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	<title>La Revue de T&#233;h&#233;ran | Iran </title>
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	<description>Iran | Mensuel culturel iranien en langue fran&#231;aise | Histoire de l'Iran, Art iranien, Culture iranienne, Traditions iraniennes, Litt&#233;rature persane, Langue fran&#231;aise en Iran,</description>
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		<title>La Revue de T&#233;h&#233;ran | Iran </title>
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		<title>Les enfants de la mosque</title>
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		<dc:date>2017-05-05T11:54:08Z</dc:date>
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		<dc:creator>Saeid Kh&#226;n&#226;b&#226;di</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#034;Chuuut ! Ici, c'est la maison de Dieu !&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait toujours par cette m&#234;me phrase que Maman m'interdisait de faire du bruit dans la mosqu&#233;e avant que la pri&#232;re ne commence. C'&#233;tait plut&#244;t &#224; d'autres moments, surtout les apr&#232;s-midi, lors des r&#233;unions hebdomadaires de maman et ses condisciples, que nous faisions du bruit dans cette maison divine. Pour nous, les fils et les filles des femmes religieuses du quartier, la mosqu&#233;e &#233;tait, d'une certaine mani&#232;re, un terrain de jeu, une cr&#232;che, un jardin public, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique251" rel="directory"&gt;N&#176; 137, avril 2017&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2378-d3e9d.jpg?1686658670' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_10042 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH158/2378-0-db110.jpg?1686658670' width='500' height='158' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-&#034;Chuuut ! Ici, c'est la maison de Dieu !&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait toujours par cette m&#234;me phrase que Maman m'interdisait de faire du bruit dans la mosqu&#233;e avant que la pri&#232;re ne commence. C'&#233;tait plut&#244;t &#224; d'autres moments, surtout les apr&#232;s-midi, lors des r&#233;unions hebdomadaires de maman et ses condisciples, que nous faisions du bruit dans cette maison divine. Pour nous, les fils et les filles des femmes religieuses du quartier, la mosqu&#233;e &#233;tait, d'une certaine mani&#232;re, un terrain de jeu, une cr&#232;che, un jardin public, une &#233;cole primaire, plus qu'un lieu sacr&#233; ou un espace de pri&#232;re. Car &#224; vrai dire, nous y avons v&#233;cu nos meilleurs souvenirs d'enfance. On trainait dans chaque coin de la mosqu&#233;e et de temps en temps, on faisait des b&#234;tises. On cassait une vitre ou on ab&#238;mait quelque chose. &#192; chacun sa propre technique. Pour ma part, j'avais l'habitude de chanter au micro de la mosqu&#233;e. Le micro &#233;tait branch&#233; &#224; une sono toujours en panne, habilement cal&#233;e &#224; l'int&#233;rieur d'un minbar &#224; sept marches, un chef-d'&#339;uvre d'artisanat en bois cir&#233; et soigneusement orn&#233;. Ce micro, qui me servait d'instrument de karaok&#233;, &#233;tait absolument r&#233;serv&#233; &#224; l'&lt;em&gt;Azan&lt;/em&gt; (appel &#224; la pri&#232;re) ou &#224; annoncer la nouvelle de la mort d'un des riverains. Un peu comme le r&#244;le des cloches d'une &#233;glise sonnant &#224; l'heure des fun&#233;railles, d'apr&#232;s ce qu'on voyait dans les films d'animation d'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette derni&#232;re fonction du micro de notre mosqu&#233;e me paraissait un peu absurde. Je pouvais facilement deviner que l'annonce concernait immanquablement la mort de quelque voisin habitu&#233; de la mosqu&#233;e, et presque toujours, il s'agissait en effet d'un de ces hommes &#226;g&#233;s qui formaient la premi&#232;re ligne des priants derri&#232;re l'imam de la mosqu&#233;e. Ces vieux messieurs se r&#233;servaient une place inchangeable au premier rang de la pri&#232;re et rien, except&#233; la mort, ne pouvait les priver de ce privil&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_10043 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH305/2378-1-d41f8.jpg?1686658670' width='500' height='305' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s jeune, je croyais m&#234;me qu'il y avait une limite d'&#226;ge pour aller &#224; la mosqu&#233;e, car la majorit&#233; des habitu&#233;s &#233;taient des retrait&#233;s ou des hommes et femmes du quatri&#232;me &#226;ge. Mais papa m'a dit un jour qu'avant, les mosqu&#233;es &#233;taient fr&#233;quent&#233;es plut&#244;t par les jeunes et les adolescents. Et quand papa disait &#034;avant&#034;, je comprenais qu'il parlait des ann&#233;es 1970. Il &#233;tait, &#224; cette &#233;poque-l&#224;, un des manifestants pro-Khomeiny et il disait qu'alors, les mosqu&#233;es fonctionnaient pour eux, les jeunes religieux r&#233;volutionnaires, comme un r&#233;seau syst&#233;matique d'opposition contre le r&#233;gime Pahlavi. Ils y transmettaient des informations. Ils y fixaient les horaires des manifestations. Ils y distribuaient clandestinement les tracts et les discours du Grand Ayatollah. Les imams pror&#233;volutionnaires profitaient de cette tribune pour critiquer la monarchie despotique et anti-islamique. M&#234;me apr&#232;s la victoire de la R&#233;volution, m&#234;me aujourd'hui, au temps des &#233;lections et des referendums, la majorit&#233; des bureaux de vote et des urnes est install&#233;e dans les mosqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Foucault, alors pr&#233;sent &#224; T&#233;h&#233;ran en guise de correspondant d'un quotidien italien, a fait allusion dans son ouvrage &lt;em&gt;&#192; quoi r&#234;vent les Iraniens ?&lt;/em&gt;, &#224; ce r&#233;seau efficace de mosqu&#233;es iraniennes et &#224; son impact dans le d&#233;clenchement de la R&#233;volution de 1979. L'autre source, qui refl&#232;te ce fonctionnement des mosqu&#233;es durant la R&#233;volution islamique, est un ouvrage du religieux et r&#233;cent d&#233;funt Hashemi Rafsandjani, intitul&#233; &lt;em&gt;La place des mosqu&#233;es dans l'Etat islamique d'apr&#232;s le Coran&lt;/em&gt;, o&#249; l'auteur explicite le r&#244;le jou&#233; par les mosqu&#233;es iraniennes au cours des ann&#233;es de la R&#233;volution. Ce livre revient aussi sur le r&#244;le similaire jou&#233; par les mosqu&#233;es des autres pays musulmans, notamment en Alg&#233;rie, pendant les mouvements ind&#233;pendantistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai &#233;galement &#233;t&#233; t&#233;moin d'un autre usage de ce micro de mosqu&#233;e, durant les ann&#233;es 1980, lors de la guerre, quand le haut-parleur de la mosqu&#233;e ne cessait de diffuser des marches militaires et des chants liturgiques. Cette musique &#233;tait toujours interrompue par les interventions d'un pr&#233;sentateur qui, d'une voix virile et sur un ton &#233;pique, rapportait les victoires continuelles de notre arm&#233;e aux fronti&#232;res de l'ouest et du sud ! La mosqu&#233;e &#233;tait, &#224; l'&#233;poque, l'un des centres d'inscription et de rassemblement des jeunes volontaires ou mobilis&#233;s. Je n'oublierai jamais les sc&#232;nes d'adieu entre les parents et leurs fils qui montaient dans les cars couverts de drapeaux religieux verts et rouges, partant au front. Les images de certains de ces jeunes ont tellement marqu&#233; ma m&#233;moire que je peux aujourd'hui encore reconna&#238;tre leur sourire dans ces photos encadr&#233;es au mur de la mosqu&#233;e, &#224; c&#244;t&#233; d'un grand portrait de l'Imam Khomeiny.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma m&#232;re &#233;tait membre d'une association f&#233;minine au sein de cette mosqu&#233;e. Il s'agissait d'une &#233;quipe d'une dizaine de femmes religieuses du quartier qui menaient des activit&#233;s culturelles et religieuses. Elles organisaient des p&#232;lerinages &#224; destination des lieux saints d'Iran comme Mashhad, Qom et la Mosqu&#233;e Jamkaran. Elles cuisinaient pendant les c&#233;r&#233;monies religieuses de Moharram et lors du Ramadan. Elles avaient des entrevues hebdomadaires. Elles entretenaient la mosqu&#233;e. Elles pr&#233;paraient du th&#233; durant les discours de l'imam de la mosqu&#233;e. Il nous revenait de porter le lourd plateau pour distribuer les tasses de th&#233;, le sucre en morceaux, et parfois des dattes fra&#238;ches parmi les hommes participants. Et nous d&#233;barrassions &#224; la fin du discours les tasses vides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_10044 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH373/2378-2-0c642.jpg?1686658670' width='500' height='373' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles avaient m&#234;me pris l'initiative de tenir une caisse d'&#233;pargne qui pr&#234;tait de l'argent aux nouveaux mari&#233;s de la ville ou finan&#231;ait les jeunes dipl&#244;m&#233;s du quartier pour cr&#233;er de l'emploi. Au d&#233;but, tout &#233;tait b&#233;n&#233;vole et non lucratif. Mais ces derni&#232;res ann&#233;es, j'ai entendu dire que cette simple caisse humanitariste &#233;tait devenue un vrai &#233;tablissement bancaire dirig&#233; par le nouveau comit&#233; de direction de la mosqu&#233;e. Mais &#224; l'&#233;poque, notre mosqu&#233;e &#233;tait bien loin de tant de complexit&#233;s, et nos mamans d&#233;pensaient m&#234;me leur propre argent, soutir&#233; &#224; leur mari par mille ruses ou issu d'offrandes populaires pour changer une ampoule, acheter un nouveau tapis ou repeindre les murs &#224; la veille du Jour de l'An iranien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles avaient, plusieurs fois par semaine, des r&#233;unions officiellement consacr&#233;es &#224; la lecture du Coran et d'un livre de pri&#232;res intitul&#233; &lt;em&gt;Les Cl&#233;s des Paradis&lt;/em&gt; compil&#233; &#224; l'&#233;poque q&#226;dj&#226;re (publi&#233; et lu en Iran contemporain m&#234;me parfois plus que le Coran lui-m&#234;me), ou aux allocutions des pr&#234;cheuses invit&#233;es au &lt;em&gt;rowzeh&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le rowzeh est une c&#233;r&#233;monie de lamentations tenue le plus souvent par des (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;em&gt;,&lt;/em&gt; retra&#231;ant au travers de r&#233;cits larmoyants, la vie des Im&#226;ms chiites ou, comme elles les surnommaient, les &lt;em&gt;B&#226;b-ol-hav&#226;'ej&lt;/em&gt; (Portes des souhaits). Mais ces r&#233;unions permettaient surtout d'aborder d'autres sujets autrement plus importants : le nouveau riche pr&#233;tendant de la fille de Madame Nassiri, la c&#233;sarienne de la voisine un peu hautaine de Madame Aghdassi qui, malgr&#233; son physique ch&#233;tif, avait mis au monde un gar&#231;on de 3,4 kg ! Ces derni&#232;res ann&#233;es, quelques femmes d'affaires du quartier avaient transform&#233; la mosqu&#233;e en un vrai march&#233; de v&#234;tements chinois qu'elles rapportaient de leurs voyages mensuels &#224; l'&#238;le de Kish, dans le golfe Persique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les cas, ces r&#233;unions religieuso-financi&#232;res ou culturo-m&#233;diatiques &#233;taient des occasions r&#234;v&#233;es pour nos quatre cents coups. On &#233;tait une bande de gamins indomptables du quartier, les enfants des dames de la mosqu&#233;e. Une vraie bande de &lt;em&gt;back street boys&lt;/em&gt;. Avec, entre nous, deux ou trois fillettes timides et silencieuses qui nous offraient le plaisir de les faire pleurer tout le temps, notamment en leur tirant les cheveux, qu'elles portaient au vent puisqu'elles n'avaient pas encore l'&#226;ge de porter le voile. Elles n'&#233;taient d'ailleurs pas plus empot&#233;es que &#231;a et avaient leurs propres strat&#233;gies pour r&#233;pliquer, la pr&#233;f&#233;r&#233;e &#233;tant de rapporter &#224; nos m&#232;res des m&#233;faits invent&#233;s, que les bonnes mamans s'empressaient de durement sanctionner. Ces m&#234;mes fillettes ont &#233;t&#233; &#224; l'origine d'une bonne crise de jalousie chez les gar&#231;ons quand l'association de nos m&#232;res a organis&#233; &#224; la mosqu&#233;e leur f&#234;te de &lt;em&gt;taklif &lt;/em&gt;pour c&#233;l&#233;brer leur neuvi&#232;me anniversaire, qui marque pour les jeunes filles le d&#233;but des obligations religieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gar&#231;onnets, nous &#233;tions admis dans la partie f&#233;minine de la mosqu&#233;e, mais un peu plus grands, nous avons perdu ce droit. Je me suis parfois demand&#233; pourquoi cette s&#233;paration des priants par le genre ne se pratiquait pas dans la mosqu&#233;e la plus sacr&#233;e de l'Islam, la mosqu&#233;e de La Mecque, o&#249; les femmes et les hommes se c&#244;toient en tournant autour de la Kaaba. Mais en ce qui concerne notre mosqu&#233;e, un long rideau vert fonc&#233; s&#233;parait la partie masculine de la partie r&#233;serv&#233;e aux femmes. Et il y avait seulement &#224; c&#244;t&#233; du mihrab une ouverture pour que les femmes puissent poser leurs questions religieuses &#224; l'imam ou lui demander un &lt;em&gt;estekh&#226;reh&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='L'estekh&#226;reh est une tradition tr&#232;s pr&#233;sente dans le monde musulman. Elle (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10045 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2378-3-b060f.jpg?1686658670' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Activit&#233;s culturelles et religieuses d'enfants dans une mosqu&#233;e&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Chaque recoin de cette mosqu&#233;e, quasiment conserv&#233;e dans son &#233;tat initial, r&#233;veille encore en moi ces souvenirs d'enfance. Aujourd'hui, quand, assis dans un coin, appuy&#233; contre le mur, je suis le pr&#234;che en sirotant une tasse de th&#233; servie par un des enfants de la mosqu&#233;e, je vois bien que la tasse n'est pas aussi propre qu'elle devrait l'&#234;tre et que le th&#233; est mal fait, trop bouilli. Mais je le bois avec nostalgie, en contemplant le mihrab artisanal et ouvrag&#233; sur lequel on n'h&#233;sitait pas &#224; grimper autrefois. Je dois avouer que j'avais peur de monter tout en haut du mihrab, l&#224; o&#249; si&#232;ge l'imam pendant son pr&#234;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imam de notre mosqu&#233;e &#233;tait un homme mince, souriant et gentil, avec une vieille voiture toute d&#233;glingu&#233;e. Il avait toujours dans ses grandes poches quelques bonbons au chocolat, &#224; la menthe ou &#224; la fraise. Mais les choses ont chang&#233;. La derni&#232;re fois que j'ai visit&#233; notre mosqu&#233;e, je l'ai &#224; peine reconnu. Aujourd'hui directeur d'une organisation &#233;tatique, il a grossi et je lui ai trouv&#233; la mine trop s&#233;rieuse, en l'observant au moment o&#249; son chauffeur lui ouvrait la porti&#232;re de sa voiture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La partie la plus esth&#233;tique de notre mosqu&#233;e &#233;tait le mihrab. D&#233;cor&#233; de carreaux bleu azur, encadr&#233; par une arche de calligraphies coraniques, il &#233;tait illumin&#233; par des petites lampes vertes et brillantes qui le coloraient en m&#233;taphore de portail du paradis. Sa base &#233;tait &#224; 30 cm au-dessous du niveau de la salle. Apparemment le mot &#034;mihrab&#034; d&#233;rive du terme perse pr&#233;islamique &lt;em&gt;mehr&#226;beh, &lt;/em&gt;utilis&#233; par les adeptes du mithra&#239;sme. Dans ce culte, les fid&#232;les pratiquaient leurs rites dans des grottes ou des espaces souterrains manuellement creus&#233;s. Quelques exemples de ces &lt;em&gt;mehr&#226;beh &lt;/em&gt;ou Mithraeums existent en France, car Mitr&#226; avait beaucoup de succ&#232;s chez les militaires romains, notamment ceux en poste en Gaule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en revenir au mihrab de la mosqu&#233;e, sa fonction premi&#232;re est d'indiquer la direction de la Kaaba. Et on dit qu'il est b&#226;ti plus bas que le niveau de la salle pour que l'imam se mette modestement au-dessous des participants. Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, le terme &#233;tait tr&#232;s li&#233; au th&#232;me du &#034;martyr du mihrab&#034;, titre historique donn&#233; &#224; l'Im&#226;m Ali, assassin&#233; au VIIe si&#232;cle au moment de la pri&#232;re dans le mihrab de la mosqu&#233;e de Koufa (une ville en Irak). Mais durant la R&#233;volution et les ann&#233;es qui ont suivi, le titre a &#233;t&#233; repris pour plusieurs personnalit&#233;s politico-religieuses tomb&#233;es en martyre dans les mosqu&#233;es, dans des attentats terroristes commis par la secte politique des Moudjahidins du Peuple, que les Iraniens ont vite surnomm&#233; les &lt;em&gt;Monafeghins &lt;/em&gt;(hypocrites), et qui avaient tendance &#224; choisir leurs victimes parmi les civils religieux fr&#233;quentant les mosqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10046 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH370/2378-4-b3926.jpg?1686658670' width='500' height='370' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;F&#234;te de &lt;/em&gt;taklif&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Mais l'&#233;l&#233;ment le plus original de notre mosqu&#233;e &#233;tait son minaret : une longue tour carr&#233;e, diff&#233;rente des minarets aux extr&#233;mit&#233;s arrondies qui caract&#233;risent le style persan. Il rappelait en r&#233;alit&#233; la forme des minarets maghr&#233;bins. Pouvoir un jour grimper dans cette tour &#233;tait notre r&#234;ve. Cette occasion nous a &#233;t&#233; donn&#233;e, une fois, quand des techniciens sont venus changer le haut-parleur du minaret. Ces haut-parleurs qui remplacent dor&#233;navant les muezzins d'avant l'&#232;re moderne. Gilbert Sinou&#233;, dans son roman &lt;em&gt;Avicenne ou la route d'Ispahan&lt;/em&gt;, &#233;voque un r&#233;cit int&#233;ressant &#224; propos de ces muezzins d'antan. Cet &#233;crivain &#233;gyptien francophone nous raconte que dans l'Asie centrale du Xe si&#232;cle, d'apr&#232;s une tradition, les mosqu&#233;es avaient seulement le droit &#224; utiliser les muezzins non-voyants pour &#233;viter que le muezzin ne regarde par le haut du minaret les femmes des maisons mitoyennes de la mosqu&#233;e ! Et ils avaient peut-&#234;tre raison car je n'oublie pas la panique des femmes voisines de la mosqu&#233;e quand elles nous ont d&#233;couverts tout en haut du minaret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#226;ge adulte, certainement dans une situation plus s&#233;curis&#233;e, j'ai v&#233;cu une autre fois cette exp&#233;rience de l'assomption vers les Cieux, cette fois-ci &#224; Yazd, dans l'un des deux grands minarets de la place Amir Chakhm&#226;gh. L'escalier en spirale offre un sentiment d'ascension spirituelle ; la hauteur fascinante et vertigineuse et les l&#233;gers mouvements des marches tremblantes r&#233;actualisent la phobie humaine de la Chute. L'obscurit&#233; transperc&#233;e par la lumi&#232;re en fl&#232;che qui tombe des minuscules ouvertures, g&#233;om&#233;triquement calcul&#233;es, am&#232;ne l'&#234;tre humain vers une exp&#233;rience de la vie d'outre-tombe. Et une fois arriv&#233; au haut du minaret, on se sent comme entour&#233; par les anges, lib&#233;r&#233; de la gravit&#233; terrestre, s&#233;curis&#233; dans la main de Dieu, accessible &#224; la b&#233;atitude du Royaume des Cieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adolescents, on s'int&#233;ressait aux autres espaces de notre mosqu&#233;e, jusque-l&#224; inexplor&#233;s, et surtout &#224; la biblioth&#232;que. Je sens encore l'odeur du papier moisi des vieux livres tr&#232;s ab&#238;m&#233;s et des cartons poussi&#233;reux des cassettes. C'est dans la mosqu&#233;e de notre quartier que pour la premi&#232;re fois, on s'est initi&#233; aux ouvrages des penseurs-fondateurs de la R&#233;volution islamique comme Ma&#238;tre Motahhari et le Dr. Shariati. Les cassettes des discours enregistr&#233;s des rh&#233;toriqueurs c&#233;l&#232;bres comme Falsafi, Mahall&#226;ti, Mofatteh, B&#226;honar et Beheshti &#233;taient encore &#224; la mode. Parmi toutes ses figures embl&#233;matiques, il y avait une voix qui me s&#233;duisait plus que les autres par son art rh&#233;torique, son intonation dominatrice, ses pauses bien ma&#238;tris&#233;es, son choix habile des mots et ses r&#233;f&#233;rences &#224; la po&#233;sie : Ayatollah Ali Kh&#226;menei, alors Pr&#233;sident de la R&#233;publique Islamique et imam de la pri&#232;re du vendredi &#224; T&#233;h&#233;ran.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10047 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH442/2378-5-65173.jpg?1686658670' width='300' height='442' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Mihrab&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La biblioth&#232;que a &#233;t&#233;, de tout temps, un &#233;l&#233;ment indispensable et omnipr&#233;sent des grandes mosqu&#233;es iraniennes. Dans la soci&#233;t&#233; musulmane, la mosqu&#233;e est un centre culturel et scientifique. Les mosqu&#233;es poss&#233;daient autrefois &#8211; et m&#234;me aujourd'hui pour certaines - une &lt;em&gt;madrassa&lt;/em&gt; (&#233;cole des &#233;tudes religieuses et profanes) et m&#234;me parfois un observatoire astronomique. De nos jours, l'Etat iranien injecte un budget impressionnant dans les &#034;Maisons de la Culture&#034;. Avec l'arriv&#233;e au pouvoir des gouvernements r&#233;formistes dans les ann&#233;es 1990, les autorit&#233;s ont essay&#233; de moderniser les structures traditionnelles des activit&#233;s culturelles jusque-l&#224; cristallis&#233;es autour de l'unit&#233; de la mosqu&#233;e si pr&#233;sente dans les villes et villages du pays. Le plan a, en partie, &#233;chou&#233;, car la soci&#233;t&#233; iranienne, n'en d&#233;plaise &#224; certaines puissances occidentales qui clament le contraire, est encore &#233;troitement attach&#233;e aux valeurs traditionnelles et conservatrices. Et pendant l'&#233;t&#233;, beaucoup de familles pr&#233;f&#232;rent envoyer leurs enfants aux divers cours organis&#233;s par la mosqu&#233;e de leur quartier plut&#244;t que de les envoyer dans les grandes &#034;Maisons de la Culture&#034; de T&#233;h&#233;ran. Pendant les vacances estivales, la majorit&#233; des mosqu&#233;es de tout le pays organise des activit&#233;s vari&#233;es, notamment des cours en tous genres - de langues, d'informatique, de sports, de cuisine, etc. -, des excursions et des ateliers artistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; le r&#244;le des mosqu&#233;es dans la gen&#232;se de la R&#233;volution islamique et dans les ann&#233;es de la guerre. Mais cette mission prit une autre forme dans les d&#233;cennies succ&#233;dant &#224; la guerre. Au cours de certains &#233;v&#232;nements des ann&#233;es 1990 et 2000, les mosqu&#233;es ont encore pu montrer leur potentiel d'&#233;l&#233;ment protecteur pour le syst&#232;me politique du pays. Les jeunes qui fr&#233;quentent les mosqu&#233;es peuvent y vivre leur premi&#232;re exp&#233;rience d'adh&#233;sion &#224; une structure d'encadrement politique et id&#233;ologique, surtout gr&#226;ce &#224; une structure particuli&#232;re et non-&#233;tatique qui s'appelle &lt;em&gt;P&#226;yg&#226;h-e mogh&#226;vemat-e Bassidj&lt;/em&gt; (Base de r&#233;sistance de la mobilisation populaire) qui a aujourd'hui un bureau dans presque toutes les mosqu&#233;es iraniennes. Ainsi les mosqu&#233;es r&#233;ussissent &#224; concentrer un soutien populaire solidaire et homog&#232;ne aux id&#233;aux r&#233;volutionnaires dans les moments difficiles de la p&#233;riode postr&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10048 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH322/2378-6-2-1984e.jpg?1686658670' width='500' height='322' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Grande Mosqu&#233;e Al-e Y&#226;ssin, T&#233;h&#233;ran&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; part cette identit&#233; de la mosqu&#233;e comme centre religieux, scientifique et culturel, il faudrait aborder les autres fonctions, depuis longtemps abandonn&#233;es, de cette institution basique de la soci&#233;t&#233; islamique. Le proph&#232;te Mohammad utilisait la mosqu&#233;e comme &#034;palais de justice&#034;, un lieu de jugement, une assembl&#233;e de consultation et un centre de d&#233;cision sociale. La mosqu&#233;e abritait aussi les pauvres croyants sans domicile et servait de lieu d'h&#233;bergement pour les visiteurs &#233;trangers et non-r&#233;sidents nouvellement arriv&#233;s en ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Iran, les mosqu&#233;es symbolisent la fusion architecturale et spirituelle de la foi islamique et de l'art iranien. Les &#233;l&#233;ments de d&#244;me, de coupole et de vo&#251;te, internationalement emprunt&#233;s, prennent notamment racine dans le style sassanide. Apr&#232;s l'islamisation de la Perse, de nombreux temples du feu furent transform&#233;s en mosqu&#233;e. La mosqu&#233;e est aussi un lieu d'interaction culturelle. Nous retrouvons notamment une forte inspiration persane dans l'architecture des mosqu&#233;es indiennes, qui t&#233;moigne de l'existence d'un long rapport historique entre ces deux grandes civilisations orientales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mosqu&#233;e est le centre de la ville islamique. C'est &#224; partir de ce noyau que les grandes m&#233;tropoles islamiques ont &#233;t&#233; fond&#233;es et se sont &#233;largies. La mosqu&#233;e est le porte-drapeau de l'identit&#233; islamique d'une ville ou d'une r&#233;gion. Dans les pays o&#249; les musulmans sont en minorit&#233;, la mosqu&#233;e sert de bastion de r&#233;sistance culturelle et de solidarit&#233; identitaire. La mosqu&#233;e est un lieu de rencontre entre les g&#233;n&#233;rations et les diverses classes de la communaut&#233; musulmane. De l&#224;, on peut comprendre les prises de position n&#233;gative des gouvernements occidentaux concernant la fondation des mosqu&#233;es dans les villes d'Europe. L'exemple le plus r&#233;cent est le sort subi par la mosqu&#233;e de Nice, dont la construction et l'inauguration ont provoqu&#233; tant d'hostilit&#233; de la part de la mairie islamophobe de cette ville.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10049 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2378-7-2-e706d.jpg?1686658670' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt; P&#226;yg&#226;h-e mogh&#226;vemat-e Bassidj&lt;em&gt; (Base de r&#233;sistance de la mobilisation populaire), mosqu&#233;e de&lt;br&gt; Seyyed-o-Shohad&#226;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit de tous ces al&#233;as, la mosqu&#233;e en tant qu'institution religieuse et sociale n'a, dans son long parcours historique en terre d'islam &#224; partir du VIIe si&#232;cle, jamais perdu sa place centrale dans la soci&#233;t&#233;. De la mosqu&#233;e Al-Aqsa en Palestine occup&#233;e jusqu'aux mosqu&#233;es d&#233;molies en Birmanie, de la grande mosqu&#233;e de Sarajevo, bombard&#233;e par les Serbes, jusqu'aux mosqu&#233;es s&#233;n&#233;galaises de Touba qui incarnent le mouvement anticolonialiste, l'institution de la mosqu&#233;e reste le foyer de la r&#233;sistance islamique et le pilier de la religion du proph&#232;te Mohammad. Certainement, l'Islam demeurera tant qu'il y aura des mosqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le &lt;em&gt;rowzeh &lt;/em&gt;est une c&#233;r&#233;monie de lamentations tenue le plus souvent par des particuliers, chez eux ou dans des endroits religieux comme la mosqu&#233;e ou les &lt;em&gt;hosseinyehs. &lt;/em&gt;Durant le &lt;em&gt;rowzeh, &lt;/em&gt;un pr&#234;cheur expose un point religieux, puis raconte des &#233;pisodes de la trag&#233;die de Karbala o&#249; fut tu&#233; en martyre l'Im&#226;m Hossein, petit-fils du Proph&#232;te, ainsi qu'une partie de sa famille et ses compagnons.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'&lt;em&gt;estekh&#226;reh &lt;/em&gt;est une tradition tr&#232;s pr&#233;sente dans le monde musulman. Elle consiste &#224; consulter les versets coraniques quand on h&#233;site &#224; prendre une d&#233;cision importante. Cependant, cette tradition ne s'applique pas toujours dans les r&#232;gles et elle devient parfois une pratique vulgaire et superstitieuse, renfor&#231;ant l'ind&#233;cision et s'appliquant aux d&#233;cisions m&#234;me les plus banales de la vie quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Particularit&#233;s des &#233;l&#233;ments architecturaux des mosqu&#233;es iraniennes</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2377</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2377</guid>
		<dc:date>2017-05-05T11:54:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Afsaneh Pourmazaheri</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les mosqu&#233;es, avec leur style et leur forme uniques, constituent l'un des symboles et lieux centraux de la culture musulmane. D&#232;s l'arriv&#233;e de l'islam en Perse et avec la construction des premi&#232;res mosqu&#233;es, ces &#233;difices ont occup&#233; un r&#244;le &#224; part enti&#232;re dans l'histoire &#224; la fois sociale, religieuse, mais aussi politique du pays, tout en jouant un r&#244;le non n&#233;gligeable dans le domaine de l'&#233;ducation. La chute de la dynastie sassanide &#224; la suite de la conqu&#234;te musulmane a conduit &#224; l'utilisation de formes (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique251" rel="directory"&gt;N&#176; 137, avril 2017&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2377-e2969.jpg?1686658670' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_10031 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2377-1-b4614.jpg?1686658670' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mosqu&#233;e Nasir-ol-Molk de Shir&#226;z&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les mosqu&#233;es, avec leur style et leur forme uniques, constituent l'un des symboles et lieux centraux de la culture musulmane. D&#232;s l'arriv&#233;e de l'islam en Perse et avec la construction des premi&#232;res mosqu&#233;es, ces &#233;difices ont occup&#233; un r&#244;le &#224; part enti&#232;re dans l'histoire &#224; la fois sociale, religieuse, mais aussi politique du pays, tout en jouant un r&#244;le non n&#233;gligeable dans le domaine de l'&#233;ducation. La chute de la dynastie sassanide &#224; la suite de la conqu&#234;te musulmane a conduit &#224; l'utilisation de formes architecturales perses traditionnelles dans les &#233;difices religieux musulmans en Iran. Les arts tels que la calligraphie, celui du stuc, l'utilisation des miroirs et des mosa&#239;ques, ont ainsi &#233;t&#233; progressivement int&#233;gr&#233;s &#224; l'architecture des mosqu&#233;es en Perse.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10032 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH432/2377-2-494c0.jpg?1686658670' width='300' height='432' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mosqu&#233;e de Dezful (Masjed-J&#226;meh)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La vision monoth&#233;iste de la tradition iranienne d'avant et apr&#232;s l'islam a eu une influence non n&#233;gligeable dans le domaine de l'architecture religieuse, en conf&#233;rant une forme et un sens propre &#224; chaque &#233;l&#233;ment architectural tel que l'espace, la forme, la couleur, la lumi&#232;re et la mati&#232;re. Plus sp&#233;cifiquement, l'architecture islamique iranienne est influenc&#233;e par deux courants : l'un constitu&#233; essentiellement d'&#233;l&#233;ments ext&#233;rieurs &#224; la culture indig&#232;ne de l'Iran, et l'autre influenc&#233; par des &#233;l&#233;ments propres &#224; la culture perse d'avant l'islam. Ainsi, la pr&#233;sence d'arcs, de vo&#251;tes, de d&#244;mes sur base carr&#233;e et de v&#233;randas constitue un h&#233;ritage des &#233;poques parthe (250-226 av. J.-C.), sassanide (224-652 av. J.-C.) et ach&#233;m&#233;nide (559-321 av. J.-C.). Avec l'arriv&#233;e de l'islam, l'architecture iranienne a &#233;t&#233; influenc&#233;e par la Chine et l'Occident, et de nouveaux motifs et mat&#233;riaux ont &#233;t&#233; utilis&#233;s dans la construction des mosqu&#233;es. Bien que vari&#233;e, l'architecture des mosqu&#233;es iraniennes reste r&#233;gie pendant plusieurs si&#232;cles par les principes suivant : l'existence d'une cour ext&#233;rieure au centre de la structure, l'usage de la statique, ainsi que le recours &#224; des mat&#233;riaux locaux.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10033 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH318/2377-3-4d56e.jpg?1686658670' width='500' height='318' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Grande Mosqu&#233;e de Tabriz&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;l&#233;ments esth&#233;tiques de l'architecture des mosqu&#233;es iraniennes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lumi&#232;re est la principale caract&#233;ristique de l'architecture des mosqu&#233;es en Iran. Symbole de la sagesse divine et de la manifestation de Dieu, elle joue un r&#244;le important pour casser la rigidit&#233; des structures gigantesques en pierre. Un carrelage poli couvre souvent le sol, et de petits morceaux de miroir sont incrust&#233;s dans le plafond pour r&#233;fl&#233;chir avantageusement la lumi&#232;re. Leurs reflets sont ainsi amplifi&#233;s par la lumi&#232;re et repr&#233;sentent une pluralit&#233; qui incarne l'unit&#233;. Le blanc est le symbole du caract&#232;re sacr&#233; et de la puret&#233; de l'int&#233;rieur de la mosqu&#233;e. Le bleu azur&#233;, couleur dominante dans les mosqu&#233;es iraniennes, symbolise l'immensit&#233; du ciel et l'absolu. Le turquoise est aussi un symbole de la saintet&#233;, tandis que le jaune &#233;voque la lumi&#232;re. Le vert, combin&#233; avec le jaune et le bleu, est un symbole de paix et d'espoir, mais aussi de science et de foi. L'eau omnipr&#233;sente sous forme de fontaines est le fondement de la vie et l'&#233;l&#233;ment purificateur. Sa pr&#233;sence permet aussi d'introduire une certaine souplesse et beaut&#233; dans la structure. Elle fait &#233;galement office de miroir en refl&#233;tant l'image de la mosqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10034 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH399/2377-4-df2c7.jpg?1686658670' width='500' height='399' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mosqu&#233;e bleue de Tabriz&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Outre ces motifs et symboles communs, les mosqu&#233;es iraniennes comprennent en g&#233;n&#233;ral des &#233;l&#233;ments tels que le d&#244;me, le clo&#238;tre, la cour, le portique et le mihrab orient&#233; vers La Mecque. Nous en donnons ici un aper&#231;u rapide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les phares ou les minarets ont pour r&#244;le principal de focaliser la lumi&#232;re. Ils ont notamment &#233;t&#233; construits pour guider les pi&#233;tons perdus dans le d&#233;sert et &#233;veiller les &#226;mes ensommeill&#233;es. Ils constituent une incarnation de l'orientation divine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le d&#244;me a une base circulaire, comme image d'un tout infini. La division du cercle initial en arcs &#233;gaux symbolise la pluralit&#233; n&#233;cessaire pour atteindre l'unit&#233;, symbole du Tout-puissant. Les d&#244;mes iraniens sont coniques, unis et discrets. Le bassin d'eau dans la mosqu&#233;e, qui sert notamment aux ablutions, est situ&#233; au milieu de la cour. Il fait aussi office de miroir qui refl&#232;te le ciel avec son fond de tuiles bleu azur. Il rend ainsi possible la rencontre du ciel et de la terre.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10035 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH314/2377-5-33c6a.jpg?1686658670' width='500' height='314' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mosqu&#233;e Nasir-ol-Molk de Shir&#226;z&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;- Le &lt;em&gt;mi&#226;nsar&#226;&lt;/em&gt;, ou tablier dans la cour centrale, est l'une des caract&#233;ristiques architecturales islamiques iraniennes. De forme rectangulaire, carr&#233;e ou polygonale, il est consid&#233;r&#233; comme un lieu de repos pour les voyageurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le clo&#238;tre, colonne int&#233;rieure autour du tablier et pr&#233;sent dans l'architecture religieuse d&#232;s la p&#233;riode parthe (250-226 av. J.-C.), se compose d'une vo&#251;te ; il donne et se referme sur le tablier sur trois c&#244;t&#233;s. Il renferme les espaces de sortie qui retiennent les rayons du soleil et facilite le passage de l'air. Il est d&#233;cor&#233; par des &lt;em&gt;muqarnas&lt;/em&gt;, des briques, du stuc et du carrelage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le mihrab est g&#233;n&#233;ralement situ&#233; sur le c&#244;t&#233; sud du mur de la mosqu&#233;e, et est orient&#233; vers La Mecque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des mosqu&#233;es historiques construites par les autorit&#233;s officielles sont situ&#233;es dans le centre-ville, &#224; proximit&#233; des march&#233;s et de l'H&#244;tel de Ville. Leur importance &#233;tait telle qu'on ne trouvait pas de ville sans mosqu&#233;e. Le plan structural de la mosqu&#233;e, qui d&#233;rivait de l'architecture parthe et sassanide, &#233;tait dot&#233; soit d'un seul, de deux ou m&#234;me de quatre porches, ainsi que d'une combinaison de quatre arches. L'Iran compte de nombreuses mosqu&#233;es c&#233;l&#232;bres pour leur beaut&#233;, leur importance culturelle et symbolique, ainsi que leur structure architecturale proprement iranienne. Les plus renomm&#233;es sont la Mosqu&#233;e de Dezful (Masjed-J&#226;meh), la Grande Mosqu&#233;e et la Mosqu&#233;e bleue de Tabriz, la Mosqu&#233;e Nasirol-Molk de Shir&#226;z, les grandes Mosqu&#233;es de Hamed&#226;n et de Bastak &#224; Hormozg&#226;n, la Grande Mosqu&#233;e (Mosqu&#233;e J&#226;meh d'Ispahan), la Mosqu&#233;e du Sh&#226;h et la Mosqu&#233;e de Sheikh Lotfoll&#226;h &#224; Ispahan, la Mosqu&#233;e Agh&#226; Bozorg &#224; K&#226;sh&#226;n, la Grande Mosqu&#233;e de N&#226;&#239;n, la Mosqu&#233;e de Goharsh&#226;d et la Mosqu&#233;e du tombeau de l'Im&#226;m Rez&#226; &#224; Mashhad, les Grandes Mosqu&#233;es de Neysh&#226;bour et de Ferdows, les Grandes Mosqu&#233;es de Borujerd et de Qazvin, la Mosqu&#233;e de l'Im&#226;m Z&#226;deh Hossein et la Mosqu&#233;e Al-Nabi de Qazvin, la Mosqu&#233;e Jamkar&#226;n de Qom, la Mosqu&#233;e de l'Im&#226;mz&#226;deh H&#226;shem de Dam&#226;vand, la Grande Mosqu&#233;e de Yazd, et la Mosqu&#233;e de l'Im&#226;mz&#226;deh S&#226;leh de Shemir&#226;n.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10036 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH335/2377-6-72a63.jpg?1686658670' width='500' height='335' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mosqu&#233;e de Bastak &#224; Hormozg&#226;n&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'architecture des trois principales p&#233;riodes de l'histoire iranienne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ces derni&#232;res, trois mosqu&#233;es appartenant &#224; des p&#233;riodes historiques diff&#233;rentes retiennent particuli&#232;rement l'attention : la Mosqu&#233;e J&#226;meh d'Ispahan (style khor&#226;ss&#226;ni de l'&#233;poque seldjoukide), la Mosqu&#233;e Goharsh&#226;d (style az&#233;ri de l'&#233;poque timuride) et la Mosqu&#233;e Sheikh Lotfollah (style Isfah&#226;ni de l'&#233;poque safavide).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10037 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH328/2378-6-813a9.jpg?1686658670' width='500' height='328' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Grande Mosqu&#233;e (Mosqu&#233;e J&#226;meh d'Ispahan)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La mosqu&#233;e J&#226;meh d'Ispahan a &#233;t&#233; construite au XIe si&#232;cle par les tribus turcophones d'Asie centrale ayant migr&#233; vers le plateau iranien, la Transoxiane et l'Asie Mineure. Le faste artistique de cette p&#233;riode est notamment d&#251; &#224; la paix qui r&#233;gnait &#224; l'&#233;poque des Seldjoukides, et a donn&#233; naissance &#224; des &#339;uvres d'art importantes, dont cette mosqu&#233;e. Cet &#233;difice est consid&#233;r&#233; comme le monument le plus ancien de la ville. Sa fa&#231;ade actuelle date de l'&#233;poque seldjoukide, mais la mosqu&#233;e a connu de nouvelles extensions et r&#233;novations au cours des &#233;poques ult&#233;rieures en particulier &#224; l'&#233;poque des Safavides. On y trouve plusieurs entr&#233;es qui relient la cour principale aux espaces environnants et dont la technique de construction montre qu'elles ont &#233;t&#233; construites &#224; des &#233;poques diff&#233;rentes. Cette mosqu&#233;e est construite sur un clo&#238;tre &#224; quatre bases de style khor&#226;ss&#226;ni. Les quatre clo&#238;tres nomm&#233;s Soffeh Darvish, Soffeh Ost&#226;d, Soffeh Sh&#226;gerd et Soffeh S&#226;heb, conf&#232;rent une touche proprement persane &#224; l'&#233;difice. La surface int&#233;rieure de la mosqu&#233;e, ainsi que les minarets et les tuiles remontent au XVe si&#232;cle. Les parties principales de la mosqu&#233;e comme le &lt;em&gt;shabest&#226;n&lt;/em&gt;, les piliers circulaires, les corniches, etc., ont quant &#224; elles &#233;t&#233; construites sous l'ordre de Nez&#226;m-ol-molk (vizir des sultans seldjoukides Alp Arsalan et Malik Sh&#226;h), et donnent une physionomie particuli&#232;re &#224; l'&#233;difice.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10038 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH329/2378-7-41556.jpg?1686658670' width='500' height='329' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Grande Mosqu&#233;e de Hamed&#226;n&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Le clo&#238;tre avec le d&#244;me en brique et le toit d&#233;cor&#233; en &lt;em&gt;muqarnas&lt;/em&gt; a &#233;t&#233; construit au XIIe si&#232;cle. Un autre d&#244;me remarquable a &#233;t&#233; construit en 1060 &#224; l'&#233;poque de Taj-ol-Molouk, autre vizir seldjoukide, et ressemble plut&#244;t &#224; un temple du feu. Il est situ&#233; dans la partie nord de la cour de la mosqu&#233;e en face du d&#244;me Kh&#226;jeh Nez&#226;m-ol-Molk. La mosqu&#233;e comprend au total neuf mihrab et deux minarets (autour du clo&#238;tre du Sud). Selon les historiens, il existait deux autres minarets sur le c&#244;t&#233; nord, qui sont cependant totalement d&#233;truits aujourd'hui. La plus belle chaire incrust&#233;e parmi celles existantes en Iran se trouve dans cette mosqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10039 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH481/2378-8-ecf21.jpg?1686658670' width='300' height='481' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Minaret de la mosqu&#233;e de Goharsh&#226;d&lt;br&gt; &#224; Mashhad&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La mosqu&#233;e de Goharsh&#226;d &#224; Mashhad s'inspire principalement du style az&#233;ri, et sa construction remonte &#224; l'&#233;poque timouride. Pendant les XIIIe et XIVe si&#232;cles, l'Iran a, &#224; deux reprises, fait l'objet d'attaques de la part des Mongols. L'invasion de Tamerlan au XIVe si&#232;cle fut particuli&#232;rement destructrice. Apr&#232;s sa mort, son fils Sh&#226;hrokh, amateur d'art et religieux, a soutenu le d&#233;veloppement des &#339;uvres d'art architecturales religieuses en Iran. La mosqu&#233;e de Goharsh&#226;d fait partie de cet ensemble historique et artistique. Cr&#233;&#233;e sur ordre de la femme du roi au d&#233;but du XVe si&#232;cle au sud du sanctuaire sacr&#233; de l'Im&#226;m Rez&#226;, elle a &#233;t&#233; principalement construite &#224; partir de briques et de pl&#226;tre dans un style architectural oriental. Avec sa vaste zone p&#233;riph&#233;rique, ses sept portes d'entr&#233;e menant au sanctuaire sacr&#233;, et ses quatre clo&#238;tres grandioses ax&#233;s sur les quatre points cardinaux, cette impressionnante structure est l'un des joyaux de ce sanctuaire. Le d&#244;me en tuiles turquoise a une hauteur de 40 m&#232;tres et un diam&#232;tre de 10 m&#232;tres. Il est construit sur un espace cylindrique de faible hauteur et sa partie principale, &#233;paisse et ventriculaire, a une belle forme h&#233;misph&#233;rique. Le carrelage autour du d&#244;me est en tuile homog&#232;ne turquoise. Un autre clo&#238;tre peu profond est recouvert de tuiles blanches sur fond jaune et d&#233;cor&#233; de calligraphies de style coufique. Les bordures du d&#244;me sont d&#233;cor&#233;es de dessins et recouverts de briques et de c&#233;ramiques.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10040 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH288/2378-9-5c8a3.jpg?1686658670' width='500' height='288' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e de Goharsh&#226;d &#224; Mashhad&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La mosqu&#233;e de Sheikh Lotfoll&#226;h &#224; Ispahan constitue un bon exemple du style isfah&#226;ni propre &#224; l'&#233;poque Safavide. Elle a &#233;t&#233; construite sur ordre de Sh&#226;h Abb&#226;s Safavide durant la premi&#232;re moiti&#233; du XVIIe si&#232;cle. Elle est hyponyme d'un scientifique religieux libanais venu en Iran et devenu le beau-p&#232;re de Sh&#226;h Abb&#226;s. Le roi a ordonn&#233; un r&#233;am&#233;nagement du b&#226;timent pour en faire un lieu de pri&#232;re et de retraite ainsi qu'une &#233;cole, juste devant l'entr&#233;e de la place Naghsh-e Jah&#226;n et en face du palais d'Ali Q&#226;pu. Elle est unique de par la forme de son d&#244;me et de ses carrelages. Bien que la construction de la mosqu&#233;e tende vers l'est, sa paroi, vue de l'ext&#233;rieur, est orient&#233;e vers le nord et l'autel est construit en direction de La Mecque. Sa forme ext&#233;rieure ne comporte aucun signe d'inclinaison ni d'angle. Le d&#244;me de la mosqu&#233;e Sheikh Lotfoll&#226;h est l'un des rares d&#244;mes uni-couverts des Safavides. Les motifs d&#233;coratifs bleu-fonc&#233; &#224; c&#244;t&#233; de la couleur cr&#232;me du fond et des tuiles blanches sont l'une des particularit&#233;s de cette mosqu&#233;e. Les parois lat&#233;rales de la cour sont rehauss&#233;es de bleu et comprennent des fleurs, des buissons et une &#233;criture cr&#232;me. A l'int&#233;rieur, les d&#233;corations incluent de grandes &#233;toiles jaunes dor&#233;es couvertes de liser&#233;s entrelac&#233;s. Cette mosqu&#233;e est singuli&#232;re car elle n'a pas de minaret, et son d&#244;me ainsi que ses deux toits sont monolithiques. Elle est de petite taille, et abrite un petit oratoire.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10041 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH393/2378-10-34062.jpg?1686658670' width='400' height='393' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e de Sheikh Lotfoll&#226;h &#224; Ispahan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, le style pr&#233;islamique a grandement influenc&#233; l'architecture des mosqu&#233;es en Iran. La forme et la fonction du minaret, du d&#244;me et du porche sont &#233;troitement li&#233;es aux architectures ach&#233;m&#233;nide, parthe et sassanide. Tout est orient&#233; vers la cr&#233;ation d'un espace de paix et de silence pour tourner l'attention essentiellement vers Dieu. Les fleurs, les plantes et les oiseaux seuls y sont repr&#233;sent&#233;s, &#224; l'exclusion de proph&#232;tes et de toute figure humaine. D'un point de vue historique, les mosqu&#233;es de style seldjoukide ressemblaient &#224; celle des Arabes, simples et d&#233;cor&#233;es en briques, la mosqu&#233;e timouride, &#233;tait connue pour sa grandeur, sa r&#233;sistance et ses couleurs vari&#233;es, et enfin la mosqu&#233;e safavide marque l'apog&#233;e de l'ornementation, de l'art de la tuilerie et de la peinture en Iran. Destin&#233;e &#224; cr&#233;er un sentiment de pr&#233;sence et de r&#233;v&#233;rence, elle est consid&#233;r&#233;e comme l'un des sommets de l'architecture persane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie :&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Goldschmidt, J. Arthuret al., &lt;em&gt;A Concise History of the Middle East &lt;/em&gt;(Une br&#232;ve histoire du Moyen Orient), Westview Press, Colorado, 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;em&gt;- &lt;/em&gt;Pirni&#226;, Karim, &lt;em&gt;Mem&#226;ri-e esl&#226;mi-e ir&#226;n &lt;/em&gt;(L'architecture islamique de l'Iran), D&#226;neshg&#226;h-e Elm &#233;d., T&#233;h&#233;ran 1993.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Pirni&#226;, Karim, &lt;em&gt;Sabkshen&#226;si-e mem&#226;ri-e ir&#226;ni &lt;/em&gt;(Analyse du style de l'architecture iranienne), Nashr-e M&#233;m&#226;r, T&#233;h&#233;ran, 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; R&#226;vandi, Mortez&#226;, &lt;em&gt;T&#226;rikh-e Ejtem&#226;i-e Ir&#226;n &lt;/em&gt;(L'histoire sociale de l'Iran), tome I, &#233;d. Amirkabir, T&#233;h&#233;ran, premi&#232;re &#233;dition 1975&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Sh&#226;teri&#226;n, Rez&#226;, &lt;em&gt;Tahlil mem&#226;ri-e mas&#226;djed &lt;/em&gt;(Analyse de l'architecture des mosqu&#233;es), Nopard&#226;z&#226;n, T&#233;h&#233;ran, 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La mosqu&#233;e dans les po&#232;mes de H&#226;fez et Mowlavi*</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2376</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2376</guid>
		<dc:date>2017-05-05T11:54:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Khadidjeh N&#226;deri Beni</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En analysant selon une approche intertextuelle les textes litt&#233;raires persans, il appara&#238;t qu'il existe un lien de d&#233;pendance et d'influence mutuelle entre la litt&#233;rature persane et la mosqu&#233;e en tant que lieu sacr&#233; pour prier un Dieu unique. Le th&#232;me de la mosqu&#233;e a &#233;t&#233; une importante source d'inspiration pour les po&#232;tes iraniens vers&#233;s dans les th&#233;matiques religieuses. Depuis l'arriv&#233;e de l'islam jusqu'&#224; nos jours, la litt&#233;rature persane a consid&#233;rablement particip&#233; &#224; l'enrichissement de la spiritualit&#233; de (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique251" rel="directory"&gt;N&#176; 137, avril 2017&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2376-8af42.jpg?1686658670' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_10030 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH340/2376-1-a23db.jpg?1686658670' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mosqu&#233;e imaginaire, &#339;uvre de H&#226;dj Mosaver ol-Molki&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En analysant selon une approche intertextuelle les textes litt&#233;raires persans, il appara&#238;t qu'il existe un lien de d&#233;pendance et d'influence mutuelle entre la litt&#233;rature persane et la mosqu&#233;e en tant que lieu sacr&#233; pour prier un Dieu unique. Le th&#232;me de la mosqu&#233;e a &#233;t&#233; une importante source d'inspiration pour les po&#232;tes iraniens vers&#233;s dans les th&#233;matiques religieuses. Depuis l'arriv&#233;e de l'islam jusqu'&#224; nos jours, la litt&#233;rature persane a consid&#233;rablement particip&#233; &#224; l'enrichissement de la spiritualit&#233; de ce lieu sacr&#233; aussi bien que sa popularit&#233; chez les Iraniens. Par exemple, chaque ann&#233;e &#224; l'occasion de Moharram, mois de deuil pendant lequel fut tu&#233; l'Im&#226;m Hossein, le petit fils du proph&#232;te Mohammad, la c&#233;l&#232;bre &#233;l&#233;gie fun&#232;bre (&lt;em&gt;marthieh&lt;/em&gt;) compos&#233;e par Mohtasham K&#226;sh&#226;ni (1500-1580) est gaufr&#233;e sur des tissus et install&#233;e dans l'espace int&#233;rieur de nombreuses mosqu&#233;es du pays. Il s'agit d'un po&#232;me strophique qu'il a &#233;crit en hommage &#224; l'Im&#226;m Hossein et ses compagnons &#224; Karbal&#226; :&lt;em&gt; &#171; Quel est ce soul&#232;vement qui, une nouvelle fois, a boulevers&#233; le cours des &#233;v&#233;nements ? Que sont donc ce chant fun&#232;bre, ce deuil et ces lamentations qui ont envahi la terre enti&#232;re ? &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#1576;&#1575;&#1586; &#1575;&#1740;&#1606; &#1670;&#1607; &#1588;&#1608;&#1585;&#1588; &#1575;&#1587;&#1578; &#1705;&#1607; &#1583;&#1585; &#1582;&#1604;&#1602; &#1593;&#1575;&#1604;&#1605; &#1575;&#1587;&#1578; &#1576;&#1575;&#1586; &#1575;&#1740;&#1606; &#1670;&#1607; &#1606;&#1608;&#1581;&#1607; &#1608; &#1670;&#1607; &#1593;&#1586;&#1575; &#1608; &#1670;&#1607; &#1605;&#1575;&#1578;&#1605; (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la litt&#233;rature persane, de nombreux po&#232;mes chantent les louanges de la mosqu&#233;e et de la pri&#232;re collective. La mosqu&#233;e y appara&#238;t selon plusieurs d&#233;finitions et diff&#233;rentes approches litt&#233;raires. Il est &#233;vident qu'une m&#234;me notion peut prendre diff&#233;rents sens selon le contexte et les diff&#233;rents registres dans lesquels elle est employ&#233;e. Par exemple, le mot &#171; amour &#187; n'a pas le m&#234;me sens dans une po&#233;sie philosophique que dans une po&#233;sie lyrique, qui fait davantage de place &#224; part aux sentiments personnels. Il en va de m&#234;me pour la notion de &#171; mosqu&#233;e &#187; : dans les ghazals de H&#226;fez, la d&#233;finition donn&#233;e du mot se distingue de celle de la po&#233;sie mystique de Mowlavi. Dans cet article, nous allons donner un bref aper&#231;u des sens du terme &#171; mosqu&#233;e &#187; dans les po&#232;mes de H&#226;fez et Mowlavi, en tant que deux repr&#233;sentants &#233;minents de la po&#233;sie persane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La mosqu&#233;e dans la po&#233;sie de H&#226;fez&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble des th&#233;ories de la litt&#233;rature accepte l'id&#233;e que tout discours po&#233;tique peut avoir un sens implicite et/ou explicite. La particularit&#233; la plus importante de la po&#233;sie de H&#226;fez r&#233;side dans le fait que ses vers contiennent de nombreuses informations implicites et sous-entendues, qu'il revient au lecteur d'interpr&#233;ter pour acc&#233;der au sens exprim&#233; par le po&#232;te. De ce fait, dans le Divan de H&#226;fez, le mot &#171; mosqu&#233;e &#187;, qui est pr&#233;sent sept fois, jouit toujours d'un sens implicite ; il y perd son sens habituel et explicite pour prendre des significations all&#233;goriques. En voici quelques exemples :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Hier soir le ma&#238;tre de nos consciences, en sortant de la mosqu&#233;e, se dirigea vers la taverne ! &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#212; amis ! Quelle doit &#234;tre notre conduite apr&#232;s un tel exemple ?!&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='. &#1583;&#1608;&#1588; &#1575;&#1586; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1587;&#1608;&#1740; &#1605;&#1740;&#1582;&#1575;&#1606;&#1607; &#1570;&#1605;&#1583; &#1662;&#1740;&#1585; &#1605;&#1575; &#1670;&#1740;&#1587;&#1578; &#1740;&#1575;&#1585;&#1575;&#1606; &#1591;&#1585;&#1740;&#1602;&#1578; &#1576;&#1593;&#1583; &#1575;&#1586; &#1575;&#1740;&#1606; &#1578;&#1583;&#1576;&#1740;&#1585; (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans ce vers, l'utilisation conjointe des mots comme &#034;ma&#238;tre&#034; (&lt;em&gt;pir&lt;/em&gt;) et &#034;taverne&#034; (&lt;em&gt;meykh&#226;neh&lt;/em&gt;) avec la mosqu&#233;e sugg&#232;re le sens m&#233;taphorique de la phrase. La mosqu&#233;e y prend un sens implicite : elle signifie l'hypocrisie en mati&#232;re de religion. Ce passage du ma&#238;tre de la mosqu&#233;e &#224; la taverne symbolise le cheminement (&lt;em&gt;solouk&lt;/em&gt;) du disciple (&lt;em&gt;s&#226;lek&lt;/em&gt;) et son ma&#238;tre de confr&#233;rie (&lt;em&gt;pir-e Tariqat&lt;/em&gt;) pour acc&#233;der &#224; la R&#233;alit&#233; spirituelle au-del&#224; des apparences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Tous sont &#224; la recherche de l'amant, les ivres comme les intelligents&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Partout est la demeure de l'amour, mosqu&#233;e ou synagogue&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='. &#1607;&#1605;&#1607; &#1705;&#1587; &#1591;&#1575;&#1604;&#1576; &#1740;&#1575;&#1585;&#1606;&#1583; &#1670;&#1607; &#1607;&#1588;&#1740;&#1575;&#1585; &#1608; &#1670;&#1607; &#1605;&#1587;&#1578; &#1607;&#1605;&#1607; &#1580;&#1575; &#1582;&#1575;&#1606;&#1607; &#1593;&#1588;&#1602; &#1575;&#1587;&#1578; &#1670;&#1607; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1670;&#1607; (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;***&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Tout ce que je recherche &#224; la mosqu&#233;e ou &#224; la taverne, c'est Toi&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Dieu, je n'ai aucun autre d&#233;sir&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='. &#1594;&#1585;&#1590; &#1586; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1608; &#1605;&#1740;&#1582;&#1575;&#1606;&#1607; &#1575;&#1605; &#1608;&#1589;&#1575;&#1604; &#1588;&#1605;&#1575;&#1587;&#1578; &#1580;&#1586; &#1575;&#1740;&#1606; &#1582;&#1740;&#1575;&#1604; &#1606;&#1583;&#1575;&#1585;&#1605; &#1582;&#1583;&#1575; &#1711;&#1608;&#1575;&#1607; &#1605;&#1606; &#1575;&#1587;&#1578;' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme d'autres po&#232;tes persans, H&#226;fez exprime d'une fa&#231;on saisissante que la diff&#233;rence entre les religions n'a que peu d'importance. Dans ce vers, il met sur un m&#234;me pied la synagogue (&lt;em&gt;kenesht&lt;/em&gt;) et la mosqu&#233;e (&lt;em&gt;masdjed&lt;/em&gt;). Il insiste &#233;galement sur l'union entre les religions divines qui croient en un seul Dieu unique. D'ailleurs, dans ces deux vers, la vision unitaire de H&#226;fez est bien visible ; selon cette vision, l'univers entier est une manifestation ou une &#233;manation de Dieu. De ce fait, le divin est pr&#233;sent partout, en toutes choses, et rien ne peut exister en dehors de Dieu. En fait, H&#226;fez a utilis&#233; l'interpr&#233;tation de ce verset du Coran : &#171; &lt;em&gt;A Allah seul appartient l'Est et l'Ouest. O&#249; que vous vous tourniez, la Face d'Allah est l&#224;, car Allah a la gr&#226;ce immense ; il est Omniscient&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='. &#1608;&#1604;&#1604;&#1607; &#1575;&#1604;&#1605;&#1588;&#1585;&#1602; &#1608; &#1575;&#1604;&#1605;&#1594;&#1585;&#1576; &#1601;&#1571;&#1740;&#1606;&#1605;&#1575; &#1578;&#1608;&#1604;&#1608;&#1575; &#1601;&#1579;&#1605; &#1608;&#1580;&#1607; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1573;&#1606; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1608;&#1575;&#1587;&#1593; &#1593;&#1604;&#1740;&#1605;' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;em&gt; &#187; &lt;/em&gt;(Sourate Baqara, verset 115)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Si ton imagination venait &#224; la mosqu&#233;e ou la taverne&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je construirais de tes deux sourcils, un mihrab et une vi&#232;le &#224; pique&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='. &#1583;&#1585; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1608; &#1605;&#1740;&#1582;&#1575;&#1606;&#1607; &#1582;&#1740;&#1575;&#1604;&#1578; &#1575;&#1711;&#1585; &#1570;&#1740;&#1583; &#1605;&#1581;&#1585;&#1575;&#1576; &#1608; &#1705;&#1605;&#1575;&#1606;&#1670;&#1607; &#1586; &#1583;&#1608; &#1575;&#1576;&#1585;&#1608;&#1740; &#1578;&#1608; &#1587;&#1575;&#1586;&#1605;' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce vers, le po&#232;te se sert du contraste entre la mosqu&#233;e et la taverne, puis entre le &lt;em&gt;mihr&#226;b &lt;/em&gt;(niche orientant la pri&#232;re dans la mosqu&#233;e) et le &lt;em&gt;kam&#226;ntcheh&lt;/em&gt; (vi&#232;le &#224; pique), qui symbolisent deux dimensions de la religion, la &lt;em&gt;shari'a&lt;/em&gt; (l'apparence de la religion, son &#233;corce) et la &lt;em&gt;tariqa&lt;/em&gt; (la voie mystique, son noyau et c&#339;ur).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Si je passe de la mosqu&#233;e &#224; la taverne, ne m'en tiens pas rigueur&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Car les sermons y sont longs et le temps ne s'arr&#234;te pas&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='. &#1711;&#1585; &#1586; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1576;&#1607; &#1582;&#1585;&#1575;&#1576;&#1575;&#1578; &#1588;&#1583;&#1605; &#1582;&#1585;&#1583;&#1607; &#1605;&#1711;&#1740;&#1585; &#1605;&#1580;&#1604;&#1587; &#1608;&#1593;&#1592; &#1583;&#1585;&#1575;&#1586; &#1575;&#1587;&#1578; &#1608; &#1586;&#1605;&#1575;&#1606; &#1582;&#1608;&#1575;&#1607;&#1583; &#1588;&#1583;' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, la mosqu&#233;e symbolise la sharia, et le po&#232;te exprime le cheminement du mystique vers la v&#233;rit&#233;/r&#233;alit&#233; (&lt;em&gt;haghighat&lt;/em&gt;) qui seule, en retour, permet la compr&#233;hension profonde de la sharia. La &lt;em&gt;khar&#226;b&#226;t&lt;/em&gt; (taverne), image qui revient abondamment dans la po&#233;sie de H&#226;fez, est l'&#233;tat dans lequel se trouve le p&#232;lerin de la voie spirituelle pour se d&#233;tacher de la vie mat&#233;rielle, dont l'attachement est un obstacle &#224; son rapprochement de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;On m'a oblig&#233; &#224; quitter la mosqu&#233;e pour la taverne&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cela a &#233;t&#233; mon destin de toute &#233;ternit&#233;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='. &#1605;&#1606; &#1586; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1576;&#1607; &#1582;&#1585;&#1575;&#1576;&#1575;&#1578; &#1606;&#1607; &#1576;&#1607; &#1582;&#1608;&#1583; &#1575;&#1601;&#1578;&#1575;&#1583;&#1605; &#1575;&#1740;&#1606;&#1605; &#1575;&#1586; &#1593;&#1607;&#1583; &#1575;&#1586;&#1604; &#1581;&#1575;&#1589;&#1604; &#1601;&#1585;&#1580;&#1575;&#1605; &#1575;&#1601;&#1578;&#1575;&#1583;' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce vers, le passage obligatoire du narrateur &#224; la taverne symbolise l'histoire de la Cr&#233;ation et la Chute d'Adam et d'Eve sur terre. Le po&#232;te y fait allusion &#224; un ph&#233;nom&#232;ne apparemment surnaturel qui a &#233;t&#233; expliqu&#233; de fa&#231;on rationnelle et de ce fait, les mots comme la mosqu&#233;e et la taverne y jouissent d'un sens all&#233;gorique. Selon les th&#233;ories de la critique contemporaine, ce registre litt&#233;raire s'appelle le &lt;em&gt;fantastique&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La mosqu&#233;e dans la po&#233;sie de Mowlavi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la diff&#233;rence des po&#232;mes mystiques de H&#226;fez, les po&#232;mes de Mowlavi au sujet de la mosqu&#233;e ont une dimension plus p&#233;dagogique. Autrement dit, Mowlavi se sert du mot &#171; mosqu&#233;e &#187; dans un but didactique. De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, les po&#232;mes de Mowlavi abordant le th&#232;me de la mosqu&#233;e sont divis&#233;s en trois groupes : 1) les po&#232;mes exprimant la grandeur et la place de la mosqu&#233;e aupr&#232;s de la communaut&#233; musulmane ; 2) les po&#232;mes qui insistent sur la fonction de la mosqu&#233;e ; 3) les po&#232;mes qui soulignent l'importance de peupler la mosqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Celui-ci va &#224; la Kaaba pieds nus&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Tandis que celui-l&#224; refuse de se rendre &#224; la mosqu&#233;e&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='appendix' title='. &#1570;&#1606; &#1740;&#1705;&#1740; &#1578;&#1575; &#1705;&#1593;&#1576;&#1607; &#1581;&#1575;&#1601;&#1740; &#1605;&#1740; &#1585;&#1608;&#1583; &#1570;&#1606; &#1583;&#1711;&#1585; &#1578;&#1575; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1575;&#1586; &#1662;&#1575; &#1605;&#1740; &#1601;&#1578;&#1583;' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce vers, Rumi fait des reproches &#224; ceux qui ne fr&#233;quentent pas les mosqu&#233;es. En &#233;tablissant une assimilation entre la mosqu&#233;e et la Kaaba, le po&#232;te insiste sur l'importance de la mosqu&#233;e pour conclure que ceux qui fr&#233;quentent et remplissent les mosqu&#233;es sont les alli&#233;s d'Allah et qu'en ne priant pas &#224; la mosqu&#233;e, on manque une &#233;norme r&#233;compense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aspect fonctionnel de la mosqu&#233;e a &#233;t&#233; abord&#233; dans un bon nombre de vers religieux persans ; c'est le cas pour ce vers de Kh&#226;q&#226;ni (1120-1190), dans lequel il fait allusion aux multiples fonctions de ce lieu saint qui comporte parfois des pi&#232;ces suppl&#233;mentaires pour accueillir les voyageurs par exemple :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ils s&#233;journent dans l'enceinte de la mosqu&#233;e*** O&#249; l'on a install&#233; des lits et des pots &#224; eau&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='appendix' title='. &#1583;&#1585; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583;&#1606;&#1583; &#1608; &#1587;&#1575;&#1582;&#1578;&#1607; &#1670;&#1608; &#1605;&#1607;&#1583; &#1705;&#1608;&#1583;&#1705;&#1575;&#1606; &#1607;&#1605; &#1570;&#1576;&#1582;&#1575;&#1606;&#1607; &#1583;&#1585; &#1608;&#1740; &#1608; &#1607;&#1605; &#1580;&#1575;&#1740; &#1582;&#1608;&#1575;&#1576;&#1588;&#1575;&#1606;' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les r&#233;cits les plus c&#233;l&#232;bres du &lt;em&gt;Masnavi Ma'navi&lt;/em&gt; concernant le motif de la mosqu&#233;e, on peut citer l'histoire de la Mosqu&#233;e de Zer&#226;r. Il s'agit d'une mosqu&#233;e construite par des opposants au proph&#232;te Mohammad ; elle avait pour objectif de diviser et de disperser la communaut&#233; musulmane. Finalement, le Proph&#232;te ordonna de la d&#233;truire. En narrant cette histoire, Mowlavi invite les musulmans &#224; l'union, la fraternit&#233; et la v&#233;rit&#233;. Dans le dernier vers de ce long po&#232;me, il nous encourage &#233;galement &#224; ne pas faire &#233;talage en mati&#232;re de religion :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Toi-m&#234;me, mets-toi &#224; l'&#233;preuve&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pour ne pas &#233;difier la mosqu&#233;e de Zer&#226;r&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='appendix' title='. &#1576;&#1585; &#1605;&#1581;&#1705; &#1586;&#1606; &#1705;&#1575;&#1585; &#1582;&#1608;&#1583; &#1575;&#1740; &#1605;&#1585;&#1583; &#1705;&#1575;&#1585; &#1578;&#1575; &#1606;&#1587;&#1575;&#1586;&#1740; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1575;&#1607;&#1604; &#1590;&#1585;&#1575;&#1585;' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, nous citerons deux autres vers de Mowlavi, compos&#233;s au sujet de la mosqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il faut mieux rendre joyeux un c&#339;ur afflig&#233;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Que reconstruire une centaine de mosqu&#233;es ruin&#233;es&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='appendix' title='. &#1740;&#1705; &#1583;&#1604; &#1594;&#1605;&#1586;&#1583;&#1607; &#1585;&#1575; &#1711;&#1585; &#1586; &#1705;&#1585;&#1605; &#1588;&#1575;&#1583; &#1705;&#1606;&#1740; &#1576;&#1607; &#1586; &#1589;&#1583; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1608;&#1740;&#1585;&#1575;&#1606;&#1607; &#1705;&#1607; &#1570;&#1576;&#1575;&#1583; &#1705;&#1606;&#1740;' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, le po&#232;te fait allusion &#224; ce verset du Coran : &#171; &lt;em&gt;Ne d&#233;velopperont les mosqu&#233;es que ceux qui croient en Allah et au Jour dernier, accomplissent la Sal&#226;t, acquittent la Zakat et ne craignent qu'Allah. Il se peut que ceux-l&#224; soient au nombre des bien-guid&#233;s &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='appendix' title='. &#1573;&#1606;&#1605;&#1575; &#1740;&#1593;&#1605;&#1585; &#1605;&#1587;&#1575;&#1580;&#1583; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1605;&#1606; &#1570;&#1605;&#1606; &#1576;&#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1608;&#1575;&#1604;&#1740;&#1608;&#1605; &#1575;&#1604;&#1571;&#1582;&#1585; &#1608; &#1571;&#1602;&#1575;&#1605; &#1575;&#1604;&#1589;&#1604;&#1575;&#1577; &#1608; &#1570;&#1578;&#1740; &#1575;&#1604;&#1586;&#1705;&#1608;&#1577; &#1608; &#1604;&#1605; &#1740;&#1582;&#1588; (...)' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;(sourate al-Tawbah, verset 18).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mon c&#339;ur est une mosqu&#233;e o&#249; je me prosterne (devant Allah)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les faux amis sont comme la caroube pouss&#233;e au seuil de la mosqu&#233;e&lt;/em&gt; . &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1575;&#1587;&#1578; &#1575;&#1740;&#1606; &#1583;&#1604; &#1705;&#1607; &#1580;&#1587;&#1605;&#1588; &#1587;&#1575;&#1580;&#1583; &#1575;&#1587;&#1578;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#1740;&#1575;&#1585; &#1576;&#1583; &#1582;&#1585;&#1606;&#1608;&#1576; &#1607;&#1585; &#1580;&#1575; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1575;&#1587;&#1578;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce vers, Mowlavi conseille de se d&#233;tourner des fr&#233;quentations qui d&#233;tournent le p&#232;lerin de son but. Ces amis sont assimil&#233;s &#224; la caroube dont les &#233;pines emp&#234;chent d'acc&#233;der &#224; la bienveillance et aux vertus, symbolis&#233;es par la mosqu&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#1576;&#1575;&#1586; &#1575;&#1740;&#1606; &#1670;&#1607; &#1588;&#1608;&#1585;&#1588; &#1575;&#1587;&#1578; &#1705;&#1607; &#1583;&#1585; &#1582;&#1604;&#1602; &#1593;&#1575;&#1604;&#1605; &#1575;&#1587;&#1578;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#1576;&#1575;&#1586; &#1575;&#1740;&#1606; &#1670;&#1607; &#1606;&#1608;&#1581;&#1607; &#1608; &#1670;&#1607; &#1593;&#1586;&#1575; &#1608; &#1670;&#1607; &#1605;&#1575;&#1578;&#1605; &#1575;&#1587;&#1578;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;. &#1583;&#1608;&#1588; &#1575;&#1586; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1587;&#1608;&#1740; &#1605;&#1740;&#1582;&#1575;&#1606;&#1607; &#1570;&#1605;&#1583; &#1662;&#1740;&#1585; &#1605;&#1575;&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;. &#1607;&#1605;&#1607; &#1705;&#1587; &#1591;&#1575;&#1604;&#1576; &#1740;&#1575;&#1585;&#1606;&#1583; &#1670;&#1607; &#1607;&#1588;&#1740;&#1575;&#1585; &#1608; &#1670;&#1607; &#1605;&#1587;&#1578;&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;. &#1594;&#1585;&#1590; &#1586; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1608; &#1605;&#1740;&#1582;&#1575;&#1606;&#1607; &#1575;&#1605; &#1608;&#1589;&#1575;&#1604; &#1588;&#1605;&#1575;&#1587;&#1578;&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;. &#1608;&#1604;&#1604;&#1607; &#1575;&#1604;&#1605;&#1588;&#1585;&#1602; &#1608; &#1575;&#1604;&#1605;&#1594;&#1585;&#1576; &#1601;&#1571;&#1740;&#1606;&#1605;&#1575; &#1578;&#1608;&#1604;&#1608;&#1575; &#1601;&#1579;&#1605; &#1608;&#1580;&#1607; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1573;&#1606; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1608;&#1575;&#1587;&#1593; &#1593;&#1604;&#1740;&#1605;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;. &#1583;&#1585; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1608; &#1605;&#1740;&#1582;&#1575;&#1606;&#1607; &#1582;&#1740;&#1575;&#1604;&#1578; &#1575;&#1711;&#1585; &#1570;&#1740;&#1583;&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;. &#1711;&#1585; &#1586; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1576;&#1607; &#1582;&#1585;&#1575;&#1576;&#1575;&#1578; &#1588;&#1583;&#1605; &#1582;&#1585;&#1583;&#1607; &#1605;&#1711;&#1740;&#1585;&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;. &#1605;&#1606; &#1586; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583; &#1576;&#1607; &#1582;&#1585;&#1575;&#1576;&#1575;&#1578; &#1606;&#1607; &#1576;&#1607; &#1582;&#1608;&#1583; &#1575;&#1601;&#1578;&#1575;&#1583;&#1605;&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;. &#1570;&#1606; &#1740;&#1705;&#1740; &#1578;&#1575; &#1705;&#1593;&#1576;&#1607; &#1581;&#1575;&#1601;&#1740; &#1605;&#1740; &#1585;&#1608;&#1583;&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='appendix'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;. &#1583;&#1585; &#1605;&#1587;&#1580;&#1583;&#1606;&#1583; &#1608; &#1587;&#1575;&#1582;&#1578;&#1607; &#1670;&#1608; &#1605;&#1607;&#1583; &#1705;&#1608;&#1583;&#1705;&#1575;&#1606;&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='appendix'&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;. &#1576;&#1585; &#1605;&#1581;&#1705; &#1586;&#1606; &#1705;&#1575;&#1585; &#1582;&#1608;&#1583; &#1575;&#1740; &#1605;&#1585;&#1583; &#1705;&#1575;&#1585;&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='appendix'&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;. &#1740;&#1705; &#1583;&#1604; &#1594;&#1605;&#1586;&#1583;&#1607; &#1585;&#1575; &#1711;&#1585; &#1586; &#1705;&#1585;&#1605; &#1588;&#1575;&#1583; &#1705;&#1606;&#1740;&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div id='nb13'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='appendix'&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;. &#1573;&#1606;&#1605;&#1575; &#1740;&#1593;&#1605;&#1585; &#1605;&#1587;&#1575;&#1580;&#1583; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1605;&#1606; &#1570;&#1605;&#1606; &#1576;&#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1608;&#1575;&#1604;&#1740;&#1608;&#1605; &#1575;&#1604;&#1571;&#1582;&#1585; &#1608; &#1571;&#1602;&#1575;&#1605; &#1575;&#1604;&#1589;&#1604;&#1575;&#1577; &#1608; &#1570;&#1578;&#1740; &#1575;&#1604;&#1586;&#1705;&#1608;&#1577; &#1608; &#1604;&#1605; &#1740;&#1582;&#1588; &#1573;&#1604;&#1575; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1601;&#1593;&#1587;&#1740; &#1571;&#1608;&#1604;&#1574;&#1705; &#1571;&#1606; &#1740;&#1705;&#1608;&#1606;&#1608;&#1575; &#1605;&#1606; &#1575;&#1604;&#1605;&#1607;&#1578;&#1583;&#1740;&#1606;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;* &#171; Morouri bar naghsh-e masdjed dar adabi&#226;t &#187;, article extrait du site officiel de l'Organisation de la propagande islamique (S&#226;zm&#226;n-e tabligh&#226;t-e esl&#226;mi), publi&#233; en 2005, consultable sur : &lt;a href=&#034;http://old.ido.ir&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://old.ido.ir&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La mosqu&#233;e &#171; la plus ancienne &#187; de l'Iran &#224; Fahraj</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2375</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2375</guid>
		<dc:date>2017-05-05T11:53:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Babak Ershadi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La connaissance de l'histoire de l'architecture iranienne pendant les cinq premiers si&#232;cles de l'H&#233;gire (du VIIe au XIe si&#232;cle de l'&#232;re chr&#233;tienne) s'av&#232;re importante pour mieux conna&#238;tre les racines et les &#233;volutions de l'architecture de la p&#233;riode islamique jusqu'&#224; nos jours. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'un point de vue historique, les premiers si&#232;cles de l'H&#233;gire furent marqu&#233;s par des &#233;v&#233;nements majeurs de l'histoire du pays : invasion arabe, chute de l'Empire perse des Sassanides, effondrement de l'Etat perse et domination de l'ordre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique251" rel="directory"&gt;N&#176; 137, avril 2017&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2375-d35e3.jpg?1686658670' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_10021 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH412/2375-1-9bf8c.jpg?1686658670' width='300' height='412' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le minaret de la mosqu&#233;e de Fahraj&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La connaissance de l'histoire de l'architecture iranienne pendant les cinq premiers si&#232;cles de l'H&#233;gire (du VIIe au XIe si&#232;cle de l'&#232;re chr&#233;tienne) s'av&#232;re importante pour mieux conna&#238;tre les racines et les &#233;volutions de l'architecture de la p&#233;riode islamique jusqu'&#224; nos jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un point de vue historique, les premiers si&#232;cles de l'H&#233;gire furent marqu&#233;s par des &#233;v&#233;nements majeurs de l'histoire du pays : invasion arabe, chute de l'Empire perse des Sassanides, effondrement de l'Etat perse et domination de l'ordre califal, islamisation progressive de la Perse, apparition des premiers Etats persans musulmans suivie de l'apparition des dynasties &#224; l'origine turcophone (les Ghaznavides et les Seldjoukides).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les historiens iraniens consid&#232;rent souvent cette longue partie de l'histoire du pays comme une &#171; p&#233;riode de transition &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Mohamadi Mal&#226;yeri, Mohammad, T&#226;rikh va Farhang-e Ir&#226;n dar doreh-eye enteq&#226;l az (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; En r&#233;alit&#233;, si l'invasion arabe et l'effondrement de l'Empire sassanide furent des &#233;v&#233;nements rapides qui modifi&#232;rent brusquement l'ordre politique d'un grand empire devenu la possession orientale de l'ordre califal, les autres &#233;volutions socioculturelles de cette p&#233;riode n'eurent lieu que d'une mani&#232;re progressive : la disparition du moyen persan remplac&#233; par le persan moderne, la substitution de l'&#233;criture ancienne par l'&#233;criture arabe pour &#233;crire le persan, l'islamisation de la population, le m&#233;lange de la culture perse avec la culture musulmane, etc. Les arts et l'architecture furent sans doute directement influenc&#233;s par ces grandes &#233;volutions socioculturelles.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10022 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2375-2-44d3d.jpg?1686658670' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cour centrale de la mosqu&#233;e de Fahraj&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La mosqu&#233;e &#171; la plus ancienne de l'Iran &#187; resta inconnue pendant plus de mille ans jusqu'&#224; ce qu'elle soit d&#233;couverte par hasard au milieu des ann&#233;es 1960 par le professeur Mohammad-Karim Pirni&#226; (1922-1997), historien et th&#233;oricien de l'architecture iranienne. Un jour, alors qu'il se rendait de B&#226;fq &#224; Yazd, &#224; bord de son v&#233;hicule de fonction appartenant &#224; l'Organisation de la protection des &#339;uvres antiques, il vit de loin un minaret de terre dans le village de Fahraj. Il fut intrigu&#233;, et souhaita voir de plus pr&#232;s la mosqu&#233;e &#224; laquelle appartenait ce minaret. Il sortit de la route principale et se rendit dans le village. Quand il descendit de son v&#233;hicule, il vit pr&#232;s de la mosqu&#233;e un groupe d'habitants du village r&#233;uni devant la mosqu&#233;e. Les habitants parlaient justement d'une d&#233;cision &#224; prendre pour d&#233;truire le vieux b&#226;timent de la mosqu&#233;e et reconstruire une mosqu&#233;e toute neuve.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10023 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH341/2375-3-8b5e8.jpg?1686658670' width='500' height='341' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le plan 3D de la mosqu&#233;e de Fahraj&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Quand il descendit de son v&#233;hicule de service, les gens, qui avaient vu le logo de l'Organisation de la protection des &#339;uvres antiques, se rassembl&#232;rent autour de lui et lui demand&#232;rent conseil. Quand le professeur Pirni&#226; entra dans la mosqu&#233;e pour visiter les lieux, il fut &#233;bahi : la mosqu&#233;e qu'il &#233;tait en train de visiter &#233;tait un b&#226;timent sassanide plus ou moins intact depuis plus de mille ans. La seule chose qu'il pouvait faire en cet instant &#233;tait d'expliquer aux habitants la valeur historique et culturelle de la vieille mosqu&#233;e de leur village et de leur conseiller avec insistance de ne pas toucher au b&#226;timent avant que les experts n'examinent les lieux. Le professeur Mohammad-Karim Pirni&#226; publia son premier article sur la mosqu&#233;e de Fahraj en 1969 et le fit conna&#238;tre en tant que la mosqu&#233;e la plus ancienne de l'Iran. Selon ses &#233;tudes, la mosqu&#233;e de Fahraj aurait &#233;t&#233; construite pendant la premi&#232;re moiti&#233; du Ier si&#232;cle de l'H&#233;gire (seconde moiti&#233; du VIIe si&#232;cle de l'&#232;re chr&#233;tienne), c'est-&#224;-dire en pleine conqu&#234;te de la Perse par les troupes arabes. D'apr&#232;s ses &#233;tudes, la petite mosqu&#233;e de Fahraj &#233;tait plus ancienne que la mosqu&#233;e T&#226;ri-Kh&#226;neh de D&#226;mgh&#226;n, consid&#233;r&#233;e jusque-l&#224; comme la mosqu&#233;e la plus ancienne de l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10024 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH357/2375-4-cf091.jpg?1686658670' width='500' height='357' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le &lt;/em&gt;shabest&#226;n&lt;em&gt; de la mosqu&#233;e de Fahraj&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La datation r&#233;alis&#233;e par le professeur Pirni&#226; fut mise en doute plus tard par certains experts iraniens et europ&#233;ens. Mehrd&#226;d Shokouhi publia un essai sur la mosqu&#233;e de Fahraj en 1976 et estima que la mosqu&#233;e aurait &#233;t&#233; construite au IIe si&#232;cle de l'H&#233;gire (vers le milieu du VIIIe si&#232;cle de l'&#232;re chr&#233;tienne). Un an plus tard, les chercheurs italiens, Riccardo Zipoli et Bianca-Maria Alfieri publi&#232;rent les r&#233;sultats de leurs recherches sur la mosqu&#233;e de Fahraj. Pour eux, la mosqu&#233;e aurait &#233;t&#233; construite tardivement, au IVe si&#232;cle de l'H&#233;gire (Xe si&#232;cle de l'&#232;re chr&#233;tienne). Enfin, l'Allemande Barbara Finster estima, dans son ouvrage intitul&#233; &lt;em&gt;Les premi&#232;res mosqu&#233;es iraniennes&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Finster, Barbara, Fr&#252;he iranische Moscheen, Berlin, 1994.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, que la mosqu&#233;e de Fahraj aurait &#233;t&#233; construite au IIIe si&#232;cle de l'H&#233;gire (IXe si&#232;cle de l'&#232;re chr&#233;tienne). Ces auteurs mirent en doute la datation r&#233;alis&#233;e par le professeur Pirni&#226; &#224; la fin des ann&#233;es 1960, en estimant que l'existence tr&#232;s &#233;vidente des &#233;l&#233;ments de l'architecture iranienne pr&#233;islamique de l'&#233;poque sassanide (224-651 de l'&#232;re chr&#233;tienne) ne serait pas suffisante pour dire avec certitude que l'&#233;difice aurait &#233;t&#233; construit &#224; une date rapproch&#233;e de celle de la chute de l'empire sassanide. Pour soutenir cette hypoth&#232;se, ces chercheurs rappel&#232;rent que ces &#233;l&#233;ments tr&#232;s &#233;vidents de l'architecture pr&#233;islamique de la Perse apparaissaient dans la construction des &#233;difices de la p&#233;riode islamique, y compris des mosqu&#233;es, jusqu'au IVe si&#232;cle de l'H&#233;gire (Xe si&#232;cle de l'&#232;re chr&#233;tienne) et m&#234;me plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10025 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH281/2375-5-8f898.jpg?1686658670' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'int&#233;rieur du shabest&#226;n de la mosqu&#233;e de Fahraj&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cependant, malgr&#233; ces doutes autour de la datation de la mosqu&#233;e de Fahraj, cet &#233;difice garde toute son importance dans l'histoire de l'architecture iranienne, mais aussi dans l'histoire de la construction des mosqu&#233;es dans le monde musulman : il n'y a aucun doute pour les chercheurs contemporains que la mosqu&#233;e de Fahraj, avec T&#226;ri-Kh&#226;neh de D&#226;mgh&#226;n, est l'une des plus vieilles mosqu&#233;es de l'Iran. Ce qui accentue cette importance historique, c'est que le plan architectural de la mosqu&#233;e est rest&#233; intact pendant un mill&#233;naire. En outre, contrairement &#224; la plupart des anciennes mosqu&#233;es de l'Iran qui furent construites au travers de l'am&#233;nagement et la transformation des temples zoroastriens de la p&#233;riode pr&#233;islamique, les experts estiment que celle de Fahraj fut construite d&#232;s le d&#233;but comme une mosqu&#233;e. Autre particularit&#233; de la mosqu&#233;e de Fahraj : en d&#233;pit de son anciennet&#233; et sa valeur historique et culturelle, elle fonctionne toujours comme mosqu&#233;e et les habitants du village la fr&#233;quentent toujours r&#233;guli&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10026 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2375-6-66fab.jpg?1686658670' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Vue ext&#233;rieure de la mosqu&#233;e de Fahraj&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mosqu&#233;e de Fahraj se situe dans le village du m&#234;me nom &#224; 22 kilom&#232;tres de Yazd, sur la route qui relie Yazd &#224; Bafq. Le village a actuellement une population de pr&#232;s de 3000 &#226;mes. Le nom du village a &#233;t&#233; mentionn&#233; &#224; plusieurs reprises dans les ouvrages des g&#233;ographes de la p&#233;riode islamique, attribuant la cr&#233;ation de Fahraj &#224; l'empereur sassanide Qobad Ier (Kacadh), qui r&#233;gna de 488 &#224; 496, puis de 499 &#224; 531 de notre &#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les historiens ont surtout cit&#233; le nom de Fahraj dans les chroniques des &#233;v&#233;nements de l'invasion arabe du milieu du VIIe si&#232;cle. Sur leur route vers Tabas, &#224; la poursuite du dernier roi sassanide, Yazdgerd III, une petite partie des troupes arabes se perdit dans le d&#233;sert et arriva pr&#232;s du village de Fahraj. Les habitants zoroastriens de Fahraj s'alli&#232;rent avec les habitants juifs d'un village voisin, Khavidak. Ils attaqu&#232;rent pendant la nuit les Arabes et les tu&#232;rent tous. Le cimeti&#232;re de ces derniers se situe actuellement non loin de la mosqu&#233;e de Fahraj, appel&#233; le &#171; Cimeti&#232;re des martyrs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan principal de la mosqu&#233;e ancienne est rest&#233; intact jusqu'&#224; nos jours et indique que la mosqu&#233;e &#233;tait, en quelque sorte, une r&#233;plique de la mosqu&#233;e du Proph&#232;te &#224; M&#233;dine, reconstruite d'apr&#232;s les &#233;l&#233;ments de l'architecture de l'&#233;poque sassanide. La mosqu&#233;e compte une salle de pri&#232;re et un portique tout autour de la cour centrale. A l'int&#233;rieur de la salle de pri&#232;re se trouve une s&#233;rie de colonnes rectangulaires sur lesquelles s'appuie le toit de l'&#233;difice. Les d&#233;tails de ces colonnes indiquent, selon certains experts, que les techniques utilis&#233;es pour les construire auraient &#233;t&#233; plus avanc&#233;es que celles qui &#233;taient courantes dans la construction des petites mosqu&#233;es des deux premiers si&#232;cles de l'H&#233;gire (VII-VIII si&#232;cles de l'&#232;re chr&#233;tienne). Le petit mihrab en pl&#226;tre qui indique la direction de La Mecque aurait quant &#224; lui &#233;t&#233; construit &#224; une date ult&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le plan 3D l'indique, la salle de pri&#232;re (&lt;em&gt;shabest&#226;n&lt;/em&gt;) a une hauteur plus importante par rapport au reste de l'&#233;difice. En outre, la cour centrale de la mosqu&#233;e n'est pas un carr&#233; r&#233;gulier, ce qui a n&#233;cessit&#233; la construction de quatre portiques pour couvrir la partie la plus large du b&#226;timent. Le minaret cylindrique de la mosqu&#233;e a &#233;t&#233; rajout&#233; un ou deux si&#232;cles apr&#232;s la construction de la mosqu&#233;e, vers le IVe ou le Ve si&#232;cle de l'H&#233;gire (Xe ou XIIe si&#232;cle de l'&#232;re chr&#233;tienne) d'apr&#232;s la datation du professeur Pirni&#226;. Le chercheur Mehrd&#226;d Shokouhi partage, &#224; peu de choses pr&#232;s, le m&#234;me avis.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10027 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH222/2375-7-7d42b.jpg?1686658670' width='500' height='222' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les colonnes du &lt;/em&gt;shabest&#226;n&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les petites pi&#232;ces au pied du minaret auraient &#233;t&#233; construites probablement &#224; la place d'un b&#226;timent plus ancien, mais les chercheurs n'ont pas encore d&#233;couvert leur fonction initiale. La taille des briques de terre cuite (32&#215;32&#215;5 cm.) utilis&#233;es dans la construction de la mosqu&#233;e est identique &#224; celle des briques utilis&#233;es couramment vers la fin de la p&#233;riode sassanide. Cette tradition a perdur&#233; pendant plusieurs si&#232;cles apr&#232;s l'islamisation du pays. L'une des choses qui attirent l'attention des chercheurs est l'absence de toute &#233;pigraphe et inscription dans la mosqu&#233;e de Fahraj. En effet, la mosqu&#233;e a &#233;t&#233; construite &#224; une date ant&#233;rieure &#224; l'apparition de telles &#233;pigraphes dans les mosqu&#233;es iraniennes. L'&#233;pigraphe en &#233;criture kufique de la mosqu&#233;e ancienne de Beylagh&#226;n (aujourd'hui au sud de la R&#233;publique d'Azerba&#239;djan) portant la date de 308 de l'H&#233;gire (921 de l'&#232;re chr&#233;tienne) est, en fait, l'&#233;pigraphe la plus ancienne d'une mosqu&#233;e iranienne jamais d&#233;couverte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10028 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH406/2375-8-ec09a.jpg?1686658670' width='300' height='406' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le plan de la mosqu&#233;e de Fahraj&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis pr&#232;s de cinquante ans, les &#233;tudes r&#233;alis&#233;es sur les origines historiques de la mosqu&#233;e de Fahraj ont &#233;t&#233; bas&#233;es uniquement sur les aspects architecturaux de l'&#233;difice, car aucune recherche arch&#233;ologique n'y a &#233;t&#233; men&#233;e. En outre, les textes anciens qui mentionnent l'existence de la mosqu&#233;e de Fahraj n'offrent pas de d&#233;tails pr&#233;cis sur son origine ou ses particularit&#233;s architecturales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les techniques de construction et le plan g&#233;n&#233;ral de la mosqu&#233;e s'inscrivent dans la continuit&#233; des traditions de l'architecture pr&#233;islamique de l'&#233;poque sassanide. Le plan de la salle de pri&#232;re et ses colonnes r&#233;v&#232;lent cependant l'influence de l'architecture arabe, non pas du Ier si&#232;cle de l'H&#233;gire (VIIe si&#232;cle de l'&#232;re chr&#233;tienne), mais celle des r&#233;gions occidentales du califat des Abbassides des IIIe et IVe si&#232;cles de l'H&#233;gire (du IXe au XIe si&#232;cle). D'autres d&#233;tails architecturaux de l'&#233;difice peuvent &#234;tre attribu&#233;s &#224; l'originalit&#233; et &#224; la cr&#233;ativit&#233; des b&#226;tisseurs qui essayaient manifestement de cr&#233;er un ensemble harmonieux entre les traditions anciennes et le plan g&#233;n&#233;ral d'une mosqu&#233;e pour offrir &#224; l'&#233;difice une identit&#233; ind&#233;pendante. Ces efforts port&#232;rent leurs fruits sous la dynastie seldjoukide aux Ve et VIe si&#232;cles de l'H&#233;gire (entre le milieu du XIe si&#232;cle et la fin du XIIe si&#232;cle).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10029 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH443/2375-9-b445b.jpg?1686658670' width='500' height='443' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le mihrab de la mosqu&#233;e de Fahraj&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En tout &#233;tat de cause, que la mosqu&#233;e de Fahraj, d&#233;nomm&#233;e par les habitants &#034;mosqu&#233;e de l'Imam Hassan&#034;, ait &#233;t&#233; construite pendant la premi&#232;re moiti&#233; du Ier si&#232;cle de l'H&#233;gire (seconde moiti&#233; du VIIe si&#232;cle de l'&#232;re chr&#233;tienne) comme le soutient le professeur Mohammad-Karim Pirni&#226; ou qu'elle date du IIIe si&#232;cle de l'H&#233;gire (IXe si&#232;cle de l'&#232;re chr&#233;tienne), elle est sans le moindre doute l'une des mosqu&#233;es les plus anciennes de l'Iran, avec, comme nous l'avons &#233;voqu&#233;, la mosqu&#233;e T&#226;ri-Kh&#226;neh de D&#226;mgh&#226;n. Ces mosqu&#233;es comptent ainsi les meilleurs exemples de ce que les historiens appellent parfois &#171; p&#233;riode de transition &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site &#171; &lt;a href=&#034;http://www.360cities.net&amp;raquo&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.360cities.net&amp;raquo&lt;/a&gt; ; vous offre une vue panoramique de la mosqu&#233;e de Fahraj, qui permet de donner une id&#233;e plus pr&#233;cise de la fa&#231;ade ext&#233;rieure de ce monument ancien.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mohamadi Mal&#226;yeri, Mohammad, &lt;em&gt;T&#226;rikh va Farhang-e Ir&#226;n dar doreh-eye enteq&#226;l az asr-e sass&#226;ni be asr-e esl&#226;mi &lt;/em&gt;(L'histoire de la culture de l'Iran pendant la p&#233;riode de transition de l'&#232;re sassanide &#224; l'&#232;re islamique), 1993, T&#233;h&#233;ran.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Finster, Barbara, &lt;em&gt;Fr&#252;he iranische Moscheen&lt;/em&gt;, Berlin, 1994.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.360cities.net/image/jameh-mosque-fahraj-yazd-iran&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://www.360cities.net/image/jameh-mosque-fahraj-yazd-iran&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les mosqu&#233;es iraniennes contemporaines</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2374</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2374</guid>
		<dc:date>2017-05-05T11:53:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hamideh Haghighatmanesh</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;epuis un si&#232;cle environ, la d&#233;couverte de l'architecture moderne et des architectures acad&#233;miques occidentales a eu un impact fort sur l'architecture iranienne des monuments, notamment celle des mosqu&#233;es. Dans l'architecture religieuse iranienne, cette &#233;volution concerne en particulier la forme et l'espace des mosqu&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les mosqu&#233;es contemporaines iraniennes offrent un m&#233;lange de modernit&#233; et de traditions r&#233;gionales, qui varie selon l'endroit o&#249; la mosqu&#233;e est b&#226;tie. Aujourd'hui, la diversit&#233; des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique251" rel="directory"&gt;N&#176; 137, avril 2017&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2374-55c1a.jpg?1686658670' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_10013 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH207/2374-1-1c91c.jpg?1686658670' width='500' height='207' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e de l'Universit&#233; de T&#233;h&#233;ran&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;epuis un si&#232;cle environ, la d&#233;couverte de l'architecture moderne et des architectures acad&#233;miques occidentales a eu un impact fort sur l'architecture iranienne des monuments, notamment celle des mosqu&#233;es. Dans l'architecture religieuse iranienne, cette &#233;volution concerne en particulier la forme et l'espace des mosqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mosqu&#233;es contemporaines iraniennes offrent un m&#233;lange de modernit&#233; et de traditions r&#233;gionales, qui varie selon l'endroit o&#249; la mosqu&#233;e est b&#226;tie. Aujourd'hui, la diversit&#233; des genres et des styles des mosqu&#233;es contemporaines est telle qu'il est impossible de dresser une taxinomie similaire &#224; celle des mosqu&#233;es traditionnelles. A titre d'exemple, la mosqu&#233;e de l'Universit&#233; de T&#233;h&#233;ran a pour seuls &#233;l&#233;ments traditionnels un d&#244;me et un minaret, aucun autre &#233;l&#233;ment architectural ne se rapprochant des mosqu&#233;es traditionnelles, en particulier la forme et la disposition spatiale.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10014 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH319/2374-2-1801e.jpg?1686658670' width='500' height='319' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e de Shahrak-e Ghods &#224; T&#233;h&#233;ran&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans la soci&#233;t&#233; actuelle, le changement, au sens commun du terme, est consid&#233;r&#233; comme le produit in&#233;vitable de l'&#233;volution du savoir et des sciences, qui entra&#238;ne &#224; son tour l'&#233;volution des principes architecturaux. Pour &#233;tudier l'&#233;volution de la forme des mosqu&#233;es, il faut entre autres aborder la question de l'impact et de l'influence de la modernit&#233; sur leur architecture. Il y a &#224; ce propos de nombreuses approches, chacune analysant l'un des aspects de ce sujet sur la base d'indices qualitatifs ou quantitatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des analyses les plus communes r&#233;alis&#233;e sur les caract&#233;ristiques des styles modernes a pour objet les &#233;l&#233;ments structuraux d'ordre formel comme les ornements, l'espace, la complexit&#233;, la simplicit&#233;, etc. Au total, les caract&#233;ristiques des mosqu&#233;es modernes ou &#171; nouvelles mosqu&#233;es &#187; peuvent &#234;tre class&#233;es en quatre cat&#233;gories :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;&lt;dl class='spip_document_10015 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH295/2374-3-edfd4.jpg?1686658670' width='500' height='295' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Plan de la mosqu&#233;e de Shahrak-e Ghods &#224; T&#233;h&#233;ran&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;li&gt;La forme ext&#233;rieure perd de l'importance ; l'accent &#233;tant plut&#244;t mis sur la disposition de l'espace int&#233;rieur. Il existe une certaine rupture entre les espaces int&#233;rieur et ext&#233;rieur. Le plan est en g&#233;n&#233;ral celui dit de &lt;em&gt;shabest&#226;ni. &lt;/em&gt;La d&#233;coration de ce type de mosqu&#233;e est plut&#244;t abstraite et monochrome, et la lumi&#232;re des espaces int&#233;rieurs souvent artificielle. Ce type de mosqu&#233;e est souvent b&#226;ti dans les parties annexes de monuments plus anciens ou bien dans de grands complexes. C'est notamment le cas du plan du d&#233;veloppement du mausol&#233;e de Hazrat-e Ma'soumeh &#224; Qom et la mosqu&#233;e de Shahrak-e Ghods &#224; T&#233;h&#233;ran.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'architecte des mosqu&#233;es iraniennes modernes privil&#233;gie une expression symbolique. Les formes sont simples et platoniciennes. Le cube, souvent exploit&#233; dans l'architecture religieuse traditionnelle, revient dans ce type de mosqu&#233;e, aux c&#244;t&#233;s de compositions simples mais minutieuses. Ces mosqu&#233;es sont g&#233;n&#233;ralement d&#233;nu&#233;es d'ornements ou tr&#232;s peu orn&#233;es de motifs abstraits. Les &#233;pigraphes (&lt;em&gt;katibeh&lt;/em&gt;) sont limit&#233;es et simples. Dans ce type d'&#233;difice, les jeux de lumi&#232;re, la luminosit&#233; indirecte et les clairs-obscurs sont tr&#232;s exploit&#233;s au travers d'un travail minutieux sur la lumi&#232;re. Elles sont en g&#233;n&#233;ral construites sur des terrains bien d&#233;gag&#233;s ou dans des complexes urbains pr&#233;sent&#233;s comme prototypes architecturaux. A titre d'exemple, on peut citer la place consacr&#233;e &#224; la pri&#232;re (&lt;em&gt;nam&#226;zkh&#226;neh&lt;/em&gt;) du Parc L&#226;leh &#224; T&#233;h&#233;ran, celle de l'Universit&#233; de Kerm&#226;n, la mosqu&#233;e Alghadir de T&#233;h&#233;ran, la mosqu&#233;e de l'Universit&#233; de T&#233;h&#233;ran ou la mosqu&#233;e de Hazrat-e Ebr&#226;him situ&#233;e sur le complexe de l'exposition permanente de T&#233;h&#233;ran.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Parfois cependant, l'espace ext&#233;rieur de la mosqu&#233;e est plus travaill&#233; que son int&#233;rieur. Des formes complexes et nouvelles sont pr&#233;f&#233;r&#233;es aux formes pures. Les ornements sont simples mais asym&#233;triques, les couleurs utilis&#233;es vari&#233;es mais plut&#244;t fonc&#233;es, et le clair-obscur est courant. Ces mosqu&#233;es sont g&#233;n&#233;ralement construites dans les centres urbains, comme une partie d'un groupe de nouveaux &#233;difices. Citons par exemple la mosqu&#233;e de Vali-asr r&#233;alis&#233;e par l'architecte Rez&#226; D&#226;neshmir, et la mosqu&#233;e Al-Jav&#226;d &#224; T&#233;h&#233;ran.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il est aussi possible de trouver un m&#233;lange des trois tendances &#233;voqu&#233;es pr&#233;c&#233;demment, comme c'est le cas de la mosqu&#233;e Amir de T&#233;h&#233;ran.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;&lt;dl class='spip_document_10016 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2374-4-bbdfa.jpg?1686658670' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e Alghadir de T&#233;h&#233;ran&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pr&#233;sentons ici de fa&#231;on plus d&#233;taill&#233;e deux types distincts de mosqu&#233;es contemporaines, l'une plus ancienne et l'autre plus r&#233;cente :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-La mosqu&#233;e Al-Jav&#226;d : construite en 1962 sur la place Haft-e Tir &#224; T&#233;h&#233;ran, elle est consid&#233;r&#233;e comme &#233;tant la premi&#232;re mosqu&#233;e moderne d'Iran pour deux raisons : son architecture moderne et tr&#232;s diff&#233;rente des mosqu&#233;es traditionnelles, et l'usage de mat&#233;riaux photoactifs et ne captant pas la pollution. Ces mat&#233;riaux d&#233;polluants ont &#233;t&#233; choisis du fait de l'emplacement de la mosqu&#233;e, la place Haft-e Tir &#233;tant tr&#232;s fr&#233;quent&#233;e et tr&#232;s pollu&#233;e. Ces mat&#233;riaux, outre leur propri&#233;t&#233; de ne pas absorber la pollution, augmentent la long&#233;vit&#233; de la fa&#231;ade du b&#226;timent.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10017 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH365/2374-5-551cd.jpg?1686658670' width='400' height='365' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Nam&#226;zkh&#226;neh&lt;em&gt; (place consacr&#233;e &#224; la pri&#232;re) du Parc L&#226;leh &#224; T&#233;h&#233;ran&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La superficie de cette mosqu&#233;e est d'environ 1500 m&#178;. Le corps du b&#226;timent est constitu&#233; de deux parties : le &lt;em&gt;shabest&#226;n&lt;/em&gt;, et la salle de conf&#233;rence &#224; deux &#233;tages. Le &lt;em&gt;shabest&#226;n&lt;/em&gt; de la mosqu&#233;e ayant une forme conique constitu&#233;e de plans crois&#233;s, l'&#233;difice s'&#233;largit vers le bas. Cette mosqu&#233;e comprend &#233;galement une biblioth&#232;que au sous-sol et une coop&#233;rative industrielle au dernier &#233;tage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10018 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2374-6-1013d.jpg?1686658670' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e de Vali-asr r&#233;alis&#233;e par l'architecte Rez&#226; D&#226;neshmir&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;-Le Mosall&#226; de T&#233;h&#233;ran : ce grand complexe est constitu&#233; d'espaces et d'&#233;difices suffisamment grands pour accueillir des rassemblements de plusieurs millions de personnes, autant pour des c&#233;r&#233;monies religieuses que des expositions et des &#233;v&#233;nements culturels. Ce complexe d'une superficie d'environ 65 hectares a &#233;t&#233; b&#226;ti sur les terrains vagues d'Abb&#226;s&#226;b&#226;d &#224; T&#233;h&#233;ran. Il est simple d'acc&#232;s, par plusieurs points et quartiers diff&#233;rents. Sa construction a d&#233;but&#233; en 1988, pour finalement prendre fin apr&#232;s beaucoup de retard en 2011. L'axe principal du Mosall&#226; est le plus long, et il est orient&#233; en direction de La Mecque ; l'ensemble des autres b&#226;timents annexes suivant &#233;galement cet axe. Le complexe de Mosall&#226; comprend 14 &lt;em&gt;goldasteh &lt;/em&gt;(minarets), 12 s&lt;em&gt;ahn&lt;/em&gt; (cours) et 5 entr&#233;es. L'iwan principal a une hauteur de 72 m&#232;tres, et la hauteur du d&#244;me de la mosqu&#233;e J&#226;meh, la principale mosqu&#233;e du complexe, est de 63 m&#232;tres. Il est &#224; souligner que tous ces nombres sont sacr&#233;s dans la pens&#233;e chiite. Au total, il existe sept &#233;difices comportant un d&#244;me dans le Mosall&#226;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10019 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH337/2374-7-74e29.jpg?1686658670' width='300' height='337' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e Al-Jav&#226;d, place Haft-e Tir&lt;br&gt; &#224; T&#233;h&#233;ran&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le plus grand d'entre eux est &#233;galement l'un des plus grands du monde musulman. Dans ce complexe, chaque entr&#233;e comporte deux minarets, un iwan et un d&#244;me ; chacune d'entre elles ayant une architecture sp&#233;cifique et comprenant des &#233;difices diff&#233;rents. D'une hauteur de 140 m&#232;tres, les minarets les plus hauts du complexe sont accessibles jusqu'&#224; leur sommet par des escaliers en spirale et des ascenseurs. L'iwan principal, en hauteur, qui s'&#233;tend entre la mosqu&#233;e J&#226;meh et les minarets principaux, comporte des &#233;l&#233;ments nouveaux par rapport aux iwans traditionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grande importance a &#233;t&#233; accord&#233;e aux espaces verts dans le Mosall&#226;. Les &lt;em&gt;howz &lt;/em&gt;ou bassins d'eau sont nombreux et centralisent les perspectives. Le &lt;em&gt;howz &lt;/em&gt;principal s'&#233;tend sur une superficie de 2500 m&#178;. Les cinq &lt;em&gt;shabest&#226;n&lt;/em&gt;, situ&#233;s au nord de la cour centrale du Mosall&#226;, constituent en soi des monuments, chacun pouvant accueillir 70 000 personnes. Le grand complexe de Mosall&#226; poss&#232;de &#233;galement de nombreuses salles de projection, de conf&#233;rence et des espaces d&#233;di&#233;s &#224; des s&#233;minaires, des rencontres et des r&#233;unions, ainsi qu'un mus&#233;e, un amphith&#233;&#226;tre, un centre de recherche en &#233;tudes internationales islamiques, un centre de formation en sciences islamiques, un centre de formation en arts et artisanats islamiques, un march&#233; culturel, un march&#233; d'artisanat, une biblioth&#232;que, et beaucoup d'autres espaces d&#233;di&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#224; la vie culturelle et sociale de la capitale.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10020 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH316/2374-8-e1c85.jpg?1686658670' width='500' height='316' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Mosall&#226; de T&#233;h&#233;ran&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Mahdavinej&#226;d, Mohammad-Jav&#226;d, Mash&#226;yekhi Mohammad, Bahr&#226;mi, Monireh, &#171; Olgou-h&#226;ye tarr&#226;hi-e masjed dar mem&#226;ri-e mo&#226;ser &#187; (Mod&#232;les de plans de mosqu&#233;es dans l'architecture contemporaine), in &lt;em&gt;Pajouhesh-h&#226;ye mem&#226;ri-e eslami&lt;/em&gt; (5) (Recherches en architecture islamique), 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Iraji, Jav&#226;d, &#171; Modernit&#233; dar mas&#226;jed-e mo&#226;ser &#187; (La modernit&#233; dans les mosqu&#233;es contemporaines), in &lt;em&gt;Mem&#226;r&lt;/em&gt; (Revue &#034;Architecte&#034;) (56), 2010, pp. 120-124.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://jria.iust.ac.ir/article-1-107-fa.pdf&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://jria.iust.ac.ir/article-1-107-fa.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fa.wikipedia.org/wiki/&amp;middot;Ho&amp;iquest;U&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://fa.wikipedia.org/wiki/&#183;Ho&#191;U&lt;/a&gt; &#194;&#177; &#182;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.arel.ir/fa/News-View-4421.html&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.arel.ir/fa/News-View-4421.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Caract&#233;ristiques architecturales de la mosqu&#233;e iranienne</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2373</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2373</guid>
		<dc:date>2017-05-05T11:53:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Shah&#226;b Vahdati</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avec l'arriv&#233;e de l'Islam en Perse et sa diffusion graduelle, une nouvelle tradition architecturale r&#233;gionale appara&#238;t au travers de la construction de mosqu&#233;es. Elle donne naissance &#224; plusieurs styles empruntant &#224; divers courants artistiques et dot&#233;s de leurs propres &#233;l&#233;ments originaux, occupant une place &#224; part parmi les styles architecturaux de la r&#233;gion, aux cot&#233;s des &#233;coles syro-&#233;gyptienne, indienne, maghr&#233;bine, ottomane et autres, chacune avec leur propre diversit&#233; interne. &lt;br class='autobr' /&gt;
La tradition (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique251" rel="directory"&gt;N&#176; 137, avril 2017&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2373-95b76.jpg?1686658670' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_10003 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH332/2373-1-07e91.jpg?1686651010' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Shabest&#226;n de la Grande Mosqu&#233;e (Mosqu&#233;e J&#226;meh d'Ispahan)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Avec l'arriv&#233;e de l'Islam en Perse et sa diffusion graduelle, une nouvelle tradition architecturale r&#233;gionale appara&#238;t au travers de la construction de mosqu&#233;es. Elle donne naissance &#224; plusieurs styles empruntant &#224; divers courants artistiques et dot&#233;s de leurs propres &#233;l&#233;ments originaux, occupant une place &#224; part parmi les styles architecturaux de la r&#233;gion, aux cot&#233;s des &#233;coles syro-&#233;gyptienne, indienne, maghr&#233;bine, ottomane et autres, chacune avec leur propre diversit&#233; interne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tradition architecturale de construction des mosqu&#233;es comporte certaines particularit&#233;s. D'un c&#244;t&#233;, elle offre la possibilit&#233; d'une approche unie pour planifier et construire divers &#233;l&#233;ments qui font partie du complexe d'une mosqu&#233;e : mosqu&#233;e en elle-m&#234;me, mausol&#233;e, madrassa&#8230; dont les formes seront utilis&#233;es plus tard pour la construction de b&#226;timents civils et r&#233;sidentiels comme des palais, ou des caravans&#233;rails. D'autre part, ces fa&#231;ons de faire g&#233;n&#233;rales sont influenc&#233;es par des traditions architecturales locales, &#224; la source de la cr&#233;ation de styles et motifs singuliers. La tradition iranienne de construction des mosqu&#233;es est ainsi caract&#233;ris&#233;e notamment par l'ajout et le d&#233;veloppement du portique et du d&#244;me. Elle est aussi &#224; la source de la cr&#233;ation de motifs d&#233;coratifs singuliers, qui font partie de l'imaginaire religieux irano-musulman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#034;style&#034; iranien est aussi &#233;troitement li&#233; &#224; la longue histoire de l'Iran et la capacit&#233; des Iraniens &#224; int&#233;grer des &#233;l&#233;ments anciens locaux dans de nouvelles constructions architecturales. L'ancien est adapt&#233; et remodel&#233; en fonction des nouveaux besoins, des nouvelles croyances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res mosqu&#233;es d'Iran sont assez simples, et construites selon des techniques de construction traditionnelles avec des mat&#233;riaux locaux. Les premi&#232;res mosqu&#233;es ne diff&#233;raient ni en beaut&#233; ni en taille des b&#226;timents ordinaires de l'&#232;re sassanide, ne disposant pas de plans sp&#233;cifiques et d&#233;finis. Mais peu &#224; peu, des plans architecturaux propres aux mosqu&#233;es commencent &#224; appara&#238;tre, constituant les formes de base des mosqu&#233;es iraniennes.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10004 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH451/2373-2-211fe.jpg?1686651010' width='300' height='451' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e de D&#226;mgh&#226;n&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers &#233;l&#233;ments caract&#233;ristiques des mosqu&#233;es iraniennes sont le portique, la vo&#251;te ouverte, et la construction en forme de d&#244;me sur quatre arches (&lt;em&gt;chah&#226;r-t&#226;gh&lt;/em&gt;) - h&#233;ritage des palais parthes et sassanides et de l'architecture des temples. Ces &#233;l&#233;ments ont &#233;t&#233; utilis&#233;s avec diff&#233;rentes variations dans la construction de grandes et petites mosqu&#233;es, madrassas, caravans&#233;rails, monast&#232;res des soufis et palais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux XIe et XIIe si&#232;cles, l'architecture des mosqu&#233;es subit des changements importants dans la fa&#231;ade ext&#233;rieure et la d&#233;coration int&#233;rieure. Le XIe si&#232;cle marque le d&#233;but du r&#232;gne de la dynastie seldjoukide. Le plus grand changement dans l'architecture islamique de l'Iran qui a lieu au cours de cette p&#233;riode est la construction du &lt;em&gt;shabest&#226;n&lt;/em&gt; (espace enterr&#233; ou semi-enterr&#233;) et quatre portiques. A partir de cette &#233;poque, la conception de quatre portiques devient une caract&#233;ristique de l'architecture des mosqu&#233;es iraniennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la r&#233;gion du Khor&#226;ss&#226;n, au nord-est de l'Iran, les maisons &#233;taient construites selon un plan cruciforme avec quatre entr&#233;es vo&#251;t&#233;es (portiques) menant &#224; la cour. Ce d&#233;tail architectural correspond par ailleurs au nombre de quatre &#233;coles de l'Islam sunnite, donnant &#224; la structure avec quatre portiques un nouveau contenu s&#233;mantique. Par la suite, cette forme sera utilis&#233;e de fa&#231;on tr&#232;s courante dans les cours de mosqu&#233;es, conservant sa pertinence jusqu'&#224; nos jours.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10005 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH326/2373-3-d4638.jpg?1686651010' width='500' height='326' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e en pierre de D&#226;r&#226;b&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les premi&#232;res mosqu&#233;es &#034;iraniennes&#034;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des plus anciennes mosqu&#233;es pr&#233;serv&#233;es de la p&#233;riode des premiers si&#232;cles de l'Islam en Iran est la mosqu&#233;e du vendredi (&lt;em&gt;masdjed j&#226;meh&lt;/em&gt;) de Fahradj, situ&#233;e dans les environs de Yazd. Une salle carr&#233;e fait face &#224; une cour rectangulaire avec deux entr&#233;es : l'une m&#232;ne directement &#224; la cour, et la deuxi&#232;me y acc&#232;de &#224; travers le &lt;em&gt;shabest&#226;n&lt;/em&gt;. Le mur gauche de la cour isole cette salle couverte utilis&#233;e en hiver. Une mosqu&#233;e avec &lt;em&gt;shabestan&lt;/em&gt; poss&#232;de en g&#233;n&#233;ral sept vo&#251;tes basses au plafond. La mosqu&#233;e de D&#226;mgh&#226;n est &#233;galement l'une des plus anciennes d'Iran. Construite en briques rouges dans le style de l'architecture sassanide, elle dispose d'une grande cour carr&#233;e entour&#233;e d'une galerie de vo&#251;tes en forme de fl&#232;ches. Ces vo&#251;tes reposent sur des piliers ronds de 3,5 m&#232;tres de hauteur et d'un diam&#232;tre d'environ 2 m&#232;tres. L'entr&#233;e principale de la cour est constitu&#233;e d'un portail haut avec un arc. Cette mosqu&#233;e se caract&#233;rise par sa simplicit&#233;, selon un plan similaire &#224; la majorit&#233; des mosqu&#233;es de Yazd. Ces derni&#232;res poss&#232;dent une cour entour&#233;e d'une salle de pri&#232;re arqu&#233;e et d'une salle de pri&#232;re couverte (&lt;em&gt;shabest&#226;n&lt;/em&gt;) reposant sur plusieurs piliers. Les arches m&#232;nent &#224; un toit plat.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10006 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2373-4-06528.jpg?1686651010' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e du vendredi de N&#226;&#239;n&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette premi&#232;re p&#233;riode est marqu&#233;e par l'ajout du portique &#224; la mosqu&#233;e, avec l'entr&#233;e principale de la cour d&#233;cor&#233;e par des arcades d'ouverture. L'int&#233;rieur du portique comporte deux &#233;tages, et la mosqu&#233;e en elle-m&#234;me est recouverte d'une calotte sph&#233;rique &#224; trois &#233;tages ; une &#233;volution par rapport aux b&#226;timents plus anciens dot&#233;s de &lt;em&gt;shabest&#226;n&lt;/em&gt;. Les mosqu&#233;es de ce type se caract&#233;risent par leur simplicit&#233; et leur absence d'ornementation, leurs arcs bas et l'emploi de mat&#233;riaux locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan architectural de la mosqu&#233;e d'Yzadkhast, dans le F&#226;rs, rappelle les temples zoroastriens de la p&#233;riode sassanide. Ce b&#226;timent carr&#233; est recouvert d'un grand d&#244;me semi-circulaire, h&#233;ritage des p&#233;riodes arsacide et sassanide. L'&#233;difice &#233;tait &#224; l'origine un temple zoroastrien reconstruit durant la p&#233;riode islamique. Elle contient une salle carr&#233;e avec un plafond en briques crues et une grande arche en forme de croissant qui repose sur des murs porteurs, permettant d'&#233;liminer la pr&#233;sence de colonnes et de poutres en bois dans le hall central. Les mosqu&#233;es en pierre de D&#226;r&#226;b et le Chah&#226;rt&#226;ghi de Neyriz sont construits selon un plan similaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les mat&#233;riaux de construction et de d&#233;coration des mihrabs, &#233;l&#233;ment central de la mosqu&#233;e iranienne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les mosqu&#233;es iraniennes, le mihrab, sorte de niche souvent orn&#233;e de deux colonnes et une arcature qui indique la direction de La Mecque, est construit avec divers mat&#233;riaux et techniques. Les formes abstraites et g&#233;om&#233;triques, ainsi que les tons blanc-bleu des d&#233;tails du mihrab sont destin&#233;s &#224; inspirer la paix et le silence. Les principaux mat&#233;riaux de fabrication en sont le bois, la brique, la pierre, et la tuile verniss&#233;e. Depuis plusieurs si&#232;cles, le pl&#226;tre est aussi employ&#233; pour d&#233;corer le mihrab ; sa mall&#233;abilit&#233; permettant &#224; l'artiste de r&#233;aliser des motifs tr&#232;s fins et vari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10007 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH372/2373-5-5d8f0.jpg?1686651010' width='300' height='372' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mihrab actuel de la mosqu&#233;e d'Ourmia&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Si les arabesques en constituent les motifs r&#233;currents, de nombreux mihrabs comportent &#233;galement des motifs ornementaux de plantes, notamment sous la forme de feuilles de vigne et de raisins couramment utilis&#233;s dans l'art sassanide. Ce motif v&#233;g&#233;tal a ainsi &#233;t&#233; repris et en partie redessin&#233; par les architectes islamiques. Des ornements floraux ainsi que des formes g&#233;om&#233;triques sont &#233;galement utilis&#233;s pour orner le mihrab. Les figures g&#233;om&#233;triques les plus anciennes sont des &#233;toiles &#224; cinq branches, notamment utilis&#233;es dans les murs de la mosqu&#233;e du vendredi de N&#226;&#239;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mihrab actuel de la mosqu&#233;e d'Ourmia, accol&#233; &#224; la paroi sud du &lt;em&gt;shabest&#226;n&lt;/em&gt; comportant un d&#244;me, et &#233;difi&#233; sur le site d'un ancien mihrab, est consid&#233;r&#233; comme l'un des &#233;difices les plus complexes, volumineux et les plus finement d&#233;cor&#233;s de l'&#233;poque ilkhanide. L'ensemble du mihrab a &#233;t&#233; construit par le ma&#238;tre Abdul-M&#244;men ibn Sharaf-Sh&#226;h Tabrizi, et orn&#233; de carreaux et de motifs g&#233;om&#233;triques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des &#339;uvres les plus remarquables compte tenu de sa qualit&#233; et de sa complexit&#233; est celle r&#233;alis&#233;e &#224; l'&#233;poque seldjoukide &#224; partir de c&#233;ramiques au sein de la mosqu&#233;e du vendredi d'Ourmia en forme d'hexagone ou de nid d'abeille. Les monuments les plus remarquables de l'&#233;poque seldjoukide sont les mihrabs de la mosqu&#233;e Hardjard (1068) et de la mosqu&#233;e du vendredi Malak &#224; Kerm&#226;n (1084). Un autre monument int&#233;ressant est le mausol&#233;e &#224; Bastam consacr&#233; au c&#233;l&#232;bre mystique iranien Bay&#226;zid Bastami. L'int&#233;rieur du mihrab du mausol&#233;e a &#233;t&#233; d&#233;cor&#233; avec des formes g&#233;om&#233;triques, et la partie sup&#233;rieure en graphique coufique. La d&#233;coration int&#233;rieure du mihrab est faite de calligraphies de po&#233;sies et de hadiths. La partie sup&#233;rieure de la fa&#231;ade, ainsi que l'extr&#233;mit&#233; du d&#244;me pointu (et non pas rond) de l'&#233;difice, sont d&#233;cor&#233;es d'une ligne de carreaux en stuc, avec un grand motif r&#233;p&#233;titif. La vo&#251;te du portique (porche) d'entr&#233;e est d&#233;cor&#233;e selon un plan rectangulaire et orn&#233;e de motifs floraux, de feuilles de vigne et de grappes, dispos&#233;s en nids d'abeilles hexagonaux. Les mosqu&#233;es de Bersian, d'Ardest&#226;n et le d&#244;me Olviyan &#224; Hamed&#226;n abritent les plus anciens et beaux mihrabs, le plus souvent r&#233;alis&#233;s en briques. Le stuc reste, de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, un mat&#233;riau peu utilis&#233; dans l'ornementation des mihrabs. L'une des exceptions notables est cependant les ornements calligraphiques r&#233;alis&#233;s au stuc dans la mosqu&#233;e de S&#226;veh.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10008 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH400/2373-6-ee3d0.jpg?1686651010' width='300' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mihrab de la mosqu&#233;e du vendredi Malak &#224; Kerm&#226;n&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;ploiement vertical de la fa&#231;ade du portique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;coration du portique est cens&#233;e refl&#233;ter la g&#233;om&#233;trie mystique de l'art islamique. L'art islamique utilise la g&#233;om&#233;trie et la division proportionnelle de l'espace pour tous les &#233;l&#233;ments et les d&#233;tails d'une mosqu&#233;e, et en particulier concernant le portique. La connexion de la vo&#251;te d'un portique &#224; la surface de la paroi est r&#233;alis&#233;e en utilisant la technique &lt;em&gt;muqarnas&lt;/em&gt;, une symbolique de la voute c&#233;leste. Dans la tradition iranienne, la d&#233;coration avec le &lt;em&gt;muqarnas&lt;/em&gt; est la phase initiale de la construction des vo&#251;tes en stalactite. Autrement dit, un motif d&#233;coratif est exponentiellement d&#233;velopp&#233; pour devenir une &#339;uvre plastique en soi, c'est-&#224;-dire les grappes de stalactites qui d&#233;corent et m&#234;me forment les vo&#251;tes du portique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;coration de l'espace arqu&#233; du portique commence avec le d&#233;veloppement d'un motif en ma&#231;onnerie (int&#233;gr&#233; aux briques de base et compris dans le plan initial du b&#226;timent) ou une composition figurative boucl&#233;e en stuc (qui est rajout&#233;e &#224; l'ensemble apr&#232;s la construction). Dans ce deuxi&#232;me cas, un stuc clair est utilis&#233; de mani&#232;re &#224; cr&#233;er un motif de formes balay&#233;es simples et superpos&#233;es sur une base initiale de briques. La superposition des lignes plates &#224; plusieurs niveaux donne du volume &#224; la partie sup&#233;rieure de la vo&#251;te du portique. Des niches cintr&#233;es et entour&#233;es d'ornements sont dispos&#233;es sur les parois lat&#233;rales de l'arc du portique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Richement d&#233;cor&#233;e en mosa&#239;ques et en briques, la fa&#231;ade &#224; quatre &#233;tages du portique comporte un large et haut ensemble de motifs incurv&#233;s. Le niveau sup&#233;rieur du portique comporte une vari&#233;t&#233; de motifs en mosa&#239;que, en &#233;criture coufique, et en formes g&#233;om&#233;triques accompagn&#233;s d'une composition florale. Le haut de la vo&#251;te est orn&#233; d'une boucle dans laquelle sont r&#233;p&#233;t&#233;s les motifs de l'ensemble du portique. La fa&#231;ade du portique est divis&#233;e en trois niveaux, ou &#034;fausses niches&#034;, chacune constituant une composition spatiale complexe.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10009 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH271/2373-7-8b167.jpg?1686651010' width='400' height='271' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_10010 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L400xH261/2373-8-d5d25.jpg?1686651010' width='400' height='261' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ornements calligraphiques r&#233;alis&#233;s au stuc dans la mosqu&#233;e de S&#226;veh&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Construite &#224; l'&#233;poque q&#226;dj&#226;re, la mosqu&#233;e Em&#226;dodowleh de Kerm&#226;nsh&#226;h comporte aussi un portique unique, avec une vari&#233;t&#233; de figures ornementales, comme la rosette situ&#233;e en son centre r&#233;alis&#233;e sous forme d'une fleur en mosa&#239;que avec des p&#233;tales contenant diff&#233;rents motifs en leur sein. Quant au portique de la mosqu&#233;e B&#226;b&#226;-Wali de la ville de K&#226;sh&#226;n, il expose une composition complexe en mosa&#239;que dont les &#233;l&#233;ments se r&#233;p&#232;tent, mais selon diff&#233;rentes proportions et combinaisons. Les reliefs de type muqarnas sont r&#233;alis&#233;s en pl&#226;tre. La vo&#251;te est couronn&#233;e d'une rosette ronde avec des spirales complexes et entrem&#234;l&#233;es, et des &#233;l&#233;ments v&#233;g&#233;taux. L'attention se concentre rapidement sur la complexit&#233; de la composition de diverses figures g&#233;om&#233;triques en relief situ&#233;es &#224; des hauteurs diff&#233;rentes, &#224; l'int&#233;rieur desquelles se combinent des ornements en mosa&#239;que et en briques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10011 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH334/2373-9-74f98.jpg?1686651010' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e Em&#226;dodowleh de Kerm&#226;nsh&#226;h&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La tradition iranienne de la construction en forme de d&#244;me &#8211; le &lt;em&gt;tchah&#226;r-t&#226;gh&lt;/em&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence du d&#244;me dans les mosqu&#233;es indique non seulement le caract&#232;re religieux de l'&#233;difice, mais sert aussi des vis&#233;es &#224; la fois esth&#233;tiques et religieuses. Ainsi, l'une des fonctions de la coupole est de souligner le r&#244;le important du mihrab. Des sp&#233;cialistes &#233;voquent aussi son r&#244;le pour augmenter la hauteur du &lt;em&gt;shabest&#226;n&lt;/em&gt;. Le sens symbolique de la coupole li&#233; &#224; sa forme d'h&#233;misph&#232;re, est d'incarner la splendeur du firmament, et de t&#233;moigner de la grandeur de l'Absolu omnipr&#233;sent dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relation de la base du d&#244;me avec l'&#233;difice en lui-m&#234;me implique la rencontre d'un cercle avec un carr&#233;. La forme typique est un cercle ext&#233;rieur dans lequel est ins&#233;r&#233; un carr&#233;, souvent segment&#233; en huit parties en forme de lotus. Dans l'art et l'architecture traditionnels, le rapport du cercle et du carr&#233; est souvent interpr&#233;t&#233; comme incarnant la relation des mondes c&#233;leste et terrestre, et est aussi parfois associ&#233; &#224; des attributs de Dieu. Dans son plan, la mosqu&#233;e octogonale rappelle un mandala ins&#233;r&#233; dans un carr&#233;. La partie cubique du b&#226;timent est consid&#233;r&#233;e comme la base &#224; la fois spirituelle et physique ; une personnification des &#233;l&#233;ments du monde terrestre aspirant &#224; rejoindre le ciel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sujet des canons musulmans pour la construction de d&#244;mes, le chercheur Taghi Nobah&#226;r &#233;crit : &#171; &lt;em&gt;Nous ne savons pas si les premiers imams &#233;taient favorables &#224; la construction de d&#244;mes pour les mosqu&#233;es. Apparemment, avant l'arriv&#233;e du proph&#232;te Mohammad, la construction des d&#244;mes n'&#233;tait pas chose courante. Nous ne savons pas si on connaissait cette technique architecturale ou si ce fut une innovation, et si de grandes personnalit&#233;s religieuses ont exprim&#233; ou pas leur avis sur le sujet. Dans tous les cas, cela n'allait pas &#224; l'encontre des normes religieuses, car il &#233;tait pr&#233;sent, bien que de fa&#231;on encore rare, au temps du proph&#232;te Mohammad et les douze Im&#226;ms. En d'autres termes, tant qu'une chose n'est pas interdite, elle est autoris&#233;e.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_10012 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH327/2373-10-327f3.jpg?1686651010' width='500' height='327' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e B&#226;b&#226;-Wali de la ville de K&#226;sh&#226;n&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cependant, &#224; une &#233;poque plus r&#233;cente, des juristes musulmans ont exprim&#233; leur pr&#233;f&#233;rence non seulement pour des mosqu&#233;es sans coupole, mais aussi sans toit. Un hadith rapport&#233; de l'Im&#226;m B&#226;gher, dont l'authenticit&#233; n'a cependant pas &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233;e, affirme : &#171; &lt;em&gt;La premi&#232;re chose que fera l'Imam Cach&#233; apr&#232;s sa r&#233;apparition sera de d&#233;truire les toits des mosqu&#233;es pour les remplacer par un auvent, juste pareil &#224; la tente du proph&#232;te Mo&#239;se.&lt;/em&gt; &#187; Selon d'autres hadiths, il serait pr&#233;f&#233;rable de prier et d'organiser le culte dans des b&#226;timents d&#233;nu&#233;s de toit. Shahid Sani, un th&#233;ologien chiite, propose une solution interm&#233;diaire : &#171; &lt;em&gt;Il suffit qu'une partie du plafond de la mosqu&#233;e soit ouverte et le reste ferm&#233; pour prot&#233;ger contre la chaleur et le froid.&lt;/em&gt; &#187;. Actuellement, les nouvelles technologies sont mises &#224; contribution pour combiner les deux solutions, notamment avec la construction de toits coulissant, comme c'est le cas dans la mosqu&#233;e Al-Nabi &#224; M&#233;dine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Alizadeh Abdol-Ali, &#034;Masdjed&#034; (Mosqu&#233;e), &lt;em&gt;Dictionnaire encyclop&#233;dique islamique&lt;/em&gt;, 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Vlasov Vladimir, &lt;em&gt;Arxitectura mechetov irana &lt;/em&gt;(Architecture des Mosqu&#233;es Iraniennes), Nouveau dictionnaire encyclop&#233;dique des arts visuels, tome 10, Ed Mir, Moscou, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Zhoukovski Victor Illitch et Koltseva Nadya Petrovna, &lt;em&gt;Iskustva vostoka&lt;/em&gt; (L'Art Oriental), Krasno&#239;arsk, 2005.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la mosqu&#233;e &#224; la taverne : un r&#233;cit d'amour&#8230;</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2372</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2372</guid>
		<dc:date>2017-05-05T11:53:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Zeinab Golest&#226;ni</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;roduit de l'intuition pure, l'art ouvre un vaste champ o&#249; l'Etre muet vient manifester son propre sens. Incarnant une Id&#233;e, qui constitue, d'apr&#232;s Heidegger, l'Existence elle-m&#234;me, il trace une voie menant &#224; la connaissance des secrets de l'Existence. C'est dans ce cadre que l'artiste doit atteindre le c&#339;ur myst&#233;rieux de la pens&#233;e. L'art se met donc &#224; b&#226;tir une v&#233;rit&#233; dans l'&#339;uvre d'art, alors m&#234;me qu'il est le fruit de l'union de la Beaut&#233; et de la V&#233;rit&#233;, toutes deux &#233;rig&#233;es en Absolu comme origine de tout (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique251" rel="directory"&gt;N&#176; 137, avril 2017&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2372-ce9a2.jpg?1686658670' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_9998 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH384/2372-1-c9a47.jpg?1686658670' width='300' height='384' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Photos de mosqu&#233;es d'Urmia, prises par Zohreh Golest&#226;ni&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;roduit de l'intuition pure, l'art ouvre un vaste champ o&#249; l'Etre muet vient manifester son propre sens. Incarnant une Id&#233;e, qui constitue, d'apr&#232;s Heidegger, l'Existence elle-m&#234;me, il trace une voie menant &#224; la connaissance des secrets de l'Existence. C'est dans ce cadre que l'artiste doit atteindre le c&#339;ur myst&#233;rieux de la pens&#233;e. L'art se met donc &#224; b&#226;tir une v&#233;rit&#233; dans l'&#339;uvre d'art, alors m&#234;me qu'il est le fruit de l'union de la Beaut&#233; et de la V&#233;rit&#233;, toutes deux &#233;rig&#233;es en Absolu comme origine de tout art. L'art a &#233;t&#233; charg&#233;, durant l'Histoire, de d&#233;voiler le beau invisible de tout objet de la nature et de l'homme. Il a permis l'apparition de l'indicible dans le dicible, dans l'architecture, la sculpture et les arts plastiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'art persan, comme l'affirme Mahmoud Kh&#226;tami, s'accompagne toujours d'une &lt;em&gt;connaissance singuli&#232;re&lt;/em&gt; qui n'est pas seulement &#224; la source de l'&#171; &lt;em&gt;industrie&lt;/em&gt; &#187; et de l'&#171; &lt;em&gt;art&lt;/em&gt; &#187;, mais aussi &#224; l'origine de la prise de conscience de l'artiste tout au long de son travail&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Kh&#226;tami, Mahmoud, Pish dar&#226;mad-e falsafeh-i bar&#226;ye honar-e ir&#226;ni, (Pour une (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'art est dans ce sens une &#171; po&#233;sie &#187;, &#171; c'est-&#224;-dire qu'elle r&#233;veille en nous et rassemble en entier notre pur pouvoir d'exprimer, au-del&#224; des choses d&#233;j&#224; dites ou d&#233;j&#224; vues &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Brent Madison, Gary, La Ph&#233;nom&#233;nologie de Merleau-Ponty Une recherche des (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans la soci&#233;t&#233; irano-islamique en qu&#234;te de la transcendance, l'art joue le m&#234;me r&#244;le que la sagesse ou la philosophie. D'ailleurs, en tant que rapport &#233;tabli avec l'Etre, l'art s'unit corollairement avec le monde dont il d&#233;figure certains aspects ; l'activit&#233; artistique prend ainsi &#171; sa source dans les relations que l'homme entretient avec son environnement &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Dewey, John, L'Art comme exp&#233;rience, Pau-Tours, Publication de l'universit&#233; (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation artistique est aussi la cr&#233;ation d'un monde enracin&#233; en intersubjectivit&#233; entre sujets et objets. L'art islamique appara&#238;t sous la plume de Seyyed Hossein Nasr comme une &lt;em&gt;r&#233;p&#233;tition rythmique du nom de Dieu&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;dhikr&lt;/em&gt;). La nature est un champ incarnant le &lt;em&gt;dhikr &lt;/em&gt;de Dieu, et l'art islamique cr&#233;e quant &#224; lui le champ de la r&#233;p&#233;tition du nom du Dieu Unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un article intitul&#233; &lt;em&gt;L'art sacr&#233; dans la culture iranienne&lt;/em&gt;, Seyyed Hossein Nasr d&#233;finit le sacr&#233; comme la manifestation de mondes de l'Au-del&#224; dans les royaumes mat&#233;riels de l'Existence. Le sacr&#233; se trouve au c&#339;ur de l'art religieux, celui-ci le mettant en sc&#232;ne, soit par le recours &#224; l'abstrait dans le discours all&#233;gorique, soit par l'emploi de formes figuratives enracin&#233;es dans le symbole et l'all&#233;gorie, soit par la pure repr&#233;sentation de la r&#233;alit&#233;, ou de la nature. C'est en ce sens que Mircea Eliade affirme que &#171; l'apparition du sacr&#233; se d&#233;finit par l'&#233;piphanie du sublime &#224; travers la r&#233;alit&#233; mat&#233;rielle. [&#8230;] C'est certainement de par cette apparition que les objets, les ph&#233;nom&#232;nes et les &#233;v&#233;nements connaissent l'ascension en un rang myst&#233;rieux et surnaturel. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Eliad&#233;, Mircea, The Sacred and Profane, U.S. : Harcourt, Harvest B., 1959, (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'amour, tel qu'il est d&#233;fini dans le mysticisme, rejoint le &lt;em&gt;sacr&#233;&lt;/em&gt;, se d&#233;terminant ainsi en amour divin. Celui qui est d'apr&#232;s le 54e verset de la sourate 5 &#034;[&#8230;] &lt;em&gt;un peuple qu'Il aime et qui L'aime&lt;/em&gt;&#034;, celui du Cr&#233;ateur pour la cr&#233;ature, et celui de la cr&#233;ature pour le Cr&#233;ateur. A savoir que la premi&#232;re expression de l'amour est celle du Cr&#233;ateur. En d'autres termes, ce rapport intentionnel se d&#233;finit essentiellement comme un rapport qui se fait &#224; l'int&#233;rieur de l'Etre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin d'&#233;voquer la question de l'amour divin, les mystiques, notamment Ibn Arabi, qui fonde sa pens&#233;e sur le principe de la &#034;th&#233;ophanie&#034;, recourent &#224; une parole divine : &#171; J'&#233;tais un Tr&#233;sor cach&#233; ; Je d&#233;cidai d'&#234;tre Connu, alors J'ai cr&#233;&#233; les cr&#233;atures afin d'&#234;tre Connu. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Merleau-Ponty aussi affirme que &#171; Nous sommes un champ d'Etre &#187;.' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Cette parole est aussi la r&#233;ponse donn&#233;e par Dieu &#224; David lorsque celui-ci Lui demande la cause de la Cr&#233;ation. Malgr&#233; diff&#233;rentes interpr&#233;tations de cette parole divine que certains chercheurs estiment forg&#233;e, les penseurs et les mystiques sont tous d'accord sur son contenu&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir R&#226;hnavard, Zahr&#226;, Hekmat-e honar-e esl&#226;mi (La sagesse de l'art (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Djal&#226;l al-Din R&#251;m&#238; &#233;crit ainsi dans son &lt;em&gt;Masnavi&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9999 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH364/2372-2-89926.jpg?1686658670' width='500' height='364' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Tr&#233;sor cach&#233;, Il Se d&#233;voila tel qu'Il &#233;tait Pr&#233;cieux&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il illumina donc la Terre, plus lumineuse que les Cieux.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;pourvue de l'individuation, l'essence de l'amour s'av&#232;re &#234;tre une essence unique, cette unicit&#233; &#233;tant appel&#233;e par Ibn &#8216;Arabi le niveau de l'Unicit&#233; (&lt;em&gt;Ahadiyyat&lt;/em&gt;) de l'amour. A ce niveau, il n'y a aucune dissociation entre l'Amant et le Bien-aim&#233;. Cependant, l'Amour transcende ce niveau pour se manifester, car le Beau ne sait pas se soumettre au d&#233;voilement. L'amour s'exhale donc au premier abord pour se faire conna&#238;tre (&lt;em&gt;ma'refat&lt;/em&gt;), se diffusant ainsi dans le monde tout entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sohrawardi, quant &#224; lui, regarde cet amour comme l'origine de l'existence de toute cr&#233;ation, soulignant qu'&#171; aucune cr&#233;ature ne verrait le jour, et aucun &#234;tre ne trouverait l'existence, s'il n'y avait pas l'amour et la ferveur &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='Cit&#233; par Movahhed, Samad, in Neg&#226;hi be sartchshmeh&#226;-ye hekmate eshr&#226;gh va (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans la pr&#233;&#233;ternit&#233;, le rayon de Ta beaut&#233; s'exhala en une lumineuse apparition&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; L'amour parut et mit feu au monde entier&lt;/em&gt; (H&#226;fez)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Offenheit&lt;/em&gt; du monde, l'Amour est donc &lt;em&gt;la dimensionnalit&#233; de toute dimension&lt;/em&gt; ; ce qui nous permet de consid&#233;rer chaque ph&#233;nom&#232;ne comme un signe aboutissant &#224; la V&#233;rit&#233; Absolue :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#212; idole, contemple bien, elles sont les m&#234;mes, la mosqu&#233;e et la taverne&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_10000 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH366/2372-3-190c5.jpg?1686658670' width='500' height='366' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Aux yeux des savants, ils sont les m&#234;mes, le misbaha et le verre&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Apporte un feu et allume-le dans tout temple, tout couvent,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Car dans mon c&#339;ur, ils sont les m&#234;mes, le fou et l'amant&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(B&#226;bak Tamiz)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette perspective, l'artiste ne saurait se passer d'aucun objet dans le monde sensible, car il lui est le miroir de l'Amour. C'est pourquoi il cherche toujours &#224; s'affranchir des limites soit de la religion, soit du monde de la mati&#232;re :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e est le lieu de jactance, et la taverne la place de l'ivresse&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Passe-toi de ces deux toits si tu es fid&#232;le de Dieu&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quand pourrait-on te d&#233;voiler les myst&#232;res du n&#233;ant&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Si tu es encercl&#233; dans le si&#232;ge ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Foroughi Bast&#226;mi)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en effet ce conflit sans cesse renouvel&#233; entre intellect et amour qui fa&#231;onne la conscience cr&#233;atrice de l'artiste amoureux qui, red&#233;couvrant la Beaut&#233; de l'Etre, ne conna&#238;t d'autre refuge que l'amour. Nous lisons sous la plume de Plotin : &#171; Et puisque le philosophe &#8211; &#224; savoir, celui qui aime la V&#233;rit&#233; &#8211; se passe de tout ce qui est d&#233;sir&#233; par les autres, qu'il ne s'int&#233;resse qu'&#224; des faits divins, y compris la &lt;em&gt;beaut&#233;&lt;/em&gt;, la &lt;em&gt;connaissance&lt;/em&gt;, la bont&#233;, etc. &#8211; il sera condamn&#233; par le peuple qui, sans prendre compte de la diff&#233;rence essentielle de cette folie avec la folie humaine, l'appelle &lt;em&gt;fou&lt;/em&gt;. Quand regardant les beaut&#233;s terrestres, lui se souvient de la vraie beaut&#233;, c'est comme s'il retrouvait des ailes pour s'envoler. Pourtant, faute de pouvoir prendre son envol, il ressemble &#224; un oiseau aux ailes bris&#233;es, celui qui, fixant son regard au ciel, se passe de tout ce qui est terrestre&#8230; L'appelant &lt;em&gt;&#233;pris&lt;/em&gt;, le peuple le consid&#232;re alors comme fou. Cet &#233;tat, le meilleur de toutes les &lt;em&gt;mania&lt;/em&gt;, concerne la &lt;em&gt;mania de l'amour&lt;/em&gt;. Celle qui est le don le plus pr&#233;cieux des dieux. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='Platon, in : Movahhed, Samad, op. cit., p. 61.' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Ce fait est soulign&#233; dans un po&#232;me de Shabnam Fath'Ali, po&#232;te contemporain iranien :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;A la mosqu&#233;e de l'amour, j'&#233;tais all&#233; prier&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;On m'a dit : Appelle&#8230; J'ai parl&#233; de toi&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans le cercle de la po&#233;sie, j'&#233;tais all&#233; m'assouvir&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;On m'a dit : Lis&#8230; Je me suis prostern&#233; devant toi&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;A l'&#233;cole de l'affection, j'&#233;tais all&#233; me gu&#233;rir&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;On m'a dit : Repose-toi&#8230; J'ai cherch&#233; ton air&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_10001 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH368/2372-4-a2b2a.jpg?1686658670' width='500' height='368' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Shabnam Fath'Ali)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, s'appuyant &#224; la fois sur le c&#244;t&#233; sensible et intelligible de l'amour, le mystique &#8211; artiste &#8211; retrouve la m&#234;me proportion entre &#171; l'amour-l'amoureux-le bien-aim&#233; &#187; dans le monde des corps (&lt;em&gt;&#226;lam-e ajs&#226;d&lt;/em&gt;), que dans le royaume divin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'amour se d&#233;finit dans ce cas comme un lien entre l'aspect sacr&#233; de l'existence humaine et l'Etre Absolu. Ainsi, le rapport entre l'Etre et le monde se d&#233;finit par une relation d'amour dans laquelle se rejoignent amour, amant, et bien-aim&#233;. Comme nous l'avons mentionn&#233;, selon la pens&#233;e mystique, l'Essence divine avant la cr&#233;ation du monde &#233;tait elle-m&#234;me &#224; la fois l'Amour, l'Amant et le Bien-Aim&#233;. C'est donc par la cr&#233;ation qu'Il d&#233;voila Sa beaut&#233;, faisant ainsi du monde le miroir de Son opulence. En d'autres termes, d&#232;s l'apparition de la Beaut&#233;, apparaissent aussi le percevant et le per&#231;u, celle-ci se regardant d&#233;sormais dans le miroir. Consid&#233;rant l'homme en tant qu'une &lt;em&gt;lumi&#232;re naturelle, &#233;claircie dans l'autre&lt;/em&gt;, Merleau-Ponty affirme aussi de son c&#244;t&#233; que l'Etre sans l'homme ne serait que &#171; &lt;em&gt;la nuit o&#249; toutes les vaches sont noires&lt;/em&gt; &#187;, prenant ainsi l'homme en tant que le &#171; il y a &#187;, la &#171; pr&#233;sence &#187;, la &#171; v&#233;rit&#233; &#187; et le &#171; &amp;bull;o&amp;bull;o &#187; de l'Etre qui Se pense en l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, ce jeu de l'Amour et de la Beaut&#233; est &#224; l'origine de la dialectique du visible et de l'invisible o&#249; se rejoignent le terrestre et le c&#233;leste : la &#171; vision pr&#233;sentielle (&lt;em&gt;shohud&lt;/em&gt;) de la face divine sous la forme belle &#224; contempler d'une cr&#233;ature humaine au beau visage &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='appendix' title='Corbin, Henry, En Islam iranien, Tome III, Gallimard, 1971, p. (...)' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le paradis de mes repentis&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je l'ai perdu&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;En te voyant&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Car ta taille est un doute&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Aussi&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Aussi haute que Bouddha&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Et tes yeux&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;D&#233;truisent la mosqu&#233;e de mon esprit&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pour que j'&#233;tablisse&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La taverne de tes yeux&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Abdolsamad Heydari)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ce recours &#224; l'amour exige toujours une d&#233;marche &lt;em&gt;esth&#233;tique&lt;/em&gt; vers le secret, celui-ci proposant des images qui &#171; paraissent au premier abord sensibles et mat&#233;rielles, celles qui, nous emp&#234;chant de r&#233;sumer cette parole aux faits sensibles et mat&#233;riels, nous emm&#232;nent vers une autre direction, non-sensible et non-mat&#233;rielle, et non pas simplement perceptible et imaginable. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='appendix' title='Zarrin Koub, Abdolhossein, Az koutcheh-ye rend&#226;n, darb&#226;reh-ye zendegi va (...)' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il est mon roi, ce mendiant de la terre du seuil du bien-aim&#233;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le pr&#233;texte de la mosqu&#233;e et de la taverne n'est que votre association&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(H&#226;fez)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons prendre l'exemple du po&#232;me h&#226;fezien qui accueille &#224; la fois le chagrin de l'amour terrestre et le navrement de l'amour spirituel, d&#233;finissant le rapport entre l'Etre et l'homme comme un rapport qui est &#171; l'Etre lui-m&#234;me &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='appendix' title='Brent Madison, Gary., op. cit., p. 222.' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; C'est la qu&#234;te de cet amour, reliant le visible et l'invisible, qui permet &#224; l'artiste de trouver le fait simple et nu de la &lt;em&gt;Pr&#233;sence&lt;/em&gt;, et de tisser des liens entre les formes lumineuses du &lt;em&gt;mundus imaginalis&lt;/em&gt; et les formes sensibles de ce monde. Ainsi, voyant l'&#234;tre aim&#233; en tant que mosqu&#233;e, Hafez fait m&#234;me sa pri&#232;re au mihrab du sourcil de ce doux &#234;tre privil&#233;gi&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quiconque parvient &#224; la Kaaba qu'est Ta rue,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Se trouve au c&#339;ur de la pri&#232;re de par la qibla que forme Ton sourcil.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_10002 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH392/2372-5-44d89.jpg?1686658670' width='300' height='392' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous admettons alors avec Abdolhossein Zarrin Koub que pour H&#226;fez, &#171; quelle que soit sa nature, l'&#234;tre aim&#233; est consid&#233;r&#233; comme un moyen permettant d'acc&#233;der &#224; la perfection humaine, d'&#233;tablir une relation spirituelle entre l'homme et le monde. Regard&#233; comme l'&#233;quivalent de tout l'univers et m&#234;me plus que cela, l'&#234;tre aim&#233; lie l'amoureux &#224; l'ensemble du cosmos, et m&#234;me &#224; tout ce qui est au-del&#224; et m&#234;me sup&#233;rieur au cosmos, &#233;largissant son &#234;tre au-del&#224; de lui-m&#234;me. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='appendix' title='Cit&#233; par Zarrinkoub, Abdolhossein, op. cit., p. 190.' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mosqu&#233;e, lieu propice &#224; la pr&#233;sence de l'Amour, repr&#233;sente pourtant parfois un faux espace bas&#233; sur l'absence de sinc&#233;rit&#233;, image qui d&#233;rive justement de l'histoire de la Mosqu&#233;e de Zirar, la mosqu&#233;e de la dissension, des d&#233;buts de l'Islam :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;As-tu entendu parler d'un faux asc&#232;te qui&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;A construit sur le toit une mosqu&#233;e&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Une fois construit ce monument&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;[&#8230;]&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Aucun sage n'y a s&#233;journ&#233; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Seuls les hypocrites rallient cet asc&#232;te&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Seyyed A'alam)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette image de l'hypocrisie, du faux asc&#232;te, et de la tromperie qui pousse le po&#232;te &#224; s'&#233;loigner de la mosqu&#233;e, en tant que symbole de la religion, pour se mettre &#224; l'abri dans la taverne, symbole de la corpor&#233;it&#233; et de la vie mat&#233;rielle :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;C'est &#224; la recherche du bien-aim&#233; qu'on s'est r&#233;fugi&#233; dans la taverne&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Loin du chagrin d'autrui, on s'est abrit&#233; dans la taverne&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;em&gt;&#8230;&lt;/em&gt;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;De l'assommoir d'aust&#233;rit&#233;, d'impi&#233;t&#233;, de charia et du d&#233;fendu&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;On s'est &#233;loign&#233;, libre et l&#233;ger, pour aller &#224; la taverne&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Apr&#232;s avoir v&#233;cu la mosqu&#233;e et le mihrab,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;On s'est nich&#233;, avec vin et verrillon, dans la taverne&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Mostaf&#226; P&#226;ymard)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou encore :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Tant que je pense &#224; la taverne, ne me parle pas de la mosqu&#233;e,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ni de la r&#233;p&#233;tition du repentir, ni des conseils de milliers d'asc&#232;tes&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(&#8216;Ali Sa'&#226;dat)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mosqu&#233;e, telle qu'elle est consid&#233;r&#233;e dans ce contexte, s'efforce de rejeter tout ce qui est mat&#233;riel et dicible afin de se joindre au vrai fait religieux. Pourtant, le sensible ne sait jamais s'&#233;carter de l'intangible :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pourquoi la veille tu m'as regard&#233; en cachette dans la mosqu&#233;e&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pourquoi tu dois remuer tes l&#232;vres&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Tu m'as fait perdre le temps de ma pri&#232;re et d&#233;couvrir ton odeur&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;A huis clos, mes narines respirant le corps nu&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Mohammad Ali &#194;riyan)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sujet vit ainsi une exp&#233;rience esth&#233;tique d'amour. Son exp&#233;rience sacr&#233;e est alors &#224; l'origine d'un sentiment de grandeur, d'intuition et de rencontre avec le Cr&#233;ateur. L'espace de la mosqu&#233;e propose donc une exp&#233;rience esth&#233;tique bas&#233;e sur le &lt;em&gt;sacr&#233;&lt;/em&gt;, ce dernier &#233;tant d'origine c&#233;leste et au-del&#224; de la mati&#232;re. C'est cette origine qui g&#233;n&#232;re la qu&#234;te perp&#233;tuelle d'un esprit &#233;perdu dans le cosmos, &#224; la recherche de sa propre mosqu&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#212; mon capitaine,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pour l'amour de Dieu,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;O&#249; se trouve ma mosqu&#233;e ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans quelle &#238;le se trouve cet &#233;tang s&#233;curis&#233;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dont la voie&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Passe&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par les sept mers agit&#233;es ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Ahmad Sh&#226;mlou)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Kh&#226;tami, Mahmoud, &lt;em&gt;Pish dar&#226;mad-e falsafeh-i bar&#226;ye honar-e ir&#226;ni&lt;/em&gt;, (Pour une philosophie de l'art persan), T&#233;h&#233;ran, Institut de la r&#233;daction, de la traduction et de la publication des &#339;uvres artistiques Matn, 2014. p. 23.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Brent Madison, Gary, &lt;em&gt;La Ph&#233;nom&#233;nologie de Merleau-Ponty Une recherche des limites de la conscience&lt;/em&gt;, Paris, Klincksieck, 1973, p. 101.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dewey, John, &lt;em&gt;L'Art comme exp&#233;rience&lt;/em&gt;, Pau-Tours, Publication de l'universit&#233; de Pau-Farrago, 2001, p. 94, cit&#233; par Collot, Michel, &lt;em&gt;La pens&#233;e-Paysage&lt;/em&gt;, Paris, Jos&#233; Corti, 2011, p. 185.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Eliad&#233;, Mircea, &lt;em&gt;The Sacred and Profane&lt;/em&gt;, U.S. : Harcourt, Harvest B., 1959, p. 12.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Merleau-Ponty aussi affirme que &#171; &lt;em&gt;Nous sommes un champ d'Etre&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir R&#226;hnavard, Zahr&#226;, &lt;em&gt;Hekmat-e honar-e esl&#226;mi&lt;/em&gt; (La sagesse de l'art islamique), T&#233;h&#233;ran, Samt, 8e &#233;dit., 2013 (1392), pp. 122-135.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233; par Movahhed, Samad, in &lt;em&gt;Neg&#226;hi be sartchshmeh&#226;-ye hekmate eshr&#226;gh va mafhum-h&#226;ye bony&#226;die &#226;n&lt;/em&gt; (Un regard sur l'illuminisme et ces concepts fondamentaux), T&#233;h&#233;ran, Tahouri, 2005 (1384), p. 100.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Platon, in : Movahhed, Samad, &lt;em&gt;op. cit.&lt;/em&gt;, p. 61.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Corbin, Henry, &lt;em&gt;En Islam iranien&lt;/em&gt;, Tome III, Gallimard, 1971, p. 100.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='appendix'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Zarrin Koub, Abdolhossein, &lt;em&gt;Az koutcheh-ye rend&#226;n&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;darb&#226;reh-ye zendegi va andisheh-ye H&#226;fez&lt;/em&gt; (Du quartier des &lt;em&gt;rend&lt;/em&gt;, autour de la vie et de la pens&#233;e de H&#226;fez), T&#233;h&#233;ran, Sokhan, 17e &#233;d., 2006, (1385), p. 92.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb11'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='appendix'&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Brent Madison, Gary.&lt;em&gt;, op. cit.&lt;/em&gt;, p. 222.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb12'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='appendix'&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233; par Zarrinkoub, Abdolhossein, &lt;em&gt;op. cit.&lt;/em&gt;, p. 190.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Brent Madison, Gary, &lt;em&gt;La Ph&#233;nom&#233;nologie de Merleau-Ponty Une recherche des limites de la conscience&lt;/em&gt;, Paris, Klincksieck, 1973.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Charnay, Yves, De Givry, H&#233;l&#232;ne, &lt;em&gt;Comment regarder&#8230; les couleurs dans la peinture&lt;/em&gt;, Editions Hazan, 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Collot, Michel, &lt;em&gt;La pens&#233;e-Paysage&lt;/em&gt;, Paris, Jos&#233; Corti, 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Collot, Michel, &lt;em&gt;La po&#233;sie Moderne et La Structure d'Horizon&lt;/em&gt;, Paris, Presses Universitaire de France (PUF), 1989.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Corbin, Henry, &lt;em&gt;En Islam iranien,&lt;/em&gt; Tome III, Paris, Gallimard, 1971.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Kh&#226;tami, Mahmoud, &lt;em&gt;Pish dar&#226;mad-e falsafeh-i bar&#226;ye honar-e irani&lt;/em&gt;, (Pour une philosophie de l'art persan), T&#233;h&#233;ran, Institut de la r&#233;daction, de la traduction et de la publication des &#339;uvres artistiques Matn, 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Kh&#226;tami, Mahmoud, &lt;em&gt;Goft&#226;rh&#226;yi dar padid&#226;r shen&#226;si-e honar &lt;/em&gt;(Discourse on the phenomenology of art), T&#233;h&#233;ran, Farhangest&#226;ne-honar, 2008 (1387).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;em&gt;-Le Divan&lt;/em&gt;, H&#226;fez de Chiraz, &#338;uvre lyrique d'un spirituel en Perse au XIVe si&#232;cle, Introduction, traduction du persan et commentaire par Charles-Henri De Fouch&#233;cour, Verdier, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Movahhed, Samad, in &lt;em&gt;Neg&#226;hi be sartchshmeh&#226;-ye hekmat-e eshr&#226;gh va mafhum-h&#226;ye bony&#226;die &#226;n&lt;/em&gt; (Un regard sur la th&#233;osophie illuministe et ses concepts fondamentaux), T&#233;h&#233;ran, Tahouri, 2005 (1384).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Pourdjav&#226;di, Nasroll&#226;h, &#171; Ma'ni-e hosn va eshq dar adabyy&#226;t-e erf&#226;ni &#187; (Le sens de la Beaut&#233; et de l'Amour dans la litt&#233;rature mystique), in &lt;em&gt;Dj&#226;vid&#226;n-e Kherad&lt;/em&gt;, Printemps 1976, 2e ann&#233;e, Vol. 1, pp. 43-51 : 47 ; en ligne sur : &lt;a href=&#034;http://www.noormags.ir/view/fa/articlepage/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.noormags.ir/view/fa/articlepage/&lt;/a&gt; 227677.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Rahnavard, Zahr&#226;, &lt;em&gt;Hekmat-e honar-e esl&#226;mi&lt;/em&gt; (La sagesse de l'art islamique), T&#233;h&#233;ran, Samt, 8e &#233;dit., 2013 (1392).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Zarrin Koub, Abdolhossein, &lt;em&gt;Az koutcheh-ye rend&#226;n&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;darb&#226;re-ye zendegi va andisheh-ye H&#226;fez&lt;/em&gt; (Du quartier des &lt;em&gt;rend&lt;/em&gt;, autour de la vie et de la pens&#233;e de H&#226;fez), T&#233;h&#233;ran, Sokhan, 17e &#233;d., 2006, (1385).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aper&#231;u sur les d&#233;veloppements architecturaux des mosqu&#233;es en Iran</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2371</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2371</guid>
		<dc:date>2017-05-05T11:53:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Y&#226;saman Borhani</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les parties principales d'une mosqu&#233;e - entr&#233;e, cour, minaret, mihrab, d&#244;mes, coupoles et salle de pri&#232;re - se retrouvent dans la plupart des mosqu&#233;es du monde. Cependant, en Iran, leur forme et leur symbolique ont pris des accents singuliers propres &#224; la culture du pays, et aux &#233;poques qui leur ont donn&#233; naissance. &lt;br class='autobr' /&gt;
La mosqu&#233;e la plus ancienne retrouv&#233;e en Iran se trouve dans la localit&#233; de Fahradj. Elle aurait &#233;t&#233; construite d'apr&#232;s le mod&#232;le de la mosqu&#233;e du Proph&#232;te &#224; M&#233;dine. De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, les (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique251" rel="directory"&gt;N&#176; 137, avril 2017&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2371-d001e.jpg?1686658670' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_9991 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH334/2371-1-ec634.jpg?1686658670' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e de Zav&#226;reh, quartier de P&#226;men&#226;r &lt;br&gt;&#224; T&#233;h&#233;ran&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les parties principales d'une mosqu&#233;e - entr&#233;e, cour, minaret, mihrab, d&#244;mes, coupoles et salle de pri&#232;re - se retrouvent dans la plupart des mosqu&#233;es du monde. Cependant, en Iran, leur forme et leur symbolique ont pris des accents singuliers propres &#224; la culture du pays, et aux &#233;poques qui leur ont donn&#233; naissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mosqu&#233;e la plus ancienne retrouv&#233;e en Iran se trouve dans la localit&#233; de Fahradj. Elle aurait &#233;t&#233; construite d'apr&#232;s le mod&#232;le de la mosqu&#233;e du Proph&#232;te &#224; M&#233;dine. De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, les mosqu&#233;es iraniennes sont r&#233;alis&#233;es selon deux plans : le plan-dortoir ou le plan iwan. Le plan-dortoir &#233;tait commun au d&#233;but du IXe si&#232;cle dans le Khor&#226;ss&#226;n, au nord-est de l'Iran. Au XIe si&#232;cle, le d&#244;me et l'iwan sont ajout&#233;s aux mosqu&#233;es, donnant naissance au plan iwan. Nous donnons ici un aper&#231;u des principaux styles de mosqu&#233;es en Iran selon les diff&#233;rentes p&#233;riodes historiques.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9992 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH375/2371-2-aa1e6.jpg?1686658670' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e de T&#226;rikh&#226;neh, D&#226;mgh&#226;n&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La p&#233;riode abbaside&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant cette p&#233;riode, les mosqu&#233;es sont construites avec une cour et des iwans d'apr&#232;s un plan arabe. Le &lt;em&gt;khesht&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='A la diff&#233;rence de la brique, le khesht est fait &#224; partir de terre s&#233;ch&#233;e au (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est encore utilis&#233; dans les constructions, avant d'&#234;tre peu &#224; peu remplac&#233; par la brique. L'une des principales caract&#233;ristiques de ces mosqu&#233;es est leur toit parfaitement plat, leur minaret construit &#224; l'ext&#233;rieur ou sur le c&#244;t&#233; de l'&#233;difice, et des ornementations r&#233;alis&#233;es &#224; partir de calligraphies en style coufique. La mosqu&#233;e de T&#226;rikh&#226;neh, l'une des plus anciennes d'Iran, reste un t&#233;moignage du style de cette &#233;poque. Le b&#226;timent se fait remarquer par sa simplicit&#233;. La cour de cette mosqu&#233;e est carr&#233;e et ses arcs elliptiques. Elle pr&#233;sente un int&#233;ressant m&#233;lange de techniques et d'&#233;l&#233;ments architecturaux iraniens et arabes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9993 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2371-3-49a67.jpg?1686658670' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e d'Ardest&#226;n&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;poque bouyide &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'architecture de cette p&#233;riode pr&#233;sente de fortes ressemblances avec celle de l'&#233;poque sassanide, avant l'islam. Les mosqu&#233;es construites alors comportent quatre iwans et de larges colonnes. Tr&#232;s sobres, les d&#233;corations sont en g&#233;n&#233;ral r&#233;alis&#233;es &#224; partir de pl&#226;tre, peint avec des couleurs diff&#233;rentes. La mosqu&#233;e de N&#226;&#239;n constitue un exemple parlant de cette p&#233;riode et poss&#232;de le minaret le plus ancien en Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;poque seldjoukide&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on y retrouve un plan &#224; quatre iwans, les d&#244;mes acqui&#232;rent une importance particuli&#232;re &#224; cette &#233;poque. Construites en briques, des c&#233;ramiques simples, du pl&#226;tre et des calligraphies en style coufique en constituent les principaux ornements. La mosqu&#233;e d'Ardest&#226;n et la mosqu&#233;e de Zav&#226;reh ont &#233;t&#233; construites &#224; cette &#233;poque. La premi&#232;re est l'une des plus anciennes mosqu&#233;es d'Iran et a &#233;t&#233; b&#226;tie conform&#233;ment au plan &#224; quatre iwans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9994 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH332/2371-4-c2157.jpg?1686658670' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e de Var&#226;min&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;poque ilkhanide&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette p&#233;riode, les mosqu&#233;es &#233;taient majoritairement selon le style seldjoukide, mais le style a connu une nette inflexion avec l'invasion des Mongols. Ces derniers ont commenc&#233; &#224; construire des mosqu&#233;es dot&#233;es de tr&#232;s grands d&#244;mes, ainsi que des ornements r&#233;alis&#233;s &#224; partir de briques glac&#233;es, de c&#233;ramiques bleues, de motifs floraux et d'inscriptions en coufique. La mosqu&#233;e de Var&#226;min, dot&#233;e de quatre iwans, constitue un exemple des mosqu&#233;es de cette p&#233;riode. Son mihrab est d&#233;cor&#233; par des fleurs vari&#233;es, tandis que son iwan et son portail sont orn&#233;s de c&#233;ramiques bleues utilis&#233;es couramment dans les mosqu&#233;es &#224; cette &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9995 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH400/2371-5-e9b2c.jpg?1686658670' width='300' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e de N&#226;&#239;n&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;poque timouride&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#233;riode reste marqu&#233;e &#224; la fois par les diff&#233;rents styles seldjoukides, qui sont loin d'avoir disparus, et mongol. Les mosqu&#233;es sont &#233;difi&#233;es selon un plan &#224; quatre iwans avec de grands iwans et des d&#233;corations int&#233;rieures et ext&#233;rieures globalement tr&#232;s travaill&#233;es. Les d&#244;mes sont souvent en forme d'oignon et l'usage de la couleur or pour orner les c&#233;ramiques bleues se d&#233;veloppe. La mosqu&#233;e de Goharsh&#226;d constitue un exemple de mosqu&#233;e de cette &#233;poque ; elle poss&#232;de quatre iwans, une grande cour mesurant 50 &#215; 55 m&#232;tres, et des ornementations fines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9996 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH333/2371-6-226a1.jpg?1686658670' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e d'Agh&#226; Bozorg &#224; K&#226;sh&#226;n&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;poque turcomane (R&#232;gnes des Aghghouyounlou et des Ghareghouyounlou)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mosqu&#233;e Mozzaffarieh &#224; Tabriz est un exemple des constructions de cette p&#233;riode, qui se caract&#233;rise par l'utilisation de c&#233;ramiques tr&#232;s fines et travaill&#233;es &#224; l'int&#233;rieur et &#224; l'ext&#233;rieur de la mosqu&#233;e. Le d&#233;cor, d'une belle qualit&#233;, a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; en carreaux de c&#233;ramique glac&#233;s de six couleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;poque safavide&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#233;riode voit l'apparition de d&#244;mes massifs, de c&#233;ramiques de sept couleurs, et d'inscriptions calligraphiques blanches sur fond bleu. La mosqu&#233;e du Sh&#226;h construite &#224; l'&#233;poque de Sh&#226;h Abb&#226;s &#224; Ispahan en constitue un exemple. Elle comporte quatre iwans r&#233;partis autour d'une cour dont le principal m&#232;ne &#224; une salle situ&#233;e sous la coupole et servant de salle de pri&#232;re. Le portail de la mosqu&#233;e comporte un grand arc assez profond entour&#233; de deux minarets, tout comme l'iwan principal de la cour. Le d&#233;cor de la mosqu&#233;e, r&#233;alis&#233; en c&#233;ramique, a pour couleur dominante le bleu, mais des couleurs comme le jaune et le vert sont aussi utilis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9997 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH327/2371-7-dd546.jpg?1686658670' width='500' height='327' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mosqu&#233;e de Sepahs&#226;lar &#224; T&#233;h&#233;ran&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Epoque q&#226;dj&#226;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#233;riode marque un certain d&#233;clin de l'architecture iranienne et les mosqu&#233;es construites &#224; cette &#233;poque perdent en finesse et en beaut&#233;. Aucune mosqu&#233;e comparable &#224; celles de l'&#233;poque safavide ne se distingue alors. Les mosqu&#233;es les plus connues de cette p&#233;riode sont la mosqu&#233;e de Sepahs&#226;lar &#224; T&#233;h&#233;ran, la mosqu&#233;e de Nasir ol-Molk &#224; Shir&#226;z, et la mosqu&#233;e d'Agh&#226; Bozorg &#224; K&#226;sh&#226;n.&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A la diff&#233;rence de la brique, le &lt;em&gt;khesht &lt;/em&gt;est fait &#224; partir de terre s&#233;ch&#233;e au soleil, tandis que la brique est cuite au four (en persan : &lt;em&gt;koureh).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Akbari, Ali, &lt;em&gt;Ta'amoli bar me'm&#226;ri-e mas&#226;djed-e mo&#226;ser-e Ir&#226;n&lt;/em&gt; (R&#233;flexion sur la mosqu&#233;e iranienne contemporaine), T&#233;h&#233;ran, 1395 (2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Aminz&#226;deh, Behn&#226;z, &lt;em&gt;Me'm&#226;ri-e Mas&#226;djed&lt;/em&gt; (L'architecture des mosqu&#233;es), T&#233;h&#233;ran, 4, 9, 1367&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Iran vu, l'Iran r&#234;v&#233;&#8230; 1&#232;re partie</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2370</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2370</guid>
		<dc:date>2017-05-05T11:53:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Farida Rahmani</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;n tant que plasticienne, tout mon travail d&#233;coule de la notion de la trace et de la m&#233;moire, notion artistique sur laquelle je travaille beaucoup. Ainsi la photographie me permet de garder des traces de vie, de lieux et d'objets afin de saisir et de perp&#233;tuer leur m&#233;moire. Mon voyage en Iran a fait partie de cette approche et de son cheminement, sans doute pour y revenir.&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique251" rel="directory"&gt;N&#176; 137, avril 2017&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2370-5c2d3.jpg?1686658670' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_9981 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH533/2370-1-776ec.jpg?1686658670' width='300' height='533' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Architecture de terre - Abyaneh &lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Photos par Farida Rahmani&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;n tant que plasticienne, tout mon travail d&#233;coule de la notion de la trace et de la m&#233;moire, notion artistique sur laquelle je travaille beaucoup. Ainsi la photographie me permet de garder des traces de vie, de lieux et d'objets afin de saisir et de perp&#233;tuer leur m&#233;moire. Mon voyage en Iran a fait partie de cette approche et de son cheminement, sans doute pour y revenir.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9982 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH533/2370-2-e13b6.jpg?1686658670' width='300' height='533' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bas-relief - Perse&#180;polis&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_9983 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH533/2370-3-3b09e.jpg?1686658670' width='300' height='533' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Porte dans la vieille ville de Chiraz&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_9984 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH268/2370-4-77823.jpg?1686658670' width='500' height='268' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ustentiles en raphia Chiraz&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_9985 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH533/2370-5-252c1.jpg?1686658670' width='300' height='533' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Architecture-Yazd&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_9986 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH351/2370-6-24948.jpg?1686658670' width='300' height='351' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Po&#232;tes &amp; Fath Ali. Dynastie Qajar - Mise en sc&#232;ne Farida Rahmani -support textile de Iman Fayzabadi - T&#233;h&#233;ran. &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_9987 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH299/2370-7-2f62c.jpg?1686658670' width='300' height='299' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;D&#233;tail frise colonne &#8211; Pers&#233;polis&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_9988 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH494/2370-8-27aa5.jpg?1686658670' width='300' height='494' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;D&#233;lice du faloodeh chirazi - Chiraz&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_9989 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH300/2370-9-cf79a.jpg?1686658670' width='300' height='300' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Senteurs &amp; Douceurs d'Iran - Sohan autour de Nasser-al-Din Shah Qajar - T&#233;h&#233;ran&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_9990 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH533/2370-10-b1f4b.jpg?1686658670' width='300' height='533' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Architecture de terre - Abyaneh &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Reza Laal-Riahi (1918-2016) : un montagnard au plat pays</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article2369</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article2369</guid>
		<dc:date>2017-05-05T11:52:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Cuzel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Tout randonneur iranien se doit un jour de passer devant la statue du montagnard qui s'&#233;lance avec majest&#233; en plein square Sarband au nord de T&#233;h&#233;ran. Mais qui sait que son auteur, l'artiste sculpteur et peintre iranien Reza Laal Riahi, vivait en Belgique depuis 1963 ? Il nous a quitt&#233;s en d&#233;cembre dernier et pendant plus de 50 ans, cet artiste g&#233;n&#233;reux va produire dans la banlieue de Bruxelles une &#339;uvre color&#233;e o&#249; s'entrem&#234;lent amoureusement l'Iran et la Belgique. Sa fille, Ariane Laal Riahi, nous parle (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique251" rel="directory"&gt;N&#176; 137, avril 2017&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2369-5d8ca.jpg?1686658670' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout randonneur iranien se doit un jour de passer devant la statue du montagnard qui s'&#233;lance avec majest&#233; en plein square Sarband au nord de T&#233;h&#233;ran. Mais qui sait que son auteur, l'artiste sculpteur et peintre iranien Reza Laal Riahi, vivait en Belgique depuis 1963 ? Il nous a quitt&#233;s en d&#233;cembre dernier et pendant plus de 50 ans, cet artiste g&#233;n&#233;reux va produire dans la banlieue de Bruxelles une &#339;uvre color&#233;e o&#249; s'entrem&#234;lent amoureusement l'Iran et la Belgique. Sa fille, Ariane Laal Riahi, nous parle de lui. Avec tendresse et humour.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_9972 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH346/2369-1-ef4ea.jpg?1686658670' width='500' height='346' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Photo 1 : square Sarband de T&#233;h&#233;ran en hiver avec &#224; l'avant-plan la statue du montagnard&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LRDT : Bonjour et merci de nous accueillir. Quels souvenirs gardez-vous en premier de votre p&#232;re qui vient de nous quitter ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AC : Bonjour. C'est moi qui vous remercie. Il &#233;tait sensible &#224; l'int&#233;r&#234;t que ses compatriotes iraniens pouvaient lui porter. En 2004, &#224; l'occasion de sa derni&#232;re grande exposition &#224; Bruxelles, il avait &#233;t&#233; touch&#233; par la pr&#233;sence de M. Ali Ahani, ambassadeur d'Iran alors en poste. J'ai d'abord le souvenir d'un homme tendre, je dirais un papa plus qu'un p&#232;re, mais aussi un homme humble, un artiste un peu solitaire. Tr&#232;s t&#244;t, petite fille, j'ai senti cela en lui, ce qui nous a rapproch&#233;s et tenus complices tout le long de sa vie. Cela vient du fait je pense qu'il avait d&#251; s'expatrier d'abord seul. Ce n'est que bien plus tard qu'une partie de sa famille a rejoint l'Europe en Allemagne. Mais c'&#233;tait aussi un homme heureux dans la vie. Il s'est mari&#233; en Belgique et a eu trois enfants. Ensuite, j'ai le souvenir de beaucoup de couleurs, celles de la palette de ses tableaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9973 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH456/2369-2-4a5f1.jpg?1686658670' width='300' height='456' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pomme bleue et rouge, 1984&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LRDT : Je comprends. Son ami peintre Daniel Lequime disait en novembre 2011 dans une interview au journal &lt;em&gt;Le soir&lt;/em&gt;, le grand quotidien de la capitale belge&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;em&gt;qu'il arrivait &#224; exprimer la tristesse tout en conservant les couleurs&lt;/em&gt; &#187;. Mais dites-nous, il a pass&#233; la premi&#232;re moiti&#233; de sa vie en Iran. Que vous en disait-il ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AC : Il est n&#233;, a grandi et a &#233;tudi&#233; &#224; Mashad au Khor&#226;ss&#226;n. Il &#233;tait fier d'appartenir &#224; cette r&#233;gion du nord-est, au bord des plaines d'Asie centrale et de l'Hindu Kuch. Il aimait plaisanter affectueusement &#224; propos de ses anc&#234;tres suppos&#233;s turkm&#232;nes, afghans, mongols ou mac&#233;doniens qui sait (rires)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le Khor&#226;ss&#226;n, Parthie &#224; l'&#233;poque, verra en -330 le conqu&#233;rant mac&#233;donien, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9974 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH266/2369-3-9a2c6.jpg?1686658670' width='500' height='266' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kosovo, 1999&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Il me racontait de merveilleuses histoires et il m'a appris plusieurs comptines de son enfance jusqu'&#224; ce qu'une Iranienne vivant &#224; Bruxelles me dise qu'elles &#233;taient en dari (persan parl&#233; du Khor&#226;ss&#226;n et d'Afghanistan). Il parlait de lui comme d'un enfant joyeux et fac&#233;tieux avec ses camarades et ses professeurs. L'&#233;poque &#233;tait trouble et compliqu&#233;e, exacerb&#233;e par la rivalit&#233; anglo-russe qui d&#233;chirait le pays, et la vie difficile, plus encore pour un jeune homme sans situation et sans fortune.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9975 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH360/2369-4-68586.jpg?1686658671' width='500' height='360' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Promoteur immobilier, 1989&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s t&#244;t, d&#232;s l'&#233;cole primaire, ses dons de dessinateur vont &#234;tre reconnus. Il va pers&#233;v&#233;rer comme artiste et en 1941, il rejoint l'arm&#233;e iranienne pour y faire carri&#232;re jusqu'au grade de colonel. Il &#233;tait appr&#233;ci&#233; pour ses portraits que de nombreux sup&#233;rieurs ne manquaient pas de lui demander. Ce travail de commande a &#233;t&#233; essentiel car il lui a permis d'am&#233;liorer sans cesse sa technique. Il s'est toujours f&#233;licit&#233; de cette p&#233;riode de sa vie. A l'occasion, il sculptait aussi. La statue du square Sarband &#233;tait une commande en 1959 de Mouss&#226; Mah&#226;m, maire de T&#233;h&#233;ran, inaugur&#233;e en 1962&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='La municipalit&#233; de T&#233;h&#233;ran versera la somme importante pour l'&#233;poque de 10 000 (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le colonel Hossein-Ali Bay&#226;t, pr&#233;sident de la f&#233;d&#233;ration d'alpinisme, proposera comme mod&#232;le le sergent Amir Sh&#226;h Ghadami, d&#233;j&#224; c&#233;l&#232;bre &#224; l'&#233;poque&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Amir Sh&#226;h Ghadami (1930-2012) recevra du pr&#233;sident Kennedy au nom du Congr&#232;s (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9976 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH370/2369-5-8b21f.jpg?1686658671' width='300' height='370' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Naufrage, 1989&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LRTD : Mais dites-nous pourquoi est-il arriv&#233; en Belgique, et pourquoi y est-il rest&#233; ? On m'a parl&#233; de l'amour d'une jeune femme, votre m&#232;re flamande d'origine ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AC : C'est exact. La rencontre avec ma m&#232;re a &#233;t&#233; un coup du destin. Il pr&#233;tendait avoir fait son portrait ressemblant trait pour trait avant m&#234;me de l'avoir rencontr&#233;e, comme une vision. Je crois volontiers que c'&#233;tait vrai. Elle &#233;tait polyglotte et s'est mise ais&#233;ment au farsi. Elle l'a soutenu dans sa carri&#232;re ainsi que sa famille, &#224; une &#233;poque o&#249; les mariages mixtes n'&#233;taient pas si courants. En 1947, pour devenir officier sup&#233;rieur, il a rejoint l'Ecole Royale Militaire en Belgique. Il y avait une tradition qui liait les deux pays depuis le d&#233;but du si&#232;cle. On l'a oubli&#233; mais on ne compte plus les fonctionnaires ou ing&#233;nieurs belges qui ont particip&#233; en Perse d'alors &#224; la modernisation des douanes, de la poste, du chemin de fer. La venue de mon p&#232;re s'inscrivait dans l'histoire de cette collaboration. Et cela va &#234;tre pour lui un choc, la r&#233;v&#233;lation de la peinture et des arts graphiques en Belgique, un pays o&#249; tout un chacun peint ou dessine. Un peu comme en Iran o&#249; chacun d&#233;clame de la po&#233;sie. Apr&#232;s son instruction militaire, il va donc tout naturellement suivre les cours de l'Acad&#233;mie Royale des Beaux-Arts &#224; Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9977 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH395/2369-6-489fa.jpg?1686658671' width='500' height='395' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Village iranien, 1997&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LRDT : C'est int&#233;ressant. Plus directement, en quoi la Belgique a pu influencer votre p&#232;re artiste ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AC : On parle ici de l'imm&#233;diat apr&#232;s-guerre et mieux encore des arts graphiques en Belgique, &#224; cette &#233;poque en plein bouillonnement. Pensez &#224; l'&#233;closion de la bande dessin&#233;e qu'on appellera vite &#171; 9&#232;me art &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='D&#232;s 1949, mais l'expression sera immortalis&#233;e en 1964 dans le titre d'une (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il &#233;tait attir&#233; par les symbolistes, mais bien plus encore par les surr&#233;alistes en plein triomphe alors. L'effervescence g&#233;n&#233;rale au m&#234;me moment &#233;tait telle qu'une certaine remise en question par de jeunes artistes est apparue avec un mouvement comme COBRA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='COBRA, fond&#233; en 1948 en r&#233;action aussi contre l'h&#233;g&#233;monie de Paris, est un (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce mouvement, longtemps actif et populaire en Belgique, va irriguer la peinture, la sculpture mais &#233;galement la litt&#233;rature, la musique et le cin&#233;ma. Mon p&#232;re tenait la ma&#238;trise technique comme la cl&#233; de toute activit&#233; picturale, un peintre devant travailler comme un pianiste fait ses gammes, pour permettre aux &#233;motions d'&#233;merger sans entraves. Il va trouver en Belgique des ma&#238;tres d'exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LRDT : Vous devinez ma question suivante. En quoi l'Iran est pr&#233;sent dans l'&#339;uvre de votre p&#232;re, dat&#233;e pour l'essentiel apr&#232;s son installation en Belgique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9978 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L500xH408/2369-7-07aed.jpg?1686658671' width='500' height='408' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;P&#233;trole et dollar, 1989&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;AC : Je dirais que l'Iran est partout dans son &#339;uvre, par ses th&#232;mes et ses motifs d'abord. R&#233;guli&#232;rement, mon p&#232;re rentrait en Iran se ressourcer et il lisait la po&#233;sie de son pays. Petite fille, j'ai le souvenir de petits livres en farsi qui tra&#238;naient sur la table du salon. C'&#233;taient des recueils de po&#233;sies illustr&#233;s par de merveilleux dessins color&#233;s. C'&#233;taient des livres populaires. Il y avait aussi dans la biblioth&#232;que des livres bien plus grands et plus luxueux. Ceux-l&#224;, je n'avais le droit ni de les toucher ni de les lire, sauf en cachette bien s&#251;r ! Certains d'entre eux &#233;taient traduits par bonheur en fran&#231;ais. Je pouvais lire &#171; Le cantique des oiseaux &#187; par Attar ou encore &#171; Le jardin des roses &#187; par Saadi. On y voyait toujours des oiseaux, des couples amoureux, des jardins. Regardez maintenant les toiles de mon p&#232;re. Vous y verrez tout cela. Mais bien plus encore je crois.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_9979 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH340/2369-8-52c92.jpg?1686658671' width='300' height='340' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Reza Laal Riahi, peintre et sculpteur&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LRDT : C'est tr&#232;s vrai. Mais vous vouliez ajouter autre chose ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AC : Oui. Ensuite, apr&#232;s ses premi&#232;res ann&#233;es belges, il est rentr&#233; en Iran au milieu des ann&#233;es 50 pour enseigner les beaux-arts &#224; T&#233;h&#233;ran. Comme enseignant, il devait ma&#238;triser tous les styles picturaux, du na&#239;f &#224; l'abstraction g&#233;om&#233;trique, du cubisme &#224; l'hyperr&#233;alisme. C'est pourquoi vous trouverez dans son &#339;uvre tous ces styles, m&#234;me si le surr&#233;alisme domine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Les &#339;uvres de Reza Laal Riahi ont &#233;t&#233; rassembl&#233;es en 2001 en Iran dans un livre (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Peindre &#233;tait aussi pour lui un plaisir &#224; partager, pas seulement avec ses &#233;tudiants. Ses amis peintres bruxellois ont pu b&#233;n&#233;ficier longtemps de ses conseils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LRDT : Merci de nous avoir permis de mieux connaitre votre p&#232;re, l'homme et l'artiste. Il aura en d&#233;finitive survol&#233; le XX&#232;me si&#232;cle entre l'Iran et la Belgique. C'&#233;tait passionnant.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;&lt;dl class='spip_document_9980 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L300xH372/2369-9-fdd6f.jpg?1686658671' width='300' height='372' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Origine, 1985&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Khor&#226;ss&#226;n, Parthie &#224; l'&#233;poque, verra en -330 le conqu&#233;rant mac&#233;donien, Alexandre &#171; le grand &#187; ou Eskandar en Iran, d&#233;ferler avec ses troupes dans la r&#233;gion avant d'&#233;pouser en -327 la princesse Roxane de Bactriane &#224; la beaut&#233; l&#233;gendaire. La tradition voulait aussi qu'en cette occasion, de nombreux autres mariages soient c&#233;l&#233;br&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La municipalit&#233; de T&#233;h&#233;ran versera la somme importante pour l'&#233;poque de 10 000 dollars ce qui en tenant compte de l'inflation correspondrait &#224; plus de 80 000 dollars en 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Amir Sh&#226;h Ghadami (1930-2012) recevra du pr&#233;sident Kennedy au nom du Congr&#232;s am&#233;ricain la &#171; Soldier Medal &#187; pour acte de bravoure. Il mena l'exp&#233;dition d'alpinistes qui sauva les deux survivants du crash d'un avion am&#233;ricain dans les monts iraniens durant le terrible hiver 1962.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D&#232;s 1949, mais l'expression sera immortalis&#233;e en 1964 dans le titre d'une rubrique humoristique du journal &lt;em&gt;Spirou&lt;/em&gt; tenue pendant 3 ans par Morris, cr&#233;ateur de la bande dessin&#233;e Lucky Luke, et Pierre Vankeer, directeur des chemins de fer, collectionneur et critique amateur.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;COBRA, fond&#233; en 1948 en r&#233;action aussi contre l'h&#233;g&#233;monie de Paris, est un mouvement expressionniste venu du surr&#233;alisme dont le nom correspond &#224; l'acronyme COpenhague, BRuxelles, &lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;msterdam, nom des villes de r&#233;sidence de ses principaux membres fondateurs. Un mus&#233;e lui est d&#233;di&#233; depuis 1995 &#224; Amstelveen, au sud d'Amsterdam aux Pays-Bas.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les &#339;uvres de Reza Laal Riahi ont &#233;t&#233; rassembl&#233;es en 2001 en Iran dans un livre intitul&#233; &lt;em&gt;The painting collection of Reza Laal Riahi&lt;/em&gt; (ISBN 964-360-795-X) gr&#226;ce &#224; l'intervention de Daryush Laal Riahi, Bahram Afr&#226;vi, Forouzan Kheiri et Agheel Aberoomand. Qu'ils en soient remerci&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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