<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>La Revue de T&#233;h&#233;ran | Iran </title>
	<link>http://www.teheran.ir/</link>
	<description>Iran | Mensuel culturel iranien en langue fran&#231;aise | Histoire de l'Iran, Art iranien, Culture iranienne, Traditions iraniennes, Litt&#233;rature persane, Langue fran&#231;aise en Iran,</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>La Revue de T&#233;h&#233;ran | Iran </title>
		<url>http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L144xH46/siteon0-1b011.png?1712161354</url>
		<link>http://www.teheran.ir/</link>
		<height>46</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Les religions iraniennes anciennes</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2263</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2263</guid>
		<dc:date>2016-08-07T16:12:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Afsaneh Pourmazaheri</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Aujourd'hui, pr&#232;s de 95 % des Iraniens appartiennent &#224; la branche chiite de l'islam, la religion officielle de l'Etat, et environ 4,4% &#224; ses branches sunnite et soufie. Le 0,6 % restant regroupe des minorit&#233;s religieuses non islamiques tels que les mand&#233;ens, les yarsanis, les zoroastriens, les juifs et les chr&#233;tiens. Les trois derni&#232;res religions minoritaires sont officiellement reconnues et prot&#233;g&#233;es, et d&#233;tiennent m&#234;me des si&#232;ges au parlement iranien. On le sait, le zoroastrisme fut un temps la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique241" rel="directory"&gt;N&#176; 128, juillet 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2263-3eea8.png?1686652603' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_9292 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH384/2262-1-483c8.gif?1686652603' width='500' height='384' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tombe de B&#226;b&#226;y&#226;deg&#226;r, r&#233;gion de D&#226;l&#226;hou, Kerm&#226;nsh&#226;h&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, pr&#232;s de 95 % des Iraniens appartiennent &#224; la branche chiite de l'islam, la religion officielle de l'Etat, et environ 4,4% &#224; ses branches sunnite et soufie. Le 0,6 % restant regroupe des minorit&#233;s religieuses non islamiques tels que les mand&#233;ens, les yarsanis, les zoroastriens, les juifs et les chr&#233;tiens. Les trois derni&#232;res religions minoritaires sont officiellement reconnues et prot&#233;g&#233;es, et d&#233;tiennent m&#234;me des si&#232;ges au parlement iranien. On le sait, le zoroastrisme fut un temps la religion majoritaire du pays, mais ne compte aujourd'hui que quelques dizaines de milliers d'adaptes. Le christianisme, quant &#224; lui, est la deuxi&#232;me religion minoritaire non musulmane. Le juda&#239;sme est l'une des plus anciennes religions d'Iran et sa pratique remonte aux temps bibliques. Les livres d'Isa&#239;e, de Daniel, d'Esdras, de N&#233;h&#233;mie, des Chroniques et d'Esther contiennent des r&#233;f&#233;rences &#224; la vie et aux exp&#233;riences des juifs en Perse. Si l'Iran est aujourd'hui relativement homog&#232;ne en mati&#232;re de religions, nagu&#232;re ce ne fut pas le cas. Le chemin fut en effet long, depuis les premiers cultes iraniens jusqu'&#224; la stabilisation religieuse du pays apr&#232;s l'av&#232;nement de l'islam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mythologie persane contient des histoires et des contes anciens, mettant tous en sc&#232;ne des &#234;tres extraordinaires ou surnaturels. Tir&#233;s du pass&#233; l&#233;gendaire de l'Iran, ces r&#233;cits manifestent leurs appartenances religieuse et culturelle &#224; travers des th&#233;matiques r&#233;currentes et des lieux communs tels que la confrontation du bien et du mal, les actions des dieux, les yazats, et les exploits des h&#233;ros et des cr&#233;atures fabuleuses. Et il est vrai que les mythes ont jou&#233; un r&#244;le crucial dans la culture iranienne, notamment dans l'&#233;volution historique des r&#233;gions couvrant le Caucase, la M&#233;sopotamie, l'Anatolie, et l'Asie centrale, au-del&#224; des fronti&#232;res de l'Iran actuel. Notons en particulier que les personnages de la mythologie perse sont fortement marqu&#233;s par le dualisme, qu'ils tombent en somme, soit dans le camp du bien, soit dans celui du mal.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9293 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH349/2262-2-f39cc.gif?1686652603' width='500' height='349' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mus&#233;e d'Anthropologie des zoroastriens, Kerm&#226;n&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;La discorde r&#233;sultante refl&#232;te les id&#233;aux nationalistes de l'&#233;poque ainsi que les perceptions morales et &#233;thiques de la p&#233;riode zoroastrienne, dans lesquelles le monde &#233;tait per&#231;u &#224; travers le combat entre Ahriman le destructeur et ses hordes d&#233;moniaques, et le Cr&#233;ateur Ormuzd. Les croyances d&#233;velopp&#233;es dans l'Iran ancien r&#233;sultaient aussi, notons-le, de l'&#233;volution des cultures ind&#233;pendamment les unes des autres. Par exemple, la cosmo-mythologie des peuples rest&#233;s dans les steppes d'Asie centrale et le plateau iranien &#233;tait dans une grande mesure et contrairement &#224; celle des Indiens, davantage ax&#233;e sur des groupes de deux divinit&#233;s et moins sur les divinit&#233;s individuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les zoroastriens ont en Iran une histoire longue de quelques milliers d'ann&#233;es. Ils sont v&#233;ritablement la plus ancienne communaut&#233; religieuse d'Iran ayant surv&#233;cu jusqu'&#224; nos jours. Avant la conqu&#234;te arabo-musulmane de la Perse, le zoroastrisme &#233;tait la principale religion du peuple iranien. Les populations zoroastriennes principalement d'origine perse &#233;taient concentr&#233;es dans les villes de T&#233;h&#233;ran, Kerm&#226;n et Yazd. Depuis la chute de l'empire zoroastrien sassanide et la conqu&#234;te arabe de la Perse d'Iran, la conservation de leur foi par les zoroastriens n'a pas toujours &#233;t&#233; ais&#233;e. Ce qui, le temps aidant, a conduit &#224; la naissance d'une communaut&#233; diasporique massive de zoroastriens &#224; travers le monde. Avant ces derniers, les Iraniens de l'ancien temps adoraient les &#233;l&#233;ments naturels tels que la lumi&#232;re du soleil et le tonnerre avant de porter finalement leur attention &#224; un dieu unique, cela sans cesser de reconna&#238;tre l'existence des autres divinit&#233;s. Le proph&#232;te Zoroastre parvint &#224; r&#233;former les croyances religieuses iraniennes en une forme d'h&#233;noth&#233;isme. Les Gathas, hymnes d'Avesta de Zoroastre, introduisirent les id&#233;es monoth&#233;istes en Perse. Les Vedas et l'Avesta servirent &#224; retrouver des ressources importantes pour la d&#233;couverte des croyances et des id&#233;es aryennes.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9294 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH412/2262-3-568a7.gif?1686652603' width='400' height='412' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bas-relief d'Ahour&#226; Mazd&#226; , dieu supr&#234;me dans l'ancienne religion iranienne zoroastrienne au VIIe si&#232;cle avant J.-C.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les textes les plus importants de cette religion sont ceux de l'Avesta, qui comprend les &#233;crits de Zoroastre connus sous le nom de Gathas, des po&#232;mes &#233;nigmatiques qui d&#233;finissent les pr&#233;ceptes de la religion, et le Yasna, l'&#201;criture des actes rituels du zoroastrisme. Zoroastre proclamait l'existence d'un seul Dieu, force singuli&#232;rement cr&#233;ative et cause du maintien de l'Univers : Ahour&#226;, le Seigneur Cr&#233;ateur, et Mazd&#226;. En face, &#224; l'oppos&#233; d'Ahour&#226; Mazd&#226;, on trouve Angra Mainyu, ou l'esprit en col&#232;re. L'&#201;criture post-zoroastrienne introduit de plus le concept d'Ahriman, le diable, personnification d'Angra Mainyu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9295 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH292/2262-4-74d6d.gif?1686652603' width='500' height='292' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Temple du feu des Zoroastriens de la ville de Yazd&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le zoroastrisme ou mazdayasna, est l'une des plus anciennes religions du monde, combinant dualisme cosmogonique et monoth&#233;isme eschatologique. Attribu&#233; aux enseignements du proph&#232;te iranien Zoroastre (ou Zarathoustra), il exalte le dieu de la sagesse, Ahour&#226; Mazd&#226;. Il est conceptuellement caract&#233;ris&#233; par des &#233;l&#233;ments tels que le messianisme, le ciel et l'enfer, et le libre arbitre. Cette religion influen&#231;a les autres syst&#232;mes religieux, y compris le juda&#239;sme du second Temple, le gnosticisme, le christianisme et l'islam. Avec des racines possibles datant du deuxi&#232;me mill&#233;naire avant notre &#232;re, le zoroastrisme entra dans l'histoire (connue) d&#232;s le Ve si&#232;cle et devint religion d'Etat dans les empires iraniens pr&#233;-islamiques jusqu'&#224; la moiti&#233; du VIIe si&#232;cle avant d'&#234;tre supplant&#233;, nous l'avons not&#233;, par l'islam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le culte de Mithra, le dieu iranien du soleil, de la justice, du contrat et de la guerre a influenc&#233; les croyances du peuple dans l'Iran pr&#233;-zoroastrien. Les Grecs et les Romains consid&#233;raient Mithra comme le dieu soleil et le dieu des rois. Il &#233;tait le dieu de la justice et de l'obligation mutuelle entre le roi et ses guerriers et, par cons&#233;quent, le dieu de la guerre. Tr&#232;s connue dans l'Empire romain au cours des IIe et IIIe si&#232;cles, cette divinit&#233; a &#233;t&#233; honor&#233;e en tant que patron de la fid&#233;lit&#233;. Apr&#232;s l'adh&#233;sion au christianisme de l'empereur Constantin au d&#233;but du IVe si&#232;cle, le mithra&#239;sme entra dans sa phase de d&#233;clin. Avant Zoroastre, les Iraniens &#233;taient polyth&#233;istes, et Mithra &#233;tait le plus important de leurs dieux. Au d&#233;part v&#233;n&#233;r&#233; comme dieu du contrat et d'obligation mutuelle, il est &#233;galement invoqu&#233; en sa qualit&#233; de dieu du serment. En outre, dans certains textes v&#233;diques indiens, le dieu Mithra appara&#238;t &#224; la fois comme &#171; ami &#187; et comme &#171; contrat &#187;. En bref, appel&#233; m&#233;diateur, Mithra peut signifier tout type de communication entre les hommes et tout ce qui est susceptible d'&#233;tablir et de maintenir de bonnes relations entre ces derniers.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9296 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH309/2262-5-7d21e.gif?1686652603' width='500' height='309' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mand&#233;ens autour de la rivi&#232;re K&#226;roun, Ahv&#226;z, Khouzest&#226;n&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parmi les c&#233;r&#233;monies de Mithra, la plus importante &#233;tait le sacrifice du taureau. Quant &#224; savoir si cette c&#233;r&#233;monie a &#233;t&#233; pr&#233;-zoroastrienne ou non, les avis sont partag&#233;s. Zoroastre a par ailleurs d&#233;nonc&#233; le sacrifice du taureau. Il semble en effet probable que la c&#233;r&#233;monie &#233;tait associ&#233;e &#224; l'ancien paganisme iranien. Cette inf&#233;rence est corrobor&#233;e par un texte indien dans lequel Mithra participe &#224; contrec&#339;ur au sacrifice d'un dieu nomm&#233; Soma, qui appara&#238;t souvent sous la forme d'un taureau blanc ou de la lune. Sur les monuments romains, Mithra sacrifie &#224; contrec&#339;ur le taureau blanc, qui est ensuite transform&#233; en lune. Ce parall&#232;le d&#233;taill&#233; semble prouver que le sacrifice &#233;tait pr&#233;-zoroastrien.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9297 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH316/2262-6-00a65.gif?1686652603' width='500' height='316' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Peintures murales du manich&#233;isme, Qocho, Chine&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;A partir de Darius (522-486 av. J.-C.), les rois perses de la dynastie ach&#233;m&#233;nide ont tous adopt&#233; le zoroastrisme. Mais Darius et ses successeurs n'avaient gu&#232;re l'intention de cr&#233;er des difficult&#233;s politiques en tentant d'&#233;liminer les vieilles croyances encore ch&#232;res au c&#339;ur de nombreux nobles. Ainsi, la religion de Zoroastre a &#233;t&#233; progressivement contamin&#233;e par des &#233;l&#233;ments de l'ancien culte polyth&#233;iste. Des hymnes (le Yashts) avaient &#233;t&#233; compos&#233;s en l'honneur des anciens dieux dont un d&#233;di&#233; &#224; Mithra, o&#249; Dieu est repr&#233;sent&#233; comme un observateur de la lumi&#232;re c&#233;leste, gardien des serments, protecteur des justes dans ce monde et dans l'Au-del&#224;. Dans la religion mixte de la p&#233;riode ach&#233;m&#233;nide, les aspects zoroastriens dominaient clairement les aspects pa&#239;ens. Les aristocrates locaux dans la partie occidentale de l'ancien Empire perse avaient conserv&#233; leur d&#233;votion &#224; Mithra. Les rois et les nobles de la r&#233;gion frontali&#232;re entre les contr&#233;es gr&#233;co-romaines et le monde iranien se prosternaient encore devant lui jusqu'aux derni&#232;res heures de son existence. Le culte de Mithra, cependant, n'a jamais &#233;t&#233; populaire dans le monde grec, surtout &#224; cause de l'inimiti&#233; entre ces derniers et les Perses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mand&#233;isme est une religion gnostique dont la vision du monde est fortement dualiste. En aram&#233;en &#171; manda &#187; signifie &#171; connaissance &#187;, l'&#233;quivalent de la gnose grecque. Ses adeptes, les mand&#233;ens, v&#233;n&#232;rent Adam, Abel, Seth, Enos, No&#233;, Shem, Aram et surtout Jean-Baptiste, mais rejettent Abraham, Mo&#239;se et J&#233;sus. Les mand&#233;ens, d'origine pr&#233;-arabe et pr&#233;-islamique, ont &#233;migr&#233; du Levant au sud de la M&#233;sopotamie dans les premiers si&#232;cles av. J.-C. Ils sont s&#233;mites et parlent un dialecte aram&#233;en (oriental) connu sous le nom Mandaic. Ils peuvent ainsi &#234;tre reli&#233;s aux Nabat&#233;ens pa&#239;ens, habitants aram&#233;ens autochtones du sud de l'Irak. Les mand&#233;ens semblent s'&#234;tre install&#233;s dans le nord de la M&#233;sopotamie, mais leur religion a &#233;t&#233; pratiqu&#233;e principalement autour des r&#233;gions plus basses, autour du K&#226;roun, de l'Euphrate et du Tigre ainsi que pr&#232;s des rivi&#232;res qui entourent la voie navigable Chatt-al-Arab, une partie du sud de l'Irak et du Khouzest&#226;n. Le nombre de mand&#233;ens iraniens est un sujet de litige. Jusqu'&#224; la R&#233;volution islamique, les mand&#233;ens &#233;taient principalement concentr&#233;s dans la province du Khouzest&#226;n, o&#249; la communaut&#233; existait historiquement au c&#244;t&#233; de la population arabe locale. Ils exer&#231;aient principalement, et de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration, la profession d'orf&#232;vre. Apr&#232;s 1979, beaucoup d'entre eux sont all&#233;s chercher de nouveaux foyers en Europe et en Am&#233;rique du Nord. On comptait presque 70 000 mand&#233;ens dans le monde dont la quasi-totalit&#233; vivait en Irak jusqu'avant la guerre de 2003.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9298 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2262-7-47a52.gif?1686652603' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mausol&#233;e de D&#226;vood Kaosav&#226;r, l'un des disciples de la religion du yarsanisme, &lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;village de Zardeh, Kerm&#226;nsh&#226;h&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le manich&#233;isme &#233;tait une religion fond&#233;e par le proph&#232;te iranien Mani qui enseignait une cosmologie complexe, dualiste, d&#233;crivant la lutte entre le bien (monde spirituel de lumi&#232;re) et le mal (monde mat&#233;riel des t&#233;n&#232;bres). Les adeptes du manich&#233;isme sont appel&#233;s, en particulier dans les sources anciennes, les manich&#233;es, ou plus r&#233;cemment les manich&#233;ens. D'apr&#232;s cette religion, la lumi&#232;re s'est progressivement retir&#233;e du monde de la mati&#232;re et est retourn&#233;e dans le monde de la lumi&#232;re d'o&#249; elle est issue originairement. Ces croyances sont fond&#233;es sur les mouvements gnostiques et religieux m&#233;sopotamiens. Le manich&#233;isme se r&#233;pandit rapidement &#224; travers les r&#233;gions de langue aram&#233;enne-syriaque. Il a prosp&#233;r&#233; entre les IIIe et VIIe si&#232;cles, et &#224; son apog&#233;e, a &#233;t&#233; l'une des religions les plus r&#233;pandues dans le monde. Les &#233;glises et les &#233;critures manich&#233;ennes ont atteint la Chine et &#224; l'ouest, l'Empire romain. Cette religion a &#233;t&#233; bri&#232;vement la principale rivale du christianisme dans la comp&#233;tition pour remplacer le paganisme classique. Le manich&#233;isme a surv&#233;cu plus longtemps &#224; l'Est qu'&#224; l'Ouest, et il semble avoir finalement disparu apr&#232;s le XIVe si&#232;cle dans le sud de la Chine. Alors que la plupart des &#233;crits originaux du manich&#233;isme ont &#233;t&#233; perdus, de nombreuses traductions et des textes fragmentaires ont surv&#233;cu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres religions, quoique peu connues, ont &#233;galement marqu&#233; l'histoire de la Perse, surtout le yarsanisme, l'aurvanisme et le culte de Mazdak. Ce dernier, par exemple, qui pr&#233;tendait &#234;tre le proph&#232;te d'Ahour&#226; Mazdak, &#233;tait en fait un proph&#232;te non zoroastrien, r&#233;formateur iranien et militant religieux ayant acquis un pouvoir consid&#233;rable sous le r&#232;gne du roi sassanide Kavadh I au cours de la premi&#232;re moiti&#233; du Ve si&#232;cle. L'autre religion, le yarsan (la religion du yarsanisme) est une religion syncr&#233;tiste fond&#233;e par le Sultan Sahak &#224; la fin du XIVe si&#232;cle dans l'ouest de l'Iran. Ses partisans, dont le nombre &#233;tait estim&#233; &#224; environ un million en 2004, sont regroup&#233;s principalement dans l'ouest de l'Iran et de l'Irak, surtout parmi les ethnies kurdes de Goran. On compte &#233;galement de petits groupes lors, az&#233;ris et des adeptes arabes. Certains yarsanis sont &#233;galement pr&#233;sents dans le sud de la Turquie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9299 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH413/2262-8-e0d1a.gif?1686652603' width='400' height='413' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tombe de B&#226;b&#226;y&#226;deg&#226;r, l'un des disciples de la religion du yarsanisme, &lt;/em&gt; &lt;br&gt;&lt;em&gt;r&#233;gion de D&#226;l&#226;hou, Kerm&#226;nsh&#226;h&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Quant au zurvanisme, il s'agit d'une branche aujourd'hui disparue du zoroastrisme dans lequel le culte de la divinit&#233; Zurvan (divinit&#233; cr&#233;atrice) a engendr&#233; des jumeaux &#233;gaux mais oppos&#233;s, Ahour&#226; Mazd&#226; et Angra Mainyu. Le zurvanisme est &#233;galement connu comme le &#034;zoroastrisme zurvanite&#034;, et peut &#234;tre mis en contraste avec le mazd&#233;isme, survivance du zoroastrisme. Dans le zurvanisme, Zurvan est per&#231;u comme le dieu du temps et de l'espace infini appel&#233; &lt;em&gt;aka&lt;/em&gt; (&#171; un &#187;, &#171; seul &#187;). Zurvan a &#233;t&#233; d&#233;peint comme un dieu transcendant et neutre, sans passion, qui ne faisait pas de distinction entre le bien ou le mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les religions iraniennes ant&#233;rieures &#224; l'islam &#233;taient dans leur majorit&#233; puissamment syst&#233;matis&#233;es ; elles furent autant philosophiques et morales que mythologiques ; elles englobaient tous les aspects de la vie personnelle et sociale. Toutes les religions que l'Iran a vu na&#238;tre, le zoroastrisme, le mithra&#239;sme, le mand&#233;isme, le manich&#233;isme, le zurvanisme, etc. ont connu des p&#233;riodes fastes au cours de l'histoire du pays et ont marqu&#233; durablement les r&#233;gions voisines. De nos jours, certaines de ces derni&#232;res sont encore pratiqu&#233;es mais dans leur grande majorit&#233;, elles ne repr&#233;sentent plus pour le pays qu'un arri&#232;re-plan culturel, historique et folklorique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Cumont, Franz, &lt;em&gt;Les Myst&#232;res de Mithra&lt;/em&gt;, Bruxelles, 1963 H. Lamartin, traduit par Thumas J.M.C Cormack N.Y, 1956, traduit par Hashem Razi, Behjat Publication, 1&#232;re &#233;d., 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Cumont, Franz, &lt;em&gt;Les Religions Orientales dans le Paganisme Romain, 1909&lt;/em&gt;, traduit par Teymour Ghaderi, &#233;ditions Amirkabir, T&#233;h&#233;ran, 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Duchesne-Guillemin, J., &lt;em&gt;Le Lieu de Cyrus&lt;/em&gt;, Acta Iranica 3, T&#233;h&#233;ran-Li&#232;ge, 1974.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Rey, Alain, sous la direction de Paul Robert, &lt;em&gt;Le Petit Robert des Noms Propres&lt;/em&gt;, &#233;ditions Var&#232;se, 1&#232;re &#233;d. 1974 ; 2e &#233;d. 2003&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La religion de l'&#201;lam</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2262</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2262</guid>
		<dc:date>2016-08-07T16:12:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Babak Ershadi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Histoire &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre connaissance de l'histoire &#233;lamite reste tr&#232;s largement fragmentaire, la reconstitution se basant principalement sur les sources de leurs voisins m&#233;sopotamiens. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire de l'&#201;lam est traditionnellement L'histoire de l'&#201;lam est traditionnellement divis&#233;e en quatre p&#233;riodes, s'&#233;tendant sur plus de deux mill&#233;naires : A) P&#233;riode proto-&#233;lamite (de 3200 &#224; 2700 av. J.-C.) : &#224; Suse, la p&#233;riode proto-&#233;lamite se termine par l'&#233;tablissement de la dynastie d'Awan. B) P&#233;riode pal&#233;o-&#233;lamite (de 2700 &#224; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique241" rel="directory"&gt;N&#176; 128, juillet 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2262-fdb71.png?1686652603' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_9284 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH251/2261-1-900ba.gif?1686652603' width='500' height='251' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ziggourat de Tchogha Zanbil&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Histoire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre connaissance de l'histoire &#233;lamite reste tr&#232;s largement fragmentaire, la reconstitution se basant principalement sur les sources de leurs voisins m&#233;sopotamiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de l'&#201;lam est traditionnellement L'histoire de l'&#201;lam est traditionnellement divis&#233;e en quatre p&#233;riodes, s'&#233;tendant sur plus de deux mill&#233;naires :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;A) P&#233;riode proto-&#233;lamite (de 3200 &#224; 2700 av. J.-C.) : &#224; Suse, la p&#233;riode proto-&#233;lamite se termine par l'&#233;tablissement de la dynastie d'Awan.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;B) P&#233;riode pal&#233;o-&#233;lamite (de 2700 &#224; 1600 av. J.-C.) : de la dynastie d'Awan jusqu'&#224; la dynastie Epartide.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;C) P&#233;riode m&#233;dio-&#233;lamite (de 1500 &#224; 1100 av. J.-C.) : le r&#232;gne du Roi Untash-Napirisha (1345-1305) marque l'apog&#233;e de la puissance de l'&#201;lam.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;D) P&#233;riode n&#233;o-&#233;lamite (de 1100 &#224; 539 av. J.-C.) : la p&#233;riode est caract&#233;ris&#233;e par l'influence perse ; l'an 539 marquant le d&#233;but de la p&#233;riode ach&#233;m&#233;nide.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;lam est une civilisation ancienne du sud-ouest de l'Iran actuel, l&#224; o&#249; se situent aujourd'hui les provinces du Khouzest&#226;n et du F&#226;rs. D'ailleurs, une province du sud-ouest iranien porte encore son nom, Il&#226;m. D'apr&#232;s les textes anciens, la civilisation daterait de la fin du IVe mill&#233;naire av. J.-C au Ier mill&#233;naire apr. J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos informations au sujet de la religion et des cultes &#233;lamites sont limit&#233;es et impr&#233;cises. Pourtant, nous savons que les &#201;lamites appelaient leur pays &#171; Hatamti &#187; ou &#171; Haltamti &#187;, ce qui signifiait &#171; Pays de Dieu &#187;. Les populations &#233;lamites dispers&#233;es du point de vue g&#233;ographique et politique s'unirent vers 2700 ans av. J.-C. et fond&#232;rent leur royaume autour de leur capitale Suse. Jusqu'&#224; la d&#233;faite face aux troupes assyriennes d'Assurbanipal (631 av. J.-C.) et la conqu&#234;te perse (Ve si&#232;cle av. J.-C.), plusieurs dynasties r&#233;gn&#232;rent sur ce royaume de la Susiane. Les &#201;lamites form&#232;rent la plus grande civilisation du sud-ouest de l'Iran pendant plus de 2600 ans, de la p&#233;riode pal&#233;o-&#233;lamite (d'environ 2600 &#224; 1500 av. J.-C.) &#224; la p&#233;riode n&#233;o-&#233;lamite (environ 1000 &#224; 539 av. J.-C.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant l'apparition des religions mazd&#233;ennes en Iran, nos informations sur les religions de diff&#233;rentes r&#233;gions du plateau iranien se limitent pratiquement &#224; la religion &#233;lamite, les habitants d'autres contr&#233;es n'ayant gu&#232;re laiss&#233; de documents &#233;crits sur leurs croyances. Les d&#233;couvertes arch&#233;ologiques ont mis &#224; jour des textes anciens en &#233;lamite mais aussi des vestiges qui permettent aux sp&#233;cialistes d'examiner les croyances religieuses de l'&#201;lam. Les sp&#233;cialistes se servent aussi des documents produits par des civilisations voisines en M&#233;sopotamie pour &#233;tudier la culture et la religion &#233;lamites.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9285 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2261-2-95f4b.gif?1686652603' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'&#201;lam et l'Akkad vers 1200 av. J.-C.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Tout porte &#224; croire que la religion &#233;lamite &#233;tait un polyth&#233;isme. Malheureusement, les noms de plusieurs dieux et d&#233;esses &#233;lamites n'ont &#233;t&#233; inscrits qu'en id&#233;ogrammes akkadiens, ce qui veut dire que ces transcriptions ne conservent pas la forme orale de ces noms.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les documents royaux et administratifs, les noms de deux dieux sont le plus souvent mentionn&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) Huban ou Humban, dieu de la ville ancienne d'Awan (et d'une r&#233;gion du m&#234;me nom). Awan &#233;tait le si&#232;ge de la premi&#232;re dynastie &#233;lamite. Les arch&#233;ologues et les historiens n'ont pas pu localiser cette ville perdue qui devrait se trouver au nord de la Susiane, c'est-&#224;-dire pr&#232;s de Dezful ou au sud du Lorest&#226;n actuel. &#171; Huban &#187; &#233;tait donc le roi principal de cette dynastie &#233;lamite du IIIe mill&#233;naire av. J.-C. Dans le syst&#232;me d'id&#233;ogrammes akkadiens, son nom signifiait &#171; grand &#187; ou &#171; celui qui commande &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) L'essentiel de nos informations sur la religion &#233;lamite vient de Suse et du royaume de Susiane. L&#224;, existait apparemment une religion propre, avec un grand dieu appel&#233; Inshushinak. Son nom signifiait litt&#233;ralement &#171; dieu de Suse &#187;. Mais aujourd'hui, nous ignorons si le culte d'Inshushinak a &#233;t&#233; populaire ou non dans d'autres r&#233;gions &#233;lamites comme &#224; Anshan (plus &#224; l'ouest) ou &#224; Awan (vers le nord). La d&#233;esse Shala, femme d'Inshushinak, &#233;tait &#233;galementev&#233;n&#233;r&#233;e par les &#201;lamites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux indices prouvent qu'il y avait des ressemblances et des diff&#233;rences entre la religion &#233;lamite et les religions m&#233;sopotamiennes. Mais il faut souligner que chaque p&#233;riode de la civilisation &#233;lamite a eu ses propres dieux. Comme nous l'avons d&#233;j&#224; dit, Huban &#233;tait le dieu principal de la dynastie &#233;lamite d'Awan. Dans des textes m&#233;sopotamiens, ce dieu &#233;lamite est compar&#233; au dieu sum&#233;rien Enlil.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9286 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH363/2261-3-128e1.gif?1686652603' width='400' height='363' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tablette : trait&#233; d'alliance conclu entre Naram-Sin d'Akkad et Kitta, roi d'&#201;lam, Mus&#233;e du Louvre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La religion &#233;lamite accordait une place importante &#224; la f&#233;minit&#233;. A c&#244;t&#233; de Huban, il faut sans doute parler aussi de la d&#233;esse Pinikir, qui avait une fonction de d&#233;esse-m&#232;re. Au d&#233;but de la p&#233;riode pal&#233;o-&#233;lamite (2300 av. J.-C.), elle constituait un couple divin avec Huban. Les &#201;lamites accordaient, comme les M&#233;sopotamiens, une place importante &#224; la magie, aux forces du monde d'En-Bas, et vouaient un culte au serpent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arch&#233;ologues ont d&#233;couvert un trait&#233; de paix entre le roi d'Awan, Hita ou Khita (vers 2250 av. J.-C.) et le roi Naram-Sin d'Akkad. Les experts estiment que ce trait&#233;, conserv&#233; aujourd'hui au Mus&#233;e du Louvre, date de 2223 av. J.-C. Ce document porte les noms de presque toutes les divinit&#233;s &#233;lamites, v&#233;n&#233;r&#233;es jusqu'&#224; la d&#233;faite de l'&#201;lam en 631 av. J.-C. face aux troupes assyriennes d'Assurbanipal. Ce document prouve aussi que pendant une p&#233;riode de 1500 ans, le panth&#233;on de la religion &#233;lamite est demeur&#233; plus ou moins inchang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les six colonnes du trait&#233; entre Khita et le roi d'Akkad, r&#233;dig&#233; en cun&#233;iforme, portent les noms de 37 dieux et d&#233;esses des &#201;lamites. Khita les prend pour t&#233;moins de son amiti&#233; pour le roi d'Akkad. Dans ce texte, une place privil&#233;gi&#233;e est donn&#233;e &#224; une d&#233;esse : Pinikir. Le trait&#233; commence avec cette phrase : &#171; Ecoute ! &#212; d&#233;esse Pinikir ! Et vous, les dieux bons du ciel ! &#187; En effet, dans le panth&#233;on &#233;lamite, la divinit&#233; sup&#233;rieure &#233;tait une d&#233;esse, qualifi&#233;e de &#171; Celle qui commande le ciel &#187;. D'apr&#232;s les &#201;lamites, cette divinit&#233; sup&#233;rieure avait le pouvoir de faire peser sa mal&#233;diction sur les humains. Pour les peuples m&#233;sopotamiens, Pinikir &#233;tait une &#233;quivalente d'Ishtar (d&#233;esse akkadienne, babylonienne et assyrienne) ou d'Inanna (d&#233;esse sum&#233;rienne).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9287 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2261-4-02e3f.gif?1686652603' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bas-relief de Kul-e-Farah&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s les sp&#233;cialistes, il n'y a aucun doute que pour les &#201;lamites, Pinikir &#233;tait la &#171; M&#232;re v&#233;n&#233;r&#233;e de tous les dieux &#187;. Ils estiment que la sup&#233;riorit&#233; de cette divinit&#233; f&#233;minine serait un signe de l'existence d'un r&#233;gime social matriarcal dans les communaut&#233;s &#233;lamites. Certains savants croient que Pinikir, d&#233;esse ancienne &#233;lamite, fut supplant&#233;e plus tard par une autre d&#233;esse principale des &#201;lamites : Kiririsha.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s les rares documents qui ont &#233;t&#233; d&#233;couverts dans les fouilles arch&#233;ologiques, il semble que la d&#233;esse Kiririsha apparut d'abord dans un texte pal&#233;o-&#233;lamite (XIXe-VIIe si&#232;cles av. J.-C.), mais cette d&#233;esse n'occupa sa place centrale dans la religion &#233;lamite qu'&#224; partir de la p&#233;riode m&#233;dio-&#233;lamite (XIVe-XIIe si&#232;cles av. J.-C.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les historiens ont d&#233;couvert que Kiririsha fut d'abord la grande d&#233;esse locale des &#201;lamites qui vivaient sur les c&#244;tes du golfe Persique, surtout dans la ville antique de Liyan (Boushehr actuelle). Mais au fur et &#224; mesure, cette d&#233;esse &#233;tendit son influence et devint aussi la grande d&#233;esse de Suse. Les rois &#233;lamites construisirent de nombreux temples pour elle. A Suse, elle &#233;tait surnomm&#233;e &#171; M&#232;re des dieux &#187; ou &#171; Dame protectrice du grand temple &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9288 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2261-5-3c855.gif?1686652603' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bas-relief de Kul-e-Farah&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il faut &#233;viter de confondre Kiririsha avec la d&#233;esse ancienne Pinikir. En r&#233;alit&#233;, la premi&#232;re prit la place sup&#233;rieure de la seconde, sans la faire dispara&#238;tre. Vers 1250 av. J.-C., le roi de Suse fit construire en m&#234;me temps un temple pour Pinikir et un autre pour Kiririsha &#187; &#224; Dur-Untash (appel&#233; aujourd'hui, Tchogha-Zanbil). Une &#339;uvre de bronze, conserv&#233;e au Mus&#233;e du Louvre, porte les noms des deux d&#233;esses et &#233;num&#232;re les temples qui furent d&#233;di&#233;s s&#233;par&#233;ment &#224; ces deux divinit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut souligner aussi que dans la langue &#233;lamite, Kiririsha, n'&#233;tait pas un nom propre, mais un nom commun qui signifiait litt&#233;ralement &#171; grande d&#233;esse &#187;. Au d&#233;but, chaque r&#233;gion &#233;lamite avait sa propre d&#233;esse-m&#232;re et protectrice. Tout porte &#224; croire que pendant les p&#233;riodes plus anciennes, les d&#233;esses furent les divinit&#233;s principales des communaut&#233;s &#233;lamites. Mais vers le deuxi&#232;me mill&#233;naire avant notre &#232;re, les d&#233;esses c&#233;d&#232;rent progressivement leur place privil&#233;gi&#233;e aux divinit&#233;s masculines, sans dispara&#238;tre pour autant du panth&#233;on &#233;lamite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le trait&#233; de paix du roi Khita avec le souverain d'Akkad, le nom de Huban occupe la deuxi&#232;me place apr&#232;s la d&#233;esse Pinikir. Huban &#233;tait &#171; Seigneur du ciel &#187; et mari de la d&#233;esse-m&#232;re qui portait le m&#234;me titre au f&#233;minin. Huban a &#233;t&#233; un dieu v&#233;n&#233;r&#233; &#224; toutes les &#233;poques et dans toutes les r&#233;gions &#233;lamites. Il &#233;tait consid&#233;r&#233; comme protecteur et tout-puissant. C'&#233;tait aussi lui qui donnait force et l&#233;gitimit&#233; au roi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dieux protecteurs des villes &#233;taient les plus grands adversaires de Huban. Le plus important &#233;tait sans doute Inshushinak, dieu de Suse. Inshushinak est pass&#233; du statut de dieu local &#224; celui de dieu principal quand Suse s'est d&#233;finitivement impos&#233;e comme la capitale de la Susiane et de l'&#201;lam. Ainsi, Inshushinak a &#233;t&#233; consid&#233;r&#233; &#224; &#233;galit&#233; avec Huban. Dans le trait&#233; de Khita avec le roi d'Akkad, son nom occupe la sixi&#232;me place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la p&#233;riode m&#233;dio-&#233;lamite, Huban, Kiririsha et Inshushinak formaient un triangle divin. Les deux premiers gard&#232;rent toujours leur place privil&#233;gi&#233;e par rapport &#224; Inshushinak, tandis que le dieu de Suse ne fut jamais plac&#233; en haut de ce triangle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, les surnoms donn&#233;s par les &#201;lamites au Dieu de Suse montrent la place profonde qu'il occupait dans leur c&#339;ur. Pour eux, il &#233;tait le &#171; p&#232;re des pauvres &#187;. Comme Huban, il &#233;tait aussi consid&#233;r&#233; comme un roi. Vers le Ve si&#232;cle avant notre &#232;re, Inshushinak &#233;tait v&#233;n&#233;r&#233; en tant que protecteur des dieux du ciel et de la terre. A Suse, la liste des dieux et des d&#233;esses du panth&#233;on commen&#231;ait naturellement avec le nom d'Inshushinak. Or, dans d'autres villes &#233;lamites, le nom du dieu local &#233;tait naturellement plac&#233; plus haut que celui du Dieu de Suse. Pourtant, dans toutes les communaut&#233;s &#233;lamites, les gens juraient en son nom.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9290 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH345/2261-6-31033.gif?1686652603' width='500' height='345' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bas-relief de Kul-e-Farah&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parmi toutes les divinit&#233;s &#233;lamites, il nous para&#238;t que le dieu de Suse Inshushinak a &#233;t&#233; celui qui avait la plus grande influence sur les fid&#232;les et qui suscitait le plus de ferveur. Dans les textes religieux des &#201;lamites, les dieux et les d&#233;esses &#233;taient toujours invoqu&#233;s dans un langage officiel, mais d&#232;s que le nom d'Inshushinak y apparaissait, le texte prenait un ton &#233;motif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tchogha-Zanbil &#233;tait un grand temple fond&#233; vers 1250 av. J.-C. par le roi Untash-Napirisha. Le roi donna l'ordre d'accrocher des milliers de pri&#232;res et de textes spirituels sur les murs du temple. Les plus &#233;motifs sont sans doute ceux qui invoquent Inshusshinak : &#171; Est-il possible que ce dieu, Inshushinak, ait le d&#233;sir de s'approcher de nous, de nous donner sa gr&#226;ce et de r&#233;aliser sa parole ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons encore une fois au trait&#233; de paix du roi Khita avec le roi d'Akkad. Dans ce texte, apr&#232;s les noms de Pinikir et de Huban, la troisi&#232;me place est attribu&#233;e non pas &#224; Inshushinak (sixi&#232;me sur la liste), mais &#224; un dieu &#233;tranger, celui d'Akkad. Il est certain que le roi d'Awan voulait, pour des raisons politiques et diplomatiques, obtenir la faveur du roi Naram-Sin, mais il faut souligner ici que pendant les p&#233;riodes o&#249; l'&#201;lam fut domin&#233;, enti&#232;rement ou partiellement, par les puissances m&#233;sopotamiennes, les divinit&#233;s akkadiennes, sum&#233;riennes ou babyloniennes entr&#232;rent dans les religions &#233;lamites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;lamites effectuaient des offrandes rituelles &#224; leurs divinit&#233;s. Nous connaissons deux types de sacrifices d'animaux r&#233;alis&#233;s &#224; l'occasion d'un festival religieux d&#233;di&#233; &#224; la &#171; Grande Dame &#187; qui est sans doute Pinikir ou Kiririsha. Les c&#233;r&#233;monies avaient lieu chaque ann&#233;e, &#224; la premi&#232;re nouvelle lune de l'automne. Les meilleurs moutons du d&#233;but de l'automne &#233;taient choisis pour &#234;tre sacrifi&#233;s lors d'une c&#233;r&#233;monie appel&#233;e Goshom. L'autre c&#233;r&#233;monie de sacrifice &#233;tait pratiqu&#233;e chaque ann&#233;e au milieu du printemps. Lors de ces c&#233;r&#233;monies appel&#233;es Shimot, un taureau &#233;tait offert aux divinit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les six bas-reliefs &#233;lamites de Kul-e Farah, d&#233;couverts pr&#232;s de la ville d'Izeh dans le Khouzest&#226;n, montrent les diff&#233;rentes sc&#232;nes d'une c&#233;r&#233;monie d'offrande &#224; la d&#233;esse Niarzina. Les bas-reliefs de Kul-e Farah portent plus de 400 figures humaines qui participent &#224; des sc&#232;nes diff&#233;rentes d'une c&#233;r&#233;monie de sacrifice d'animaux. Nous les voyons en train de porter des idoles, de sacrifier des animaux, de prier et de jouer de la musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier bas-relief comprend un texte de 24 lignes en cun&#233;iforme. Certains autres bas-reliefs portent aussi de courtes &#233;pigraphes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s le texte en cun&#233;iforme, sur le premier bas-relief, le texte mentionne le nom du roi Hanni, fils de Tahhi, ce qui sugg&#232;re que le bas-relief appartiendrait au VIIe si&#232;cle avant notre &#232;re. En effet, le roi occupe la place centrale du bas-relief n&#233;o-&#233;lamite. Derri&#232;re lui se tiennent deux personnages que le texte d&#233;crit comme deux fonctionnaires : un ministre et un commandant militaire. D'apr&#232;s le texte &#233;lamite, le ministre s'appelait Shutruru Shutrurura. Devant le roi, on voit trois musiciens, l'un bat le tambour et les deux autres jouent de la harpe. Au-dessous des musiciens, nous voyons d'abord un chasseur et un bouquetin, puis trois pr&#234;tres qui font marcher deux taureaux et un bouquetin. Sous leurs pieds se trouvent les t&#234;tes de trois animaux immol&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me bas-relief ne porte pas d'inscription. Il montre un homme - probablement un roi ou un pr&#234;tre - qui &#233;l&#232;ve ses mains en signe de pri&#232;re devant une sc&#232;ne de sacrifice. Devant lui, un homme est en train d'immoler un taureau. Six autres animaux immol&#233;s sont rang&#233;s devant le pr&#234;tre. Derri&#232;re lui, quatre hommes se tiennent debout par respect.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9291 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH225/2261-7-a9a7b.gif?1686652603' width='500' height='225' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ziggourat de Tchogha Zanbil&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;lamites n'ont jamais grav&#233; sur la pierre les images de leurs principales divinit&#233;s. Les informations portant sur les c&#233;r&#233;monies religieuses &#233;lamites sont disparates. Selon les historiens, le probl&#232;me provient &#233;videmment du niveau de connaissances &#224; propos de la civilisation &#233;lamite, mais aussi de la nature des croyances religieuses des &#201;lamites. Selon la tradition, les &#201;lamites &#233;vitaient de prononcer ou d'&#233;crire les vrais noms de leurs dieux et d&#233;esses. Il leur &#233;tait aussi interdit de d&#233;crire avec pr&#233;cision les divinit&#233;s. Pour d&#233;signer les dieux et les d&#233;esses, les &#201;lamites se servaient donc de leurs surnoms.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sp&#233;cialistes ont d&#233;couvert que la langue &#233;lamite est sans rapport avec les groupes linguistiques voisins. Elle n'appartient ni aux langues s&#233;mitiques, comme l'akkadien, ni aux langues indo-europ&#233;ennes, comme le hittite ou le persan ancien, ni aux langues afro-asiatiques non s&#233;mitiques (langues hamites) et n'a pas de rapport non plus avec le sum&#233;rien voisin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur religion, quant &#224; elle, n'a pas de parent&#233; directe avec les religions des peuples voisins. Comme leur langue, leur religion a disparu au fil du temps, bien que l'&#233;criture cun&#233;iforme &#233;lamite resta utilis&#233;e pendant au moins deux si&#232;cles, en tant que l'une des &#233;critures officielles de l'Empire des Ach&#233;m&#233;nides. Le panth&#233;on &#233;lamite comprenait certaines divinit&#233;s m&#233;sopotamiennes introduites lors des invasions de la Susiane. La religion &#201;lamite n'&#233;tait pas structur&#233;e et il existait un ensemble de divinit&#233;s provenant des diff&#233;rentes r&#233;gions de ce pays.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qui est Mehr ?</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2261</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2261</guid>
		<dc:date>2016-08-07T16:12:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lanneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il est n&#233; dans une grotte, un 25 d&#233;cembre, fut entour&#233; par des bergers, accomplit des miracles, un sacrifice, s'envola vers les cieux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous croyez conna&#238;tre la r&#233;ponse... &lt;br class='autobr' /&gt;
Non, vous avez faux ! Allons plus loin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Son sacrifice sera celui d'un taureau blanc, son envol sera conduit par des chevaux ail&#233;s. Quant &#224; son origine, elle est incalculable. Sa premi&#232;re mention remonte &#224; 1340 avant notre &#232;re, environ, grav&#233;e sous un nom diff&#233;rent. Elle officialisait un accord de paix entre deux royaumes, dans la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique241" rel="directory"&gt;N&#176; 128, juillet 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2261-f5ae9.png?1686652603' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est n&#233; dans une grotte, un 25 d&#233;cembre, fut entour&#233; par des bergers, accomplit des miracles, un sacrifice, s'envola vers les cieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous croyez conna&#238;tre la r&#233;ponse...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, vous avez faux ! Allons plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son sacrifice sera celui d'un taureau blanc, son envol sera conduit par des chevaux ail&#233;s. Quant &#224; son origine, elle est incalculable. Sa premi&#232;re mention remonte &#224; 1340 avant notre &#232;re, environ, grav&#233;e sous un nom diff&#233;rent. Elle officialisait un accord de paix entre deux royaumes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les royaumes hittite et mitannique.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, dans la Turquie actuelle, prenant &#224; t&#233;moin en sus de sa personne quelques divinit&#233;s complices venues de l'Inde&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Varouna, Indra et les jumeaux Nassatya.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un dieu oriental donc, et pas tout jeune, atterri aux portes de l'Occident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la grotte, les bergers, les miracles... L'&#233;toile qui guidera les rois mages, nous le verrons plus loin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reculons dans le temps. Mehr est un dieu n&#233; en Iran, dans la cha&#238;ne du Zagros, cette barri&#232;re ac&#233;r&#233;e o&#249; s'ach&#232;ve la M&#233;sopotamie. Dieu difficile &#224; d&#233;busquer, ayant port&#233; un autre nom &#224; l'origine, puis quelques autres ensuite. Un nom facile &#224; retenir, exprimant par sa prononciation un dieu viril, voire agressif, fonci&#232;rement masculin. Un de ces noms du premier langage de l'humanit&#233;, monosyllabiques, vibrants, percutants. Bag, qui deviendra ensuite Baga&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Nous le trouverons aussi &#224; l'Est, jusqu'au nord de l'Inde, et au-del&#224; (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Faut-il le rapprocher du proven&#231;al &lt;em&gt;bagarro&lt;/em&gt;, bagarre ?&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9273 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH460/2260-1-50bb1.gif?1686652603' width='400' height='460' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mithra sacrifiant le taureau&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Un autre nom lui sera assimil&#233; dans sa contr&#233;e d'origine : &lt;em&gt;bog&lt;/em&gt;, le grand, le fort. Il sera &#224; l'origine de l'anglais &lt;em&gt;big&lt;/em&gt;, mais aussi du persan &lt;em&gt;bozorg&lt;/em&gt;. Nous le retrouverons dans les pays slaves ult&#233;rieurement, d&#233;signant la divinit&#233;. Les Bogomiles, &#171; Amis de Dieu &#187;, apparus au X&#232;me si&#232;cle en Bulgarie, ne seront pas sans influence sur le mouvement cathare, un peu plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bag et Bog se sont donc export&#233;s en Europe. Nous les d&#233;couvrirons dans des divinit&#233;s celtiques aux noms approchants : Lug, Dagd, Dagda, Baginatus, Boudiga..., traduisant une origine indo-iranienne. Ils d&#233;signeront aussi des montagnes, lieux de manifestation de la divinit&#233;, comme dans leur pays d'origine. Et seront associ&#233;s &#224; un culte taurin, comme ils l'&#233;taient aussi dans les monts du Zagros. Le Mont B&#233;go, au sud des Alpes, bastion ultime, paratonnerre de sa r&#233;gion, introduit par le col de &#171; Turini &#187; ; et ses quarante mille p&#233;troglyphes ax&#233;s sur ce culte taurin. Le fameux Bugarach, pourquoi pas, qui d&#233;fraya un temps la chronique. Et pour boucler la boucle, les noms &#171; Zagros &#187;, &#171; ziggourat &#187;, exprimant la grandeur, la verticalit&#233;, ne sont pas loin de cette racine si singuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un dieu rustique, des montagnes... Le culte de Mehr se rendait sur les monts, ou sous les monts, dans des cavernes le plus souvent. L'entr&#233;e de ces cavernes &#233;tait pr&#233;c&#233;d&#233;e d'une arche dans le massif du Zagros, d'o&#249; leur nom : &lt;em&gt;Dar-e Mehr&lt;/em&gt;, la Porte de Mehr. Une porte qui nous introduira au plus profond de la mati&#232;re, jusqu'&#224; son point ultime, nous le verrons.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9274 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH449/2260-2-3f13b.gif?1686652603' width='500' height='449' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bas-relief du T&#226;gh-e Boust&#226;n &#224; Kerm&#226;nsh&#226;h, repr&#233;sentant le roi sassanide Sh&#226;pour II au milieu, Ahour&#226; Mazd&#226; &#224; sa gauche, et Mitra ou&lt;br&gt; Mehr &#224; sa droite.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il semble &#233;vident, comme nous l'avons &#233;voqu&#233;, que nous sommes retourn&#233;s &#224; l'origine de la parole, s'exprimant par des sons vibratoires. Des mantras en quelque sorte. Bag est dur, Mehr est doux, l'un exprime le combat, la survie dans un monde primitif, l'autre exprime la douceur, l'harmonie, et m&#234;me l'amour dont il sera le synonyme dans le langage mystique persan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux noms d'une m&#234;me divinit&#233;, laquelle &#233;voluera au fil du temps, suivant ce m&#234;me chemin de la brutalit&#233; &#224; l'harmonie. Un dieu qui transitera par son aspect viril, &#224; mi-chemin entre les deux. Dieu des braves, des chevaliers sans peur et sans reproche, apportant une &#233;thique, un sens &#224; leur combat. Une esp&#233;rance, un &#233;lan vers l'Au-del&#224;. Batailles, &#233;preuves, victoires... Sacrifice, sublimation finale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Apocalypse selon Saint Jean &#233;voque ce m&#234;me parcours. Celles de la Perse antique l'ont &#233;voqu&#233; aussi, un peu plus t&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qui est Mehr encore une fois ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'usage de Mehr&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mehr est omnipr&#233;sent dans son pays d'origine. Il s'est insinu&#233; dans son vocabulaire, dans sa toponymie, comme un label de qualit&#233;. Des banques Mehr, des cartes de cr&#233;dit Mehr, l'agence Mehr... Mais aussi dans les pr&#233;noms : Mehri au f&#233;minin, Mehrd&#226;d au masculin, et d'autres. Les noms de villes : Mehrin, Mehriz... L'a&#233;roport Mehr&#226;b&#226;d, aux portes de la capitale, o&#249; s'envoler aux cieux. &lt;em&gt;Mehrb&#226;n&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;mehrb&#226;ni&lt;/em&gt;, la gentillesse, la bont&#233;, la mis&#233;ricorde... Et aussi &lt;em&gt;mehr&lt;/em&gt;, l'amour mystique, nous l'avons vu. On le trouve aussi dans le calendrier solaire persan o&#249; il pr&#233;side au septi&#232;me mois, le mois de Mehr. Il sera c&#233;l&#233;br&#233; d'ailleurs ce septi&#232;me mois, lors de la f&#234;te de Mehrag&#226;n, le 2 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passons maintenant aux choses s&#233;rieuses !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les enfants de Mehr&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu de choses ont transpir&#233; du culte de Mithra, ou Mehr. Cette religion initiatique, confidentielle dans ses plus hauts degr&#233;s et r&#233;serv&#233;e &#224; une &#233;lite, savait garder ses secrets. Ce que nous en savons concerne surtout le mithra&#239;sme romain, version latinis&#233;e d'une religion orientale, et diff&#233;rente sous de nombreux aspects du culte originel. Toutefois, mes visites r&#233;p&#233;t&#233;es dans le Kurdistan iranien, au c&#339;ur du Zagros, mes rencontres avec des sp&#233;cialistes de cette r&#233;gion, la traduction d'ouvrages se rapportant &#224; ce culte, m'ont permis d'appr&#233;hender quelques &#233;l&#233;ments significatifs, &#233;tay&#233;s par la subsistance de coutumes issues du fond des &#226;ges. Et que pr&#233;servera soigneusement un peuple attach&#233; visc&#233;ralement &#224; ses traditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abordons l'aspect historique.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9275 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH281/2260-3-24075.gif?1686652603' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;C&#233;r&#233;monie de Pir Shaliar &#224; Ouraman&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Qui &#233;taient les Kurdes, &#224; l'origine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re mention de leur nom remonte &#224; 4000 ans, inscrite en M&#233;sopotamie par les Sum&#233;riens, et &#233;voque un peuple appel&#233; Kardaka. X&#233;nophon, &#233;crivain - aventurier grec ayant servi dans une arm&#233;e perse vers &#8211; 400 -, nous parlera d'un peuple nomm&#233; Kordouki&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='De nos jours Kurdistan se dit Kordest&#226;n, Pays des Kords.' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Selon le &lt;em&gt;Sh&#226;hn&#226;meh&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Le Livre des Rois, relatant l'histoire mythique de la Perse, &#233;crit vers l'an (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de Ferdowsi (1:53), quatre cents jeunes cavaliers - ou quarante selon une autre source - ayant parcouru montagnes et d&#233;serts pour tuer le d&#233;mon Zahh&#226;k qui avait plong&#233; le monde dans un &#226;ge de t&#233;n&#232;bres, seraient les anc&#234;tres de ce peuple. Histoire et mythes, amalgam&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons maintenant quelques-unes de ces traditions, jalousement pr&#233;serv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rendons-nous dans une vall&#233;e perdue du fin fond du Zagros, frontali&#232;re de l'Irak&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Elle se trouve &#224; quelques kilom&#232;tres &#224; vol d'oiseau de la ville martyr (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La vall&#233;e d'Ouraman, dont le plus gros bourg, situ&#233; en amont, porte le nom. Commen&#231;ons par donner &#224; ce bourg son nom originel : Ahouraman Takht (prononc&#233; tarht), signifiant &#171; le Tr&#244;ne d'Ahouraman &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='Ahouraman, encore donn&#233; de nos jours, &#233;voluera en Houraman, puis (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; D&#233;composons Ahouraman. Ahour&#226;, que l'on retrouve dans Ahour&#226; Mazd&#226;, se traduit par Seigneur, quoique les &lt;em&gt;mobed&lt;/em&gt; du zoroastrisme orthodoxe le traduisent par Cr&#233;ateur. Adoptons le Cr&#233;ateur. &lt;em&gt;M&#226;n&lt;/em&gt; &#224; l'origine signifiait &#171; maison &#187;, ou &#171; lieu &#187;. Nous voici donc en pr&#233;sence du &#171; Tr&#244;ne de la Maison du Cr&#233;ateur &#187;. Les l&#233;gendes locales situent dans cette r&#233;gion le Paradis terrestre, &lt;em&gt;pairi daeza&lt;/em&gt; en avestique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='Langue de la Perse ancienne &#224; l'origine de l'Avesta, texte fondateur du (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, initialement. Nous &#233;voquerons prudemment ce sujet, ult&#233;rieurement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ahouraman est r&#233;put&#233; dans tout l'Iran pour ses f&#234;tes color&#233;es, attirant chaque ann&#233;e, en sus des habitants des environs, une petite foule de touristes. L'ensemble de ces c&#233;r&#233;monies est ax&#233; sur Nowrouz&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='appendix' title='Litt&#233;ralement &#171; Nouveau Jour &#187; en persan.' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le Nouvel An persan, se c&#233;l&#233;brant &#224; l'&#233;quinoxe du printemps, fin mars, au moment o&#249; le soleil entre dans le signe du B&#233;lier. L'int&#233;r&#234;t principal de ces f&#234;tes r&#233;side dans leur connotation mithra&#239;que, s'expliquant par le fait que cette vall&#233;e sut conserver ce culte indig&#232;ne jusqu'au XIVe ou XVe si&#232;cle, sous une forme plus ou moins alt&#233;r&#233;e. Nous voici donc devant un t&#233;moignage int&#233;ressant - et vivant - de ce que fut jadis le mithra&#239;sme dans son pays d'origine. Lisons quelques lignes d'un ouvrage g&#233;n&#233;raliste traitant du Kurdistan et de ses coutumes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='appendix' title='Kordest&#226;n. Mohammad Ebrahim Zare&#239; (&#233;d. Gooya).' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et d&#233;crivant un sacrifice animal : &#171; &lt;em&gt;Il semble que cette c&#233;r&#233;monie soit une r&#233;miniscence du culte de Mehr dans cette r&#233;gion (&#8230;) l'archange Mehr&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='appendix' title='Le zoroastrisme a rel&#233;gu&#233; Mithra au rang d'archange sous la dynastie sassanide (...)' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;em&gt; b&#233;nit l'offrande du donateur au quaranti&#232;me jour, quand la terre revient &#224; la vie et que les moutons mettent bas. Alors le sang du sacrifice b&#233;nit la terre et les troupeaux.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9276 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH300/2260-4-0a5fb.gif?1686652603' width='400' height='300' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_9277 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH299/2260-5-c71ce.gif?1686652603' width='400' height='299' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Temple de Mehr &#224; Mar&#226;gheh, &#233;poques &lt;br&gt;ashkanide et sassanide&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Ce texte nous donne l'impression de relater une c&#233;r&#233;monie primitive indiquant ce que fut ce culte &#224; ses d&#233;buts, anticipant le sacrifice du taureau du mithra&#239;sme ult&#233;rieur. Peut-&#234;tre sommes-nous m&#234;me &#224; l'origine du mithra&#239;sme, &#224; une &#233;poque o&#249; la divinit&#233; se nommait Bag ; et l'attachement rigoureux des habitants de cette vall&#233;e &#224; ses coutumes nous en a pr&#233;serv&#233; l'authenticit&#233;. Ce quaranti&#232;me jour correspond &#224; Nowrouz, le Nouvel An persan - le texte nous ayant r&#233;v&#233;l&#233; plus t&#244;t que les festivit&#233;s &#233;taient pr&#233;c&#233;d&#233;es d'une c&#233;r&#233;monie plus modeste le troisi&#232;me vendredi du mois de Bahman, soit vers mi-f&#233;vrier. Ou le premier jour du Car&#234;me chez nous, Nowrouz &#233;tant alors assimil&#233; &#224; P&#226;ques (ce &#224; quoi il ressemble).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lisons un peu plus loin : &#171; &lt;em&gt;Tous les ans, au mois d'Ordibehest (soit fin avril), les gens d'Ahouraman et des villages voisins cassent un morceau d'un rocher&lt;/em&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='appendix' title='Un rocher lisse et d'un aspect plus dur que ceux des alentours.' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;em&gt; situ&#233; pr&#232;s du mausol&#233;e de Pir Shaliar, en t&#233;moignage de sa saintet&#233; et de son pouvoir de gu&#233;rison, et l'emportent avec eux. Ils croient que la saintet&#233; de Pir Shaliar sanctifiera cette roche et que celle-ci se reconstituera avant l'ann&#233;e suivante.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; qui ressemble &#224; une histoire &#224; dormir debout. Pourtant ! A chacune de mes visites sur ce lieu, en automne ou en d&#233;but d'hiver, j'ai retrouv&#233; la roche &#224; l'identique, &#224; quelques d&#233;tails pr&#232;s. Des enseignants, un chercheur de la r&#233;gion m'ont confirm&#233; ce fait, en confessant leur incr&#233;dulit&#233;. Un trucage quelconque, difficile &#224; r&#233;aliser, n'est pas du tout dans la tournure d'esprit de ces paysans simples, r&#233;p&#233;tant chaque ann&#233;e ce rituel &#171; plurimill&#233;naire &#187;. Il semble donc que nous soyons &#224; l'origine de la croyance en une &lt;em&gt;petra generatrix&lt;/em&gt;, cette roche ayant &#171; produit &#187; Mithra, initialement (selon le culte des Romains). Ajoutons les sacrifices d'animaux, vaches ou taureaux si possible, ou &#224; d&#233;faut moutons, ou ch&#232;vres, ex&#233;cut&#233;s devant l'entr&#233;e d'une petite grotte, et o&#249; le sang de l'animal sera soigneusement r&#233;pandu sur le sol&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='appendix' title='Il est cens&#233; &#171; ensemencer &#187; la terre, conform&#233;ment &#224; la tradition (...)' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; - j'ai assist&#233; &#224; l'un d'entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons &#233;voqu&#233; un personnage nomm&#233; Pir Shaliar. Il aurait &#233;t&#233; le dernier mage de ce culte dans la r&#233;gion, &lt;em&gt;Pir&lt;/em&gt; ayant d&#233;sign&#233; le plus haut grade d'initiation dans le mithra&#239;sme oriental&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb14' class='spip_note' rel='appendix' title='De nos jours, ce titre est port&#233; encore par des ma&#238;tres soufis, de l'Iran au (...)' id='nh14'&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La tradition colport&#233;e jusqu'&#224; nos jours veut que ce personnage, autorit&#233; morale de la vall&#233;e, se trouvant confront&#233; &#224; l'islam, ait accept&#233; la conversion &#224; condition de pouvoir incorporer &#224; ce nouveau culte les &#233;l&#233;ments du sien qui lui &#233;taient les plus chers. Cette initiative permettra ult&#233;rieurement de remonter jusqu'&#224; la source.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9278 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH400/2260-6-021f4.gif?1686652603' width='300' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mehr dans l'histoire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abordons maintenant les terres plus famili&#232;res de l'Histoire. Une Histoire tr&#232;s ancienne commen&#231;ant &#224; Jiroft, dans la province de Kerman, la Carmanie ch&#232;re &#224; Marco Polo. Le site arch&#233;ologique de Jiroft a &#233;t&#233; d&#233;couvert en 2002, et ses vestiges remontent &#224; quelques si&#232;cles avant Sumer, au minimum&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb15' class='spip_note' rel='appendix' title='Sur ce sujet, voir mon ouvrage Le miroir du monde, la Perse, de la Gen&#232;se &#224; (...)' id='nh15'&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Nous trouverons dans le mus&#233;e national de cette ville des objets &#233;tonnants, principalement des coupes, ou d'autres r&#233;cipients sur lesquels sont grav&#233;s des personnages hybrides, mi-hommes, mi-animaux, affrontant les forces de la nature primitive, symbolis&#233;es par le bestiaire de cette &#233;poque. Lions, taureaux, serpents, scorpions... Le combat de l'Homme en lui-m&#234;me afin de vaincre son aspect primitif, animal, et en incorporer les qualit&#233;s, les sublimer. Un chemin vers l'immortalit&#233;, ou le mythe de Guilgamesh, avant son heure. Ce mythe de Guilgamesh - ou celui qui le pr&#233;c&#232;de, &#224; Jiroft - sera l'anc&#234;tre de ce culte de Mithra, pourquoi pas, cens&#233; porter l'adepte &#224; son accomplissement, sa perfection. Un mythe universel, que l'on retrouve en d'autres lieux (en Cr&#232;te, notamment, dans celui de Th&#233;s&#233;e et du Minotaure).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mithra est n&#233; avant Zarathoustra - Zartousht dans son pays d'origine, &#224; ce jour. Mais quand est n&#233; ce Zartousht, pour dessiner une perspective ? Les &lt;em&gt;mobed&lt;/em&gt; de l'Iran actuel semblent unanimes pour le faire appara&#238;tre bien avant l'heure officielle, fix&#233;e au VIIe ou VIe si&#232;cle avant notre &#232;re. Et la diff&#233;rence n'est pas minime ! Selon le calendrier en usage dans la communaut&#233; zoroastrienne, identique &#224; celui du pays hormis la date de d&#233;part, nous sommes &#224; ce jour de l'ann&#233;e 2016 en 3754, date fix&#233;e &#224; partir du commencement du minist&#232;re de Zarathoustra, &#224; l'&#226;ge de trente ans. En ajoutant ces trente ann&#233;es nous obtenons une date de naissance en l'an 1768 avant notre &#232;re, soit &#224; peu pr&#232;s au moment de l'arriv&#233;e des Aryens en Iran d'apr&#232;s l'estimation donn&#233;e dans ce pays. O&#249; est la date exacte ? Probablement plus loin que celle retenue par nos manuels d'histoire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb16' class='spip_note' rel='appendix' title='?' id='nh16'&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Mehr, ou Baga, comme Ahour&#226; Mazd&#226;, sont donc de vieux routiers, ayant une foule de choses &#224; nous apprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9279 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH260/2260-7-96d2c.gif?1686652603' width='400' height='260' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'empire perse, d&#233;j&#224; pr&#233;figur&#233; sous la dynastie m&#232;de, &#224; partir du VIIe si&#232;cle avant notre &#232;re, appara&#238;tra dans toute sa gloire avec le r&#232;gne de Cyrus II, dit le Grand&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb17' class='spip_note' rel='appendix' title='Cyrus Ier &#233;tait son grand-p&#232;re, et r&#233;gna avant la fondation de la dynastie (...)' id='nh17'&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, moins de deux si&#232;cles plus tard. Un empereur magnifique, pr&#233;curseur, &#224; l'origine de la poste, mais aussi de la premi&#232;re d&#233;claration des Droits de l'Homme&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb18' class='spip_note' rel='appendix' title='Insistons sur le r&#244;le civilisateur de la Perse ach&#233;m&#233;nide, &#224; l'origine, entre (...)' id='nh18'&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Et tol&#233;rant, donnant une place &#233;gale aux d&#233;it&#233;s de son empire. Et elles &#233;taient nombreuses &#224; l'&#233;poque ! Mardouk, Ishtar, les divinit&#233;s babyloniennes ; celles des autres royaumes. Mais aussi celles de ses racines, Ahour&#226; Mazd&#226;, Mithra, An&#226;hit&#226;, la d&#233;esse-m&#232;re, et d'autres encore - Zarathoustra et son monoth&#233;isme sont enterr&#233;s depuis longtemps, nous le voyons. Celle des H&#233;breux aussi, peuple captif qu'il lib&#233;ra de son asservissement, le rendant libre de retourner chez lui. Et la Bible en parle, ne tarit pas d'&#233;loges sur Cyrus, &#171; l'Oint du Seigneur &#187;, &#171; le Messie &#187; ! Des divinit&#233;s en pagaille, et un beau syncr&#233;tisme aussi, obligatoire. Et la Bible en t&#233;moigne. L'apparition des anges, archanges et autres ch&#233;rubins remonte &#224; cette &#233;poque. Mithra y pointe le bout du nez. Esdras nous parle d'un Mithredath&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb19' class='spip_note' rel='appendix' title='Mithrad&#226;ta en r&#233;alit&#233;, &#171; Donn&#233; par Mithra &#187;. Ce nom sera port&#233; entre autres par (...)' id='nh19'&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; bis (Esdras, 1:8), Daniel de la r&#233;surrection des morts, emprunt&#233;e aux cultes iraniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les si&#232;cles passent. Puis Alexandre fait irruption. Il aime la Perse, l'admire, la d&#233;teste &#224; la fois. La passion, dans sa folie la plus meurtri&#232;re. Pers&#233;polis br&#251;lera, les &#171; biblioth&#232;ques aux archives &#187;, m&#233;moire d'un peuple, de sa culture, seront br&#251;l&#233;es aussi, ou bien pill&#233;es. Ses successeurs, d'origine grecque, seront plus sages, ou en tout cas moins virulents : les S&#233;leucides r&#233;gneront sur un acquis qui s'effritera progressivement, puis les verra dispara&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dynastie des Arsacides&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb20' class='spip_note' rel='appendix' title='Du nom de son premier souverain, Arsace Ier. Elle durera presque cinq cents (...)' id='nh20'&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ou Parthes, venue de l'est de la Perse, redonnera &#224; ce pays sa gloire d&#233;chue, en partie. Mehr reviendra en force - il n'&#233;tait pas pour autant disparu ! On le trouvera inclus au sein d'une trinit&#233;, entre papa maman : Ahour&#226; Mazd&#226; le p&#232;re, An&#226;hit&#226; la m&#232;re (ou N&#226;hid, &#171; l'Immacul&#233;e &#187;). La Sainte Trinit&#233; donc, avant l'heure&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb21' class='spip_note' rel='appendix' title='Cette trinit&#233; &#233;tant apparue d&#232;s la dynastie ach&#233;m&#233;nide. Il s'agit donc &#224; cette (...)' id='nh21'&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Sans l'Esprit Saint ? Pas d'inqui&#233;tude, tout est pr&#233;vu ! Il sera le premier des Amesha Spenta, les sept &#171; Saints Immortels &#187; subordonn&#233;s &#224; Ahour&#226; Mazd&#226; : Spenta Mainyou, litt&#233;ralement &#171; Saint Esprit &#187; (que nous trouverons dans le zoroastrisme).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arr&#234;tons &#224; la dynastie arsacide cette &#233;vocation historique, pour le moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle semble indiquer un tournant dans l'&#233;volution du culte de Mehr, qui jouira d'un int&#233;r&#234;t plus large - d'o&#249; pourquoi pas, entre autres, son influence sur le christianisme, apparu &#224; cette &#233;poque - avant de d&#233;cliner sous la dynastie suivante o&#249; nous verrons Zarathoustra r&#233;appara&#238;tre et imposer son Dieu unique, sans aucun compromis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9280 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH574/2260-8-0e290.gif?1686652603' width='300' height='574' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Objets &#233;tonnants d&#233;couverts sur le site arch&#233;ologique de Jiroft&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le temps infini&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Examinons une religion de cette &#233;poque, peu connue, et o&#249; notre ami Mehr aura tenu sa place, comme il se doit : le zervanisme. Une religion monoth&#233;iste, comme les aiment les Iraniens, apparue dans les monts du Zagros (une habitude !), Dieu sait quand&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb22' class='spip_note' rel='appendix' title='Elle est d&#233;j&#224; pr&#233;sente sous les Ach&#233;m&#233;nides, &#224; partir du VI&#232;me si&#232;cle avant notre (...)' id='nh22'&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zervan est le Temps infini. Le dieu Cronos&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb23' class='spip_note' rel='appendix' title='A l'origine du mot chronologie.' id='nh23'&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en quelque sorte, piqu&#233; aux Grecs, peut-&#234;tre. La comparaison s'arr&#234;tant l&#224;. Il a, subordonn&#233;e &#224; lui, notre Sainte Trinit&#233; des Arsacides : Ahour&#226; Mazd&#226;, Mithra, An&#226;hit&#226; ; et aussi le vilain Ahriman, le diable, version persique&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb24' class='spip_note' rel='appendix' title='On trouve aussi d'autres versions o&#249; An&#226;hit&#226; n'appara&#238;t pas et se trouve (...)' id='nh24'&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Un diable bien occup&#233;, &#233;tant battu en br&#232;che par le zoroastrisme dans le m&#234;me temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un dieu r&#233;gnant au Ciel, dirigeant la destin&#233;e des hommes, contenant en lui-m&#234;me le bien et le mal, la lumi&#232;re et son contraire. Un dualisme bien affirm&#233;, avec Mithra au centre, arbitrant les deux principes. Et le Monde est r&#233;gi par ce double principe ! Trois mille ans pour l'un, trois mille ans pour l'autre ; plus trois mille sans vainqueur ni perdant, o&#249; chacun se bat pour soi (serions-nous dans ce troisi&#232;me ?)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb25' class='spip_note' rel='appendix' title='Une autre version y voit quatre p&#233;riodes de 3000 ans (ces versions (...)' id='nh25'&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Un culte fataliste qui se m&#234;lera au mithra&#239;sme, les mages de l'un &#233;tant aussi les mages de l'autre, plus ou moins. D'o&#249; une bonne dose de syncr&#233;tisme, probablement. Les repr&#233;sentations d'un dieu &#224; t&#234;te de lion entour&#233; d'un serpent, exprim&#233;es &#224; l'int&#233;rieur du mithra&#239;sme romain, symbolisant son dieu, sont en r&#233;alit&#233; issues du zervanisme. Une religion qui verra son influence diminuer progressivement sous la dynastie suivante, au fur et &#224; mesure de la mont&#233;e en puissance du zoroastrisme, revenu sur le devant de la sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9281 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH700/2260-9-5a008.gif?1686652603' width='300' height='700' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bas-relief de Guilgamesh, mus&#233;e du Louvre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un tour en Mehr&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Offrons-nous un tour en mer et embarquons sur un navire mythique, Argo, qui nous m&#232;nera sur des terres mithra&#239;ques. Jason, fils du roi d'Iolcos, en Thessalie, r&#233;clame son tr&#244;ne &#224; P&#233;lias, son oncle usurpateur. Celui-ci le lui promet en &#233;change de la Toison d'Or, partie en Colchide, dans l'actuelle G&#233;orgie, et gard&#233;e par un roi jaloux. Une aventure jug&#233;e impossible par le tonton P&#233;lias, tout content de se d&#233;barrasser &#224; bon compte d'un jeune neveu trop ambitieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jason, accompagn&#233; des Argonautes, arrivera &#224; bon port au terme d'une travers&#233;e difficile, sem&#233;e d'emb&#251;ches, et tapera &#224; la porte d'A&#233;t&#232;s, le roi jaloux. Celui-ci, comme P&#233;lias, acquiescera &#224; sa demande au prix d'&#233;preuves insurmontables. Des &#233;preuves qu'il serait bien incapable d'accomplir, en v&#233;rit&#233;, sans l'aide de M&#233;d&#233;e, la fille d'A&#233;t&#232;s, tomb&#233;e amoureuse du beau Jason. Les deux amants r&#233;ussiront leur entreprise, emporteront la Toison d'Or, toison magique d'un b&#233;lier sacrifi&#233; &#224; Zeus, initialement. D&#233;laiss&#233;e par Jason, ayant acc&#233;d&#233; &#224; la royaut&#233;, M&#233;d&#233;e s'enfuira sur un char ail&#233; offert par le soleil, et tir&#233; par deux dragons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduisons cette belle histoire &#224; la lumi&#232;re de la Perse antique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action principale se d&#233;roule en Colchide. Un nom aux consonances persanes bien affirm&#233;es. Il &#233;voque &lt;em&gt;khorshid&lt;/em&gt; (rhorshid), &#171; le soleil &#187;, parfois nomm&#233; &lt;em&gt;kholshid&lt;/em&gt; dans ses terres d'origines. Nous voici donc partis dans un voyage vers le soleil, embl&#232;me et attribut du dieu Mithra. Jason sera aid&#233; par M&#233;d&#233;e, princesse m&#232;de comme son nom l'indique, et dont les terres sont celles de Mithra, ou Mehr - et la M&#233;die s'&#233;tendait jusqu'au sud de la G&#233;orgie, donc tout pr&#232;s de l'emplacement pr&#233;sum&#233; o&#249; se trouvait la Toison d'Or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les &#233;preuves impos&#233;es par A&#233;t&#232;s, Jason devra dompter deux taureaux crachant du feu. Le feu &#233;voque celui sacr&#233; du mazd&#233;isme ; et les taureaux Mithra, bien entendu. Il pourra alors d&#233;rober la Toison d'Or, ayant assimil&#233; la force et la lumi&#232;re des deux taureaux cracheurs de feu - comme dans le mythe de Guilgamesh, o&#249; le h&#233;ros incorpore les qualit&#233;s des animaux f&#233;roces qu'il aura combattus.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9282 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH344/2260-10-9fa86.gif?1686652603' width='500' height='344' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bas-relief du T&#226;gh-e Bost&#226;n &#224; Kerm&#226;nsh&#226;h repr&#233;sentant An&#226;hit&#226;, Khosro Parviz et Ahour&#226; Mazd&#226;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Examinons cette toison en or. D'aucuns l'ont rapproch&#233;e des peaux de ch&#232;vre utilis&#233;es jadis pour r&#233;colter de l'or en les plongeant dans l'eau des rivi&#232;res aurif&#232;res. Cette technique se pratiqua en G&#233;orgie, comme elle se pratiqua aussi en France dans la rivi&#232;re Jordanne, arrosant la ville d'Aurillac&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb26' class='spip_note' rel='appendix' title='Deux noms incluant la racine &#171; or &#187;.' id='nh26'&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Une technique qui permettait de r&#233;colter quelques paillettes, tout au plus. Pas de quoi faire une toison d'or en tout cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi s'agit-il donc alors ? Pas d'une toison, mais du b&#233;lier portant cette toison. Le b&#233;lier est un symbole de feu. Mo&#239;se le d&#233;couvrit pr&#232;s d'un buisson ardent. Il est aussi symbole de sacrifice, comme l'agneau, assimil&#233; plus tard &#224; J&#233;sus-Christ. Consid&#233;rons maintenant le mithra&#239;sme. Mithra portait la Xvarenah, ou la Farnah&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb27' class='spip_note' rel='appendix' title='Xvarenah (prononc&#233; Rvarenah) se donnait dans le F&#226;rs (au centre de l'Iran) et (...)' id='nh27'&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'aur&#233;ole lumineuse entourant son visage, ou tout son corps, exprimant sa nature ign&#233;e, donc divine. Nous trouvons dans ce dernier nom la racine &lt;em&gt;far&lt;/em&gt;, &#171; gloire &#187; en vieux perse, la Farnah &#233;tant la &#171; Gloire divine &#187;. Et cette Farnah &#233;tait repr&#233;sent&#233;e par un b&#233;lier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un b&#233;lier donc, symbole du dieu Mithra... Un agneau un peu plus tard, symbole de J&#233;sus-Christ. Papa et son fiston.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons &#224; nos moutons - nous restons dans la m&#234;me famille !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jason a donc trouv&#233; sa Farnah... Pardon, sa Toison d'Or ! Il vient d'accomplir le p&#233;riple des adeptes de Mithra. Ce chemin int&#233;rieur o&#249; l'on s'enfonce dans ses t&#233;n&#232;bres, d&#233;busquant des forces arch&#233;typales. Le voyage du &#171; corbeau &#187;, et ses premi&#232;res &#233;preuves. Arrive la &#171; nymphe &#187;, sa moiti&#233; f&#233;minine, d&#233;cid&#233;e &#224; l'aider. Elle se nomme M&#233;d&#233;e. Il se battra comme &#171; un soldat &#187; face aux taureaux cracheurs de feu, deviendra &#171; lion &#187;, go&#251;tera &#224; l'ambroisie, le &#171; lait &#187;. Devenu &#171; saint &#187;, il acc&#233;dera au &#171; soleil &#187; de la V&#233;rit&#233;, &lt;em&gt;khorshid&lt;/em&gt;... ou Colchide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;ni&#232;me version du mythe, peut-&#234;tre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jason retournera en Gr&#232;ce o&#249; il r&#233;pudiera M&#233;d&#233;e, une fois devenu roi. Une erreur bien s&#251;r, le privant de sa moiti&#233; indispensable. Celle-ci s'envolera vers le ciel sur un char offert par le soleil. Ou offert par Mithra, dieu solaire, la ramenant au bercail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mythe pouvant symboliser aussi la greffe de l'influence orientale sur l'Occident, n'ayant pas prise. Ou l'inverse. D'o&#249; un monde bipolaire, attendant d'&#234;tre unifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La joyeuse religion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retournons sous les Sassanides, &#224; cette &#233;poque o&#249; fleurira dans l'empire une multitude de religions : mithra&#239;sme, zervanisme, mand&#233;isme&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb28' class='spip_note' rel='appendix' title='Religion baptiste, pr&#233;sente encore de nos jours en Irak et en Iran (Jean le (...)' id='nh28'&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, juda&#239;sme, bouddhisme... et zoroastrisme bien s&#251;r, religion officielle du pays. Un cocktail explosif, mais qui n'explosera pas, ou peu, &#233;pisodiquement, l'esprit perse ayant eu cette qualit&#233; particuli&#232;re d'assimiler, de dig&#233;rer, de transformer, donnant sa propre empreinte aux nouveaux arrivants. Les &#171; iranisant &#187; en quelque sorte. Il en fera de m&#234;me avec l'islam un peu plus tard, chez lui, de mani&#232;re plus discr&#232;te. Une qualit&#233; orientale que l'on trouvera aussi dans l'hindouisme, plus &#224; l'est, incluant dans son panth&#233;on les dieux des concurrents, devenus avatars de Vishnou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux derni&#232;res en date auront toutefois quelques difficult&#233;s, et feront exception &#224; la r&#232;gle.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9283 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH270/2260-11-ad7ce.gif?1686652603' width='500' height='270' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Plaque en bronze du mythe de zerv&#226;n, province du Lorest&#226;n&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le manich&#233;isme, religion n&#233;e au pays et tendant &#224; se substituer &#224; la religion officielle, proposera un syncr&#233;tisme aguicheur, ayant subordonn&#233; &#224; Ormazd (Ahour&#226; Mazd&#226;) Mithra, J&#233;sus et Bouddha. Tol&#233;r&#233;e, puis ensuite pers&#233;cut&#233;e, cette religion &#233;migrera &#224; l'Est, jusqu'en Chine, o&#249; elle saura perdurer quelques si&#232;cles. Le mazdacisme, ayant eu quelques racines dans le manich&#233;isme, poussera l'apologie de la lumi&#232;re - lumi&#232;re universelle, dont chacun a sa part - jusqu'&#224; l'extr&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parlons un peu de celui-ci et restons dans cette lumi&#232;re, leitmotiv obligatoire des religions d'Iran. Depuis Baga, depuis Mithra, depuis Zarathoustra... Une lumi&#232;re particuli&#232;re cette fois, &#233;clairant en demi-teinte une religion originale v&#233;hiculant de bonnes id&#233;es... et de beaucoup moins bonnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commen&#231;ons par le meilleur ; ce meilleur nous donnant &#224; comprendre son succ&#232;s dans les classes populaires. Et pr&#233;parons nos drapeaux rouges. Nous sommes devant l'anc&#234;tre du communisme, bien avant Karl Marx, bien avant les d&#233;fil&#233;s &#224; la louange d'une belle id&#233;e. Une id&#233;e large... trop large peut-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le papa de cet anc&#234;tre se nomme Mazdak. Il y a de la lumi&#232;re dans son nom, &#233;voquant Ahour&#226; Mazd&#226;, et ses pr&#233;ceptes moraux, int&#233;gr&#233;s dans une religion monoth&#233;iste, comme il se doit dans son pays, pr&#244;neront l'&#233;galit&#233; absolue. Totale, les adeptes devant partager leurs biens d'une mani&#232;re rigoureuse. Un discours qui fera mouche en ce Ve si&#232;cle o&#249; les d&#233;faites de l'empire auront entra&#238;n&#233; mis&#232;re et souffrance dans les classes les plus basses. Curieusement, le monarque de l'&#233;poque, Kav&#226;d, se convertit au mazdacisme avant d'&#234;tre destitu&#233; par une partie de l'aristocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons la face moins belle du mazdacisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons parl&#233; d'&#233;galit&#233; absolue. Celle-ci ira jusqu'&#224; l'extr&#234;me, incluant les femmes dans le partage des biens. Ces derni&#232;res seront enlev&#233;es, exil&#233;es, distribu&#233;es. Les ch&#226;teaux de la noblesse seront pill&#233;s, les femmes &#233;tant comprises dans le butin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kav&#226;d reprit son tr&#244;ne, adopta une politique oppos&#233;e. La r&#233;volution mazdaciste prendra fin dans un massacre g&#233;n&#233;ral lors de la f&#234;te de Mehrag&#226;n, en l'an 528. Ce culte survivra souterrainement. On retrouvera beaucoup plus tard, durant l'islam, quelques fid&#232;les de la &#171; joyeuse religion &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb29' class='spip_note' rel='appendix' title='Khourramdin&#226;n dans le langage de l'&#233;poque.' id='nh29'&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les royaumes hittite et mitannique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Varouna, Indra et les jumeaux Nassatya.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous le trouverons aussi &#224; l'Est, jusqu'au nord de l'Inde, et au-del&#224; (peut-&#234;tre, entre autres, dans le nom du site bouddhique de Bagan, ou Baga, en Birmanie).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;De nos jours Kurdistan se dit Kordest&#226;n, Pays des Kords.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Livre des Rois&lt;/i&gt;, relatant l'histoire mythique de la Perse, &#233;crit vers l'an 1000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Elle se trouve &#224; quelques kilom&#232;tres &#224; vol d'oiseau de la ville martyr d'Halabja.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ahouraman, encore donn&#233; de nos jours, &#233;voluera en Houraman, puis Ouraman.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Langue de la Perse ancienne &#224; l'origine de l'Avesta, texte fondateur du zoroastrisme.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Litt&#233;ralement &#171; Nouveau Jour &#187; en persan.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='appendix'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Kordest&#226;n&lt;/i&gt;. Mohammad Ebrahim Zare&#239; (&#233;d. Gooya).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb11'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='appendix'&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le zoroastrisme a rel&#233;gu&#233; Mithra au rang d'archange sous la dynastie sassanide (IIIe au VIIe si&#232;cle apr&#232;s J.-C.).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb12'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='appendix'&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un rocher lisse et d'un aspect plus dur que ceux des alentours.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb13'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='appendix'&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il est cens&#233; &#171; ensemencer &#187; la terre, conform&#233;ment &#224; la tradition mithra&#239;que.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb14'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh14' class='spip_note' title='Notes 14' rev='appendix'&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;De nos jours, ce titre est port&#233; encore par des ma&#238;tres soufis, de l'Iran au nord de l'Inde.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb15'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh15' class='spip_note' title='Notes 15' rev='appendix'&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur ce sujet, voir mon ouvrage &lt;em&gt;Le miroir du monde, la Perse, de la Gen&#232;se &#224; nos jours, Histoire et mythes fondateurs&lt;/em&gt;, &#233;d. Les 3 Orangers (pp. 16-20).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb16'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh16' class='spip_note' title='Notes 16' rev='appendix'&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb17'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh17' class='spip_note' title='Notes 17' rev='appendix'&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cyrus Ier &#233;tait son grand-p&#232;re, et r&#233;gna avant la fondation de la dynastie ach&#233;m&#233;nide.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb18'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh18' class='spip_note' title='Notes 18' rev='appendix'&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Insistons sur le r&#244;le civilisateur de la Perse ach&#233;m&#233;nide, &#224; l'origine, entre autres, des syst&#232;mes d'irrigation dans les &#233;mirats arabes du golfe Persique, en usage encore de nos jours, ou du creusement d'un canal en Egypte, reliant le Nil &#224; la mer Rouge.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb19'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh19' class='spip_note' title='Notes 19' rev='appendix'&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mithrad&#226;ta en r&#233;alit&#233;, &#171; Donn&#233; par Mithra &#187;. Ce nom sera port&#233; entre autres par plusieurs souverains arsacides.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb20'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh20' class='spip_note' title='Notes 20' rev='appendix'&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Du nom de son premier souverain, Arsace Ier. Elle durera presque cinq cents ans, &#224; partir de - 250 (environ).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb21'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh21' class='spip_note' title='Notes 21' rev='appendix'&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette trinit&#233; &#233;tant apparue d&#232;s la dynastie ach&#233;m&#233;nide. Il s'agit donc &#224; cette &#233;poque de mazd&#233;isme, confondu &#224; tort, bien souvent, avec le zoroastrisme.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb22'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh22' class='spip_note' title='Notes 22' rev='appendix'&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Elle est d&#233;j&#224; pr&#233;sente sous les Ach&#233;m&#233;nides, &#224; partir du VI&#232;me si&#232;cle avant notre &#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb23'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh23' class='spip_note' title='Notes 23' rev='appendix'&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A l'origine du mot chronologie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb24'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh24' class='spip_note' title='Notes 24' rev='appendix'&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On trouve aussi d'autres versions o&#249; An&#226;hit&#226; n'appara&#238;t pas et se trouve remplac&#233;e par Ahriman.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb25'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh25' class='spip_note' title='Notes 25' rev='appendix'&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une autre version y voit quatre p&#233;riodes de 3000 ans (ces versions diff&#233;rentes &#233;tant dues &#224; une &#233;volution de ce culte dans le temps).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb26'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh26' class='spip_note' title='Notes 26' rev='appendix'&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Deux noms incluant la racine &#171; or &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb27'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh27' class='spip_note' title='Notes 27' rev='appendix'&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Xvarenah (prononc&#233; Rvarenah) se donnait dans le F&#226;rs (au centre de l'Iran) et Farnah en M&#233;die (notons la proximit&#233; de ces deux noms avec celui de Svar, dans le Rig V&#233;da, se rapportant &#224; la lumi&#232;re solaire vue dans un sens symbolique)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb28'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh28' class='spip_note' title='Notes 28' rev='appendix'&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Religion baptiste, pr&#233;sente encore de nos jours en Irak et en Iran (Jean le Baptiste est un de ses proph&#232;tes).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb29'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh29' class='spip_note' title='Notes 29' rev='appendix'&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Khourramdin&#226;n&lt;/i&gt; dans le langage de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Religions et dynasties au pouvoir en Iran Antique</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2260</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2260</guid>
		<dc:date>2016-08-07T16:12:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Shah&#226;b Vahdati</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'ancienne religion des tribus iraniennes &lt;br class='autobr' /&gt;
L'ancienne s&#233;paration entre les tribus iraniennes et indiennes a probablement eu lieu au cours du deuxi&#232;me mill&#233;naire av. J.-C. Jusqu'&#224; cette &#233;poque, les croyances religieuses et la langue de ces deux groupes tribaux &#233;taient similaires. Une certaine id&#233;e de l'ancienne religion des Iraniens peut &#234;tre donn&#233;e par la religion v&#233;dique indienne. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Avest&#226; comporte des indications sur le culte des esprits des anc&#234;tres (fravashi, qui devient plus tard fravahr). Comme les (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique241" rel="directory"&gt;N&#176; 128, juillet 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2260-0aa95.png?1686652603' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'ancienne religion des tribus iraniennes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&lt;/strong&gt;ancienne s&#233;paration entre les tribus iraniennes et indiennes a probablement eu lieu au cours du deuxi&#232;me mill&#233;naire av. J.-C. Jusqu'&#224; cette &#233;poque, les croyances religieuses et la langue de ces deux groupes tribaux &#233;taient similaires. Une certaine id&#233;e de l'ancienne religion des Iraniens peut &#234;tre donn&#233;e par la religion v&#233;dique indienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&lt;em&gt;Avest&#226;&lt;/em&gt; comporte des indications sur le culte des esprits des anc&#234;tres (&lt;em&gt;fravashi&lt;/em&gt;, qui devient plus tard &lt;em&gt;fravahr&lt;/em&gt;). Comme les anciens Indiens, les Iraniens v&#233;n&#233;raient les animaux sacr&#233;s comme la vache, le chien et le coq. Il existait aussi une boisson sacr&#233;e nomm&#233;e &lt;em&gt;haoma&lt;/em&gt; (soma indou). En outre, tout comme les asuras en Inde (les plus anciens dieux), les Iraniens honoraient les esprits nomm&#233;s Ahour&#226; et au contraire, les Devas (qui conservent jusqu'&#224; aujourd'hui en Inde leur statut de dieu), consid&#233;r&#233;s par les Iraniens comme des mauvais esprits. Les noms de certains de ces dieux sont identiques ou tr&#232;s proches : Mithra est le dieu du soleil, le mauvais esprit, Angra (correspond au v&#233;dique Indra), un autre est Yima (le dieu des agriculteurs, des bergers et le l&#233;gislateur en Iran) et correspond au v&#233;dique Yama.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la base de ces croyances archa&#239;ques, les Iraniens ont d&#233;velopp&#233; une religion originale : le mazd&#233;isme ou zoroastrisme.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9300 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH291/2259-1-57a90.gif?1686652604' width='500' height='291' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Manuscrit de l'Avest&#226;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le mazd&#233;isme &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&lt;em&gt;Avest&#226;&lt;/em&gt; - au moins les 17 chants de Gathas - a &#233;t&#233; attribu&#233; au proph&#232;te Zoroastre (forme grecque de Zarathushtra signifiant &#171; le possesseur de chameaux dor&#233;s &#187;), figure l&#233;gendaire du VIe si&#232;cle av. J.-C. et contemporain du roi Vist&#226;sp (&#224; ne pas confondre avec Hystaspes, p&#232;re de Darius Ier). Certains le situent &#224; une &#233;poque encore plus avanc&#233;e, tandis que d'autres mettent en question l'existence m&#234;me d'une telle personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de base de l'&lt;em&gt;Avest&#226;&lt;/em&gt; est l'existence d'un dualisme de la lumi&#232;re et de l'obscurit&#233; dans le monde. Les deux sont incorpor&#233;s dans des images de lumi&#232;re et de bont&#233; (Ahour&#226;) et du mal (Ahriman). Le nom de ce dernier n'a pas &#233;t&#233; mentionn&#233; dans les textes anciens nomm&#233;s &lt;em&gt;Gatha&lt;/em&gt;, qui comporte en revanche les mots de &lt;em&gt;darvand&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;daruzh &lt;/em&gt;signifiant menteur. Aupr&#232;s d'Ahour&#226; Mazd&#226; existent six esprits lumineux mineurs qui s'appellent Amesha Spenta (les saints immortels). En dessous d'eux, d'autres esprits, les anges (&#034;Yazat&#034;) sont la personnification des &#233;l&#233;ments purs (ciel, soleil, air, vent, feu, eau, etc.) ou des qualit&#233;s morales. Ils s'opposent tous &#224; une m&#234;me quantit&#233; d'esprits t&#233;n&#233;breux dont les plus importants sont Angra (comparable &#224; l'indien Indra), Eshmo (devenu Asmod&#233;e en Europe, l'un des noms du diable).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ahour&#226; Mazd&#226; est consid&#233;r&#233; comme &#233;tant le cr&#233;ateur de tout ce qui existe, mais il a cr&#233;&#233; tout ce qui est clair, propre, raisonnable, bon pour le peuple. A l'inverse, Angra Mainyu incarne tout ce qui est mal, impur et dangereux. La terre cultiv&#233;e, les animaux domestiques, les &#233;l&#233;ments propres comme la terre, l'eau et en particulier le feu, l'esprit de v&#233;rit&#233;, de sagesse, de bont&#233; ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s par Ahour&#226; Mazd&#226; tandis que l'obscurit&#233;, le d&#233;sert, les animaux sauvages, les oiseaux de proie, les reptiles, les insectes, la maladie, la mort, l'infertilit&#233;, le mensonge, le mal et les impuret&#233;s morales ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s par Angra Mainyu.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9301 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2259-2-82168.gif?1686652604' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Restes du temple de la d&#233;esse An&#226;hit&#226;, Kang&#226;var, pr&#232;s d'Ecbatane&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La religion sous les M&#232;des &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La religion des M&#232;des est l'une des formes de l'ancienne religion aryenne ayant pr&#233;c&#233;d&#233; le zoroastrisme. Sous le r&#232;gne des Ach&#233;m&#233;nides, les M&#232;des conservent leur religion qu'ils opposent au zoroastrisme pur des Perses. Il n'est donc pas &#233;tonnant que les pr&#234;tres de cette religion (appel&#233;s mages) appartenaient &#224; la tribu des M&#232;des.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On apportait des offrandes au pied de la d&#233;esse de la fertilit&#233; An&#226;hit&#226; Ardvisura. A Ecbatane, la principale ville des M&#232;des, se trouvait le grand temple de la d&#233;esse An&#226;hit&#226; (Anaitis pour les auteurs grecs). Se r&#233;f&#233;rant &#224; H&#233;rodote (historien grec du Ve si&#232;cle av. J.-C.), Strabon (historien romain du Ier si&#232;cle av. J.-C.) mentionne les rituels ayant lieu dans ce temple. D'apr&#232;s lui, les femmes m&#232;des au service du temple d'An&#226;hit&#226; se livraient aux hommes de familles nobles (elles appartenaient aussi &#224; des classes &#233;lev&#233;es) en &#233;change de cadeaux. Elles n'offraient jamais l'hospitalit&#233; aux &#233;trangers de leur classe, et ne choisissaient que des amants ayant un statut social plus &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sous les Ach&#233;m&#233;nides &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coexistence de la foi monoth&#233;iste mazd&#233;enne avec l'ancienne religion iranienne ne prend fin qu'avec la formation de la monarchie ach&#233;m&#233;nide, o&#249; le zoroastrisme devient la religion d'Etat. Selon une hypoth&#232;se, la mont&#233;e en puissance des Ach&#233;m&#233;nides (au milieu du VIe si&#232;cle av. J.-C.) a &#233;t&#233; accompagn&#233;e par une sorte de bouleversement religieux. Pendant le r&#232;gne des M&#232;des (612-550 av. J.-C.), les mages avaient une position dominante en tant qu'unique caste sacerdotale du pays. On ne sait pas si les mages et l'ensemble des M&#232;des v&#233;n&#233;raient Ahour&#226;, les Devas, ou les deux en m&#234;me temps sans les opposer les uns aux autres. En renversant le pouvoir des rois m&#232;des en 550 av. J.-C., les Perses ach&#233;m&#233;nides hostiles aux mages choisissent les pr&#234;tres mazd&#233;ens (appel&#233;s &lt;em&gt;mobed&lt;/em&gt;) qui pr&#234;chent les id&#233;es d'un Zoroastre ayant agi comme un r&#233;formateur. Cependant, les mages n'acceptent pas ce nouvel ordre sans r&#233;sistance, et la plus grande r&#233;bellion contre les rois ach&#233;m&#233;nides sera dirig&#233;e par un mage nomm&#233; Gaum&#226;ta (en 523). Les rois ach&#233;m&#233;nides se sont proclam&#233;s eux-m&#234;mes avec insistance comme partisans d'Ahour&#226; Mazd&#226; &#224; travers de nombreuses inscriptions retrouv&#233;es de l'&#233;poque, et comme des protecteurs du divin et du sacr&#233;. A l'inverse, les ennemis se dressant contre eux &#233;taient consid&#233;r&#233;s comme les adorateurs des Devas (les d&#233;mons).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9302 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH455/2259-3-10768.gif?1686652604' width='300' height='455' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ernst Emil Herzfeld &#224; Pers&#233;polis&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;On peut remarquer ce fait clairement sur une inscription du roi Xerx&#232;s (&#233;tudi&#233;e en 1935 par Herzfeld). On y lit : &#171; Dieu est grand, celui qui a cr&#233;&#233; cette terre, qui a cr&#233;&#233; les cieux, qui a cr&#233;&#233; l'homme, qui a fait Xerx&#232;s roi, l'un des nombreux rois, l'un des nombreux ma&#238;tres&#8230; (le pays est consid&#233;r&#233; comme subordonn&#233; &#224; Xerx&#232;s)&#8230; et parmi ceux-ci figurent des contr&#233;es o&#249; l'on adorait autrefois les Devas et puis, par la volont&#233; d'Ahour&#226; Mazd&#226;, j'ai vaincu les Devas et interdit qu'on les respecte, et ordonn&#233; que d&#233;sormais, on adore Ahour&#226; Mazd&#226; et le ciel... Ce que j'ai fait, je l'ai fait par la gr&#226;ce d'Ahour&#226; Mazd&#226;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dieu Ahour&#226; Mazd&#226; est incarn&#233; par une image anthropo&#239;de coupl&#233;e avec un symbole solaire. Il couronne notamment le sommet de la grande inscription de Bisotoun datant du r&#232;gne de Darius Ier et qui compte parmi les monuments ach&#233;m&#233;nides les plus importants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, il est fort possible de penser que la transition du culte des Devas (les anciennes divinit&#233;s tribales aryennes) vers le mazd&#233;isme et la conversion finale &#224; la religion d'Ahour&#226; Mazd&#226; a &#233;t&#233; notamment motiv&#233;e par des raisons politiques. La religion d'Ahour&#226; Mazd&#226; &#233;tait principalement destin&#233;e &#224; sanctifier d'une aura religieuse le pouvoir royal. La politique religieuse des Ach&#233;m&#233;nides &#233;tait habile et prudente : ils n'intervenaient pas dans les cultes qui existaient d&#233;j&#224; dans les pays ni dans les pays s&#233;mitiques et l'Egypte. Cependant, dans les r&#233;gions de l'empire o&#249; vivaient les peuples iraniens, le culte centralis&#233; d'Ahour&#226; Mazd&#226; fut propag&#233;, et les Ach&#233;m&#233;nides interdirent strictement l'ancien culte des Devas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sous la dynastie des Parthes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est connu que certains des rois parthes avaient des sympathies vis-&#224;-vis de la religion zoroastrienne, mais ils ne r&#233;ussirent pas &#224; prot&#233;ger cette religion de divers &#233;carts et interventions. Du livre des l&#233;gendes nomm&#233; &lt;em&gt;Ardavir&#226;f-N&#226;meh&lt;/em&gt;, nous apprenons que l'incroyance, les innovations religieuses et le syncr&#233;tisme &#233;taient r&#233;pandus au sein de la population majoritaire. Peu avant, le pehlevi avait cess&#233; d'&#234;tre la langue officielle et l'enseignement du livre sacr&#233; des zoroastriens &#233;crit dans cette langue, avait &#233;t&#233; peu &#224; peu oubli&#233;. Tout cela a dur&#233; jusqu'&#224; ce que, finalement, apr&#232;s cinq si&#232;cles, la confusion entre divers types de croyances religieuses et une certaine d&#233;cadence culturelle conduisent &#224; des troubles sociaux. L'indulgence des Parthes n'aboutit ni &#224; l'&#233;closion d'une libre pens&#233;e ou &#224; une renaissance de la culture, ni &#224; une r&#233;forme religieuse. Cependant, la situation change avec l'arriv&#233;e des Sassanides.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9303 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2259-4-90b10.gif?1686652604' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Fravahar, un des symboles les plus connus du zoroastrisme en haut de l'inscription, &lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Bisotoun, Kerm&#226;nsh&#226;h&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sous les Sassanides &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centralisme religieux est la caract&#233;ristique principale du r&#233;gime politique des Sassanides (du IIIe si&#232;cle au VIIe si&#232;cle), o&#249; la religion mazd&#233;enne devient une v&#233;ritable religion d'Etat et l'&lt;em&gt;Avest&#226;&lt;/em&gt; est &#233;crite sous la forme d'un livre sacr&#233;. La religion mazd&#233;enne sert de banni&#232;re nationale &#224; la lutte contre les Etats chr&#233;tiens m&#233;diterran&#233;ens (Byzance, et autres) et, plus tard, contre le califat musulman.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ardeshir Ier, roi et grand pr&#234;tre zoroastrien &#224; l'origine de la renaissance du zoroastrisme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avec la d&#233;faite de l'Empire ach&#233;m&#233;nide, l'hostilit&#233; entre les M&#232;des et les Perses s'estompe. Apr&#232;s le r&#232;gne des S&#233;leucides et des Parthes, les Sassanides r&#233;ussissent &#224; cr&#233;er un grand empire qui durera cinq si&#232;cles, autour de l'id&#233;e d'un pays avec une seule religion. Bien que l'&lt;i&gt;Avest&#226;&lt;/i&gt; ne reconnaisse pas les mages comme des chefs religieux, le titre de &lt;i&gt;magupat&lt;/i&gt; (mage) sera pourtant accept&#233; au sein du pouvoir durant la p&#233;riode sassanide, pour &#234;tre chang&#233; plus tard en &lt;i&gt;mobad&lt;/i&gt; (pr&#234;tre zoroastrien) et largement utilis&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien que dans le pass&#233;, les M&#232;des aient &#233;t&#233; vaincus par les Perses et que leurs mages (chefs religieux) aient perdu de leur influence, sous les Sassanides, ils arrivent de nouveau au pouvoir et s'engagent en faveur de la grandeur des rois iraniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appuy&#233; par un courage remarquable, Ardeshir Ier, sh&#226;h et grand pr&#234;tre zoroastrien (ou Magupat) r&#233;ussit &#224; vaincre Artaban V, le dernier roi parthe, en 224 et acc&#232;de au tr&#244;ne. D&#232;s le d&#233;but de son r&#232;gne, il s'autoproclame Sh&#226;h garant de la loi politique et religieuse du zoroastrisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le &lt;em&gt;Sh&#226;hn&#226;meh&lt;/em&gt; (Livre des Rois) de Ferdowsi, nous pouvons notamment lire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;La religion et le gouvernement sont ensemble comme la bague et la pierre,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9304 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH366/2259-5-4a0b4.gif?1686652604' width='400' height='366' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Premi&#232;res pages de l'&lt;/em&gt;Ardavir&#226;f-N&#226;meh&lt;em&gt;, manuscrit appartenant &#224; Thomas Hyde&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pas de gouvernement sans religion, et pas de religion sans conseil d'administration&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le r&#232;gne d'Alexandre de Mac&#233;doine et des Parthes consid&#233;r&#233;s comme partisans des Grecs, la religion zoroastrienne, (s'opposant &#224; la culture et la religion &#233;trang&#232;res) commence &#224; s'affaiblir et tend &#224; sombrer dans l'oubli. Ardeshir Ier est donc d&#233;termin&#233; &#224; lui rendre sa grandeur oubli&#233;e, et son premier acte une fois au pouvoir est de redonner &#224; cette foi l'&#233;clat qu'elle avait &#224; l'&#233;poque des rois ach&#233;m&#233;nides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'eschatologie zoroastrienne, le sauveur promis de la fin des temps sera lui aussi dot&#233; &#224; la fois du statut de chef religieux et politique, et ce en vue de vaincre et d'&#233;liminer les forces du mal dans le monde lors de la bataille ultime du bien et du mal (Dinkard, Volume 2). Plus tard, Ardeshir Ier charge un grand &lt;em&gt;mobed &lt;/em&gt;nomm&#233; Tansari de collecter des parties de l'&lt;em&gt;Avest&#226;&lt;/em&gt; et de compiler un livre sacr&#233;. Cette initiative royale rencontre une grande faveur de la part des pr&#234;tres zoroastriens. Chacun d'entre eux essaie ainsi de contribuer &#224; ce projet en fonction de ses capacit&#233;s, faisant de cet &#233;v&#233;nement un exemple sans pareil dans l'histoire de la religion zoroastrienne.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9305 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2259-6-c71ae.gif?1686652604' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bas-relief &#224; Naqsh-e Rajab montrant l'investiture de Ardeshir Ier ( centre gauche ) recevant l'anneau de puissance et le diad&#232;me du dieu Ahour&#226; Mazd&#226; (centre droit), &#233;poque sassanide,&lt;/em&gt; &lt;br&gt;&lt;em&gt;province de F&#226;rs&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;cup&#233;ration des feuilles disparates de l'&lt;em&gt;Avest&#226;&lt;/em&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce travail de rassemblement a &#233;t&#233; commenc&#233; par Ardeshir Ier et poursuivit avec grand s&#233;rieux par ses successeurs, en particulier Sh&#226;hpour II, appuy&#233; par son grand vizir et c&#233;l&#232;bre chef religieux Adarbad Mehras-Pend (Dinkard, Volume 9). Mais l'id&#233;e de transcrire l'&lt;i&gt;Avest&#226;&lt;/i&gt; dans le cadre d'un livre n'a pas &#233;t&#233; facilement accueillie. Transcrire l'&lt;i&gt;Avest&#226;&lt;/i&gt; revenait, pour certains zoroastriens, &#224; le rabaisser au rang d'objet mat&#233;riel. D'un autre c&#244;t&#233;, il &#233;tait n&#233;cessaire de compiler l'&lt;i&gt;Avest&#226;&lt;/i&gt; car le zoroastrisme devenait la religion officielle du pays. Il fallait donc convaincre les coreligionnaires h&#233;sitants. Pour prouver le bien-fond&#233; de ce choix et gagner la confiance des gens, Adarbad organisa une &#233;preuve en conformit&#233; avec les l&#233;gendes religieuses : il ordonna qu'on verse sur sa poitrine nue 27 kg d'&#233;tain fondu ; il en sortit indemne. A la suite de cet &#233;v&#233;nement, plusieurs pr&#234;tres zoroastriens pieux et vertueux se mirent &#224; collaborer au projet &#224; travers le pays. Sur cette base, le roi Sh&#226;hpour d&#233;clara officiellement la lic&#233;it&#233; de la compilation de l'&lt;i&gt;Avest&#226;&lt;/i&gt;, et publia un d&#233;cret selon lequel dans le cas o&#249; les pr&#234;tres s'opposeraient &#224; ce projet, ils seraient priv&#233;s de leurs droits d'&#234;tre consid&#233;r&#233;s comme des chefs de la religion zoroastrienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la m&#234;me &#233;poque, les pr&#234;tres iraniens d&#233;battaient sur l'&#233;tat de l'&#226;me humaine apr&#232;s sa mort et cherchaient &#224; acc&#233;der &#224; des connaissances fiables sur l'au-del&#224;, notamment afin de convaincre ceux qui ne croyaient pas. Ils choisirent un groupe compos&#233; de sept pr&#234;tres qui &#233;lurent le meilleur d'entre eux, un pr&#234;tre nomm&#233; Arda-Vir&#226;f. Celui-ci organisa des c&#233;r&#233;monies religieuses pr&#233;liminaires et entra dans un &#233;tat d'extase qui dura sept jours, jusqu'&#224; ce que son esprit acc&#232;de &#224; la lumi&#232;re et voit les bienfaiteurs au Ciel et les p&#233;cheurs en Enfer. Apr&#232;s avoir repris conscience, il d&#233;crivit ce qu'il avait vu, ce qui devint la base des connaissances sur la vie &#233;ternelle dans la vision du monde mazd&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le juda&#239;sme en Iran&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La religion juive est pr&#233;sente en Iran depuis de nombreux si&#232;cles. D&#232;s l'&#233;poque de la conqu&#234;te de Babylone au VI si&#232;cle av. J.-C. par Cyrus II, les juifs lib&#233;r&#233;s des cha&#238;nes babyloniennes vivent en bon voisinage avec les Iraniens. Le livre &#233;crit en pehlevi nomm&#233; le &lt;em&gt;Shahrest&#226;n-h&#226;ye Ir&#226;ni&lt;/em&gt; (Les villes iraniennes) confirme que l'ensemble des villes iraniennes avaient leur quartier juif.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9306 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH401/2259-7-b6804.gif?1686652604' width='300' height='401' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Buste d'Ardeshir Ier&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cependant, peu &#224; peu, les deux peuples s'&#233;loignent l'un de l'autre. Les livres en pehlvi commencent &#224; les consid&#233;rer d'abord comme des &#233;trangers, puis comme des ennemis. Par exemple, le Dinkard refuse que la foi juive ait une origine divine, et la lie au contraire au personnage sanguinaire de Zahh&#226;k et aux d&#233;mons (&lt;em&gt;daevas&lt;/em&gt;). Dans le cinqui&#232;me volume du m&#234;me livre, un certain Seno (nom d'un chef religieux zoroastrien) demande au sh&#226;h de parler aux juifs, et de promulguer un d&#233;cret pour agir contre le d&#233;veloppement de la foi juive dans le pays, car &#171; ils sont la cause de la propagation du mal et la m&#233;chancet&#233; parmi les fid&#232;les de la foi mazd&#233;enne &#187;. Dans l'une des &#339;uvres zoroastriennes ult&#233;rieures, Nabuchodonosor est lou&#233; pour avoir dispers&#233; les juifs (&lt;em&gt;Minou-Kherad&lt;/em&gt;). Apr&#232;s l'arriv&#233;e de l'islam cependant, les Juifs acc&#232;dent au rang de minorit&#233; reconnue, et vivent en paix et bonne entente avec leurs voisins musulmans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La promotion du christianisme en Iran&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le christianisme arrive en Iran au cours de la domination des Parthes. Au d&#233;but du r&#232;gne des Sassanides, le christianisme est consid&#233;r&#233; comme l'une des religions de l'Iran, mais constituant une plus grande menace que les autres religions du fait de l'intensit&#233; de son pros&#233;lytisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le chroniqueur Vigrame, l'auteur d'une &lt;em&gt;Histoire de l'Eglise assyrienne&lt;/em&gt;, l'un des &#233;v&#234;ques chr&#233;tiens d&#233;clare qu'apr&#232;s sa mort, l'&#226;me du sh&#226;h d'Iran ira en Enfer avec le diable, tandis que les &#226;mes des chr&#233;tiens iront au Ciel. En outre, un pr&#234;tre chr&#233;tien d'Iran demanda au grand &#233;v&#234;que de Byzance de sauver les chr&#233;tiens iraniens de la puissance mal&#233;fique des Sassanides. Les &#233;v&#233;nements de ce genre ont &#233;t&#233; source de l'&#233;mergence d'inimiti&#233; et de haine entre les chr&#233;tiens et les zoroastriens. Les conflits sont plus tendus entre les dirigeants des deux religions, sujets aux fanatismes religieux et exacerbant l'hostilit&#233; sur la base de la foi. Pendant cette p&#233;riode, les pr&#234;tres zoroastriens pers&#233;cutent plus que jamais les apostats et l'ath&#233;isme est consid&#233;r&#233; comme l'un des plus grands p&#233;ch&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le nombre de pros&#233;lytes chr&#233;tiens augmente, en particulier lorsque les sh&#226;hs favorables au christianisme Yazdgard Ier et Hormoz IV montent sur le tr&#244;ne ou lorsque Khosr&#244; Ier et Khosr&#244; II choisissent pour &#233;pouse des chr&#233;tiennes. Noushz&#226;deh, l'un des fils de Khosr&#244; Ier, adopte officiellement la religion chr&#233;tienne, et Khosr&#244; II ordonne la construction d'&#233;glises &#224; la demande de son &#233;pouse chr&#233;tienne. De telles actions de la part de la famille du roi encouragent les chr&#233;tiens &#224; promouvoir et &#224; diffuser leur religion. Ainsi, pour les chr&#233;tiens, Yazdgard Ier est surnomm&#233; &#171; le roi saint &#187; et pour ses compatriotes zoroastriens, &#171; Yazdgard le p&#233;cheur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9307 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH408/2259-8-93594.gif?1686652604' width='300' height='408' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Adarbad Mehras-Pend, vizir de Sh&#226;hpour II et pr&#234;tre zoroastrien&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La scission des zoroastriens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, les dirigeants de la religion zoroastrienne voient une diminution de leur influence sur la population. Ils forment diverses sectes et factions pour interpr&#233;ter les lois de la religion, chacun selon ses go&#251;ts et compr&#233;hension. Les textes en pehlevi ne parlent que peu de cette p&#233;riode, mais il existe de nombreux textes grecs, syriens et arm&#233;niens &#224; ce sujet. Par exemple, Yeznik et Elisaus, deux &#233;crivains arm&#233;niens du Ve si&#232;cle, ont &#233;crit au sujet de la scission des zoroastriens. Le syrien Damaskius &#233;voque dans son livre &lt;em&gt;Odemus&lt;/em&gt; l'un de ces groupes zoroastriens qu'il appelle &#171; les adeptes de l'espace &#187;. Il dit : &#171; Ils sont convaincus que l'espace est le principal cr&#233;ateur, et de lui sont issues les deux forces antagonistes du bien et du mal. &#187; &#192; son tour, le grec Cumont, auteur des &lt;em&gt;Secrets de Mithra&lt;/em&gt;, &#233;crit : &#171; La plus importante et en m&#234;me temps la secte la plus d&#233;test&#233;e des zoroastriens est celle des zurv&#226;nites qui s'est attir&#233;e le plus grand nombre de partisans, et ceci peu apr&#232;s avoir &#233;t&#233; attaqu&#233;e par le gouvernement. Ils consid&#232;rent le temps (&lt;em&gt;zorv&#226;n &lt;/em&gt;ou &lt;em&gt;zurvan&lt;/em&gt;) comme &#233;tant le cr&#233;ateur principal de l'univers &#187;. Eux et des adeptes du mithra&#239;sme ont migr&#233; aux coins les plus recul&#233;s de l'Ouest, et les mithra&#239;stes ont finalement choisi le dieu Zurvan (ou Zorv&#226;n) &#224; la t&#234;te de tous leurs dieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9308 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH449/2259-9-da10e.gif?1686652604' width='300' height='449' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Khosr&#244; Ier, dit Anushirav&#226;n le Juste (en persan : &lt;/em&gt;Anoushirav&#226;n-e d&#226;dgar&lt;em&gt;)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#226;ni et le manich&#233;isme &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#226;ni naquit sous le r&#232;gne d'Artaban V, le dernier roi parthe. A 13 ans, il re&#231;ut sa premi&#232;re r&#233;v&#233;lation et commen&#231;a imm&#233;diatement &#224; diffuser sa proph&#233;tie. Il s'autoproclama dernier proph&#232;te et sous le r&#232;gne d'Ardeshir Ier, commen&#231;a &#224; pr&#234;cher sa nouvelle religion. Sous le r&#232;gne de Sh&#226;pour Ier, son influence &#233;tait telle qu'il r&#233;ussit &#224; convertir le roi &#224; sa foi. La religion de M&#226;ni continuera &#224; se r&#233;pandre jusqu'&#224; l'accession au tr&#244;ne du roi Vahram Ier. A partir de cette p&#233;riode, elle devient un adversaire s&#233;rieux de la religion zoroastrienne. Par cons&#233;quent, le clerg&#233; national de l'Iran incite le roi &#224; agir contre M&#226;ni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le roi et le grand pr&#234;tre zoroastrien demand&#232;rent &#224; M&#226;ni de s'exposer &#224; l'&#233;preuve de l'&#233;tain fondu, qui aurait prouv&#233; ou non la justesse de sa doctrine. Mais M&#226;ni d&#233;clina cette proposition, il fut donc jet&#233; en prison et ex&#233;cut&#233; en 276. Apr&#232;s l'assassinat de M&#226;ni, le mouvement manich&#233;en cessa de prosp&#233;rer en Iran. Cependant, ses croyances et son id&#233;ologie ne furent pas d&#233;truites, et ses adeptes continu&#232;rent de diffuser cette religion aux coins les plus recul&#233;s de l'Est (en particulier en Chine), ainsi que de l'Ouest. Et elle se propagea &#224; un point tel que, pendant un certain temps, le manich&#233;isme fut consid&#233;r&#233; avec le mithra&#239;sme comme un adversaire s&#233;rieux du christianisme &#224; Rome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nombreux textes en pehlevi s'attaquent fortement &#224; M&#226;ni et &#224; ses partisans. Ils l'appellent &#171; M&#226;ni Druj &#187;, ce qui signifie &#034;apostat&#034; ou &#034;blasph&#233;mateur&#034;. Dans le livre &lt;em&gt;Dinkard&lt;/em&gt;, il est consid&#233;r&#233; comme une sorte de &lt;em&gt;div&lt;/em&gt; (d&#233;mon), et ses disciples comme des &#171; imposteurs, stupides, sorciers et &#233;gar&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9309 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH433/2259-10-7221f.gif?1686652604' width='300' height='433' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Statue en pierre de Sh&#226;pour Ier, K&#226;zeroun, F&#226;rs&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mazdak et le mazdakisme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le manich&#233;isme, le mazdakisme est la deuxi&#232;me religion r&#233;volutionnaire populaire dont les principes ont &#233;t&#233; &#233;tablis par un pr&#234;tre zoroastrien nomm&#233; Mazdak, fils de B&#226;md&#226;d. Mazdak est un &lt;em&gt;mobad&lt;/em&gt; (pr&#234;tre mazd&#233;en) contemporain du roi sassanide Kavadh Ier, le p&#232;re de Khosr&#244; Ier. A cause de ses id&#233;es r&#233;volutionnaires et de ses prises de position sociales, il fut pr&#233;sent&#233; par le clerg&#233; zoroastrien comme un &#171; &lt;em&gt;darvande ab&#226;liche&lt;/em&gt; &#187; (blasph&#233;mateur maudit), et celui dont le p&#233;ch&#233; a cr&#233;&#233; de la confusion parmi les fid&#232;les (&lt;em&gt;Dinkard&lt;/em&gt;, Volume 11). La philosophie de Mazdak, emprunt&#233;e au mazd&#233;isme, consiste &#224; croire en l'existence des deux forces oppos&#233;es du bien et du mal, mais elle promeut un certain asc&#233;tisme en interdisant de manger de la viande et en cr&#233;ant une religion bas&#233;e sur le collectivisme et des consid&#233;rations d'ordre &#233;conomique. Mazdak d&#233;sapprouve la propri&#233;t&#233; priv&#233;e et encourage le partage du pouvoir entre ses partisans, afin d'&#233;liminer les vices tels que l'envie, la cruaut&#233; et l'inimiti&#233;, consid&#233;r&#233;es comme les racines du mal de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Cette doctrine r&#233;volutionnaire a attir&#233;, pendant un certain temps, l'attention des masses iraniennes &#224; un point tel que m&#234;me le roi d'Iran, Kavadh Ier, l'a accueillie favorablement. Mais plus tard, sous Khosr&#244; Ier, fils de Kavadh Ier, les pr&#234;tres zoroastriens se r&#233;unirent pour la remettre en cause et lutter contre elle. Cette foi fut jug&#233;e dangereuse pour l'&#233;quilibre de la soci&#233;t&#233; iranienne, et le roi publia un d&#233;cret autorisant la pers&#233;cution des disciples de Mazdak dans le but de lutter contre la propagation des principes de sa religion. Peu apr&#232;s (en 528 av. J.-C.), Mazdak et ses partisans furent expuls&#233;s d'Iran. Bien que ce coup dur aboutit &#224; une liquidation de l'id&#233;ologie proto-communiste de Mazdak en Iran, ses id&#233;es surv&#233;curent au-del&#224; des fronti&#232;res du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La d&#233;faite des Sassanides contre l'islam&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La mort de Khosr&#244; II, sous le r&#232;gne duquel l'Iran a lutt&#233; pour la derni&#232;re fois contre l'Occident (et en particulier l'Empire romain), est consid&#233;r&#233;e comme constituant le d&#233;but de la chute de l'Empire sassanide. L'arriv&#233;e au pouvoir des rois l&#226;ches et pusillanimes et les disputes majeures entre les chefs de l'arm&#233;e iranienne affaiblirent consid&#233;rablement l'empire sassanide. Khosr&#244; II s'engagea dans une longue guerre avec les Romains et les tribus de l'Est (de l'Asie centrale). D'autres fl&#233;aux comme la peste et la s&#233;cheresse frapp&#232;rent le pays. D'autre part, des id&#233;ologies &#233;trang&#232;res emprunt&#233;es notamment &#224; l'Occident p&#233;n&#233;tr&#232;rent en Iran. Les Iraniens de foi mazd&#233;enne jusqu'alors z&#233;l&#233;s dans le travail commenc&#232;rent &#224; mener une vie oisive au lieu de cultiver la terre, ce qui fragilisa davantage le pays face &#224; ses ennemis. En outre, les diff&#233;rentes croyances et les principes religieux divergents contribu&#232;rent &#224; l'affaiblissement du sentiment de patriotisme. Et lorsque le dernier roi sassanide Yazdgard III acc&#233;da au tr&#244;ne, une tribu venue de la p&#233;ninsule arabique, dot&#233;e d'une nouvelle religion, envahit l'Iran et remporta une victoire &#233;crasante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; M. Boyce, &lt;em&gt;Zoroastritsi : verovania i obicha&#239;&lt;/em&gt; (Les zoroastriens : croyances et coutumes), Moscou, 1988.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Lelikov, LA, &lt;em&gt;Zoroastrisme : yavlenie i problemi, localnie i synchreticheskie culti&lt;/em&gt; (Le zoroastrisme : ph&#233;nom&#232;ne et probl&#232;mes, cultes locaux et syncr&#233;tiques), Ed. Nauka, Moscou, 1991.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; R&#226;zi, H&#226;shem, &lt;em&gt;Maz&#226;heb-e bozorg-e doni&#226; &lt;/em&gt;(Les grandes religions du monde), Ed. Forouhar, T&#233;h&#233;ran, 1981.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Diakonov, Igor, &lt;em&gt;T&#226;rikh-e m&#226;d-h&#226; &lt;/em&gt;(L'histoire des M&#232;des), Tr. de Karim Kesh&#226;varz, T&#233;h&#233;ran, 1966.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Dary&#226;&#239;, Touradj, &lt;em&gt;Sh&#226;h&#226;nsh&#226;hi-e s&#226;ss&#226;ni &lt;/em&gt;(La dynastie sassanide), Tr. Mortez&#226; S&#226;ghebfar, Ed. Ghoghnous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#233;h&#233;ran, 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La notion d'attente chez les zoroastriens</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2259</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2259</guid>
		<dc:date>2016-08-07T16:12:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marzieh Khaz&#226;&#239;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La question de l'attente est aussi ancienne que l'homme lui-m&#234;me. Des &#233;tudes &#233;tymologiques ont montr&#233; qu'en tant que signifiant, cette notion a des signifi&#233;s communs avec le terme &#034;espoir&#034;. En outre, ce mot, quelle que soit la langue dans laquelle il est exprim&#233;, recouvre deux sens distincts : l'immobilit&#233; d'un c&#244;t&#233;, et l'esp&#233;rance, et donc un certain mouvement, de l'autre. Dans le domaine religieux, ce dernier sens sugg&#232;re la venue d'un sauveur et d'une finalit&#233; paradisiaque pour l'homme. Dans cet article, (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique241" rel="directory"&gt;N&#176; 128, juillet 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2259-0f6e7.png?1686652604' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_9270 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH386/2258-1-fa58f.gif?1686652604' width='500' height='386' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bas-relief de Fravahar, Pers&#233;polis&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La question de &lt;em&gt;l'attente&lt;/em&gt; est aussi ancienne que l'homme lui-m&#234;me. Des &#233;tudes &#233;tymologiques ont montr&#233; qu'en tant que signifiant, cette notion a des signifi&#233;s communs avec le terme &#034;espoir&#034;. En outre, ce mot, quelle que soit la langue dans laquelle il est exprim&#233;, recouvre deux sens distincts : l'immobilit&#233; d'un c&#244;t&#233;, et l'esp&#233;rance, et donc un certain mouvement, de l'autre. Dans le domaine religieux, ce dernier sens sugg&#232;re la venue d'un sauveur et d'une finalit&#233; paradisiaque pour l'homme. Dans cet article, nous tenterons d'analyser la notion d'attente dans l'une des religions de l'ancienne Perse, le zoroastrisme, au travers des questions suivantes : que signifie l'attente ? Quelle est l'origine du zoroastrisme, en tant que religion de l'ancienne Perse ? Et enfin, quels sont le but eschatologique, et l'origine du messianisme dans cette religion ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La d&#233;finition de l'attente&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attente est un substantif f&#233;minin issu du verbe attendre ; elle signifie &#233;galement la confiance et l'espoir.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Etymologique et historique du fran&#231;ais, (sous la dir. de Jean Dubois, Henri (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Ce terme est aussi utilis&#233; pour parler d'une personne que l'on attend, et, dans le christianisme, il &#233;voque le retour du Messie.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Grand Larousse de la langue fran&#231;aise, tome I, (sous la dir. de Louis (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#171; &lt;em&gt;J&#233;sus-Christ que les deux Testaments regardent : l'ancien comme attente, le nouveau comme son mod&#232;le, tous les deux comme leur centre (Pascal) ; ce mot est aussi synonyme d'esp&#233;rance, utopie, espoir (&#8230;).&lt;/em&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid.' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Ainsi, l'attente &#233;voque l'espoir de la venue d'une personne qui r&#233;tablira un monde id&#233;al o&#249; r&#232;gneront paix et justice, et o&#249; tout le monde vivrait dans la f&#233;licit&#233;. Ainsi, cette personne, que l'on trouve sous diverses appellations dans les diff&#233;rentes religions, est au c&#339;ur de l'id&#233;e de messianisme. En tant que religion monoth&#233;iste, le zoroastrisme la d&#233;finit comme attente du &#034;Saoshyant&#034;. Avant de traiter cet aspect plus en d&#233;tail, il est n&#233;cessaire de pr&#233;ciser les origines de cette religion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le zoroastrisme : la religion de l'ancienne Perse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mazd&#233;isme, qui est par d&#233;finition la religion d'Ahour&#226; Mazd&#226;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Guy Monnot, &#171; Abu Qurra et la pluralit&#233; des religions &#187;, in : Revue de (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#034;le Seigneur Sage&#034;, est la religion traditionnelle de l'ancienne Perse issue d'une r&#233;volution voulue par son fondateur, Zoroastre.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Jean Varenne, Zoroastre le proph&#232;te de l'Iran, Paris, &#233;dition Dervy, 1996, (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#201;tant donn&#233; que les anciens Perses ont re&#231;u cette religion de ce proph&#232;te, nous appelons le mazd&#233;isme, le zoroastrisme, qui est l'un des premiers monoth&#233;istes du monde. Il promet aussi pour la premi&#232;re fois dans l'Histoire humaine, l'&#233;ternit&#233; de l'&#226;me sous r&#233;serve du jugement dernier.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title=', page consult&#233;e le 12/06/2016' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Zoroastre vient r&#233;v&#233;ler l'existence d'un Dieu unique, Ahour&#226; Mazd&#226;, et les r&#233;v&#233;lations de Zoroastre sont compil&#233;es dans l'&lt;em&gt;Avesta&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='Jean Varenne, Zoroastre le proph&#232;te de l'Iran, op. cit., p. 11.' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9271 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2258-2-ca7f7.gif?1686652604' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ka'ba des zoroastriens, Naqsh-e Rostam, F&#226;rs&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Y est d&#233;crite la lutte entre le royaume de la Lumi&#232;re et celui des T&#233;n&#232;bres.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='Jean Varenne, Zarathushtra, Paris, Seuil, 2006, pp. 104-106 et p. (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; En outre, le feu est pour les zoroastriens le symbole de la sacralit&#233; rayonnante du Seigneur Sage qui assure la r&#233;novation purificatrice &#224; la fin des temps. Par ailleurs, l'un des th&#232;mes importants du zoroastrisme est la promesse d'une vie &#233;ternelle apr&#232;s la mort, o&#249; les &#226;mes seront ressuscit&#233;es. La notion de r&#233;surrection existe donc, et aura lieu &#224; la fin des temps avec l'av&#232;nement du Saoshyant, attendu par les zoroastriens, et qui est celui qui r&#233;tablira la justice &#224; travers la r&#233;forme du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'attente chez les zoroastriens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous l'avons &#233;voqu&#233;, dans le domaine religieux, l'attente implique la venue d'un Messie consid&#233;r&#233; comme lib&#233;rateur, d&#233;sign&#233; et envoy&#233; par Dieu. Dans le zoroastrisme, les interpr&#233;tations concernant le Saoshyant (&#034;messie&#034;) sont nombreuses. Cependant, les sp&#233;cialistes sugg&#232;rent que les Saoshyants seraient en r&#233;alit&#233; au nombre de trois, dont le plus important serait Astvat-Arta. Ils seraient apparus durant une p&#233;riode de trois mille ans, chacun durant un mill&#233;naire.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9272 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH332/2258-3-da55f.gif?1686652604' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Temple du feu des zoroastriens &#224; Yazd&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Selon le zoroastrisme, Soashyant est le dernier sauveur du monde.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='appendix' title='Henry Corbin, En Islam iranien, tome II, Paris, Gallimard, 1971, p. (...)' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; De surcro&#238;t, il aurait &#233;t&#233; choisi par Ahour&#226; Mazd&#226; pour raviver son culte.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='appendix' title='Jean Varenne, Zoroastre le proph&#232;te de l'Iran, op. cit., p. 83.' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Il est aussi consid&#233;r&#233; comme le fils de Zoroastre.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='appendix' title='Darius Shayegan, Henry Corbin, op. cit., p. 108.' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Il na&#238;tra lorsqu'une vierge, Eredat-fedhri, se baignera et sera f&#233;cond&#233;e dans le lac Kansoaya par la semence de Zoroastre, pr&#233;serv&#233;e depuis longtemps dans une vague et gard&#233;e par une l&#233;gion de Fravartis (anges).&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Le zoroastrisme annonce aussi qu'&#224; la fin du monde se d&#233;roulera une guerre destructrice entre le Bien et le Mal, les forces du Mal agissant sous la direction d'Ahriman, mais que finalement, le r&#232;gne du Bien adviendra gr&#226;ce &#224; la venue du Messie.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='appendix' title='Jean Varenne, Zarathushtra, op. cit., pp. 112-113.' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Apr&#232;s cette transfiguration se d&#233;roulera le Jugement d'Ahour&#226; Mazd&#226;, suite auquel les p&#233;cheurs seront envoy&#233;s en Enfer et les belles &#226;mes au Paradis.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb14' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., p. 136.' id='nh14'&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Il existe par ailleurs une coutume zoroastrienne selon laquelle chaque ann&#233;e, des pr&#234;tres se rendent sur une montagne se trouvant &#224; la fronti&#232;re de l'Iran et de l'Afghanistan. Ils y utilisent des proc&#233;d&#233;s pr&#233;conis&#233;s par les mages astrologues pour pr&#233;dire l'arriv&#233;e de l'&#233;toile annon&#231;ant la naissance du Messie.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb15' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., p. 39.' id='nh15'&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Encore aujourd'hui, l'attente est donc inh&#233;rente au zoroastrisme, comme celle du Douzi&#232;me Im&#226;m au chiisme, avec cependant des diff&#233;rences de doctrine substantielles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Etymologique et historique du fran&#231;ais&lt;/i&gt;, (sous la dir. de Jean Dubois, Henri Mitterrand et Albert Dauzat), Paris, Larousse, 2006, p. 54.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Grand Larousse de la langue fran&#231;aise&lt;/i&gt;, tome I, (sous la dir. de Louis Guilbert, Ren&#233; Lagan et Georges Niobey), Paris, Librairie Larousse, 1971, p. 297.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Guy Monnot, &#171; Abu Qurra et la pluralit&#233; des religions &#187;&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt; in :&lt;em&gt; Revue de l'histoire des religions&lt;/em&gt;, no. 1, vol 208, 1991, p. 54.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean Varenne, &lt;em&gt;Zoroastre le proph&#232;te de l'Iran&lt;/em&gt;, Paris, &#233;dition Dervy, 1996, 2006, 2012, p. 17.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.herdote.net/660_av_J_C_-synthese-248.php&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.herdote.net/660_av_J_C_-synthese-248.php&lt;/a&gt;, page consult&#233;e le 12/06/2016&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean Varenne, &lt;em&gt;Zoroastre le proph&#232;te de l'Iran, op. cit.&lt;/em&gt;, p. 11.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean Varenne, &lt;em&gt;Zarathushtra&lt;/em&gt;, Paris, Seuil, 2006, pp. 104-106 et p. 127.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Henry Corbin, &lt;em&gt;En Islam iranien&lt;/em&gt;, tome II, Paris, Gallimard, 1971, p. 168.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='appendix'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean Varenne, &lt;em&gt;Zoroastre le proph&#232;te de l'Iran, op. cit.,&lt;/em&gt; p. 83.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb11'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='appendix'&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Darius Shayegan, &lt;em&gt;Henry Corbin, op. cit.,&lt;/em&gt; p. 108.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb12'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='appendix'&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb13'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='appendix'&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean Varenne, &lt;em&gt;Zarathushtra&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;op. cit.,&lt;/em&gt; pp. 112-113.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb14'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh14' class='spip_note' title='Notes 14' rev='appendix'&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p. 136.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb15'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh15' class='spip_note' title='Notes 15' rev='appendix'&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p. 39.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Abdol-H&#226;di, Alfazli, &lt;em&gt;En attendant l'Im&#226;m Mahd&#238; (Dar Entez&#226;r-e Em&#226;m Mahd&#238;)&lt;/em&gt;, (traduit en persan par Mohammad Amini et en fran&#231;ais par l'auteur du m&#233;moire), T&#233;h&#233;ran, Institut d'Im&#226;m Mahdi, Institut Be'sat, 1982.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;- &lt;/strong&gt;Corbin, Henry, &lt;em&gt;En Islam iranien&lt;/em&gt;, tome II, Paris, Gallimard, 1971.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;- &lt;/strong&gt;Corbin, Henry, &lt;em&gt;Histoire de la philosophie islamique&lt;/em&gt;, Paris, Gallimard, 1986.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;em&gt;- Etymologique et historique du fran&#231;ais&lt;/em&gt;, (sous la dir. de Jean Dubois, Henri Mitterrand et Albert Dauzat), Paris, Larousse, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;- &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Grand Larousse de la langue fran&#231;aise&lt;/em&gt;, tome I, (sous la dir. de Louis Guilbert, Ren&#233; Lagan et Georges Niobey), Paris, Librairie Larousse, 1971.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Lowell Rubenstien, Richard, &lt;em&gt;L'imagination religieuse Th&#233;ologie juive et psychanalyse&lt;/em&gt;, Paris, Gallimard, 1971.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Khoury, Fauzy, &lt;em&gt;Le Messianisme dans les trois religions monoth&#233;istes : Juda&#239;sme, christianisme, Islam&lt;/em&gt;, (sous la dir. de Michel Melin), Paris 4, soutenue 1986.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Michaud, Yves, &lt;em&gt;Qu'est-ce que la culture ?,&lt;/em&gt; vol VI, (Universit&#233; de tous les savoirs sous la dir. d'Yves Michaud), Paris, &#233;dition Odile Jacob, 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Monnot, &#171; Abu Qurra et la pluralit&#233; des religions &#187;&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt; in : &lt;em&gt;Revue de l'histoire des religions&lt;/em&gt;, no. 1, vol 208, 1991.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Robert, Paul&lt;em&gt;, Le Nouveau Petit Robert&lt;/em&gt;, (sous la dir. de Josetts, Rey-Debove et Alain Rey), Paris, Nouvelle &#233;dition Mill&#233;sime, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Shayegan, Darius, &lt;em&gt;Henry Corbin, La topographie spirituelle de l'Islam iranien,&lt;/em&gt; Paris, &#233;dition de la Diff&#233;rence, 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Varenne, Jean, &lt;em&gt;Zarathushtra&lt;/em&gt;, Paris, Seuil, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;- &lt;/strong&gt;Varenne, Jean, &lt;em&gt;Zoroastre le proph&#232;te de l'Iran&lt;/em&gt;, Paris, derni&#232;re &#233;dition, &#233;dition Dervy, 1996, 2006, 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.herodote.net/660_av_J_C_-synthese-248.php&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.herodote.net/660_av_J_C_-synthese-248.php&lt;/a&gt;, page consult&#233;e le 12/06/2016&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Djashn-e sadeh, f&#234;te de la tradition zoroastrienne c&#233;l&#233;brant l'apparition du feu</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2258</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2258</guid>
		<dc:date>2016-08-07T16:12:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Ferreira</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, 100 jours avant Norouz, le Nouvel An iranien, a lieu Djashn-e sadeh, la F&#234;te du feu, tradition h&#233;rit&#233;e de la religion zoroastrienne, ant&#233;rieure &#224; l'arriv&#233;e de l'islam en Iran (de djashn, qui signifie f&#234;te en persan et sad, le nombre 100, car cette f&#234;te est c&#233;l&#233;br&#233;e 100 jours et 100 nuits avant Norouz, dans les villes d'Iran o&#249; est encore pr&#233;sente cette communaut&#233;). C&#233;l&#233;brant la lumi&#232;re et le soleil, elle est la plus grande f&#234;te iranienne avec Norouz. &lt;br class='autobr' /&gt;
On vient y retrouver le feu offert par Dieu (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique241" rel="directory"&gt;N&#176; 128, juillet 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2258-50598.png?1686652604' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, 100 jours avant Norouz, le Nouvel An iranien, a lieu Djashn-e sadeh, la F&#234;te du feu, tradition h&#233;rit&#233;e de la religion zoroastrienne, ant&#233;rieure &#224; l'arriv&#233;e de l'islam en Iran (de &lt;em&gt;djashn&lt;/em&gt;, qui signifie &lt;em&gt;f&#234;te&lt;/em&gt; en persan et &lt;em&gt;sad&lt;/em&gt;, le nombre 100, car cette f&#234;te est c&#233;l&#233;br&#233;e 100 jours et 100 nuits avant Norouz, dans les villes d'Iran o&#249; est encore pr&#233;sente cette communaut&#233;). C&#233;l&#233;brant la lumi&#232;re et le soleil, elle est la plus grande f&#234;te iranienne avec Norouz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On vient y retrouver le feu offert par Dieu aux hommes. Y assiste aussi une partie de la population, qui reste attach&#233;e &#224; ces racines mill&#233;naires de la tradition iranienne. Elle fait en effet partie des quatre grandes f&#234;tes annuelles de la tradition pr&#233;islamique avec :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Norouz qui c&#233;l&#232;bre l'arriv&#233;e du printemps et le d&#233;but d'une nouvelle ann&#233;e, &#224; l'&#233;quinoxe de mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Mehreg&#226;n : c&#233;l&#233;br&#233;e au d&#233;but de l'automne pour supporter les rigueurs de l'hiver qui arrive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Tireg&#226;n ou &#226;b p&#226;shan ou F&#234;te de l'eau, qui a lieu au d&#233;but de l'&#233;t&#233;. Dans la tradition iranienne, l'eau est la lumi&#232;re, incarn&#233;e par le feu des temples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9268 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L350xH455/2257-1-c2ec2.gif?1686652604' width='350' height='455' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le feu br&#251;le en permanence dans le temple zoroastrien de Yazd &#8211; Iran&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Un feu d'&#233;rable br&#251;le en permanence au temple zoroastrien de T&#233;h&#233;ran o&#249; nous admirons les tenues de f&#234;te des jeunes filles qui nous accompagnent, avant un d&#233;part pour Karaj dans la banlieue ouest de T&#233;h&#233;ran. Notre groupe est accueilli sous une immense tente install&#233;e dans un parc de loisirs modestement am&#233;nag&#233;, appartenant &#224; la communaut&#233; zoroastrienne de T&#233;h&#233;ran. Pendant une bonne partie de l'apr&#232;s-midi, nous allons &#233;couter les discours des responsables de la communaut&#233;, les &lt;em&gt;mobeds&lt;/em&gt;, mages de la tradition sassanide, appartenant &#224; l'origine &#224; la tribu m&#232;de des Aryens. Ils sont les gardiens du dogme religieux et forment la hi&#233;rarchie eccl&#233;siastique. Selon la tradition, les trois rois mages qui all&#232;rent rendre hommage &#224; l'enfant J&#233;sus dans sa grotte de Bethl&#233;em &#233;taient des pr&#234;tres zoroastriens venus de Perse. Ces messieurs d&#233;bonnaires rappellent les principes du zoroastrisme - puret&#233;, droiture, refus du mensonge, respect des &#233;l&#233;ments naturels : l'eau, le vent, le feu, la terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Discours entrecoup&#233;s par des r&#233;citants qui invoquent Dieu et Zartosht (le nom persan de Zarathoustra ou Zoroastre, proph&#232;te de la religion) dans des d&#233;clamations pleines d'emphase, et par des interm&#232;des de musique militaire tr&#232;s percutante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'&#233;minents intellectuels de la communaut&#233; zoroastrienne, repr&#233;sentants des arts, des lettres et des sciences, interviennent &#224; leur tour. Une grande part de leurs propos fait r&#233;f&#233;rence au &lt;em&gt;Sh&#226;hn&#226;meh&lt;/em&gt;, le &lt;em&gt;Livre des Rois&lt;/em&gt;, texte fondateur de la tradition iranienne, qui se r&#233;f&#232;re abondamment &#224; la religion zoroastrienne.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9269 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2257-2-9764e.gif?1686652604' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Femmes zoroastriennes de Kerm&#226;n se pr&#233;parant pour la f&#234;te de la f&#234;te de Sadeh&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Fereydoun Joneydi, professeur d'universit&#233; sp&#233;cialiste du &lt;em&gt;Sh&#226;hn&#226;meh&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir, dans La Revue de T&#233;h&#233;ran n&#176; 29 d'avril 2008, l'entretien que Monsieur (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, en r&#233;cite une partie. Puis, le Docteur Kazz&#226;zi, sp&#233;cialiste de litt&#233;rature persane et professeur d'universit&#233;, qui a &#233;crit une bonne cinquantaine d'ouvrages sur le &lt;em&gt;Sh&#226;hn&#226;meh&lt;/em&gt;, d&#233;clame un hommage au peuple persan mill&#233;naire. Une po&#233;tesse nous livre &#224; son tour un texte du &lt;em&gt;Sh&#226;hn&#226;meh&lt;/em&gt; sur la naissance du feu : &#171; En voulant tuer un serpent, le h&#233;ros lance une pierre dans sa direction. La pierre le manque mais frotte une autre pierre et le feu jaillit de ce choc &#187;. Diff&#233;rents officiels interviennent ensuite : le d&#233;put&#233; repr&#233;sentant la communaut&#233; au Majlis (parlement iranien) puis le chef de la police de T&#233;h&#233;ran qui confirme que tr&#232;s peu d'adeptes de la religion zoroastrienne se retrouvent en prison, preuve que ses grands principes sont un mod&#232;le pour le genre humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, le public pr&#233;sent se dirige vers le parc o&#249; les mobeds allument un immense feu. C'est tout &#224; fait bienvenu car la nuit est tomb&#233;e et il fait froid. De tr&#232;s nombreux jeunes gens sont pr&#233;sents, ils chantent, dansent et se tiennent par la main, en signe de solidarit&#233;. Enfin, l'hymne national iranien, chant&#233; par l'ensemble du public pr&#233;sent, vient clore cette journ&#233;e festive.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir, dans &lt;em&gt;La Revue de T&#233;h&#233;ran&lt;/em&gt; n&#176; 29 d'avril 2008, l'entretien que Monsieur Fereydoun Joneydi avait accord&#233; &#224; Djamileh Zia.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#212; An&#226;hid ! La d&#233;esse aryenne*</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2257</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2257</guid>
		<dc:date>2016-08-07T16:12:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Saeid Kh&#226;n&#226;b&#226;di</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#212; An&#226;hid ! Toi que j'adore ! La d&#233;esse immacul&#233;e, la plus cl&#233;mente, la plus puissante ! Fais de moi le plus grand des souverains du monde. Aide-moi &#224; vaincre les tyrans, &#224; dompter les d&#233;mons, &#224; triompher de l'arm&#233;e d'Ahriman. Fais-moi devenir le grand roi de tous les hommes de la terre. Accorde-moi un royaume qu'apr&#232;s moi, tu n'accorderas plus jamais &#224; nul autre. Certes, tu es la plus g&#233;n&#233;reuse ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis Houshang ! Le fils de Siy&#226;mak, le fils de Keyomars ! Je suis le roi des peuples Aryens. Le grand roi des (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique241" rel="directory"&gt;N&#176; 128, juillet 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2257-52d31.png?1686652604' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_9264 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH320/2256-1-9845a.gif?1686652605' width='500' height='320' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Temple d'An&#226;hid &#224; Kang&#226;var, province de Kerm&#226;nsh&#226;h, gravure d'Eug&#232;ne Flandin, 1851&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#212; An&#226;hid ! Toi que j'adore ! La d&#233;esse immacul&#233;e, la plus cl&#233;mente, la plus puissante ! Fais de moi le plus grand des souverains du monde. Aide-moi &#224; vaincre les tyrans, &#224; dompter les d&#233;mons, &#224; triompher de l'arm&#233;e d'Ahriman. Fais-moi devenir le grand roi de tous les hommes de la terre. Accorde-moi un royaume qu'apr&#232;s moi, tu n'accorderas plus jamais &#224; nul autre. Certes, tu es la plus g&#233;n&#233;reuse !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis Houshang ! Le fils de Siy&#226;mak, le fils de Keyomars ! Je suis le roi des peuples Aryens. Le grand roi des hommes libres et dignes des vastes territoires du Nord. Mon royaume s'&#233;tend sur sept pays, sept mers et sept cieux. Je suis Houshang, le premier qui s&#251;t faire du feu. Et apr&#232;s moi, mes peuples f&#234;teront annuellement ma d&#233;couverte du feu sacr&#233;. J'ai instruit mon peuple &#224; extraire du fer, &#224; cultiver la terre. Je leur ai appris &#224; construire des maisons, et ils me nomm&#232;rent ainsi Houshang, &#034;le bon sage qui offre de beaux domiciles&#034;. Et ils &#233;difieront des temples pour pratiquer &#233;ternellement le culte d'An&#226;hid. Et me voil&#224; au Mont C&#233;leste comme le premier roi qui sacrifie, en qu&#234;te de ta faveur, cent chevaux, mille vaches et dix mille moutons. Nos chevaux sont les montures les plus rapides et les plus hardies dans nos campagnes victorieuses contre les tribus sauvages des Terres t&#233;n&#233;breuses. Ils tirent nos chariots lors des batailles contre l'arm&#233;e du mal et du blasph&#232;me. Nos vaches sont les plus f&#233;condes car elles se nourrissent des plantes des meilleures plaines arros&#233;es par les pluies du mois d'Ab&#226;n. Nos moutons et nos brebis ont la laine la plus douce, car nos braves bergers les conduisent dans l'air frais des champs sans limites du Grand Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je t'adresse, de tout mon c&#339;ur, mes louanges et mes &#233;loges, comme mes p&#232;res le firent. &#212; grande d&#233;esse ! Ton royaume est aussi vaste que la surface de toutes les mers. Toi, la ma&#238;tresse du Grand Fleuve quand il descend du Mont de l'Est pour se jeter dans la Grande Mer en traversant les territoires des Aryens. Toi, la ma&#238;tresse de mille mers et mille fleuves. Chacun de tes fleuves est aussi long que la distance parcourue par un cavalier galopant &#224; grande vitesse durant quarante jours. Tes fleuves coulent dans les sept pays du monde pendant l'&#233;t&#233; et pendant l'hiver. Mont&#233;e sur ton chariot tir&#233; par les quatre chevaux blancs, tu vainquis tes ennemis : les d&#233;mons cruels, les hommes malfaiteurs, les sorciers hostiles et les mauvais esprits. Tes quatre chevaux se nomment Vent, Pluie, Nuage et Gr&#234;le. Toi, la d&#233;esse de l'eau, de la lumi&#232;re et de la f&#233;condit&#233;. Tu es l'Etoile du cr&#233;puscule et du soir dans le clair ciel du Grand Nord. Nous t'avons offert maints sacrifices. Et tu nous fis triompher de nos ennemis. Tu nous aidas &#224; alimenter nos enfants, &#224; bien dresser nos chevaux, &#224; bien &#233;lever nos troupeaux dans les plaines toujours vertes.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9265 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L350xH474/2256-2-fb98b.gif?1686652605' width='350' height='474' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Illustration du &lt;/em&gt;Sh&#226;hn&#226;meh&lt;em&gt; repr&#233;sentant Houshang sur le cheval tuant le D&#233;mon noir&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis Houshang. Notre dynastie conduisit les peuples Aryens vers le sud, au vaste pays de la Sainte-Terre o&#249; coulent tes grands Fleuves. L&#224;, les fleurs sont plus parfum&#233;es, les eaux sont plus douces. Le sol est plus fertile. Le ciel est plus cl&#233;ment. Le soleil est plus chaud. L&#224;, nos femmes et nos familles seront mieux prot&#233;g&#233;es contre les sauvages, car cette terre est entour&#233;e par deux grandes montagnes &#224; l'est et &#224; l'ouest et par deux grandes mers au sud et au nord. Mais je crains que mes enfants n'abandonnent le culte des dieux aryens ador&#233;s par nous depuis toujours. Les dieux qui nous ont guid&#233;s, lors de la grande migration, vers les terres &#233;tendues du sud o&#249; se trouve la Sainte-Terre. Nous nous agrandissons dans la nature, mais nos arri&#232;re-petits-enfants vont s'&#233;tablir dans les villes qu'ils vont b&#226;tir l&#224;, sur cette terre promise, et je crains qu'ils ne voient plus les signes des dieux dans le vol des faucons, dans la mise &#224; bas d'une jument, dans la beaut&#233; des tigres de la For&#234;t du Nord ou dans la splendeur des lions du Sud-Ouest, dans la danse des serpents du d&#233;sert ou dans la magie des vers &#224; soie qui se transforment en papillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu es An&#226;hid. Tu te d&#233;guises en silhouette de femme. Tu es apparue aux hommes comme une fille noble et libre, belle, de grande taille, d'un large buste ceint par une ceinture au milieu. Tes bras sont beaux, blancs, gros et d&#233;cor&#233;s par des ornements dor&#233;s. Tes souliers brillants couvrent tes pieds jusqu'&#224; la cheville. Tes boucles d'oreille sont carr&#233;es. Un collier d'or serr&#233; t'embrasse le cou. Ta couronne est orn&#233;e par cent &#233;toiles plus brillantes que V&#233;nus. Ta couronne octogone est dor&#233;e et pointue au niveau du front, et de longs rubans dor&#233;s en tombent. Ta robe de reine est faite des fourrures de trois cents animaux de mer. Elle brille comme les tissus d'or et d'argent dans le clair de lune. Toi, la d&#233;esse des fleuves et des mers, tu ouvres le fleuve pour que mon arri&#232;re-petit-fils et son peuple le traversent &#224; sec, en r&#233;compense du fait que ce dernier eut fait p&#233;rir des milliers de disciples d'Ahriman. Tu descends le Mont de l'Est dont l'altitude est mille fois plus haute que la taille d'un homme adulte. Tu poss&#232;des mille mers et mille fleuves. Sur la rive de chaque fleuve et au bord de chaque mer, tu te fis un prestigieux palais de cent fen&#234;tres brillantes et mille colonnes colossales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9266 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH349/2256-3-60c83.gif?1686652605' width='500' height='349' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Statue de An&#226;hit&#226; &#224; Mar&#226;gheh&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#212; An&#226;hid ! Mes louanges &#224; toi pour nous avoir accord&#233; &#224; moi et &#224; mes p&#232;res une vie joyeuse en pleine nature. Je te prie de nous accorder la b&#233;n&#233;diction et la prosp&#233;rit&#233; pour ma patrie et pour le sort de mes enfants. Prot&#232;ge mon pays du mal, de la s&#233;cheresse et de l'ennemi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, tu puniras mes enfants par le mal et la mal&#233;diction s'ils abandonnent le culte des dieux aryens. Le mensonge, la m&#233;chancet&#233;, la flatterie, l'orgueil, la moquerie, la maladie et la ruse se r&#233;pandront entre les hommes aryens. Les fronti&#232;res impos&#233;es par les monarques &#233;trangers les diviseront. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, tu les puniras par la s&#233;cheresse s'ils ne respectent plus la nature, l'eau, l'air et le sol. La pluie ne tombera plus. Les mers et les fleuves s'ass&#232;cheront. Les oiseaux ne voleront plus dans le ciel. Toi, la d&#233;esse des eaux mont&#233;es aux cieux, des eaux qui coulent sur la terre et celles cach&#233;es dans les profondeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9267 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2256-4-ff3f6.gif?1686652605' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Temple d'An&#226;hid, Bish&#226;pour, K&#226;zeroun,&lt;br&gt; province de F&#226;rs&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Certes, tu les puniras par l'ennemi. Le grand mage me r&#233;v&#233;la que le premier quittera l'Ouest pour br&#251;ler le palais de mes enfants. Le deuxi&#232;me viendra du D&#233;sert et d&#233;chirera nos tapis. Et le troisi&#232;me est l'homme guerrier aux yeux brid&#233;s qui d&#233;molira nos villes et brisera nos manuscrits. Et &#224; la fin des temps, les ennemis se multiplieront. Ils entoureront le pays. Ils se ligueront contre nous et cr&#233;eront une arm&#233;e de mercenaires barbus. Les d&#233;mons aux bleus yeux les soutiendront par les feux volcaniques apport&#233;s des pays lointains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#212; An&#226;hid ! Tu nous feras souffrir. Uniquement, en dieux nous nous confions. Les guerriers te demandent de les secourir durant les moments difficiles de la bataille, comme tu me secourus quand je commandais l'arm&#233;e de mon grand-p&#232;re Keyomars contre les forces diaboliques du D&#233;mon noir, en vue de venger le sang de mon p&#232;re Siy&#226;mak. Ne cesse pas, donc, de b&#233;nir mon royaume ! Je te prie de ne jamais laisser ma terre envahie par les d&#233;mons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#212; Ar&#233;dvi Soura An&#226;hita ! B&#233;nis Aryana Vedjah !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;* Ce texte fictif s'inspire largement des versets avestiques. D'apr&#232;s Aban Yasht, le 5e &#233;loge (yasht) d'Avesta. Houshang le roi Pishd&#226;di, le petit-fils de Keyomars, est le premier roi qui pratiqua le culte d'An&#226;hid.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ART PARIS 2016 Grand Palais, 31 mars - 3 avril Une foire d'art comme ph&#233;nom&#232;ne du march&#233;</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2256</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2256</guid>
		<dc:date>2016-08-07T16:12:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Brigaudiot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Des salons artistiques aux foires d'art &lt;br class='autobr' /&gt;
Paris est ind&#233;niablement une capitale des arts et de la culture ; l'offre est immense dans tous les domaines, que ce soit celui de l'art moderne et contemporain ou celui de l'histoire des arts, de la danse, du th&#233;&#226;tre, du cirque, du cin&#233;ma... Les foires d'art pullulent et se succ&#232;dent &#224; un rythme effr&#233;n&#233;. Autrefois, et jusqu'aux ann&#233;es soixante du si&#232;cle pass&#233;, les grandes manifestations artistiques &#233;taient plut&#244;t des biennales et des salons d'art, les uns aux (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique241" rel="directory"&gt;N&#176; 128, juillet 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2256-67a25.png?1686652605' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des salons artistiques aux foires d'art&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paris est ind&#233;niablement une capitale des arts et de la culture ; l'offre est immense dans tous les domaines, que ce soit celui de l'art moderne et contemporain ou celui de l'histoire des arts, de la danse, du th&#233;&#226;tre, du cirque, du cin&#233;ma... Les foires d'art pullulent et se succ&#232;dent &#224; un rythme effr&#233;n&#233;. Autrefois, et jusqu'aux ann&#233;es soixante du si&#232;cle pass&#233;, les grandes manifestations artistiques &#233;taient plut&#244;t des biennales et des salons d'art, les uns aux contenus plut&#244;t traditionnels, les autres se consacrant aux avant-gardes. La plupart d'entre eux recevaient directement les artistes s&#233;lectionn&#233;s en fonction de la nature de la manifestation, moyennant une participation financi&#232;re plut&#244;t modeste. Les galeries d'art ne faisaient pas partie du jeu, m&#234;me si un certain nombre des artistes exposants avaient &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;s dans les galeries par les critiques d'art et plus g&#233;n&#233;ralement par les membres du comit&#233; directeur ou du jury. Ces salons n'avaient gu&#232;re de caract&#232;re commercial et drainaient un public bien diff&#233;rent de celui des foires d'aujourd'hui ; et si leur acc&#232;s n'&#233;tait pas gratuit, il &#233;tait d'un co&#251;t extr&#234;mement modeste et par cons&#233;quent, permettait aux &#233;tudiants en art comme aux artistes de les parcourir. Ces salons &#233;taient par exemple celui de la Jeune Sculpture, Grands et Jeunes d'Aujourd'hui, Salon du Dessin et de la Peinture &#224; l'Eau.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9258 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH400/2255-1-dcbc5.gif?1686652605' width='300' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Photos : Foire de l'Art Paris 2016&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Art Paris : dans un cadre prestigieux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art Paris est une foire d'art contemporain dont la cr&#233;ation remonte &#224; 1998 ; aujourd'hui, elle fait partie du paysage et du calendrier parisiens, en tant qu'&#233;v&#233;nement accueillant plusieurs dizaines de milliers de visiteurs et plus de 140 galeries tant fran&#231;aises que venues d'autres pays (22 pays sont repr&#233;sent&#233;s) bien connues dans les foires d'art ou comme cette ann&#233;e, venues d'Azerba&#239;djan et d'Iran. Le Grand Palais qui accueille cette manifestation ne manque pas de lui donner une aura assez in&#233;gal&#233;e, notamment lorsque l'accueil des foires d'art se fait en des lieux moins prestigieux et moins gratifiants pour les &#339;uvres expos&#233;es, ceci malgr&#233; une organisation spatiale des foires d'art qui est extr&#234;mement standardis&#233;e en espaces modulaires et modulables. La superbe nef du Grand Palais offre une hauteur qui cr&#233;e une ind&#233;niable respiration, au contraire de ce qui peut se passer par exemple au Carrousel du Louvre ou au Carreau du Temple o&#249; l'atmosph&#232;re est bien diff&#233;rente et devient vite irrespirable aux moments de grande affluence.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9259 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2255-2-c8cd6.gif?1686652605' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Foire d'art et commerciale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art Paris est donc l'une de ces foires commerciales qui, en tant que telle, d&#233;termine les choix tant des exposants, des galeries, que les choix des artistes expos&#233;s par celles-ci. Car il est indispensable que les galeries vendent et vendent beaucoup pour tirer b&#233;n&#233;fice de l'op&#233;ration, laquelle est tr&#232;s on&#233;reuse, entre le prix tr&#232;s lourd de location d'un stand et le transport des &#339;uvres et des personnes, notamment lorsque la galerie vient de pays lointains. Paris est d'autre part une ville tr&#232;s ch&#232;re o&#249; s&#233;journer ne serait-ce qu'une semaine augmente le budget de fonctionnement de la galerie, ceci d'autant plus lorsqu'il s'agit de galeries comme SilkRoad venant d'Iran avec un taux de change extr&#234;mement d&#233;favorable par rapport &#224; l'euro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, Art Paris est une foire dont la &#171; qualit&#233; ressentie &#187; est en voie d'am&#233;lioration, m&#234;me si elle n'est pas l'une des plus grandes foires d'art comme Art Basel ou la FIAC. Les galeries y participant doivent imp&#233;rativement tirer b&#233;n&#233;fice de ces quelques jours que dure Art Paris. Cette obligation de chiffre d'affaires positif s'est peu &#224; peu impos&#233;e dans les foires d'art, tant en France que dans bien d'autres pays comme la Cor&#233;e, en raison d'un marasme plus ou moins g&#233;n&#233;ralis&#233; du march&#233; de l'art, en tout cas en ce qui concerne le niveau moyen du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9260 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2255-3-7b101.gif?1686652605' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Ici, avec Art Paris, m&#234;me si le niveau qualitatif est globalement bon, se vendent des &#339;uvres dans une fourchette de prix nettement inf&#233;rieure &#224; celle du grand march&#233;, celui des &#171; valeurs &#187; internationales soutenues tant par les grands collectionneurs priv&#233;s, le m&#233;c&#233;nat priv&#233; et les fondations priv&#233;es, que par les collectionneurs institutionnels que sont les mus&#233;es. Autre raison pour laquelle le galeriste exposant ses artistes &#224; Art Paris doit &#234;tre b&#233;n&#233;ficiaire, est l'&#233;volution des modalit&#233;s de fr&#233;quentation des galeries par le public et plus encore par les collectionneurs : la dispersion des galeries &#224; Paris, comme en beaucoup de grandes villes, n&#233;cessite des parcours de visite tr&#232;s contraignants sur le plan spatial et temporel. Loin est l'&#233;poque o&#249; presque toutes les bonnes galeries parisiennes &#233;taient regroup&#233;es &#224; Saint-Germain-des-Pr&#233;s ou aux alentours du Centre Pompidou. Le co&#251;t de l'immobilier locatif oblige les galeries &#224; &#171; s'expatrier &#187; vers des quartiers o&#249; les espaces se louent &#224; des prix acceptables eu &#233;gard &#224; leurs budgets. En m&#234;me temps que l'augmentation des loyers obligeait les galeries &#224; se d&#233;placer, la multiplication des foires d'art a g&#233;n&#233;r&#233; une modification des habitudes des collectionneurs, ceux-ci trouvant dans les foires un rapport tr&#232;s favorable entre voir de l'art et le temps n&#233;cessaire pour le voir, rapport beaucoup plus en conformit&#233; avec le temps dont peut disposer le collectionneur qui, socialement, appartient aux classes moyennes sup&#233;rieures et est professionnellement actif. En retour et au-del&#224; de la plainte assez g&#233;n&#233;ralis&#233;e des galeristes concernant un march&#233; peu dynamique, un certain nombre d'entre eux d&#233;clarent que leur chiffre d'affaires se fait d&#233;sormais davantage dans les foires d'art que dans la galerie elle-m&#234;me. Ce qui explique sans doute cette atmosph&#232;re de somnolence morose ressentie dans un certain nombre de galeries au sujet desquelles on peut se poser la question de leur raison d'&#234;tre en dehors de pr&#233;parer leur participation aux prochaines foires ; cependant, il faut &#234;tre galeriste pour participer aux foires d'art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_9261 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L350xH443/2255-4-e8876.gif?1686652605' width='350' height='443' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le travail du galeriste&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette foire Art Paris 2016 attire un public nombreux, et les galeristes s'activent r&#233;ellement &#224; expliquer le travail des artistes pr&#233;sent&#233;s aux collectionneurs potentiels ou d&#233;j&#224; acquis &#224; ces artistes. Du point de vue du travail de galeriste et de son &#233;volution, ce travail a lui-m&#234;me &#233;t&#233; modifi&#233; et il ne lui suffit plus d'attendre le collectionneur de passage, il lui faut conduire une d&#233;marche habile et relativement d&#233;licate visant &#224; convaincre celui-ci d'acheter telle ou telle &#339;uvre. Il y a donc un r&#233;el travail &#224; la fois commercial, p&#233;dagogique et relationnel &#224; effectuer et les formations universitaires intitul&#233;es M&#233;diation Culturelle aident certes les galeristes &#224; op&#233;rer de mani&#232;re pertinente. Il semble que les galeristes d'aujourd'hui ne sont plus les dilettantes que beaucoup parmi eux ont pu &#234;tre il y a quelques d&#233;cennies, mais des professionnels du commerce de l'art : la concurrence est vive avec une offre aussi importante que celle de cette session d'Art Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un choix d'&#339;uvres conforme au salon du collectionneur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit avant tout d'une foire d'art contemporain bien davantage qu'une foire d'art moderne ; la majorit&#233; des artistes expos&#233;s &#233;tant encore &#224; l'&#339;uvre, m&#234;me si on peut trouver des pi&#232;ces d'artistes disparus tels qu'Aur&#233;lie Nemours ou C&#233;sar. La diversit&#233; des pratiques artistiques est assez grande pour que le collectionneur puisse trouver celles qui l'attirent davantage que d'autres : peinture, sculpture, c&#233;ramique, photo, vid&#233;o, dessin sont bien repr&#233;sent&#233;s. D'autre part, le principe m&#234;me du jeune artiste &#171; prometteur &#187; semble s'&#234;tre estomp&#233; au profit d'artistes jouissant d'une reconnaissance confirm&#233;e, d'un parcours artistique clairement lisible. Le temps n'est peut-&#234;tre plus &#224; l'art exp&#233;rimental, le public des collectionneurs prend davantage de garanties que de risques. En fait, l'art que nous pouvons qualifier d'avant-garde ou d'exp&#233;rimental se d&#233;veloppe d&#233;sormais ailleurs que dans les galeries ou les foires d'art et les lieux o&#249; il peut se rencontrer sont par exemple le Palais de Tokyo, &#224; Paris, les centres d'art contemporain r&#233;partis sur le territoire de la France n&#233;anmoins nombreux dans la p&#233;riph&#233;rie de Paris et quelquefois les FRAC. D'autre part, les grandes manifestations internationales comme la Dokumenta de Kassel (Allemagne) et dans une moindre mesure la Biennale de Venise (qui comporte pour moiti&#233; les envois officiels des pays participants) jouent un r&#244;le moteur dans l'&#233;volution de cet art contemporain d'avant-garde ou autrement nomm&#233; post-moderne, ceci du fait de la grande notori&#233;t&#233; et visibilit&#233; de ces manifestations sur la sc&#232;ne artistique mondiale. Donc les foires d'art, que ce soit Art Paris, la FIAC ou Drawing Now (l'ancien salon du dessin) pr&#233;sentent d&#233;sormais davantage des &#339;uvres destin&#233;es &#224; orner les appartements des collectionneurs qu'&#224; &#234;tre acquises par les institutions mus&#233;ales ou par les fondations priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_9262 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2255-5-03309.gif?1686652605' width='500' height='375' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La pr&#233;sence de la Cor&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e, et dans le cadre de l'Ann&#233;e de la Cor&#233;e en France, un certain nombre de galeries cor&#233;ennes, dont la plus prestigieuse, Ghana, pr&#233;sentent environ quatre-vingts artistes de leur pays, artistes confirm&#233;s, comme Lee Ufan, ou de plus jeunes artistes peu connus en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'art vid&#233;o s'affirme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence de l'art vid&#233;o est remarquable cette ann&#233;e, avec des galeries qui s'y consacrent exclusivement en pr&#233;sentant des &#339;uvres de grande qualit&#233; diffus&#233;es simultan&#233;ment sur de grands &#233;crans de t&#233;l&#233;vision, ce qui r&#233;sout partiellement la question de la salle obscure ne pouvant accueillir qu'une vid&#233;o &#224; la fois et l'autre question du temps que peut consacrer le visiteur au visionnement de ces &#339;uvres &#233;videmment inscrites dans la dur&#233;e. Chaque soir, apr&#232;s la tomb&#233;e de la nuit, la fa&#231;ade du Grand Palais re&#231;oit une projection vid&#233;o qui la recouvre totalement, pratique artistique qui, bien que r&#233;ellement non innovante, permet un autre point de vue sur l'art vid&#233;o d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le Street art&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_9263 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2255-6-f314e.gif?1686652605' width='500' height='375' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art Paris fait une place au Street art, autrement dit au tag ou au graffiti, une pratique vieille comme l'&#233;criture qui s'est affirm&#233;e comme art dans les ann&#233;es soixante &#224; New York. Ce ph&#233;nom&#232;ne social s'est probablement r&#233;pandu dans tous les pays du monde en tant qu'art en m&#234;me temps que pollution, et surtout en tant que mode d'expression alternatif &#233;chappant aux circuits traditionnels de l'art. Nul doute que certaines &#339;uvres sont remarquables et quelques artistes ont atteint une grande notori&#233;t&#233; en ce domaine, port&#233;s par le monde de l'art toujours aussi avide de nouveaut&#233;s en mati&#232;re de cr&#233;ation que de promesses de profits commerciaux. Pour autant reste la question de l'apprivoisement de cette forme d'expression et sa transposition dans des formes et sur des supports comme le tableau : il y a l&#224; fondamentalement un non-sens pratiqu&#233; autant par les commanditaires que par les tagueurs : le street art est par d&#233;finition un art sauvage et alternatif qui perd de sa nature essentielle &#224; &#234;tre apprivois&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art Paris est donc une foire tranquille tant pour les &#339;uvres qu'elle pr&#233;sente que pour leur valeur marchande, point d'&#339;uvres au niveau de prix du march&#233; mus&#233;al ou des grands collectionneurs et sp&#233;culateurs. Pour autant, la visite occasionne ici et l&#224; quelques d&#233;couvertes et le plaisir de ces d&#233;couvertes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Jardin du livre La plus grande librairie du monde &#224; T&#233;h&#233;ran</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2255</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2255</guid>
		<dc:date>2016-08-07T16:12:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Babak Ershadi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;T&#233;h&#233;ran s'impatiente en attendant de se doter de la plus grande librairie du monde. Le parrain du projet, la Mairie de T&#233;h&#233;ran, avait annonc&#233; initialement que le &#171; Jardin du Livre &#187; serait inaugur&#233; en automne 2015, mais la prolongation des travaux pour des raisons techniques l'a retard&#233; d'abord &#224; mai 2016, puis &#224; f&#233;vrier 2017. &lt;br class='autobr' /&gt; L'id&#233;e de la cr&#233;ation d'un &#171; Jardin du livre &#187; a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e en 2004 &#224; la Mairie de T&#233;h&#233;ran par Ali Akbar Ash'ari, alors pr&#233;sident de l'Organisation des Archives et de la Biblioth&#232;que (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique241" rel="directory"&gt;N&#176; 128, juillet 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2255-ddb96.png?1686652605' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_9251 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH271/2254-1-3583d.gif?1686652605' width='500' height='271' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Photos du projet du Jardin du livre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;T&#233;h&#233;ran s'impatiente en attendant de se doter de la plus grande librairie du monde. Le parrain du projet, la Mairie de T&#233;h&#233;ran, avait annonc&#233; initialement que le &#171; Jardin du Livre &#187; serait inaugur&#233; en automne 2015, mais la prolongation des travaux pour des raisons techniques l'a retard&#233; d'abord &#224; mai 2016, puis &#224; f&#233;vrier 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
L'id&#233;e de la cr&#233;ation d'un &#171; Jardin du livre &#187; a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e en 2004 &#224; la Mairie de T&#233;h&#233;ran par Ali Akbar Ash'ari, alors pr&#233;sident de l'Organisation des Archives et de la Biblioth&#232;que nationale. Le projet a &#233;t&#233; accept&#233; par la Mairie pour plusieurs raisons : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;quiper la capitale iranienne d'un centre &#233;ditorial moderne, am&#233;liorer les standards de la production et de la distribution de livres &#224; T&#233;h&#233;ran et en Iran, offrir des services sp&#233;cialis&#233;s aux amateurs de livres, organiser des expositions culturelles pendant toute l'ann&#233;e et accueillir la traditionnelle Exposition Internationale du Livre de T&#233;h&#233;ran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9252 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH299/2254-2-c0bf9.gif?1686652605' width='400' height='299' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les travaux de la construction du Jardin du livre ont commenc&#233; en 2007. Le maire de T&#233;h&#233;ran, Mohammad B&#226;gher Gh&#226;lib&#226;f, a d&#233;cid&#233; de transformer l'id&#233;e initiale en un projet national grandiose pour cr&#233;er &#224; T&#233;h&#233;ran la plus grande librairie du monde. La Marie a choisi un terrain de 110 000 m&#178; sur les collines d'Abb&#226;s Ab&#226;d du c&#244;t&#233; nord de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'emplacement de la future librairie s'explique par sa facilit&#233; d'acc&#232;s : le Jardin du livre est tout pr&#232;s de l'art&#232;re autorouti&#232;re du nord de T&#233;h&#233;ran, avec un acc&#232;s direct &#224; l'autoroute Shahid Hagh&#226;ni (direction est-ouest) et &#224; quelques minutes &#224; pied de la station de m&#233;tro Shahid Hagh&#226;ni sur la ligne 1 (direction nord-sud).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9253 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH319/2254-3-40a31.gif?1686652605' width='400' height='319' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a sans doute la question de l'&#233;quilibre spatial et des effets de ses voisinages imm&#233;diats. Le Jardin du livre se situe &#224; l'est du Mus&#233;e de la D&#233;fense sacr&#233;e (1980-1988) et de deux grands parcs T&#226;legh&#226;ni et Ab-o-Atash, reli&#233;s depuis 2014 par le magnifique Pol-e Tabiat (Pont de la nature). Il se trouve &#224; l'ouest de la Biblioth&#232;que nationale d'Iran, au sud-est des si&#232;ges de l'Acad&#233;mie des sciences et de l'Acad&#233;mie de la langue persane, et enfin au nord-est du Parc des Arts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9254 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH325/2254-4-17189.gif?1686652605' width='500' height='325' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Sur ce terrain de 110 000 m&#178;, 65 000 m&#178; de b&#226;timents ont &#233;t&#233; d&#233;j&#224; construits pour &#233;quiper le Jardin du livre de 16 grands salons d'exposition de livres (chacun d'une superficie de 2 000 m&#178;), de b&#226;timents administratifs, d'une grande salle de conf&#233;rence de 600 places, et de quatre salles de r&#233;union dot&#233;e de 150 places chacune. Un studio de radiot&#233;l&#233;vision et des salles de cours ainsi que des ateliers ont &#233;t&#233; &#233;galement construits dans le Jardin du livre. Un grand restaurant, des caf&#233;s et des espaces sp&#233;ciaux pour les enfants et les adolescents compl&#232;tent ce complexe culturel. Les espaces ouverts du Jardin du livre sont am&#233;nag&#233;s pour offrir aux visiteurs de nombreux &#171; coins calmes et confortables &#187; pour lire des livres autour d'un lac artificiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9255 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2254-5-d1553.gif?1686652606' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans une interview &#224; l'agence estudiantine ISNA le 9 mai 2016, l'adjoint du maire de T&#233;h&#233;ran, M. Iss&#226; Sharifi, a annonc&#233; la fin des travaux de la construction des b&#226;timents et des installations du Jardin du Livre.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Exploitation &#224; titre d'essai du Jardin du livre en novembre 2016, in : (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Il a insist&#233; sur la n&#233;cessit&#233; d'un plan d'am&#233;nagement global pour les complexes culturels des collines d'Abb&#226;s Ab&#226;d, avant de pr&#233;ciser que le Jardin du livre sera capable d'accueillir chaque jour quelque 20 000 visiteurs. Pendant la tenue des grandes expositions culturelles, le Jardin du Livre pourra accueillir chaque jour jusqu'&#224; 500 000 visiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors des activit&#233;s &#233;v&#233;nementielles comme expositions et foires du livre, le Jardin du livre organisera pendant chaque saison des expositions th&#233;matiques de livres. Le Jardin du livre sera &#233;galement dot&#233; d'un mus&#233;e de manuscrits, de documents &#233;crits et de l'histoire de l'imprimerie en Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aura dans le Jardin du livre une &#171; clinique de la lecture &#187; qui offrira ses services aux personnes souhaitant un traitement psychologique &#224; travers la lecture. Il s'agit d'une nouvelle branche interdisciplinaire de psychologie et de biblioth&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9256 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH263/2254-6-a0b0e.gif?1686652606' width='400' height='263' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Jardin du livre sera la plus grande librairie du monde, mais il jouera aussi un r&#244;le important notamment dans la distribution et la coordination entre les divers acteurs de publication de livres tels que les maisons d'&#233;dition, les imprimeries, etc. &lt;em&gt;&#171; Des ententes de coop&#233;ration &#224; long terme ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; sign&#233;es avec toutes les principales maisons d'&#233;dition iraniennes. Celles-ci exposeront en permanence leurs ouvrages au Jardin du Livre &#187;&lt;/em&gt; a d&#233;clar&#233; M. Mahdi Mohammadi, porte-parole de l'Organisation du patrimoine culturel de la province de T&#233;h&#233;ran, dans une interview &#224; l'agence russe Sputnik.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Jardin du Livre : l'Iran ambitionne le plus grand projet &#233;ditorial du monde, (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Selon lui, le Jardin du livre de T&#233;h&#233;ran n'aurait pas d'&#233;quivalent dans le monde. &lt;em&gt;&#171; A l'heure actuelle, le seul espace capable de rivaliser avec lui est celui utilis&#233; &#224; New York pour accueillir des expositions de livres. Mais m&#234;me cette comparaison n'est pas pertinente, car les surfaces d'exposition de notre centre seront beaucoup plus importantes &#187;&lt;/em&gt;, a conclu le porte-parole.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid.' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les experts estiment que les activit&#233;s du Jardin du livre offriront aux maisons d'&#233;dition et aux librairies de T&#233;h&#233;ran la possibilit&#233; de d&#233;velopper leur travail. L'&#233;conomie du livre en b&#233;n&#233;ficiera sur divers plans.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9257 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH248/2254-7-08ba0.gif?1686652606' width='400' height='248' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;ol&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Exploitation &#224; titre d'essai du Jardin du livre en novembre 2016&lt;/i&gt;, in : &lt;em&gt;isna.ir&lt;/em&gt;, le 9 mai 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Jardin du Livre : l'Iran ambitionne le plus grand projet &#233;ditorial du monde&lt;/i&gt;, in : &lt;em&gt;&lt;a href=&#034;http://www.fr.sputniknews.com&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.fr.sputniknews.com&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, 25 mars 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>HISTOIRE PRATIQUE DU SECTEUR PETROLIER ET GAZIER IRANIEN R&#233;sum&#233; de la conf&#233;rence donn&#233;e &#224; Paris par Pierre Fabiani, dans les locaux de l'IREMMO (Institut de Recherche et d'Etudes M&#233;diterran&#233;e et Moyen-Orient) le 21 janvier 2016</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2254</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2254</guid>
		<dc:date>2016-08-07T16:12:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Ferreira</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cl&#233;ment Therme, membre de l'IREMMO, chercheur associ&#233; &#224; l'EHESS et charg&#233; d'enseignement &#224; l'Institut d'&#233;tudes politiques de Paris, introduit cette conf&#233;rence &lt;br class='autobr' /&gt;
Actuellement repr&#233;sentant du GEP (Groupement des entreprises et des professionnels des hydrocarbures et des &#233;nergies connexes) qui regroupe aujourd'hui 250 entreprises du secteur parap&#233;trolier, Pierre Fabiani est actif dans le secteur p&#233;trolier depuis 1973. Repr&#233;sentant de la firme p&#233;troli&#232;re fran&#231;aise Total en Iran de 2004 &#224; 2008, c'est en 1974 (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique241" rel="directory"&gt;N&#176; 128, juillet 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2254-060da.png?1686652606' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cl&#233;ment Therme, membre de l'IREMMO, chercheur associ&#233; &#224; l'EHESS et charg&#233; d'enseignement &#224; l'Institut d'&#233;tudes politiques de Paris, introduit cette conf&#233;rence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Actuellement repr&#233;sentant du GEP (Groupement des entreprises et des professionnels des hydrocarbures et des &#233;nergies connexes) qui regroupe aujourd'hui 250 entreprises du secteur parap&#233;trolier, Pierre Fabiani est actif dans le secteur p&#233;trolier depuis 1973. Repr&#233;sentant de la firme p&#233;troli&#232;re fran&#231;aise Total en Iran de 2004 &#224; 2008, c'est en 1974 qu'il y entreprit son premier voyage.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Europe et l'Iran se trouvant aujourd'hui dans une phase de r&#233;chauffement des relations, il nous a paru opportun d'organiser une conf&#233;rence sur le th&#232;me du p&#233;trole iranien. Le retour de l'Iran est d'autant plus remarqu&#233; qu'il s'agit d'une puissance r&#233;gionale incontournable li&#233;e &#224; l'&#233;nergie, des secteurs p&#233;trolier et gazier en particulier. L'Iran dispose, en effet, des premi&#232;res r&#233;serves mondiales de gaz naturel et des quatri&#232;mes r&#233;serves mondiales de p&#233;trole. En l'absence de donn&#233;es plus pr&#233;cises, sa production p&#233;troli&#232;re est estim&#233;e entre 2,8 et 3,4 millions de barils par jour, selon que l'on compte ou non les condensats, [type de p&#233;trole l&#233;ger, gazeux dans le gisement, qui se condense une fois refroidi]. Les exportations de l'Iran sont estim&#233;es &#224; 1,1 million de barils par jour pour le mois de janvier.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9245 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH354/2253-1-97502.gif?1686652606' width='400' height='354' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pierre Fabiani&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Iran a annonc&#233; 500 000 barils/jour suppl&#233;mentaires d'ici &#224; six mois dont 200 000 proviendraient de champs p&#233;troliers partag&#233;s avec l'Irak et un million de barils/jour suppl&#233;mentaires d'exportation d'ici un an dont 700 000 proviendraient des champs partag&#233;s. Ces annonces iraniennes s'effectuent dans un contexte d'un prix du baril au plus bas depuis 2003, c'est donc un contraste tr&#232;s fort avec 2012, p&#233;riode durant laquelle l'Europe a mis en place un embargo sur le p&#233;trole iranien, entra&#238;nant la chute de ses exportations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Intervention de Pierre Fabiani&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Iran est le plus ancien pays producteur de p&#233;trole du Moyen Orient, bien avant l'Arabie Saoudite et l'Irak. Le premier champ p&#233;trolier exploit&#233; fut en effet celui de Masjed-e Soleim&#226;n, situ&#233; dans la province du Khouzest&#226;n au sud-est de l'Iran, en 1908, alors que les grandes d&#233;couvertes de l'Irak se situent seulement &#224; partir de 1927, &#224; Kirkouk. Ensuite, ce fut le Koweit, la p&#233;ninsule arabique, etc. L'Iran est donc un tr&#232;s ancien pays p&#233;trolier qui, &#224; un moment donn&#233;, avait la plus grande raffinerie du monde, celle d'Abadan qui traitait 600 000 barils par jour. L'Iran poss&#233;dait l'int&#233;gralit&#233; des m&#233;tiers du p&#233;trole, ce qui n'a pas toujours &#233;t&#233; le cas des autres pays producteurs. Les Am&#233;ricains ne se sont int&#233;ress&#233;s au p&#233;trole en dehors de leurs fronti&#232;res que quand ils ont commenc&#233; &#224; en manquer chez eux. Ils ont alors cr&#233;&#233; des compagnies comme, par exemple, l'Aramco avec l'Arabie Saoudite.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9246 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH390/2253-2-7b7cb.gif?1686652606' width='500' height='390' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Exploitation du gisement de gaz naturel South Pars&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Iran, au d&#233;but des ann&#233;es 1950, Mossadegh est arriv&#233; au gouvernement et a, entre autres, &#233;tabli le principe du monopole de la NIOC (National Iranian Oil Company) en mati&#232;re de production des hydrocarbures. La CIA et le MI6 ont foment&#233; alors un coup d'&#233;tat, &#233;vin&#231;ant Mossadegh pour r&#233;tablir le Sh&#226;h sur son tr&#244;ne. En revanche, le principe du monopole de la NIOC n'a pas &#233;t&#233; remis en question et reste fondamental aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour pouvoir op&#233;rer, l'Oil Service Company (OSCO) a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette soci&#233;t&#233; de services r&#233;unissait les fameuses sept s&#339;urs, les grands p&#233;troliers que l'on connait dont Total, la Fran&#231;aise des P&#233;troles &#224; l'&#233;poque&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='La Soci&#233;t&#233; Total - initialement Compagnie Fran&#231;aise des P&#233;troles, qui n'&#233;tait &#224; (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On a ainsi r&#233;ussi, en 1978/79, &#224; produire 6,1 millions de barils/jour, sans tenir compte des condensats, qui n'&#233;taient pas alors produits, puisque le gaz fatal&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Le gaz fatal est le gaz associ&#233; &#224; une production de p&#233;trole.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#233;tait brul&#233; et que les d&#233;couvertes de champ de gaz n'&#233;taient pas d&#233;velopp&#233;es. Aussi surprenant que cela puisse para&#238;tre aujourd'hui, on torchait le gaz fatal et, quand un forage trouvait du gaz, le puits &#233;tait bouch&#233;. Heureusement, les pratiques ont &#233;volu&#233;. Il faut bien comprendre qu'on produisait d&#233;j&#224; six millions de barils &#224; l'&#233;poque, mais de brut uniquement. Depuis, les chiffres ont chang&#233; de par l'arriv&#233;e des condensats, bien qu'ils ne fassent pas partie des quotas OPEP, les condensats &#233;tant du p&#233;trole fatal de la production de gaz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution est arriv&#233;e et l'OSCO a compl&#232;tement disparu. On a vu alors le repli sur soi de l'Iran, puis la guerre Iran-Irak, tr&#232;s difficile pour les Iraniens qui ont fait preuve, alors, d'une tr&#232;s grande r&#233;silience, r&#233;ussissant malgr&#233; la guerre &#224; continuer de produire et d'exporter du p&#233;trole. Apr&#232;s ces &#233;v&#233;nements, la production avait bien s&#251;r beaucoup baiss&#233; et l'Iran a d&#233;cid&#233; de rouvrir en partie ses portes &#224; l'industrie p&#233;troli&#232;re internationale. C'est l&#224; que les contrats Buy-Back&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Buy-Back : contrat de construction des installations de production d'un (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ont &#233;t&#233; con&#231;us par Seyed Mehdi Hosseini, Directeur G&#233;n&#233;ral Adjoint de la NIOC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dans l'Exploration /Production, il y a trois grandes phases : Exploration, D&#233;veloppement, Production&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Buy-Back ont, pour la plupart, exclu l'exploration et la production. Ils ne concernaient donc que la partie d&#233;veloppement du champ qu'une IOC (Iranian Oil Company) devait r&#233;aliser sur place &#224; ses frais, sous la supervision de la NIOC. Quand le champ avait commenc&#233; &#224; produire, les cl&#233;s en &#233;taient donn&#233;es &#224; la NIOC, qui n'a jamais voulu laisser intervenir les IOC dans la production. Ainsi, le premier Buy-Back fut &#233;tabli en 1995, malgr&#233; l'opposition appuy&#233;e des Am&#233;ricains, avec la loi d'Amato-Kennedy, qui a caus&#233; beaucoup d'ennuis &#224; bien des gens dans le monde&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='La loi d'Amato-Kennedy, adopt&#233;e par le Congr&#232;s am&#233;ricain le 8 ao&#251;t 1996, vise &#224; (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ensuite, dans la foul&#233;e, Total a sign&#233; trois autres Buy-Back. D'autres compagnies ont fait de m&#234;me et, en tout, il y en a eu environ une douzaine.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9247 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH492/2253-3-6772b.gif?1686652606' width='500' height='492' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Principales installations des secteurs p&#233;trolier et gazier&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; chaque fois que le champ &#233;tait pr&#234;t &#224; produire, l'IOC partait, ce qui est une h&#233;r&#233;sie totale. En effet, les compagnies p&#233;troli&#232;res auraient pu apporter leurs vraies valeurs ajout&#233;es, d'abord en exploration mais, surtout, en production. C'est avec le management du champ sur toute sa dur&#233;e de vie que l'on peut apporter le plus de valeur ajout&#233;e. Nous avons donc v&#233;cu cela, puis sont arriv&#233;es les nouvelles sanctions dues aux histoires atomiques et tout s'est arr&#234;t&#233;. Pendant huit ans, il n'y a plus eu de nouveaux d&#233;veloppements en Iran. Des compagnies sont parties, d'autres sont rest&#233;es, &#224; chacun sa philosophie. Total n'a ainsi quitt&#233; l'Iran qu'entre 1979 et 1995.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant cette p&#233;riode, l'Iran s'est retrouv&#233; avec des revenus assez bas, sans capacit&#233; d'investir. Aujourd'hui, il n'y a plus de liquidit&#233;s, pas de pr&#234;ts, l'Iran &#233;tant coup&#233; du syst&#232;me bancaire international. Avec les sanctions, personne ne voulait pr&#234;ter de l'argent &#224; l'Iran. Depuis un an, la lev&#233;e des sanctions commen&#231;ant &#224; se mettre en place, l'Iran souhaite attirer les investissements. C'est le contrat IPC, Iranian Petroleum Contract, con&#231;u par Seyed Mehdi Hosseini, qui essaye de rapprocher le contrat de la pratique normale de l'industrie p&#233;troli&#232;re internationale. Cette pratique normale, c'est le partage de production. Actuellement, les sanctions contre l'Iran commencent seulement &#224; &#234;tre lev&#233;es. Mais cela va &#234;tre long, car beaucoup de gens sont int&#233;ress&#233;s dans le maintien des sanctions, de part et d'autre. Il y a aussi des nationalistes honn&#234;tes en Iran qui consid&#232;rent que ce n'est pas bien de rouvrir le secteur p&#233;trolier comme &#231;a. Ailleurs aussi, il y a des gens m&#233;contents de voir l'Iran revenir sur la sc&#232;ne p&#233;troli&#232;re internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'Iran peut-il produire en dessous de 30 dollars ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, peut-&#234;tre pas partout mais il le peut en grande partie. Certains champs en Iran risquent de souffrir car ils ont subi une augmentation de leurs co&#251;ts techniques de production, de par leur vieillissement. L'Iran a tout &#224; fait les moyens de produire &#224; trois ou quatre $ le baril sans probl&#232;me, dans de nombreux champs, tout comme l'Arabie saoudite ou les Emirats. Quand j'ai commenc&#233; mes activit&#233;s en 1973, le p&#233;trole valait deux $/b. Je crois, de m&#233;moire, que c'est en f&#233;vrier 1999 que le p&#233;trole est pass&#233; &#224; dix $/b. Ce qui est anormal dans les r&#233;cents prix du baril, c'est la stabilit&#233; incroyable au-dessus de 100 dollars pendant quatre ans. C'est un peu incompr&#233;hensible. En tout cas, personnellement, je n'ai pas tout compris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le probl&#232;me de l'Iran est de reprendre sa place sur la sc&#232;ne internationale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas le bon moment, parce qu'il y a surproduction, m&#234;me si elle n'est pas &#233;norme, mais avec des effets tr&#232;s importants sur un &#233;quilibre tr&#232;s fragile. Avec une surproduction de 2 ou 3 millions de barils/jour, le prix est tomb&#233;, &#224; ce jour, &#224; 27 $ le baril, je crois. L'Iran peut produire, son probl&#232;me est de retrouver ses clients. Retrouver 500 000 barils de plus d'export ne doit pas poser de probl&#232;me dans les six mois &#224; venir, cela se fera mais il va y avoir des discussions vives sur les prix. Sur les ventes de brut, l'Iran pr&#233;f&#232;re travailler, le plus possible, en direct avec des compagnies p&#233;troli&#232;res. Le vrai probl&#232;me est de se &#171; battre &#187; contre les Saoudiens, l'Irak et d'autres sur le march&#233; du p&#233;trole. En revanche, quand vous voyez des prix du baril &#224; 27 dollars, cela g&#234;ne les autres producteurs de p&#233;trole et de gaz. Par exemple, la production des schistes bitumineux co&#251;te 80 dollars, donc aujourd'hui on suspend, c'est simple. Personne ne peut payer 80 dollars pour en r&#233;cup&#233;rer 27. Je suis convaincu que l'Iran a toute sa place &#224; reconqu&#233;rir et qu'il y parviendra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9248 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH527/2253-4-593a1.gif?1686652606' width='400' height='527' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Carte de localisation de South Pars&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Int&#233;r&#234;ts et difficult&#233;s des entreprises internationales d'investir en Iran&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, leur probl&#232;me est d'abord de trouver de nouveaux march&#233;s. Je parle ici des compagnies p&#233;troli&#232;res mais aussi des entrepreneurs qui les assistent. Ce qui est &#224; faire en Iran est colossal et il y a du travail partout pour tous. Encore faut-il que ce soit r&#233;mun&#233;rateur. Nous ne sommes plus dans le m&#234;me contexte qu'il y a dix ans. Faire des associations pour apporter aux entreprises iraniennes le niveau technologique que l'on conna&#238;t &#224; l'ext&#233;rieur de l'Iran est une cl&#233; de notre retour dans ce pays. Dans l'int&#233;r&#234;t bien compris des entreprises, il faut travailler ensemble, tout simplement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me est le financement. L'Iran n'a pas d'argent. Il y a au mieux environ 150 milliards &#224; l'ext&#233;rieur, mais cela reste tr&#232;s en dessous des besoins de l'Iran. Il faut imp&#233;rativement que des liquidit&#233;s soient inject&#233;es en Iran m&#234;me, pour r&#233;tablir le niveau de l'industrie tant de la NIOC que des entreprises iraniennes. Il y a un int&#233;r&#234;t pour tout le monde &#224; condition que l'argent vienne relancer l'&#233;conomie. Ce n'est pas simple puisqu'il n'y a pas de syst&#232;me bancaire internationalement op&#233;rationnel (SWIFT, &#8230;) et qu'il faut faire vite, c'est hercul&#233;en ce qu'il y a &#224; faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'Iran propose 50 champs &#224; la coop&#233;ration, de diff&#233;rentes dimensions et caract&#233;ristiques. Je vois mal comment la NIOC va pouvoir mener &#224; bien des n&#233;gociations sur 50 champs en parall&#232;le, connaissant la passion, les qualit&#233;s mais, aussi, la rigidit&#233; iranienne en la mati&#232;re. Une telle t&#226;che n'est pas habituelle dans la culture locale et, donc, elle va prendre beaucoup de temps, comme toujours en Iran. D'autant que plusieurs de ces 50 champs vont &#234;tre mis en appel d'offres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je peux vous donner un exemple : quand je suis arriv&#233; en Iran, j'&#233;tais dans la salle du Conseil de la NIOC, lors de la signature des contrats Pars LNG/SP11, qui repr&#233;sentaient 7 milliards d'euros. C'&#233;tait g&#233;nial pour commencer un nouveau poste. Quand j'ai quitt&#233; l'Iran, lors de mon dernier Conseil d'Administration Pars LNG, j'ai fait remarquer que nous avions pass&#233; quatre ans &#224; n&#233;gocier les clauses d'un contrat sign&#233;, que je n'avais jamais v&#233;cu cela avant et que cela resterait, sans aucun doute, unique dans ma carri&#232;re. Il n'y a aucune critique dans ce que je dis, c'est comme &#231;a, c'est une des difficult&#233;s de l'Iran. Une autre difficult&#233; est la fa&#231;on de mettre en &#339;uvre les contrats, qui rel&#232;ve de personnes qui sont &#224; des niveaux o&#249; on ne prend pas de d&#233;cision, mais o&#249; on applique de fa&#231;on rigide et bureaucratique. Tout ce qui est &#233;crit dans le contrat, mais rien d'autre. Ce n'est pas cela notre m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le d&#233;veloppement d'un champ, il faut prendre certaines d&#233;cisions en cours de route. Je vous donnerai un exemple : nous avions un contrat o&#249; il fallait faire des forages, puis en regardant plus en d&#233;tails le r&#233;servoir, on s'est rendu compte qu'un des forages tel qu'il &#233;tait pr&#233;vu, ne servait &#224; rien. C'est ce qu'on a clairement signal&#233;, mais on a d&#251; le faire quand m&#234;me, aux frais du client, parce qu'il &#233;tait contractuel. Rien de grave pour nous puisque nous &#233;tions pay&#233;s par une marge calcul&#233;e sur les co&#251;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Une autre grande difficult&#233; : le travail en &#233;quipe, qui n'est pas non plus dans la culture iranienne. Faire travailler ensemble des gens qui veulent tous &#234;tre le chef, n'est jamais simple. L'&#233;ducation iranienne, excellente parce qu'elle est au m&#233;rite uniquement, reste trop &#233;litiste. On n'est rien si on n'est pas &#171; PhD &#187; (Docteur es&#8230;). En revanche il n'y a pas d'enseignement technique au sens fran&#231;ais. Un exemple : l'industrie automobile, Iran Khodro, Saipa, Peugeot, Renault&#8230;, a d&#251; monter sa propre &#233;cole d'enseignement technique pour former les techniciens, chefs d'&#233;quipe, etc., absolument essentiels au bon fonctionnement d'une usine, qui ne peut tourner qu'avec des ing&#233;nieurs. C'est un probl&#232;me dans toute l'industrie.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9249 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH324/2253-5-5ee5c.gif?1686652606' width='500' height='324' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Exploitation offshore du gisement de gaz &lt;br&gt;naturel South Pars&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En 2007, le Parlement iranien (Majlis) a d&#233;cid&#233; qu'il n'y aurait pas plus de 2/3 des dipl&#244;mes attribu&#233;s aux femmes. Cela signifie qu'&#224; cette &#233;poque d&#233;j&#224; &#224; peu pr&#232;s 2/3 des dipl&#244;mes &#233;taient donn&#233;s aux femmes. Du temps du Sh&#226;h, les femmes ne pouvaient plus porter de voile &#224; l'universit&#233;. Pour beaucoup d'entre elles, en particulier celles venant de province ou des classes modestes, c'&#233;tait culturellement impossible. Elles n'allaient donc pas &#224; l'universit&#233;. A la r&#233;volution, le voile a &#233;t&#233; r&#233;tabli, les femmes sont donc arriv&#233;es en plus grand nombre et ont trouv&#233;, &#224; l'universit&#233;, une grande libert&#233; intellectuelle, elles ont aussi bien travaill&#233;. Par exemple, le r&#233;sultat effectif sur le champ de traitement de gaz de South Pars a &#233;t&#233; que 20 % des postes d'ing&#233;nieurs et techniciens &#233;taient tenus par des femmes. Je n'ai jamais trouv&#233; cela ailleurs dans le monde. Tout n'&#233;tait pas simple pour autant, il y eut bien d'autres probl&#232;mes, comme la conception d'une tenue de travail pour les employ&#233;es iraniennes. Cette question de s&#233;curit&#233; est de strict bon sens. Il ne peut y avoir ni v&#234;tement ample, ni de voile pr&#232;s des machines tournantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re difficult&#233; &#224; laquelle les entreprises &#233;trang&#232;res se heurtent en Iran, c'est l'attitude des Am&#233;ricains. Si vous avez suivi les &#233;pisodes depuis le 14 juillet, date de l'accord de principe de lev&#233;e des sanctions, on constate un silence assourdissant de ces derniers. L'accord pr&#233;voyait que, d&#232;s son approbation, qui a eu lieu fin septembre, toutes les compagnies pourraient aller travailler en Iran et commencer &#224; n&#233;gocier des contrats, sous la r&#233;serve d'un article stipulant : &#171; ce contrat sera effectif le jour o&#249; les sanctions seront lev&#233;es &#187;. Cependant, les USA l'ont interdit aux soci&#233;t&#233;s am&#233;ricaines mais l'ont permis aux filiales &#233;trang&#232;res de ces soci&#233;t&#233;s am&#233;ricaines. Bizarre, non ? Pourquoi les autres et pas elles, pourquoi les filiales ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Am&#233;ricains sont, &#224; mon sens, embarrass&#233;s par le nombre et la diversit&#233; de leurs sanctions. Par exemple, les Europ&#233;ens ne sont soumis qu'aux sanctions europ&#233;ennes, alors que les USA ont instaur&#233; des sanctions f&#233;d&#233;rales, nationales et locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre point tr&#232;s ennuyeux, c'est que les Am&#233;ricains ont appliqu&#233; l'extra-territorialit&#233; de leurs lois, ce qui est un scandale en soi. Les Am&#233;ricains disent : &#171; Vous avez utilis&#233; le dollar, vous avez fait des choses que l'on trouve tout &#224; fait pendables, vous avez enfreint la loi. C'est tr&#232;s simple, soit vous acceptez l'amende, soit on vous supprime votre licence d'activit&#233; aux Etats-Unis. &#187; Par exemple, pour la BNP (Banque Nationale Populaire), les USA repr&#233;sentaient 60% environ de son chiffre d'affaires, elle n'a donc pas h&#233;sit&#233; et a pay&#233; l'amende. Cette attitude des Am&#233;ricains n'est pas correcte, il faudrait que ce probl&#232;me soit r&#233;gl&#233;, mais on ne voit pas bien ni comment, ni quand. C'est tr&#232;s inqui&#233;tant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre difficult&#233; pour les investissements en Iran, c'est le Snap-Back : dans les accords du 14 juillet, il y a ce petit codicille qui dit que si l'Iran utilise l'arme nucl&#233;aire, une des autres parties de l'accord peut exiger le Snap-Back, c'est-&#224;-dire le retour &#224; la situation ant&#233;rieure, &#224; savoir les sanctions. Cela repr&#233;sente un frein tr&#232;s important &#224; l'investissement, car quelle compagnie pourrait prendre une d&#233;cision d'investissement avec une telle &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s au-dessus de la t&#234;te ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la question du prix actuel du baril, nous sommes exactement dans le m&#234;me sc&#233;nario qu'&#224; la fin de la guerre Iran-Irak, quand l'Arabie Saoudite a volontairement ouvert les robinets pour casser les prix. Aujourd'hui, pour arriver &#224; un accord entre l'Iran et l'Arabie Saoudite, il faut voir si l'Iran est capable, devant son peuple, de r&#233;viser sa politique r&#233;gionale. Son implication dans la r&#233;gion, que ce soit par exemple en Syrie, en Irak, au Liban, au Y&#233;men, co&#251;te extr&#234;mement cher au peuple iranien qui n'en a pas les moyens. N'oublions pas qu'une baisse de prix d'un dollar le baril &#224; 3 millions de barils/jour de production de l'Iran co&#251;te un milliard de dollars par ann&#233;e de perte. En fait par rapport aux 100 $ le baril, l'Iran perd, &#224; ce jour, 70 milliards de dollars par an. C'est consid&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reviens &#224; l'histoire du contrat p&#233;trolier qui est une affaire complexe, tr&#232;s difficile &#224; n&#233;gocier. Pour inciter des soci&#233;t&#233;s internationales &#224; aller investir dans un pays, il faut laisser davantage de marge &#224; la n&#233;gociation. Toutes les clauses ne doivent pas &#234;tre pr&#233;alablement verrouill&#233;es. Une soci&#233;t&#233; internationale a aussi besoin d'inscrire des r&#233;serves d'hydrocarbures dans ses livres &#8211; le fameux &#171; Booking &#187; des r&#233;serves. C'est un probl&#232;me tr&#232;s d&#233;licat pour l'Iran, car sa Constitution n'autorise rien de tel. D'autre part, la soci&#233;t&#233; internationale veut pouvoir elle-m&#234;me exporter ses droits &#224; p&#233;trole. Il y a encore, sur ce sujet, un certain nombre d'am&#233;liorations &#224; apporter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9250 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2253-6-0917f.gif?1686652606' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Plateforme gazi&#232;re de South Pars&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des difficult&#233;s d'exploiter les r&#233;serves consid&#233;rables du gaz iranien&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a &#233;norm&#233;ment de gaz en Iran, autant qu'en Russie. L'Iran seul pourrait, sur le papier, inonder l'Europe en gaz et y remplacer les Russes, alors que, depuis 25 ans, l'Iran n'a jamais pu concr&#233;tiser quoi que ce soit, n'ayant ni canalisation disponible, ni usine de gaz naturel liqu&#233;fi&#233;. Les exportations d'Iran se font vers la Turquie et l'Arm&#233;nie, ce qui est n&#233;gligeable par rapport au potentiel d'export iranien. J'ai particip&#233;, par exemple, en 1993 &#224; des &#233;tudes &#233;normes sur l'exportation du gaz iranien et qatari, ensemble, vers le Pakistan et l'Inde. Mais les Am&#233;ricains ont tout fait &#8211; j'&#233;tais &#224; l'&#233;poque &#224; la Banque Mondiale &#8211; pour faire cesser les n&#233;gociations. Ils n'ont m&#234;me pas permis &#224; la Banque Mondiale de publier l'&#233;tude. En fait les Am&#233;ricains voulaient approvisionner le Pakistan et l'Inde par le gaz turkm&#232;ne. Le Turkm&#233;nistan vient de mettre sur la table aujourd'hui que les Am&#233;ricains ont en fait n&#233;goci&#233; avec les Talibans, un petit peu avec l'&#233;quipe de Ben Laden, en 1993. Je vous assure que le bureau d'Exxon &#224; Islamabad &#233;tait bourr&#233; de &#171; barbouzes &#187; am&#233;ricaines. Finalement, le Turkm&#233;nistan vient de proposer 10 milliards de dollars pour financer le pipe-line depuis ses champs gaziers vers le Pakistan et l'Inde. Le Qatar a pris la moiti&#233; du march&#233; mondial de gaz liqu&#233;fi&#233;, en investissant cent milliards de dollars pour en d&#233;velopper la production. Donc, de fait, l'Iran se trouve enti&#232;rement encercl&#233; par ses voisins qui ont pris pratiquement le march&#233; mondial du gaz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi n'avons-nous pas fait de raffineries en Iran, alors que nous en avons fait ailleurs, comme en Arabie Saoudite (raffinerie de 400 000b/j sur le golfe Persique) ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'abord parce que c'est un gros investissement qui ne rapporte que peu. A moins de 27 dollars, les compagnies p&#233;troli&#232;res sont effectivement regardantes. Ensuite, les raffineries iraniennes n'&#233;taient pas tr&#232;s efficaces. A leur d&#233;charge, il y a dix ans, l'essence ne valait que huit cents/litre. Tr&#232;s difficile &#224; ce prix de motiver des raffineurs &#224; optimiser la production ou &#224; investir dans le raffinage. D&#232;s qu'un syst&#232;me est trop subventionn&#233;, on ne peut plus g&#233;n&#233;rer d'investissements pour l'am&#233;liorer. Et tant qu'il y a surproduction, ce n'est pas le meilleur moment pour investir. N&#233;anmoins, les compagnies p&#233;troli&#232;res ne travaillent pas &#224; six mois. Il faut de nos jours au moins six ann&#233;es pour rendre un champ p&#233;trolier off-shore op&#233;rationnel. J'ai vu autrefois des champs devenir op&#233;rationnels en moins d'une ann&#233;e, mais aujourd'hui, il faut &#233;norm&#233;ment plus de temps, vu les normes et les r&#232;gles d'aujourd'hui. Par ailleurs, je n'ai rien contre les &#233;nergies renouvelables mais les &#233;nergies fossiles ont encore de beaux jours devant elles. Le plus &#233;cologique des sc&#233;narios cr&#233;dibles &#224; 50 ans pr&#233;voit quand m&#234;me des &#233;nergies fossiles &#224; 80 % parce que l'on ne saura pas faire moins. L'Iran a tr&#232;s largement diminu&#233; les subventions &#224; l'essence, ce qui peut relancer le march&#233;. Je reste optimiste pour l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La Soci&#233;t&#233; Total - initialement Compagnie Fran&#231;aise des P&#233;troles, qui n'&#233;tait &#224; l'origine, que moyen-orientale - fut cr&#233;&#233;e en 1924 pour g&#233;rer les int&#233;r&#234;ts de la Deutsche Bank dans la Turkish Petroleum Company, que l'Allemagne avait pay&#233;s &#224; la France &#224; titre de dommages de la guerre 1914-1918.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le gaz fatal est le gaz associ&#233; &#224; une production de p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Buy-Back : contrat de construction des installations de production d'un champ, financ&#233;e int&#233;gralement par le ma&#238;tre d'ouvrage, qui est pay&#233;, investissements plus marge, sur la production du champ op&#233;r&#233;e, elle, par la seule NIOC.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La loi d'&lt;strong&gt;Amato-Kennedy&lt;/strong&gt;, adopt&#233;e par le Congr&#232;s am&#233;ricain le 8 ao&#251;t 1996, vise &#224; sanctionner les &lt;em&gt;&#201;tats&lt;/em&gt; &lt;em&gt;voyous&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Rogue states&lt;/em&gt;) en raison de leur soutien au terrorisme international, de leur volont&#233; de se procurer des armes de destruction massive et de leur hostilit&#233; au processus de paix au Proche-Orient (Note Wikip&#233;dia).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
