#226;zer&#251;n. Dans les r&#233;cits de voyages en Iran et dans les vieux livres de g&#233;ographie, le nom du lac Parich&#226;n ou d'Arjan est souvent mentionn&#233;. Il s'appelle aussi F&#226;mur &#224; cause de la source de ce nom qui l'alimente. Cette r&#233;gion &#233;tait aussi la r&#233;gion des lions iraniens dont l'esp&#232;ce a disparu. Sa profondeur moyenne est de 1,6 m&#232;tres et atteint certaines ann&#233;es 2 m&#232;tres de profondeur. Ce lac d'eau douce, non potable, est le lieu de vie de poissons et d'oiseaux migrateurs lui donnant une valeur &#233;cologique particuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Portail du Coran :&lt;/strong&gt; dans le pass&#233;, sur la route menant &#224; Chir&#226;z, furent construits &#224; l'&#233;poque des Ale-B&#251;yeh, des portails sur&#233;lev&#233;s, restaur&#233;s par Karim Kh&#226;n-e-Zand, qui y fit ajouter des pi&#232;ces des deux c&#244;t&#233;s, pour les gardiens de la route. Au-dessus de ces portails, un emplacement &#233;tait pr&#233;vu pour y placer un Coran. Les voyageurs passaient dessous, &#233;tant ainsi prot&#233;g&#233;s pendant leur voyage. Ce grand Coran est actuellement conserv&#233; au mus&#233;e de P&#226;rs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les relais :&lt;/strong&gt; parmi les sites historiques int&#233;ressants de l'&#233;poque des Q&#226;dj&#226;rs, il faut citer le relais de Mochir, construit sur ordre de Mirz&#226; Ab&#251;l Hasan Kh&#226;n Mochir-ol-Molk et financ&#233; par des m&#233;c&#232;nes de la r&#233;gion. Cette personnalit&#233; fit construire d'autres monuments dans la r&#233;gion de F&#226;rs et &#224; Chir&#226;z, comme le Hosseinieh de Chir&#226;z, le pont, le relais de la route de Bar&#226;z Kh&#226;n et celui qui se situe pr&#232;s de la porte du bazar de Vakil. La porte et les plafonds sont d&#233;cor&#233;s de mosa&#239;ques. La cour du relais est entour&#233;e de petites pi&#232;ces dont l'entr&#233;e est orn&#233;e de mosa&#239;ques typiquement iraniennes, malheureusement tr&#232;s ab&#238;m&#233;es. Seules les mosa&#239;ques du premier &#233;tage sont rest&#233;es intactes. Au milieu de la cour, se trouve un bassin, constitu&#233; d'une unique pierre et d'autres bassins dont une pierre hexagonale occupe le centre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les quarante tombes :&lt;/strong&gt; au nord du mausol&#233;e de H&#226;fez, se trouve un ancien cimeti&#232;re avec quarante tombes de penseurs et &#233;rudits inconnus. Le c&#233;l&#232;bre po&#232;te de Chir&#226;z, Cheikh Ab&#251; Esh&#226;gh At'ameh, dont les po&#232;mes chantaient les vertus des fruits et de la nourriture, est aussi enterr&#233; dans ce cimeti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La maison de Zinat-ol-Mol&#251;k :&lt;/strong&gt; &#224; l'est de Chir&#226;z, au bout de l'avenue Lutf Ali Kh&#226;n Zand, dans un verger de mandarines, se trouve une maison attribu&#233;e &#224; Zinat-ol-Moluk qui &#233;tait destin&#233;e &#224; la vie priv&#233;e de l'intendant du verger. Au nord du verger, un corridor souterrain m&#232;ne &#224; la maison de Zinat-ol-Moluk. Cet ensemble date des Q&#226;dj&#226;rs et est un exemple typique de l'architecture de cette &#233;poque. Le sous-sol de la maison de Zinat-ol-Moluk est l'endroit le plus int&#233;ressant ainsi que les passages souterrains qui entourent la maison. Le b&#226;timent a &#233;t&#233; r&#233;cemment restaur&#233; et les couloirs souterrains servent de salles d'exposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le bas-relief de Rostam :&lt;/strong&gt; un des plus importants et des plus beaux vestiges de l'&#233;poque des Perses, des Il&#226;mis, des Ach&#233;m&#233;nides et des Sassanides. Au milieu de la montagne, ces sculptures dans la pierre servaient de s&#233;pulture aux rois ach&#233;m&#233;nides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tombeaux sont ceux de Khach&#226;y&#226;r (Xerx&#232;s), de Darius le Grand, d'Ard&#233;chir Ier et Ard&#233;chir II. Dans ces montagnes, il y a trois vestiges historiques de l'&#233;poque des Il&#226;mis (2000 ans avant J.-C.), de l'&#233;poque des Ach&#233;m&#233;nides (550 &#224; 330 avant J.-C.) et de l'&#233;poque des Sassanides (224 avant J.-C. jusqu'en 651 apr&#232;s J.-C.). Le nom de Naqsh-e- Rostam a &#233;t&#233; donn&#233; &#224; cet ensemble de tombes, Rostam &#233;tant le h&#233;ros l&#233;gendaire du c&#233;l&#232;bre Chah-n&#226;meh (Livre des Rois) de Ferdowsi. Le tombeau de Khach&#226;y&#226;r, roi ach&#233;m&#233;nide, qui se trouve &#224; la droite de la statue de Rostam, est taill&#233; &#224; flanc de montagne. Il a la forme d'une croix. Ayant &#233;t&#233; construit dans les ann&#233;es 480-330 avant J.C., il ne repr&#233;sente &#233;videmment pas un symbole chr&#233;tien. Ces tombeaux de 22 m&#232;tres sur 19 m&#232;tres, ont &#233;t&#233; creus&#233;s en hauteur selon les croyances de l'&#233;poque qui voulaient que Dieu n'existe que dans le ciel. Il fallait donc s'&#233;lever pour se rapprocher de Lui. Les rois tenaient &#224; la main un arc en signe de force et &#233;taient en adoration devant Ahura Mazda, le feu sacr&#233; et la lune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tombeau de Darius 1er, de la dynastie ach&#233;m&#233;nide et de la tribu des P&#226;s&#226;rg&#226;di, de race aryenne. Ses anc&#234;tres r&#233;gnaient sur la Perse depuis des d&#233;cennies. Le cousin de son p&#232;re, le grand Cyrus, avec son fils Kamb&#251;jieh, avait &#233;tabli le plus grand empire de l'histoire. Cet empereur r&#233;gna 36 ans et s'&#233;teignit en 489 avant J.-C. Son corps fut d&#233;pos&#233; dans le caveau de pierre de Naqsh-e-Rostam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tombeau de Darius est en forme de croix &#224; une hauteur de 60 m&#232;tres. Le haut du s&#233;pulcre montre une sc&#232;ne religieuse ou royale, o&#249; l'empereur, v&#234;tu d'une tunique perse, arm&#233; de son arc, arme des Perses, se tient debout sur un escalier de trois marches, en pri&#232;re devant l'autel du feu sacr&#233;. Au-dessus de la t&#234;te de l'empereur, nous voyons l'image du dieu Ahura Mazda qui apporte &#224; Darius l'anneau du pouvoir, la lune &#224; droite et en bas, les ambassadeurs des peuples soumis &#224; l'empire, qui portent le tr&#244;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le tombeau d'Ard&#233;chir Ier de la dynastie ach&#233;m&#233;nide :&lt;/strong&gt; son empire date de 466 avant JC. Il fut vaincu par les Grecs mais eut le temps de construire le palais de Pers&#233;polis et de Suse et de finir les &#339;uvres rest&#233;es inachev&#233;es de son p&#232;re, comme le palais aux cent colonnes et le palais central de Pers&#233;polis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le tombeau de Darius II :&lt;/strong&gt; il a &#233;t&#233; creus&#233; &#224; 33 m&#232;tres au sud de la tombe d'Ard&#233;chir Ier. Il succ&#233;da &#224; Darius Ier et r&#233;gna de 424 &#224; 405 avant J.-C. Faible et lymphatique, il passa le plus clair de son r&#232;gne &#224; la cour de Babylone et de Suse, soumis &#224; l'influence de sa femme Chahb&#226;n&#251; Proch&#226;t, fille de Khach&#226;y&#226;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bahr&#226;m II sur le champ de bataille :&lt;/strong&gt; cette sc&#232;ne montre la victoire de Bahr&#226;m II sur ses ennemis. Les deux sc&#232;nes s&#233;par&#233;es par une ligne montrent Bahr&#226;m &#224; cheval, tenant une lance. Derri&#232;re lui, un chevalier portant une armure, tient un &#233;tendard orn&#233; de trois boules et de deux rubans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit peut- &#234;tre du drapeau dont parle l'historien romain, Amianus Macellinus, (330-400 apr&#232;s JC) dans son &#034;Histoire de Florence&#034;. Selon lui, Les Sassanides, lors des attaques, arboraient un &#233;tendard rouge, couleur de feu. Dans cette sc&#232;ne, un soldat romain, tomb&#233; sur le sol, est pi&#233;tin&#233; par le cheval de Bahr&#226;m.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le couronnement de Nars&#232;s , fils de Ch&#226;hp&#251;r Ier, qui se r&#233;volta en 294 apr&#232;s J.-C., contre son cousin germain Bahr&#226;m III et prit le pouvoir. Cette sc&#232;ne taill&#233;e dans la pierre, montre le roi au centre, recevant la couronne d'une femme qui se tient &#224; sa droite, elle-m&#234;me couronn&#233;e, les cheveux tress&#233;s au-dessus de sa couronne, v&#234;tue d'une longue robe ceintur&#233;e, boutonn&#233;e jusqu'au cou et orn&#233;e de bijoux. On l'attribue &#224; la d&#233;esse Anahita, d&#233;esse de la fertilit&#233; et de l'abondance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ch&#226;hp&#251;r et l'empereur romain :&lt;/strong&gt; le r&#232;gne de Ch&#226;hp&#251;r Ier connut trois agressions de la part des empereurs romains. Le premier fut Gardianus qui p&#233;rit en 242 apr&#232;s J.-C., le second Philippe l'arabe, qui fut vaincu par Ch&#226;hp&#251;r et accepta de verser une taxe annuelle et le troisi&#232;me, Val&#233;rien qui fut fait prisonnier, en 262, avec 1000 soldats et les s&#233;nateurs de Rome. Ch&#226;hp&#251;r ordonna qu'on taille &#224; Naqsh-&#233;- Rostam et Bich&#226;hp&#251;hr, les sc&#232;nes de ses victoires et y fit ajouter trois inscriptions de ses victoires, en trois langues, sur les murs du temple zoroastrien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La victoire de Ch&#226;hp&#251;hr :&lt;/strong&gt; c'est un des plus beaux bas-reliefs de Naqsh-&#233; Rostam qui rend hommage au courage des Iraniens. Ch&#226;p&#251;r, &#224; cheval, v&#234;tu d'une riche parure et ceint d'une couronne, se tient devant l'empereur vaincu,Philippe l'arabe, agenouill&#233; devant lui . Le roi avance la main en signe d'accord pour le versement de taxes. Philippe, coiff&#233; de la couronne romaine et dont les v&#234;tements montrent qu'il a couru pour se jeter aux genoux de l'empereur perse, l&#232;ve les deux mains en signe de supplication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Sassanide Chahry&#226;r Dalir ,&#224; cheval, par&#233; de la couronne, de colliers et de bracelets, les cheveux ondul&#233;s tombant sur les &#233;paules, se distingue du reste des personnages du bas-relief par la fiert&#233; de sa monture. Pr&#232;s de Ch&#226;p&#251;r se trouve un autre empereur romain dont Ch&#226;p&#251;r tient le poignet en signe de victoire, il s'agit de l'empereur Val&#233;rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au premier regard, les personnages de ce bas-relief paraissent vivants et nous laissent songeurs face &#224; la ma&#238;trise artistique des Sassanides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La sc&#232;ne de combat de Ch&#226;hp&#251;r II :&lt;/strong&gt; sous le tombeau de Darius II, devant le temple zoroastrien, un bas-relief de 7 m&#232;tres sur 2 attire l'attention des visiteurs. Sur ce bas-relief, le cavalier a enfonc&#233; sa lance dans la gorge de l'ennemi. L'identit&#233; de ce cavalier est inconnue. Selon certains historiens, il pourrait s'agir de Ch&#226;p&#251;r II, (309-379 apr&#232;s J.-C). La couronne ressemble &#224; celle de Ch&#226;p&#251;r sur les pi&#232;ces de monnaie de l'&#233;poque. La lance de l'ennemi est bris&#233;e et son cheval g&#238;t sur le sol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La kaaba de Zoroastre :&lt;/strong&gt; monument cubique au c&#339;ur de la montagne qui semble remonter &#224; l'&#233;poque du proph&#232;te de l'antiquit&#233; iranienne. Ce monument est typique de l'architecture ach&#233;m&#233;nide. Il a subi de nombreux d&#233;g&#226;ts lors d'attaques r&#233;p&#233;t&#233;es mais reste un vestige historique de grande importance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 50 m&#232;tres de la Kaaba de Zoroastre, se trouve un bassin &#224; cinq c&#244;t&#233;s irr&#233;guliers, creus&#233; dans la pierre. L'importance religieuse de la r&#233;gion &#224; l'&#233;poque des Sassanides et la n&#233;cessit&#233; pour les visiteurs de trouver de l'eau pour leurs chevaux et les c&#233;r&#233;monies religieuses qui se d&#233;roulaient autour de ces tombeaux, expliquent la cr&#233;ation de ce bassin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bahr&#226;m II et ses courtisans :&lt;/strong&gt; &#224; gauche du bas-relief de Bahr&#226;m, se trouve un bas-relief montrant des personnages face &#224; Bahr&#226;m. Le plus proche est la reine Ch&#226;p&#251;r Dohktak ; les deux autres, coiff&#233;s de t&#234;tes de vache et de tigre, sont des princes sassanides. Le dernier, sans barbe, a le doigt point&#233; vers Bahr&#226;m en signe de respect. Les parures et le signe qu'il porte sur sa coiffe montrent qu'il s'agit de Kartir, grand-pr&#234;tre de l'&#233;poque de Bahr&#226;m, responsable de l'extermination de M&#226;ni et de ses partisans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier personnage &#224; longue barbe et cheveux abondants qui n'a pas lev&#233; la main en signe de respect est Nars&#232;s, l'oncle de Bahr&#226;m II. A droite du roi, se tiennent les nobles, la main lev&#233;e en signe de respect. Ce bas-relief est domin&#233; par un c&#244;ne de pierre taill&#233;e dans la montagne o&#249; un feu &#233;tait allum&#233; pour transmettre des messages ou orienter les voyageurs vers les tombeaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le couronnement d'Ard&#233;chir B&#226;bak&#226;n :&lt;/strong&gt; le dernier bas-relief repr&#233;sente le couronnement d'Ard&#233;chir, fondateur de la dynastie sassanide (224-239 apr&#232;s J.-C). On y voit le roi et le dieu Ahura Mazd&#226; mont&#233;s sur de petits chevaux ; le roi re&#231;oit d'Ahura Mazd&#226;, le signe de la royaut&#233; tout en faisant de l'autre main un signe de respect. Sous les sabots du cheval d'Ard&#233;chir g&#238;t le cadavre d'Ardov&#226;n IV, dernier roi Achk&#226;ni. Sous les sabots du cheval d'Ahura Mazd&#226;, g&#238;t le corps d'un homme laid aux cheveux qui ressemblent &#224; des serpents, symbole des forces du mal. Devant les deux chevaux se trouvent des inscriptions en langue grecque, pahlavi, achk&#226;ni et sassanide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les autels du feu :&lt;/strong&gt; &#224; 150 m&#232;tres de l&#224;, quatre petits portiques ont &#233;t&#233; construits au sommet de la montagne, de chaque c&#244;t&#233; de la route. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, on pensait qu'il s'agissait d'autels du feu. Certains pensent aujourd'hui qu'il s'agissait d'emplacement de reliques, d'os en l'occurrence, de personnalit&#233;s sassanides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'enclave aux reliques :&lt;/strong&gt; &#224; 300 m&#232;tres de ces quatre portiques, &#224; un endroit qui est aujourd'hui le mausol&#233;e d'Isma&#239;l, se trouve une enclave cubique creus&#233;e dans la montagne, qui servait &#224; l'exposition des os. Certaines de ces enclaves ont des inscriptions remontant aux VII&#232;me et VIII&#232;me si&#232;cles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sav&#226;d-kouh</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article510</link>
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		<dc:date>2006-08-01T00:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mort&#233;za Johari</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Savad-kouh, situ&#233; an nord de l'Iran, au sud de la province du Mazandar&#226;n, s'&#233;tend sur une superficie de 2441 kilom&#232;tres carr&#233;s. Cette petite ville jouxte, au nord, la ville de Ga&#233;m-Shahr, Firouz-Kouh sur son c&#244;t&#233; sud, Babol &#224; l'ouest, et &#224; l'est, Sari, le chef-lieu de la r&#233;gion. Elle comprend quatre villes : Pol-&#233;-sefid, Zirab, Shirgah et Al&#226;sht ; mais aussi, de nombreux villages. Pol-&#233;-sefid se trouve au centre de Savad-kouh. A une distance de 55 km de Gha&#233;m-Shahr, &#224; 65 km de Firouz-kouh, Savad-kouh passe (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;N&#176; 9, ao&#251;t 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton510-141b5.jpg?1686643750' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Savad-kouh, situ&#233; an nord de l'Iran, au sud de la province du Mazandar&#226;n, s'&#233;tend sur une superficie de 2441 kilom&#232;tres carr&#233;s. Cette petite ville jouxte, au nord, la ville de Ga&#233;m-Shahr, Firouz-Kouh sur son c&#244;t&#233; sud, Babol &#224; l'ouest, et &#224; l'est, Sari, le chef-lieu de la r&#233;gion. Elle comprend quatre villes : Pol-&#233;-sefid, Zirab, Shirgah et Al&#226;sht ; mais aussi, de nombreux villages. Pol-&#233;-sefid se trouve au centre de Savad-kouh. A une distance de 55 km de Gha&#233;m-Shahr, &#224; 65 km de Firouz-kouh, Savad-kouh passe pour une r&#233;gion montagneuse de l'Alborz central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le climat et la terre sont propices &#224; l'agriculture, et surtout &#224; l'&#233;levage des animaux domestiques. Autrefois, Savad-kouh &#233;tait une ville industrielle riche en mines de charbon. Mais actuellement l'&#233;levage des animaux est l'activit&#233; principale des habitants de la ville. Les habitants de la r&#233;gion trouvent leurs principales ressources dans la for&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gion ancienne de Savad-kouh &#233;tait domin&#233;e par les Espahbod&#226;n et leur roi, Molouk-ol Djeb&#226;l.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2283 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L448xH298/510-3-e4751.jpg?1686643750' width='448' height='298' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les attractions touristiques&lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La tour de L&#226;djim&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette tour est situ&#233;e au sud-est de Zir&#226;b, sur le chemin de Savad-kouh &#224; Gh&#226;&#233;m-Shahr, dans une r&#233;gion foresti&#232;re pr&#232;s du village de L&#226;djim. Ce monument historique date du 5e si&#232;cle de l'h&#233;gire solaire. Il attire les regards par son &#233;tonnante architecture.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2281 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L448xH299/510-1-84c94.jpg?1686643750' width='448' height='299' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le pont de V&#233;r&#233;sk&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce pont constitue l'un des &#233;difices les plus extraordinaires du monde. Il relie, par voie de chemin de fer, la capitale T&#233;h&#233;ran, et le nord de l'Iran ; ce pont a &#233;t&#233; b&#226;ti au 14e si&#232;cle, sur la vall&#233;e de V&#233;r&#233;sk, &#224; une altitude de 110 m ; son arc fait 16 m de diam&#232;tre, et sa longueur est de 73 m. Il est &#224; pr&#233;ciser que ce pont &#233;tait appel&#233; &#034; le pont du triomphe &#034; pendant la seconde guerre mondiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2284 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L448xH299/510-4-5539c.jpg?1686643750' width='448' height='299' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Seh khat tal&#226; (Trois lignes d'or)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le chemin de fer &#034; Seh khat tal&#226; &#034;, riche en ponts et en tunnels, est situ&#233; &#224; 3 km du village V&#233;r&#233;sk, aux environs de Gadouk.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2285 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L448xH299/510-5-8b3d8.jpg?1686643750' width='448' height='299' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le lac de Chourmast&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce lac est l'unique lac naturel de la r&#233;gion de Savad-kouh. S'&#233;talant sur 15 000 m&#232;tres carr&#233;s, ce lac est situ&#233; &#224; 5 km de la ville de Pol-Sefid. Il est cern&#233; par une v&#233;g&#233;tation riche en arbres, et offre un panorama magnifique.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2286 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L448xH299/510-6-0c938.jpg?1686643750' width='448' height='299' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous d&#233;cidez de faire le voyage T&#233;h&#233;ran-Sari par chemin de fer, vous devriez choisir le train de 9h20 du matin. Passant le &#034; trois lignes d'or &#034;, vous arriverez au pont de V&#233;r&#233;sk &#224; 13h40 (250 km de T&#233;h&#233;ran et 100 km de Sari). Vous passerez le pont de V&#233;r&#233;sk et arriverez dans la r&#233;gion de Savad-kouh ; ce paysage pittoresque voit s'&#233;panouir au printemps les plus beaux papillons du monde. Partout dans les prairies ou dans la for&#234;t, le printemps charrie l'odeur de la pluie, et le crachin, qui se pose aimablement sur votre visage, et vous transporte, &#224; l'int&#233;rieur de ce &#034; paradis perdu&#034; si n&#233;glig&#233;, pourtant si pr&#232;s de nous, dans notre pays l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2282 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L448xH299/510-2-76e49.jpg?1686643750' width='448' height='299' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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