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	<title>La Revue de T&#233;h&#233;ran | Iran </title>
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	<description>Iran | Mensuel culturel iranien en langue fran&#231;aise | Histoire de l'Iran, Art iranien, Culture iranienne, Traditions iraniennes, Litt&#233;rature persane, Langue fran&#231;aise en Iran,</description>
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		<title>La Revue de T&#233;h&#233;ran | Iran </title>
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		<title>L'architecture traditionnelle iranienneLes espaces r&#233;sidentiels</title>
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		<dc:date>2016-02-28T09:07:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Afsaneh Pourmazaheri</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'architecture des r&#233;sidences traditionnelles iraniennes est compos&#233;e des &#233;l&#233;ments, des motifs et des m&#233;thodes de constructions culturels et environnementaux des &#233;poques islamique et pr&#233;islamique. Au cours de la p&#233;riode pr&#233;islamique, on comptait deux styles principaux &#224; savoir le style parsi (Pasargades, Pers&#233;polis, Sialk) et les styles parthe et sassanide (Tample d'Anahita et Bishapour). Pour ce qui est de l'&#233;poque islamique, les exemples les plus connus sont le style Khor&#226;s&#226;ni (la mosqu&#233;e de N&#226;&#239;n), le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique236" rel="directory"&gt;N&#176; 123, f&#233;vrier 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2202-21359.jpg?1686652019' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_8843 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH327/2202-1-5ef4b.jpg?1686652019' width='500' height='327' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Maison de Kh&#226;lou Mirz&#226;, ville d'Aghd&#226;,&lt;br&gt; Yazd, &#233;poque ilkh&#226;nide&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'architecture des r&#233;sidences traditionnelles iraniennes est compos&#233;e des &#233;l&#233;ments, des motifs et des m&#233;thodes de constructions culturels et environnementaux des &#233;poques islamique et pr&#233;islamique. Au cours de la p&#233;riode pr&#233;islamique, on comptait deux styles principaux &#224; savoir le style parsi (Pasargades, Pers&#233;polis, Sialk) et les styles parthe et sassanide (Tample d'Anahita et Bishapour). Pour ce qui est de l'&#233;poque islamique, les exemples les plus connus sont le style Khor&#226;s&#226;ni (la mosqu&#233;e de N&#226;&#239;n), le style R&#226;zi (tombe d'Ism&#226;'il Ier &#224; Gonbad-e Q&#226;bous), le style Azari (Soltaniyeh) et le style Isfah&#226;ni (mosqu&#233;e du Sh&#226;h).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Situ&#233;es en bordure des d&#233;serts de r&#233;gions arides et montagneuses, les villes typiques iraniennes sont expos&#233;es &#224; la chaleur excessive de l'&#233;t&#233; et au froid sec de l'hiver. C'est ainsi que l'architecture traditionnelle iranienne est obligatoirement con&#231;ue dans le respect des conditions climatiques et majoritairement nourrie par l'arri&#232;re-plan artistique et culturel, inspir&#233; lui aussi par le mode de vie et les habitudes acquises par les populations au cours des si&#232;cles. Elle est donc, &#224; premi&#232;re vue, d&#233;nu&#233;e de souplesse et d'esth&#233;tisme apparent. Cependant, en s'y int&#233;ressant de plus pr&#232;s, on d&#233;couvre nombre de merveilles architecturales &#224; la beaut&#233; et &#224; la finesse exemplaires.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8844 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH305/2202-2-db6fe.jpg?1686652019' width='300' height='305' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Mosqu&#233;e de N&#226;&#239;n&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La structure traditionnelle des villes typiquement iraniennes comprend des ruelles &#233;troites et a&#233;r&#233;es appel&#233;es &lt;i&gt;koutcheh&lt;/i&gt; en persan. Les mat&#233;riaux utilis&#233;s pour ces ruelles sont des briques d'adobe, des blocs de boue s&#233;ch&#233;e et du torchis. Les ruelles sont g&#233;n&#233;ralement en partie couvertes. Ce type d'urbanisme &#233;tait, &#224; une &#233;poque donn&#233;e, ordinaire voire banal en Iran. Cette conception permettait d'optimiser l'efficacit&#233; des structures en milieu d&#233;sertique et ralentissait l'expansion du d&#233;sert et les effets n&#233;fastes des temp&#234;tes de poussi&#232;re. Elle maximisait de m&#234;me l'espace imparti &#224; l'ombre - synonyme de fra&#238;cheur - durant les journ&#233;es chaudes et tr&#232;s ensoleill&#233;es, et isolait le tissu urbain durant les hivers rigoureux. En 1993, au moment de sa visite &#224; K&#226;sh&#226;n, ville aride situ&#233;e en bordure du d&#233;sert, le vice-pr&#233;sident de l'UNESCO exprime en ces mots l'harmonie architecturale traditionnelle : &#171; Les architectes de K&#226;sh&#226;n sont des alchimistes de l'histoire. Ils sont parvenus &#224; cr&#233;er de l'or &#224; partir de la poussi&#232;re. &#187; En effet, la plupart des maisons traditionnelles de K&#226;sh&#226;n, comme dans d'autres contr&#233;es iraniennes, ont &#233;t&#233; construites avec les mat&#233;riaux cit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8845 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH319/2202-3-3a41e.jpg?1686652019' width='300' height='319' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Tombe d'Ism&#226;'il Ier &#224; Gonbad-e Q&#226;bous&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Ceci dit, l'architecture traditionnelle ne prenait pas en compte les risques sismiques et les tremblements de terre ont massivement d&#233;truit le tissu traditionnel urbain. Ainsi, la plupart des structures traditionnelles existantes aujourd'hui datent de l'&#233;poque q&#226;dj&#226;re et malgr&#233; les efforts des architectes pour fortifier la r&#233;sistance des b&#226;timents traditionnels au cours des si&#232;cles, les structures ont pein&#233; &#224; rester intactes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les croyances islamiques associ&#233;es &#224; la n&#233;cessit&#233; de d&#233;fendre les villes contre les invasions et les attaques ext&#233;rieures, ont encourag&#233; l'architecture traditionnelle &#224; une forme d'int&#233;riorit&#233;, notamment visible dans le lacis compliqu&#233; des ruelles &#233;troites. Cette configuration permettait &#233;galement de tisser des liens nodaux et homog&#232;nes entre le voisinage. Ces maisons typiques iraniennes poss&#232;dent un syst&#232;me inn&#233; de protection. Elles sont toutes dot&#233;es de jardins clos cr&#233;ant un sentiment maximal d'intimit&#233;. Ce genre de structure &#233;tait donc con&#231;u de mani&#232;re &#224; fournir une protection optimale aux habitants durant les moments de tension et de danger, cr&#233;ant ainsi un microcosme de tranquillit&#233; organis&#233; autour des jardins int&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la Perse d'autrefois, le tissu urbain se d&#233;veloppait g&#233;n&#233;ralement autour des sanctuaires, des autels et des lieux saints populaires. On peut donc ais&#233;ment retrouver les bains, les &lt;i&gt;tekkyeh&lt;/i&gt; (centres de comm&#233;moration), les maisons de th&#233;, les centres administratifs, les &#233;coles et les lieux de rassemblement dans le p&#233;rim&#232;tre d'un m&#234;me voisinage.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8846 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2202-4-013fd.jpg?1686652019' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;p&gt;&#194;b-anb&#226;r &lt;i&gt;Sard&#226;r Bozorg, Qazvin&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;A part le bazar central de la ville, chaque quartier poss&#233;dait son propre &lt;i&gt;b&#226;z&#226;rtcheh&lt;/i&gt; (petit bazar) ainsi que son propre r&#233;servoir d'eau ou &lt;i&gt;&#226;b-anb&#226;r&lt;/i&gt; qui fournissait l'eau potable de tout le voisinage. La ville de Qazvin, par exemple, poss&#233;dait plus de cent r&#233;servoirs avant le d&#233;veloppement des infrastructures modernes de distribution d'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'instar de nombreuses villes iraniennes partout en Iran, le stuc &#233;tait la mati&#232;re ornementale la plus r&#233;pandue dans la construction des maisons traditionnelles iraniennes. L'une des raisons de ce choix &#233;tait le prix modeste des mat&#233;riaux utilis&#233;s dans ce genre de mortier, notamment du gypse. Requ&#233;rant une faible quantit&#233; d'eau, il se transforme rapidement en pl&#226;tre et acc&#233;l&#232;re ainsi le processus de construction. C'est un v&#233;ritable avantage dans des lieux tels que le centre de l'Iran o&#249; le bois est une mati&#232;re rare. Une autre raison de son succ&#232;s tient &#224; ce qu'il est facilement modulable, maniable et facile &#224; tailler. Gr&#226;ce au stuc, un mur couvert de pierre de fa&#231;on rudimentaire peut donner une impression de raffinement. Ce mat&#233;riau doit son apparence luxueuse au savoir-faire des artisans iraniens maniant un art qui remonte &#224; l'&#233;poque pr&#233;islamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sch&#233;ma de la majorit&#233; des maisons traditionnelles iraniennes comprenait plusieurs espaces caract&#233;ristiques : entre autres le &lt;i&gt;hashti&lt;/i&gt;, espace transitoire clos contigu &#224; l'entr&#233;e qui m&#232;ne &#224; un vestibule appel&#233; le &lt;i&gt;d&#226;l&#226;n-e voroudi&lt;/i&gt; (dans les mosqu&#233;es, les &lt;i&gt;hashti&lt;/i&gt; permettent &#224; l'architecte d'orienter le croyant d'abord vers la salle des ablutions puis vers les salles de pri&#232;re), qui offre un acc&#232;s commode &#224; tous les secteurs de la maison ; un bassin central entour&#233; par un jardin fleuri contenant des figuiers, des grenadiers et des vignes ; et l'importante distinction orientale entre les parties de l'habitation entre le &lt;i&gt;birouni &lt;/i&gt;(espace public et non-intime de l'habitation) et l'&lt;i&gt;andarouni &lt;/i&gt;(espace int&#233;rieur et intime de la demeure, accessible uniquement aux membres tr&#232;s proches de la famille) ; et une orientation sp&#233;cifique en direction de La Mecque.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8847 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH226/2202-5-a2271.jpg?1686652019' width='500' height='226' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Deux r&#233;servoirs d'eau (&lt;/i&gt;&#226;b-anb&#226;r&lt;i&gt;) avec sept &lt;/i&gt;b&#226;dgirs&lt;i&gt;, r&#233;gion Hossein Ab&#226;d, pr&#232;s de Yazd&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En outre, les maisons traditionnelles iraniennes, dans les parties centrales du pays, &#233;taient con&#231;ues de fa&#231;on &#224; profiter d'une climatisation naturelle gr&#226;ce au syst&#232;me des &lt;i&gt;b&#226;dgirs&lt;/i&gt; ou &#171; tours du vent &#187;. Ces tours permettent d'a&#233;rer et de rafra&#238;chir la maison en transmettant la fra&#238;cheur de l'air - parfois g&#233;n&#233;r&#233;e artificiellement gr&#226;ce &#224; l'am&#233;nagement de bassins d'eau sur le trajet de l'air -, aux niveaux inf&#233;rieurs du b&#226;timent. Les murs &#233;pais et massifs aidaient &#233;galement &#224; l'isolation estivale ou hivernale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'h&#233;ritage artistique des Iraniens, enrichi d'un savoir-faire technique quoiqu'ancien, toujours efficace, a r&#233;ussi &#224; cr&#233;er des maisons et des espaces dont de remarquables exemples nous sont fournis par les &lt;i&gt;t&#226;l&#226;r &lt;/i&gt;(salles de r&#233;ception), pi&#232;ces esth&#233;tiquement travaill&#233;es, les toits aux vitraux color&#233;s intrigants, les portes-fen&#234;tres finement ouvrag&#233;es ainsi que les miroirs, les peintures, les reliefs et les beaux iwans des vieilles demeures. La rigueur g&#233;om&#233;trique, quant &#224; elle, est &#233;vidente, notamment dans les chefs-d'&#339;uvre architecturaux de l'&#232;re safavide &#224; Ispahan qui refl&#232;tent l'ordre parfait du monde c&#233;leste, par toute une batterie de moyens, dont l'organisation des jardins &#224; l'int&#233;rieur des habitations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Bibliographie :&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Goblot, Henri, &#034;Dans l'ancien Iran, les techniques de l'eau et la grande histoire&#034;,&lt;i&gt; Annales, Economies, Soci&#233;t&#233;s, Civilisations&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;1963, Vol. 18, n&#176;3, pp. 499-520. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Khons&#226;ri, Mehdi, &lt;i&gt;The Persian Garden : Echoes of Paradise&lt;/i&gt;, &#233;d. Mage, 1998. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Mem&#226;rian Ghol&#226;m-Hossein, &lt;i&gt;Mem&#226;ri-ye &#226;b anb&#226;rh&#226;ye shahr-e Qazvin &lt;/i&gt;(L'architecture des r&#233;servoirs d'eau de Qazvin)&lt;i&gt;,&lt;/i&gt; &#233;d. Mir&#226;s Farhangi, Vol. 35, T&#233;h&#233;ran, 1993 , pp. 187-197.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Architecture et urbanisme&#224; T&#233;h&#233;ran et dans la province d'Ispahan</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2201</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2201</guid>
		<dc:date>2016-02-28T09:07:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Ferreira</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;T&#233;h&#233;ran, de l'origine &#224; nos jours &lt;br class='autobr' /&gt;
T&#233;h&#233;ran signifie &#034;celui qui habite au fond&#034;, car cette ville fut d'abord une cit&#233; souterraine. Autrefois, &#224; leur arriv&#233;e &#224; T&#233;h&#233;ran, les &#233;trangers ne voyaient aucune ville, seulement des platanes, des arbres fruitiers, en particulier des grenadiers, et des potagers. Une grande rivalit&#233; existait entre les quartiers, aussi la parano&#239;a ambiante emp&#234;chait-elle la population d'&#233;lever du b&#233;tail par crainte de se le faire d&#233;rober par les voisins. Le niveau de vie de la population (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique236" rel="directory"&gt;N&#176; 123, f&#233;vrier 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2201-0b173.jpg?1686652019' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;T&#233;h&#233;ran, de l'origine &#224; nos jours&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;T&#233;h&#233;ran signifie &#034;celui qui habite au fond&#034;, car cette ville fut d'abord une cit&#233; souterraine. Autrefois, &#224; leur arriv&#233;e &#224; T&#233;h&#233;ran, les &#233;trangers ne voyaient aucune ville, seulement des platanes, des arbres fruitiers, en particulier des grenadiers, et des potagers. Une grande rivalit&#233; existait entre les quartiers, aussi la parano&#239;a ambiante emp&#234;chait-elle la population d'&#233;lever du b&#233;tail par crainte de se le faire d&#233;rober par les voisins. Le niveau de vie de la population &#233;tait tr&#232;s faible. Cet habitat troglodyte a perdur&#233; cinq cents ans. Il existait encore en 1810, occup&#233; par une population mis&#233;reuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir du XIIIe si&#232;cle, quelques habitations ont commenc&#233; &#224; voir le jour en surface. En 1550, un roi de la dynastie safavide y entreprit la construction de sa r&#233;sidence de chasse. Les premi&#232;res murailles encerclant la ville, longues de six kilom&#232;tres, furent &#233;lev&#233;es en 1553. T&#233;h&#233;ran n'est devenue capitale de l'Iran que sous la dynastie q&#226;dj&#226;re en 1789.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8832 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH449/2201-1-23398.jpg?1686652019' width='300' height='449' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;La maison Bahman dans le parc de Sa'd&#226;b&#226;d&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au cours de l'histoire de T&#233;h&#233;ran, chaque dynastie s'est &#233;vertu&#233;e &#224; d&#233;truire ce qu'avait fait la pr&#233;c&#233;dente. C'est ainsi qu'&#224; l'&#233;poque moderne, l'architecture q&#226;dj&#226;re fut syst&#233;matiquement d&#233;truite par celle des Pahlavi. Mohammad Rez&#226; fit abattre, entre autres, les murailles ainsi que les splendides portes qui en permettaient le franchissement. Ajoutant &#224; cela que la population de T&#233;h&#233;ran est venue, de tout temps, des diff&#233;rentes contr&#233;es d'Iran, voire des pays environnants, la tendance est de dire que T&#233;h&#233;ran n'a pas de m&#233;moire. D'autant que, dans les deux derni&#232;res d&#233;cennies du XXe si&#232;cle, les vestiges de l'&#233;poque imp&#233;riale ont, &#224; leur tour, peu &#224; peu en partie disparu, au profit d'une construction plus en ad&#233;quation avec l'accroissement actuel de la population t&#233;h&#233;ranaise et l'application des r&#232;gles qui s'imposent dans cette zone de l'Iran soumise aux risques sismiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A sa cr&#233;ation en 1969, le code de l'urbanisme de T&#233;h&#233;ran imposait l'implantation de toute nouvelle construction au nord de chaque parcelle, 40% de la surface devant &#234;tre r&#233;serv&#233;s au jardin, obligatoirement situ&#233; au sud. Un d&#233;cret datant du d&#233;but du XXIe si&#232;cle limitait la hauteur des nouveaux b&#226;timents d'habitation &#224; cinq niveaux puis, au cours de cette derni&#232;re d&#233;cennie, les grandes tours de trente &#233;tages se sont multipli&#233;es, rempla&#231;ant les belles maisons traditionnelles, habit&#233;es encore au d&#233;but du XXIe si&#232;cle.1 Actuellement, les quartiers situ&#233;s pr&#232;s des contreforts de l'Alborz, au nord de la ville de T&#233;h&#233;ran ainsi que dans l'Est et l'Ouest de la ville, pr&#233;sentent de vastes chantiers de tr&#232;s hauts immeubles.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8833 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2201-2-74997.jpg?1686652019' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Maison du Docteur Hes&#226;bi &#8211; T&#233;h&#233;ran&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es, cependant, on observe, de la part des autorit&#233;s la volont&#233; de retrouver le pass&#233; iranien. Plusieurs exemples de cette volont&#233; peuvent &#234;tre observ&#233;s, comme la conservation - h&#233;las un peu tardive - de ces magnifiques &#233;difices de l'&#233;poque imp&#233;riale, dont les plus beaux ont &#233;t&#233; transform&#233;s en mus&#233;es, les ouvrant ainsi au peuple iranien ; ou encore, mis &#224; la disposition d'administrations ou d'organismes divers. C'est ainsi, par exemple, que les bureaux de l'UNESCO &#224; T&#233;h&#233;ran sont install&#233;s depuis 2003 dans la maison Bahman, nomm&#233;e d'apr&#232;s le fils du dernier Sh&#226;h qui l'occupait. Elle est l'un des plus beaux b&#226;timents du superbe parc de Sa'd&#226;b&#226;d. Par ailleurs, ce parc, bien au frais pr&#232;s des montagnes, est parsem&#233; d'une douzaine de constructions datant de l'&#232;re pahlavi, dont le palais d'&#233;t&#233; du Sh&#226;h. D'autres maisons du parc Sa'd&#226;b&#226;d abritent, depuis la R&#233;volution de 1979, diff&#233;rents mus&#233;es. C'est le cas, entre autres, de la maison Ala', inspir&#233;e de l'architecture q&#226;dj&#226;re, qui appartenait &#224; Hossein Ala', Premier ministre du dernier Sh&#226;h d'Iran, et abrite de nos jours le centre des Belles Lettres ou encore de la maison du Docteur Hes&#226;bi, consid&#233;r&#233; comme le p&#232;re de la physique moderne (1903-1992), install&#233;e dans le quartier de Tajrish au nord de T&#233;h&#233;ran.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8834 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH311/2201-3-71a9c.jpg?1686652019' width='500' height='311' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;La maison Dolat Ab&#226;di de Houshang Seyhoun&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'architecture contemporaine iranienne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'architecture iranienne contemporaine trouve &#233;galement sa place dans des r&#233;alisations qui utilisent aussi bien les structures m&#233;talliques et le b&#233;ton que la brique et la pierre. Il en est ainsi, par exemple, des &#339;uvres de l'architecte iranien Houshang Seyhoun (1920-2014), bien connu en Occident, qui s'inscrivent dans le courant moderniste traditionnel, combinant des &#233;l&#233;ments qui empruntent &#224; la fois &#224; l'architecture contemporaine et &#224; l'architecture iranienne traditionnelle. Principalement c&#233;l&#232;bre &#224; l'international pour ses mausol&#233;es de personnages illustres, tels que celui du peintre Kam&#226;l-ol-Molk et du po&#232;te Omar Khayy&#226;m &#224; Neysh&#226;bour, de Ferdowsi, auteur du &lt;i&gt;Sh&#226;hn&#226;meh&lt;/i&gt;, la grande &#233;pop&#233;e perse, &#224; Tous, d'Abou Ali Sin&#226; (Avicenne) &#224; Hamed&#226;n, il fut le premier en Iran &#224; faire usage du concept de plan libre, qui utilise des poteaux porteurs &#224; la place de murs portants remplac&#233;s par des cloisons, laissant une enti&#232;re libert&#233; dans la composition des espaces.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8835 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2201-4-0fd5e.jpg?1686652019' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Le th&#233;&#226;tre Sh&#226;hr de Parviz Tan&#226;voli&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'architecte Hossein Am&#226;nat - dont la Tour &#194;z&#226;di (Tour de la Libert&#233;), monument embl&#233;matique de la ville de T&#233;h&#233;ran, fut &#233;difi&#233;e en 1971 &#224; l'occasion du 2500e anniversaire de l'Empire perse, mariant styles sassanide et islamique - est &#233;galement une grande figure de l'architecture moderne en Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville de T&#233;h&#233;ran doit aussi &#224; l'architecte K&#226;mr&#226;n Dib&#226; l'&#233;dification de plusieurs &#339;uvres remarquables comme le Mus&#233;e d'Art Contemporain et quelques maisons parmi lesquelles celle de l'artiste Parviz Tan&#226;voli dans le quartier Ni&#226;var&#226;n au nord de T&#233;h&#233;ran.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8836 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2201-5-82b68.jpg?1686652019' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;La maison de Parviz Tan&#226;voli&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'ambassade de France &#224; T&#233;h&#233;ran, bel exemple d'architecture franco-iranienne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'ambassade de France est situ&#233;e rue Nofl Le Chato (transcription latine approximative de Neauphle le Ch&#226;teau, telle qu'elle appara&#238;t sur le panneau de la rue de T&#233;h&#233;ran qui porte le nom de la commune du d&#233;partement fran&#231;ais des Yvelines qui accueillit l'Imam Khomeyni lors de son exil en France). Elle fut construite de 1894 &#224; 1896 sur un terrain de 12 000 m2 offert par le Sh&#226;h d'Iran, N&#226;ssereddin Sh&#226;h Q&#226;dj&#226;r, au gouvernement de la R&#233;publique fran&#231;aise, par un firman de concession dat&#233; du 24 mars 1891, portant le cachet de l'Emir ol Sultan et de Kawam ol Dowleh et la signature - illisible - du Chancelier, traduit en fran&#231;ais par G. Audibert, premier drogman.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8837 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH373/2201-6-0c30c.jpg?1686652019' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;La r&#233;sidence de l'ambassadeur de France &#224; T&#233;h&#233;ran&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le site de cette ambassade a pour particularit&#233; de regrouper en un m&#234;me lieu les deux b&#226;timents de l'ambassade et de la r&#233;sidence de l'ambassadeur et de sa famille. Probablement parce qu'&#224; cette &#233;poque o&#249; l'eau &#233;tait rare, le Sh&#226;h N&#226;ssereddin avait pris soin de donner &#224; la repr&#233;sentation fran&#231;aise un terrain aliment&#233; en eau par un qan&#226;t, canal souterrain provenant de la montagne, situ&#233; &#224; une profondeur de 90 m&#232;tres sous le sol. C'est cette m&#234;me eau qui est utilis&#233;e encore de nos jours pour l'arrosage des jardins de la r&#233;sidence et de la chancellerie voisine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'architecture de cette r&#233;sidence, constitu&#233;e d'un appareillage de briques et de poutrelles m&#233;talliques, est con&#231;ue selon une inspiration n&#233;o-Louis XIII. Elle reprend les plans du ch&#226;teau de Maremberts, que Monsieur Andr&#233; de Balloy, &lt;i&gt;Ministre de France&lt;/i&gt; depuis 1881, s'&#233;tait fait construire dans la vall&#233;e de la Loire. Les plaques m&#233;talliques destin&#233;es &#224; la toiture furent fabriqu&#233;es &#224; Bakou en Azerba&#239;djan.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8838 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2201-7-5609d.jpg?1686652019' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Le palais de Ni&#226;var&#226;n &#224; T&#233;h&#233;ran&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Plus tard, des extensions lat&#233;rales viendront agrandir le b&#226;timent initial sans toutefois en modifier l'apparence d'origine. La transformation la plus importante fut le transfert de l'entr&#233;e officielle au nord et la conversion du vestibule d'honneur &#224; d&#233;cor persan en salon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;cor traditionnel des palais persans apportant sa note d'Orient &#224; la r&#233;sidence de France, il est unanimement admis que cette construction a acquis, avec le temps, une place de premier plan parmi les belles demeures du minist&#232;re fran&#231;ais des Affaires &#233;trang&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelques maisons traditionnelles de la province d'Ispahan&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit pour l'essentiel des belles demeures q&#226;dj&#226;res du XIXe si&#232;cle ou du d&#233;but du XXe, ou encore de l'&#233;poque safavide, datant du XVIIe si&#232;cle, p&#233;riode durant laquelle le Sh&#226;h Abb&#226;s fit d'Ispahan sa capitale. De riches marchands ou des im&#226;ms fortun&#233;s s'install&#232;rent dans la ville &#224; ces p&#233;riodes fastes, se faisant &#233;difier de belles maisons de r&#233;ception.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8839 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2201-8-bad08.jpg?1686652019' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Maison Amin d'Ispahan transform&#233;e en atelier d'activit&#233;s artistiques&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Une dizaine de ces belles demeures, r&#233;nov&#233;es ou en cours de r&#233;novation, sont encore visibles &#224; Ispahan. Les plus remarquables &#233;tant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;La maison A'lam&lt;/b&gt;, la plus belle et la plus vaste, remarquablement remise en &#233;tat. Comme toutes les maisons traditionnelles de Perse, elle poss&#232;de deux parties : l'&lt;i&gt;andarouni&lt;/i&gt; ou espace priv&#233;, r&#233;serv&#233; &#224; la maisonn&#233;e, et le&lt;i&gt; birouni&lt;/i&gt; ou espace public, r&#233;serv&#233; aux visiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;La maison Amin et la maison Sheikh-ol-Esl&#226;m&lt;/b&gt;, construites selon la m&#234;me organisation. La seconde comprend &#233;galement un &lt;i&gt;tekieh&lt;/i&gt;, salle de th&#233;&#226;tre religieux traditionnel, utilis&#233;e lors des c&#233;r&#233;monies religieuses d'Ashour&#226; et T&#226;sou'a. Elles ont &#233;t&#233;, de nos jours, toutes deux am&#233;nag&#233;es en ateliers d'art traditionnel o&#249; des jeunes gens s'initient &#224; l'art du tapis, de la sculpture sur bois, de la poterie ou de la marqueterie, b&#233;n&#233;ficiant des conseils de leurs professeurs, artistes prestigieux de la ville d'Ispahan. Les visiteurs y sont volontiers accueillis. Ces ateliers ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s par l'Organisation iranienne du patrimoine culturel, de l'artisanat et du tourisme, d&#233;pendant du minist&#232;re de la Culture de l'Iran, pr&#233;sente dans chaque province iranienne, commun&#233;ment connue sous le nom d'H&#233;ritage culturel.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8840 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2201-9-8efb8.jpg?1686652019' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;La maison Dib&#226;i &#224; Ispahan&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D'autres encore, comme la &lt;b&gt;maison Dib&#226;i&lt;/b&gt;,&lt;b&gt; &lt;/b&gt;ont &#233;t&#233; r&#233;nov&#233;es par leurs propri&#233;taires et am&#233;nag&#233;es en h&#244;tel pour touristes. La maison &lt;b&gt;Nilforoush&#226;n, &lt;/b&gt;qui se remarque par une superbe fa&#231;ade vitr&#233;e c&#244;t&#233; jardin, a &#233;t&#233; b&#226;tie sous les Q&#226;dj&#226;rs sur un plan de style safavide.&lt;b&gt; &lt;/b&gt;La maison&lt;b&gt; Mojtahedz&#226;deh&lt;/b&gt;, rep&#233;rable par ses deux spectaculaires tours du vent apportant de l'air frais &#224; l'int&#233;rieur du b&#226;timent, a &#233;galement fait l'objet d'une lourde r&#233;novation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prestigieux &lt;b&gt;H&#244;tel Abb&#226;ssi&lt;/b&gt;, datant du XVIIe si&#232;cle, occupe &#224; Ispahan une place &#224; part. Nomm&#233; &#224; l'origine Caravans&#233;rail de la reine-m&#232;re, il abritait un caravans&#233;rail, une &lt;i&gt;madrasa&lt;/i&gt; (&#233;cole religieuse), un bazar et un jardin persan carr&#233; de quatre-vingts m&#232;tres de c&#244;t&#233; agr&#233;ment&#233; d'un bassin. Restaur&#233; par l'arch&#233;ologue fran&#231;ais Andr&#233; Godard en 1957, il est devenu un h&#244;tel de luxe.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8841 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2201-10-6f5b4.jpg?1686652019' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;La maison Boroudjerdi &#224; K&#226;sh&#226;n&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;La ville de K&#226;sh&#226;n&lt;/b&gt;, belle cit&#233; de la province d'Ispahan, offre &#224; la visite un superbe ensemble de maisons traditionnelles ainsi qu'une &lt;i&gt;madrasa &lt;/i&gt;datant du XIXe si&#232;cle, toujours en activit&#233;. Cette madrasa, nomm&#233;e Aq&#226; Bozorg, est un bel &#233;difice dont le plan, analogue &#224; celui des mosqu&#233;es de la tradition persane, comprend, outre les locaux de l'&#233;cole scientifique et religieuse, une mosqu&#233;e surmont&#233;e de son d&#244;me traditionnel ainsi qu'un superbe jardin entourant un plan d'eau. Les plus belles maisons historiques de K&#226;sh&#226;n ont pour nom Ameri, Ehs&#226;n, Abb&#226;ssi&#226;n, Tab&#226;tab&#226;i, Boroudjerdi. Ces deux derni&#232;res sont l'&#339;uvre de Ostad Ali Maryam, c&#233;l&#232;bre architecte du XIXe si&#232;cle. La maison Tab&#226;tab&#226;i porte le nom d'une famille de marchands de tapis pour laquelle elle fut &#233;difi&#233;e. La maison Boroudjerdi fut construite pour la fille de la famille Tab&#226;tab&#226;i lorsqu'elle se maria. Certaines ont &#233;t&#233; am&#233;nag&#233;es en h&#244;tels d'un grand raffinement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces belles demeures sont d'&#233;poque q&#226;dj&#226;re, b&#226;ties selon le m&#234;me plan : les b&#226;timents comprennent les &#233;l&#233;ments de l'architecture r&#233;sidentielle persane traditionnelle tels que les &lt;i&gt;birouni&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;andarouni&lt;/i&gt; et sont distribu&#233;s autour de cours, jusqu'&#224; quatre pour les plus grands ensembles, agr&#233;ment&#233;s d'un bassin central. Leurs murs, peints et d&#233;cor&#233;s de gravures, offrent de belles ouvertures sous forme de fen&#234;tres aux vitraux multicolores (appel&#233;s &lt;i&gt;orossi &lt;/i&gt;en persan).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8842 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH401/2201-11-50bb7.jpg?1686652019' width='300' height='401' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;La maison Abb&#226;si&#226;n &#224; K&#226;sh&#226;n&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;1. Sources : Le texte qui pr&#233;c&#232;de s'inspire de la conf&#233;rence &#171; T&#233;h&#233;ran, jardin oubli&#233; &#187;, donn&#233;e &#224; T&#233;h&#233;ran en 2004 par Madame Catherine Memarian, dans le cadre de l'association T&#233;h&#233;ran Bienvenue - conf&#233;rence &#224; laquelle l'auteure de cet article a eu le plaisir d'assister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie Monsieur Bernard Poletti, qui fut ambassadeur de France &#224; T&#233;h&#233;ran de 2005 &#224; 2010, de m'avoir permis de consulter son fonds documentaire sur l'architecture de l'Ambassade ; notamment l'ouvrage de Jean Fouace charg&#233; de mission &#224; la Mission du Patrimoine du Minist&#232;re des Affaires Etrang&#232;res, publi&#233; aux Editions Perrin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La nature dans les maisons traditionnelles iraniennes</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2200</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2200</guid>
		<dc:date>2016-02-28T09:07:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ned&#226; Dalil</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En Iran, la construction de jardins est une tradition ancienne datant de pr&#232;s de trois mille ans. Tout comme dans l'architecture iranienne, chaque &#233;l&#233;ment pr&#233;sent dans les jardins iraniens est utile, tout en remplissant une fonction esth&#233;tique. L'&#233;poque safavide est consid&#233;r&#233;e comme l'&#226;ge d'or de la construction des jardins en Iran. Cet essor a commenc&#233; &#224; Qazvin, la premi&#232;re capitale des Safavides. Aujourd'hui, il ne reste de la plupart de ces jardins que quelques &#233;difices. Sous le r&#232;gne de Sh&#226;h Abb&#226;s, la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique236" rel="directory"&gt;N&#176; 123, f&#233;vrier 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2200-94e36.jpg?1686652019' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_8826 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH285/2200-1-b0238.jpg?1686652019' width='500' height='285' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Palais Hasht-Behesht par Eug&#232;ne Flandin, Ispahan&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En Iran, la construction de jardins est une tradition ancienne datant de pr&#232;s de trois mille ans. Tout comme dans l'architecture iranienne, chaque &#233;l&#233;ment pr&#233;sent dans les jardins iraniens est utile, tout en remplissant une fonction esth&#233;tique. L'&#233;poque safavide est consid&#233;r&#233;e comme l'&#226;ge d'or de la construction des jardins en Iran. Cet essor a commenc&#233; &#224; Qazvin, la premi&#232;re capitale des Safavides. Aujourd'hui, il ne reste de la plupart de ces jardins que quelques &#233;difices. Sous le r&#232;gne de Sh&#226;h Abb&#226;s, la capitale a &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;e de Qazvin &#224; Ispahan. Dans cette ville, les jardins les plus simples et les plus majestueux &#233;taient construits sous forme d'all&#233;es, les plus &#233;labor&#233;s &#233;tant constitu&#233;s de quatre parties sym&#233;triques reprenant les motifs des tapis iraniens.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8827 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH374/2200-2-dea61.jpg?1686652019' width='500' height='374' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Maison Asadi &#224; Qazvin&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, le jardin iranien repose sur trois &#233;l&#233;ments essentiels : la terre, l'eau et les plantes. La terre doit &#234;tre fertile et l'eau qui lui est n&#233;cessaire est fournie par une source d'eau naturellement ou artificiellement aliment&#233;e qui coule en permanence. L'eau &#233;tant souvent une ressource rare en Iran, les habitants de la maison aiment la voir. Par cons&#233;quent, les architectes iraniens essaient de la conserver et d'en faire un &#233;l&#233;ment visuel important dans le jardin, notamment gr&#226;ce &#224; des bassins, fontaines et canaux. Les plantes s'accordent avec le climat et le mode de vie des habitants. Les arbres que l'on voit traditionnellement dans les jardins iraniens sont le cypr&#232;s, le platane, et toutes sortes d'arbres fruitiers, en particulier le grenadier. Les fleurs font &#233;galement partie des &#233;l&#233;ments constitutifs des jardins, en particulier des arbustes tels que le rosier et le lilas. Un tel jardin permet d'avoir une tr&#232;s belle floraison au printemps, et des fruits exquis en &#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8828 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH281/2200-3-e3029.jpg?1686652019' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Maison Behrouzi &#224; Qazvin&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La ville d'Ispahan s'est vue, au cours de son histoire, attribuer diff&#233;rents surnoms, tels que &#034;moiti&#233; du monde&#034; (&lt;i&gt;nesf-e djah&#226;n&lt;/i&gt;), miroir du monde, image du paradis&#8230; Ces termes renvoient &#224; l'importance de cette cit&#233; en tant que jardin-ville. Cette id&#233;e s'incarne non seulement dans les grands espaces de la ville, comme le palais Hasht-Behesht et le grand jardin qui l'entoure, mais aussi, &#224; une plus petite &#233;chelle, dans les maisons traditionnelles de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture et la civilisation iraniennes se caract&#233;risent notamment par une relation &#233;troite &#224; la nature. Dans les maisons traditionnelles d'Ispahan, cette relation fondamentale se mat&#233;rialise au travers de la cour centrale de la maison au sein de laquelle les architectes locaux &#233;difiaient les jardins. Les diff&#233;rentes pi&#232;ces de la maison se trouvent tout autour du jardin, qui concilie la vie humaine avec la nature, l'eau et les plantes. Les architectes musulmans d'Ispahan utilisaient ces &#233;l&#233;ments naturels pour deux raisons : d'un c&#244;t&#233; pour rafra&#238;chir, adoucir et purifier l'air de l'int&#233;rieur de la maison et de l'autre, comme expression de leurs croyances religieuses et mystiques, car la pr&#233;sence de l'eau qui s'&#233;coule et d'arbres produisant de l'ombre est cens&#233;e &#233;voquer le paradis que le Coran promet aux croyants.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8829 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2200-4-85481.jpg?1686652019' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Palais Hasht-Behesht, Ispahan&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l'une des principales caract&#233;ristiques des maisons traditionnelles d'Ispahan est l'existence d'une grande cour int&#233;rieure rectangulaire comportant elle-m&#234;me un bassin ainsi qu'un jardin charg&#233; de fleurs et d'arbres. C'est pour cela que ces maisons ont souvent &#233;t&#233; nomm&#233;es &#034;maison-jardin&#034;. Concernant les grands jardins royaux, ils &#233;taient construits sous la forme de &lt;i&gt;tchah&#226;r-b&#226;gh&lt;/i&gt; (quatre jardins), avec un bassin central o&#249; se rejoignaient quatre jardins distincts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La taille et le nombre de cours des maisons d&#233;pendaient de la richesse de son propri&#233;taire, et la situation du bassin dans la cour, autour duquel s'organise le jardin, donnait lieu &#224; diff&#233;rents types de jardins : le premier type comportait un bassin rectangulaire devant l'entr&#233;e du salon, avec pour objectif de mettre en relief l'importance de cette partie de la maison, avec des jardins et des all&#233;es tout autour. Le second type, qui s'inspire du mod&#232;le des quatre jardins, comprend un bassin au centre avec quatre jardins aux quatre coins de la cour.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8830 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH315/2200-5-eb0fc.jpg?1686652019' width='500' height='315' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Maison des Badi', Ispahan&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cependant, comme dans certains jardins royaux, le bassin &#233;tait remplac&#233; dans certaines maisons comme la maison Aflakih&#226; et Sheikh Bah&#226;'i par un pavillon. Un troisi&#232;me type, typique de l'&#233;poque q&#226;dj&#226;re, comprend un long bassin rectangulaire tout au long de la cour autour duquel s'organisent plusieurs petits jardins et des all&#233;es, comme dans la maison A'lam. Dans certaines maisons, les salons se situent au point de commencement du jardin, qui constitue un lieu de transition entre les espaces int&#233;rieurs et ext&#233;rieurs. Dans ces maisons traditionnelles, une grande importance est aussi donn&#233;e au d&#233;cor des fa&#231;ades et aux fen&#234;tres ornement&#233;es de vitraux multicolores, dont les plus belles sont les &lt;i&gt;orossis&lt;/i&gt;. De l'ext&#233;rieur, ces derni&#232;res contribuent &#224; renforcer la beaut&#233; du jardin, et &#224; cr&#233;er de l'harmonie entre art humain et &#233;l&#233;ments naturels.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8831 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2200-6-3eef8.jpg?1686652019' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Maison A'lam&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://frenchold.ws.irib.ir/radioculture/arts/architecture/item/283862-jardin-persan-valeur-universelle-exceptionnelle-4&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://frenchold.ws.irib.ir/radioculture/arts/architecture/item/283862-jardin-persan-valeur-universelle-exceptionnelle-4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Sources :&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Motedayen, Heshmatollah, &lt;i&gt;Kaneh-h&#226;ye Esfah&#226;n&lt;/i&gt; (Les maisons d'Ispahan), Ed. Universit&#233; Az&#226;d Islamique Khorasg&#226;n d'Ispahan, 2013. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Pourmand, Hassan Ali ; Keshtar Ghal&#226;ni, Ahmad Rez&#226;, &#034;Tahlil-e ellat-h&#226;ye vojoudi-e s&#226;kht-e b&#226;gh-e ir&#226;ni&#034; (Analyse des &#233;l&#233;ments constructifs des jardins iraniens), Revue &lt;i&gt;Honar-h&#226;ye Zib&#226;&lt;/i&gt; (Revue des Beaux-Arts), No. 57, automne 2011, pp. 51-62. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Taghv&#226;'i, Hassan, &#034;B&#226;gh-e ir&#226;ni, zab&#226;ni ramz &#226;loud&#034; (Le jardin perse : une langue myst&#233;rieuse), Revue &lt;i&gt;Manzar&lt;/i&gt;, No. 16, automne 2011. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Adeli, Samir&#226;, &#034;Pajouheshi dar khaneh-h&#226;ye sonnati-e fal&#226;t-e markazie Iran&#034; (Etude dans les maisons traditionnelles des r&#233;gions d&#233;sertiques du centre de l'Iran), &lt;i&gt;Revue des &#233;tudes comparatives de l'Art&lt;/i&gt;, No. 5, printemps/&#233;t&#233; 2013. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Bemani&#226;n, Mohammad Rez&#226; ; Ghol&#226;mrostam, Nassim ; Rahmatpan&#226;h, Jannat, &#034;An&#226;sor-e hoviyat s&#226;z dar me'm&#226;ri-e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;sonnati-e khaneh-h&#226;ye ir&#226;ni&#034; (Les &#233;l&#233;ments &#224; la source de l'identit&#233; dans l'architecture traditionnelle des maisons iraniennes), &lt;i&gt;Revue scientifique d'&#233;tudes de l'art islamique&lt;/i&gt;, No. 13, automne 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>A la recherche des espaces perdusRegard sur l'architecture rurale de la province d'Ardebil</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2199</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2199</guid>
		<dc:date>2016-02-28T09:07:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rez&#226; Mokhles, Zeinab Golest&#226;ni</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'homme et la nature, une interaction en question &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le monde tumultueux d'aujourd'hui, l'identit&#233; est une question centrale. Si on en parle tant, c'est peut-&#234;tre que dans beaucoup de cas, cette identit&#233; est perdue et qu'elle demande &#224; &#234;tre retrouv&#233;e. De nombreuses d&#233;finitions en ont &#233;t&#233; donn&#233;es. Celle-ci nous int&#233;resse plus particuli&#232;rement ici : &#171; L'identit&#233; est un concept reliant une &#339;uvre (comme une r&#233;alisation architecturale) ou une cr&#233;ature (comme l'homme) &#224; son origine, &#224; sa racine et &#224; sa source. Du (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique236" rel="directory"&gt;N&#176; 123, f&#233;vrier 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2199-eb56d.jpg?1686652019' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'homme et la nature, une interaction en question&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le monde tumultueux d'aujourd'hui, l'identit&#233; est une question centrale. Si on en parle tant, c'est peut-&#234;tre que dans beaucoup de cas, cette identit&#233; est perdue et qu'elle demande &#224; &#234;tre retrouv&#233;e. De nombreuses d&#233;finitions en ont &#233;t&#233; donn&#233;es. Celle-ci nous int&#233;resse plus particuli&#232;rement ici : &#171; L'identit&#233; est un concept reliant une &#339;uvre (comme une r&#233;alisation architecturale) ou une cr&#233;ature (comme l'homme) &#224; son origine, &#224; sa racine et &#224; sa source. Du point de vue de l'homme traditionnel, l'&#234;tre humain est cr&#233;&#233; par Dieu. Le monde dans lequel il se trouve est aussi une cr&#233;ation de Dieu. Par cons&#233;quent, l'origine de l'homme et de l'univers se trouve dans un au-del&#224;. Pour atteindre son origine, l'homme doit donc se rapprocher de ce qui rel&#232;ve de la m&#234;me origine que lui, &#224; savoir la nature. C'est en effet la nature qui est la configuration divine la plus proche de l'homme. Dieu a cr&#233;&#233; toute cette nature vierge, ce chef- d'&#339;uvre parfait de la cr&#233;ation, et en a fait un lieu d'adoration pour les musulmans. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Seyyed Hossein Nasr in Akrami, Ghol&#226;m-Rez&#226;, &#171; R&#226;z-h&#226;ye me'm&#226;ri-ye roust&#226;yi &#187; (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; La pr&#233;sence de l'homme dans la nature lui permet ainsi de se rapprocher de son objet final d'adoration et de son origine. Par extension, plus l'homme et ses propres cr&#233;ations, notamment dans le domaine de l'art et de l'architecture, prennent mod&#232;le sur la nature, plus ils sont proches de leur origine.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8815 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH281/2199-1-22182.jpg?1686652019' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Village de Drav, r&#233;gion de Sh&#226;hroud, province d'Ardebil. &lt;/i&gt;&lt;i&gt;Photos : Mehdi Veys&#226;niy&#226;n&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le village, co-constitution de l'homme et de la nature&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le village est une construction qui n'appartient qu'&#224; la p&#233;riode de la tradition. C'est un complexe d'habitats constitu&#233;s de constructions, de croyances et de comportements d'une soci&#233;t&#233; humaine limit&#233;e qui appara&#238;t pour r&#233;pondre &#224; ses besoins bas&#233;s sur la qui&#233;tude et cela, par le biais de l'interaction &#233;gale et bilat&#233;rale des villageois avec leur territoire, et apr&#232;s la d&#233;couverte des potentialit&#233;s de ce territoire. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Kousheshgar&#226;n, Ali-Akbar ; Golvardi, Modjtab&#226;, &#171; Martabeh shen&#226;si-ye (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; L'architecture et le tissu du village prennent &#233;galement forme sous l'influence d'une mentalit&#233; ayant cohabit&#233; avec la nature pendant des si&#232;cles et ayant appris &#224; la respecter.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'architecture rurale, co-habitation avec le champ de la nature&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'architecture indig&#232;ne est un aspect particulier de l'image universelle. Elle pr&#233;sente une image de l'environnement dans lequel &#171; a lieu &#187; la vie, non pas d'une mani&#232;re abstraite, mais selon une configuration po&#233;tique et recevable. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir Ibid., p. 110.' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Selon Christian Norberg-Schulz, l'architecture rurale est connue comme &#233;tant la meilleure incarnation du concept d'&#171; art du lieu &#187;. La forme g&#233;n&#233;rale de l'architecture traditionnelle rurale prend racine dans une tradition populaire. Les mod&#232;les de construction se sont progressivement constitu&#233;s au cours des si&#232;cles, en fonction des conditions locales et des besoins mat&#233;riels et spirituels des habitants. Le corps d'un village est plus qu'un ensemble d'abris prot&#233;geant ses habitants, il remplit aussi une fonction spirituelle et symbolique. Ainsi, l'&#233;l&#233;ment principal du village est l'homme, avec sa r&#233;flexion sur le monde et des attentes propres. L'architecture est le fruit de la r&#233;flexion de l'&#226;me humaine.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8816 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH226/2199-2-bd62d.jpg?1686652019' width='400' height='226' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Village de Drav, r&#233;gion de Sh&#226;hroud, province d'Ardebil. &lt;/i&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Croquis : Sarah &#194;rique&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, le contenu de sa pens&#233;e s'y manifeste. &#171; L'homme qui vit nuit et jour dans la belle nature de Dieu ne peut qu'avoir une &#226;me belle et cr&#233;ative. La nature est vivante, dynamique et instructive. C'est une enseignante habile. Tout homme qui est en relation avec la nature s'&#233;l&#232;ve. D'un point de vue physique, elle apprend ce qui est n&#233;cessaire pour le travail, la production et la construction. D'un point de vue spirituel, l'homme y acquiert la clairvoyance et ce qui s'ensuit en termes de go&#251;t, de sagesse, de pens&#233;e et d'art. L'homme villageois esquisse et construit son architecture en prenant conscience de son environnement, de son milieu socio-culturel et en connaissant l'existence et la nature. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Ayn-al-Qozat Hamad&#226;ni, p. 39.' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Cet homme est donc en quelque sorte artiste par nature. Il n'a pas de connaissance sp&#233;culative de l'art, mais sait comment le cr&#233;er. Il d&#233;finit l'art par l'action. L'architecture rurale est belle et agr&#233;able, car la pens&#233;e de celui qui la construit est en harmonie avec la nature.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8817 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2199-3-5b9cb.jpg?1686652019' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Village d'Asbu, r&#233;gion de Sh&#226;hroud, province d'Ardebil.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les particularit&#233;s de l'architecture rurale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; La premi&#232;re particularit&#233; de l'architecture rurale est l'harmonie avec ses propres &#233;l&#233;ments, ainsi qu'avec la nature et l'environnement. Qu'il se situe dans le d&#233;sert, dans la montagne ou dans la for&#234;t, le village se conforme dans tous les cas &#224; son environnement. Il n'est pas possible qu'un villageois construise quelque chose qui soit en contradiction avec la nature de son environnement. L'une des caract&#233;ristiques saillantes de la nature r&#233;side dans le fait qu'elle prend racine dans un syst&#232;me homog&#232;ne. Tout comme la musique, cette harmonie r&#232;gne sur tous les aspects de la nature. L'harmonie de l'architecture rurale (indig&#232;ne) est &#224; la fois externe et interne. C'est ainsi que cette architecture permet &#224; la nature de s'int&#233;grer en elle et cr&#233;e une harmonie avec elle, dans tous les aspects. [&#8230;] La simplicit&#233; constitue l'autre particularit&#233; de l'architecture rurale. Le villageois cr&#233;e son architecture d'une mani&#232;re simple pour que sa maison soit la transfiguration du sacr&#233; et qu'il ne n&#233;glige pas Dieu, m&#234;me pour un instant. La simplicit&#233; anime le sentiment de la pr&#233;sence de Dieu dans la configuration architecturale, ainsi que dans le c&#339;ur de l'homme ing&#233;nu. Le villageois vit donc toujours dans la maison et dans la nature, en se rappelant Dieu. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir Ibid., pp. 37-41.' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les particularit&#233;s que nous venons de mentionner se manifestent de diff&#233;rentes fa&#231;ons dans tout village et dans toute culture indig&#232;ne, car ces principes rel&#232;vent de la nature humaine m&#234;me et prennent leur source dans l'&#226;me humaine. Nous allons cependant ici &#233;tudier la fa&#231;on dont se manifestent ces particularit&#233;s dans les maisons traditionnelles et l'architecture de la province iranienne d'Ardebil.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8818 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH267/2199-4-eb37a.jpg?1686652019' width='400' height='267' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Village de Til, r&#233;gion de Sh&#226;hroud, province d'Ardebil.&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La province d'Ardebil, reine montagneuse du nord-ouest de l'Iran&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dot&#233;e d'une histoire tr&#232;s ancienne, la r&#233;gion d'Ardebil ou &#171; &#194;rt&#226;vil &#187; s'&#233;tend sur un territoire immense. Compos&#233; des mots &#171; &lt;i&gt;&#226;rt&#226;&lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;(sacr&#233;) et &#171; &lt;i&gt;vil&lt;/i&gt; &#187; (ville), &lt;i&gt;&#194;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;rt&#226;vil&lt;/i&gt; est un terme avestique renvoyant &#224; un lieu saint. Tout au long de son histoire, Ardebil, qui est aussi le nom de la capitale actuelle de la r&#233;gion du m&#234;me nom, eut d'autres noms, notamment &lt;i&gt;D&#226;r-ol-ersh&#226;d&lt;/i&gt; (foyer de la guidance)&lt;i&gt;, D&#226;r-ol-erf&#226;n&lt;/i&gt; (foyer du mysticisme), ou encore &lt;i&gt;D&#226;r-ol-am&#226;n&lt;/i&gt; (foyer de la paix), qui soulignent chacun le statut sacr&#233; de cette ville. Ardebil se trouve sur la route de la soie. Selon les derni&#232;res d&#233;couvertes arch&#233;ologiques r&#233;alis&#233;es dans la vall&#233;e de Mor&#226;dlou&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Affili&#233; au d&#233;partement de Meshguin Shahr, cette vall&#233;e se trouve presque au (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la r&#233;gion aurait un pass&#233; historique de pr&#232;s de 40 000 ans. Ardebil a ainsi &#233;t&#233;, pendant plusieurs mill&#233;naires, le th&#233;&#226;tre de guerres et de paix, et le lieu d'&#233;tablissement de nombreux souverains. Ce pass&#233; historique et culturel a influ&#233; sur l'architecture rurale de la r&#233;gion, en rapport &#233;troit avec la nature, qui traduit le v&#233;ritable sens de l'&#171; art &#187; (&lt;i&gt;honar&lt;/i&gt;)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='Le terme hunara (honar) est un mot ancien employ&#233; dans les textes avestiques (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Comme nous l'avons &#233;voqu&#233;, cette architecture se caract&#233;rise par sa simplicit&#233;, avec des demeures d'une couleur unique, des portes et des fen&#234;tres en bois, de la paille en guise de toit, qui r&#233;sistent &#233;tonnamment &#224; l'ensemble des inconv&#233;nients climatiques.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8819 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2199-5-48230.jpg?1686652019' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Aziz&#226;b&#226;d&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La structure des villages de la province d'Ardebil&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les constructions formant le noyau principal de ces villages sont en g&#233;n&#233;ral centralis&#233;es, et ce pour des raisons climatiques et culturelles. Comme si les liens &#233;troits unissant les habitants du village se refl&#233;taient aussi dans la disposition des maisons. A cet &#233;gard, les champs et les vergers, consid&#233;r&#233;s d'ailleurs comme les p&#244;les &#233;conomiques du village, se trouvent g&#233;n&#233;ralement loin des habitats, entourant ainsi les villages. Orient&#233;es vers le haut des collines, presque toutes les maisons dot&#233;es d'un toit plat sont construites sur un terrain en pente, ou sur les deux flancs de vall&#233;es peu profondes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'architecture des maisons rurales, ou la d&#233;couverte du &lt;i&gt;genius loci&lt;/i&gt;&lt;br&gt;La cour, c&#339;ur battant de l'architecture rurale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;El&#233;ment indissociable non seulement du plan des maisons mais aussi du mode de vie de ses habitants, la cour s'av&#232;re &#234;tre le point central du b&#226;timent. Etant particuli&#232;rement attach&#233;es &#224; cet espace, les villageoises passent de longs moments &#224; nettoyer et &#224; embellir la cour.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le balcon, union des espaces public et priv&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ressemblant &#224; un portique, le balcon, avec ou sans colonnes, rappelle ceux pr&#233;sents dans l'architecture du nord de l'Iran, o&#249; les balcons sont appel&#233;s &lt;i&gt;ghol&#226;m-gard&lt;/i&gt;. Il existe cependant une diff&#233;rence : dans le nord, les &lt;i&gt;ghol&#226;m-gard&lt;/i&gt; font le tour de la maison, alors que les balcons des maisons rurales d'Ardebil ne s'ouvrent que sur un seul angle du b&#226;timent. Trait d'union entre le construit humain et la nature, cet espace permet la contemplation de cette derni&#232;re, et relie non seulement les espaces ext&#233;rieur et int&#233;rieur de la maison, mais aussi le dedans et le dehors, le public et le priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8820 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2199-6-abf69.jpg?1686652019' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Village de Guilav&#226;n, r&#233;gion de Sh&#226;hroud,&lt;br&gt; province d'Ardebil.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;Sakkou&lt;/i&gt; (plate-forme ou podium), entre ext&#233;rieur et int&#233;rieur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un nombre limit&#233; de marches s&#233;pare presque toutes les maisons rurales de la surface de la terre, constituant ainsi une sorte de &lt;i&gt;podium&lt;/i&gt;. Celui-ci constitue un &#233;l&#233;ment interm&#233;diaire entre les espaces priv&#233; et public, entre int&#233;rieur et ext&#233;rieur de l'espace du rez-de-chauss&#233;e. Le &lt;i&gt;sakkou &lt;/i&gt;permet &#233;galement le nivellement des espaces int&#233;rieurs de la maison.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;Tanour&lt;/i&gt; (le four), l'odeur de la vie dans l'atmosph&#232;re de la maison&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le four &#233;tait anciennement consid&#233;r&#233; comme l'un des objets centraux de la maison o&#249; on pr&#233;parait du pain. Cependant, l'introduction de la production industrielle de pain a progressivement conduit &#224; la disparition de cet espace au sein des maisons rurales. Il a cependant &#233;t&#233; conserv&#233; dans certaines, o&#249; le villageois pr&#233;pare son pain avec le m&#234;me bl&#233; qu'il a plant&#233; et r&#233;colt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;Pastou&lt;/i&gt;(le cabinet), le myst&#232;re de l'espace int&#233;rieur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;pastou&lt;/i&gt; est d&#233;fini dans le dictionnaire Dehkhod&#226; comme une petite pi&#232;ce o&#249; sont entrepos&#233;s des coffres. Cette pi&#232;ce constitue, dans l'architecture rurale, un petit espace priv&#233; o&#249; sont gard&#233;s les objets importants. D&#233;cor&#233; par de petits coffres de diff&#233;rentes couleurs, notamment rouge, le cabinet conf&#232;re une beaut&#233; myst&#233;rieuse &#224; l'espace int&#233;rieur des maisons rurales.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;T&#226;ghtcheh&lt;/i&gt; (la niche), galerie des souvenirs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Constituant un espace multifonctionnel, la niche est un &#233;l&#233;ment de la d&#233;coration int&#233;rieure. L'&#233;paisseur du mur diminue en fonction des espaces vides et pleins con&#231;us par la niche, celle-ci cr&#233;ant ainsi un espace plus agr&#233;able. Outre sa dimension esth&#233;tique, elle permet de ranger les objets d'usage courant comme une lampe &#224; p&#233;trole, le Coran, du bl&#233;, un vase rempli de fleurs, des photos de famille...&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8822 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2199-8-4ceda.jpg?1686652019' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Village de Guilav&#226;n, r&#233;gion de Sh&#226;hroud,&lt;br&gt; province d'Ardebil.&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les mat&#233;riaux de construction, pr&#233;sents de la nature&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La terre, la pierre, le bois, le roseau, les plantes indig&#232;nes, et m&#234;me les arbustes comme l'astragale constituent autant de mat&#233;riaux de construction de cette architecture rurale, ceux qui assumeront aussi un r&#244;le dans la conception de la po&#233;tique de l'espace, s'ils sont employ&#233;s selon les r&#232;gles de l'art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La typographie montagneuse de la r&#233;gion est &#224; l'origine d'une importante utilisation de pierres dans la construction des maisons, ce qui permet &#224; la fois de garantir la stabilit&#233; de ces b&#226;timents ainsi que leur faible co&#251;t, gr&#226;ce &#224; l'emploi de mat&#233;riaux indig&#232;nes. Dans certains b&#226;timents, les murs sont en pis&#233; (&lt;i&gt;k&#226;hguel&lt;/i&gt;), alors que dans d'autres, ils sont faits de pierres. Dans le premier cas, recouverts par le mortier du torchis, ces derniers font pr&#232;s de 50 centim&#232;tres d'&#233;paisseur, ou m&#234;me 80 centim&#232;tres en cas de la pr&#233;sence d'un autre &#233;tage.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8823 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2199-9-c2ea0.jpg?1686652019' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Village d'Asbu, r&#233;gion de Sh&#226;hroud, province d'Ardebil.&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le plancher est en g&#233;n&#233;ral fait de bois. Il recouvre la surface entre les colonnes, g&#233;n&#233;ralement distantes de 3 &#224; 3,5 m&#232;tres les unes des autres. Si la distance entre les piliers est plus grande, les piliers seront construits plus &#233;pais pour pallier la distance. La distance entre ces piliers en bois et le plancher est combl&#233;e avant tout par des nattes et des petites branches, qui seront ensuite couvertes de pis&#233;. C'est pour limiter l'&#233;rosion du plancher, notamment par hydrom&#233;t&#233;ores, et en vue d'emp&#234;cher la p&#233;n&#233;tration de l'humidit&#233; &#224; l'int&#233;rieur du plancher qu'on recourt au pis&#233; en tant que couverture de cet espace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, en retirant &#224; la truelle le pis&#233;, le villageois augmente l'&#233;paisseur du mur et du plancher de 0,5 centim&#232;tre. Emp&#234;chant tout changement brusque de temp&#233;rature, le pis&#233; fonctionne ainsi comme un &#233;pais bitume. L'ajout de sel dans ce m&#233;lange de terre et de paille emp&#234;che l'infiltration de l'eau &#224; l'int&#233;rieur. Les murs sont g&#233;n&#233;ralement en bois. Au c&#339;ur de ce grand volume de couleur kaki, les fen&#234;tres bleues et vertes s'offrent comme des fleurs au milieu du d&#233;sert. Les mat&#233;riaux utilis&#233;s dans ces constructions rurales, qui paraissent au premier abord sans aucune valeur, d&#233;c&#232;lent un sens cach&#233;, et manifestent une certaine pr&#233;sence de l'invisible. &#171; La terre, c'est la mati&#232;re premi&#232;re de la nature. Lorsqu'elle se m&#234;le &#224; l'eau qui est la substance de la vie, c'est l'argile qui na&#238;t. Dans la nature, l'argile constitue la mati&#232;re premi&#232;re de toute v&#233;g&#233;tation et de toute naissance. Dans la nature, tout v&#233;g&#233;tal est li&#233; &#224; la terre et &#224; l'eau, et donc &#224; l'argile. L'argile est ainsi dot&#233;e d'un pouvoir de fertilit&#233;. La terre m&#233;rite donc d'&#234;tre consid&#233;r&#233;e avec honneur.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8824 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH281/2199-10-eba30.jpg?1686652019' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Village de Drav, r&#233;gion de Sh&#226;hroud, Ardebil.&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le villageois traditionnel conna&#238;t bien la terre et l'argile. Il reconna&#238;t ses propri&#233;t&#233;s, car il est en contact avec elle dans la nature. Il croit en la valeur de l'argile, car il est musulman. C'est gr&#226;ce &#224; la terre qu'il peut faire des cultures et gagner sa vie. C'est en recourant &#224; l'argile qu'il construit la maison et la mosqu&#233;e o&#249; il v&#233;n&#232;re son Dieu lors de sa pri&#232;re. Il pose tous les jours la t&#234;te sur la terre, en se prosternant ainsi devant son Cr&#233;ateur, par l'interm&#233;diaire de la terre. Toute architecture rurale (en tout temps et en tout lieu) emploie de l'argile. Avant l'&#233;poque moderne, les constructions traditionnelles &#233;taient en argile ou faites de mat&#233;riaux d&#233;riv&#233;s d'argile. Car l'argile provient de l'union des &#233;l&#233;ments principaux et vitaux de la nature, &#224; savoir la terre et l'eau. Elle se trouve d'ailleurs partout, ce qui veut dire qu'elle est le mat&#233;riau le plus indig&#232;ne. Il est simple de travailler avec cette mati&#232;re qui est aussi en harmonie avec la substance humaine. Alors, l'essence de l'homme est constitu&#233;e d'argile. Cette consubstantialit&#233; constitue le secret de la paix et la tranquillit&#233; de l'homme dans un corps constitu&#233; d'argile. Car, depuis la p&#233;rennit&#233;, l'homme &#233;tait accompagn&#233; de l'argile. Et tout ce qui est construit de terre et d'argile se conforme au principe du caract&#232;re &#233;ph&#233;m&#232;re du monde face &#224; l'Etre Absolu. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., pp. 42-43.' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La longue histoire de l'architecture r&#233;v&#232;le les formes les plus belles et les plus parfaites de cet art lorsque celui-ci s'unit aux mains &lt;i&gt;cr&#233;atrices&lt;/i&gt; de l'homme traditionnel. Enracin&#233; dans la soci&#233;t&#233; rurale, cet art se trouve &#224; l'origine d'une conception des habitats en profonde harmonie avec l'&#226;me et la nature humaine ; une architecture si intimement li&#233;e &#224; la nature qu'on la prend comme l'un de ses reflets. Cependant, cette architecture tend &#224; conna&#238;tre un inexorable d&#233;clin face &#224; l'essor de nouveaux modes de vie port&#233;s par des conceptions modernistes du monde qui tendent de plus en plus &#224; s'&#233;loigner de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8825 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH282/2199-11-8196c.jpg?1686652019' width='500' height='282' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Village de Drav, r&#233;gion de Sh&#226;hroud, Ardebil.&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Seyyed Hossein Nasr in Akrami, Ghol&#226;m-Rez&#226;, &#171; R&#226;z-h&#226;ye me'm&#226;ri-ye roust&#226;yi &#187; (Les secrets de l'architecture rurale)&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;in &lt;i&gt;Maskan va mohit-e roust&#226; &lt;/i&gt;(L'habitat et l'environnement ruraux), No. 131, automne 2010 (1389), pp. 27-150 : 33.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Kousheshgar&#226;n, Ali-Akbar ; Golvardi, Modjtab&#226;, &#171; Martabeh shen&#226;si-ye me'm&#226;ri-ye doreh-ye sonnat : dar&#226;madi bar martabeh shen&#226;si-ye me'm&#226;ri-ye roust&#226;yi bar mabn&#226;-ye tabyin va naghd-e &#226;r&#226;y-e Chistian Norberg-Schulz &#187; (Le statut de l'architecture traditionnelle : introduction au statut de l'architecture urbaine au travers de la d&#233;finition et de la critique de la pens&#233;e de Christian Norberg-Schulz),&lt;i&gt; &lt;/i&gt;in &lt;i&gt;Maskan va mohit-e rust&#226; &lt;/i&gt;(L'habitat et l'environnement ruraux), No. 143, Automne 2013 (1392), pp. 101-120 : 102.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p. 110.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ayn-al-Qozat Hamad&#226;ni, p. 39.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;pp. 37-41.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Affili&#233; au d&#233;partement de Meshguin Shahr, cette vall&#233;e se trouve presque au centre de la Province d'Ardebil.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le terme &lt;i&gt;hunara&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;honar&lt;/i&gt;) est un mot ancien employ&#233; dans les textes avestiques et pehlevis, notamment dans les &lt;i&gt;Gathas &lt;/i&gt;o&#249; on trouve les traces les plus anciennes de ce mot. Celui-ci est, dans la langue avestique, compos&#233; de deux mots, le premier &#233;tant &#171; &lt;i&gt;hou&lt;/i&gt; &#187; (&#233;quivalent de &lt;i&gt;nikou&lt;/i&gt; (adjectif) et &lt;i&gt;nikouyi&lt;/i&gt; (nom) qui signifient en persan le &#171; bon &#187;, et la &#171; bienfaisance &#187;) et le deuxi&#232;me &#171; &lt;i&gt;nar&lt;/i&gt; &#187; (&#233;quivalent de &lt;i&gt;tav&#226;n&lt;/i&gt; (nom) et &lt;i&gt;dalir&lt;/i&gt; (adjectif) en persan, signifiant la force et le courage).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, pp. 42-43.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;*&#201;tudiants en architecture, Universit&#233; d'Urmia&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Bibliographie&lt;/b&gt; : &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Akrami, Ghol&#226;m-Rez&#226;, &#171; R&#226;z-h&#226;ye me'm&#226;ri-ye roust&#226;'i &#187; (Les secrets de l'architecture rurale)&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;in &lt;i&gt;Maskan va mohit-e roust&#226; &lt;/i&gt;(L'habitat et l'environnement ruraux), N&#176; 131, Automne 2010 (1389), pp. 27-150. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Bazin, Marcel &amp; Bromberger, Christian, avec la collaboration de Askari-Kh&#226;ngh&#226;h, Asghar &amp; Karimi, Asghar, &lt;i&gt;Gil&#226;n et &lt;/i&gt;&lt;i&gt;&#194;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;zarbayj&#226;n oriental, cartes et documents ethnographiques, &lt;/i&gt;traduit en persan par Farshtchiy&#226;n, Mozaffar Amin, Institut fran&#231;ais de recherche en Iran, Biblioth&#232;que iranienne, vol. 24, T&#233;h&#233;ran. Ed. To&#251;ss, 1987 (1365). &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Dj&#226;djromi, K&#226;zem, &lt;i&gt;Motale'&#226;t-e roust&#226;yi&lt;/i&gt; (Les &#233;tudes rurales), T&#233;h&#233;ran, &#233;d. Alborz-e farr-e d&#226;nesh, 2009 (1388). &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Kousheshgar&#226;n, Ali-Akbar ; Golvardi, Modjtab&#226;, &#171; Martabeh shen&#226;si-ye me'm&#226;ri-ye doreh-ye sonnat : dar&#226;madi bar martabeh shen&#226;si-ye me'm&#226;ri-ye roust&#226;'i bar mabn&#226;-ye tabyin va naghd-e &#226;r&#226;-ye Chistian Norberg-Schulz &#187; (Le statut de l'architecture traditionnelle : introduction au statut de l'architecture urbaine selon la d&#233;finition et la critique des pens&#233;es de Christian Norberg-Schulz),&lt;i&gt; &lt;/i&gt;in &lt;i&gt;Maskan va mohit-e roust&#226; &lt;/i&gt;(L'habitat et l'environnement ruraux), N&#176;143, Automne 2013 (1392), pp. 101-120. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; R&#226;heb, Ghaz&#226;l, &#171; Derangui dar mafhoum-e roust&#226; &#187; (Arr&#234;t sur le concept de &lt;i&gt;village&lt;/i&gt;), in &lt;i&gt;Madjaleh-ye mohit shen&#226;si&lt;/i&gt; (La revue de la connaissance de l'environnement), N&#176; 14, 2007 (1386), pp. 105-116. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Sartipi, Mohsen, &#171; Me'm&#226;ri-ye maskan dar roust&#226;-h&#226;ye Ir&#226;n &#187; (Architecture de l'habitat dans les villages iraniens)&lt;i&gt;,&lt;/i&gt; in &lt;i&gt;Maskan&lt;/i&gt; (Habitat), N&#176; 119, Automne 2007, pp. 2-15. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Zargar, Akbar, &lt;i&gt;Dar&#226;madi bar shenakht-e me'm&#226;ri-e roust&#226;'i-e Ir&#226;n&lt;/i&gt; (Introduction &#224; la connaissance de l'architecture rurale en Iran), T&#233;h&#233;ran, &#233;d. Universit&#233; Shahid Beheshti, 1999 (1371).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les maisons traditionnelles de T&#233;h&#233;ran</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2198</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2198</guid>
		<dc:date>2016-02-28T09:07:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marzieh Shahb&#226;zi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La capitale iranienne est dot&#233;e d'un riche patrimoine de nombreuses maisons traditionnelles. Elles datent en grande majorit&#233; de l'&#232;re q&#226;djare et tout en &#233;tant de tr&#232;s beaux exemples de l'architecture traditionnelle, elles gardent chacune un caract&#232;re propre. Au cours des ann&#233;es, ces habitations ont chang&#233; et subi diff&#233;rentes modifications. La Maison Ghav&#226;moddoleh &lt;br class='autobr' /&gt;
Cet &#233;difice a &#233;t&#233; b&#226;ti sous le r&#232;gne du monarque q&#226;dj&#226;r Mohammad Sh&#226;h. Il appartenait &#224; un diplomate proche de la cour, Mirz&#226; Mohammad (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique236" rel="directory"&gt;N&#176; 123, f&#233;vrier 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2198-f93e3.jpg?1686652019' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La capitale iranienne est dot&#233;e d'un riche patrimoine de nombreuses maisons traditionnelles. Elles datent en grande majorit&#233; de l'&#232;re q&#226;djare et tout en &#233;tant de tr&#232;s beaux exemples de l'architecture traditionnelle, elles gardent chacune un caract&#232;re propre. Au cours des ann&#233;es, ces habitations ont chang&#233; et subi diff&#233;rentes modifications. &lt;span class='spip_document_8805 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH277/2198-1-4ef68.jpg?1686652019' width='400' height='277' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_8806 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH283/2198-2-ccfc3.jpg?1686652019' width='400' height='283' alt=&#034;&lt;i&gt;Maison Ghav&#226;moddoleh&lt;/i&gt;&#034; title=&#034;&lt;i&gt;Maison Ghav&#226;moddoleh&lt;/i&gt;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La Maison Ghav&#226;moddoleh&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;difice a &#233;t&#233; b&#226;ti sous le r&#232;gne du monarque q&#226;dj&#226;r Mohammad Sh&#226;h. Il appartenait &#224; un diplomate proche de la cour, Mirz&#226; Mohammad Ghav&#226;moddoleh Ashti&#226;ni. Rachet&#233; par l'Organisation du patrimoine, il a &#233;t&#233; restaur&#233; et il est possible aujourd'hui de le visiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La partie de l'habitation qui reliait les corps des b&#226;timents &lt;i&gt;birouni &lt;/i&gt;(partie publique de la demeure) et &lt;i&gt;andarouni&lt;/i&gt; (partie priv&#233;e) a &#233;t&#233; d&#233;truite lors des travaux d'extension de la rue Mirza Mahmoud. La grande terrasse, elle, a &#233;t&#233; convertie en salle des miroirs, ph&#233;nom&#232;ne architectural de l'&#233;poque q&#226;dj&#226;re, influenc&#233; par le d&#233;veloppement des relations avec les Europ&#233;ens. Parmi les caract&#233;ristiques de ce monument, citons la parfaite sym&#233;trie dans la disposition des briques et des incrustations en bois de la fa&#231;ade, les sept portes typiques de l'architecture islamique iranienne, le bassin central entour&#233; d'un jardin qui correspond exactement &#224; un autre dans l'&lt;i&gt;andarouni&lt;/i&gt;, et deux tours de vent sym&#233;triques qui invitent les visiteurs &#224; se rendre aux &#233;tages sup&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux escaliers m&#232;nent &#224; l'int&#233;rieur de l'&#233;difice ; le rez-de-chauss&#233;e comprend deux grandes salles, deux couloirs et trois petites chambres et le premier &#233;tage, deux couloirs et douze chambres, dispos&#233;s en m&#234;me nombre dans les deux ailes est et ouest. Le sous-sol, uniquement accessible par le jardin int&#233;rieur, est situ&#233; sous les salles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La salle des miroirs du rez-de-chauss&#233;e, pi&#232;ce la plus vaste de la maison, est situ&#233;e dans le &lt;i&gt;birouni &lt;/i&gt;et &#233;tait la salle de r&#233;ception des invit&#233;s et des politiciens (souvent &#233;trangers) de l'&#233;poque. Ainsi, les ornements de la pi&#232;ce sont fortement influenc&#233;s par des mod&#232;les occidentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre salle de r&#233;ception de l'&#233;difice, orient&#233;e sud et tr&#232;s ensoleill&#233;e, &#233;tait utilis&#233;e en hiver. Elle compte une partie caract&#233;ristique, r&#233;serv&#233;e au roi. Cette aile de l'habitation comprend huit pi&#232;ces, uniquement accessibles par le corridor qui les longe. Les ornements int&#233;rieurs sont tous identiques, notamment des moulures, des fresques murales et des niches ornement&#233;es servant d'&#233;tag&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8807 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2198-3-17399.jpg?1686652019' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Edifice Ma'soudieh&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'Edifice Ma'soudieh&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette demeure datant de la p&#233;riode q&#226;dj&#226;re est situ&#233;e sur la place Bah&#226;rest&#226;n &#224; T&#233;h&#233;ran. D'une superficie de quatre mille m&#232;tres carr&#233;s, comprenant &lt;i&gt;andarouni &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;birouni&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;elle a &#233;t&#233; construite en 1916 par le gouverneur d'Ispahan, Mas'oud Mirz&#226;, dont le nom a &#233;t&#233; donn&#233; &#224; l'&#233;difice. Ce dernier est repr&#233;sentatif des sp&#233;cificit&#233;s de l'architecture traditionnelle, avec son jardin &#224; l'iranienne et le classicisme de la d&#233;coration, qui est cependant l&#233;g&#232;rement marqu&#233;e par le style occidental. L'&#233;difice comprend cinq b&#226;timents, tous tr&#232;s orn&#233;s, avec des moulures, des carrelages typiques, des calligraphies, des fresques, des peintures murales et autres ornements architecturaux d'une d&#233;licatesse recherch&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison de sa situation g&#233;ographique, cet &#233;difice a servi durant plusieurs &#233;v&#233;nements politiques. Lors de la R&#233;volution constitutionnelle, ce b&#226;timent &#233;tait le quartier-g&#233;n&#233;ral des constitutionnalistes, dans leur combat pour l'&#233;tablissement d'une monarchie constitutionnelle. En 1908, c'est &#224; proximit&#233; de cette demeure que l'attentat &#224; la bombe contre le roi Mohammad Ali Sh&#226;h eut lieu, &#233;v&#233;nement qui mena &#224; la r&#233;pression f&#233;roce des opposants, au canonnage de l'Assembl&#233;e nationale et &#224; des combats et fusillades &#224; l'int&#233;rieur de cette maison. &lt;i&gt;Maison d'Amir Bah&#226;dor&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#233;galement dans cette demeure que beaucoup d'institutions culturelles nationales ont vu le jour. Ainsi, cet &#233;difice a abrit&#233; la premi&#232;re biblioth&#232;que nationale et le premier mus&#233;e national : c'est en 1925 qu'une pi&#232;ce de cet &#233;difice devient la premi&#232;re biblioth&#232;que officielle du pays, l'anc&#234;tre de la biblioth&#232;que nationale actuelle ; et quelques ann&#233;es plus tard, une autre pi&#232;ce de cette maison abrita des objets antiques venus des diff&#233;rentes provinces, et devint ainsi officiellement le premier mus&#233;e national d'Iran, avant la construction du Mus&#233;e de l'Antiquit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1963 et 1964, cette demeure a provisoirement abrit&#233; une &#233;cole militaire. En 1966, lors de la s&#233;paration du minist&#232;re de l'Education de celui de l'Art et de la Culture, elle h&#233;bergea &#233;galement pendant quelque temps le minist&#232;re de l'Education.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La Maison d'Amir Bah&#226;dor&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;minente maison bicentenaire de la rue du Pont d'Amir Bah&#226;dor porte le nom de son premier propri&#233;taire, gouverneur, courtisan et ministre de Mozaffareddin Sh&#226;h. Un v&#233;ritable chef-d'&#339;uvre classique dans la construction duquel les moindres d&#233;tails du style architectural de la p&#233;riode nass&#233;ride&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='P&#233;riode du r&#232;gne de N&#226;ssereddin Sh&#226;h Q&#226;dj&#226;r.' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ont &#233;t&#233; respect&#233;s. &lt;span class='spip_document_8809 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH255/2198-5-d79c2.jpg?1686652019' width='400' height='255' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_8810 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH257/2198-6-4fa4e.jpg?1686652019' width='400' height='257' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les propri&#233;taires suivants ont &#224; leur tout tir&#233; profit&#233; de cet &#233;difice : citons Ali Asghar Hekmat, ministre des Affaires culturelles sous Rez&#226; Sh&#226;h Pahlavi, qui organisait de somptueuses r&#233;ceptions dans l'immense cour centrale de cette habitation pour les &#233;tudiants boursiers en partance pour l'&#233;tranger ; ou le po&#232;te, &#233;crivain et journaliste S&#226;degh Rez&#226;z&#226;deh Shafagh qui tenait dans la salle de r&#233;ception du premier &#233;tage un salon litt&#233;raire ; ou encore Seyyed Hassan Taghiz&#226;deh, l'un des chefs de file de la R&#233;volution constitutionnelle, qui y organisait des rencontres non-officielles avec des ambassadeurs et des attach&#233;s &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des photographies, calligraphies, documents et manuscrits historiques t&#233;moignant du pass&#233; mouvement&#233; et prestigieux de cette habitation en ornent aujourd'hui les murs et les larges corridors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nord de cet &#233;difice se trouve l'ancien bureau de Fath Ali Sh&#226;h Q&#226;dj&#226;r, qui est &#233;galement la plus ancienne pi&#232;ce architecturale de ce vieux quartier de T&#233;h&#233;ran. Pr&#233;cisons &#233;galement pour l'anecdote qu'une cape en velours de N&#226;ssereddin Sh&#226;h Q&#226;dj&#226;r, souvenir de son deuxi&#232;me voyage &#224; l'&#233;tranger, a &#233;t&#233; pendant des d&#233;cennies l'une des attractions de cette maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t de cette demeure r&#233;side dans la richesse culturelle du quartier, marqu&#233; par la cohabitation des religions musulmane, juive et chr&#233;tienne. Il existait autrefois une &#233;glise catholique et une &#233;cole fran&#231;aise dans ce quartier, qui &#233;tait le lieu de c&#233;l&#233;bration d'&#233;v&#233;nements religieux de ces diff&#233;rentes confessions, comme le Nouvel an chr&#233;tien ou les comm&#233;morations de l'Ashour&#226;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8811 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH312/2198-7-ed6a5.jpg?1686652019' width='500' height='312' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;L'&#233;difice F&#226;zel Ar&#226;ghi&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;difice F&#226;zel Ar&#226;ghi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;difice, situ&#233; &#224; l'ouest de la place Ferdowsi, appartenait &#224; F&#226;zel Ar&#226;ghi, conseiller et ex-pr&#233;sident du Conseil d'Etat. Depuis 1955, une aile de cet &#233;difice abrite un centre de recherches m&#233;dicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fa&#231;ade en relief rehausse l'int&#233;r&#234;t de cet &#233;difice. La partie la plus avanc&#233;e comprend une porte toute en verre au centre du rez-de-chauss&#233;e et une fen&#234;tre &#233;galement en verre juste au-dessus, au premier &#233;tage. En haut du b&#226;timent, pr&#232;s du toit inclin&#233;, une inscription faite de briques en relief orne le b&#226;timent. Toutes les fen&#234;tres et portes de cet &#233;difice sont entour&#233;es par une fine marge turquoise de brique en relief. Ses tuiles sont d'une d&#233;licatesse recherch&#233;e et portent des sc&#232;nes de la vie des rois de la Perse antique.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8812 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH374/2198-8-ff4c5.jpg?1686652019' width='500' height='374' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Maison du commandant Assad&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La Maison du commandant Assad, r&#233;volutionnaire constitutionnaliste bakhti&#226;ri&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est en 1912 que ce qui est consid&#233;r&#233; comme la plus belle maison traditionnelle de la capitale iranienne est construite au nord-est de la place Im&#226;m Khomeyni pour Ja'far Gholi Kh&#226;n Bakhti&#226;ri. Elle est en fait la derni&#232;re partie restante d'une belle et c&#233;l&#232;bre construction ilkhanide. Ce b&#226;timent historique est situ&#233; rue Ferdowsi dans l'enceinte de la Banque Nationale, qui l'a acquis au d&#233;but du XXe si&#232;cle. Cet &#233;difice offre un superbe m&#233;lange d'&#233;l&#233;ments ilkhanides du XIIIe si&#232;cle et d'architecture q&#226;jd&#226;re du XIXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Desservie par une all&#233;e ilkhanide, pav&#233;e et bord&#233;e d'arbres, cette demeure a log&#233; de nombreuses personnalit&#233;s historiques, iraniennes et &#233;trang&#232;res. De l'all&#233;e, seule une petite partie existe toujours, pr&#232;s de la maison Assad. Ce b&#226;timent a &#233;t&#233; depuis reconverti en mus&#233;e de la Banque Nationale pour rassembler les cadeaux et les dons des autres banques du monde. L'acc&#232;s de ce mus&#233;e priv&#233; est malheureusement r&#233;serv&#233; aux invit&#233;s de la Banque.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8813 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH354/2198-9-d1869.jpg?1686652019' width='500' height='354' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Maison Shagh&#226;ghi&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La Maison Shagh&#226;ghi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dat&#233;e de la fin de la dynastie q&#226;djare, la maison Shagh&#226;ghi est situ&#233;e au nord du 12e arrondissement de T&#233;h&#233;ran, dans la rue Koushk, entre les rue Ferdowsi et L&#226;leh zar. Souvent appel&#233;e la maison Koushk, du nom de sa rue, la maison de la famille Shagh&#226;ghi, d&#233;sormais administr&#233;e par l'Organisation du Patrimoine iranien, abrite le centre d'&#233;tudes de cette organisation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La Maison Em&#226;m Djom'eh&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est dans l'un des quartiers historiques de T&#233;h&#233;ran que se trouve cette c&#233;l&#232;bre maison traditionnelle, au nord de la rue N&#226;sser Khosrow. B&#226;tie au d&#233;but du XIXe si&#232;cle, elle appartenait d'abord au chancelier de N&#226;ssereddin Sh&#226;h, Mirz&#226; Agh&#226; Kh&#226;n, avant d'&#234;tre rachet&#233;e par l'Im&#226;m du Vendredi (&lt;i&gt;Im&#226;m Djom'eh&lt;/i&gt;) de T&#233;h&#233;ran.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8814 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH417/2198-10-8f8ac.jpg?1686652019' width='400' height='417' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Maison Em&#226;m Djom'eh&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;P&#233;riode du r&#232;gne de N&#226;ssereddin Sh&#226;h Q&#226;dj&#226;r.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'architecture traditionnelle de K&#226;sh&#226;n au travers de quelques exemples</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2197</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2197</guid>
		<dc:date>2016-02-28T09:07:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Shah&#226;b Vahdati</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Situ&#233;e au nord de la province d'Ispahan, la ville de Kash&#226;n est la premi&#232;re grande oasis sur la route Qom-Kerm&#226;n qui serpente entre les d&#233;serts du centre de l'Iran. Son charme est en partie d&#251; au contraste entre les paysages d&#233;sertiques arides et une oasis joyeusement verte. Les d&#233;couvertes arch&#233;ologiques r&#233;alis&#233;es dans les collines de Sialk, &#224; 4 km de la ville, ont fait conna&#238;tre cette r&#233;gion en tant que l'un des principaux centres de civilisation &#224; l'&#233;poque pr&#233;historique. L'histoire tr&#232;s ancienne de la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique236" rel="directory"&gt;N&#176; 123, f&#233;vrier 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2197-f30b6.jpg?1686652019' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_8796 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH327/2197-1-1c7d0.jpg?1686652019' width='500' height='327' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Maison des Boroudjerdi&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Situ&#233;e au nord de la province d'Ispahan, la ville de Kash&#226;n est la premi&#232;re grande oasis sur la route Qom-Kerm&#226;n qui serpente entre les d&#233;serts du centre de l'Iran. Son charme est en partie d&#251; au contraste entre les paysages d&#233;sertiques arides et une oasis joyeusement verte. Les d&#233;couvertes arch&#233;ologiques r&#233;alis&#233;es dans les collines de Sialk, &#224; 4 km de la ville, ont fait conna&#238;tre cette r&#233;gion en tant que l'un des principaux centres de civilisation &#224; l'&#233;poque pr&#233;historique. L'histoire tr&#232;s ancienne de la r&#233;gion marque aujourd'hui encore la ville. Ainsi, la ziggourat vieille de sept mille ans de Sialk peut toujours &#234;tre vue depuis la banlieue de Kash&#226;n. Mais l'histoire de la ville elle-m&#234;me commence avec la p&#233;riode islamique de l'Iran, qui lui offre d'autres richesses. Aujourd'hui, gr&#226;ce &#224; son histoire, son architecture caract&#233;ristique et son ambiance particuli&#232;re, K&#226;sh&#226;n s'est fait une bonne r&#233;putation en tant que destination touristique apr&#232;s les grandes villes iraniennes &#224; la renomm&#233;e mondiale telles qu'Ispahan ou Shir&#226;z.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe &#224; Kash&#226;n au moins dix-neuf maisons historiques bien conserv&#233;es. La conception et les principaux composants des maisons historiques suivent la tendance g&#233;n&#233;rale de l'architecture traditionnelle, mais se d&#233;ploient cependant dans des espaces nettement plus vastes et sont le r&#233;sultat d'un artisanat architectural plus raffin&#233;, accompagn&#233; d'&#233;l&#233;ments luxueux. Les exemples typiques en sont la maison des Boroujerdi, celle de Bani K&#226;zemi et celle de Mortazavi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La maison des Boroudjerdi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Construite en 1857 sous la direction de l'architecte Ali Maryam, cette maison est l'un des c&#233;l&#232;bres manoirs historiques de Kash&#226;n. Sa construction a &#233;t&#233; command&#233;e par Hadj Jafar Boroudjerdi, un marchand de Kash&#226;n importateur de marchandises provenant de Boroudjerd - d'o&#249; son nom - pour sa jeune &#233;pouse. Cette derni&#232;re appartenait &#224; la famille des Tab&#226;tab&#226;'i pour qui ce m&#234;me architecte avait construit une autre des maisons historiques de la r&#233;gion. Les travaux de construction des b&#226;timents du &lt;i&gt;birouni &lt;/i&gt;(l'espace ext&#233;rieur) et de l'&lt;i&gt;andarouni &lt;/i&gt;(espace priv&#233; et interdit d'acc&#232;s aux visiteurs masculins sans liens de parent&#233; familiale) ont pris fin en 1892. Plus de 150 artisans ont particip&#233; &#224; ces travaux. Le pr&#233;sent article ne d&#233;crit que le &lt;i&gt;birouni&lt;/i&gt;, qui est aujourd'hui propri&#233;t&#233; de l'Etat et g&#233;r&#233; par l'Organisation iranienne du patrimoine culturel (OIPC ou S&#226;zeman-e Mir&#226;s-e Farhangui) de Kash&#226;n. La maison des Boroudjerdi est depuis 1974 enregistr&#233;e par l'OIPC dans la liste des monuments historiques du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;birouni &lt;/i&gt;de cette maison est organis&#233; autour d'une longue cour rectangulaire, aux extr&#233;mit&#233;s oppos&#233;es o&#249; les b&#226;timents du &lt;i&gt;birouni &lt;/i&gt;ont &#233;t&#233; &#233;rig&#233;s. Le premier corps du b&#226;timent, qui ferme le front sud-ouest de la cour, est la partie la plus travaill&#233;e de la demeure et comprend une grande et majestueuse salle de r&#233;ception (&lt;i&gt;t&#226;l&#226;r&lt;/i&gt;) entour&#233;e de pi&#232;ces principales et secondaires. En face de la salle de r&#233;ception, une zone relie le hall &#224; la v&#233;randa qui donne sur la cour (&lt;i&gt;iw&#226;n&lt;/i&gt;). L'ensemble des pi&#232;ces est reli&#233; par deux grands espaces couverts.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8797 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH400/2197-2-bea52.jpg?1686652019' width='300' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Maison des Boroudjerdi&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La plupart des principales pi&#232;ces du &lt;i&gt;birouni &lt;/i&gt;sont somptueusement d&#233;cor&#233;es, en particulier la salle de r&#233;ception principale, que surplombe un d&#244;me aux d&#233;corations et ouvertures lumineuses aux effets chatoyants. L'intensit&#233; lumineuse ext&#233;rieure de ces ouvertures ajout&#233;e &#224; celle de la lampe principale couronnant le d&#244;me, conf&#232;re &#224; celui-ci une pr&#233;sence particuli&#232;rement frappante. Les murs du &lt;i&gt;sh&#226;hneshin &lt;/i&gt;(partie de la salle de r&#233;ception r&#233;serv&#233;e aux invit&#233;s d'honneur) sont orn&#233;s des portraits des rois q&#226;dj&#226;rs, selon un style clairement et explicitement influenc&#233; par la peinture occidentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les murs de la salle de r&#233;ception sont orn&#233;s de fines sculptures en stuc color&#233;. Avec sa haute fa&#231;ade distinctive qui supporte la masse imposante de la toiture, l'&lt;i&gt;iw&#226;n &lt;/i&gt;revendique sa splendeur. L'assortiment de ces &#233;l&#233;ments, encore renforc&#233;s par les deux &lt;i&gt;b&#226;dgirs&lt;/i&gt; (tours de vent : dispositifs de circulation et de rafra&#238;chissement de l'air) qui encadrent ce front, rappellent au visiteur l'importance de cette partie de la maison. La piscine allong&#233;e situ&#233;e sur l'axe de la cour, ainsi que les parterres de fleurs qui l'ornent sym&#233;triquement contribuent &#224; la majest&#233; de la vue. La grande cave (&lt;i&gt;sard&#226;b&lt;/i&gt;) de la maison se trouve &#233;galement dans ce complexe, accessible depuis la cour par une porte situ&#233;e sous l'&lt;i&gt;iw&#226;n &lt;/i&gt;principal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'autre bout de la cour se dresse un autre b&#226;timent qui, en comparaison avec celui du sud-ouest, semble assez modeste. Il comprend une salle s'ouvrant sur cinq c&#244;t&#233;s par des portes-fen&#234;tres (&lt;i&gt;panj-dari&lt;/i&gt;), une salle de r&#233;ception et de repos pour les invit&#233;s de marque (salle &lt;i&gt;sh&#226;hneshin&lt;/i&gt;) qui m&#232;ne &#224; un &lt;i&gt;maht&#226;bi &lt;/i&gt;(chambre de repos ouverte sur plusieurs c&#244;t&#233;s en forme de terrasse haute), et sur sa fa&#231;ade arri&#232;re, un &lt;i&gt;b&#226;dgir&lt;/i&gt;. L'int&#233;rieur de la salle est d&#233;cor&#233; avec des sculptures en stuc, et deux petites chambres &#224; trois fen&#234;tres (&lt;i&gt;seh-dari&lt;/i&gt;) sont situ&#233;es de chaque c&#244;t&#233; de la salle. Leur hauteur modeste par rapport &#224; celle de la salle principale et ses espaces adjacents, d&#233;montre un agencement fonctionnel. Dans la cour, le long du mur sud, trois chambres et aires de service sont dispos&#233;es, et la paroi oppos&#233;e comprend une arcade au centre de laquelle l'&lt;i&gt;iw&#226;n &lt;/i&gt;&#224; colonnes est visible. La fa&#231;ade de ce front est une copie sym&#233;trique de celle du c&#244;t&#233; oppos&#233;. L'entr&#233;e de la maison comprend une arche de passerelle d&#233;cor&#233;e de sculptures en stuc, plusieurs espaces cons&#233;cutifs aux affectations fonctionnelles et un corridor menant &#224; la cour. Cette demeure est &#233;galement remarquable de par ses fresques, &#339;uvres du peintre de la p&#233;riode q&#226;dj&#226;re Kam&#226;l-ol-Molk.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8798 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2197-3-a35a9.jpg?1686652019' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Maison des Mortazavi&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La maison des Mortazavi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La maison des Mortazavi est une autre des constructions historiques &#224; l'origine priv&#233;e de la ville de K&#226;sh&#226;n. La partie principale de cette maison comprend trois corps de b&#226;timents organis&#233;s des trois c&#244;t&#233;s d'une cour carr&#233;e. La maison dispose d'une cour en forme d'all&#233;e p&#233;riph&#233;rique &#233;troite qui relie les b&#226;timents des trois c&#244;t&#233;s. Sur le c&#244;t&#233; ouest, ce niveau de la cour est reli&#233; au niveau inf&#233;rieur par deux escaliers qui semblent &#234;tre des ajouts ult&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les b&#226;timents du front nord-ouest ont deux &#233;tages en plus du rez-de-chauss&#233;e et occupent plus d'espace que les deux autres corps du b&#226;timent. Ce front est compos&#233; d'un &lt;i&gt;iw&#226;n &lt;/i&gt;central et d'une salle &#224; cinq entr&#233;es (&lt;i&gt;panj-dari)&lt;/i&gt;, d'une salle de r&#233;ception, de deux pi&#232;ces de s&#233;jour &#224; trois entr&#233;es (&lt;i&gt;seh-dari&lt;/i&gt;) qui passent pr&#232;s de l'&lt;i&gt;iw&#226;n&lt;/i&gt;. La fa&#231;ade sud appara&#238;t comme un espace ininterrompu divis&#233; par des rang&#233;es de colonnes entourant une salle de r&#233;ception centrale, des deux c&#244;t&#233;s de laquelle se trouvent deux s&#233;jours &#224; trois entr&#233;es (&lt;i&gt;seh-dari&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;p&#233;tition des colonnes de chaque c&#244;t&#233; des deux entr&#233;es de la salle de r&#233;ception cr&#233;e l'impression que la salle est pr&#233;c&#233;d&#233;e d'un &lt;i&gt;kafsh-kan&lt;/i&gt; (espace d&#233;di&#233; aux chaussures que l'on enl&#232;ve avant d'entrer dans la salle). Ce grand espace de la salle de r&#233;ception est reli&#233; d'un c&#244;t&#233; &#224; une pi&#232;ce sombre et non &#233;clair&#233;e, et de l'autre &#224; l'entr&#233;e de l'&#233;difice, de sorte qu'il peut &#234;tre utilis&#233; ind&#233;pendamment de la maison, par exemple comme un &lt;i&gt;hosseiniyeh&lt;/i&gt; (salle de rassemblement pour comm&#233;morer le deuil de l'Im&#226;m Hossein). Le b&#226;timent du front sud-ouest est am&#233;nag&#233; d'une mani&#232;re inhabituelle, avec un large corridor qui coupe le milieu de la fa&#231;ade et deux pi&#232;ces de s&#233;jour &#224; trois entr&#233;es (&lt;i&gt;seh-dari&lt;/i&gt;) qui se trouvent &#224; ses extr&#233;mit&#233;s. Il comporte aussi une cour de service irr&#233;guli&#232;re qui est comme cach&#233;e derri&#232;re l'extr&#233;mit&#233; ouest de ce front, et qui s'inscrit dans le prolongement de l'une des pi&#232;ces &lt;i&gt;seh-dari, &lt;/i&gt;qui s'ouvre sur les deux cours des deux c&#244;t&#233;s du b&#226;timent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;i&gt;sard&#226;b&lt;/i&gt; bien dessin&#233;s et travaill&#233;s sont situ&#233;s sous les trois b&#226;timents du complexe. Le &lt;i&gt;sard&#226;b&lt;/i&gt; am&#233;nag&#233; au-dessous du b&#226;timent nord-ouest comprend un grand espace situ&#233; face &#224; un &lt;i&gt;iw&#226;n &lt;/i&gt;et permettant l'acc&#232;s au &lt;i&gt;godal-b&#226;ghcheh&lt;/i&gt; (un petit espace jardin situ&#233; &#224; un niveau inf&#233;rieur &#224; la cour). D'autres pi&#232;ces fonctionnelles compl&#232;tent ce &lt;i&gt;sard&#226;b&lt;/i&gt;. Le &lt;i&gt;sard&#226;b&lt;/i&gt; du b&#226;timent sud abrite une salle de r&#233;ception, une pi&#232;ce de s&#233;jour am&#233;nag&#233;e derri&#232;re elle, et deux autres pi&#232;ces de chaque c&#244;t&#233; de la salle de r&#233;ception, qui est &#233;galement accessible depuis la cour. Chacune des pi&#232;ces adjacentes de la salle de r&#233;ception est en face d'une sorte de balcon muni d'un toit. Le &lt;i&gt;sard&#226;b &lt;/i&gt;du b&#226;timent sud-ouest comprend deux pi&#232;ces, chacune dot&#233;e d'une antichambre. La cour centrale, orn&#233;e d'un bassin rectangulaire, est entour&#233;e de parterres de fleurs sym&#233;triquement dispos&#233;s autour d'elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nord-est de la cour principale se trouve une seconde cour qui, bien que maintenant pleinement int&#233;gr&#233;e, semble &#234;tre un ajout ult&#233;rieur &#224; la maison. Cette seconde cour est &#233;galement construite sur deux niveaux, mais ne suit pas un motif g&#233;om&#233;trique r&#233;gulier. Les premiers &#233;tages et le sous-sol du c&#244;t&#233; sud-est comprennent chacun trois chambres simples. Les chambres du premier &#233;tage ont des entr&#233;es s&#233;par&#233;es et sont utilis&#233;es de fa&#231;on ind&#233;pendante. Au niveau du &lt;i&gt;godal-b&#226;ghtcheh&lt;/i&gt;, le front nord-ouest de cette cour dispose d'une all&#233;e, tandis que le front nord affiche une arcade.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8799 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2197-4-943ff.jpg?1686652019' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Maison des Banik&#226;zemi&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La maison des Banik&#226;zemi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette maison historique est l'un des anciens &#233;difices les mieux conserv&#233;s de Kash&#226;n. Sa construction remonte &#224; 1770. Cette demeure &#233;tait &#224; l'origine compos&#233;e d'un espace ext&#233;rieur (&lt;i&gt;birouni&lt;/i&gt;) et d'espaces de vie int&#233;rieurs (&lt;i&gt;andarouni&lt;/i&gt;), mais la maison ne comprend aujourd'hui que ce dernier, le &lt;i&gt;birouni, &lt;/i&gt;construit dans la partie ouest de la cour,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;a &#233;t&#233; s&#233;par&#233; du complexe principal. Les principaux espaces de la maison forment deux fronts de chaque c&#244;t&#233; de la cour. Les bains ont &#233;t&#233; construits sur deux &#233;tages tandis que les arcades et les &lt;i&gt;iw&#226;ns&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;l&#233;g&#232;rement en retrait par rapport &#224; la cour, sont sur&#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le b&#226;timent sud de la cour, une grande salle de r&#233;ception, &#233;galement desservie par une arri&#232;re-cour et b&#233;n&#233;ficiant de l'acc&#232;s aux pi&#232;ces l'entourant des deux c&#244;t&#233;s, fait face &#224; un vaste &lt;i&gt;iw&#226;n. &lt;/i&gt;Le plafond de cette salle est travaill&#233; selon les techniques de l'&#233;poque. Construit au centre de ce corps de b&#226;timent, l'&lt;i&gt;iw&#226;n &lt;/i&gt;donne acc&#232;s des deux c&#244;t&#233;s aux chambres entourant la salle de r&#233;ception. Les pi&#232;ces qui entourent ainsi sym&#233;triquement l'&lt;i&gt;iw&#226;n &lt;/i&gt;sont d&#233;cor&#233;es de stuc et de miroirs. Le devant de cet &lt;i&gt;iw&#226;n &lt;/i&gt;est remarquable de par les d&#233;corations fines de sa vo&#251;te. La finesse d'ex&#233;cution de cet &lt;i&gt;iw&#226;n &lt;/i&gt;le fait appara&#238;tre comme l'&#233;l&#233;ment le plus important de ce corps de b&#226;timent. Deux grands attrapes-vents se trouvent derri&#232;re la fa&#231;ade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au b&#226;timent situ&#233; au nord de la cour, il comprend plusieurs pi&#232;ces de s&#233;jour, ainsi que deux &lt;i&gt;howzkh&#226;neh &lt;/i&gt;(piscines couvertes). Les pi&#232;ces &#224; trois entr&#233;es (&lt;i&gt;seh-dari&lt;/i&gt;) sont dispos&#233;es de fa&#231;on &#224; abriter entre elles deux petits &lt;i&gt;iw&#226;ns,&lt;/i&gt; qui recouvrent et donnent acc&#232;s &#224; des caves. Les pi&#232;ces sont donc accessibles par les &lt;i&gt;iw&#226;ns&lt;/i&gt;. La plus grande des deux &lt;i&gt;howzkh&#226;neh, &lt;/i&gt;construite dans l'axe de la cour, est situ&#233;e derri&#232;re la &lt;i&gt;seh-dari &lt;/i&gt;qui donne sur la cour, bien qu'elle n'y ait pas acc&#232;s. L'autre piscine est situ&#233;e &#224; l'angle oppos&#233;, et son plafond comporte des d&#233;corations en pl&#226;tre. Elle est li&#233;e &#224; deux &lt;i&gt;seh-dari &lt;/i&gt;construites sur ses deux ailes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous chacun des b&#226;timents nord et sud s'&#233;tendent des &lt;i&gt;sard&#226;b &lt;/i&gt;spacieux, accessibles de la cour par un escalier. Le grand bassin allong&#233; de la cour centrale, lui, s'&#233;tend entre ces deux corps de b&#226;timents principaux et est entour&#233; de quatre jardins. Les fa&#231;ades int&#233;rieures de la maison sont d&#233;cor&#233;es avec des sculptures en stuc, comme le sont leurs pilastres et inscriptions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois entr&#233;es du manoir sont situ&#233;es au nord de la cour. L'entr&#233;e principale combine deux vestibules octogonaux (&lt;i&gt;hashti&lt;/i&gt;) et deux corridors menant &#224; la cour. L'arc couronnant le premier vestibule de cette entr&#233;e se trouve au niveau de l'&#233;tage sup&#233;rieur, de sorte qu'une fois pass&#233;, le visiteur sera progressivement conduit dans le corridor en pente au deuxi&#232;me vestibule et de l&#224;, vers la cour.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8800 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2197-5-702eb.jpg?1686652019' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Sard&#226;b&lt;i&gt; de la maison des Tab&#226;tab&#226;'i&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'architecture locale traditionnelle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En accord avec la tendance &#224; la modernisation dans l'histoire r&#233;cente de l'Iran, la plupart des habitations construites par les classes moyennes &#224; Kash&#226;n depuis 1950 comprennent tout ou bien en partie les unit&#233;s suivantes : entr&#233;e, cour, salon, salle de r&#233;ception, cuisine, salle de bain, chambre &#224; coucher, lieu de stockage, escalier et hall. Une maison typique contemporaine n'a g&#233;n&#233;ralement plus de cour au sens traditionnel du terme (la cour comme &#233;l&#233;ment central de l'habitation et organisant la disposition de toute l'habitation autour d'elle) et dans les cas o&#249; il existe une cour &#224; l'ancienne, elle est g&#233;n&#233;ralement utilis&#233;e comme lieu de stationnement ou comme une all&#233;e entre le parking et la rue. Diff&#233;rentes parties de la maison peuvent &#234;tre connect&#233;es directement ou bien &#224; travers des corridors. Ce nouvel arrangement contraste fortement avec la conception traditionnelle qui persiste jusqu'aux ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand un visiteur entre dans une maison historique de Kash&#226;n, une haute porte attire son attention et sa premi&#232;re impression sera marqu&#233;e par la diversit&#233; qui caract&#233;rise la conception des &#233;tages et la hauteur des plafonds, le travail avec la lumi&#232;re et la variabilit&#233; de la luminosit&#233; dans les diff&#233;rentes pi&#232;ces, ainsi que par l'harmonie entre espaces ouverts et ferm&#233;s. Ces observations conduisent &#224; penser que la majorit&#233; de ces habitations ont certes &#233;t&#233; construites d'apr&#232;s des plans pr&#233;alables, mais que ces plans ont &#233;t&#233; modifi&#233;s par des improvisations pendant ou apr&#232;s la construction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les maisons construites &#224; Kash&#226;n avant 1920, comme toutes les maisons pr&#233;modernes des classes moyennes et sup&#233;rieures, &#233;taient compos&#233;es de deux espaces principaux : un espace public pour les invit&#233;s masculins ou espace &lt;i&gt;ext&#233;rieur&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;birouni&lt;/i&gt;), et des espaces de vie pour les membres de la famille proche ou espace &lt;i&gt;int&#233;rieur&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;andaroun &lt;/i&gt;ou &lt;i&gt;andarouni&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8801 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH335/2197-6-323f9.jpg?1686652019' width='500' height='335' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Seh-dari, maison des Tab&#226;tab&#226;'i&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les espaces publics ext&#233;rieurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les espaces publics incluent le portique, une somptueuse pi&#232;ce disposant de cinq entr&#233;es (&lt;i&gt;panj-dari&lt;/i&gt;) et le salon. Ce dernier &#233;tait utilis&#233; pour les grandes occasions telles que les f&#234;tes, les fun&#233;railles ou les r&#233;unions. Il servait &#233;galement de salle de classe pour les enfants qui apprenaient sous la tutelle des ma&#238;tres l'essentiel de l'enseignement classique : les lettres persanes et arabes, la calligraphie, la peinture et autres arts et sciences traditionnels (&lt;i&gt;oloum-e ghadim&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les espaces int&#233;rieurs de la maison ou &lt;i&gt;andarouni &lt;/i&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s &#234;tre entr&#233; par la haute porte et pass&#233; par un vestibule vo&#251;t&#233; et bas assez vaste et ouvrant sur plusieurs c&#244;t&#233;s (&lt;i&gt;hashti&lt;/i&gt;), le visiteur marchait dans le corridor et atteignait des plates-formes (&lt;i&gt;sakkou&lt;/i&gt;) qui menaient d'abord aux espaces publics (ext&#233;rieurs ou &lt;i&gt;birouni&lt;/i&gt;) dispos&#233;s de fa&#231;on &#224; &#234;tre proches de l'entr&#233;e principale de la maison, puis &#224; l'&lt;i&gt;andarouni&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;ensemble des espaces priv&#233;s et interdits d'acc&#232;s aux non-membres de la maison. Ensuite, on entrait dans la cour, &#233;l&#233;ment principal de l'&lt;i&gt;andarouni&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;mais aussi souvent du &lt;i&gt;birouni&lt;/i&gt;, avec sa petite v&#233;randa et une terrasse sur&#233;lev&#233;e prot&#233;g&#233;e par une balustrade. Bas&#233;es sur leur taille, les pi&#232;ces principales sont faites avec deux, trois ou cinq portes-fen&#234;tres qui ouvrent sur la cour. Elles sont connues sous les noms respectifs de &lt;i&gt;do-dari&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;seh-dari&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;panj-dari&lt;/i&gt;. Les autres pi&#232;ces aux fonctions d&#233;finies sont le d&#233;barras (&lt;i&gt;anb&#226;ri&lt;/i&gt;), le salon, la salle &#224; l'arri&#232;re, un espace priv&#233; dot&#233; d'une piscine couverte au centre (&lt;i&gt;howzkh&#226;neh&lt;/i&gt;), le sous-sol, le sous-sol de l'arri&#232;re, une retraite (&lt;i&gt;z&#226;vieh&lt;/i&gt;), la chambre sup&#233;rieure, les pi&#232;ces r&#233;parties dans les deux angles de l'&#233;tage sup&#233;rieur (&lt;i&gt;gushv&#226;r&lt;/i&gt;), le toit, l'espace priv&#233;, le jardin, la cuisine, le cellier, le lavabo, la piscine et l'entr&#233;e (&lt;i&gt;pastou&lt;/i&gt;). Aucun des trois diff&#233;rents types d'espaces ouverts, d'espaces couverts (par exemple les arcades), et ferm&#233;s de ces maisons ne peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme autonome ou isol&#233;. Des pi&#232;ces ferm&#233;es, comme par exemple un &lt;i&gt;seh-dari &lt;/i&gt;et un autre &#224; l'arri&#232;re du b&#226;timent, pouvaient imm&#233;diatement entrer dans une combinaison permettant d'accueillir un grand nombre de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, un certain nombre d'espaces individuels, comme des pi&#232;ces &#224; deux fen&#234;tres, les balcons, ou des chambres secondaires utilis&#233;es ensemble, pouvaient fournir une tr&#232;s grande superficie. Les chambres, la cour, et les balcons fournissaient ensemble le plus grand espace utilisable de la maison. Les portes int&#233;rieures ou bien les couloirs qui relient une chambre &#224; une autre sont appel&#233;s &lt;i&gt;harim&lt;/i&gt; (litt&#233;ralement &#171; limites &#187;). Avec l'utilisation de rideaux couvrant tout un pan d'une pi&#232;ce et en ouvrant les portes-fen&#234;tres, on pouvait combiner la partie priv&#233;e de la maison avec sa section utilis&#233;e publiquement.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8802 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH323/2197-7-baa9a.jpg?1686652019' width='500' height='323' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Toit (&lt;/i&gt;b&#226;m&lt;i&gt;) du hamm&#226;m Solt&#226;n Amir Ahmad, K&#226;sh&#226;n&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Pour illustrer la disposition de l'espace dans la structure complexe d'une maison de Kash&#226;n, on peut envisager un axe vertical et un autre horizontal. Des espaces tels que la cour ou le balcon, qui ont le plus de potentiel pour un usage double, occupent une place centrale dans toute la structure. Les zones de l'entr&#233;e jusqu'&#224; la cour peuvent &#234;tre envisag&#233;es sur l'axe horizontal et les &#233;tages sur l'axe perpendiculaire de l'espace. Les pi&#232;ces qui entourent la cour et se trouvant sur l'axe horizontal sont appel&#233;es le front int&#233;rieur (&lt;i&gt;djelo-sar&#226;&lt;/i&gt;), et celles sur l'axe vertical, la chambre basse (&lt;i&gt;p&#226;'in-kh&#226;neh&lt;/i&gt;). Le niveau le plus &#233;loign&#233; sur l'axe horizontal s'appelle la case arri&#232;re (&lt;i&gt;aghab-sar&#226;&lt;/i&gt;), et l'espace le plus haut sur l'axe perpendiculaire est appel&#233; le toit (&lt;i&gt;b&#226;m&lt;/i&gt;). La taille de ces diff&#233;rents niveaux d&#233;pend de la taille de la cour et des ressources financi&#232;res du propri&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cr&#233;er un espace appropri&#233; &#224; un &#233;v&#233;nement donn&#233;, les deux axes cit&#233;s ainsi que la question des dimensions de l'espace &#233;taient pris en compte. La vue, en particulier sur la cour, et l'&#233;clairage &#233;taient &#233;galement soigneusement consid&#233;r&#233;s. Au vu des caract&#233;ristiques de l'architecture et de l'am&#233;nagement int&#233;rieur traditionnel, la vue et l'&#233;clairage sont des &#233;l&#233;ments d&#233;cisifs dans la production d'une impression finale sur et par l'espace.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Encore quelques exemples de l'architecture r&#233;sidentielle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;La maison des Tab&#226;tab&#226;'i&lt;/b&gt;, construite au d&#233;but des ann&#233;es 1880, compte un total de quatre cours. La particularit&#233; de ce quasi-palais est ses &#233;l&#233;gants vitraux, sans parler de l'&#233;tendue de la maison qui est d'une superficie totale de 5 000 m2, avec de beaux jardins et des &#233;tangs dans la cour, une enfilade classique et une entr&#233;e vo&#251;t&#233;e. Cette immense maison appartenait autrefois &#224; une famille de marchands prosp&#232;res. On peut aujourd'hui en appr&#233;cier les tours de vent qui fonctionnent toujours admirablement. A l'int&#233;rieur, en plus de la structure, on peut admirer les fresques et les ornements &#233;tonnants des pi&#232;ces, les &#233;l&#233;gants vitraux et autres caract&#233;ristiques classiques d'une architecture r&#233;sidentielle traditionnelle persane.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8803 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2197-8-77265.jpg?1686652019' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Mosqu&#233;e historique d'Agh&#226; Bozorg&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;La maison des Ameri&lt;/b&gt; a &#233;t&#233; construite &#224; l'&#233;poque zend (XVIIIe si&#232;cle) pour Agh&#226;-Ameri, le gouverneur de la ville de Kash&#226;n, qui assurait la s&#233;curit&#233; de la route entre T&#233;h&#233;ran et Kerm&#226;n, route notamment de commerce tr&#232;s importante. Cette magnifique maison est l'un des beaux joyaux architecturaux de la ville et l'un des quelques tr&#232;s grands b&#226;timents qui ont &#233;t&#233; conserv&#233;s dans le centre-ville. Sa superficie est de 9 000 m2. Comme les autres b&#226;timents proches, la maison des Ameri a &#233;t&#233; reconstruite au XIXe si&#232;cle, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; endommag&#233;e &#224; la suite d'une s&#233;rie de tremblements de terre. Aujourd'hui, la maison est devenue un mus&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;La maison des Abb&#226;si&lt;/b&gt;, datant de la fin du XVIIIe si&#232;cle, constitue un bel exemple de l'architecture r&#233;sidentielle &#224; K&#226;sh&#226;n. Elle est situ&#233;e &#224; proximit&#233; d'autres b&#226;timents semblables, comme la maison des Tab&#226;tab&#226;'i. Cette r&#233;sidence dispose de six cours et pouvait loger plusieurs familles. Le plafond de l'une des pi&#232;ces est int&#233;gralement couvert de fragments de miroir dispos&#233;s de mani&#232;re &#224; rappeler la nuit &#233;toil&#233;e. En outre, le b&#226;timent comporte des passages secrets, peut-&#234;tre pour pr&#233;venir des attaques. La maison des Abb&#226;si est &#233;galement aujourd'hui un mus&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D'autres attractivit&#233;s architecturales de la ville&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans la ville de K&#226;sh&#226;n, il est possible de se perdre dans l'antique march&#233; de la ville, de visiter les incroyables jardins de rosiers de Damas qu'un chevalier fran&#231;ais revenu d'Iran fit conna&#238;tre en France au XIIIe si&#232;cle, ou d'assister &#224; l'extraction artisanale de l'eau de rose dans cette ville r&#233;put&#233;e pour ses roses et son savoir-faire en la mati&#232;re. Il est &#233;galement possible de visiter d'autres b&#226;timents historiques dont voici quelques exemples :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La mosqu&#233;e historique d'Agh&#226; Bozorg : cette mosqu&#233;e fut construite &#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle dans le centre-ville par le ma&#238;tre architecte Ali Hadj Shab&#226;n, ma&#238;tre de l'architecte Ali Maryam, qui construisit entre autres les maisons Tab&#226;tab&#226;'i et Boroudjerdi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le sanctuaire d'Abou Lo'lo : Ce tr&#232;s vieux sanctuaire datant du XIe si&#232;cle constitue un bel exemple de l'architecture m&#233;di&#233;vale perso-khwarazmite, avec notamment son portique et son d&#244;me conique d&#233;cor&#233; avec des c&#233;ramiques en turquoise, ses plafonds peints et son patio.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8804 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH301/2197-9-6adfb.jpg?1686652019' width='300' height='301' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Sanctuaire d'Abou Lo'lo&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parmi d'autres exemples architecturaux de la ville, citons la maison des Sharifi, la maison d'Amir Solt&#226;n Y&#226;sin, les bains d'Amir Solt&#226;n (toujours en activit&#233;) et la forteresse de Dokhtar&#226;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et bien entendu, l'endroit le plus fameux de K&#226;sh&#226;n : le Jardin de Fin. Ce jardin, l'un des plus beaux jardins historiques du Moyen-Orient, est en plus de sa dimension esth&#233;tique, un endroit historiquement charg&#233;, puisque ce fut dans ce jardin que le chancelier Amir Kabir, le principal instigateur de la modernisation de l'Iran durant l'&#232;re q&#226;dj&#226;re, fut assassin&#233; sur ordre du roi N&#226;ssereddin Sh&#226;h. Le jardin s'&#233;tend sur une superficie de 3 hectares et sa cour principale est entour&#233;e de murs termin&#233;s par quatre tours rondes. Compar&#233; &#224; d'autres jardins persans de cette p&#233;riode historique, il contient plusieurs r&#233;servoirs d'eau et, en cons&#233;quence, une v&#233;g&#233;tation luxuriante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bazar de Kash&#226;n est &#233;galement int&#233;ressant architecturalement et peut &#234;tre consid&#233;r&#233; en ce sens comme une attraction touristique &#224; part enti&#232;re. Il suffit de regarder par-dessus son d&#244;me monumental pour comprendre son importance ; en outre, en payant une modique somme aux guides autoproclam&#233;s du march&#233;, il est possible d'acc&#233;der aux toits et d'admirer, en plus du panorama magnifique de la vieille ville, le g&#233;nie inh&#233;rent &#224; la construction d'une si grande structure urbaine avec des briques crues.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Sources :&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Rajabi Parviz, &lt;i&gt;K&#226;sh&#226;n, negin-e angoshtari-e t&#226;rikh-e Ir&#226;n &lt;/i&gt;(Kash&#226;n, un joyau sur la bague de l'histoire iranienne), T&#233;h&#233;ran, Pajv&#226;k Keyv&#226;n, 2009. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;- Ganjnameh&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Encyclop&#339;dia of Iranian Islamic Architecture&lt;/i&gt;, ed. Kambiz H&#226;jigh&#226;ssemi, I. &lt;i&gt;Mansions of Kashan&lt;/i&gt;, Tehran, 1996 ; VI. &lt;i&gt;Mosques, &lt;/i&gt;Tehran, 2004. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.iranicaonline.org/articles/kashan-v4-historic-mansion&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.iranicaonline.org/articles/kashan-v4-historic-mansion&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les calligraphes et la calligraphie</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2196</link>
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		<dc:date>2016-02-28T09:07:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>F&#226;temeh A. M. Tehr&#226;ni, Ky&#226;rach Madjidi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La calligraphie signifie l'art de bien former les caract&#232;res d'&#233;criture en cr&#233;ant de la beaut&#233;, et le calligraphe est celui qui s'efforce de faire de l'&#233;criture un art. La compr&#233;hension de la calligraphie en tant qu'art est parfois difficile. On a l'impression que pour comprendre et se r&#233;jouir de l'exp&#233;rience visuelle de la calligraphie, il faut savoir que le calligraphe, en plus d'&#233;crire un texte, vise &#224; produire une &#339;uvre d'art dot&#233;e d'une valeur esth&#233;tique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le terme de &#171; calligraphie &#187; est entr&#233; dans le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique236" rel="directory"&gt;N&#176; 123, f&#233;vrier 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2196-ddaf1.jpg?1686652019' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8780 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH300/2196-1-b1bbf.jpg?1686652019' width='500' height='300' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La calligraphie signifie l'art de bien former les caract&#232;res d'&#233;criture en cr&#233;ant de la beaut&#233;, et le calligraphe est celui qui s'efforce de faire de l'&#233;criture un art. La compr&#233;hension de la calligraphie en tant qu'art est parfois difficile. On a l'impression que pour comprendre et se r&#233;jouir de l'exp&#233;rience visuelle de la calligraphie, il faut savoir que le calligraphe, en plus d'&#233;crire un texte, vise &#224; produire une &#339;uvre d'art dot&#233;e d'une valeur esth&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme de &#171; calligraphie &#187; est entr&#233; dans le vocabulaire latin d&#232;s le XVe si&#232;cle, mais il faut attendre le XIXe si&#232;cle pour voir son emploi v&#233;ritablement se r&#233;pandre. Face &#224; cela, la calligraphie est reconnue en tant qu'art distingu&#233; depuis plusieurs si&#232;cles dans les pays musulmans et de l'Extr&#234;me-Orient. En Europe et &#224; partir de l'&#233;poque m&#233;di&#233;vale, bien que les &#201;tats et l'Eglise s'int&#233;ressent &#224; la calligraphie (comme les &#233;pigraphes romaines ou les manuscrits de l'&#201;vangile), cette derni&#232;re y fut n&#233;anmoins consid&#233;r&#233;e comme un art secondaire r&#233;serv&#233; aux riches nobles et &#224; leurs biblioth&#232;ques.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8781 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH242/2196-2-00920.jpg?1686652019' width='500' height='242' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Calligraphie du Coran par Baysanghor-Mirz&#226;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Avant l'islam, diverses &#233;critures y compris cun&#233;iforme, pehlevi et zand &#233;taient r&#233;pandues, mais apr&#232;s l'av&#232;nement de l'islam, les Iraniens accept&#232;rent l'alphabet et les &#233;critures islamiques. La calligraphie est importante pour les musulmans car ils la consid&#232;rent comme une figuration de la parole de la r&#233;v&#233;lation. La plupart des transmissions des &#233;critures tant ordinaires que calligraphiques furent le fait des Iraniens. Ces derniers ont port&#233; cet art &#224; son apog&#233;e, en inventant de nouveaux styles et de nouveaux outils d'&#233;criture. On retrouve le m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne dans les pays alors sous influence iranienne dont les pays de l'Asie Centrale, l'Afghanistan, le Pakistan et l'Inde. Ainsi la calligraphie dans cette r&#233;gion fut-elle consid&#233;r&#233;e comme le plus distingu&#233; des arts visuels ayant son esth&#233;tique sp&#233;cifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la conqu&#234;te de l'Islam en Iran, la calligraphie existe sous diff&#233;rentes formes. Sous le r&#232;gne des Ilkhanides, l'ornement de manuscrit avec ces calligraphies travaill&#233;es accompagn&#233;es de dessins d&#233;coratifs se r&#233;pand. Par la suite, sous le r&#232;gne des Timourides en Iran, la calligraphie atteint un haut niveau de raffinement. Mir-Ali Tabrizi, en combinant le style d'&#233;criture &lt;i&gt;naskh&lt;/i&gt; &#224; celui de &lt;i&gt;ta'liq,&lt;/i&gt; a cr&#233;&#233; le style &lt;i&gt;nasta'liq&lt;/i&gt;. Le calligraphe le plus c&#233;l&#232;bre du Coran &#224; cette &#233;poque est Baysanghor-Mirz&#226;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce qui existe actuellement comme styles et outils d'&#233;criture calligraphiques en Iran a &#233;t&#233; invent&#233; plut&#244;t pour illustrer et &#233;crire des textes non-religieux comme les recueils des po&#232;mes, la correspondance administrative, ou encore orner des objets artistiques raffin&#233;s. A l'inverse, chez les Arabes et chez les Turcs ottomans, la calligraphie avait un aspect religieux plus marqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8782 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH370/2196-3-ecd54.jpg?1686652019' width='300' height='370' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&#201;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;criture &lt;/i&gt;shekasteh&lt;i&gt; par le derviche &lt;br&gt;Abdol-Madjid T&#226;leq&#226;ni&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;On peut consid&#233;rer l'&#233;criture &lt;i&gt;ta'liq &lt;/i&gt;comme &#233;tant la premi&#232;re &#233;criture persane. Cette &#233;criture, &#233;galement appel&#233;e &lt;i&gt;torsol&lt;/i&gt;, voit le jour au d&#233;but du VIIe si&#232;cle de l'H&#233;gire et est utilis&#233;e pendant pr&#232;s d'un si&#232;cle. Le &lt;i&gt;ta'liq &lt;/i&gt;est &#233;labor&#233; &#224; partir d'&#233;l&#233;ments emprunt&#233;s aux styles &lt;i&gt;naskh&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;riq'ah&lt;/i&gt;, et Kh&#226;jeh T&#226;j Salm&#226;ni en d&#233;finira les r&#232;gles. &#1729; partir de l'&#233;criture &lt;i&gt;ta'liq&lt;/i&gt;, qui est donc la premi&#232;re &#233;criture form&#233;e persane au IXe si&#232;cle de l'H&#233;gire, Mir-Ali Tabrizi, en combinant deux &#233;critures &lt;i&gt;naskh&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;ta'liq&lt;/i&gt;, cr&#233;e une &#233;criture appel&#233;e &lt;i&gt;naskhta'liq&lt;/i&gt;, qui deviendra ensuite &lt;i&gt;nasta'liq&lt;/i&gt;. Cette &#233;criture est tr&#232;s appr&#233;ci&#233;e et est &#224; l'origine d'une grande &#233;volution dans l'art de la calligraphie. Sous le r&#232;gne de Abb&#226;s Ier le grand, cette &#233;criture arrive &#224; son apog&#233;e de beaut&#233;, notamment gr&#226;ce au calligraphe Mir-Em&#226;d Hassani.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral, on peut consid&#233;rer la p&#233;riode du IXe si&#232;cle jusqu'au XIe si&#232;cle de l'H&#233;gire comme les si&#232;cles les plus brillants dans le domaine de la calligraphie en Iran. Au milieu du XIe si&#232;cle, en modifiant l'&#233;criture &lt;i&gt;nasta'liq&lt;/i&gt;, Mortez&#226; Qoli Kh&#226;n Sh&#226;mlou, gouverneur de Har&#226;t, invente le&lt;i&gt; shekasteh nasta'liq&lt;/i&gt; (litt&#233;ralement : &#171; &lt;i&gt;nasta'liq&lt;/i&gt; bris&#233; &#187;), &#233;criture purement persane. L'une des raisons de son apparition est qu'elle permet d'&#233;crire plus vite et plus confortablement. Elle fut donc surtout utilis&#233;e pour la correspondance. Il en va de m&#234;me pour l'apparition de l'&#233;criture &lt;i&gt;ta'liq&lt;/i&gt; : afin de pouvoir &#233;crire plus vite, les Iraniens cr&#233;&#232;rent le &lt;i&gt;shekasteh ta'liq&lt;/i&gt; (litt&#233;ralement, &#171; &lt;i&gt;ta'liq&lt;/i&gt; bris&#233; &#187;), qui fut port&#233; &#224; sa perfection par le derviche Abd-al-Madjid T&#226;leq&#226;ni. La calligraphie iranienne perd ensuite progressivement sa fonction principale, c'est-&#224;-dire &#171; &#233;crire &#187;, pour r&#233;pondre aux besoins d'une soci&#233;t&#233; moderne.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8783 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH575/2196-4-39248.jpg?1686652019' width='300' height='575' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&#338;uvre de Mirz&#226; Mohammad Rez&#226; Kalhor&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Mirz&#226; Mohammad Rez&#226; Kalhor innove dans ce domaine en produisant de nombreux exemples de calligraphie sur pierre, avec de l'encre visqueuse et ind&#233;l&#233;bile, cr&#233;ant &#233;galement son propre style. Apr&#232;s Kalhor, Em&#226;dol-Ket&#226;b Seifi Qazvini se consacre &#224; la calligraphie en s'inspirant surtout des &#339;uvres de Kalhor dont il s'emploie &#224; r&#233;pandre le style. On pourrait consid&#233;rer Em&#226;dol-Ket&#226;b, comme le dernier maillon de la cha&#238;ne des anciens ma&#238;tres de calligraphie. Il nous reste de lui &lt;i&gt;Adab al-Mashq&lt;/i&gt; (Mani&#232;res d'entrainement), qui rassemble ses essais de calligraphie.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8784 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH385/2196-5-4c869.jpg?1686652019' width='300' height='385' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Mirz&#226;-Qol&#226;m Rez&#226; Ispah&#226;ni&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au XIIIe si&#232;cle de l'H&#233;gire, sous la dynastie q&#226;dj&#226;re, de grands calligraphes apparaissent et contribuent &#224; une plus grande diffusion de cet art. Nous pouvons notamment citer les noms de Abb&#226;s Nouri, Ves&#226;l Shir&#226;zi, Ahmed Sh&#226;mlou Mashhadi, Fath'Ali Hej&#226;b, Mir-Hossein Khoshnevis, Assadoll&#226;h Shir&#226;zi, Mirz&#226;-&#1570;gh&#226; Khamseyi, Abolfazl S&#226;voji, Abdol-Rahim Afsar, Mohammad Hossein Shir&#226;zi, Abdol-Hamid M&#226;lekol-Kal&#226;mi, Ali Naqi Shir&#226;zi, Mirz&#226;-Mohammad Tehr&#226;ni (Mirz&#226; Amou), Bah&#226;ol-Din K&#226;teb, Jali Isphah&#226;ni, Hassan Kh&#226;n Sh&#226;mlou, Kh&#226;jeh Ekhti&#226;r Monshi, Zeinab Sh&#226;hdeh, Seyyed Ahmad Mashhadi, Djav&#226;d Sharifi, S&#226;heb Ghalam, Abdol-Rashid Deylami, Mahmoud Shah&#226;bi, Ashrafol-Ket&#226;b, Mol&#226;n&#226; Y&#226;ri, Mirz&#226;-Ahmad Neirizi, Mir-Ali Heravi, Mir-Moez K&#226;sh&#226;ni, Nouri L&#226;hidji, Mirz&#226;-T&#226;her Khoshnevis, Hassan Harissi, &#1570;gh&#226; Mirz&#226; Boyouk Adib, Bakht Shokouhi, Douz Douzani, Mirz&#226;-Qol&#226;m Rez&#226; Ispah&#226;ni, Mirz&#226;-Mohammad Rez&#226; Kalhor, Emadol-Ket&#226;b Seifi Qazvini, Maryam B&#226;nou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;poque contemporaine, plusieurs calligraphes de renom se sont attach&#233;s &#224; r&#233;pandre et raviver l'art du &lt;i&gt;nasta'liq&lt;/i&gt;, comme les ma&#238;tres Seyyed Hassan Mir Kh&#226;ni, Seyyed Hossein Mir Kh&#226;ni, Ali Akbar K&#226;veh, Ebr&#226;him Bouzari, Hassan Zarrin Khat, Qol&#226;m Hossein Amir Kh&#226;ni, Ab&#226;salt S&#226;deqi, Abb&#226;s Akhavin, Keykhosro Khoroush, Mohammad Ehss&#226;yi, Fath'Ali Vasheq&#226;ni, Hossein Akhzar Mas'oud Tehr&#226;ni, et bien d'autres. On pourrait &#233;galement noter les noms des ma&#238;tres comme Yadoll&#226;h K&#226;boli Kh&#226;ns&#226;ri, Rez&#226; Mosha'sha'i, Mohammad Hossein Att&#226;r-Tchi&#226;n dans le domaine &lt;i&gt;shekasteh nasta'liq&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;nasta'liq&lt;/i&gt; bris&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir dress&#233; ce bref historique de la calligraphie en Iran, il convient d'aborder le sujet du style, ainsi que des divers types d'&#233;criture calligraphique. Il est possible de diviser les niveaux de la ma&#238;trise de la calligraphie en six : d&#233;butant, interm&#233;diaire, avanc&#233;, distingu&#233;, excellent, et enfin ma&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8785 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH385/2196-6-315d9.jpg?1686652019' width='300' height='385' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Mirz&#226; Mohammad Rez&#226; Kalhor&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parmi ceux qui d&#233;butent dans ce domaine, rares sont ceux qui parviennent aux derniers niveaux, et un nombre encore plus faible parvient au grade de ma&#238;tre. La passion et un talent exceptionnel peuvent seuls autoriser un tel parcours. Chaque ma&#238;tre &#224; son style personnel, et son &#233;criture se reconna&#238;t par son style au premier coup d'&#339;il averti. En outre, les &#233;tats psychologiques int&#233;rieurs, ou encore certaines caract&#233;ristiques physiques du ma&#238;tre, comme la longueur de ses doigts, peuvent influencer son &#233;criture.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8787 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH563/2196-8-66fe6.jpg?1686652019' width='300' height='563' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&#338;uvre de Em&#226;dol-Ket&#226;b Seifi Qazvini&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Les principaux outils de la calligraphie sont le calame, le plumier, le canif, l'os sur lequel on taille la pointe des plumes, l'encrier, l'outil permettant de m&#233;langer l'encre, le flocon de coton ou de soie que l'on met dans l'encrier, la petite cuill&#232;re servant &#224; verser de l'eau dans l'encrier, la pierre romaine ou hedjazienne pour nettoyer le canif, ou encore un petit tamis plat dans lequel on mettait du sable doux. Une fois qu'ils avaient taill&#233; leur calame, les ma&#238;tres d'autrefois en frottaient l'arri&#232;re afin de le d&#233;barrasser de tout gras et l'emp&#234;cher de glisser. L'&#233;toffe &#224; deux c&#244;t&#233;s, en laine ou en soie color&#233;e, servant &#224; nettoyer la pointe taill&#233;e du calame fait &#233;galement partie des outils de la calligraphie.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8788 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH422/2196-9-1e932.jpg?1686652019' width='300' height='422' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Seyyed Hassan Mir Kh&#226;ni&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parmi les principaux styles utilis&#233;s en Iran, nous pouvons citer les suivants : l'&#233;criture coufique ; l'&#233;criture &lt;i&gt;muhaqqaq&lt;/i&gt; (le &lt;i&gt;reyh&#226;ni&lt;/i&gt; est une version miniature du &lt;i&gt;muhaqqaq&lt;/i&gt;) ; l'&#233;criture &lt;i&gt;thuluth&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;tawqi', edj&#226;zah, riq'ah, ghobar&lt;/i&gt;) ; le &lt;i&gt;naskh&lt;/i&gt; ; le &lt;i&gt;ta'liq&lt;/i&gt; ; le &lt;i&gt;riq'ah&lt;/i&gt; ; le &lt;i&gt;nasta'liq&lt;/i&gt; ; le &lt;i&gt;shekasteh&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8789 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH571/2196-10-d4bc1.jpg?1686652019' width='300' height='571' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&#201;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;criture &lt;/i&gt;nasta'liq &lt;i&gt;de Seyyed Hassan Mir Kh&#226;ni, &lt;/i&gt;Sir&#226;dj-ol-Kutt&#226;b &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Koufa devint une grande ville et un centre de l'islam, l'&#233;criture coufique, qui portait auparavant d'autres noms, se r&#233;pandit et devint c&#233;l&#232;bre sous le nom de coufique. Cette &#233;criture est &#224; l'origine des &#233;critures islamiques. De nos jours, les calligraphes islamiques calligraphient parfois des volumes ou des manuscrits en se servant de cette &#233;criture et de ses formes. Quant aux styles &lt;b&gt;&lt;i&gt;muhaqqaq &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;et&lt;b&gt;&lt;i&gt; thuluth&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;,les calligraphes qualifient le premier de p&#232;re des &#233;critures et le second de m&#232;re. Ces deux &#233;critures d&#233;rivent de l'&#233;criture coufique et leur histoire remonte aux d&#233;buts de l'islam. Le style &lt;i&gt;thuluth&lt;/i&gt; (&#034;tiers&#034; en arabe) s'appelle ainsi car un tiers de ses mouvements lin&#233;aires s'effectue sur une ligne de largeur &#233;troite, tandis que le reste est rotatoire. Le style &lt;i&gt;reyh&#226;n&lt;/i&gt; est une petite &#233;criture fine invent&#233;e pour &#233;crire plus vite et plus facilement. Il a donc toutes les caract&#233;ristiques de l'&#233;criture &lt;i&gt;muhaqqaq&lt;/i&gt; en ayant des caract&#232;res plus petits. Etant donn&#233; la finesse et la douceur de cette &#233;criture, on l'a compar&#233;e au basilic (&lt;i&gt;reyh&#226;n&lt;/i&gt;). Plusieurs Corans ont &#233;t&#233; &#233;crits dans cette &#233;criture qui appartient d&#233;sormais au pass&#233;, et on peut en admirer certains exemplaires dans les mus&#233;es. De nos jours, l'emploi du &lt;i&gt;muhaqqaq&lt;/i&gt; est mineur et celui du &lt;i&gt;thuluth&lt;/i&gt; r&#233;pandu. Dans le pass&#233;, le &lt;i&gt;muhaqqaq&lt;/i&gt; &#233;tait utilis&#233; pour &#233;crire de grands Corans ou pour r&#233;diger des textes importants. &lt;span class='spip_document_8790 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH295/2196-11-d9f8f.jpg?1686652019' width='500' height='295' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne l'&#233;criture&lt;i&gt; edjazah&lt;/i&gt;, litt&#233;ralement &#171; permission &#187;, elle fut r&#233;pandue par des calligraphes turcs, et est actuellement r&#233;pandue dans les pays arabes. On l'a ainsi nomm&#233;e car les ma&#238;tres &#233;crivirent les certificats ou permissions de calligraphier de leurs &#233;l&#232;ves avec cette &#233;criture. Quant &#224; l'&#233;criture &lt;i&gt;ghob&#226;r &lt;/i&gt;(poussi&#232;re), elle n&#233;cessite l'utilisation du plus petit calame en vue d'&#233;crire des lettres secr&#232;tes et politiques. Elle n'est plus gu&#232;re utilis&#233;e de nos jours. Son nom vient du fait qu'elle &#233;tait si petite qu'on pouvait la comparer &#224; de la poussi&#232;re. L'origine de l'&#233;criture &lt;b&gt;&lt;i&gt;naskh &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;remonte au d&#233;but de l'islam. Ce style a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; sous l'influence de styles tels que le &lt;i&gt;muhaqqaq&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;le&lt;i&gt; thuluth&lt;/i&gt;, et le&lt;i&gt; tawqi'&lt;/i&gt;. Le style &lt;i&gt;naskh &lt;/i&gt;est l'un des plus employ&#233;s, surtout pour &#233;crire le Coran.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8791 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH238/2196-12-da784.jpg?1686652019' width='400' height='238' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&#338;uvre de Mohammad Ehss&#226;yi&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_8792 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH238/2196-13-66122.jpg?1686652020' width='400' height='238' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&#338;uvre de Ab&#226;salt S&#226;deqi&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le style&lt;b&gt;&lt;i&gt; ta'liq &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;a &#233;t&#233; invent&#233; pour r&#233;diger des commandes, des ordres ou des lettres. Les secr&#233;taires ottomans l'ont modifi&#233;e et gard&#233;e comme l'&#233;criture sp&#233;cifique des rois et des affaires de la cour et l'ont, de ce fait, nomm&#233;e &#233;criture de la cour ou de la haute majest&#233;. De nos jours, cette &#233;criture est majoritairement utilis&#233;e dans les pays arabes pour la r&#233;daction de lettres et de notes. Comme nous l'avons &#233;voqu&#233;, le style &lt;b&gt;&lt;i&gt;nasta'liq &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;est issu des &#233;critures &lt;i&gt;naskh&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;ta'liq&lt;/i&gt;. Enfin, le style &lt;b&gt;&lt;i&gt;shekasteh &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;est le m&#233;lange des styles&lt;b&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;i&gt;ta'liq &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;nasta'liq&lt;/i&gt; et s'utilise pour &#233;crire rapidement des lettres, ordres, brouillons et notes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Association des Calligraphes de l'Iran (&lt;i&gt;andjoman-e khoshnevis&#226;n-e Ir&#226;n&lt;/i&gt;) est un organe important de la calligraphie contemporaine en Iran. L'&#233;tablissement de cette association qui contient en son sein un club, une &#233;cole sp&#233;cialis&#233;e et organise des r&#233;unions artistiques, a insuffl&#233; une nouvelle &#226;me &#224; la calligraphie iranienne.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8794 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH242/2196-15-490f4.jpg?1686652020' width='400' height='242' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&#338;uvre de Hassan Zarrin Khat&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Elle fut fond&#233;e en 1950 avec la collaboration du minist&#232;re de la Culture et des Arts de l'&#233;poque, et gr&#226;ce &#224; la volont&#233; de grands ma&#238;tres comme Seyyed Hossein Mir-Kh&#226;ni, du Dr. Mahdi Bay&#226;ni, chercheur et enseignant &#224; l'universit&#233;, et d'autres grands ma&#238;tres tels que Ali Akbar K&#226;veh, Ebr&#226;him Bouzari et Seyyed Hassan Mir-Kh&#226;ni. L'Association des Calligraphes de l'Iran est la plus ancienne organisation artistique du pays, et a peu de semblables dans le monde. Elle s'efforce actuellement d'ouvrir d'autres antennes dans plusieurs grandes villes du pays, pour assurer la revivification de cet art en Iran.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;* C&#233;l&#232;bre calligraphe et chercheur. Ce texte est issu de son ouvrage intitul&#233; &lt;i&gt;Ta'lim-e khatt &lt;/i&gt;(Enseignement de la calligraphie).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Premi&#232;re biennale des photographes du monde arabe contemporain, Paris(Du 11 novembre 2015 au 17 janvier 2016</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2195</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2195</guid>
		<dc:date>2016-02-28T09:07:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Brigaudiot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Lieux de l'exposition : Institut du Monde Arabe, Maison Europ&#233;enne de la Photographie, Mairie du quatri&#232;me arrondissement de Paris, Cit&#233; Internationale des Arts, Galerie Photo 12, Galerie Bin&#244;me, Galerie Basia Embiricos, Graine de photographie.com &lt;br class='autobr' /&gt;
Un cadre sp&#233;cifique et une dispersion spatiale &lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;er une biennale des photographes du monde arabe contemporain va de soi, notamment compte-tenu de l'existence et des missions de l'Institut du Monde Arabe, mais &#233;galement compte-tenu des relations (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique236" rel="directory"&gt;N&#176; 123, f&#233;vrier 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2195-c6116.jpg?1686652020' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lieux de l'exposition : Institut du Monde Arabe, Maison Europ&#233;enne de la Photographie, Mairie du quatri&#232;me arrondissement de Paris, Cit&#233; Internationale des Arts, Galerie Photo 12, Galerie Bin&#244;me, Galerie Basia Embiricos, Graine de photographie.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_8773 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH370/2195-1-8810f.jpg?1686652020' width='300' height='370' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Wafaa Samir - Image extraite de la s&#233;rie Ramadan. Affiche de la premi&#232;re biennale des photographes &lt;br&gt;du monde arabe contemporain, Paris&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un cadre sp&#233;cifique et une dispersion spatiale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;er une biennale des photographes du monde arabe contemporain va de soi, notamment compte-tenu de l'existence et des missions de l'Institut du Monde Arabe, mais &#233;galement compte-tenu des relations culturelles historiques (et coloniales) entre un certain nombre de pays arabes et la France. Parmi ces relations culturelles, il y a lieu de citer la pratique de la langue fran&#231;aise et celle des &#233;tudes artistiques telles qu'elles ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;es dans beaucoup de ces pays, en relation avec les &#233;tablissements sup&#233;rieurs, &#233;coles d'art ou universit&#233;s de France. Par exemple, depuis des d&#233;cennies, c'est une grande universit&#233; parisienne qui, &#224; Tunis, encadre les dipl&#244;mes artistiques et contribue &#224; les d&#233;cerner. Evidemment, la photographie et les diff&#233;rents arts visuels contemporains sont au programme des enseignements artistiques. En dehors du fait post colonial, beaucoup de pays arabes repr&#233;sent&#233;s dans cette biennale ont adopt&#233; des modalit&#233;s et des contenus d'enseignements artistiques sup&#233;rieurs proches de ceux de la France : souci de modernisation de ces enseignements, souci de sortir d'un art se confondant avec les artisanats traditionnels et peu ou prou tourn&#233;s vers le pass&#233;. Non point que cet art-artisanat traditionnel ne soit pas de grande qualit&#233; en termes de savoir-faire et d'esth&#233;tique, mais la mondialisation, les migrations, le tourisme, le Web et l'hyper capitalisme ont chang&#233; la donne. Et le temps r&#233;el s'est impos&#233; en son imp&#233;rative imm&#233;diatet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;De bons auspices&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette exposition se donne comme &#233;tant initi&#233;e par Jack Lang, le tr&#232;s fameux ancien ministre de la Culture et pr&#233;sident de l'Institut du Monde Arabe. Ce dernier &#233;tablissement conduit une politique d'activit&#233;s culturelles et artistiques intenses et multidisciplinaires, et on peut rappeler les articles publi&#233;s dans &lt;i&gt;La Revue de T&#233;h&#233;ran&lt;/i&gt; sur deux expositions, l'une consacr&#233;e au Hadj (n&#176;106) et l'autre &#224; l'Art contemporain marocain (n&#176;109). La dispersion spatiale, dans pas moins de huit lieux diff&#233;rents pose &#233;videmment probl&#232;me et il est fort probable que peu de visiteurs effectueront le parcours complet, sauf peut-&#234;tre certains d'entre eux particuli&#232;rement int&#233;ress&#233;s par cette photo du monde arabe. En outre, il n'y a pas de billet d'entr&#233;e commun aux deux principaux lieux que sont l'Institut du Monde Arabe et la Maison Europ&#233;enne de la Photographie, ceci alors que le prix des entr&#233;es aux expositions institutionnelles est terriblement trop &#233;lev&#233; &#224; Paris. Et, il faut le dire, cette biennale qui se cherche encore une identit&#233;, ne peut rivaliser avec ces grandes et exceptionnelles manifestations comme la Biennale de Venise ou la Dokumenta de Kassel, o&#249; le visiteur reste volontiers plusieurs jours, tant il y a &#224; voir et &#224; d&#233;couvrir d'&#339;uvres innovantes et de qualit&#233; remarquable.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8774 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH393/2195-2-2f2b6.jpg?1686652020' width='400' height='393' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Maher Attar, &#171; Cotton Rocks &#187;, Qatar Courtesy Galerie&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Et pourquoi pas &#233;galement la photo iranienne, m'ont demand&#233; plusieurs Iraniens de T&#233;h&#233;ran mais aussi de Paris. C'est que d'une part l'Iran n'est pas du tout un pays arabe et que d'autre part, la photo iranienne est une photo de tr&#232;s haut niveau d&#233;j&#224; et maintes fois montr&#233;e en France, notamment au Mus&#233;e du Quai Branly et &#224; La Monnaie de Paris, mais aussi, cette ann&#233;e m&#234;me &#224; Photoquai, une exposition d&#233;sormais bien connue, dispers&#233;e en plusieurs lieux de la ville. La m&#234;me question, au sujet de la place de l'Iran, m'avait &#233;t&#233; pos&#233;e lors de l'ouverture du d&#233;partement des Arts de l'Islam, au Louvre, les Iraniens que je c&#244;toyais voulant davantage de pr&#233;sence des arts de l'Islam produits au fil des si&#232;cles en Iran.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#233;sences et copr&#233;sences des photographes de l&#224;-bas et d'ailleurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En fait, &#224; feuilleter le catalogue comme &#224; parcourir les lieux o&#249; se tient cette biennale, on constate que ces &#171; photographes du monde arabe &#187; ne sont pas n&#233;cessairement arabes ou s'ils le sont, ils ont migr&#233; vers d'autres pays, comme Paris, Londres, Berlin ou New York, ceci tout en photographiant paysages, espaces urbains et personnes du monde arabe. Ainsi y a-t-il dans cette exposition des Fran&#231;ais c&#244;toyant des Arabes venus par exemple du Maroc, ce dernier pays &#233;tant bien pr&#233;sent dans l'exposition. La raison en est &#233;vidente puisque le Maroc est de longue date un pays ami, intime peut-on dire ; les migrations bilat&#233;rales temporaires ou d&#233;finitives, &#233;conomiques ou touristiques &#233;tant nombreuses et le fran&#231;ais &#233;tant parl&#233; couramment au Maroc. Mais il en va un peu de m&#234;me avec la Palestine ou le Liban. Cette ouverture au-del&#224; des photographes &#171; purement &#187; arabes est certes positive et permet le croisement de regards n&#233;cessairement diff&#233;rents sur le monde contemporain arabe, de regards charg&#233;s de questionnements, d'&#233;tonnements, de constats, d'&#233;merveillements propres &#224; chacun &#339;uvrant derri&#232;re les objectifs et la m&#233;canique photographiques, derri&#232;re la machine &#224; pi&#233;ger l'instant d&#233;j&#224; aboli et pourtant quelquefois &#233;ternel.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8775 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH334/2195-3-850e7.jpg?1686652020' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Yazan Khalili, s&#233;rie &#171; Landscape of Darkness &#187;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Cette diversit&#233; des origines des uns et des autres, comme celle de leurs implantations g&#233;ographiques d&#233;finitives ou provisoires est le reflet d'une situation contemporaine, celle que nous connaissons bien en France avec le multiculturalisme, v&#233;ritable d&#233;fi aux nationalismes r&#233;gressifs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un classement qui en vaut un autre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le commissaire et les acteurs de la biennale et plus pr&#233;cis&#233;ment de sa sc&#233;nographie ont opt&#233; pour la cr&#233;ation de cat&#233;gories destin&#233;es &#224; plus ou moins th&#233;matiser les pratiques photographiques, ce qui facilite une vision d'ensemble, m&#234;me si ces th&#233;matiques tendent toujours peu ou prou &#224; circonscrire le photographe et &#224; l'enfermer dans ce qu'il n'est pas seulement. Ainsi sont retenues des pratiques portant sur &#171; Paysages &#187;, &#171; Mondes int&#233;rieurs &#187;, &#171; Cultures et identit&#233;s &#187; et &#171; Printemps &#187;, ce qui occasionnellement peut se discuter. Mais si je me rappelle l'exposition sur l'art contemporain marocain, d&#233;nu&#233;e de ces cat&#233;gories, elle se pr&#233;sentait comme un parcours plut&#244;t chaotique.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8776 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH310/2195-4-1cb28.jpg?1686652020' width='400' height='310' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Emy Kat, &#171; The Everlasting Now, part I &amp; II &#187;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une biennale &#171; peut mieux faire &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parcourir cette biennale laisse un d&#233;sir d'&#339;uvres majeures, de celles qui retiennent le visiteur ou le contraignent &#224; revenir sur ses pas, d&#233;sireux de les revoir, de s'en impr&#233;gner. &#338;uvres qui marquent l'esprit et la m&#233;moire, travaillent dans le temps et modifient en profondeur la capacit&#233; de perception du monde. Par cons&#233;quent, cette biennale m'a sembl&#233; de qualit&#233; moyenne et vaguement monotone, ceci malgr&#233; les moyens importants dont elle a dispos&#233; pour se mettre en place. Sans conna&#238;tre les modalit&#233;s de s&#233;lection des photographes, je peux supposer que le monde arabe, sans doute en incluant de nombreux pays ici absents, rec&#232;le en lui d'autres photographes &#224; l'&#339;uvre plus p&#233;tillante, plus pol&#233;mique, plus contestataire que ce qui est montr&#233; ici et qui certes peut se montrer en France. Mais l'exposition implique des enjeux internationaux avec son &#233;picentre &#224; l'Institut du monde Arabe et peut-&#234;tre est-ce l'une des raisons qui limite la photo &#224; ce niveau un peu trop acceptable pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8777 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH339/2195-5-6417b.jpg?1686652020' width='500' height='339' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Bruno Barbey, &#171; Mausol&#233;e de Moulay Isma&#239;l &#187;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un voyage immobile en pays arabes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les uns et les autres photographes pr&#233;sents dans cette biennale montrent &#224; la fois leur monde et leur mani&#232;re de le voir : &#233;chapp&#233;es sur &#171; Le paysage &#187;, loin du circonstanciel, de la guerre civile, du chaos o&#249; certains pays sont enlis&#233;s, avec par exemple Khalil Nemmaoui ou Maher Attar, paysages d'o&#249; ressort une dimension d'intemporalit&#233;, ou bien paysages de l'urbanisation de Joe Kesrouani&#8230; Paysages de la ville moderne &#224; Duba&#239;, de Farah Qasimi, paysages de l'obscurit&#233; et de l'obscur - ou de l'absence d'espoir- par Yazan Khalili, ceux de la Palestine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est appel&#233; &#171; Mondes int&#233;rieurs &#187; o&#249; il s'agit litt&#233;ralement de l'espace priv&#233;, cet espace est curieusement et le plus souvent d&#233;nu&#233; d'habitants, comme s'il suffisait &#224; nous parler d'eux par son architecture et son ameublement, c'est le travail d'Emy Kat, celui de Bruno Barbey, ou encore celui de Lamya Gargashavec avec des partis pris tr&#232;s (trop) esth&#233;tisants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cultures et identit&#233;s &#187; est une cat&#233;gorie plus difficile &#224; reconna&#238;tre dans le choix des photographes qui ont &#233;t&#233; rang&#233;s l&#224;, peut-&#234;tre que l'intitul&#233; pose probl&#232;me et renverrait davantage &#224; une question de nature de soci&#233;t&#233; et de modalit&#233;s de la vie quotidienne : Christian Courr&#232;ges scrute bien plus que les habits de pri&#232;re de certains musulmans. Le travail de Nabil Boutros, &#233;gyptien, d&#233;gage une force attractive impressionnante avec ses portraits de personnages anonymes : travail photographique tr&#232;s professionnel, simple et puissant en m&#234;me temps que convaincant.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8778 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH267/2195-6-c72c8.jpg?1686652020' width='400' height='267' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Pauline Beugnies, photographie extraite du projet G&#233;n&#233;ration Tahrir&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#171; Printemps &#187; sonne &#233;videmment ici comme &#171; printemps arabe &#187; et tel est le cas de cette cat&#233;gorie : Place Tahrir vue par Pauline Beugnes, ou avec Massimo Berruti, vues du temps qui ne se compte, celui de Gaza, de cette guerre qui ne veut finir en Palestine. Mieux encore, pour que le niveau de cette biennale se hausse, Samuel Gratacap avec la s&#233;rie &#171; Les naufrag&#233;s &#187; et ces migrants africains en attente dans la prison de Zaouia, en Lybie ; le format g&#233;ant ajoute au titre bouleversant mais us&#233; dans sa r&#233;it&#233;ration, l'expressivit&#233; des images. Ayant r&#233;cemment vu l'exposition Photoquai, version 2015, o&#249; les tirages sont &#224; la dimension de la ville contemporaine et expos&#233;s comme ici avec Gratacap, dans l'espace urbain, je crois qu'il y a fort &#224; r&#233;fl&#233;chir sur l'exposition contemporaine de photos, sur ce que la photo d&#233;sormais peut-&#234;tre, sur les moyens de lui donner une pr&#233;sence m&#233;diatique l'&#233;loignant de l'objet unique et pr&#233;cieux, sur un choix pertinent et peut-&#234;tre davantage limit&#233; au meilleur. On a bien constat&#233; &#224; quel point la photo expos&#233;e en ext&#233;rieur, dans le m&#233;tro, sur les grilles du Jardin du Luxembourg est disqualifi&#233;e en tant qu'art pour devenir simple image d'usage courant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des points positifs que je retiendrai de cette biennale est qu'elle semble se situer hors march&#233; donc hors sp&#233;culation, hors vedettariat, hors fabrication arbitraire de noms par des institutions en connivence avec le pouvoir d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le catalogue est un outil de travail et d'approche pertinent orient&#233; vers le public, ce qui n'est pas toujours le cas des catalogues.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8779 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH323/2195-7-0193e.jpg?1686652020' width='400' height='323' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Samuel Gratacap, sans titre, Centre de d&#233;tention pour migrants de Zaouia, 2014. &lt;/i&gt;&lt;i&gt;Courtesy Samuel Gratacap et Galerie du Jour Agn&#232;s b, Paris&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Je veux &#234;tre un roiUn documentaire de Mehdi Ganji</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2194</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2194</guid>
		<dc:date>2016-02-28T09:07:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Babak Ershadi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;N&#233; en 1978, Mehdi Ganji entame des &#233;tudes de cin&#233;ma &#224; l'Universit&#233; des Arts de T&#233;h&#233;ran, obtenant son dipl&#244;me en 2002. Sp&#233;cialis&#233; dans la prise d'images, Ganji commence sa carri&#232;re comme cam&#233;raman et monteur de films de fiction et documentaires dans divers projets, souvent &#224; destination des cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision iraniennes. Parall&#232;lement, il effectue des recherches approfondies sur une m&#233;thode de travail du cin&#233;ma documentaire appel&#233; &#171; one-man-made film &#187;. Depuis pr&#232;s de 15 ans, Mehdi Ganji a r&#233;alis&#233; plusieurs (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique236" rel="directory"&gt;N&#176; 123, f&#233;vrier 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2194-01753.jpg?1686652020' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;N&#233; en 1978, Mehdi Ganji entame des &#233;tudes de cin&#233;ma &#224; l'Universit&#233; des Arts de T&#233;h&#233;ran, obtenant son dipl&#244;me en 2002. Sp&#233;cialis&#233; dans la prise d'images, Ganji commence sa carri&#232;re comme cam&#233;raman et monteur de films de fiction et documentaires dans divers projets, souvent &#224; destination des cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision iraniennes. Parall&#232;lement, il effectue des recherches approfondies sur une m&#233;thode de travail du cin&#233;ma documentaire appel&#233; &#171; one-man-made film &#187;. Depuis pr&#232;s de 15 ans, Mehdi Ganji a r&#233;alis&#233; plusieurs documentaires dont &lt;i&gt;Avec toi, clair de lune&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'emploi, l'industrie&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Ma m&#232;re, Manijeh, travaille dans une mine&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Tous mes papiers et mon identit&#233;&lt;/i&gt;&#8230; Son dernier documentaire &lt;i&gt;Je veux &#234;tre un roi&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; projet&#233; sur &#233;cran pour la premi&#232;re fois en 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A pr&#233;sent, il enseigne aux jeunes et aux cin&#233;astes en provenance d'Iran. Selon lui, ce genre de documentaire permet de gagner la confiance du public. Mehdi Ganji est un passionn&#233; du cyclisme, adore cultiver des fleurs, et voyage beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;J'aime r&#233;aliser des documentaires, &lt;/i&gt;dit le cin&#233;aste&lt;i&gt;, &#224; propos des gens ordinaires qui affirment et d&#233;veloppent leur personnalit&#233;, ou qui m&#232;nent un mode de vie particulier. J'aime r&#233;aliser des documentaires &#224; propos des individus qui ont une influence positive sur leur environnement naturel ou humain. C'est peut-&#234;tre le th&#232;me principal de la plupart de mes films depuis plusieurs ann&#233;es. Avant de r&#233;aliser &lt;/i&gt;Je veux &#234;tre un roi&lt;i&gt;, j'ai men&#233; une longue recherche, et j'ai choisi mon personnage parmi 600 individus.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Fiche technique :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Je veux &#234;tre un roi&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Titre original :&#1605;&#1606; &#1605;&#1740; &#1582;&#1608;&#1575;&#1605; &#1588;&#1575;&#1607; &#1576;&#1588;&#1605;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&lt;i&gt;Man mikh&#226;m sh&#226;h besh&#226;m&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;alisation : Mehdi Ganji&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Directeur de la photographie : Mehdi Ganji&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son : Mehdi Ganji, Hassan Mahdavi, Rez&#226; Godazgar&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Montage : Esm&#226;'il Monsef&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Production : Sahar Razavi pour le Centre du Film Documentaire et Exp&#233;rimental&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Langue : persan&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dur&#233;e : 70 min.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Genre : documentaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Date de production : 2014&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pays : Iran&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8766 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH462/2194-1-d5530.jpg?1686652020' width='300' height='462' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Affiche du documentaire &lt;/i&gt;Je veux &#234;tre un roi&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je veux &#234;tre un roi&lt;/i&gt; (2014) de Mehdi Ganji est une production du Centre iranien du Film Documentaire et Exp&#233;rimental. Ce film a gagn&#233; le Simorgh de cristal du meilleur documentaire iranien de 2014 au 33e Festival du film de Fajr, le plus grand &#233;v&#233;nement cin&#233;matographique annuel en Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je veux &#234;tre un roi&lt;/i&gt; a conf&#233;r&#233; &#224; Mehdi Ganji une notori&#233;t&#233; internationale. En 2015, le documentaire a gagn&#233; le prix du jury au Festival du documentaire Flahertiana en Russie, le prix sp&#233;cial du public au Festival de films documentaires Chagrin aux Etats-Unis, le prix du meilleur documentaire du Festival des films iraniens &#224; San Francisco, et a particip&#233; &#224; plusieurs autres festivals internationaux dont le Festival de film Docs Against Gravity en Pologne, le Festival international du film documentaire d'Amsterdam (IDFA) et le Festival du documentaire de TRT en Turquie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je veux &#234;tre un roi&lt;/i&gt; est un documentaire de 70 minutes, et sa production a dur&#233; pr&#232;s de trois ans. Le personnage principal du documentaire est M. Abb&#226;s Barzegar, qui vit dans un village pr&#232;s de Shir&#226;z. Le documentaire nous relate certains &#233;pisodes, parfois tourment&#233;s, de sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8767 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH431/2194-2-3428b.jpg?1686652020' width='300' height='431' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Mehdi Ganji&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Synopsis :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand il &#233;tait enfant, Abb&#226;s Barzegar r&#234;vait de devenir un roi. Mais le destin en a d&#233;cid&#233; autrement. Il vit maintenant avec sa famille dans une modeste ferme pr&#232;s de Shir&#226;z. Un jour, deux touristes allemands frappent &#224; sa porte. Abb&#226;s Barzegar les accueille, leur offrant un repas traditionnel pr&#233;par&#233; par sa femme. Ses h&#244;tes trouvent l'exp&#233;rience incroyable. Cela donne &#224; l'humble fermier une id&#233;e : offrir un Iran authentique aux touristes venus de partout dans le monde. Ce film de Mehdi Ganji nous montre comment par cette ambition, cet homme met sa famille au travail afin de r&#233;pondre aux attentes de ses clients &#224; la d&#233;couverte d'exp&#233;riences iraniennes authentiques. Mais Abb&#226;s Barzegar n'est pas satisfait. Son r&#234;ve d'enfance refait surface, et il d&#233;cide d'investir tout ce qu'il a dans la cr&#233;ation d'une tribu nomade archa&#239;que qui permettrait de d&#233;velopper son travail d'&#233;cotourisme, mais serait pour lui d'occasion de devenir le roi de sa &#171; tribu &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je veux &#234;tre un roi&lt;/i&gt; peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un documentaire dramatique, car le film respecte pratiquement les r&#232;gles principales du drame, comme dans une fiction. Apr&#232;s une pr&#233;sentation g&#233;n&#233;rale du personnage principal, Abb&#226;s Barzegar, de sa famille et de ses activit&#233;s, les conditions semblent peu &#224; peu &#234;tre r&#233;unies pour qu'Abb&#226;s commence &#224; pr&#233;parer la r&#233;alisation de son r&#234;ve d'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film commence comme un conte de f&#233;es : deux touristes allemands qui n'ont aucun endroit pour passer la nuit, frappent &#224; la porte d'Abb&#226;s. Ce dernier les accueille et accepte de les loger pour une nuit. La simplicit&#233; de la maison, le th&#233; et le d&#238;ner qu'Abb&#226;s et sa famille leur offrent les s&#233;duisent &#224; tel point qu'ils disent avoir pass&#233; la nuit la plus iranienne de leur voyage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cette nuit, d'autres touristes &#233;trangers, inform&#233;s par les deux touristes allemands, viennent au village pour s'installer chez Abb&#226;s Barzegar qui fait maintenant carri&#232;re dans le tourisme. Avec l'argent qu'il gagne de l'augmentation du nombre des touristes &#233;trangers, il agrandit sa maison/auberge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le documentaire de Mehdi Ganji ne veut pas raconter l'histoire d'un bon h&#244;te pour les touristes &#233;trangers, mais l'&#233;volution de la vie d'une personne ambitieuse dont les efforts pour r&#233;aliser son r&#234;ve d'enfance (devenir roi) transform&#233; en la fondation d'une sorte de tribu traditionnelle qu'il veut montrer aux touristes, le met en conflit avec sa famille. L'&#233;pouse et les trois enfants d'Abb&#226;s Barzegar s'opposent &#224; son projet. La sc&#232;ne de la querelle entre Abb&#226;s et sa fille est sans doute l'un des &#233;pisodes les plus importants du film. Elle en est la plus am&#232;re aussi. M&#234;me &#224; la fin du film, quand Abb&#226;s se dit heureux d'avoir cr&#233;&#233; son &#171; paradis &#187;, il y a dans sa voix un profond chagrin et une inqui&#233;tude des cons&#233;quences &#233;ventuelles de son comportement vis-&#224;-vis des membres de sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8768 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH278/2194-3-0fc17.jpg?1686652020' width='400' height='278' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_8769 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH278/2194-4-c595c.jpg?1686652020' width='400' height='278' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_8770 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH279/2194-5-9eee0.jpg?1686652020' width='400' height='279' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Photos du tournage du documentaire&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je veux &#234;tre un roi&lt;/i&gt; est un documentaire &#224; plusieurs niveaux narratifs. Dans la premi&#232;re s&#233;quence du film, Abb&#226;s Barzegar raconte l'histoire de son enfance dont le titre du film est tir&#233; : quand il &#233;tait enfant, il r&#234;vait d'&#234;tre un roi. Plus tard, il commence &#224; accueillir les touristes &#233;trangers dans son village, il fait fortune, et un prix de 200 000 euros qu'il gagne d'une agence de tourisme &#233;trang&#232;re fait remonter &#224; la surface son r&#234;ve d'enfance. Il souhaite cr&#233;er un petit village comme il y a deux cents ans pour accueillir les touristes &#233;trangers d&#233;sireux de voir l'Iran authentique, mais surtout pour en devenir le &#171; roi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e d'une machine &#224; voyager dans le temps semble envahir l'esprit d'Abb&#226;s, et cela permet au documentariste de d&#233;crire les diff&#233;rends aspects de la volont&#233; et de l'orgueil de cet homme qui serait pr&#234;t &#224; tout sacrifier. Sa femme s'&#233;puise &#224; la t&#226;che. Sa fille et son fils se donnent enti&#232;rement au projet de leur p&#232;re. Abb&#226;s lui-m&#234;me souffre de plusieurs maladies dont le diab&#232;te. Mais plusieurs fois dans le film, il r&#233;p&#232;te qu'il ne veut pas abandonner son r&#234;ve et redevenir &#171; un homme ordinaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a d&#233;cid&#233; de se marier avec une fille issue d'une tribu nomade de la r&#233;gion. Quand le r&#233;alisateur lui demande d'expliquer ses raisons, il dit que c'est pour garantir la r&#233;ussite de son projet de village touristique, car, selon lui, les nomades ne collaborent qu'avec un individu qui est mari&#233; avec l'une des leurs. Abb&#226;s exag&#232;re et pr&#233;tend que son remariage est n&#233;cessaire parce qu'il estime que son fils ne m&#233;rite pas sa descendance, et qu'il serait mieux qu'il ait un autre fils d'une autre femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Je veux &#234;tre un roi&lt;/i&gt;, Mehdi Ganji a r&#233;ussi &#224; briser toutes les barri&#232;res entre le r&#233;alisateur et le sujet (Abb&#226;s Barzegar), en gagnant enti&#232;rement sa confiance pendant un long tournage qui a dur&#233; trois ans. Cette confiance permet &#224; Abb&#226;s d'admettre la pr&#233;sence de la cam&#233;ra dans les sc&#232;nes les plus personnelles de sa vie, comme celle o&#249; il demande &#224; son fils d'&#234;tre &#224; la hauteur pour m&#233;riter d'&#234;tre son fils, la sc&#232;ne de sa querelle avec sa fille, ou encore celle o&#249; il revoie sa premi&#232;re femme apr&#232;s son deuxi&#232;me mariage, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce projet, une liste de 600 candidats est dress&#233;e. Finalement, Mehdi Ganji et Sahar Razavi se mettent d'accord sur une liste r&#233;duite de treize individus dont Abb&#226;s Barzagar. A ce stade, Mehdi Ganji et son coll&#232;gue Ali Hamr&#226;z en font une s&#233;rie de treize documentaires de 30 minutes pour la t&#233;l&#233;vision iranienne, intitul&#233;s &lt;i&gt;Pulsation&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais parmi ces treize personnages, Abb&#226;s Barzegar a des particularit&#233;s qui conduisent Ganji &#224; le choisir pour un documentaire long-m&#233;trage, en dehors de son projet pour la t&#233;l&#233;vision. Ce qui avait retenu l'attention du documentariste &#233;tait un souvenir d'enfance d'Abb&#226;s Barzegar : quand il avait huit ans, un jour, le ma&#238;tre d'&#233;cole a demand&#233; aux enfants d'&#233;crire une r&#233;daction : &#171; Que voulez-vous devenir plus tard ? &#187; &#171; &lt;i&gt;Dans sa r&#233;daction, Abb&#226;s a &#233;crit qu'il voulait &#234;tre un roi. Quand je l'ai rencontr&#233;, il avait 38 ans, et il menait sa vie de sorte que l'on pouvait voir clairement qu'il esp&#233;rait encore que son r&#234;ve se r&#233;alise&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;crit le documentariste dans une interview.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8771 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH345/2194-6-f2ddb.jpg?1686652020' width='500' height='345' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le tournage a dur&#233; trois ans. Le documentariste a profit&#233; de cette longue p&#233;riode pour se rapprocher de plus en plus de son personnage et de son monde mental. Et Ganji a eu le soin de n'y rien ajouter et surtout de ne pas commenter ou juger son sujet. C'est pourquoi, il n'a pas &#233;tabli un sc&#233;nario et a laiss&#233; au personnage principal et aux autres le soin de faire avancer le projet au jour le jour. Apr&#232;s deux ans et demi de tournage, Ganji a demand&#233; &#224; son collaborateur, Esm&#226;'il Monsef, de commencer le montage qui a dur&#233; 6 mois. L&#224;, Ganji, qui admet lui-m&#234;me qu'il est trop conservateur pendant le montage d'un documentaire en raison de sa volont&#233; de ne rien ajouter ou enlever au film, confie le travail &#224; Esm&#226;'il Monsef pour qu'il s'occupe du montage avec une vision plus artistique et plus dramatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel est le secret de Ganji pour gagner la confiance de son sujet ? Mehdi Ganji a &#233;tudi&#233; pendant des ann&#233;es sur une technique du cin&#233;ma documentaire appel&#233;e &#171; one-man-made film &#187;. Il a &#233;tudi&#233; la prise d'images et le m&#233;tier de cam&#233;raman &#224; l'universit&#233;. Puis il a aussi appris le montage et la prise de son. Cela lui a permis de travailler sur le projet de &lt;i&gt;Je veux &#234;tre un roi&lt;/i&gt; avec un seul assistant. Dans cette m&#233;thode de tournage, il est n&#233;cessaire que les personnes qui se trouvent devant la cam&#233;ra du documentariste aient confiance en l'&#233;quipe de tournage. Cette confiance est plus facilement acquise quand les membres de l'&#233;quipe sont moins nombreux. Ganji admet que dans ce type de travail, le risque existe pour le r&#233;alisateur de commettre de nombreuses erreurs, mais c'est le prix qu'il doit payer pour gagner la confiance de ses personnages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, ce qui rendait le travail du documentariste encore plus difficile &#233;tait qu'Abb&#226;s Barzegar est un homme tr&#232;s intelligent. Pour gagner sa confiance, Ganji avait besoin d'une autre arme : la sinc&#233;rit&#233;. Et cette strat&#233;gie a &#233;t&#233; payante. En ce qui concerne les sc&#232;nes cl&#233;s, comme la querelle d'Abb&#226;s et sa fille, le r&#233;alisateur n'a rien reconstitu&#233;. La querelle a eu r&#233;ellement lieu devant la cam&#233;ra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode de &#171; one-man-made film &#187; est angoissante pour le documentariste, parce qu'il est seul derri&#232;re la cam&#233;ra, et il n'a pas la possibilit&#233; de consulter ses assistants pour savoir si tout va bien ou non. Le documentariste doit donc ma&#238;triser le tournage tout seul, il doit &#224; la fois veiller sur la mise en sc&#232;ne, tourner le film, v&#233;rifier le cadrage, le son et l'&#233;clairage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Dans la soci&#233;t&#233; iranienne marqu&#233;e par un sens fort des convenances, cette m&#233;thode de r&#233;alisation permet de mettre &#224; jour les couches profondes de la personnalit&#233; des individus film&#233;s, mais le r&#233;alisateur doit s'en servir avec beaucoup de pr&#233;cautions, en r&#233;sistant &#224; ce que j'appelle l'ironie gratuite. Cette ironie superficielle peut peut-&#234;tre amuser le public, mais quand les spectateurs sortent de la salle, ils oublieront vite cette approche superficielle et le film perdra de sa force&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid.' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, estime Ganji.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t de &lt;i&gt;Je veux &#234;tre un roi&lt;/i&gt; r&#233;side dans sa fa&#231;on de souligner la complexit&#233; d'une personnalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8772 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH347/2194-7-b0872.jpg?1686652020' width='500' height='347' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s le tournage de la sc&#232;ne de la querelle entre Abb&#226;s et sa fille, Abb&#226;s demande au documentariste s'il veut utiliser cette sc&#232;ne telle quelle. Ganji lui r&#233;pond que tout d&#233;pend du montage du film. Plus tard, quand le r&#233;alisateur lui dit qu'il utilisera cette sc&#232;ne dans son film, Abb&#226;s Barzegar n'appr&#233;cie pas cette id&#233;e, mais le documentariste lui explique que sans cette sc&#232;ne, le public ne conna&#238;tra pas bien la femme d'Abb&#226;s, leur relation, et une partie des r&#233;alit&#233;s de sa vie. Ganji lui explique que s'il la supprimait, le spectateur penserait que la fille d'Abb&#226;s est une villageoise ordinaire. Ce qui g&#234;nait surtout Abb&#226;s Berzegar, c'est qu'il n'avait jamais parl&#233; sur ce ton avec sa fille. Autrement dit, ce qui a peut-&#234;tre provoqu&#233; cette sc&#232;ne &#233;tait justement la pr&#233;sence de la cam&#233;ra devant laquelle Abb&#226;s voulait absolument d&#233;fendre ses id&#233;es et son projet. Devant la cam&#233;ra, Abb&#226;s explique &#224; sa fille qu'il a des r&#234;ves qu'il n'a pas r&#233;ussi &#224; r&#233;aliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La personnalit&#233; d'Abb&#226;s est en quelque sorte une partie de ma personnalit&#233;. Il m'est aussi arriv&#233; de vouloir sacrifier les autres et le monde qui m'entoure pour r&#233;aliser ce que j'aime. Mais Abb&#226;s a un caract&#232;re tr&#232;s complexe. Finalement, il d&#233;cide de renoncer au prix de 200 000 euros. Or, si on me propose cette somme pour r&#233;aliser un film, je ferais tout pour gagner cet argent &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid.' id='nh3-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, dit Mehdi Gangi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je veux &#234;tre un roi&lt;/i&gt; raconte l'histoire d'Abb&#226;s Barzegar, mais le documentaire va au-del&#224; de la vie de son personnage principal et appelle le spectateur &#224; se tourner vers l'homme en g&#233;n&#233;ral et les pr&#233;occupations de tout le genre humain. De ce point de vue, l'homme qui veut avoir un r&#244;le fait aussi partie de notre personnage &#224; tous, tant bien m&#234;me que nous ne puissions actualiser cette partie de notre &#234;tre. Nous ne sommes ni anges ni d&#233;mons. L'avantage du documentaire de Mehdi Ganji est qu'il montre ce contraste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.farsnews.com&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.farsnews.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.tasnimnews.com&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.tasnimnews.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-4' class='spip_note' title='Notes 3-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Historique du th&#233;&#226;tre iranien traditionnel et d'inspiration europ&#233;enne, de la fin du XIXe si&#232;cle au milieu du XXe si&#232;cle</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2193</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2193</guid>
		<dc:date>2016-02-28T09:07:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Haniyeh Shafikh&#226;h</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'Europe fait son entr&#233;e en Iran peu ou prou &#224; partir de l'&#232;re safavide. A l'&#233;poque q&#226;dj&#226;re, la politique expansionniste des Europ&#233;ens les fait entrer massivement en Iran o&#249; leur culture suscite de l'int&#233;r&#234;t. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ainsi le cas du th&#233;&#226;tre europ&#233;en, notamment fran&#231;ais, qui int&#233;resse rapidement les Iraniens. &lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re salle de spectacle iranienne &#224; l'europ&#233;enne ouvre ses portes &#224; l'Ecole D&#226;r-ol-Fonoun, fond&#233;e en 1889. Le programme de cette &#233;cole comprend alors l'enseignement du fran&#231;ais, tenu pour la langue la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique236" rel="directory"&gt;N&#176; 123, f&#233;vrier 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2193-c29ca.jpg?1686652020' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Europe fait son entr&#233;e en Iran peu ou prou &#224; partir de l'&#232;re safavide. A l'&#233;poque q&#226;dj&#226;re, la politique expansionniste des Europ&#233;ens les fait entrer massivement en Iran o&#249; leur culture suscite de l'int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi le cas du th&#233;&#226;tre europ&#233;en, notamment fran&#231;ais, qui int&#233;resse rapidement les Iraniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re salle de spectacle iranienne &#224; l'europ&#233;enne ouvre ses portes &#224; l'Ecole D&#226;r-ol-Fonoun, fond&#233;e en 1889. Le programme de cette &#233;cole comprend alors l'enseignement du fran&#231;ais, tenu pour la langue la plus riche parmi les autres langues enseign&#233;es dans cette &#233;cole. &#1577;tant donn&#233; l'importance des cours de fran&#231;ais, les traducteurs iraniens accordaient une attention particuli&#232;re aux &#339;uvres litt&#233;raires fran&#231;aises, en particulier aux pi&#232;ces de Moli&#232;re. La premi&#232;re pi&#232;ce fran&#231;aise traduite en persan est le &lt;i&gt;Misanthrope&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='La premi&#232;re traduction de cette pi&#232;ce est parue dans le journal (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui contribue &#224; faire conna&#238;tre aux Iraniens, Moli&#232;re et ses pi&#232;ces. Il est &#224; noter que cette traduction, r&#233;alis&#233;e par Mirz&#226; Habib Esfah&#226;ni, est plut&#244;t une adaptation de cette pi&#232;ce de Moli&#232;re : par exemple, les noms des personnages ont &#233;t&#233; chang&#233;s en des noms iraniens, mais Mirz&#226; Habib Esfah&#226;ni reste fid&#232;le au rythme, qui &#233;tait en vers, et a permis ainsi de faire conna&#238;tre Moli&#232;re en Iran. &lt;i&gt;Le m&#233;decin malgr&#233; lui &lt;/i&gt;est &#233;galement traduit peu apr&#232;s.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Cette pi&#232;ce, traduite par Mohammad Hassan Kh&#226;n en 1367/1888 et publi&#233;e en (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; En outre, &lt;i&gt;Le&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Misanthrope&lt;/i&gt; est la premi&#232;re pi&#232;ce ayant fait l'objet d'une repr&#233;sentation dans la salle de spectacle du D&#226;r-ol-Fonoun par une troupe europ&#233;enne r&#233;sidant &#224; T&#233;h&#233;ran. A partir de ces repr&#233;sentations, l'int&#233;r&#234;t des Iraniens pour le th&#233;&#226;tre tend &#224; se d&#233;velopper, et ce tant pour sa dimension technique que pour son fond &#233;ducatif transmis au travers de repr&#233;sentations comiques. En g&#233;n&#233;ral, les pi&#232;ces de Moli&#232;re sont parlantes pour les Iraniens, car ils se reconnaissent dans les intrigues, les personnages et les situations abord&#233;es. Le roi q&#226;dj&#226;r N&#226;ssereddin Sh&#226;h, qui avait assist&#233; &#224; des repr&#233;sentations en Europe, d&#233;cide de soutenir le d&#233;veloppement du th&#233;&#226;tre en Iran et ordonne la construction d'une salle de repr&#233;sentation d'une capacit&#233; de 20 000 places - la plus grande salle de th&#233;&#226;tre jamais construite en Iran - sous le nom de Tekkyeh Dowlat. Mais certains religieux protestent, arguant que le th&#233;&#226;tre europ&#233;en ne respecte pas les pr&#233;ceptes islamiques, suite &#224; cela la salle devient une sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre o&#249; sont uniquement pr&#233;sent&#233;s des spectacles &#224; caract&#232;re religieux. Cependant, l'essor du th&#233;&#226;tre continue, au point que les rois q&#226;dj&#226;rs ont souvent des troupes de th&#233;&#226;tre et des salles dans leur palais. Finalement, apr&#232;s des pourparlers, N&#226;ssereddin Sh&#226;h r&#233;ussit &#224; consacrer une salle du D&#226;r-ol-Fonoun au th&#233;&#226;tre, qui est la premi&#232;re salle de th&#233;&#226;tre &#224; l'europ&#233;enne en Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re troupe donnant des repr&#233;sentations publiques en plein air se nomme Sherkat-e Farhang (La compagnie de la culture). Cette troupe engag&#233;e politiquement dans le contexte des pr&#233;misses de la R&#233;volution constitutionnelle brave les interdits et monte des pi&#232;ces tr&#232;s critiques &#224; l'&#233;gard du roi despote Mohammad Ali Sh&#226;h. Le but de ces repr&#233;sentations, qui co&#239;ncident avec la fuite de ce roi, est de repr&#233;senter une partie de la guerre d'Azerba&#239;djan, la vie et les id&#233;es de Mohammad Ali Sh&#226;h, ainsi que d'initier le public aux id&#233;es politiques. Les activistes politiques de cette &#233;poque estiment que ces spectacles m&#233;ritent une grande consid&#233;ration, de par le poids p&#233;dagogique et critique qu'ils ont aupr&#232;s du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1910, une maison d'&#233;dition, Farous, ouvre ses portes et publie de nombreuses pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre. Une salle de spectacle baptis&#233;e &#171; Le th&#233;&#226;tre national &#187; d'une capacit&#233; de plus de 25 places est inaugur&#233;e au second &#233;tage de cette imprimerie en 1905. Les pi&#232;ces repr&#233;sent&#233;es au Th&#233;&#226;tre national chaque quinzaine sont jou&#233;es uniquement par des hommes qui tiennent &#233;galement les r&#244;les f&#233;minins. La majorit&#233; des pi&#232;ces repr&#233;sent&#233;es sont celles de Moli&#232;re, et la premi&#232;re pi&#232;ce repr&#233;sent&#233;e est &lt;i&gt;Le Revizor&lt;/i&gt; de Gogol. Cette pi&#232;ce mettant en sc&#232;ne la corruption sociale et &#233;conomique, &#224; l'&#233;poque pr&#233;dominante en Iran, rencontre un succ&#232;s important. Le Th&#233;&#226;tre national ferme ses portes en 1915 suite au d&#233;c&#232;s de son directeur Mohaghegh-od-Dowleh apr&#232;s dix ans d'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8761 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH331/2193-1-0dba6.jpg?1686652020' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Vue int&#233;rieure de Tekkyeh Dowlat&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s la fermeture du th&#233;&#226;tre national, c'est au tour de la Com&#233;die iranienne (&lt;i&gt;Comedi-ye Ir&#226;n&lt;/i&gt;) d'appara&#238;tre sur la sc&#232;ne th&#233;&#226;trale iranienne en 1915. Le vendredi, les gens sont invit&#233;s &#224; assister gratuitement aux repr&#233;sentations. Cependant, le succ&#232;s de ce th&#233;&#226;tre demeure mitig&#233;. Pour rem&#233;dier &#224; cet &#233;tat de fait, dor&#233;navant, les femmes sont &#233;galement autoris&#233;es &#224; entrer sur la sc&#232;ne th&#233;&#226;trale en tant qu'actrices. Parmi ces premi&#232;res actrices, citons S&#226;r&#226; Yahoudi et Melouk Hosseyni. Le mat&#233;riel de r&#233;gie est alors import&#233; d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les troupes caucasiennes et russes contribuent &#224; faire conna&#238;tre le genre de la com&#233;die musicale en Iran. Au d&#233;part, accueillie avec froideur par le public la com&#233;die musicale est rapidement adopt&#233;e par les gens du spectacle. Ainsi, une premi&#232;re com&#233;die musicale est mont&#233;e sur sc&#232;ne en 1881 sous la direction de Rez&#226; K&#226;m&#226;. Pour des raisons religieuses, ce sont d'abord des femmes des minorit&#233;s religieuses en Iran - notamment les Arm&#233;niennes iraniennes - qui montent sur sc&#232;ne, puis elles entra&#238;nent en quelques ann&#233;es les musulmanes au th&#233;&#226;tre. En 1922, le th&#233;&#226;tre Jeune Iran (&lt;i&gt;Ir&#226;n-e djav&#226;n&lt;/i&gt;) commence son activit&#233; sous la direction de Monsieur Triyan. Ce th&#233;&#226;tre est l'un des premiers &#224; adopter la mixit&#233;. En 1933, ce th&#233;&#226;tre invite le metteur en sc&#232;ne et acteur sovi&#233;tique Ahram Payaziyan en Iran pour des repr&#233;sentations au profit des d&#233;favoris&#233;s. &lt;i&gt;Othello, Le Maure de Venise, Hamlet &lt;/i&gt;ou encore&lt;i&gt; Don Juan&lt;/i&gt; figurent parmi les pi&#232;ces jou&#233;es &#224; cette occasion&lt;i&gt;. &lt;/i&gt;L'acteur principal ne connaissant pas le persan, il s'exprime en fran&#231;ais sur sc&#232;ne tandis que les autres acteurs jouent en persan. &#1729; la suite de la fermeture du Jeune th&#233;&#226;tre en 1932, le cin&#233;ma de T&#233;h&#233;ran vient le remplacer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1939, la construction d'un op&#233;ra &#224; T&#233;h&#233;ran est d&#233;cid&#233;e par le minist&#232;re de la Culture, mais l'av&#232;nement de la Seconde Guerre mondiale emp&#234;che la r&#233;alisation de ce projet. Quelques ann&#233;es apr&#232;s, dans le cadre de la politique de la&#239;cisation forc&#233;e, le gouvernement iranien intensifie son opposition au th&#233;&#226;tre traditionnel du &lt;i&gt;ta'zieh&lt;/i&gt; avec les outils de la censure et de l'interdiction de repr&#233;sentation. Ceci m&#232;ne &#224; la disparition des troupes th&#233;&#226;trales de ce type et &#224; un oubli relatif de ce th&#233;&#226;tre, d'autant plus que le cin&#233;ma profite du vide laiss&#233; par ce th&#233;&#226;tre populaire pour s'implanter en Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1939, une organisation, Parvaresh-e afk&#226;r (Education des pens&#233;es) est fond&#233;e avec l'objectif de diffuser l'&#233;ducation au grand public. L'un des sept bureaux de cette organisation &#233;tait d&#233;di&#233; au th&#233;&#226;tre, en tant que ph&#233;nom&#232;ne culturel. Ce bureau commence rapidement &#224; enseigner le th&#233;&#226;tre et ses m&#233;tiers de fa&#231;on m&#233;thodique et pratique. Dans ce m&#234;me sillage, l'Ecole technique du th&#233;&#226;tre ouvre ses portes en 1939 &#224; T&#233;h&#233;ran, sous la direction de Mehdi N&#226;md&#226;r.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8762 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH332/2193-2-cebc1.jpg?1686652020' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Naqq&#226;li&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les changements sociaux et &#233;conomiques induits par la Seconde Guerre mondiale ont une influence notable en Iran, notamment dans le domaine des arts et des lettres persans. Le plus important changement est alors la g&#233;n&#233;ralisation de la politisation des arts. L'&#201;tat utilise &#233;galement des instruments culturels pour propager son id&#233;ologie. Nous sommes donc t&#233;moins &#224; l'&#233;poque de l'apparition de nombreuses troupes th&#233;&#226;trales et de l'ouverture de salles de repr&#233;sentations, parmi lesquelles le th&#233;&#226;tre de la Culture, le th&#233;&#226;tre Ferdowsi, le th&#233;&#226;tre Saadi et le th&#233;&#226;tre du Pays, fameux pour leur rivalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me moment, le th&#233;&#226;tre est cependant rapidement supplant&#233; par le cin&#233;ma. R&#233;duit au ch&#244;mage, le personnel de ces troupes int&#232;gre massivement les jeunes radios, t&#233;l&#233;visions et cin&#233;mas de l'&#233;poque, s'illustrant notamment dans le doublage des films. Pr&#233;cisons que la majorit&#233; des pi&#232;ces d'alors ont peu de contenu, se limitant souvent &#224; des chants et &#224; de la danse.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Diff&#233;rents genres du th&#233;&#226;tre iranien&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre iranien poss&#232;de diff&#233;rents genres traditionnels nationaux ou r&#233;gionaux, tels que le &lt;i&gt;ta'zieh, kheymeh shab b&#226;zi, si&#226;h b&#226;zi, rou takht-e howzi &lt;/i&gt;et le&lt;i&gt; naqq&#226;li&lt;/i&gt;. Nous allons donner une br&#232;ve description des trois premiers, tenus pour les plus importants dans l'histoire du th&#233;&#226;tre iranien.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le &lt;i&gt;ta'zieh&lt;/i&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;ta'zieh&lt;/i&gt; est une trag&#233;die religieuse ayant pour sujet les r&#233;cits de la vie et particuli&#232;rement les &#233;preuves subies par la famille du proph&#232;te Mohammad, mais il d&#233;signe plus particuli&#232;rement un spectacle religieux mettant en sc&#232;ne les &#233;v&#233;nements tragiques de Karbal&#226; au mois de Moharram de l'an 61 de l'H&#233;gire ayant touch&#233; le petit-fils du Proph&#232;te, l'Im&#226;m Hossein ainsi que sa famille et ses compagnons. L'attachement des Iraniens aux Im&#226;ms et leur sensibilit&#233; par rapport aux &#233;v&#233;nements cit&#233;s ont permis de pr&#233;server jusqu'&#224; aujourd'hui ces spectacles traditionnels tr&#232;s anciens que l'on peut encore voir r&#233;guli&#232;rement dans tout le pays durant le mois de Moharram.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8763 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2193-3-59165.jpg?1686652020' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Ta'zieh&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Le &lt;i&gt;ta'zieh&lt;/i&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;n'a pas toujours &#233;t&#233; repr&#233;sent&#233; sous forme de spectacle. Sa transformation en &#171; th&#233;&#226;tre &#187; dans un sens moderne s'est faite assez r&#233;cemment au XIXe si&#232;cle sur l'ordre de Moezz-od-Dowleh. Avant cela et pendant sept si&#232;cles, le &lt;i&gt;ta'zieh &lt;/i&gt;est avant tout un spectacle qui requiert la participation du public &#224; son d&#233;roulement. Ainsi, &#224; l'origine, ce qui est nomm&#233; &lt;i&gt;ta'zieh &lt;/i&gt;consiste en des processions de personnes, marchant en file ou faisant des rondes, qui chantent accompagn&#233;es de musique et de lamentations en m&#233;moire de la trag&#233;die de Karbal&#226;. Puis seules, deux personnes continuent &#224; chanter et &#224; d&#233;crire les &#233;v&#233;nements de Karbal&#226; en jouant du tambour et des cymbales, ou au travers de lamentations religieuses. C'est sous le r&#232;gne safavide que l'on voit appara&#238;tre des acteurs professionnels pour jouer les r&#244;les dans les spectacles religieux. Et c'est ce m&#234;me professionnalisme qui r&#232;gne aujourd'hui sur les spectacles de &lt;i&gt;ta'zieh, &lt;/i&gt;organis&#233;s par des troupes d'acteurs. Le rang social n'a pas d'importance dans ces spectacles, ce qui en fortifie la dimension populaire. En outre, leur dimension religieuse cr&#233;e une communion de c&#339;ur parmi les spectateurs. Le &lt;i&gt;ta'zieh&lt;/i&gt; ne d&#233;crit pas seulement une histoire religieuse, il traite &#233;galement de la lutte contre l'injustice, de l'esprit de r&#233;sistance et de la victoire divine d&#233;finitive. Ses textes sont g&#233;n&#233;ralement versifi&#233;s dans un langage plut&#244;t familier. Ainsi, les r&#232;gles classiques de la versification ne sont pas toujours respect&#233;es et bien qu'il s'agisse de trag&#233;die, la com&#233;die n'y est pas absente. Pr&#233;cisons que le &lt;i&gt;ta'zieh &lt;/i&gt;n'est plus un genre oral depuis le milieu du XVIIe si&#232;cle, date de r&#233;daction des premiers recueils po&#233;tiques de &lt;i&gt;ta'zieh&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1921, Rez&#226; Sh&#226;h Pahlavi, qui vient de prendre le pouvoir gr&#226;ce &#224; un coup d'Etat, applique une politique de r&#233;pression vis-&#224;-vis du &lt;i&gt;ta'zieh, &lt;/i&gt;alors jug&#233; anti-moderne. Ces spectacles sont donc interdits et les troupes th&#233;&#226;trales ne donnent plus de repr&#233;sentations que clandestinement ou dans des r&#233;gions recul&#233;es. Apr&#232;s l'abdication forc&#233;e de Rez&#226; Sh&#226;h par les Anglais, les repr&#233;sentations de &lt;i&gt;ta'zieh &lt;/i&gt;reprennent dans les villes, mais les changements culturels en font d&#233;sormais un genre ancien. Ceci dit, les efforts men&#233;s pour la pr&#233;servation de la culture traditionnelle ainsi que les &#233;tudes th&#233;&#226;trales en Iran, conjugu&#233;s &#224; l'int&#233;r&#234;t des Iraniens pour ces spectacles &#224; voir durant le mois de Moharram, ont permis la pr&#233;servation et m&#234;me l'&#233;volution de ce th&#233;&#226;tre proprement iranien. Depuis 2010, le &lt;i&gt;ta'zieh &lt;/i&gt;est inscrit au registre de l'Unesco.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8764 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH316/2193-4-1fb73.jpg?1686652020' width='500' height='316' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Kheymeh shab b&#226;zi&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le &lt;i&gt;kheymeh shab b&#226;zi&lt;/i&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce spectacle antique et toujours vivant trouve probablement son origine en Iran et aurait vu le jour sous le r&#232;gne du Sassanide Vahram V (420-439), sous l'impulsion d'acteurs indiens de la cour sassanide. Le &lt;i&gt;kheymeh shab b&#226;zi&lt;/i&gt; est un spectacle de marionnettes, spectacle joyeux que l'on repr&#233;sentait traditionnellement lors des f&#234;tes et des c&#233;r&#233;monies de mariage. Les marionnettes mises en sc&#232;ne mesurent de 25 &#224; 30 cm. Les poup&#233;es f&#233;minines portent des v&#234;tements locaux et un foulard, tandis que les poup&#233;es masculines sont habill&#233;es d'une chemise, d'un pantalon large et d'un chapeau de feutre propre aux bergers iraniens. Au cours de la repr&#233;sentation, on relie les diff&#233;rentes parties du corps de ces marionnettes &#224; un support en bois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur sc&#232;ne se trouve une grande bo&#238;te dont les spectateurs ne peuvent voir que la face, les marionnettistes se mettant derri&#232;re. Devant la bo&#238;te, sur la sc&#232;ne, deux acteurs, g&#233;n&#233;ralement un vieil homme et un jeune gar&#231;on, assis, narrent et commentent l'histoire. Le vieil homme, &#224; la voix chaleureuse, joue d'un tambour en forme de calice et dialogue &#233;galement avec les marionnettes et les spectateurs. Cet acteur doit bien ma&#238;triser la litt&#233;rature classique, la versification et surtout, &lt;i&gt;Le livre des Rois &lt;/i&gt;ou &lt;i&gt;Sh&#226;hn&#226;meh &lt;/i&gt;de Ferdowsi&lt;i&gt;. &lt;/i&gt;S'adressant aux spectateurs autant qu'aux marionnettes, l'acteur doit ainsi pouvoir r&#233;citer de m&#233;moire des centaines de vers qui &#233;maillent son discours. Les marionnettistes, qui font se mouvoir les poup&#233;es, prononcent les dialogues avec une voix difficilement compr&#233;hensible puisqu'ils parlent au travers d'un sifflet au son caract&#233;ristique, et le vieil homme, surnomm&#233; &#171; sheikh &#187; r&#233;p&#232;te leurs paroles &#224; destination des spectateurs. Ce spectacle &#233;tait courant non seulement chez les nobles, mais aussi sous la forme de repr&#233;sentations sur les places publiques. Sous l'&#232;re pahlavi, le club Sh&#226;dm&#226;ni&lt;i&gt; &lt;/i&gt;(&#034;Joie&#034;) &#233;tait consacr&#233; au &lt;i&gt;kheymeh shab b&#226;zi&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que ces spectacles aient pour th&#232;me central les douleurs et les souffrances de la vie quotidienne du petit peuple, la joie, le rire et la bonne humeur y sont omnipr&#233;sents. Le &lt;i&gt;kheymeh shab b&#226;zi, &lt;/i&gt;cet art du spectacle antique iranien, a toujours &#233;volu&#233; en harmonie avec la soci&#233;t&#233; et c'est pourquoi il a toujours gard&#233; une place importante dans la culture iranienne. Cependant, son caract&#232;re critique vis-&#224;-vis du pouvoir et la force de sa satire en a souvent fait un genre surveill&#233; et limit&#233;. Cette surveillance s'est en particulier accrue durant le vingti&#232;me si&#232;cle et ses immenses bouleversements sociaux et politiques, d'o&#249; la marginalisation du genre, qui appartient d&#233;sormais &#224; un registre plus historique et traditionnel que quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnages de ce th&#233;&#226;tre sont les personnages de la vie de tout un chacun, par exemple la belle-m&#232;re, la belle-fille, etc. L'une des marionnettes les plus c&#233;l&#232;bres de ce th&#233;&#226;tre est Mob&#226;rak, esclave noir de son &#233;tat, qui revient sur les probl&#232;mes sociaux avec un langage burlesque et tr&#232;s satirique. Une autre marionnette est le fameux Hassan le Chauve (&lt;i&gt;Hassan Katchal&lt;/i&gt;), personnage comique &#224; force d'&#234;tre n&#233;gatif. Hassan le Chauve, qui appara&#238;t de prime abord un peu idiot, se r&#233;v&#232;le finalement tr&#232;s sournois. Un autre personnage temporaire est Petrouchka, une marionnette russe, cr&#233;&#233;e pendant les guerres irano-russes et, plus tard, durant l'occupation russe du nord du pays. Elle sert alors &#224; faire la critique de l'occupation, et n'est plus utilis&#233;e aujourd'hui. Un autre personnage politique et ancien est Sh&#226;h Salim, le roi ottoman. Compte tenu des relations entre la Perse et l'Empire ottoman, cette marionnette avait beaucoup de succ&#232;s, en particulier durant l'&#232;re safavide (XVIe-XVIIIe si&#232;cle). Selon les circonstances, elle monte sur sc&#232;ne pour &#234;tre moqu&#233;e ou honor&#233;e. Encore dans le registre politique, citons la marionnette du dernier roi q&#226;dj&#226;r, Ahmad Sh&#226;h, apparue &#224; la fin du XIXe si&#232;cle. Cette marionnette d&#233;veloppe les id&#233;es des courants de pens&#233;e libertaires datant du milieu du XIXe si&#232;cle. Aujourd'hui, le &lt;i&gt;kheymeh shab b&#226;zi &lt;/i&gt;est surtout mis en sc&#232;ne pour des enfants dans un but p&#233;dagogique.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_8765 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH334/2193-5-31f57.jpg?1686652020' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Si&#226;h b&#226;zi.&lt;i&gt; Photo : Mohsen S&#226;lehi&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le &lt;i&gt;si&#226;h b&#226;zi&lt;/i&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;si&#226;h b&#226;zi &lt;/i&gt;est un spectacle traditionnel iranien qui appara&#238;t sous sa forme actuelle sous le r&#232;gne safavide au XVIe si&#232;cle, mais atteint son apog&#233;e au d&#233;but du XXe si&#232;cle. Ce spectacle fait intervenir deux personnages, un homme puissant, par exemple le roi, qui repr&#233;sente le gouvernement, et un valet noir du nom de Mob&#226;rak, qui est stupide et symbolise les tourments du petit peuple. Ces deux personnages portent toute la charge comique du spectacle dans leurs dialogues et gestuelles. Le personnage de Mob&#226;rak joue un grand r&#244;le dans l'analyse des th&#232;mes de la vie quotidienne des Iraniens, tout en ne cessant de plaisanter. En proie aux m&#234;mes difficult&#233;s que le commun du peuple, c'est &#224; lui que s'identifie le public. Ce spectacle est marqu&#233; par une certaine vulgarit&#233;, qui n'est cependant pas exempte d'une certaine finesse. De plus, la critique sociale, &#233;conomique, politique et historique qui fait tout le fond du spectacle n&#233;cessite cette dose de l&#233;g&#232;ret&#233;. Pendant des si&#232;cles, ce spectacle est donn&#233; uniquement en repr&#233;sentation priv&#233;e, mais durant le XXe si&#232;cle, des repr&#233;sentations se g&#233;n&#233;ralisent sur les places publiques. Puis des salles d&#233;di&#233;es &#224; ce spectacle ouvrent leurs portes, notamment par exemple sur l'avenue L&#226;leh Z&#226;r &#224; T&#233;h&#233;ran dans les ann&#233;es 1960 et 70. Mais apr&#232;s cette p&#233;riode, les textes de ce spectacle s'essoufflent et s'orientent vers des contenus n'attirant plus les spectateurs. Ainsi, peu &#224; peu, le &lt;i&gt;si&#226;h b&#226;zi &lt;/i&gt;perd une bonne partie de la place qu'il occupait et a aujourd'hui quasiment disparu de la sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure, la simplicit&#233; du &lt;i&gt;si&#226;h b&#226;zi &lt;/i&gt;cache en r&#233;alit&#233; une forte dose d'humour noir, de cr&#233;ativit&#233; et de jeux. Historiquement, des chants et des danses s'y ajoutaient, ce qui renfor&#231;ait l'attractivit&#233; de ce spectacle aux yeux des spectateurs. Finalement, les repr&#233;sentations se terminaient par des le&#231;ons de morale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La premi&#232;re traduction de cette pi&#232;ce est parue dans le journal &lt;i&gt;Akhtar&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette pi&#232;ce, traduite par Mohammad Hassan Kh&#226;n en 1367/1888 et publi&#233;e en 1904, a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e par la troupe Ism&#226;'il Bazz&#226;z.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Bibliographie :&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Beyz&#226;ei, Bahram, &lt;i&gt;Nam&#226;yesh dar Ir&#226;n &lt;/i&gt;(Le spectacle en Iran), T&#233;h&#233;ran, &#233;d. Roshangar&#226;n va Mot&#226;le&#226;t-e Zan&#226;n, 2003. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Gour&#226;n, Hiv&#226;, &lt;i&gt;Koushesh-h&#226;ye n&#226;farj&#226;m, seyri dar sad s&#226;l te&#226;tr-e Ir&#226;n &lt;/i&gt;(Efforts sans r&#233;sultats, retour sur cent ans de th&#233;&#226;tre en Iran), T&#233;h&#233;ran, &#233;d. Ag&#226;h, 1982.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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