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	<title>La Revue de T&#233;h&#233;ran | Iran </title>
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	<description>Iran | Mensuel culturel iranien en langue fran&#231;aise | Histoire de l'Iran, Art iranien, Culture iranienne, Traditions iraniennes, Litt&#233;rature persane, Langue fran&#231;aise en Iran,</description>
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		<title>La Revue de T&#233;h&#233;ran | Iran </title>
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		<title>L'industrie du tourisme en Iran : une modernisation insuffisante ?</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article821</link>
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		<dc:date>2008-10-01T19:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Arefeh Hedjazi</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le tourisme s'est transform&#233;, depuis l'av&#232;nement des cong&#233;s pay&#233;s, le d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de consommation, et la &#034;r&#233;volution des transports&#034; au niveau mondial, en une industrie en pleine expansion. Ainsi, aujourd'hui, une part souvent importante du PIB de nombreux pays est redevable au d&#233;veloppement de cette industrie. En Iran, les politiques mises &#224; ex&#233;cution avant et apr&#232;s la R&#233;volution islamique ont toujours tendu vers un d&#233;veloppement de l'immense potentiel touristique du pays, qui fut (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;N&#176; 35, octobre 2008&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton821-e7f7f.jpg?1686647900' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le tourisme s'est transform&#233;, depuis l'av&#232;nement des cong&#233;s pay&#233;s, le d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de consommation, et la &#034;r&#233;volution des transports&#034; au niveau mondial, en une industrie en pleine expansion. Ainsi, aujourd'hui, une part souvent importante du PIB de nombreux pays est redevable au d&#233;veloppement de cette industrie. En Iran, les politiques mises &#224; ex&#233;cution avant et apr&#232;s la R&#233;volution islamique ont toujours tendu vers un d&#233;veloppement de l'immense potentiel touristique du pays, qui fut n&#233;anmoins souvent ralenti par certaines pr&#233;occupations d'ordre politique et id&#233;ologique. Cela dit, depuis 1988, fin de la guerre impos&#233;e par l'Irak, l'extension du tourisme et de l'h&#244;tellerie est l'un des buts poursuivis par les divers plans quinquennaux de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec douze sites inscrits au patrimoine de l'Unesco et plus de cinquante sites propos&#233;s pour figurer dans cette liste, ainsi qu'un site &#224; inscrire au titre de huiti&#232;me merveille du monde, l'Iran est dot&#233; d'un patrimoine historique et naturel exceptionnel, respectivement le dixi&#232;me et le cinqui&#232;me mondial en termes de potentiel touristique. Pourtant, la part de ce pays dans les &#233;changes et les revenus touristiques internationaux est de 1%, tandis que l'Iran ne se situe qu'en 57e position des destinations touristiques, chiffre qui subit des fluctuations inattendues et inqui&#233;tantes, impropres &#224; rassurer les financeurs potentiels. Alors que 5,1% du PIB mondial comprend les revenus directement li&#233;s aux activit&#233;s touristiques, ce chiffre refl&#232;te assez bien la faiblesse de l'Iran dans ce domaine comp&#233;titif et en plein d&#233;veloppement, faiblesse qui s'explique par plusieurs raisons.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_410 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L364xH316/821-1-c2890.jpg?1686647900' width='364' height='316' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;T&#233;l&#233;cabine &#224; Namak-Abroud, nord de l'Iran&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo : Saeed Naghibi
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les grandes crises que l'Iran a connu lors de ces trois derni&#232;res d&#233;cennies, la R&#233;volution islamique et le changement des valeurs sociales, les modifications des relations internationales entretenues en raison du changement total des donn&#233;es sociopolitiques internes, la guerre d&#233;fensive contre l'Irak qui dura plus de huit ans, puis l'&#233;conomie d'apr&#232;s guerre et le lent travail de reconstruction qui d&#233;buta n'ont gu&#232;re form&#233; un tableau social, &#233;conomique et politique permettant le d&#233;veloppement de cette industrie. Pourtant, l'aspect religieux d'une culture ne constitue pas un obstacle s&#233;rieux au tourisme, ainsi peut-on donner l'exemple de l'Egypte, de la Malaisie ou de la Turquie qui sont t&#233;moin d'une nette augmentation des entr&#233;es touristiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre raison primordiale : l'&#233;tablissement en Iran d'un gouvernement qui, en raison de son id&#233;ologie religieuse et ses positions valorisant l'ind&#233;pendance et l'aide aux pays pauvres et opprim&#233;s, dans un climat mondial marqu&#233; par la rivalit&#233; des deux &#034;grands&#034; du monde bipolaire et un lib&#233;ralisme &#233;conomique qui laisse exsangue le Tiers monde, a tr&#232;s vite eu pour cons&#233;quence l'animosit&#233; des grandes puissances, qui us&#232;rent de tous les moyens pour exprimer leur m&#233;contentement profond par rapport &#224; ce nouvel Etat islamique. Dans ces conditions, un embargo tacite fut impos&#233; sur tout ce qui provenait de l'Iran et l'image v&#233;hicul&#233;e, - encore aujourd'hui - par les m&#233;dias occidentaux contribua &#224; donner l'image d'un pays arri&#233;r&#233;, dangereux, aux habitants fanatiques et x&#233;nophobes dissuadant toute vell&#233;it&#233; de voyage en Iran. Ces consid&#233;rations mises &#224; part, il est &#233;galement av&#233;r&#233; que les gouvernements successifs venus au pouvoir apr&#232;s la guerre, depuis 1988, n'ont pas accord&#233; un int&#233;r&#234;t suffisant au potentiel du pays dans ce secteur, et seule une infime partie des projets d&#233;finis par le troisi&#232;me plan de d&#233;veloppement quinquennal 2000-2005, qui permit l'essentiel des r&#233;formes en mati&#232;re de d&#233;veloppement du potentiel touristique, ont &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_411 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L364xH273/821-2-715fc.jpg?1686647900' width='364' height='273' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Les mangroves de l'&#238;le de Gheshm, Golfe persique&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, les probl&#232;mes entravant le d&#233;veloppement du tourisme sont essentiellement d'ordre mat&#233;riel, telles que l'insuffisance de publicit&#233; et de la promotion des diff&#233;rents sites touristiques iraniens, mauvaise image v&#233;hicul&#233;e par les mass m&#233;dia, faiblesse des infrastructures, personnel non-qualifi&#233;, insuffisances des structures d'accueil, etc. Cependant de grands avancements ont &#233;t&#233; effectu&#233;s en la mati&#232;re, en particulier depuis les cinq derni&#232;res ann&#233;es, o&#249; la privatisation et la passation de pouvoir des grandes soci&#233;t&#233;s &#233;tatiques, inefficaces, aux entreprises priv&#233;es, dynamiques et novatrices, dans un climat de concurrence, ont permis l'essor du financement priv&#233; dans ce secteur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les politiques mises &#224; ex&#233;cution depuis l'an 2000&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me plan de d&#233;veloppement quinquennal pr&#233;voyait certaines r&#233;formes pour le d&#233;veloppement de l'industrie du tourisme. Le fusionnement des deux grandes administrations consacr&#233;es au tourisme, - l'Organisation du Patrimoine culturel et l'Organisation du Tourisme iranien -, plac&#233;es sous la direction du minist&#232;re de la Guidance islamique, la privatisation du secteur touristique, l'encouragement des investissements nationaux ou &#233;trangers par la r&#233;forme des lois contraignantes en la mati&#232;re, la construction et la r&#233;novation des infrastructures d'accueil, l'am&#233;nagement des sites naturels et historiques, le d&#233;veloppement du tourisme islamique et religieux, le d&#233;veloppement du tourisme par l'am&#233;nagement des anciennes voies de communication telles que la Route de la Soie, le rassemblement d'une documentation exhaustive concernant les sites historiques et la pr&#233;paration de guides divers, le d&#233;veloppement de l'enseignement du personnel, la conformit&#233; aux normes internationales en mati&#232;re de gestion du tourisme, le d&#233;veloppement de la promotion du tourisme en Iran et la red&#233;finition de la place de la culture au sein de la soci&#233;t&#233; iranienne formaient l'essentiel des r&#233;formes concern&#233;es. Le but &#233;tait de valoriser l'industrie du tourisme en tant que source importante de revenus non p&#233;troliers, et le plus important moyen &#233;galement d'instaurer efficacement ce qui avait &#233;t&#233; qualifi&#233; de &#034;dialogue des civilisations&#034;. Cela dit, m&#234;me si une partie des buts pr&#233;vus furent atteints, le chiffre d'affaires d'un milliard deux cent millions de dollars est loin des dix huit milliards de dollars pr&#233;vus. Ainsi, en 2007, seuls sept cent mille voyageurs &#233;trangers ont visit&#233; l'Iran, parmi lesquels figurent avant tout des afghans et des voyageurs en provenance des pays arabes voisins, et une part infime de touristes occidentaux.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_412 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L467xH337/821-3-79c4b.jpg?1686647900' width='467' height='337' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Une citadelle de l'&#238;le de Gheshm, Golfe persique&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo : Fariborz
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le constant d&#233;veloppement de cette industrie en Iran permet d'&#234;tre optimiste, et ce d'autant plus que d&#232;s &#224; pr&#233;sent, la mise &#224; ex&#233;cution effective de l'article 144, qui pr&#233;voit la privatisation d'une grande partie du secteur public, a insuffl&#233; un nouvel esprit dans le domaine comp&#233;titif de l'industrie touristique. Les investissements ont augment&#233;, plusieurs dizaines de soci&#233;t&#233;s et d'agences de voyage aux grands capitaux se sont lanc&#233;es sur ce march&#233;. Cet afflux de capitaux est d'autant plus important qu'il comprend &#233;galement des investissements internationaux, malgr&#233; les menaces et le durcissement des sanctions contre l'Iran. Ainsi, l'Iran conna&#238;t depuis 2003 une croissance de son activit&#233; touristique constante de plus de 4%, chiffre int&#233;ressant m&#234;me si les autres pays de la r&#233;gion ont des chiffres de croissance pour la plupart plus &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoiqu'il en soit, nous sommes aujourd'hui t&#233;moins d'un r&#233;el effort de d&#233;veloppement dans ce secteur. La cr&#233;ation de nombreux centres et agences de tourisme, d'associations touristiques, de comit&#233;s permettant l'&#233;change de points de vue et de services entre l'administration et les professionnels du voyage, le d&#233;veloppement rapide de nouvelles formes de voyages telles que le tourisme d&#233;sertique au centre de l'Iran, le tourisme maritime dans le Golfe persique, - dont les beaut&#233;s naturelles et les ressources arch&#233;ologiques sont pour la plupart encore peu connues -, le trekking, l'alpinisme, l'&#233;cotourisme, les nombreux investissements iraniens et &#233;trangers dans le domaine de l'h&#244;tellerie, l'am&#233;nagement des infrastructures de voyages tels que le d&#233;veloppement des compagnies a&#233;riennes nationales, du r&#233;seau du chemin de fer national, l'&#233;largissement des routes et la croissance de la demande dans le secteur de l'enseignement des diverses sp&#233;cialit&#233;s du voyage d&#233;montrent le dynamisme de cette industrie en Iran. Il faut donc &#234;tre optimiste et esp&#233;rer que l'esprit mill&#233;naire du voyage en Iran pourra bient&#244;t jouir d'un souffle nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;WTTC, Tourism Satellite Accounting research 2008, Iran travel and tourism, &lt;a href=&#034;http://www.wttc.org/bin/pdf/temp/iran.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.wttc.org/bin/pdf/temp/iran.html&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Avalin ham&#226;yesh-e beynol mellali forsath&#226;y-e sarm&#226;y-e goz&#226;ri dar san'at-e gardechgari-e Ir&#226;n&#034;, Mosafer&#226;n Magazine, num&#233;ro 40, ao&#251;t-septembre 2007.&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mojnews.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.mojnews.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://chtn.ir/WebForms/Fa/News/NewsInfo.aspx?ID=20365&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;http://chtn.ir/WebForms/Fa/News/NewsInfo.aspx?ID=20365&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.sommets-tourisme.org/f/sommetsG/troisieme-sommet/actes/pluss.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.sommets-tourisme.org/f/sommetsG/troisieme-sommet/actes/pluss.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le tourisme religieux, &#034;cl&#233; de vo&#251;te&#034; du secteur touristique iranien ?</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article820</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article820</guid>
		<dc:date>2008-10-01T18:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sarah Mird&#226;m&#226;di</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Outre ses nombreuses richesses naturelles et culturelles, l'Iran dispose d'un autre atout pouvant favoriser le d&#233;veloppement de son secteur touristique : la pr&#233;sence de nombreux sites et sanctuaires religieux qui attirent chaque ann&#233;e des centaines de milliers de p&#232;lerins chiites iraniens, mais &#233;galement d'Irak, du Pakistan, d'Arabie Saoudite et des pays du Golfe persique et a favoris&#233; depuis d&#233;j&#224; plusieurs si&#232;cles le d&#233;veloppement de ce que l'on pourrait appeler un &#034;tourisme religieux&#034;. Si, en persan, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;N&#176; 35, octobre 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton820-e92a6.jpg?1686647900' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Outre ses nombreuses richesses naturelles et culturelles, l'Iran dispose d'un autre atout pouvant favoriser le d&#233;veloppement de son secteur touristique : la pr&#233;sence de nombreux sites et sanctuaires religieux qui attirent chaque ann&#233;e des centaines de milliers de p&#232;lerins chiites iraniens, mais &#233;galement d'Irak, du Pakistan, d'Arabie Saoudite et des pays du Golfe persique et a favoris&#233; depuis d&#233;j&#224; plusieurs si&#232;cles le d&#233;veloppement de ce que l'on pourrait appeler un &#034;tourisme religieux&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Cette notion est en soi discutable, &#233;tant donn&#233; qu'il n'existe pas vraiment de (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Si, en persan, le tourisme est traduit par le mot &#034;&lt;i&gt;jah&#226;ngardi&lt;/i&gt;&#034; ou &#034;&lt;i&gt;gardeshgari&lt;/i&gt;&#034; qui &#233;voque la m&#234;me id&#233;e de &#034;tour&#034;, ce que nous appellerons &#224; d&#233;faut ici le tourisme religieux est davantage exprim&#233; par la notion de &#034;&lt;i&gt;ziy&#226;rat&lt;/i&gt;&#034; &#233;voquant en persan &#224; la fois l'id&#233;e de &#034;visite&#034; et de &#034;p&#232;lerinage&#034;. V&#233;ritable pilier de l'immense potentiel touristique de l'Iran, le tourisme religieux est au centre de nombreux enjeux &#233;conomiques, commerciaux ainsi que socio-culturels. Cependant, ce secteur souffre toujours d'un manque cruel d'infrastructures qui emp&#234;che le d&#233;veloppement de l'ensemble de ses potentialit&#233;s, dans un contexte o&#249; l'afflux des p&#232;lerins nationaux et internationaux ne cesse de cro&#238;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sens g&#233;n&#233;ral du p&#232;lerinage et panorama des sites iraniens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le p&#232;lerinage est central dans l'islam. Outre le p&#232;lerinage obligatoire &#224; la Mecque (&lt;i&gt;hajj&lt;/i&gt;) qui constitue l'un des cinq piliers, le chiisme encourage vivement les visites (&lt;i&gt;ziy&#226;rat&lt;/i&gt;) aux sanctuaires des Im&#226;ms et autres grandes personnalit&#233;s religieuses du chiisme, qui constituent des intercesseurs essentiel des requ&#234;tes des p&#232;lerins. De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, la visite de tombes est recommand&#233;e par l'islam, en ce qu'elle est cens&#233;e rappeler la fin de l'homme et sa prochaine vie dans l'au-del&#224;. Outre leur dimension religieuse, la richesse artistique et historique de ces lieux attire &#233;galement de nombreux touristes iraniens et &#233;trangers int&#233;ress&#233;s par la culture et l'architecture islamique. Si les villes saintes de Mashhad, o&#249; est enterr&#233; l'Im&#226;m Rez&#226;, huiti&#232;me im&#226;m du chiisme duod&#233;cimain&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='L'Im&#226;m Rez&#226; (Ali ibn Moussa al-Rida) fut empoisonn&#233; par le calife abbaside (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et de Qom, ou repose F&#226;tima Ma'souma, s&#339;ur de ce dernier, constituent les deux p&#244;les principaux du tourisme religieux iranien, ce pays n'en abrite pas moins de nombreux autres sanctuaires, mausol&#233;es et mosqu&#233;es attirant chaque ann&#233;e plusieurs centaines de milliers de p&#232;lerins. On peut notamment citer le mausol&#233;e de Sh&#226;h Abdolazim, descendant de l'Im&#226;m Hassan, mort en martyr au IXe si&#232;cle, situ&#233; &#224; Shahr-e Rey au sud de T&#233;h&#233;ran, le mausol&#233;e Sh&#226;h Cher&#226;gh &#224; Shir&#226;z, l'Im&#226;mz&#226;deh&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Im&#226;mz&#226;deh signifie &#034;descendant d'un Im&#226;m&#034;.' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Esm&#226;'il &#224; Ispahan, dont l'origine du b&#226;timent remonterait au d&#233;but de l'Islam et le minaret ainsi que les extensions r&#233;alis&#233;es ult&#233;rieurement de l'&#233;poque seldjoukide, l'Im&#226;mz&#226;deh S&#226;leh &#224; Tajrish&#8230; ainsi qu'une multitude de sanctuaires &#233;difi&#233;s &#224; la m&#233;moire de descendants d'Im&#226;ms ou de grandes personnalit&#233;s religieuses. Enfin, le mausol&#233;e de l'Im&#226;m Khomeiny, situ&#233; au sud de T&#233;h&#233;ran, constitue &#233;galement une &#233;tape lors des tours organis&#233;s pour les p&#232;lerins &#233;trangers tout en faisant office de lieu de repos pour de nombreux voyageurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mashhad, premi&#232;re ville sainte d'Iran&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re ville sainte d'Iran, qui abrite le sanctuaire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Ce sanctuaire date du IXe si&#232;cle.' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de l'Im&#226;m Rez&#226;, huiti&#232;me im&#226;m chiite, accueille pr&#232;s de 20 millions de p&#232;lerins par an. L'ensemble abrite &#233;galement plusieurs &#233;coles th&#233;ologiques ainsi qu'un mus&#233;e rassemblant notamment de nombreux tr&#233;sors de la miniature perse et de vieux manuscrits calligraphi&#233;s. Le mausol&#233;e et l'ensemble des institutions qui lui sont rattach&#233;es sont g&#233;r&#233;s administrativement par l'organisation Ostan Qods Razavi, qui est essentiellement financ&#233;e par des donations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seconde ville d'Iran de par sa taille et le nombre de ses habitants, Mashhad n'&#233;tait qu'un petit village appel&#233; San&#226;b&#226;d au d&#233;but du IXe si&#232;cle. Par la suite, la construction du sanctuaire de l'Im&#226;m Rez&#226; favorisa un afflux de p&#232;lerins qui contribua au d&#233;veloppement de la ville par la suite rebaptis&#233;e &#034;&lt;i&gt;Mashhad al-Razavi&lt;/i&gt;&#034; c'est-&#224;-dire &#034;lieu du martyr de l'Im&#226;m Rez&#226;&#034;. La ville connut plusieurs invasions et le sanctuaire lui-m&#234;me fut d&#233;truit et reconstruit &#224; plusieurs reprises. A l'instar de Qom, elle connut un prodigieux d&#233;veloppement sous la dynastie safavide, durant laquelle furent &#233;galement construites plusieurs grandes &#233;coles religieuses &#224; proximit&#233; du sanctuaire. Les derniers d&#233;g&#226;ts importants subis par le sanctuaire remontent &#224; son bombardement par les Russes en 1912.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville comporte &#233;galement d'autres attractions telles que la c&#233;l&#232;bre mosqu&#233;e de Goharsh&#226;d datant du XVe si&#232;cle, ainsi que des sites touristiques situ&#233;s aux environs, tels que les tombes des po&#232;tes 'Att&#226;r et Khayy&#226;m &#224; Neysh&#226;bour, ou encore celle de Ferdowsi &#224; T&#251;s. La ville de Mashhad dispose &#233;galement de grands parcs et de grands centres commerciaux modernes ont &#233;t&#233; construits au cours de ces derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville est desservie par de nombreux autobus, plusieurs liaisons ferroviaires quotidiennes, ainsi que par l'a&#233;roport international de Mashhad qui assure des liaisons nationales et internationales, essentiellement avec les pays arabes environnants.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_413 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L409xH327/820-1-08674.jpg?1686647900' width='409' height='327' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Sanctuaire de l'Im&#226;m Rez&#226; &#224; Mashhad&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Sacredsites
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il reste encore beaucoup &#224; faire afin que l'offre puisse r&#233;pondre &#224; la demande massive des p&#232;lerins, les Iraniens eux-m&#234;mes devant r&#233;server leur billet d'avion ou de train parfois plusieurs semaines &#224; l'avance dans l'espoir d'avoir une place, ou avoir recours &#224; des vols &#034;charters&#034; qui co&#251;tent le double du prix normal - quand eux aussi n'affichent pas complet. Un manque d'infrastructures dans le domaine h&#244;telier limite &#233;galement l'afflux des p&#232;lerins et entrave l'application d'une politique gouvernementale cherchant &#224; faire de l'Iran un lieu de passage des p&#232;lerins d&#233;sirant effectuer leur &#034;Hajj&#034; ou le Grand P&#232;lerinage en Arabie Saoudite, leur permettant de visiter plusieurs sanctuaires religieux importants en chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;La ville sainte de Qom, centre th&#233;ologique de l'Iran&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Haut centre th&#233;ologique du pays abritant le sanctuaire de F&#226;tima Ma'souma, s&#339;ur de l'Im&#226;m Rez&#226;, Qom constitue &#233;galement l'une des principales destinations des p&#232;lerins iraniens et &#233;trangers venant essentiellement de Bahre&#239;n, du Kowe&#239;t, du Qatar, du Liban, de l'Arabie Saoudite, dont le nombre a &#233;t&#233; estim&#233; &#224; environ 12 millions par an.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Selon Heidarabadi, Seyed Mahdi in &#034;Strategies for planning domestic and (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Kom&#034; &#233;tait d&#233;j&#224; une ville avant l'&#233;mergence de l'islam, comme l'attestent plusieurs d&#233;couvertes arch&#233;ologiques de monuments remontant au cinqui&#232;me mill&#233;naire av. J.-C. ; elle prit le nom de &#034;Qom&#034; peu apr&#232;s sa conqu&#234;te par les Arabes au VIIe si&#232;cle. La cit&#233; connut un d&#233;veloppement important jusqu'aux invasions mongoles, o&#249; elle fut quasiment d&#233;truite, pour conna&#238;tre de nouveau une p&#233;riode faste &#224; la fin du XIVe si&#232;cle et s'affirmer comme un centre religieux et th&#233;ologique important sous les Safavides, qui construisirent le sanctuaire actuel o&#249; repose F&#226;tima Ma'souma. La ville subit d'importantes destructions lors des invasions afghanes et paya un lourd tribut &#224; l'issue de la lutte de pouvoir entre les dynasties zand et q&#226;dj&#226;re, avant de conna&#238;tre une nouvelle &#232;re de prosp&#233;rit&#233; durant le r&#232;gne de cette derni&#232;re. Au XXe si&#232;cle, Qom fut &#233;galement le foyer de l'organisation de la r&#233;sistance au r&#233;gime du Sh&#226;h par l'Imam Khomeiny, pour demeurer aujourd'hui le centre religieux et th&#233;ologique le plus important du chiisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre le sanctuaire de F&#226;tima Ma'souma, la ville et ses environs comportent de nombreuses attractions tels que la mosqu&#233;e du vendredi, le bazar, le mus&#233;e du sanctuaire - l'un des plus vieux d'Iran, rassemblant de nombreuses miniatures et objets artisanaux anciens , ainsi que des sites naturels tels que le grand lac sal&#233; Namak et les grottes Kahak et Vashnuh. Les efforts des autorit&#233;s se sont donc port&#233;s sur l'am&#233;lioration des infrastructures &#224; proximit&#233; de ces autres lieux touristiques afin d'associer le tourisme religieux &#224; un tourisme plus &#034;classique&#034; consistant &#224; d&#233;couvrir la richesse du milieu naturel de la province. La ville m&#234;me abrite &#233;galement plusieurs Im&#226;mz&#226;deh (Im&#226;mz&#226;deh Ali Ebne Ja'far, Hamzeh, Esm&#226;'il, Solt&#226;n Mohammad Sharif&#8230;) mais &#233;galement la biblioth&#232;que Mar'ashi Nadjafi, qui rassemble plusieurs centaines de milliers de vieux manuscrits originaux et copi&#233;s, ou encore, pr&#232;s du sanctuaire, l'Ecole Feizieh (&lt;i&gt;Madresseh Feizieh&lt;/i&gt;), haut centre historique d'&#233;tudes islamiques. Qom abrite aussi de nombreux s&#233;minaires chiites qui attirent de nombreux &#233;tudiants &#233;trangers chaque ann&#233;e et font de cette ville l'un des plus importants centres th&#233;ologiques de la zone avec Nadjaf. Pr&#232;s de 50 000 &#233;tudiants venant de 70 pays diff&#233;rents y &#233;tudieraient la th&#233;ologie. Qom dispose &#233;galement de s&#233;minaires destin&#233;s aux &#233;tudiants non chiites. Enfin, la pr&#233;sence de la mosqu&#233;e de Jamkar&#226;n &#224; une dizaine de kilom&#232;tres au sud-est de Qom constitue &#233;galement un haut lieu de p&#232;lerinage chiite, particuli&#232;rement les mardis soirs, jour ou un sheikh nomm&#233; Hasan Jamkar&#226;ni re&#231;u la visite de l'Im&#226;m &#034;Mahdi&#034;, le Douzi&#232;me imam attendu des chiites, durant le mois de Ramadan de l'an 984.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le r&#244;le des Irakiens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Durant les ann&#233;es du r&#232;gne de Saddam et au cours de ces derni&#232;res ann&#233;es, de nombreux irakiens chiites ont choisi de s'&#233;tablir &#224; Mashhad et &#224; Qom pour fuir l'instabilit&#233; et les violences de leur pays, choix leur permettant &#233;galement de vivre &#224; proximit&#233; de l'un des hauts lieux saints du chiisme et aux c&#244;t&#233;s de personnes partageant leur foi, en toute s&#233;curit&#233;, loin des tensions interconfessionnelles locales. Le but premier n'est donc ici pas le &#034;tourisme&#034; &#224; proprement parler, mais bel et bien la recherche de meilleures conditions de vie &#224; plus ou moins long terme. Du fait des liens d'entraide au sein de la communaut&#233; chiite et de l'accueil plut&#244;t favorable qui leur est r&#233;serv&#233; et malgr&#233; la barri&#232;re linguistique, beaucoup d'immigr&#233;s irakiens se sentent ainsi plus proches des iraniens que de leurs compatriotes sunnites avec qui ils partagent n&#233;anmoins la langue, la nationalit&#233; et l'ethnicit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_414 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L278xH370/820-2-6b0ef.jpg?1686647900' width='278' height='370' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:278px;'&gt;&lt;strong&gt;Sanctuaire de F&#226;tima Ma'souma, s&#339;ur de l'Im&#226;m Rez&#226;, Qom&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:278px;'&gt;Photo : Mohammad-Amin Youssefi
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;De fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale, &#224; la suite de la r&#233;ouverture des fronti&#232;res et de la restauration des liens culturo-&#233;conomiques entre les deux pays apr&#232;s la chute de Saddam, de nombreux irakiens se rendent d&#233;sormais en Iran, venant ainsi contrebalancer les flux de milliers de p&#232;lerins iraniens chiites visitant annuellement les villes saintes de Nadjaf et de Kerbala. Ainsi, pr&#232;s de 750 000 irakiens auraient voyag&#233; en Iran depuis la chute de Saddam gr&#226;ce &#224; l'obtention relativement ais&#233;e de visas de p&#232;lerinage de trois mois, nombre d'entre eux n'h&#233;sitant cependant pas &#224; prolonger leur s&#233;jour pour profiter quelques temps d'une atmosph&#232;re plus pacifi&#233;e, ou encore se faire soigner ou suivre des cours de th&#233;ologie.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Cette facilit&#233; dans l'octroi des visas a notamment &#233;t&#233; motiv&#233;e par la volont&#233; (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mashhad et Qom leur offrent &#233;galement certaines facilit&#233;s, bien que sommaires ; les plus d&#233;favoris&#233;s ayant la possibilit&#233; de dormir gratuitement au sein de mosqu&#233;es sp&#233;cialement destin&#233;es &#224; les accueillir. Ils y trouvent le plus souvent des ouvrages consacr&#233;s &#224; l'Imam Khomeiny et certains de ses discours traduits en arabe, ceci dans le but de promouvoir les valeurs de la R&#233;publique islamique et d'achever la discr&#233;ditation et la d&#233;l&#233;gitimisation de la guerre instigu&#233;e par Saddam Hussein contre l'Iran. Cet accueil est donc ins&#233;parable d'une certaine propagation des valeurs de la r&#233;volution de 1979 et des principes fondateurs du chiisme en g&#233;n&#233;ral. Plusieurs milliers d'Irakiens effectuent ainsi de constantes all&#233;es-et-venues tous les trois mois pour renouveler leurs visas, sans compter les milliers d'autres demeurant ill&#233;galement en Iran.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les probl&#232;mes li&#233;s &#224; un manque d'infrastructures&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le &#034;tourisme religieux&#034; est au centre d'importants enjeux financiers, et &#224; titre d'exemple, l'afflux perp&#233;tuel des p&#232;lerins &#224; Mashhad rapporterait &#224; la ville pr&#232;s de 2 000 billions de rials de profits par an.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='Selon un rapport de l'ISNA.' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Les recettes d&#233;gag&#233;es par les p&#232;lerinages ont favoris&#233; l'&#233;mergence d'une v&#233;ritable &#034;&#233;conomie morale&#034; du p&#232;lerinage. En outre, le p&#232;lerinage s'accompagne de certaines activit&#233;s extra-religieuses - achats, divertissements&#8230;- qui repr&#233;sentent d'importants enjeux financiers, mais &#233;galement socioculturels et &#233;thiques, tout en ayant des retomb&#233;es positives dans le secteur de l'emploi et du commerce. Face &#224; l'ampleur de l'enjeu, pr&#232;s de 14 minist&#232;res et de nombreux organismes annexes s'efforcent de promouvoir le tourisme religieux et de r&#233;pondre &#224; la demande croissante d'infrastructures aux c&#244;t&#233;s de l'organisation de l'h&#233;ritage culturel iranien et de l'Organisation du Tourisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, malgr&#233; ces efforts et faute d'infrastructures h&#244;teli&#232;res en nombre suffisant, de nombreux lieux de p&#232;lerinage ne parviennent pas &#224; r&#233;pondre &#224; l'afflux constant des p&#232;lerins. Ainsi, &#224; Mashhad comme &#224; Qom, le manque d'infrastructures h&#244;teli&#232;res limite fortement l'afflux des p&#232;lerins ; concernant cette derni&#232;re, beaucoup d'Iraniens venus de T&#233;h&#233;ran ou des alentours choisissent de ne passer que quelques heures dans la ville.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_415 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L467xH350/820-3-13d5f.jpg?1686647900' width='467' height='350' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Mosqu&#233;e de Jamkar&#226;n situ&#233;e &#224; quelques kilom&#232;tres au sud-est de Qom &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Beautiesofiran
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parmi les probl&#232;mes majeurs, nous pouvons &#233;galement &#233;voquer le manque d'infrastructures routi&#232;res et de routes praticables menant aux attractions &#034;hors sentiers battus&#034;, le nombre insuffisant de personnel form&#233;, le manque de publicit&#233; concernant l'ensemble des sites touristiques &#224; proximit&#233; d'un lieu saint, tant sur place (offices de tourismes) qu'au travers de brochures et de sites internet pr&#233;sentant l'ensemble des sites en plusieurs langues&#8230; A ce titre, l'organisation d'une conf&#233;rence internationale consacr&#233;e au tourisme dans les pays islamiques en mars 2007 a permis de mettre en lumi&#232;re certaines difficult&#233;s existantes, sans que des politiques concr&#232;tes aient forc&#233;ment suivi par la suite&#8230; Il reste en effet beaucoup &#224; faire afin de valoriser l'ensemble des lieux de p&#232;lerinage pr&#233;sents en Iran, un secteur qui, en l'absence d'un r&#233;el d&#233;veloppement d'un tourisme strictement culturel, peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme la v&#233;ritable cl&#233; de vo&#251;te du tourisme de ce pays. Ainsi, si le tourisme &#233;tranger non religieux reste soumis &#224; l'&#233;volution de la situation internationale et fragilis&#233;e par l'image n&#233;gative de l'Iran hors du pays, le tourisme religieux demeure largement imperm&#233;able &#224; ces ph&#233;nom&#232;nes et la croissance inlassable du nombre de p&#232;lerins offre des conditions plus que favorables &#224; la r&#233;alisation d'investissements sur le long terme, notamment dans le domaine h&#244;telier et des transports. L'Iran pourrait &#233;galement s'efforcer d'attirer certains financements &#233;trangers, notamment au travers de la Banque Islamique de d&#233;veloppement ou autres institutions islamiques de d&#233;veloppement internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les priorit&#233;s futures, nous pourrions &#233;galement &#233;voquer la n&#233;cessit&#233; de faciliter les possibilit&#233;s d'investissement du secteur priv&#233; dans ce secteur, de mettre en valeur des sites situ&#233;s dans des r&#233;gions plus recul&#233;es et donc plus difficiles d'acc&#232;s, ainsi que de faciliter l'octroi de visas aux p&#232;lerins &#233;trangers. De fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale, le d&#233;veloppement du secteur touristique pourrait permettre de diversifier une &#233;conomie trop d&#233;pendante des revenus issus des exportations de p&#233;trole ainsi que de mieux faire d&#233;couvrir la richesse du patrimoine religio-culturel iranien aux chiites comme aux non-chiites.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette notion est en soi discutable, &#233;tant donn&#233; qu'il n'existe pas vraiment de &#034;tourisme la&#239;c&#034; auquel pourrait s'opposer cette notion.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'Im&#226;m Rez&#226; (Ali ibn Moussa al-Rida) fut empoisonn&#233; par le calife abbaside al-Ma'moun.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Im&#226;mz&#226;deh signifie &#034;descendant d'un Im&#226;m&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce sanctuaire date du IXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon Heidarabadi, Seyed Mahdi in &#034;Strategies for planning domestic and international tourism development of Qom Province with emphasis on religious Tourism&#034;, Lulea tekniska universitet, 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette facilit&#233; dans l'octroi des visas a notamment &#233;t&#233; motiv&#233;e par la volont&#233; du gouvernement iranien d'&#233;tendre son influence au sein de la population irakienne chiite, et propose &#233;galement certaines facilit&#233;s notamment dans l'acc&#232;s au logement et aux soins m&#233;dicaux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon un rapport de l'ISNA.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le tourisme h&#244;telier en Iran, acteur du renouveau de l'architecture de terre</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article819</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article819</guid>
		<dc:date>2008-10-01T17:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Ferreira</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La sauvegarde du patrimoine architectural traditionnel est, dans de nombreux pays, un des r&#244;les d&#233;volus au secteur de l'h&#244;tellerie. L'Iran n'&#233;chappe pas &#224; cette r&#232;gle, pour le plus grand plaisir des visiteurs en qu&#234;te de sites remarquables. Nous assistons, depuis quelques ann&#233;es, &#224; la r&#233;habilitation, un peu partout dans le pays, d'&#233;difices de terre jusque l&#224; laiss&#233;s &#224; l'abandon et qui reprennent vie pour faire face aux besoins de l'industrie touristique. &lt;br class='autobr' /&gt;
De nombreuses initiatives en faveur de la sauvegarde (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;N&#176; 35, octobre 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton819-9b543.jpg?1686647900' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La sauvegarde du patrimoine architectural traditionnel est, dans de nombreux pays, un des r&#244;les d&#233;volus au secteur de l'h&#244;tellerie. L'Iran n'&#233;chappe pas &#224; cette r&#232;gle, pour le plus grand plaisir des visiteurs en qu&#234;te de sites remarquables. Nous assistons, depuis quelques ann&#233;es, &#224; la r&#233;habilitation, un peu partout dans le pays, d'&#233;difices de terre jusque l&#224; laiss&#233;s &#224; l'abandon et qui reprennent vie pour faire face aux besoins de l'industrie touristique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses initiatives en faveur de la sauvegarde de ce patrimoine exceptionnel - qu'elles soient l'&#339;uvre d'organisations publiques, nationales, municipales ou r&#233;gionales ou encore d'associations culturelles ou d'ordre priv&#233; - sont &#224; saluer, m&#234;me si elles ne concernent qu'une partie infime de l'architecture de terre iranienne. Le reste est irr&#233;m&#233;diablement perdu, faute d'entretien.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_416 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L414xH310/819-1-cd490.jpg?1686647900' width='414' height='310' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Le caravanserail Dar-e Gatchin dans le d&#233;sert de Var&#226;min&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photos : Mireille Ferreira
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Des restaurants ou des h&#244;tels ont &#233;t&#233; am&#233;nag&#233;s avec go&#251;t, dans des lieux historiques tels que la citadelle de Googad &#224; Golp&#226;yeg&#226;n. D'autres occupent d'anciens caravans&#233;rails - qui sont ainsi rendus &#224; leur vocation d'origine - comme celui de Meybod, pr&#232;s de Yazd ou d'un autre pr&#232;s de Tabriz, situ&#233; sur la route menant aux ensembles monastiques arm&#233;niens, r&#233;cemment inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco. Des maisons d'&#233;poque safavide ou q&#226;dj&#226;re comme &#224; Yazd ou &#224; Kashan, ou encore des anciens hammams comme &#224; Kerman, Zanjan, Yazd, remplissent d&#233;sormais cette nouvelle fonction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville de Kashan, qui manque cruellement d'h&#233;bergements dignes de recevoir les visiteurs de son riche patrimoine architectural, s'est r&#233;cemment enrichie d'un h&#244;tel am&#233;nag&#233; dans une belle et vaste demeure historique, face &#224; la mosqu&#233;e Agh&#226; Bozorg, dans le quartier des maisons d'&#233;poques safavide et q&#226;dj&#226;re, ouvertes &#224; la visite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Ispahan, la maison Diba&#239;, belle demeure safavide datant de 1670, a fait l'objet d'une belle restauration par sa propri&#233;taire, Sufi Shahidz&#226;deh, qui veille personnellement au confort de ses h&#244;tes avec l'aide de sa fille. A Ispahan encore, le visiteur peut trouver du repos dans le calme de la belle cour du splendide h&#244;tel traditionnel situ&#233; pr&#232;s de la mosqu&#233;e Ali, &#224; quelques minutes de la place de l'Imam, ou encore dans celle de la r&#233;sidence historique Bekhradi. Dans l'oasis de Garmeh, entre d&#233;serts du Dasht-e Kavir et du Kavir-Lut, Massiah a r&#233;nov&#233; sa maison natale en terre crue et re&#231;oit des h&#244;tes dans le g&#238;te qu'il y a am&#233;nag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_417 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L414xH255/819-2-38f68.jpg?1686647900' width='414' height='255' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Diba&#239; house &#224; Ispahan&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'h&#244;tellerie n'est certes pas la finalit&#233; exclusive du retour &#224; la vie de tous ces lieux charg&#233;s d'histoire, qui abritent principalement des mus&#233;es, mais elle en est un puissant levier. Quelques-uns des neuf cent quatre vingt dix neuf caravans&#233;rails &#034;abb&#226;ssi&#034; r&#233;partis le long de la route de la Soie par Sh&#226;h Abb&#226;s Ier, ont fait l'objet ou sont en cours de r&#233;novation sans qu'on leur ait encore attribu&#233; un usage bien d&#233;fini. C'est le cas, du Deyr-e Gatchin situ&#233; dans le d&#233;sert au sud de Var&#226;min, ou encore celui du village de Deh Namak sur l'ancienne route de la soie, situ&#233; entre Garmsar et Semn&#226;n. Peut-&#234;tre abriteront-ils un jour eux aussi des complexes h&#244;teliers tr&#232;s pris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Yazd, capitale du d&#233;sert&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sans surprise, Yazd, ville n&#233;e de la terre, a &#233;t&#233; une des pionni&#232;res dans le domaine de l'h&#244;tellerie traditionnelle. L' &#034;anc&#234;tre&#034;, le Silk Road hotel se situe dans la vieille ville de Yazd. Il a &#233;t&#233; rejoint par le Mehr Hotel, puis plus r&#233;cemment par des h&#244;tels &#034;sonnati&#034; (traditionnels) pr&#232;s de la place centrale d'Amir Shakhm&#226;q. Les chambres au d&#233;cor raffin&#233; de ces h&#244;tels de charme sont dispos&#233;es, pour la plupart, autour d'une ou plusieurs cours o&#249; sont install&#233;s bassins, restaurants ou &#034;tch&#226;y kh&#226;neh&#034;, les salons de th&#233; partout pr&#233;sents en Iran.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_418 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L414xH311/819-3-a9898.jpg?1686647900' width='414' height='311' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;L'un des b&#226;timents de l'h&#244;tel Moshir-ol-Mam&#226;lek &#224; Yazd&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Un peu &#224; l'&#233;cart du centre ville, on peut loger aussi dans les b&#226;timents, fra&#238;chement reb&#226;tis dans la tradition du d&#233;sert, de l'h&#244;tel jardin Moshir-ol-Mam&#226;lek, aussi beaux au-dehors qu'au-dedans. Ils enserrent un verger compos&#233; de grenadiers, figuiers et m&#251;riers, parcouru par l'eau de canaux aux jolies fa&#239;ences d'un bleu turquoise des plus lumineux, &#233;voquant ceux du jardin Finn &#224; Kashan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la route de Kerman, au kilom&#232;tre 65, le caravans&#233;rail Zein-od-Din, d'&#233;poque safavide, situ&#233; en plein d&#233;sert, pr&#232;s d'une source et d'un b&#226;timent qui abrite quelques chameaux, a fait lui aussi l'objet d'une r&#233;novation qui replonge le visiteur dans les fastes d'antan. Une fois pass&#233;e la belle cour ronde abritant quelques chambres, celui-ci p&#233;n&#232;tre dans un long corridor le long duquel sont dispos&#233;es de lourdes et belles tentures qui assurent l'intimit&#233; des chambres au d&#233;cor d&#233;pouill&#233; de tradition iranienne - on y dort sur d'&#233;pais matelas dispos&#233;s sur les confortables tapis persans qui recouvrent enti&#232;rement le sol. Ces chambres sont am&#233;nag&#233;es dans les niches qui servaient autrefois &#224; entreposer pour la nuit le pr&#233;cieux chargement des marchands qui commer&#231;aient avec les ports du Golfe persique. Les soir&#233;es du caravans&#233;rail sont anim&#233;es par les sympathiques membres du personnel, baloutches pour la plupart, qui improvisent, &#224; l'occasion, quelque danse endiabl&#233;e de leur r&#233;gion d'origine pour distraire leurs h&#244;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce tour d'horizon de la ville de Yazd dans le domaine de la r&#233;novation h&#244;teli&#232;re traditionnelle ne serait pas complet si nous n'&#233;voquions le projet ambitieux de la communaut&#233; zoroastrienne, pour la cr&#233;ation d'un centre culturel dans une vaste demeure traditionnelle, situ&#233;e pr&#232;s de l'Atashkadeh, le temple du feu zoroastrien le plus visit&#233; d'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_419 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L414xH310/819-4-a733f.jpg?1686647900' width='414' height='310' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;La cour du caravans&#233;rail Zein-od-Din sur la route de Kerman&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cette demeure, appartenant &#224; l'origine &#224; un riche n&#233;gociant en tissus, avait &#233;t&#233; achet&#233;e par Kasr&#226; Vaf&#226;d&#226;ri, l'une des personnalit&#233;s les plus influentes de cette communaut&#233;. Il en avait commenc&#233; la restauration, interrompue par sa dramatique disparition survenue lors d'un bref passage &#224; Paris en mai 2005, et poursuivie par sa famille. Ce centre, qui aura pour vocation l'accueil de p&#232;lerins, de chercheurs, de scientifiques et d'artistes, abritera autour de ses trois vastes cours, h&#244;tel, restaurant, galerie d'art, auditorium, biblioth&#232;que, salles de r&#233;union pour les associations zoroastriennes et salle des f&#234;tes. D&#233;j&#224;, la &#034;maison de Kasr&#226;&#034;, b&#226;timent s'inspirant de l'architecture locale, a &#233;t&#233; inaugur&#233;e en mars 2008. Cette maison, qui renferme biblioth&#232;que et centre d'artisanat, devrait aider au financement du centre culturel.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'exception de Chiraz&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Curieusement, ce ph&#233;nom&#232;ne ne semble pas toucher la ville de Chiraz, malgr&#233; le rayonnement international de cette cit&#233;, d&#251; principalement &#224; la pr&#233;sence proche des vestiges de Pers&#233;polis. Pourtant, les nombreuses maisons traditionnelles existant &#224; Chiraz pourraient avantageusement prendre le relais d'un &#233;quipement h&#244;telier plut&#244;t d&#233;cevant. Pire, le restaurant am&#233;nag&#233; dans l'exceptionnel hammam du R&#233;gent (hamm&#226;m-e Vakil) pr&#232;s de la mosqu&#233;e et du bazar du m&#234;me nom, et qui attirait de nombreux touristes enthousiasm&#233;s par la beaut&#233; du lieu, a ferm&#233; ses portes, de m&#234;me que les charmants salons de th&#233; des tombeaux des po&#232;tes H&#226;fez et Saadi, lieux de vie pr&#233;cieux dans une ville quelque peu endormie. Les amoureux de ces lieux magiques ne peuvent que le d&#233;plorer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tourisme dans le d&#233;sert*</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article818</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article818</guid>
		<dc:date>2008-10-01T16:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Djamileh Zia</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les attraits touristiques de l'Iran sont tr&#232;s nombreux. Les paysages de l'Iran, d'une rare beaut&#233;, en constituent l'un des principaux. Les r&#233;gions d&#233;sertiques et semi-d&#233;sertiques de l'Iran, qui occupent pr&#232;s d'un tiers de la superficie du pays, sont de plus en plus visit&#233;es par les touristes (iraniens et &#233;trangers) qui cherchent une &#233;chappatoire &#224; la vie citadine moderne et appr&#233;cient l'authenticit&#233; et le silence de ces lieux. &lt;br class='autobr' /&gt; Le Dacht-e Kavir &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Dacht-e Kavir est le d&#233;sert sal&#233; de l'Iran. Il s'&#233;tend du (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;N&#176; 35, octobre 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton818-34caf.jpg?1686647900' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les attraits touristiques de l'Iran sont tr&#232;s nombreux. Les paysages de l'Iran, d'une rare beaut&#233;, en constituent l'un des principaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le cahier du mois d'avril 2007 de la Revue de T&#233;h&#233;ran comporte plusieurs (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les r&#233;gions d&#233;sertiques et semi-d&#233;sertiques de l'Iran, qui occupent pr&#232;s d'un tiers de la superficie du pays, sont de plus en plus visit&#233;es par les touristes (iraniens et &#233;trangers) qui cherchent une &#233;chappatoire &#224; la vie citadine moderne et appr&#233;cient l'authenticit&#233; et le silence de ces lieux.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_420 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L445xH300/818-1-cd13b.jpg?1686647900' width='445' height='300' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Kalout, d&#233;sert de Lout&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photos : irandeserts
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Dacht-e Kavir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Dacht-e Kavir est le d&#233;sert sal&#233; de l'Iran. Il s'&#233;tend du sud-est des montagnes de l'Alborz jusqu'au centre de l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux parcs nationaux importants, tant du point de vue de la superficie que de la biodiversit&#233;, y sont situ&#233;s. Il s'agit du Parc National du Kavir et du Parc National de Tour&#226;n (ou Kh&#226;r-Tour&#226;n), class&#233;s tous deux R&#233;serves de Biosph&#232;re par l'Unesco.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour plus d'information sur les R&#233;serves de Biosph&#232;re, voir le site officiel (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parc National du Kavir est situ&#233; dans la partie ouest du Dacht-e Kavir, &#224; l'est du Lac de Sel, &#224; 50 km au sud-est de T&#233;h&#233;ran. Les villes limitrophes sont Qom, K&#226;ch&#226;n, Semn&#226;n et Ispahan.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_421 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L467xH301/818-2-ca163.jpg?1686647900' width='467' height='301' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Parc National du Kavir, caravans&#233;rail &#8220;Sh&#226;h Abb&#226;ssi&#8221; (Qasr-e Bahr&#226;m), au sud de Var&#226;mine.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo : Morteza Johari
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le Parc National de Tour&#226;n est situ&#233; dans la partie Est de la province de Semn&#226;n. Ce parc est la deuxi&#232;me r&#233;serve de biosph&#232;re du monde du point de vue de la superficie, apr&#232;s la r&#233;serve de Serengeti en Tanzanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux parcs nationaux sont le lieu de vie de quelques esp&#232;ces animales et v&#233;g&#233;tales que l'on ne trouve qu'en Iran, telles que l'engoulevent du d&#233;sert, un l&#233;zard herbivore et quelques scorpions sp&#233;cifiques des d&#233;serts de l'Iran. Certaines de ces esp&#232;ces - le gu&#233;pard asiatique et le z&#232;bre iranien par exemple - sont malheureusement en voie d'extinction et font l'objet de mesures de protection internationales.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Dacht-e Lout (ou L&#251;t)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le D&#233;sert de Lout, qui s'&#233;tend sur des centaines de kilom&#232;tres dans la partie nord-est de la province de Kerm&#226;n, fait partie du Patrimoine Mondial de l'Unesco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tudes sur le terrain de M. Parviz Kardov&#226;ni, chercheur et professeur de g&#233;ographie &#224; l'Universit&#233; de T&#233;h&#233;ran, ont montr&#233; que le centre de ce d&#233;sert est le lieu le plus chaud du globe terrestre : 70 degr&#233;s Celsius &#224; l'ombre, et peut-&#234;tre m&#234;me 100 degr&#233;s au soleil ; aucune forme de vie n'existe dans cette partie du d&#233;sert, m&#234;me la vie bact&#233;rienne, d'o&#249; le fait qu'un animal mort dans cette zone ne se d&#233;compose pas mais se dess&#232;che au soleil (le cadavre d'une vache d&#233;couvert apr&#232;s quelques ann&#233;es en est une preuve).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_422 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L467xH350/818-3-7811f.jpg?1686647900' width='467' height='350' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Aire de repos &#8220;Shahd&#226;d&#8221;, d&#233;sert de Lout&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cette partie du D&#233;sert de Lout - qui signifie &#034;nu&#034; en persan - est un endroit &#034;d&#233;nud&#233;&#034;, sans aucune plante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe dans ce d&#233;sert un ph&#233;nom&#232;ne naturel exceptionnel et unique, nomm&#233; kalout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Kalout&#034; est un mot form&#233; par l'adjonction du mot &#034;kal&#034; (qui signifie &#034;ville&#034; en langue baloutchi) au mot &#034;lout&#034;. Les habitants de cette r&#233;gion ont nomm&#233; ainsi les couloirs profonds qui se sont creus&#233;s, au fil du temps, du fait de l'action &#233;rosive du vent et de la pluie. Le vent, qui souffle environ 120 jours par an dans cette r&#233;gion, emporte et d&#233;place la terre sablonneuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pluie (qui est rare, mais abondante quand elle survient) transforme le sable en une p&#226;te relativement &#233;paisse ; le vent y creuse des gorges qui &#233;voquent les ruelles d'une ville inhabit&#233;e avec des maisons construites en briques d'argile s&#233;ch&#233;es au soleil. Cette ville fantomatique, form&#233;e de couloirs parall&#232;les les uns aux autres qui s'&#233;tirent du nord-ouest au sud-est et qui sont d'une longueur de 160 km et d'une largeur de 200 &#224; 500 m&#232;tres environ, est situ&#233;e &#224; une quarantaine de kilom&#232;tres de la ville de Sh&#226;hd&#226;d, c'est-&#224;-dire dans la bordure ouest du D&#233;sert de Lout.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_423 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L278xH418/818-4-36564.jpg?1686647900' width='278' height='418' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:278px;'&gt;&lt;strong&gt;Kalout, d&#233;sert de Lout&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les kalouts sont visibles sur les photos prises par les satellites, sous forme de rayures de couleur noire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Excursions dans les d&#233;serts d'Iran&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour visiter les parcs nationaux de Kavir et de Tour&#226;n, il faut th&#233;oriquement (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Voyager dans le d&#233;sert comporte des dangers. Le d&#233;sert est un milieu inhospitalier pour l'&#234;tre humain non pr&#233;par&#233; &#224; y s&#233;journer. En plus de la chaleur torride pendant le jour et du manque d'eau (on ne survit que 48 heures au maximum sans eau dans le d&#233;sert) ainsi que le froid impressionnant pendant la nuit, le voyageur pourrait &#234;tre confront&#233; &#224; des reptiles venimeux (scorpions, serpents et un l&#233;zard venimeux qui n'existe qu'en Iran), &#224; d'autres animaux sauvages, &#224; des vents qui se l&#232;vent parfois brusquement et qui font perdre le chemin, sans compter le fait que certaines r&#233;gions d&#233;sertiques au sud-est de l'Iran sont actuellement des zones aux mains des trafiquants de drogue internationaux, qui ont pris des touristes en otage &#224; plusieurs reprises.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_424 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L278xH396/818-5-c0d03.jpg?1686647900' width='278' height='396' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:278px;'&gt;&lt;strong&gt;Kalout, d&#233;sert de Lout&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il est donc plus prudent de voyager avec des organismes et des guides qui connaissent le d&#233;sert et savent comment parer aux impr&#233;vus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre aspect dont il faudrait tenir compte lors des excursions dans ces r&#233;gions d&#233;sertiques (comme dans tous les voyages qui ont trait &#224; la Nature) est la protection des &#233;cosyst&#232;mes, qui sont forc&#233;ment perturb&#233;s par la fr&#233;quentation des touristes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour prot&#233;ger la Nature en Iran (et permettre ainsi que les voyages touristiques pour visiter ces lieux perdurent), il est n&#233;cessaire que les organismes responsables du tourisme et les agences de voyage collaborent avec le D&#233;partement de la Protection de l'Environnement, et respectent les restrictions mises en place par ce d&#233;partement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait &#233;galement faire prendre conscience aux touristes qu'ils ont une responsabilit&#233; &#224; l'&#233;gard des lieux qu'ils visitent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souhaitons voir bient&#244;t le jour o&#249; plus aucun voyageur dans le d&#233;sert n'y d&#233;versera de l'huile de moteur ou des d&#233;chets en plastique, n'arrachera aucune plante et ne capturera aucun animal pour l'emporter avec soi en guise de souvenir ou &#224; d'autres fins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souhaitons &#233;galement que toutes les agences de voyage s'engagent dans la voie du &#034;tourisme responsable&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_425 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L343xH235/818-6-f18a3.jpg?1686647900' width='343' height='235' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_426 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L343xH228/818-7-9797f.jpg?1686647900' width='343' height='228' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_427 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L343xH258/818-8-d3912.jpg?1686647900' width='343' height='258' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:343px;'&gt;&lt;strong&gt;Sp&#233;cimens de la faune d&#233;sertique iranienne : boa Eryx jaculus, scorpion Odontobuthus doriae, agama Trapelus agilis.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;* Les informations concernant les d&#233;serts de l'Iran ont &#233;t&#233; puis&#233;es dans des articles du site &lt;a href=&#034;http://www.irandeserts.com&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.irandeserts.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le cahier du mois d'avril 2007 de la Revue de T&#233;h&#233;ran comporte plusieurs articles sur ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour plus d'information sur les R&#233;serves de Biosph&#232;re, voir le site officiel de l'Unesco.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour visiter les parcs nationaux de Kavir et de Tour&#226;n, il faut th&#233;oriquement avoir une autorisation d&#233;livr&#233;e par le D&#233;partement de la Protection de l'Environnement de la province de Semn&#226;n. L'Organisation de l'H&#233;ritage Culturel et du Tourisme de la province de Kerm&#226;n organise des excursions de quelques jours dans le D&#233;sert de Lout.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Historique de l'h&#244;tellerie en Iran</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article817</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article817</guid>
		<dc:date>2008-10-01T15:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Arefeh Hedjazi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;D&#232;s l'Antiquit&#233;, les grandes distances qui s&#233;paraient les villes et les villages incit&#232;rent l'Etat ach&#233;m&#233;nide &#224; am&#233;nager &#224; intervalle &#233;gal des forteresses-caravans&#233;rails qui servaient d'&#233;tapes aux coursiers de l'Empire mais &#233;galement de lieu de repos s&#251;r pour les voyageurs. Ce genre de lieu continua &#224; se d&#233;velopper apr&#232;s l'islam et aujourd'hui, certains de ces caravans&#233;rails, dont les plus nombreux furent construits durant le r&#232;gne de l'empereur safavide Sh&#226;h 'Abb&#226;s le Grand au XVIIe si&#232;cle, pars&#232;ment encore les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;N&#176; 35, octobre 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton817-c2be9.jpg?1686647900' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s l'Antiquit&#233;, les grandes distances qui s&#233;paraient les villes et les villages incit&#232;rent l'Etat ach&#233;m&#233;nide &#224; am&#233;nager &#224; intervalle &#233;gal des forteresses-caravans&#233;rails qui servaient d'&#233;tapes aux coursiers de l'Empire mais &#233;galement de lieu de repos s&#251;r pour les voyageurs. Ce genre de lieu continua &#224; se d&#233;velopper apr&#232;s l'islam et aujourd'hui, certains de ces caravans&#233;rails, dont les plus nombreux furent construits durant le r&#232;gne de l'empereur safavide Sh&#226;h 'Abb&#226;s le Grand au XVIIe si&#232;cle, pars&#232;ment encore les routes iraniennes. Ces efforts visant &#224; favoriser le voyage - pour des buts essentiellement lucratifs - furent abandonn&#233;s sous les Q&#226;dj&#226;rs, &#233;poque o&#249; l'entretien des routes et des caravans&#233;rails fut profond&#233;ment n&#233;glig&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale et l'occupation de l'Iran par les Anglo-sovi&#233;tiques que les premi&#232;res structures modernes d'accueil virent le jour. Apr&#232;s le coup d'Etat am&#233;ricain de 1953 qui conduisit &#224; la chute du Premier ministre Mossadegh, la collaboration entre les Etats-Unis et l'Iran du Sh&#226;h se d&#233;veloppant &#224; grande vitesse, des structures d'accueil, construites par les Occidentaux, furent rapidement construites. Cependant, le manque global d'infrastructures rendait difficile le d&#233;veloppement du tourisme. Ainsi, m&#234;me &#224; cette &#233;poque, peu d'efforts furent effectivement fournis en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1920, il existait seulement deux grands h&#244;tels &#224; T&#233;h&#233;ran, et aucun dans les villes de province. Les routes &#233;taient en tr&#232;s mauvais &#233;tat, l'aviation nationale encore balbutiante, le sud du pays contr&#244;l&#233; par les Anglais et le chemin de fer &#224; peine trac&#233; ; ainsi, peu d'&#233;l&#233;ments permettaient en ces ann&#233;es-l&#224; un rapide d&#233;veloppement du tourisme. A cette &#233;poque, les voyageurs se d&#233;pla&#231;aient encore &#224; dos de cheval ou de chameau, ou en voiture pour les plus riches. On peut voir le r&#233;cit de ces voyages de la fin du XIXe et au d&#233;but du XXe si&#232;cle dans le &lt;i&gt;Voyage en Iran &lt;/i&gt;de Pierre Loti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui pourrait &#234;tre consid&#233;r&#233; comme la naissance du tourisme en Iran est un mouvement qui commen&#231;a au d&#233;but des ann&#233;es 20 et fut issu de la refonte des relations entre l'Iran et le monde occidental, ainsi que les commencements de la modernisation des diverses infrastructures. Mais un tr&#232;s long chemin demeurait cependant &#224; parcourir. C'est en 1935 qu'une premi&#232;re administration touristique vit le jour en Iran sous la direction du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur. Quatre ans plus tard, cette administration &#233;tait remplac&#233;e par un Conseil sup&#233;rieur du tourisme, lequel fonctionna vingt-deux ans en contribuant grandement &#224; la mise en place des premi&#232;res infrastructures d'accueil. A cette &#233;poque, l'enseignement acad&#233;mique et th&#233;orique de l'h&#244;tellerie faisait l'objet de d&#233;bats et des &#233;tudiants iraniens commen&#231;aient &#224; &#234;tre envoy&#233;s en Europe pour y suivre des stages professionnels. En mars 1963, un d&#233;cret minist&#233;riel ordonna la cr&#233;ation de l'Organisation nationale du tourisme, laquelle fusionna dix ans plus tard avec le minist&#232;re de l'Information et du Tourisme, premier organisme &#224; promouvoir l'enseignement acad&#233;mique des m&#233;tiers li&#233;s au tourisme.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_428 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L467xH350/817-1-fbcce.jpg?1686647901' width='467' height='350' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;L'une des premi&#232;res r&#233;sidences h&#244;teli&#232;res de l'Iran : l'h&#244;tel Moshir-ol Mam&#226;lek, Yazd&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Aryahotels
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Avant la R&#233;volution islamique, les activit&#233;s touristiques &#233;taient prises en charge par quatre soci&#233;t&#233;s publiques, lesquelles fusionn&#232;rent en une seule entreprise apr&#232;s la R&#233;volution en 1979. Cette derni&#232;re fut plac&#233;e sous la direction du Minist&#232;re de la Guidance islamique qui prit en charge le tourisme en Iran. Un an plus tard, ce minist&#232;re supervisa la cr&#233;ation du Bureau de Tourisme national et international. Ce bureau poursuivait trois buts principaux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La planification pour le d&#233;veloppement du tourisme iranien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- L'enseignement acad&#233;mique des m&#233;tiers li&#233;s au tourisme et &#224; l'h&#244;tellerie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La classification, le contr&#244;le et la tarification des centres touristiques existants et le d&#233;veloppement des relations internationales en la mati&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avec la cr&#233;ation de ce bureau que le d&#233;veloppement du tourisme prit un s&#233;rieux essor, avec, en particulier, la mise en place de courts stages d'enseignements, surtout apr&#232;s la fin de la Guerre Iran-Irak, en 1988, et le lancement du troisi&#232;me plan quinquennal qui pr&#233;voyait le d&#233;veloppement d'une &#233;conomie ind&#233;pendante des p&#233;trodollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas non plus oublier le r&#244;le de l'Organisation des D&#233;sh&#233;rit&#233;s sous la direction de laquelle l'Organisation du Tourisme des D&#233;sh&#233;rit&#233;s fut fond&#233;e. Cette organisation joua un r&#244;le important dans le d&#233;veloppement des ressources humaines en mati&#232;re de voyages et d'h&#244;tellerie, en mettant en place des cours et des stages de courte dur&#233;e dans de nombreuses provinces du pays.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_429 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L467xH350/817-2-c1cfa.jpg?1686647901' width='467' height='350' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;L'h&#244;tel Abb&#226;si, Ispahan&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo : Morteza Johari
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En 1997, la ville de Mashhad inaugura son centre d'enseignement du tourisme, centre qui devint tr&#232;s vite le plus actif et le plus important d'Iran. Apr&#232;s ce centre, plusieurs autres furent mis en service sous la direction du Minist&#232;re de l'Education nationale. Finalement, l'h&#244;tellerie et le tourisme devinrent des fili&#232;res universitaires, d'abord dans l'Universit&#233; All&#226;meh Tab&#226;tab&#226;'&#238; de T&#233;h&#233;ran puis dans plusieurs des fili&#232;res de l'Universit&#233; Az&#226;d &#224; T&#233;h&#233;ran et en province. Bien que le domaine des m&#233;tiers du voyage soit encore loin des standards internationaux en mati&#232;re de sp&#233;cialisation des professionnels, nombre de ces derniers poss&#232;dent des dipl&#244;mes et ont particip&#233; &#224; des stages techniques. De plus, le durcissement des normes nationales en la mati&#232;re, les pr&#233;visions de d&#233;veloppement du tourisme iranien dans les ann&#233;es qui viennent, les investissements r&#233;alis&#233;s dans le domaine de l'h&#244;tellerie et la constante augmentation du nombre des entr&#233;es touristiques en Iran incitent de plus en plus de jeunes int&#233;ress&#233;s par ce domaine &#224; suivre une fili&#232;re sp&#233;cialis&#233;e conforme aux normes internationales.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#226;her Ni&#226;, Behrouz, &#034;Seyr-e tahavol-e amouzesh-e san'at-e gardechgari dar Ir&#226;n&#034;, &lt;i&gt;Mosafer&#226;n Magazine&lt;/i&gt;, num&#233;ro 26, octobre-novembre 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La question de l'unicit&#233; de l'&#234;tre</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article816</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article816</guid>
		<dc:date>2008-10-01T14:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mohammad-Javad Mohammadi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La question de l'unicit&#233; de l'&#234;tre (wahdat al-wuj&#251;d) au sens philosophique du terme est relativement nouvelle et a &#233;merg&#233; avec Moll&#226; Sadr&#226;. Dans son sens mystique, la question de l'unicit&#233; de l'&#234;tre fut pos&#233;e d&#232;s les premiers si&#232;cles de l'islam et Ibn 'Arabi fait partie des philosophes les plus connus ayant abord&#233; cette question. Cependant, cette question semble aller au-del&#224; de la signification et des d&#233;finitions philosophiques que l'on a pu en donner. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut cependant d'abord &#233;voquer les diff&#233;rents sens (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;N&#176; 35, octobre 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH121/arton816-966cd.jpg?1686647901' width='150' height='121' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La question de l'unicit&#233; de l'&#234;tre (&lt;i&gt;wahdat al-wuj&#251;d&lt;/i&gt;) au sens philosophique du terme est relativement nouvelle et a &#233;merg&#233; avec Moll&#226; Sadr&#226;. Dans son sens mystique, la question de l'unicit&#233; de l'&#234;tre fut pos&#233;e d&#232;s les premiers si&#232;cles de l'islam et Ibn 'Arabi fait partie des philosophes les plus connus ayant abord&#233; cette question. Cependant, cette question semble aller au-del&#224; de la signification et des d&#233;finitions philosophiques que l'on a pu en donner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut cependant d'abord &#233;voquer les diff&#233;rents sens que peut avoir le mot &#034;&lt;i&gt;existence&lt;/i&gt;&#034;, c'est-&#224;-dire que lorsque l'on &#233;voque ici la gradation de l'existence, quel sens rev&#234;t l'existence dans ce contexte ? De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, l'existence peut prendre quatre significations : tout d'abord, l'existence liante, copulative est celle qui permet de lier un sujet avec le pr&#233;dicat. Dans &#034;Jean est faible&#034;, l'existence permet de rattacher Jean au fait qu'il est faible par l'interm&#233;diaire du verbe &#034;&#234;tre&#034;. L'existence a ici un sens fondamentalement liant. Ensuite, l'existence pr&#233;dicative est l'existence qui forme elle-m&#234;me le pr&#233;dicat. Dans &#034;Jean est&#034;, rien n'est attribu&#233; &#224; Jean, ou encore, il ne lui est attribu&#233; que l'existence. L'existence ext&#233;rieure, renvoie &#224; tout ce qui existe &#224; l'ext&#233;rieur. Cette acception renvoie alors au sens r&#233;el de l'existence, &#224; la r&#233;alit&#233; de l'existence. Elle cherche &#224; saisir l'existence en son sens v&#233;ritable, l'&#234;tre en tant qu'&#234;tre. Dans &#034;l'existence est&#034;, le sujet qui est l'existence est l'extension essentielle du pr&#233;dicat. Elle s'oppose ici &#224; la notion d'existence mentale, pour laquelle la notion d'unicit&#233; renvoie &#224; celle de communaut&#233; de sens alors que pour l'existence ext&#233;rieure et donc dans le monde r&#233;el, on &#233;voquera davantage la notion d'unicit&#233; de l'&#234;tre. Enfin, l'existence v&#233;ritable renvoie &#224; Dieu. Elle s'oppose au concept d'obscurit&#233;, d'ombre, etc. Elle se situe hors de toute limite. Elle est une v&#233;rit&#233; essentielle qui est l'&#234;tre n&#233;cessaire. Elle n'est donc pas existenci&#233;e (&lt;i&gt;h&#226;dith&lt;/i&gt;) mais bien pr&#233;&#233;ternelle, ant&#233;rieure par elle-m&#234;me (&lt;i&gt;qad&#238;m&lt;/i&gt;). C'est selon ce quatri&#232;me sens que l'existence est ici envisag&#233;e ; les autres sens de l'existence &#233;voqu&#233;s n'&#233;tant que des apparences de cette existence au sens vrai. En outre, lorsque l'on parle d'unicit&#233; de l'&#234;tre au sens mystique, on fait r&#233;f&#233;rence &#224; ce quatri&#232;me sens de l'existence alors que lorsque l'on parle de l'existence au sens philosophique, on fait r&#233;f&#233;rence au troisi&#232;me sens &#233;voqu&#233; qui s'oppose &#224; la notion d'existence mentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sens de l'existence est donc diff&#233;rent selon qu'on l'envisage dans son sens philosophique ou mystique. Les conceptions de l'unicit&#233; de l'&#234;tre sont &#233;galement diff&#233;rentes. La signification de l'unicit&#233; de l'&#234;tre au sens mystique est en effet diff&#233;rente de l'unicit&#233; de l'&#234;tre dans son sens philosophique. Dans son sens mystique, cela signifie l'atteinte d'un stade o&#249; l'on ne voit plus rien hormis Dieu. Cela repr&#233;sente la plus haute &#233;tape de l'ascension spirituelle que seuls les amoureux de Dieu peuvent atteindre, et fait r&#233;f&#233;rence &#224; une exp&#233;rience contemplative davantage qu'au r&#233;sultat de r&#233;flexions th&#233;oriques et sp&#233;culatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moll&#226; Sadr&#226; a repris cette id&#233;e et lui a donn&#233; une assise rationnelle. Ses &#233;crits &#224; ce sujet constituent l'un des points les plus innovants et parmi les plus importants de sa philosophie. Avant Moll&#226; Sadr&#226;, la question de l'unicit&#233; de l'existence avait &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e mais sans qu'une th&#233;orie pr&#233;cise soit &#233;labor&#233;e &#224; ce sujet. En outre, de nombreuses &#233;coles appel&#233;es &#034;monistes&#034; ont d&#233;fendu la position de l'unicit&#233; de l'&#234;tre. Il existe un grand nombre d'&#233;crits sur le monisme qu'il ne faut cependant pas confondre avec l'id&#233;e de l'unicit&#233; de l'&#234;tre, &#233;tant donn&#233; que beaucoup d'erreurs et de confusions ont &#233;t&#233; commises entre les id&#233;es de monisme. Les monistes postulent qu'il y a une v&#233;rit&#233; unique dans le monde, qui n'est pas forc&#233;ment l'existence. Ils pensent que toute chose est l'apparition de la v&#233;rit&#233;, ce qui n'est pas le cas des d&#233;fenseurs de la position de l'unicit&#233; de l'&#234;tre. De plus, certains monistes sont mat&#233;rialistes et pensent qu'il n'y a qu'un seul corps sur terre dont la composition varie en fonction de la variation des densit&#233;s. Il y a une jonction des diff&#233;rents corps. Ils refusent donc l'hypoth&#232;se d'une disjonction entre la mati&#232;re et le corps ; pour eux, tout provient d'un corps unique mais comporte des densit&#233;s diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe &#233;galement un autre type de monisme divin : ce sont les panth&#233;istes qui d&#233;fendent l'id&#233;e qu'il n'y a qu'une v&#233;rit&#233; dans le monde qui est Dieu et dont nous faisons partie. Sohrawardi a &#233;galement expos&#233; sa conception propre du monisme selon laquelle dans le monde, il existe une v&#233;rit&#233; qui est apparente en soi faisant appara&#238;tre ce qui est autre qu'elle et qui est la lumi&#232;re. L'apparition et la lumi&#232;re sont d&#232;s lors confondues. Il n'y a qu'une v&#233;rit&#233; dans le monde qui est la lumi&#232;re, &#233;tant donn&#233; qu'il pense que l'apparition est une caract&#233;ristique de la lumi&#232;re et que tout ce que l'on voit ne constitue que des degr&#233;s diff&#233;rents d'intensit&#233; de la lumi&#232;re. Il ne compare rien &#224; la lumi&#232;re et ne recourt pas &#224; l'emploi de m&#233;taphores. Pour lui, la lumi&#232;re ne se confond pas avec l'existence ; la lumi&#232;re n'est pas une m&#233;taphore de l'existence. Il soutient ainsi que l'existence est accidentelle et inauthentique. La lumi&#232;re est quant &#224; elle une quiddit&#233; qui englobe toutes les autres quiddit&#233;s. Cette philosophie a &#233;t&#233; rejet&#233;e par Moll&#226; Sadr&#226; et ses disciples qui d&#233;fendaient l'id&#233;e de l'inauthenticit&#233; de la quiddit&#233;. Sohrawardi n'en a pas moins &#233;voqu&#233; un point important qui a servi &#224; la th&#233;orie de Sadr&#226; et qui est la question de la distinction par degr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant Sohrawardi, les philosophes islamiques posaient trois types de distinctions : tout d'abord, la distinction par l'int&#233;gralit&#233; de l'essence, qui implique l'id&#233;e que deux quiddit&#233;s soient enti&#232;rement distinctes et s&#233;par&#233;es, comme les dix cat&#233;gories d'Aristote. Il n'y a pas de point commun, par exemple, entre la qualit&#233; et la quantit&#233;. Ensuite, la distinction par une partie de l'essence est comme celle entre l'homme et le cheval. Ils partagent l'animalit&#233;, une partie de leur essence est commune. Et enfin, la distinction par ce qui rel&#232;ve de l'accidentel ; c'est notamment le cas de deux &#234;tres qui partagent la m&#234;me essence mais se distinguent par leur caract&#232;re accidentel et non pas essentiel comme deux personnes humaines. Ils sont tous deux des &#234;tres humains mais se distinguent quant &#224; leur individualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois distinctions constituaient la base et &#233;taient accept&#233;es par les philosophes de l'islam avant Sohrawardi. Ce dernier rajoute cependant une quatri&#232;me distinction : la distinction dans les degr&#233;s. Dans ce dernier cas, deux choses partagent une m&#234;me essence mais se distinguent de par leur niveau de perfection plus ou moins intense ou faible, telle une lumi&#232;re dont l'intensit&#233; est plus ou moins forte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce type de distinction, le point commun et le point distinctif (sont une seule et m&#234;me chose : la lumi&#232;re. La diff&#233;rence n'est introduite que par l'id&#233;e de gradation (&lt;i&gt;tashkik&lt;/i&gt;). Sohrawardi reconna&#238;t donc l'existence de la gradation dans la quiddit&#233;. Sadr&#226; a lui-m&#234;me repris l'id&#233;e de la gradation chez Sohrawardi. Sohrawardi est donc venu ajouter &#224; ces trois types de distinction une quatri&#232;me, la gradation. Cela implique que ce qui distingue deux r&#233;alit&#233;s et ce qui les rapproche constitue une seule et m&#234;me chose. Dans deux lumi&#232;res d'intensit&#233; diff&#233;rente, leur point commun et leur diff&#233;rence r&#233;sident tous deux dans la lumi&#232;re. Sohrawardi consid&#233;rait les lumi&#232;res comme des quiddit&#233;s, position rejet&#233;e par Sadr&#226; qui prouvera l'impossibilit&#233; de l'id&#233;e de gradation dans une quiddit&#233;. Bien que Sohrawardi applique le concept de gradation &#224; la quiddit&#233;, Sabzev&#226;ri le consid&#232;re tout de m&#234;me un adepte de l'unicit&#233; de l'&#234;tre. Cela &#233;tait notamment d&#251; &#224; un penchant personnel pour la conciliation, &#224; la source de tentatives pour justifier et tenter de concilier entre elles les diff&#233;rentes th&#233;ories.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant l'unicit&#233; ou la multiplicit&#233; de l'existence, Sabzev&#226;ri classe ses diff&#233;rentes &#233;coles de pens&#233;e en trois cat&#233;gories : les mystiques dont le plus connu demeure Ibn 'Arabi, les th&#233;oriciens de la multiplicit&#233; de l'&#234;tre, c'est-&#224;-dire l'&#233;cole p&#233;ripat&#233;ticienne, et enfin l'&#233;cole de Moll&#226; Sadr&#226; qui soutient l'id&#233;e d'unit&#233; dans la multiplicit&#233; et de multiplicit&#233; dans l'unit&#233;. Les P&#233;ripat&#233;ticiens acceptent deux types de multiplicit&#233; : verticale, impliquant notamment une id&#233;e de hi&#233;rarchie, et horizontale, relevant du domaine des quiddit&#233;s et n'impliquant pas les id&#233;es de sup&#233;riorit&#233; ou d'inf&#233;riorit&#233;. Les p&#233;ripat&#233;ticiens consid&#232;rent ces multiplicit&#233;s de fa&#231;on compl&#232;tement distincte au niveau de leur existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Sadr&#226;, la multiplicit&#233; pr&#233;sente dans l'unit&#233; est due &#224; la gradation et l'existence de degr&#233;s. De par leur existence, les &#234;tres sont uns. Tous les &#234;tres sont &#233;galement existants, mais les diff&#233;rences existant entre eux r&#233;sident dans la gradation. Par exemple, les mots &#233;crits sont diff&#233;rents de par leur longueur ou par leur sens, mais leur substance est la m&#234;me ; ils sont uniques dans leur existence, ils sont &#233;crits de la m&#234;me encre. Tout l'univers est &#233;crit avec une seule encre, celle de l'existence. D'apr&#232;s Sadr&#226;, les objets que nous voyons autour de nous font partie d'une seule existence dont seules les limites et les fronti&#232;res de niveau diff&#232;rent. Les diff&#233;rences se rapportent donc aux degr&#233;s existentiels d'objets. La diff&#233;rence entre deux choses se situe dans leur faiblesse ou force d'existence. Celui qui est faible manque d'intensit&#233;. La perfection et l'imperfection des &#234;tres sont per&#231;ues &#224; la lumi&#232;re de la th&#233;orie de gradation d'existence. L'un des points fondamentaux de la philosophie transcendantale est donc que la multiplicit&#233; est seulement verticale et r&#233;side dans la gradation. La multiplicit&#233; horizontale est subjective et relative. Les diff&#233;rences dans l'existence r&#233;sident donc dans les diff&#233;rents degr&#233;s d'intensit&#233; ou de faiblesse. Pour l'&#233;cole de Sadr&#226;, m&#234;me cette multiplicit&#233; horizontale est en r&#233;alit&#233; une multiplicit&#233; verticale. Cette sorte de multiplicit&#233; fond&#233;e sur l'intensit&#233; et la gradation ne contredit pas l'id&#233;e d'unit&#233;, elle contribue m&#234;me &#224; l'accentuer. Les degr&#233;s de faiblesse et de force diff&#232;rent d'un &#234;tre &#224; l'autre, mais elle est partag&#233;e dans tout &#234;tre. Cette diff&#233;rence de degr&#233; dans les cat&#233;gories de l'existence cr&#233;e les distinctions dans les d&#233;finitions, les limites, et les fronti&#232;res des objets et des quiddit&#233;s, et provoque la multiplicit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le motif de la lumi&#232;re est &#233;galement employ&#233; par Sadr&#226; pour expliquer la v&#233;rit&#233; de l'existence, mais dans un sens contraire de la philosophie illuminative pour qui la lumi&#232;re est la m&#234;me que l'existence et manque d'une dimension mat&#233;rielle. Chez Sadr&#226;, comme dans les lumi&#232;res faibles et fortes, la diff&#233;rence et la similitude n'est rien d'autre que la lumi&#232;re m&#234;me, la distinction entre deux quiddit&#233;s, une plus faible et l'autre plus forte, est due &#224; leur force ou faiblesse d'existence. De m&#234;me, l'existence est une v&#233;rit&#233; gradu&#233;e dans sa r&#233;alisation. Elle s'explique en termes de force et faiblesse, perfection et d&#233;faut. Ce qui les diff&#233;rencie entre elles est identique &#224; ce qui est commun entre les deux. Ainsi, l'essence de toute chose se d&#233;finit &#224; sa capacit&#233; de recevoir l'existence. La pluralit&#233; n'endommage pas son unit&#233; et simplicit&#233; essentielles, comme la lumi&#232;re, unique mais ayant des rayons. L'existence manifeste ainsi la pluralit&#233; tout en gardant l'unit&#233;. L'existence est une r&#233;alit&#233; indivisible, ind&#233;finissable mais ses degr&#233;s de rayonnement sur des objets cr&#233;ent plusieurs existences, chacune diff&#233;rente de l'autre, et chacune poss&#233;dant une d&#233;finition sp&#233;cifique et certaines caract&#233;ristiques telles que le temps et le lieu. L'existence a besoin de se manifester, et les cr&#233;atures sont ses manifestations.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Moll&#226; Sadr&#226;, &lt;i&gt;Shavahid al-roboubya&lt;/i&gt;, T&#233;h&#233;ran, &#233;d. Soroush, 1996.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Moll&#226; Sadr&#226;, &lt;i&gt;Les Quatre Voyages de l'esprit&lt;/i&gt;, Beyrouth, Maison de revivification de l'h&#233;ritage arabe, 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Sabzev&#226;ri, &lt;i&gt;Commentaire de Manzoumeh&lt;/i&gt;, T&#233;h&#233;ran, &#233;d. Nab, 1992.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Le r&#244;le des Perses dans la construction du canal de Suez</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article815</link>
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		<dc:date>2008-10-01T13:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hoda Sadough</dc:creator>



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&lt;p&gt;Parmi les grands r&#233;alisations humaines ayant contribu&#233; de fa&#231;on significative aux progr&#232;s dans le monde, la construction de canaux maritimes repr&#233;sente un exploit technique qui suscite l'&#233;merveillement. Il est vrai que l'expansion du trafic maritime international ainsi que le d&#233;veloppement de grandes puissances industrielles sont largement li&#233;s &#224; celui des routes maritimes ainsi qu'aux enjeux &#233;conomiques et strat&#233;giques qu'ils repr&#233;sentent. A travers l'histoire, ces passages furent l'objet de conflits (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;N&#176; 35, octobre 2008&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton815-0bdba.jpg?1686647901' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parmi les grands r&#233;alisations humaines ayant contribu&#233; de fa&#231;on significative aux progr&#232;s dans le monde, la construction de canaux maritimes repr&#233;sente un exploit technique qui suscite l'&#233;merveillement. Il est vrai que l'expansion du trafic maritime international ainsi que le d&#233;veloppement de grandes puissances industrielles sont largement li&#233;s &#224; celui des routes maritimes ainsi qu'aux enjeux &#233;conomiques et strat&#233;giques qu'ils repr&#233;sentent. A travers l'histoire, ces passages furent l'objet de conflits entre plusieurs pays cherchant &#224; s'assurer le contr&#244;le de ces endroits strat&#233;giques. Les infrastructures de transports internationaux tels que les ports, a&#233;roports et canaux furent &#233;galement au centre d'importants enjeux g&#233;opolitiques. L'importance g&#233;opolitique du contr&#244;le maritime comme moteur de richesse est d'ailleurs depuis longtemps reconnue au sein de l'histoire du transport international. Le canal de Suez est l'un des passages les plus importants du monde par lequel transite un dixi&#232;me du trafic mondial, notamment le p&#233;trole du golfe Persique &#224; destination de l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le souhait de mettre en place un tel canal permettant d'acc&#233;der plus facilement du Nil &#224; la mer Rouge &#233;tait d&#233;j&#224; pr&#233;sent &#224; l'&#233;poque des pharaons, d&#232;s le d&#233;but du deuxi&#232;me mill&#233;naire av. J.-C. Ces derniers manifest&#232;rent en effet &#224; tour de r&#244;le une volont&#233; de d&#233;velopper les voies maritimes et routi&#232;res. Les grands projets pharaoniques &#233;voqu&#233;s le plus souvent par les historiens de l'&#233;poque sont le forage d'un canal entre le Nil et la Mer Rouge, la formation d'une force navale permettant de participer aux campagnes militaires, ainsi que la cr&#233;ation d'un comptoir pour des marchands ph&#233;niciens et surtout grecs, venus acheter du bl&#233; &#233;gyptien. En effet, durant toute l'Antiquit&#233;, l'Egypte fut le grenier &#224; bl&#233; de la r&#233;gion alors que cette denr&#233;e &#233;tait devenue l'objet d'un commerce maritime.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_430 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L278xH300/815-1-3b8eb.jpg?1686647901' width='278' height='300' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:278px;'&gt;&lt;strong&gt;Carte du canal des Pharaons. En pointill&#233;, on remarque le niveau des eaux du golfe de Suez &#224; l'&#233;poque de S&#233;sostris III.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le canal de Suez permit d&#232;s cette &#233;poque la navigation de l'Europe &#224; l'Asie sans contourner l'Afrique par le cap de Bonne-Esp&#233;rance, diminuant ainsi de moiti&#233; le trajet du golfe Persique &#224; la mer du Nord. Le canal permit ainsi de raccourcir de nombreux trajets maritimes et d'&#233;viter le passage dans certaines zones risqu&#233;es, multipliant ainsi par plus de dix le trafic en M&#233;diterran&#233;e. Les historiens de l'Antiquit&#233; s'accordent sur le fait que le pharaon S&#233;nousret III (1887-1849 av. J.-C.) aurait &#233;t&#233; le premier &#224; avoir tent&#233; de creuser un canal pour relier les lacs amers - qui formaient alors un golfe sur le Nil - &#224; la M&#233;diterran&#233;e. Ayant &#233;t&#233; ensabl&#233; pendant des si&#232;cles, ce canal fut achev&#233; par S&#233;thi Ier et son fils Rams&#232;s II qui r&#233;gn&#232;rent de 1291 &#224; 1213 av. J.-C. Ce canal se d&#233;tachait du Nil &#224; Bubastis - l'actuelle Zagazig -, pour relier le fleuve au grand lac Amer qui &#224; cette &#233;poque lointaine &#233;tait encore ouvert sur la mer Rouge. Cependant les accumulations dunaires isol&#232;rent bient&#244;t le lac et ce fut sous le pharaon N&#233;chao II (-610 &#224; -595), c&#233;l&#232;bre au dire d'H&#233;rodote pour avoir ordonn&#233; une premi&#232;re circumnavigation de l'Afrique, que les travaux de liaison furent &#224; nouveau entrepris. L'objectif principal de N&#233;chao &#233;tait d'emporter de quoi construire les navires n&#233;cessaires pour rejoindre la mer Rouge et se rendre vers les riches rivages du pays de Pount ainsi qu'aux mines du Sina&#239;. D&#232;s le d&#233;but de la d&#233;sobstruction du canal, les ing&#233;nieurs grecs charg&#233;s du projet pr&#233;dirent que la diff&#233;rence de niveau entre la mer Rouge et le d&#233;troit du Nil pourrait conduire &#224; l'inondation de leur territoire. D'autre part, le pharaon, prenant conscience du co&#251;t consid&#233;rable d'une telle r&#233;alisation, d&#233;cida de revenir &#224; sa d&#233;cision. Cette nouvelle tentative conduisit donc de nouveau &#224; un &#233;chec. Avec la prise de l'Egypte par les Ach&#233;m&#233;nides, les travaux prirent un nouvel &#233;lan. Le roi Ach&#233;m&#233;nide Darius le Grand prit la ferme d&#233;cision de mener &#224; son terme le percement du canal. Dynastie r&#233;gnant sur l'empire le plus vaste de l'Antiquit&#233;, les Ach&#233;m&#233;nides reli&#232;rent progressivement la M&#233;sopotamie, la Syrie, l'Egypte, l'Asie Mineure, des &#238;les et villes grecques, ainsi qu'une partie de l'Inde &#224; leur territoire. R&#233;gnant jusqu'&#224; la conqu&#234;te d'Alexandre (-330), les Ach&#233;m&#233;nides contribu&#232;rent &#224; un fort dynamisme &#233;conomique dans cette partie du monde gr&#226;ce &#224; l'essor des liaisons terrestres et maritimes qu'ils avaient encourag&#233;es. En outre, la taille de l'empire avait aussi rendu n&#233;cessaire le d&#233;veloppement des routes commerciales : Darius Ier ordonna la construction des routes afin de faciliter la circulation des caravanes commerciales, des troupes et des inspecteurs du roi. D'autre part, le commerce par voie maritime fut &#233;galement facilit&#233; par le percement du canal de Suez. Les Ach&#233;m&#233;nides visaient tout d'abord &#224; faciliter la circulation de leur troupes car ils pouvaient ainsi sans peine gagner les bords de la m&#233;diterran&#233;e, la mer Noire, l'Asie Mineure ainsi que la mer d'Oman et l'oc&#233;an Indien. D'autre part, le canal simplifiait le trafic des marchandises grecques &#224; destination des pays sous domination perse. En outre, l'Egypte elle-m&#234;me produisait non seulement de nombreuses denr&#233;es, mais &#233;tait &#233;galement le lieu d'entrep&#244;t des produits soudanais et abyssiniens largement import&#233;s dans cet immense empire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ing&#233;nieurs perses parvinrent &#233;galement &#224; persuader les Grecs qu'ils n'allaient pas &#234;tre inond&#233;s si le canal &#233;tait perc&#233;. Avant le percement du canal, aller du golfe Persique en Egypte impliquait de traverser l'Euphrate, la Syrie, la Palestine, et la p&#233;ninsule du Sina&#239; pour enfin arriver en Egypte. Il existait cependant une autre possibilit&#233; qui consistait &#224; passer par le d&#233;sert, cependant, la chaleur insupportable et le manque d'eau en rendait la travers&#233;e quasi-impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats d&#233;pendants de l'empire ach&#233;m&#233;nide &#224; l'&#233;poque de Darius le Grand disposaient non seulement de navires commerciaux, mais &#233;galement de navires militaires qui circulaient en permanence sur les fleuves et les mers. Les plus grands pouvaient transporter de 300 &#224; 500 tonnes, contre 100 &#224; 200 tonnes pour les plus petits qui &#233;taient davantage destin&#233;s aux fleuves tels que le Tigre, l'Euphrate, le Nil et enfin l'Indus. L'essor des liaisons maritimes et terrestres &#233;tait alors devenu un enjeu central pour le maintien de l'unit&#233; du royaume Perse. Le percement du canal de Suez au VIe si&#232;cle av. J.-C. par les Perses fut v&#233;cu comme une victoire notamment c&#233;l&#233;br&#233;e par Darius qui fit graver plusieurs st&#232;les en granit en plusieurs langues dont le vieux persan, le babylonien, l'&#233;gyptien, ou encore l'&#233;lamite akkadien fournissant des explications sur cette r&#233;alisation et qui furent ensuite dispos&#233;es sur les rives du Nil :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;i&gt;Je suis Darius, le Grand roi, le roi des rois, le roi des pays, le fils d'Hystaspes. C'est la royaut&#233; que je tiens et qu'Ahura Mazda m'a donn&#233;e, lui qui est le plus grand des dieux.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Je suis un Perse. En dehors de la Perse, j'ai conquis l'Egypte. J'ai ordonn&#233; ce canal creus&#233; depuis la rivi&#232;re appel&#233;e Nil, qui coule en Egypte &#224; la mer qui commence en Perse. Quand ce canal a &#233;t&#233; creus&#233; comme je l'ai ordonn&#233;, des bateaux sont all&#233;s de l'Egypte jusqu'en Perse, comme je l'ai voulu.&lt;/i&gt;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_431 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L364xH268/815-2-19867.jpg?1686647901' width='364' height='268' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;L'une des premi&#232;res travers&#233;es du canal de Suez, au XIXe si&#232;cle&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Gravure publi&#233;e dans le &#8220;Appleton's Journal of Popular Literature, Science and Art&#8221;, 1869
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;i&gt;Ce qui a &#233;t&#233; fait je l'ai fait par la volont&#233; d'Ahura Mazda. Ahura Mazda m'a apport&#233; de l'aide jusqu'&#224; ce que je fasse le travail. Qu'Ahura Mazda me prot&#232;ge du mal, ainsi que la maison royale et cette terre.&lt;/i&gt;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telles sont les fragments des paroles du roi Darius sur la st&#232;le d&#233;couverte en 1866 &#224; 33 kilom&#232;tres &#224; l'ouest de l'actuel canal. Ce dernier y est d'ailleurs repr&#233;sent&#233; comme un pharaon par&#233; de bijoux selon la tradition &#233;gyptienne. Les repr&#233;sentants des Etats d&#233;pendants sont figur&#233;s en train de s'agenouiller afin de lui rendre hommage. 117 autres inscriptions datant de l'&#233;poque ach&#233;m&#233;nide ont &#233;t&#233; par ailleurs retrouv&#233;es sous forme de st&#232;les et de r&#233;cipients en pierre ou en m&#233;tal. Progressivement ensabl&#233; au cours des si&#232;cles, le canal fut de nouveau r&#233;ouvert et remis en &#233;tat par Ptol&#233;m&#233;e II Philadelphe. L'exploitation ult&#233;rieure du &#034;canal des quatre rois&#034;, comme on l'appelait en souvenir de ses quatre premiers constructeurs Rams&#232;s, N&#233;chao, Darius et Ptol&#233;m&#233;e fut entrecoup&#233;e par de longues p&#233;riodes d'abandon. Ce canal vieux d'un mill&#233;naire fut finalement d&#233;truit en 776 par le calife abbasside Aben-Jafar al-Mansour sous pr&#233;texte de faire un blocus contre les habitants de M&#233;dine et de la Mecque alors r&#233;volt&#233;s, &#233;vitant ainsi le risque d'une attaque.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le canal de Suez &#224; l'&#233;poque contemporaine&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de r&#233;aliser une liaison directe entre la M&#233;diterran&#233;e et la mer Rouge fut r&#233;abord&#233;e en 1798 &#224; la suite de l'exp&#233;dition de Bonaparte en Egypte. Passionn&#233; par une telle entreprise, Ferdinand de Lesseps, obtint en 1854 du vice roi de l'Egypte Sa&#239;d-Pacha l'autorisation de cr&#233;er une compagnie universelle pour r&#233;aliser le percement de l'isthme de Suez et l'exploitation d'un canal entre les deux mers. N&#233; le 19 novembre 1805, il fut nomm&#233; &#224; l'&#226;ge de 27 ans vice-consul de France &#224; Alexandrie. En 1835, alors qu'il &#233;tait consul g&#233;n&#233;ral, Mohamed Ali lui confia l'&#233;ducation de son jeune fils Mohamed Sa&#239;d. Cette occasion permit &#224; Lesseps d'&#233;tablir des liens d'amiti&#233; tr&#232;s &#233;troits avec la famille royale. En 1854, b&#233;n&#233;ficiant de l'appui de Mohammed Sa&#239;d alors nouveau vice roi d'Egypte, il obtint donc le pouvoir exclusif de mettre en place et de diriger la compagnie qui serait charg&#233;e du percement de l'isthme de Suez et de l'exploitation du canal. Les travaux de percement commenc&#232;rent le 25 avril 1859. Quelques ann&#233;es plus tard, le chantier fut interrompu par ordre d'Ism&#226;'&#238;l, devenu le nouveau vice-roi d'Egypte &#224; la mort de Mohammed Sa&#239;d en 1963. Celui-ci estimait que la corv&#233;e impos&#233;e aux ouvriers &#233;gyptiens d&#233;sorganisait la vie rurale de son pays. Cependant, la cr&#233;ation de nouvelles machines &#224; vapeur, dragues et excavatrices permirent la poursuite du chantier, avec seulement 4000 hommes &#224; la place des 20 000 ouvriers des premi&#232;res ann&#233;es. Le 14 ao&#251;t 1869, les eaux de la M&#233;diterran&#233;e rejoignirent celles de la mer Rouge. Malgr&#233; les probl&#232;mes techniques et financiers et en d&#233;pit des difficult&#233;s cr&#233;&#233;es par l'Angleterre qui craignait que la France ne s'ing&#232;re trop dans les affaires de la zone, les travaux furent men&#233;s &#224; bien et le canal fut enfin inaugur&#233; officiellement le 17 novembre 1869 lors d'une c&#233;r&#233;monie pr&#233;sid&#233;e par l'imp&#233;ratrice Eug&#233;nie accompagn&#233;e de Ferdinand de Lesseps. Au cours des premi&#232;res ann&#233;es de l'exploitation du canal, les recettes de la compagnie universelle rest&#232;rent bien inf&#233;rieures aux attentes. L'Egypte connut en cons&#233;quence une situation financi&#232;re difficile et d&#251;t c&#233;der ses 170 000 actions &#224; l'Angleterre en 1875. Les Anglais, ayant adopt&#233; un profil bas durant tout le projet de construction, renforc&#232;rent d&#233;sormais leur position non seulement par une pr&#233;sence militaire massive mais &#233;galement par une proclamation officielle pla&#231;ant l'Egypte sous protectorat britannique. Bien que la domination britannique se perp&#233;tua au-del&#224; de l'ind&#233;pendance de l'Egypte en 1939, elle s'&#233;branla avec l'arriv&#233;e de Gamal Abdel-Nasser qui, avec la nationalisation du canal en 1959, d&#233;clencha une crise diplomatique mondiale. Cette d&#233;cision entra&#238;na l'intervention militaire de la France, du Royaume-Uni et d'Isra&#235;l qui s'&#233;tait vu refus&#233; son droit de passage &#224; la suite de la nationalisation. Les pressions des Etats-Unis et de l'Union Sovi&#233;tique mirent finalement un terme au conflit et les Fran&#231;ais et Britanniques furent contraints de retirer leurs troupes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les bronzes du Lorest&#226;n au mus&#233;e Cernuschi* &#224; Paris</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article814</link>
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		<dc:date>2008-10-01T12:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mireille Ferreira</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Lorest&#226;n, r&#233;gion montagneuse de l'Iran occidental, qui domine les confins de la plaine m&#233;sopotamienne, a livr&#233; au cours du si&#232;cle dernier des milliers de bronzes antiques, dont les plus anciens datent du troisi&#232;me mill&#233;naire avant J.-C. &lt;br class='autobr' /&gt;
Puisant dans les collections publiques et priv&#233;es d'Europe, le mus&#233;e Cernuschi, Mus&#233;e des Arts d'Asie de la Ville de Paris, a pr&#233;sent&#233;, de mars &#224; juin 2008, un ensemble sans pr&#233;c&#233;dent de deux cent trente pi&#232;ces, dont une dizaine de c&#233;ramiques. Cette exposition, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;N&#176; 35, octobre 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton814-95d5d.jpg?1686647901' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Lorest&#226;n, r&#233;gion montagneuse de l'Iran occidental, qui domine les confins de la plaine m&#233;sopotamienne, a livr&#233; au cours du si&#232;cle dernier des milliers de bronzes antiques, dont les plus anciens datent du troisi&#232;me mill&#233;naire avant J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisant dans les collections publiques et priv&#233;es d'Europe, le mus&#233;e Cernuschi, Mus&#233;e des Arts d'Asie de la Ville de Paris, a pr&#233;sent&#233;, de mars &#224; juin 2008, un ensemble sans pr&#233;c&#233;dent de deux cent trente pi&#232;ces, dont une dizaine de c&#233;ramiques. Cette exposition, intitul&#233;e &#034;Bronzes du Lorest&#226;n, Enigmes de l'Iran ancien, 3e-1er mill&#233;naire avant J.-C.&#034; a illustr&#233; la richesse et l'originalit&#233; de cet art m&#233;tallurgique d'une tr&#232;s grande technicit&#233;, qui suscita, au moment de son arriv&#233;e en grand nombre sur le march&#233; de l'art dans les ann&#233;es 1930, tant d'&#233;tonnement et d'enthousiasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exceptionnels entre tous, les bronzes de l'&#226;ge du fer affichent une iconographie exub&#233;rante. Des cr&#233;atures hybrides et composites, g&#233;nies d'une mythologie qu'aucun texte n'&#233;claire, peuplent mors de chevaux, armes, &#233;pingles et idoles. Art sans pareil, la civilisation du Lorest&#226;n resta longtemps dans l'ombre. Il fallut attendre les ann&#233;es 1960 et l'essor de la recherche arch&#233;ologique dans la r&#233;gion pour qu'une partie du voile soit soulev&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;trospective d'une ampleur in&#233;dite clarifie, gr&#226;ce aux contributions des plus grands sp&#233;cialistes en la mati&#232;re, nos connaissances sur cette civilisation &#233;nigmatique et l'histoire de son art.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Pr&#233;sentation &#224; la presse par Nicolas Engel, conservateur du mus&#233;e Cernuschi et (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le mus&#233;e Cernuschi&lt;/h3&gt;&lt;dl class='spip_document_432 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L364xH299/814-1-27003.jpg?1686647901' width='364' height='299' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Le mus&#233;e Cernuschi&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo : Mireille Ferreira
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Henri Cernuschi (1821-1896) est un patriote italien et l'un des trois &#034;h&#233;ros&#034; qui en 1848, lib&#233;ra Milan de l'occupation autrichienne. Il est &#233;lu d&#233;put&#233; de l'&#233;ph&#233;m&#232;re R&#233;publique romaine (1848-1849). A la chute de celle-ci, il se r&#233;fugie en France. Ses d&#233;buts sont difficiles mais peu &#224; peu, il se b&#226;tit une r&#233;putation d'&#233;conomiste notamment &#224; la suite de la publication en 1865 des &#034;M&#233;canismes de l'&#233;change&#034;. Des conseils &#224; des investisseurs et des participations dans diverses affaires lui permettent d'acqu&#233;rir une fortune &#233;valu&#233;e &#224; la fin du Second Empire &#224; deux millions de francs-or.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_433 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L162xH333/814-2-6f861.jpg?1686647901' width='162' height='333' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:162px;'&gt;&lt;strong&gt;Idole en bronze - Age du fer II - Munich, Archa&#246;logische Staatssammlung&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;R&#233;publicain convaincu, il acquiert le journal &#034;Le Si&#232;cle&#034; et donne deux mille francs-or sur les deux mille deux cents rassembl&#233;s par le comit&#233; contre le r&#233;f&#233;rendum sur l'Empire en 1869.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Banni en Suisse mais pr&#233;venu de la chute de l'Empire par Gambetta, il revient imm&#233;diatement &#224; Paris et assiste &#224; la proclamation de la Troisi&#232;me R&#233;publique &#224; l'h&#244;tel de Ville, le 4 septembre 1870. Le lendemain, le ministre Emmanuel Arago (1812-1896) lui remet son acte de naturalisation fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_434 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L159xH431/814-3-3c0e2.jpg?1686647901' width='159' height='431' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:159px;'&gt;&lt;strong&gt;Idole en bronze - Age du fer II - Munich, Arch&#228;ologische Staatssammlung&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Profond&#233;ment marqu&#233; par les &#233;v&#233;nements dramatiques de la Commune et plus particuli&#232;rement par l'ex&#233;cution de Gustave Chaudey, maire du IXe arrondissement et son collaborateur au &#034;Si&#232;cle&#034;, il part faire le tour du monde en compagnie du jeune critique d'art, Th&#233;odore Duret (1838-1927), de septembre 1871 &#224; janvier 1873.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de son s&#233;jour au Japon et en Chine, il acquiert avec un sens esth&#233;tique indiscutable, environ quatre mille &#339;uvres d'art qui constitueront le c&#339;ur de sa collection. A son retour, cet ensemble exceptionnel, en particulier plusieurs milliers de bronzes de toutes &#233;poques, est expos&#233; au Palais de l'Industrie &#224; l'Exposition orientaliste (ao&#251;t 1873-janvier 1874).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_435 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L207xH433/814-4-1d659.jpg?1686647901' width='207' height='433' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:207px;'&gt;&lt;strong&gt;Situle en bronze - Age du fer II - Mus&#233;e du Louvre (Don J. et P. David-Weill, 1972)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, Henri Cernuschi ach&#232;te la derni&#232;re parcelle non b&#226;tie sur l'avenue Velasquez, &#224; l'or&#233;e du parc Monceau et confie &#224; l'architecte William Bouwens van der Boijen (1834-1907) l'&#233;dification d'un petit h&#244;tel particulier dont l'architecture s'apparente plus au style n&#233;oclassique qui avait cours en Italie du Nord vers 1840, qu'&#224; l'esth&#233;tique hausmanienne. Au c&#339;ur du b&#226;timent, un grand bouddha de bronze trouv&#233; &#224; Meguro, aujourd'hui quartier de Tokyo, domine une tr&#232;s belle salle &#233;clair&#233;e par une haute baie centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa nouvelle demeure, Henri Cernuschi m&#232;ne une vie mondaine, fr&#233;quentant les &#233;lites de son temps. Apr&#232;s avoir l&#233;gu&#233; son h&#244;tel et ses objets asiatiques &#224; la Ville de Paris, il meurt &#224; Menton en 1896. Non incluses dans le legs, les &#339;uvres occidentales, pour la plupart de la Renaissance italienne, acquises en bloc &#224; Milan en 1873, ont &#233;t&#233; vendues par les h&#233;ritiers au d&#233;but du XXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inaugur&#233; le 26 octobre 1898, le mus&#233;e s'enorgueillit toujours de plusieurs bronzes archa&#239;ques chinois et japonais et de statues animali&#232;res qui furent l'une des sources du Japonisme de la fin du XIXe si&#232;cle.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Texte &#233;dit&#233; dans le livret de pr&#233;sentation du Mus&#233;e Cernuschi.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_444 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L177xH323/814-5-cc450.jpg?1686647901' width='177' height='323' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:177px;'&gt;&lt;strong&gt;Lame de hallebarde en bronze - Age du fer IIB - Zurich, mus&#233;e Rietberg, acq. Paris, 1933&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Engel, conservateur du mus&#233;e Cernuschi et commissaire de l'exposition des Bronzes du Lorest&#226;n, nous explique qu'&#224; partir de 1920, les directeurs qui se sont succ&#233;d&#233; &#224; la t&#234;te de ce mus&#233;e orient&#232;rent les collections permanentes sur les antiquit&#233;s chinoises, dat&#233;es de 3000 avant J.-C. jusqu'au XIIIe si&#232;cle. Le reste des collections, notamment celles du Japon et du Vietnam, acquises ult&#233;rieurement, ainsi que les peintures chinoises contemporaines, furent rel&#233;gu&#233;es dans les r&#233;serves du mus&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les expositions temporaires permettent de sortir r&#233;guli&#232;rement ces collections des r&#233;serves. Elles ont aussi pour objectif d'int&#233;resser le public &#224; des parties du monde asiatique autres que l'Extr&#234;me-Orient. Ce peut &#234;tre, par exemple, une exposition sur l'Inde, alors que le mus&#233;e Cernuschi ne poss&#232;de quasiment aucune pi&#232;ce indienne, ou sur l'h&#233;ritage russe qui a influenc&#233; toute la bande m&#233;ridionale des ex-r&#233;publiques sovi&#233;tiques d'Asie centrale et du Caucase, ce qu'il est convenu d'appeler l'art des steppes. C'est dans ce cadre &#233;galement que l'exposition &#034;Les Perses sassanides, fastes d'un empire oubli&#233;&#034; &lt;i&gt;(224 apr&#232;s J.-C.-642)&lt;/i&gt; avait &#233;t&#233; organis&#233;e de septembre &#224; d&#233;cembre 2006, en collaboration avec le Mus&#233;e du Louvre.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='En marge des deux expositions des Perses Sassanides et des Bronzes du (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_437 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L290xH265/814-6-f7624.jpg?1686647901' width='290' height='265' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:290px;'&gt;&lt;strong&gt;Mors en bronze - Age du fer II - British Museum, legs Oscar Charles Raphael, 1945&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le mus&#233;e Cernuschi pr&#233;sentera, au printemps 2009, un ensemble de peintures japonaises ex&#233;cut&#233;es entre le milieu du XVIIe si&#232;cle et le milieu du XIXe si&#232;cle, appartenant &#224; la collection Idemitsu (Japon). L'exposition suivante sera toute enti&#232;re compos&#233;e de peintures chinoises appartenant au mus&#233;e Cernuschi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les bronzes du Lorest&#226;n au mus&#233;e Cernuschi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans de nombreux mus&#233;es de France, il y a eu une sorte de mode, un go&#251;t pour la comparaison, avec l'id&#233;e pour le mus&#233;e Cernuschi de comparer les bronzes chinois de sa collection avec ceux de la Mongolie et de la Sib&#233;rie et des bronzes d&#233;couverts en Iran, donc dans une partie plus occidentale de l'Asie.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_438 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L124xH400/814-7-a1093.jpg?1686647901' width='124' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:124px;'&gt;&lt;strong&gt;Epingle en bronze - Age du fer - Khorram&#226;b&#226;d, Mus&#233;e arch&#233;ologique du Lorest&#226;n, photo : M. Ferreira&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Avant 1930, hormis un exemplaire acquis dans les ann&#233;es 1910 par le British Museum, on trouvait peu de ces bronzes sur le march&#233;. Une pi&#232;ce acquise par Cernuschi en 1927 avait &#233;t&#233; attribu&#233;e &#224; la Cappadoce ou &#224; l'Arm&#233;nie, en aucun cas &#224; l'Iran. Ce n'est que dans les ann&#233;es 1930, &#224; l'occasion de fouilles clandestines locales - apparemment cons&#233;cutives &#224; une d&#233;couverte faite par hasard dans la r&#233;gion - dont les produits arrivaient sur le march&#233; occidental, que la rumeur a fait dire que ces bronzes &#233;taient originaires de la province iranienne du Lorest&#226;n. Andr&#233; Godard, qui travaillait &#224; cette &#233;poque pour les antiquit&#233;s iraniennes, avait organis&#233; une exp&#233;dition dans cette r&#233;gion et avait pu confirmer, dans une publication datant de 1931 - la premi&#232;re sur le sujet - l'origine des bronzes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette exposition pr&#233;sentait les soixante-quinze bronzes du Lorest&#226;n appartenant au mus&#233;e Cernuschi, acquis dans les ann&#233;es 1950 et 1960, et qui sortaient pour la premi&#232;re fois des r&#233;serves. Ils furent compl&#233;t&#233;s pour l'occasion par des emprunts. Pour les r&#233;unir, Nicolas Engel fit appel &#224; des mus&#233;es et des particuliers. Les bronzes emprunt&#233;s pour l'exposition venaient tous des collections d'Europe o&#249; on les trouve en tr&#232;s grand nombre. Chaque bronze &#233;tant unique, car fabriqu&#233; &#224; la cire perdue, les emprunts peuvent &#234;tre multipli&#233;s pour obtenir toute une s&#233;rie diff&#233;renci&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Typologie des bronzes du Lorest&#226;n&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En raison de leur anciennet&#233;, aucun texte n'existe sur les bronzes du Lorest&#226;n, pas m&#234;me en M&#233;sopotamie, avec laquelle pourtant on sait que des &#233;changes ont eu lieu. On n'a donc pu que faire des suppositions sur leur signification, &#224; partir de leur iconographie d'une part, et du fait qu'ils ont &#233;t&#233; trouv&#233;s dans des s&#233;pultures et des sanctuaires, d'autre part. C'est ainsi qu'on a nomm&#233; &lt;i&gt;idoles&lt;/i&gt; les bronzes &#224; forme humaine, animale ou fantastique, plac&#233;s sur des supports tubulaires, sans en conna&#238;tre leur nature v&#233;ritable. Les &#233;pingles surmont&#233;es d'une t&#234;te d&#233;cor&#233;e et les t&#234;tes de haches &#224; digitations miniatures trouv&#233;es dans des sanctuaires, sont suppos&#233;es &#234;tre des ex-voto.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_443 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L296xH97/814-8-a327d.jpg?1686647901' width='296' height='97' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:296px;'&gt;&lt;strong&gt;Lame de hache &#224; digitations en bronze - Age du fer II - Francfort-sur-le-Main, Mus&#233;e Arch&#233;ologique&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;On sait que les &lt;i&gt;bronzes canoniques&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire ceux datant de l'&#226;ge du fer&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='On distingue quatre p&#233;riodes dans l'&#226;ge du fer : Age du fer IA (1300-1150 av. (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et r&#233;pondant &#224; des caract&#233;ristiques iconographiques ou &#034;canons&#034;, n'existaient qu'au Lorest&#226;n iranien. Ce sont ceux qui sont arriv&#233;s dans les ann&#233;es 1930 en Europe et aux Etats-Unis. On a d'abord pens&#233; que tout le Lorest&#226;n avait produit ce type de bronzes, mais lorsque les r&#233;sultats des fouilles des ann&#233;es 1970, notamment celles faites par une &#233;quipe de chercheurs belges dirig&#233;e par Louis Vanden Berghe, arch&#233;ologue de l'universit&#233; de Gand, ont &#233;t&#233; connus, on s'est rendu compte qu'il existait d'autres types de bronzes, pas aussi complexes et extravagants, d'un style naturaliste plus simple, datant de l'&#226;ge du bronze.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bronzes, dont certains, comme les &#233;pingles, les bracelets et les hallebardes sont en r&#233;alit&#233; compos&#233;s de bronze et de fer, sont tr&#232;s vari&#233;s. Outre les objets cit&#233;s pr&#233;c&#233;demment, les fouilles ont mis au jour des mors d'attelage, des ornements (bracelets de cheville et bagues), des figurines (certaines en cuivre et bronze) des situles (ou gobelets). De nombreuses c&#233;ramiques accompagnaient ces d&#233;couvertes ainsi que des &#233;p&#233;es ou des poignards en fer au pommeau d&#233;cor&#233; d'&#233;l&#233;ments zoomorphes et anthropomorphes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme de &#034;bronzes canoniques&#034; d&#233;signe les bronzes travaill&#233;s de l'&#226;ge du fer, juste ant&#233;rieurs &#224; la dynastie ach&#233;m&#233;nide. Leur production s'est arr&#234;t&#233;e vers -700, certainement parce que le plateau iranien a &#233;t&#233;, &#224; la fin du deuxi&#232;me mill&#233;naire et au premier mill&#233;naire, occup&#233; par des populations indo-europ&#233;ennes, qui n'avaient pas le m&#234;me type de vie, les m&#234;mes codes esth&#233;tiques. L'empire ach&#233;m&#233;nide, en englobant ces diverses r&#233;gions, a certes repris certains &#233;l&#233;ments, comme les arts r&#233;gionaux mais, apparemment, la population originelle s'est assimil&#233;e &#224; la population iranienne.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_441 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L124xH401/814-10-8c050.jpg?1686647901' width='124' height='401' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:124px;'&gt;&lt;strong&gt;Disque en bronze - Age du fer II ou d&#233;but du III - British Museum, acq 1955, anc. coll. E.T. Safani&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sauvegarde des objets arch&#233;ologiques au Lorest&#226;n&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res fouilles &#233;taient d&#233;sordonn&#233;es car elles &#233;taient le produit d'un pillage syst&#233;matique des n&#233;cropoles organis&#233; et contr&#244;l&#233; localement. Le Lorest&#226;n &#233;tait, au d&#233;but du XXe si&#232;cle, difficile d'acc&#232;s pour les arch&#233;ologues &#233;trangers. Les premiers bronzes parvenus entre les mains des chercheurs &#233;taient ceux offerts par le gouvernement, qui autorisait les marchands d'antiquit&#233;s ou les exp&#233;ditions arch&#233;ologiques officielles &#224; conserver leurs trouvailles. Depuis cette &#233;poque, les choses ont chang&#233;, des lois s&#233;v&#232;res prot&#232;gent dor&#233;navant l'h&#233;ritage culturel iranien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, il n'existe pas de fouilles syst&#233;matiques dans le Lorest&#226;n, seules des fouilles de sauvegarde sont effectu&#233;es &#224; l'occasion de travaux sur les sites signal&#233;s contenir des objets arch&#233;ologiques. Ces objets sont conserv&#233;s localement. Une tr&#232;s belle collection en est visible au mus&#233;e arch&#233;ologique du Lorest&#226;n install&#233; dans la forteresse Falak-ol-Afl&#226;k de Khorram&#226;b&#226;d.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En guise de conclusion, nous adresserons &#224; nos lecteurs un conseil d'ami : si vous poss&#233;dez un de ces jolis bronzes du Lorest&#226;n, v&#233;rifiez bien qu'il ne s'agisse pas d'un pastiche comme en furent fabriqu&#233;s, au moment de la mise sur le march&#233; en tr&#232;s grand nombre de ces vestiges d'un temps lointain. Ce peut &#234;tre une idole fix&#233;e &#224; un support en ins&#233;rant une &#233;pingle surmont&#233;e d'une t&#234;te de canard, ou bien des fragments d'idole fix&#233;s sur un r&#233;cipient, ou encore une copie pure et simple issue des quelques fabriques de T&#233;h&#233;ran qui en produisaient au milieu du XXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_442 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L278xH370/814-11-9f90a.jpg?1686647901' width='278' height='370' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:278px;'&gt;&lt;strong&gt;La salle du grand Bouddha du mus&#233;e Cernuschi&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Si c'est le cas, consolez-vous en vous disant que pratiquement tous les mus&#233;es du monde ont acquis, sans le savoir, quelques-uns de ces pastiches. Si ce n'est pas le cas, vous avez bien de la chance.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;* Prononcer &#034;chernouski&#034;, &#224; l'italienne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pr&#233;sentation &#224; la presse par Nicolas Engel, conservateur du mus&#233;e Cernuschi et commissaire de l'exposition.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Texte &#233;dit&#233; dans le livret de pr&#233;sentation du Mus&#233;e Cernuschi.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En marge des deux expositions des Perses Sassanides et des Bronzes du Lorest&#226;n, le public &#233;tait convi&#233; &#224; &#233;couter des lectures du &lt;i&gt;Sh&#226;hn&#226;meh&lt;/i&gt; (Le Livre des Rois) du po&#232;te iranien Ferdowsi, par Annie Rauzier, conteuse.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On distingue quatre p&#233;riodes dans l'&#226;ge du fer :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Age du fer IA (1300-1150 av. J.-C.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Age du fer IB/IIA (1150-900 av. J.-C.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Age du fer IIB (900-800/750 av. J.-C.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Age du fer III (800-650 av. J.-C.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#226;ge du bronze se situe vers 3100-1300 av. J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La situation sociopolitique de l'Iran lors du premier mandat du pr&#233;sident Mohammad Kh&#226;tami (1997-2001) (I)*</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article813</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article813</guid>
		<dc:date>2008-10-01T11:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Amir &#194;chofteh Tehr&#226;ni</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;De la R&#233;volution constitutionaliste de 1906 &#224; la R&#233;volution islamique, en passant par Mossadegh, l'Iran a souvent innov&#233; en politique et il semble que la dynamique en cours au sein du courant islamique et de la jeunesse ne puisse pas &#234;tre expliqu&#233;e par une simple opposition - par ailleurs bien r&#233;elle et souvent violente - entre &#034;conservateurs&#034; et &#034;r&#233;formateurs&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lors de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de mai 1997 (1376), l'ensemble des &#233;lecteurs avaient vot&#233; &#224; plus de 70% pour M. Kh&#226;tami, montrant &#224; l'&#233;poque (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;N&#176; 35, octobre 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton813-d2c8e.jpg?1686647901' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De la R&#233;volution constitutionaliste de 1906 &#224; la R&#233;volution islamique, en passant par Mossadegh, l'Iran a souvent innov&#233; en politique et il semble que la dynamique en cours au sein du courant islamique et de la jeunesse ne puisse pas &#234;tre expliqu&#233;e par une simple opposition - par ailleurs bien r&#233;elle et souvent violente - entre &#034;conservateurs&#034; et &#034;r&#233;formateurs&#034;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Bernard Hourcade et Nicolas Schwaller, Les Cahiers de l'Orient, 2000, No.60, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de mai 1997 (1376), l'ensemble des &#233;lecteurs avaient vot&#233; &#224; plus de 70% pour M. Kh&#226;tami, montrant &#224; l'&#233;poque une forte homog&#233;n&#233;isation de l'&#233;lectorat iranien. Par la suite, la participation d'un peu moins de 27 millions d'&#233;lecteurs sur un total de 38 millions (soit 69% du total) lors des &#233;lections l&#233;gislatives du 28 f&#233;vrier 2000 visant &#224; &#233;lire le 6&#232;me parlement iranien (&lt;i&gt;Majles&lt;/i&gt;) t&#233;moigne donc d'une forte mobilisation. Si&#226;vash Gh&#226;zi, Bernard Hourcade et Nicolas Schwaller ont minutieusement analys&#233; les r&#233;sultats des &#233;lections l&#233;gislatives et la composition du nouveau parlement. Selon les donn&#233;es sociologiques pr&#233;sent&#233;es par le premier auteur, les nouveaux parlementaires &#233;lus &#233;taient plus jeunes, avaient un niveau d'&#233;tude plus &#233;lev&#233; et &#233;taient en majorit&#233; fonctionnaires. Dans le sixi&#232;me &lt;i&gt;Majles&lt;/i&gt;, le nombre de d&#233;put&#233;s religieux et des femmes a &#233;galement diminu&#233; par rapport au pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un r&#233;formateur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections l&#233;gislatives ayant consacr&#233; la victoire des r&#233;formateurs &#224; une grande majorit&#233;, le pr&#233;sident Kh&#226;tami disposa d&#232;s lors de leviers suffisants pour mettre en place les r&#233;formes &#233;conomiques tant attendues par la population. Celle-ci faisait face &#224; une d&#233;t&#233;rioration de son pouvoir d'achat depuis la r&#233;volution - ph&#233;nom&#232;ne qui s'est consid&#233;rablement accentu&#233; depuis -, l'obligeant &#224; cumuler les emplois pour survivre, &#224; laquelle venait s'ajouter le peu de perspectives en mati&#232;re d'emplois (le taux de ch&#244;mage officiel &#224; 13% &#233;tant largement sous-&#233;valu&#233;), plus particuli&#232;rement des jeunes (40% de la population a moins de 14 ans). Or, r&#233;former l'&#233;conomie iranienne s'av&#233;rait &#234;tre une t&#226;che gigantesque pour quatre raisons : il fallait tout d'abord parvenir &#224; un consensus politique et social pour soutenir ces r&#233;formes, d&#233;finir quelles orientations donner &#224; ces derni&#232;res, le rythme selon lequel elles seraient mises en place et enfin l'ordre appropri&#233; pour les appliquer.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Thierry Coville, &#034;Comment r&#233;former une &#233;conomie renti&#232;re ?&#034;, Les Cahiers de (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le courant r&#233;formateur &#233;tait tr&#232;s loin de se limiter au champ de l'islam politique : il ancrait le d&#233;bat dans le cadre de la R&#233;publique islamique, mais englobait &#233;galement de fait toute la vie politique et sociale. Nous pouvons m&#234;me nous interroger sur la profondeur et l'ampleur r&#233;els du soutien populaire &#224; ce mouvement de r&#233;forme en islam, qui trouve ses racines profondes chez les compagnons de route et disciples de l'imam Khomeiny qui avait lui m&#234;me ouvert la voie, m&#234;me si la notion de &#034;r&#233;forme&#034; s'inscrivait &#224; l'&#233;poque dans un contexte tr&#232;s diff&#233;rent. Les nouvelles g&#233;n&#233;rations, n&#233;es apr&#232;s la r&#233;volution n'&#233;taient &#233;galement pas aussi motiv&#233;es pour r&#233;former un islam chiite.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Hourcade Bernard et Schwaller, Nicolas, &#034;Iran : Entre consensus et (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lection en 1997 du pr&#233;sident Kh&#226;tami avait suscit&#233; un grand espoir dans la population iranienne pour un changement politique, juridique, &#233;conomique et culturel en profondeur. Cependant, apr&#232;s quatre ans, la d&#233;sillusion semblait &#233;clipser l'enthousiasme r&#233;formiste. Trois ans apr&#232;s son investiture, et face aux nombreuses tentatives visant &#224; d&#233;ployer toutes les dispositions - l&#233;gales et arbitraires - pour le fragiliser et d&#233;stabiliser, le pr&#233;sident Kh&#226;tami s'adressa au peuple pour d&#233;fendre le bilan des premi&#232;res ann&#233;es de sa pr&#233;sidence, tout en rejetant la responsabilit&#233; de certaines lacunes dans l'application de son programme sur les traditionalistes. Il pouvait &#233;galement afficher un bilan assez positif sur le plan de la politique &#233;trang&#232;re.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Ki&#226;n-Thi&#233;baut, Az&#226;deh, &#034;Un tour d'horizon&#034;, Les Cahiers de L'Orient, 2000, (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les victoires &#233;lectorales de Mohammad Kh&#226;tami en 1997 puis en 2001 ont &#233;t&#233; possibles gr&#226;ce &#224; l'&#233;tablissement d'un consensus avec une grande partie des forces soutenant le pouvoir cl&#233;rical. M. Kh&#226;tami, religieux et r&#233;formateur incontest&#233;, &#233;tait, en effet, un personnage providentiel pour les r&#233;formateurs mais aussi pour les conservateurs. Il leur offrait une solution honorable et ma&#238;tris&#233;e dans le temps, pour sortir de la &#034;r&#233;volution&#034; religieuse et stabiliser la R&#233;publique islamique. Pour les forces critiques &#224; l'&#233;gard du bilan de la R&#233;publique islamique, Mohammad Kh&#226;tami a offert une opportunit&#233; inesp&#233;r&#233;e mais fragile, pour non pas renverser le syst&#232;me islamique, mais pour ouvrir un d&#233;bat sur ce que pourrait &#234;tre l'Iran du XXIe si&#232;cle, en prenant en compte toutes les dynamiques de ce pays y compris l'islam, l'identit&#233; nationale et la modernit&#233;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Bernard Hourcade et Nicolas Schwaller, &#034;Iran : Entre consensus et rupture&#034;, (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Sa premi&#232;re &#233;lection en mai 1997 contribua donc &#224; intensifier les d&#233;bats sur la n&#233;cessit&#233; de l'institutionnalisation de l'Etat de droit et le renforcement de la soci&#233;t&#233; civile. Cependant, les questions relatives &#224; la d&#233;mocratisation &#233;conomique sont demeur&#233;es quasi absentes de ces d&#233;bats centr&#233;s exclusivement sur la d&#233;mocratisation politique, comprenant notamment les th&#232;mes de l'institutionnalisation de la pluralit&#233; et des libert&#233;s individuelles et sociales, le multipartisme, la cr&#233;ation libre d'associations, ou encore d'une presse ind&#233;pendante.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Ki&#226;n-Thi&#233;baut, Az&#226;deh, &#034;Entre d&#233;veloppement stato-centr&#233; et d&#233;mocratisation (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_445 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L349xH470/813-1-938ac.jpg?1686647901' width='349' height='470' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:349px;'&gt;&lt;strong&gt;M. Kh&#226;tami lors d'une visite officielle en &#201;gypte&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:349px;'&gt;Photo : Iman Mirabz&#226;deh Ardak&#226;ni
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Si, lors de son premier mandat (1997-2001), M. Kh&#226;tami a multipli&#233; les d&#233;clarations de tol&#233;rance tout en affirmant sa volont&#233; de replacer le pays sur la sc&#232;ne internationale, leur application a n&#233;anmoins &#233;t&#233; bloqu&#233;e par le 5&#232;me &lt;i&gt;Majles&lt;/i&gt; &#224; majorit&#233; conservatrice et les instances religieuses du pouvoir. Le d&#233;but de sa pr&#233;sidence a &#233;galement &#233;t&#233; de pair avec une certaine &#034;ouverture&#034; permettant de d&#233;battre sur presque tous les sujets, y compris ceux qui sont rest&#233;s tabous pendant longtemps comme les relations avec l'ennemi par excellence : les Etats-Unis - ouverture qui n'a &#233;t&#233; cependant que de courte dur&#233;e.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='Bellemare, Michel, Les Cahiers de l'Orient, 2000, No.60, p.40.' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Cependant, de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, la censure frappant les cr&#233;ations culturelles et artistiques fut largement lev&#233;e, gr&#226;ce &#224; la politique pluraliste par 'Ataollah Moh&#226;jer&#226;ni qui fut le ministre de la Culture et de la Guidance islamique lors des premi&#232;res ann&#233;es de la pr&#233;sidence de Kh&#226;tami, et la mise en place, sur le plan international, d'une politique de &#034;dialogue entre les civilisations&#034;. La journaliste Delphine Minoui a &#233;galement montr&#233; comment, durant ces quelques ann&#233;es, les femmes, la&#239;ques comme religieuses, profitant de l'ouverture culturelle, ont r&#233;ussi &#224; s'imposer sur la sc&#232;ne artistique (cin&#233;ma, th&#233;&#226;tre, &#233;criture, peinture, musique) faisant de la culture non seulement un nouvel espace de d&#233;bat, mais &#233;galement d'&#233;mancipation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu avant son &#233;lection, les r&#233;sultats des &#233;lections l&#233;gislatives du 5&#232;me parlement en 1996 ont d&#233;montr&#233;, pour la premi&#232;re fois, l'arriv&#233;e timide d'une nouvelle force politique, en l'occurrence les femmes et les jeunes, jusqu'alors exclus, de facto, de la sc&#232;ne sociopolitique. Mais on &#233;tait encore loin d'imaginer les r&#233;sultats de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 1997. En effet, lors de cet &#233;v&#233;nement, les Iraniens ont vot&#233; pour un candidat ayant un discours plus culturel qu'&#233;conomique.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='Amir-Ebr&#226;himi, Masserat, &#034;Une R&#233;volution et deux jeunesses&#034;, Les Cahiers de (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1997, les jeunes de 15 &#224; 24 ans, qui constituaient 20% de la population totale du pays&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='appendix' title='R&#233;sultats du recensement national de 1996.' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , &#233;taient les principaux piliers des changements socio-politiques. Pendant la campagne &#233;lectorale, les jeunes et m&#234;me les adolescents de moins de 15 ans, dans tous les quartiers et parmi toutes les couches sociales, ont particip&#233; massivement &#224; la campagne en faveur de Mohammad Kh&#226;tami, collant et distribuant avec enthousiasme ses affiches et son programme &#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un lourd programme de r&#233;formes &#233;conomiques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'un point de vue &#233;conomique, le programme de M. Kh&#226;tami visait &#224; favoriser une double transition : il s'agissait d'encourager tout d'abord l'&#233;volution d'une &#233;conomie p&#233;troli&#232;re vers une &#233;conomie moins d&#233;pendante de l'exploitation de cette mati&#232;re premi&#232;re pour &#224; terme passer d'une &#233;conomie &#224; caract&#232;re centralis&#233; o&#249; l'Etat a un poids excessif, vers une &#233;conomie de march&#233;. Mener une politique visant la mise en place d'une &#233;conomie de march&#233; et une moindre d&#233;pendance p&#233;troli&#232;re constituait un retournement dans l'histoire de l'Iran moderne ; le d&#233;veloppement &#233;conomique ayant &#233;t&#233; induit par l'exploitation du p&#233;trole et le r&#244;le moteur de l'Etat dans l'&#233;conomie. L'un des objectifs visait ainsi &#224; permettre &#224; l'appareil productif de devenir plus comp&#233;titif et &#224; arriver &#224; d&#233;velopper ses exportations dans le secteur non p&#233;trolier.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='appendix' title='Coville, Thierry, &#034;Comment r&#233;former une &#233;conomie renti&#232;re ?&#034;, Les Cahiers de (...)' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, l'&#233;lection le 30 mai 2000 &#224; la pr&#233;sidence du 6&#232;me &lt;i&gt;Majles&lt;/i&gt; de l'ayatollah Mehdi Karroubi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='appendix' title='M. Karroubi est une personnalit&#233; religieuse tr&#232;s connue qui exer&#231;a cette (...)' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; mit clairement en &#233;vidence les dynamiques et contradictions d'un Iran en p&#233;riode de transition entre despotisme et r&#233;publique. D'une part, le mouvement en faveur des reformes, tr&#232;s largement majoritaire, s'affirma dans les institutions politiques et d'autre part, des concessions furent faites aux courants conservateurs afin de continuer &#224; g&#233;rer le pays par consensus, comme ce fut le cas pendant vingt ans.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='appendix' title='Hourcade, Bernard et Schwaller, Nicolas, Les cahiers de l'Orient, 2000, (...)' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Ces contradictions furent largement r&#233;v&#233;l&#233;es par l'&#233;lection d'un 6&#232;me &lt;i&gt;Majles&lt;/i&gt; clairement conservateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan &#233;conomique, le bilan du premier mandat de Kh&#226;tami fut largement n&#233;gatif : l'inflation et le taux de ch&#244;mage demeur&#232;rent &#224; un niveau tr&#232;s &#233;lev&#233;, les investissements dans le secteur priv&#233; rest&#232;rent &#224; un niveau tr&#232;s insuffisant, et l'&#233;cart entre les classes les plus favoris&#233;es et les plus d&#233;munies continua &#224; augmenter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ministres et conseillers &#233;conomiques du pr&#233;sident Kh&#226;tami se divisaient entre partisans et d&#233;tracteurs d'une v&#233;ritable politique de privatisation. A titre d'exemple, Hossein Nam&#226;zi, ministre de l'Economie et des Finances (&#233;galement ministre de l'Economie sous Moussavi) se posa comme l'ap&#244;tre d'une &#233;conomie statocentr&#233;e tandis que Mohsen Nourbakhsh, directeur de la Banque centrale et plusieurs fois ministre de l'Economie et des Finances, &#233;tait favorable &#224; l'&#233;conomie de march&#233;. Rajabali Mazrou'i, conseiller &#233;conomique du Pr&#233;sident et d'ob&#233;dience de gauche islamique et Mohammad Satarifar, ancien conseiller &#233;conomique de M. Moussavi, &#233;taient contre la lib&#233;ralisation &#233;conomique, tandis que Massoud Roghani-Zanj&#226;ni, ancien directeur de l'Organisation du Plan et du Budget y &#233;tait favorable.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='appendix' title='&#034;Mahfel-e n&#226;hamgoun&#034; (Groupe h&#233;t&#233;rog&#232;ne), Eqtes&#226;d-e Ir&#226;n, Vol. I., No.6, juin (...)' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Parmi les r&#233;formateurs &#233;lus aux derni&#232;res l&#233;gislatives, une partie importante, notamment d'ob&#233;dience de gauche islamique, approuvait une &#233;conomie stato-centr&#233;e, d'autant que plus de 43% des &#233;lus du sixi&#232;me parlement &#233;taient alors fonctionnaires.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb14' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir l'article de Si&#226;vash Gh&#226;zi dans ce m&#234;me num&#233;ro.' id='nh14'&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;lection municipale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'&#233;lection &#224; la pr&#233;sidence de Mohammad Kh&#226;tami en mai 1997, les &#233;lections municipales de f&#233;vrier 1999 permirent &#224; l'ensemble de la population de participer, pour la premi&#232;re fois, au pouvoir local. D&#233;sormais la citoyennet&#233; - un homme (une femme) une voix - devint une donn&#233;e irr&#233;ductible de la politique iranienne. Dans ce contexte, la domination des r&#233;formateurs, lors des &#233;lections l&#233;gislatives, du 6&#232;me parlement islamique en f&#233;vrier-mai 2000, ne consacra pas le triomphe politique de la soci&#233;t&#233; civile, mais l'aboutissement &#233;lectoral logique de ph&#233;nom&#232;nes sociaux et culturels li&#233;s &#224; l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233; iranienne ou mondiale.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb15' class='spip_note' rel='appendix' title='Hourcade, Bernard et Schwaller, Nicolas, &#034;Iran : Entre Consensus et (...)' id='nh15'&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les recettes budg&#233;taires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au deuxi&#232;me trimestre de 1999, les recettes budg&#233;taires enregistr&#232;rent une hausse de pr&#232;s de 30% en glissement annuel, alors qu'elles avaient diminu&#233; de 15,5% au premier trimestre. De m&#234;me, les exportations, en glissement annuel, augment&#232;rent de 15% au deuxi&#232;me trimestre de 1999, alors qu'elles avaient diminu&#233; de pr&#232;s de 20% au trimestre pr&#233;c&#233;dent. Il faut &#233;galement pr&#233;ciser qu'il n'existait pas de consensus dans la mouvance kh&#226;tamiste &#224; ce sujet. Globalement, les partisans de Kh&#226;tami se situaient &#224; gauche de l'&#233;chiquier politique iranien. On trouvait donc parmi eux &#224; la fois des partisans d'une certaine &#233;tatisation de l'&#233;conomie ou des &#233;l&#233;ments plut&#244;t favorables &#224; sa lib&#233;ralisation. Mais le principal probl&#232;me sur le plan politique n'&#233;tait pas celui-l&#224;. Engager de v&#233;ritables r&#233;formes &#233;conomiques d'ensemble imposait que Kh&#226;tami trouve des alli&#233;s ou plut&#244;t des groupes sociaux le soutenant. Or, cela n'&#233;tait pas &#233;vident. En effet, si le Pr&#233;sident engageait une v&#233;ritable lib&#233;ralisation &#233;conomique, il allait s'attaquer directement &#224; l'ensemble des rentes de situation qui s'&#233;taient constitu&#233;es depuis la r&#233;volution - mission quasiment impossible tant elle touchait &#224; des int&#233;r&#234;ts importants et sensibles.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb16' class='spip_note' rel='appendix' title='Coville, Thierry, &#034;Comment r&#233;former une &#233;conomie renti&#232;re ?&#034;, Les Cahiers de (...)' id='nh16'&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_446 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L370xH247/813-2-f4ec4.jpg?1686647901' width='370' height='247' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Partisans de Kh&#226;tami &#224; Mashhad&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Photo : norooznews.ir
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Corr&#233;lativement, la chute des recettes p&#233;troli&#232;res (qui constituaient &#224; l'&#233;poque 85% des recettes d'exportations et 60% des recettes budg&#233;taires)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb17' class='spip_note' rel='appendix' title='Coville, Thierry, &#034;Iran la r&#233;volution a vingt ans !&#034;, Probl&#232;mes &#233;conomiques, (...)' id='nh17'&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; combin&#233;e &#224; une mauvaise gestion de l'&#233;conomie (plus de 80% du PIB d&#233;pendait d'un secteur public inefficace) et &#224; la corruption, provoqua une importante crise &#233;conomique qui obligea l'Etat &#224; renoncer &#224; la ma&#238;trise d'une partie de l'&#233;conomie. Le secteur informel de l'&#233;conomie fleurit sous l'&#339;il bienfaisant d'un Etat rentier qui ne parvenait plus &#224; jouer le r&#244;le de redistributeur de la richesse nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'augmentation du taux d'inflation (22%) appauvrit une majorit&#233; de salari&#233;s, tandis que le manque d'investissement dans le secteur de production contribua &#224; l'augmentation du ch&#244;mage des jeunes (dont le taux officiel - loin de refl&#233;ter la r&#233;alit&#233; - &#233;tait de 13%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le recours au secteur informel de l'&#233;conomie qui &#233;chappait &#224; l'emprise de l'Etat &#233;tait, d&#233;sormais, devenu indispensable tant pour les ch&#244;meurs que pour les salari&#233;s devenus pluriactifs. N&#233;anmoins, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale l'attachement au travail dans le secteur public garantissant la stabilit&#233;, la retraite et le statut social, resta dominant. En tout &#233;tat de cause, le retrait graduel de l'Etat ne fut pas accompagn&#233; d'une l&#233;gislation et de la mise en place de m&#233;canismes institutionnels susceptibles de garantir les conditions de d&#233;veloppement des sph&#232;res de l'autonomie sociale.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb18' class='spip_note' rel='appendix' title='Ki&#226;n-Thi&#233;baut, Az&#226;deh, Les Cahiers de l'Orient, 2000, No. 60, p.69.' id='nh18'&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;volution des classes intellectuelles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas facile de donner une d&#233;finition exacte de l'intellectualisme et des &#233;l&#233;ments constituants ce ph&#233;nom&#232;ne ; &#233;l&#233;ments qui sont d'ailleurs assez nombreux. En Iran, selon une d&#233;finition g&#233;n&#233;rale, l'intellectualisme est un processus de pens&#233;e qui est en relation et en contact avec les instruments de la science, de la technologie de la civilisation moderne. Il se situe le plus souvent - mais pas toujours - en position de rejet des vieilles structures traditionnelles. Cette d&#233;finition et cette compr&#233;hension sont souvent utilis&#233;es par le discours politique en Iran&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb19' class='spip_note' rel='appendix' title='Rabiy, Ali, Sociologie des mouvements des valeurs, en persan), Editions (...)' id='nh19'&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Selon un autre point de vue, l'intellectualisme serait l'ensemble des efforts intellectuels &#224; la source des pens&#233;es sociales, politiques, religieuses&#8230; &#233;tant &#224; l'origine des r&#233;formes et &#233;volutions de la soci&#233;t&#233;. Il faut n&#233;anmoins pr&#233;ciser que dans une soci&#233;t&#233;, l'intellectualisme n'est pas n&#233;cessairement bas&#233; sur l'&#233;limination ou l'annulation des structures sociales traditionnelles. Dans ce processus, nous pouvons dire qu'un intellectuel a un r&#244;le efficace dans le changement et l'&#233;volution politique de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les intellectuels &#034;post-islamistes&#034; - ainsi que sont surnomm&#233;s les intellectuels ayant fait la R&#233;volution islamique ou ceux se r&#233;clamant de ses valeurs - se r&#233;clament d'une soci&#233;t&#233; et de valeurs religieuses&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb20' class='spip_note' rel='appendix' title='Cf. Farh&#226;d Khosrokh&#226;var, &#034;Les intellectuels post-islamistes en Iran&#034;, Awal, (...)' id='nh20'&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intellectualisme en lui-m&#234;me renferme des &#233;l&#233;ments tr&#232;s h&#233;t&#233;roclites, dont les &#233;tudiants. Les membres du corps enseignant des universit&#233;s sont &#224; ce titre les symboles repr&#233;sentatifs de l'intellectualisme. Favoris&#233; par un accroissement d&#233;mographique important et le d&#233;veloppement de l'acc&#232;s g&#233;n&#233;ral &#224; l'&#233;ducation, l'Iran a vu une augmentation sans pr&#233;c&#233;dent de sa population estudiantine.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#233;sentation du nombre des &#233;tudiants et des intellectuels dans les universit&#233;s publiques&lt;/h3&gt;&lt;table border=&#034;1&#034; cellspacing=&#034;1&#034; bordercolor=&#034;#0000a0&#034; cellpadding=&#034;1&#034; align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;124&#034;&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;79&#034;&gt;1978&lt;/td&gt;
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&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;97&#034;&gt;1996&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;124&#034;&gt;Etudiants&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;79&#034;&gt;153 215&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;96&#034;&gt;167 971&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;96&#034;&gt;579 070&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;124&#034;&gt;Corps enseignant&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;79&#034;&gt;13 953&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;95&#034;&gt;14 341&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;95&#034;&gt;40 477&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;124&#034;&gt;Centre de recherches et d'enseignement&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;79&#034;&gt;85&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;95&#034;&gt;192&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;96&#034;&gt;885&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Samuel Huntington &#233;crit : &#034;&lt;i&gt;L'opposition des intellectuels urbains au gouvernement est non seulement la sp&#233;cification courante des soci&#233;t&#233;s modernes, mais elle est &#233;galement la sp&#233;cification de presque toutes les soci&#233;t&#233;s en voie de modernisation.&lt;/i&gt;&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb21' class='spip_note' rel='appendix' title='Huntington, Samuel, Nelson, Joan M., No Easy Choice : Political (...)' id='nh21'&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les soci&#233;t&#233;s en voie de d&#233;veloppement, les &#233;tudiants constituent en g&#233;n&#233;ral les forces politiques les plus actives parmi les classes moyennes. Et, dans les syst&#232;mes politiques traditionnels, l'universit&#233; est, en g&#233;n&#233;ral le noyau principal des proc&#232;s d'antagonismes contre le r&#233;gime politique. L'opposition estudiantine au gouvernement est, &#224; son tour, la forme la plus s&#233;v&#232;re et la plus intransigeante de l'opposition parmi les classes moyennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Huntington poursuit : &#034;&lt;i&gt;La plupart du temps, ce genre d'opposition ne s'en prend pas &#224; la source des lacunes mat&#233;rielles, mais de l'ins&#233;curit&#233; psychique, de l'ali&#233;nation personnelle, et de l'exc&#232;s de la besogne de l'identit&#233;. Ce que la classe moyenne urbaine demande est le prestige national, la croissance nationale, ainsi que le progr&#232;s de participation dans la r&#233;novation g&#233;n&#233;rale de la soci&#233;t&#233;. Ces exigences sont, certes, des objectifs id&#233;alistes et aucun gouvernement n'est en mesure de les r&#233;aliser. C'est pour cette raison que l'on ne peut adoucir ces &#233;l&#233;ments qui appartiennent &#224; la classe moyenne &#224; l'aide des reformes classiques.&lt;/i&gt;&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb22' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid.' id='nh22'&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Huntington &#233;crit ailleurs : &#034;&lt;i&gt;Les &#233;tudiants, plus que les autres, connaissent le nouveau monde et les acquis des nations avanc&#233;es de l'Occident. Il y a g&#233;n&#233;ralement, dans leur m&#233;moire, deux grandes lacunes : la premi&#232;re comprend les principes de nouveaut&#233; ou de modernit&#233; comme par exemple l'&#233;galit&#233;, la justice, la communaut&#233; sociale, le bien-&#234;tre &#233;conomique et la r&#233;alisation de ces objectifs dans leur soci&#233;t&#233; ; la deuxi&#232;me lacune est relative aux situations actuelles des nations d&#233;velopp&#233;es et celles des pays arri&#233;r&#233;s.&lt;/i&gt;&#034; Huntington donne de nombreux exemples des mouvements estudiantins dans la Russie tzariste, en Iran, en Cor&#233;e du sud, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'influence de nouvelles valeurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'influence de nouvelles valeurs, et connaissances d'une partie de l'&#233;lectorat dans l'&#233;lection de M. Kh&#226;tami est une chose tr&#232;s d&#233;licate &#224; mesurer en l'absence de tout sondage r&#233;ellement fiable dans ce domaine. En outre, peu d'&#233;tudes sociologiques sur le comportement des votants en Iran ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es. Il convient n&#233;anmoins de mentionner qu'apr&#232;s la septi&#232;me &#233;lection pr&#233;sidentielle, quelques centres de recherche commenc&#232;rent &#224; &#233;tudier ce sujet principalement pour chercher &#224; cat&#233;goriser les causes de &#034;l'&#233;v&#233;nement&#034; du 23 mai 1997 (le 2/3/1376).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous voulons &#233;tudier l'&#233;talonnement des valeurs chez les votants au moment de l'&#233;lection de M. Kh&#226;tami &#224; la Pr&#233;sidence de la R&#233;publique, nous devons tenir compte des valeurs morales et sociales des gens, du niveau de leurs revenus, de leur milieu social, de leur &#226;ge, du niveau de leur &#233;ducation, de leurs croyances religieuses de leur tendance politique, etc. Nous nous appuierons essentiellement sur les r&#233;sultats finaux de sondages d'opinions sur les valeurs telles que les jeunes gens les d&#233;finissent. Quelles sont, par exemple, les valeurs essentielles pour les personnes ayant fait des &#233;tudes sup&#233;rieures, pour les femmes des classes moyennes ou d&#233;favoris&#233;es, etc.?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Centre des recherches de l'Assembl&#233;e islamique d'Iran a men&#233; une recherche apr&#232;s les &#233;lections pr&#233;sidentielles du 23 mai 1997, intitul&#233;e &#034;Sondage sur les causes de l'&#233;lection de M. Kh&#226;tami&#034;. Ce sondage a &#233;t&#233; effectu&#233; dans 23 villes et villages, avec un &#233;chantillon compos&#233; de 3971 personnes. Dans cette recherche, on a dans un premier temps indiqu&#233; 143 causes, avant de retenir ce qui semble &#234;tre les douze raisons les plus importantes de l'&#233;lection de M. Kh&#226;tami :&lt;/p&gt;
&lt;table border=&#034;1&#034; cellspacing=&#034;1&#034; bordercolor=&#034;#0000a0&#034; cellpadding=&#034;1&#034; align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;38&#034;&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;199&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Valeurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;148&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Nombre de personnes interrog&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;75&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;%&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;41&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;1&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;199&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;Milieu familial et social&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb23' class='spip_note' rel='appendix' title='M. Kh&#226;tami est en effet de fils de l'Ayatollah Kh&#226;tami, personnalit&#233; (...)' id='nh23'&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;148&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;1849&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;75&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;46.57&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;43&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;2&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;199&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;Promesse aux jeunes&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;148&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;1662&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;75&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;41.86&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;44&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;3&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;199&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;Lib&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;148&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;1530&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;75&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;38.32&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;45&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;4&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;199&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;Propagandes en faveur de M. Kh&#226;tami&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;148&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;1382&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;74&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;37.32&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;47&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;5&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;199&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;Promesses g&#233;n&#233;rales faites au peuple&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;148&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;1332&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;74&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;33.55&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;48&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;6&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;199&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;Soutiens accord&#233;s &#224; M. Kh&#226;tami&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;148&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;1281&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;74&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;32.26&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;48&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;7&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;199&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;Education et fa&#231;on de penser&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;148&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;1165&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;74&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;29.34&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;48&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;8&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;199&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;Votes pour Kh&#226;tami pour sanctionner le r&#233;gime politique&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;148&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;1076&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;74&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;27.10&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;48&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;9&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;199&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;Exp&#233;rience&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;148&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;903&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;74&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;22.74&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;48&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;10&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;199&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;Influence r&#233;ciproque des gens&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;148&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;900&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;74&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;22.67&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;48&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;11&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;199&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;Propagandes contre M. Kh&#226;tami, qui lui ont permis d'obtenir plus de votes&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;148&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;844&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;74&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;21.67&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;48&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;12&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;199&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;Niveau de culture et des connaissances&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;148&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;710&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;76&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;17.88&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;(Les pourcentages d&#233;passent largement 100, parce que les personnes interrog&#233;es ont choisi, sur le m&#234;me questionnaire, plusieurs raisons principales.)&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_447 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L467xH188/813-3-0c62c.jpg?1686647901' width='467' height='188' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;R&#233;ception des &#233;tudiants de l'Universit&#233; de T&#233;h&#233;ran &#224; la suite de l'&#233;lection de M. Kh&#226;tami&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;ISNA
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les tendances sociologiques des votants t&#233;h&#233;ranais montrent les raisons de la victoire de M. Kh&#226;tami sur ses trois adversaires.&lt;/h3&gt;&lt;table border=&#034;1&#034; cellspacing=&#034;1&#034; bordercolor=&#034;#0000a0&#034; cellpadding=&#034;1&#034; align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; colspan=&#034;2&#034;&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; colspan=&#034;10&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Candidats&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; rowspan=&#034;2&#034; colspan=&#034;2&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Raisons de vote&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; colspan=&#034;2&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Votes pour N&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; colspan=&#034;2&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Votes pour R&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; colspan=&#034;2&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Votes pour Kh.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; colspan=&#034;2&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Votes pour Z&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; colspan=&#034;2&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Total&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;nombre&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;%&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;nombre&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;%&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;nombre&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;%&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;nombre&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;%&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;N&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;%&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr bgcolor=&#034;#f0f0f0&#034;&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;35&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;1&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Changement de la situation actuelle&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;57&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;11.6&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;42&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;14&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;780&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;17.7&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;14&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;23&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;32&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;892&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;34&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;17&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;35&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;2&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Caract&#232;re personnel (religieux, descendant du Proph&#232;te, vertus, popularit&#233;, sympathie)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;97&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;19.7&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;58&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;19.2&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;686&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;15.5&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;9&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;14.8&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;32&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;850&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;34&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;16.81&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr bgcolor=&#034;#f0f0f0&#034;&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;35&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;3&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Connaissance et &#233;ducation&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;31&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;6.3&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;24&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;7.9&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;562&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;12.7&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;4&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;6.6&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;32&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;621&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;34&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;11.8&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;35&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;4&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Plate-forme &#233;lectorale int&#233;ressante&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;40&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;8.1&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;36&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;1.9&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;495&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;11.2&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;2&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;3.3&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;32&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;573&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;34&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;10.9&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr bgcolor=&#034;#f0f0f0&#034;&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;35&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;5&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Visions intellectuelles sur les arts et la culture&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;34&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;6.9&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;21&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;7&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;346&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
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&lt;/td&gt;
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&lt;tr&gt;
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&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Pr&#233;sentation des pens&#233;es nouvelles&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
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&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;28&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;8.6&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;314&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;4.9&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;7&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Ant&#233;c&#233;dent et exp&#233;rience d'administration&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;18&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;3.7&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;12&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;4&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;319&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;7.2&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;2&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;3.3&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;32&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;315&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;34&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;6.7&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;35&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;8&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Connaissance de la situation des jeunes&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;24&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;4.9&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;11&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;3.7&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;107&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;2.4&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;2&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;33&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;32&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;144&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;34&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;2.7&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr bgcolor=&#034;#f0f0f0&#034;&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;35&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;9&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Promesse d'am&#233;liorer les conditions socio&#233;conomiques&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;9&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;1.8&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;15&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;5&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;95&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;2.2&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;4&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;6.6&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;32&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;123&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;34&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;2.3&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;35&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;10&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Propagandes&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;34&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;6.9&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;12&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;4&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;61&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;1.4&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;3&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;4.9&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;32&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;110&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;34&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;2.1&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr bgcolor=&#034;#f0f0f0&#034;&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;35&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;11&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;D&#233;veloppement du lib&#233;ralisme social&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;8&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;1.6&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;11&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;3.7&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;52&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;1.2&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;3&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;4.9&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;32&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;74&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;34&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;1.4&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;35&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;12&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Pr&#233;f&#233;rence&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;2&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;0.4&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;0&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;0&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;75&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;1.7&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;2&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;3.3&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;32&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;79&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;34&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;1.4&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr bgcolor=&#034;#f0f0f0&#034;&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;35&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;13&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;C&#233;l&#233;brit&#233;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;6&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;1.2&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;1&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;0.3&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;44&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;1&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
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&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
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&lt;/td&gt;
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&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;52&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
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&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;35&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;14&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Opposition &#224; M. N&#226;tegh Nouri&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;3&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;0.6&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;2&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;0.7&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;27&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;0.6&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;0&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;0&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;32&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;32&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;34&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;0.6&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr bgcolor=&#034;#f0f0f0&#034;&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;35&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;15&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;Propagandes contre M. Kh&#226;tami&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;2&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;0.4&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;5&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;1.7&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;11&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;0.2&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;0&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;0&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;32&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;18&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;center&#034; width=&#034;34&#034;&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;0.3&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;table border=&#034;1&#034; cellspacing=&#034;1&#034; bordercolor=&#034;#0000a0&#034; cellpadding=&#034;1&#034; align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;133&#034;&gt;&lt;font color=&#034;#004080&#034; size=&#034;2&#034;&gt;N = M.N&#226;tegh Nouri&lt;/font&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;115&#034;&gt;&lt;font color=&#034;#004080&#034; size=&#034;2&#034;&gt;R = M. Reychahri&lt;/font&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;119&#034;&gt;&lt;font color=&#034;#004080&#034; size=&#034;2&#034;&gt;Kh. = M. Kh&#226;tami&lt;/font&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td valign=&#034;top&#034; width=&#034;101&#034;&gt;&lt;font color=&#034;#004080&#034; size=&#034;2&#034;&gt;Z = M. Zav&#226;rei&lt;/font&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, des valeurs telles que &#034;le lib&#233;ralisme et la d&#233;mocratie&#034; ou &#034;le modernisme&#034; figurent parmi les raisons principales de son &#233;lection. L'importance des promesses faites aux jeunes refl&#232;te &#233;galement l'&#233;volution d&#233;mographique de ces deux derni&#232;res d&#233;cennies. Enfin, le milieu familial a jou&#233; un r&#244;le important &#233;tant donn&#233; que pour de nombreux &#233;lecteurs, M. Kh&#226;tami incarnait le symbole d'un homme de caract&#232;re, intellectuel, mod&#233;r&#233;, lucide, moderne et conscient des probl&#232;mes et difficult&#233;s de la soci&#233;t&#233; iranienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;Djah&#226;d d&#226;nechg&#226;hi &lt;/i&gt;(Djihad universitaire) a &#233;galement men&#233; une recherche sur le comportement des &#233;lecteurs &#224; T&#233;h&#233;ran lors de la 7&#232;me &#233;lection pr&#233;sidentielle iranienne. Les personnes interrog&#233;es ont r&#233;pondu &#224; 48 questions. Le tableau ci-contre refl&#232;te &#233;galement les tendances et les valeurs sociologiques de la soci&#233;t&#233; iranienne apr&#232;s la r&#233;volution islamique.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;* Cette &#233;tude s'inscrit dans la cadre d'une recherche post-doctorale de sociologie politique men&#233;e &#224; l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) sous la direction de M. Guy Chaussinaud Nogaret.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="spip.php?article868" class="spip_out"&gt;2&#232;me partie&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Bernard Hourcade et Nicolas Schwaller, Les Cahiers de l'Orient, 2000, No.60, p.44.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Thierry Coville, &#034;Comment r&#233;former une &#233;conomie renti&#232;re ?&#034;, Les Cahiers de l'Orient, 2000, No.60, p.93.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Hourcade Bernard et Schwaller, Nicolas, &#034;Iran : Entre consensus et Rupture&#034;, Les Cahiers de l'Orient, 2000, No.60, p.54.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ki&#226;n-Thi&#233;baut, Az&#226;deh, &#034;Un tour d'horizon&#034;, Les Cahiers de L'Orient, 2000, p.9.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Bernard Hourcade et Nicolas Schwaller, &#034;Iran : Entre consensus et rupture&#034;, Les Cahiers de l'Orient, 2000, No. 60, p.57.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ki&#226;n-Thi&#233;baut, Az&#226;deh, &#034;Entre d&#233;veloppement stato-centr&#233; et d&#233;mocratisation politique&#034;, Les Cahiers de l'Orient, 2000, No.60, pp.65-66.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Bellemare, Michel, Les Cahiers de l'Orient, 2000, No.60, p.40.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Amir-Ebr&#226;himi, Masserat, &#034;Une R&#233;volution et deux jeunesses&#034;, Les Cahiers de l'Orient, 2000, No.60, p.120.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R&#233;sultats du recensement national de 1996.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='appendix'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Coville, Thierry, &#034;Comment r&#233;former une &#233;conomie renti&#232;re ?&#034;, Les Cahiers de l'Orient, 2000, No.60, pp.96-97.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb11'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='appendix'&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M. Karroubi est une personnalit&#233; religieuse tr&#232;s connue qui exer&#231;a cette charge de 1989 &#224; 1992. Il est &#233;galement membre de l'Association des religieux combattants qui avait &#224; l'&#233;poque onze d&#233;put&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb12'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='appendix'&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Hourcade, Bernard et Schwaller, Nicolas, Les cahiers de l'Orient, 2000, No.60, p.43.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb13'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='appendix'&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;&lt;i&gt;Mahfel-e n&#226;hamgoun&lt;/i&gt;&#034; (Groupe h&#233;t&#233;rog&#232;ne), Eqtes&#226;d-e Ir&#226;n, Vol. I., No.6, juin 1999, pp.21-22.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb14'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh14' class='spip_note' title='Notes 14' rev='appendix'&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir l'article de Si&#226;vash Gh&#226;zi dans ce m&#234;me num&#233;ro.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb15'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh15' class='spip_note' title='Notes 15' rev='appendix'&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Hourcade, Bernard et Schwaller, Nicolas, &#034;Iran : Entre Consensus et rupture&#034;, Les Cahiers de l'Orient, 2000, No.60, p.52.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb16'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh16' class='spip_note' title='Notes 16' rev='appendix'&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Coville, Thierry, &#034;Comment r&#233;former une &#233;conomie renti&#232;re ?&#034;, Les Cahiers de l'Orient, 2000, No.60, p.94.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb17'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh17' class='spip_note' title='Notes 17' rev='appendix'&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Coville, Thierry, &#034;Iran la r&#233;volution a vingt ans !&#034;, Probl&#232;mes &#233;conomiques, mars 1999, p.21.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb18'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh18' class='spip_note' title='Notes 18' rev='appendix'&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ki&#226;n-Thi&#233;baut, Az&#226;deh, Les Cahiers de l'Orient, 2000, No. 60, p.69.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb19'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh19' class='spip_note' title='Notes 19' rev='appendix'&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rabiy, Ali, &lt;i&gt;Sociologie des mouvements des valeurs&lt;/i&gt;, en persan), Editions Farhang o Andisheh, T&#233;h&#233;ran, 2001, p.143.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb20'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh20' class='spip_note' title='Notes 20' rev='appendix'&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. Farh&#226;d Khosrokh&#226;var, &#034;Les intellectuels post-islamistes en Iran&#034;, Awal, No. 11, 1994 ; &#034;Les intellectuels post-islamistes en Iran&#034;, Trimestre du monde, 1er trimestre 1996 ; Valla Vakili, &#034;Debating Religion and Politics in Iran : The Political Thought of Abdolkarim Sorush&#034;, Studies Department Occasional Paper, Series No.2, Council on Foreign Relations, New York, 1996. Voir aussi : Khosrokh&#226;var, Farh&#226;d et Roy, Olivier, &lt;i&gt;Iran : Comment sortir d'une r&#233;volution religieuse&lt;/i&gt;, Seuil, Paris, 1999, p.79.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb21'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh21' class='spip_note' title='Notes 21' rev='appendix'&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Huntington, Samuel, Nelson, Joan M., &lt;i&gt;No Easy Choice : Political Participation in Developing Countries&lt;/i&gt;, Cambridge : Harvard University Press, 1976.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb22'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh22' class='spip_note' title='Notes 22' rev='appendix'&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb23'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh23' class='spip_note' title='Notes 23' rev='appendix'&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M. Kh&#226;tami est en effet de fils de l'Ayatollah Kh&#226;tami, personnalit&#233; religieuse tr&#232;s respect&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La langue persane et le langage scientifique</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article812</link>
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		<dc:date>2008-10-01T10:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Zaynab Sadaghi&#226;n</dc:creator>



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&lt;p&gt;Du fait de l'essor des sciences nouvelles dont la plupart sont produites par le monde occidental, nous sommes aujourd'hui confront&#233;s &#224; des expressions et des mots nouveaux qui ont contribu&#233; &#224; l'&#233;mergence de nouveaux questionnements dans la fa&#231;on d'enseigner ces sciences en langue persane. Depuis la R&#233;volution islamique, deux institutions ont pris en charge la valorisation de la langue persane et d'une langue scientifique nationale : le Centre de Publication Universitaire, qui supervise la traduction (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;N&#176; 35, octobre 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton812-91dcf.jpg?1686647901' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Du fait de l'essor des sciences nouvelles dont la plupart sont produites par le monde occidental, nous sommes aujourd'hui confront&#233;s &#224; des expressions et des mots nouveaux qui ont contribu&#233; &#224; l'&#233;mergence de nouveaux questionnements dans la fa&#231;on d'enseigner ces sciences en langue persane. Depuis la R&#233;volution islamique, deux institutions ont pris en charge la valorisation de la langue persane et d'une langue scientifique nationale : le Centre de Publication Universitaire, qui supervise la traduction des textes didactiques et la publication des revues scientifiques dans des domaines tels que la physique, les math&#233;matiques et la linguistique, et l'Acad&#233;mie de la Langue Persane, dont l'une des activit&#233;s consiste en la cr&#233;ation de n&#233;ologismes. La r&#233;union culturelle du 26 ao&#251;t 2008 de &#034;Shahr-e ket&#226;b&#034; a abord&#233; ce sujet. Monsieur Mohammadkh&#226;ni, directeur ex&#233;cutif de ce centre culturel, a &#233;clair&#233; le sujet en en pr&#233;cisant les axes et les questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;1. Quelles sont les caract&#233;ristiques de la langue scientifique ; au vu de l'incessant d&#233;veloppement de la traduction scientifique en Iran, &#224; quelles contraintes le persan fait-il face ? &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2. Quelle est la diff&#233;rence entre la langue g&#233;n&#233;rale et la langue scientifique en consid&#233;rant le fait que le langage g&#233;n&#233;ral est sujet &#224; des changements relativement rapides alors que la langue scientifique demeure neutre et stable ? &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;3. Dans quelle mesure parvient-on &#224; cr&#233;er des n&#233;ologismes ? Peut-on parler d'avantages et d'inconv&#233;nients dans ce domaine ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;4. Le nombre et la qualit&#233; des traductions scientifiques montrent-elle la force ou la faiblesse du persan ? Quel sera le r&#233;sultat &#224; long terme de ce processus de traduction ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professeurs Hossein Ma'ssoumi (membre de l'Acad&#233;mie de la Langue Persane), Si&#226;vash Sh&#226;hsh&#226;h&#226;ni (professeur de math&#233;matiques &#224; l'Universit&#233; technique Sharif) et All&#226;ed-Din Tab&#226;tab&#226;'i (membre de l'Acad&#233;mie de la Langue Persane) ont particip&#233; &#224; cette r&#233;union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;ance a d&#233;but&#233; avec l'intervention du professeur Ma'ssoumi qui a affirm&#233; vouloir &#233;tudier ce sujet d'un point de vue historique et empirique. Selon lui, l'Iran appartient au groupe des quelques pays o&#249; la langue nationale est &#233;galement la langue scientifique. La d&#233;termination des causes et caract&#233;ristiques de ce ph&#233;nom&#232;ne est essentielle pour conna&#238;tre le persan : d'un c&#244;t&#233;, l'Histoire d&#233;montre que la langue arabe fut, pendant des si&#232;cles, la langue pr&#233;dominante du pays, ceci alors que le persan demeurait avec une relative facilit&#233;, la langue de l'enseignement et qu'il r&#233;ussit finalement &#224; totalement remplacer l'arabe, &#224; l'inverse de l'Europe m&#233;di&#233;vale, o&#249; la langue d'enseignement unique &#233;tait le latin. Par ailleurs, les tentatives visant, dans les temps modernes, &#224; enseigner dans une langue autre que le persan en Iran se sold&#232;rent toujours par un &#233;chec. Ainsi, l'Ecole Dar-ol Fonoun avait embauch&#233; des enseignants fran&#231;ais. Ces derniers &#233;tant francophones, il fallut engager des traducteurs afin de traduire leurs cours en persan, ce qui incita finalement les professeurs de l'Ecole &#224; enseigner directement en persan. Quelques d&#233;cennies plus tard, l'Universit&#233; de T&#233;h&#233;ran, nouvellement fond&#233;e, poursuivit cette voie. D&#232;s lors, le pli &#233;tait pris et m&#234;me avant la R&#233;volution islamique, seule l'Universit&#233; am&#233;ricaine de Shiraz dispensait ses cours en anglais. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_683 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L320xH240/812-2-acdd6.jpg?1686647901' width='320' height='240' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le professeur Ma'ssoumi, les raisons de cet &#233;tat de fait sont simples : l'Iran, contrairement &#224; de nombreux pays, n'a jamais &#233;t&#233; colonis&#233; et les pays colonisateurs comme l'Angleterre et la France n'ont jamais r&#233;ussi &#224; implanter durablement leur culture et leurs institutions en Iran, de m&#234;me que leur langue. Une autre raison tr&#232;s importante est la nationalit&#233; persane, qui est par essence une nationalit&#233; cristallis&#233;e autour de la langue, &#034;une nationalit&#233; langagi&#232;re&#034;. Cette th&#233;orie est partag&#233;e par de nombreux chercheurs qui estiment que la langue est l'une des plus importantes bases de l'unit&#233; nationale iranienne. Ainsi, nul Iranien ne pourra consid&#233;rer une autre langue que le persan en tant que moyen d'expression de sa culture nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, de nombreuses &#233;volutions historiques ont tendu vers une unification de la langue nationale et de la langue scientifique. Ainsi, un certain Nicolas Oresme, philosophe fran&#231;ais du XIVe si&#232;cle, r&#233;digea un ouvrage technique en fran&#231;ais. Cette r&#233;daction fran&#231;aise s'inscrivait dans la ligne des conflits qui opposaient la royaut&#233; fran&#231;aise et la papaut&#233;. Deux si&#232;cles plus tard, il &#233;tait devenu courant pour les math&#233;maticiens italiens d'&#233;crire leurs &#339;uvres en italien. Les langues nationales avaient d&#232;s lors commenc&#233; &#224; remplacer le latin. Les premiers pas dans ce sens furent effectu&#233;s par les d&#233;fenseurs des sciences nouvelles : pour ces derniers, la science appartenait aux hommes et non pas &#224; l'Eglise. Galil&#233;e r&#233;digea ainsi la plupart de ses articles en italien. Newton &#233;crivit certaines de ses &#339;uvres en anglais et d'autres en latin. Ceci dit, jusqu'au XIXe si&#232;cle, un grand nombre de math&#233;maticiens et de physiciens continu&#232;rent &#224; &#233;crire leurs &#339;uvres en latin, qui &#233;tait la langue scientifique et de culture de l'&#233;poque, et certains estimaient que la r&#233;daction des &#339;uvres dans une langue nationale emp&#234;chait la communaut&#233; des savants europ&#233;ens d'y avoir acc&#232;s. Ces &#339;uvres &#233;crites en langue nationale &#233;taient d'ailleurs imm&#233;diatement traduites en latin. Ainsi, la question des langues nationales et scientifiques, y compris le persan, est &#224; restituer dans leurs diff&#233;rents contextes historique et social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi existe-il, selon le professeur Ma'ssoumi, une diff&#233;rence importante entre la r&#233;daction scientifique dans le monde iranien et dans le monde occidental. Les auteurs occidentaux sont aujourd'hui de grands producteurs de sciences, alors que l'apog&#233;e scientifique iranien date d'il y a plusieurs si&#232;cles. On souhaite donc, en Iran, conna&#238;tre les nouveaut&#233;s scientifiques par le biais de la traduction. Pour conclure, le professeur Ma'ssoumi a regrett&#233; de voir que la traduction et le langage scientifique sont souvent r&#233;serv&#233;s au domaine de la recherche, sans aucune tentative de vulgarisation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;alcul diff&#233;rentiel et int&#233;gral&lt;/i&gt; un exemple extr&#234;me du m&#233;lange de la langue nationale et de la langue scientifique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le professeur Ma'ssoumi, ce fut au tour du professeur Sh&#226;hsh&#226;h&#226;ni de prendre la parole en fournissant tout d'abord une courte explication sur son ouvrage &lt;i&gt;Calcul diff&#233;rentiel et int&#233;gral&lt;/i&gt;, duquel on peut dire qu'il a &#233;t&#233; &#233;crit dans une langue claire et accessible aux n&#233;ophytes. Pour le professeur Ma'ssoumi, ce livre demeure un exemple extr&#234;me du m&#233;lange de la langue nationale et du langage scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur de ce livre aborde la question sous un autre angle, celui de l'influence r&#233;ciproque des langages nationaux et scientifiques. Selon lui, la r&#233;daction d'un ouvrage scientifique est d'une importance indispensable dans l'enrichissement de la langue g&#233;n&#233;rale. Il pense que l'&#233;l&#233;vation d'une langue et son d&#233;veloppement reposent sur son &#233;volution. Une langue non-&#233;volutive est d&#233;pourvue de souplesse. C'est le d&#233;veloppement technologique et scientifique qui permet le mouvement langagier. La lecture d'un journal permet de lire une quantit&#233; d'articles concernant l'&#233;conomie, l'informatique, le sport, etc., o&#249; l'on retrouve bon nombre de mots et d'expressions scientifiques qui p&#233;n&#232;trent peu &#224; peu dans le langage journalier. Ainsi, la langue scientifique influence inconsciemment la langue g&#233;n&#233;rale et permet donc son dynamisme. Certains estiment qu'en Iran, l'enseignement de la science est un facteur essentiel du succ&#232;s des jeunes Iraniens dans les concours scientifiques internationaux, car selon eux, apprenant simultan&#233;ment les notions scientifiques en deux langues, ils l'int&#233;riorisent par le biais de la langue maternelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour approfondir la question, il faudrait &#233;tudier avec plus de profondeur les relations r&#233;ciproques de ces deux langages, national et scientifique, des liens s&#233;mantiques. Il serait &#233;galement n&#233;cessaire d'&#233;tudier la notion de n&#233;ologisme et de replacer cette notion dans le langage persan. Plus une unit&#233; langagi&#232;re est analys&#233;e, moins l'analyse d&#233;taill&#233;e de ces liens est possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le professeur Sh&#226;hsh&#226;h&#226;ni a termin&#233; son intervention en soulignant l'importance de la langue scientifique dans le d&#233;veloppement de la langue maternelle. Il esp&#232;re que les linguistes et les hommes de lettres pr&#234;teront attention &#224; la notion de n&#233;ologisme dans le langage scientifique, pour un enrichissement et un renforcement de la langue persane, h&#233;ritage des g&#233;n&#233;rations futures.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le langage scientifique : une langue claire, neutre et pr&#233;cise&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le professeur Tab&#226;tab&#226;'i, quant &#224; lui, a mis l'accent sur la diff&#233;rence entre le langage ordinaire et le langage scientifique. Selon lui, ce dernier est une sous-branche appliqu&#233;e de la langue g&#233;n&#233;rale et a pour r&#244;le d'&#233;tablir un rapport conventionnel entre les savants en permettant l'expression des donn&#233;es scientifiques. Il faudrait &#233;galement mettre en relief la notion de langage scientifique en g&#233;n&#233;ral, car chaque domaine de la science poss&#232;de une terminologie propre, int&#233;gr&#233;e dans le langage national. Cela dit, une &#233;tude approfondie devrait pourtant mettre &#224; jour les diff&#233;rences essentielles entre les terminologies scientifiques et le langage quotidien, et il ne faut &#233;galement pas oublier que le langage scientifique ne poss&#232;de qu'une seule couche s&#233;mantique : il est clair, neutre, pr&#233;cis et vide de toute ambigu&#239;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Tab&#226;tab&#226;'i a enfin insist&#233; sur l'adh&#233;sion des terminologies techniques &#224; l'ensemble du lexique langagier national. Ainsi, le langage scientifique est b&#226;ti sur le m&#234;me mod&#232;le que le langage quotidien et ob&#233;it aux m&#234;mes r&#232;gles, de m&#234;me qu'il poursuit le m&#234;me but : informer, mais sans esth&#233;tismes ou fioritures. C'est pour cela que le langage scientifique est si ais&#233;ment traduisible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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