<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>La Revue de T&#233;h&#233;ran | Iran </title>
	<link>http://www.teheran.ir/</link>
	<description>Iran | Mensuel culturel iranien en langue fran&#231;aise | Histoire de l'Iran, Art iranien, Culture iranienne, Traditions iraniennes, Litt&#233;rature persane, Langue fran&#231;aise en Iran,</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>La Revue de T&#233;h&#233;ran | Iran </title>
		<url>http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L144xH46/siteon0-1b011.png?1712161354</url>
		<link>http://www.teheran.ir/</link>
		<height>46</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Le cin&#233;ma &#224; l'&#233;preuve de la litt&#233;rature</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article662</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article662</guid>
		<dc:date>2006-01-01T15:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Massoud Gh&#226;rd&#226;shpour</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La question de l'adaptation cin&#233;matographique des textes litt&#233;raires laisse sous-entendre l'id&#233;e d'une confrontation entre deux arts de nature bien diff&#233;rentes : d'un c&#244;t&#233;, un art dont l'histoire s'enracine dans le plus lointain pass&#233; de notre civilisation : la litt&#233;rature ; de l'autre c&#244;t&#233;, une technique r&#233;cente, un art sans histoire dont certains affirment qu'il est d&#233;nu&#233; de noblesse tout en &#233;tant hautain : le cin&#233;ma. &lt;br class='autobr' /&gt;
A l'aube du 21&#232;me si&#232;cle, le cin&#233;ma reste encore assez jeune par rapport aux autres arts, (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;N&#176; 2, janvier 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La question de l'adaptation cin&#233;matographique des textes litt&#233;raires laisse sous-entendre l'id&#233;e d'une confrontation entre deux arts de nature bien diff&#233;rentes : d'un c&#244;t&#233;, un art dont l'histoire s'enracine dans le plus lointain pass&#233; de notre civilisation : la litt&#233;rature ; de l'autre c&#244;t&#233;, une technique r&#233;cente, un art sans histoire dont certains affirment qu'il est d&#233;nu&#233; de noblesse tout en &#233;tant hautain : le cin&#233;ma.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'aube du 21&#232;me si&#232;cle, le cin&#233;ma reste encore assez jeune par rapport aux autres arts, et surtout, par rapport &#224; la litt&#233;rature, de son c&#244;t&#233; plus vieille que les si&#232;cles. Malgr&#233; sa jeunesse, cet art nouvellement devenu, pour citer Jean-Luc Godard, &#034;l'ami de la famille &#034; des arts, ne manque pas de suffisance ; r&#233;cemment entr&#233; dans l'Histoire, il aspire d&#233;j&#224; &#224; ressusciter cette derni&#232;re &#224; l'&#233;cran. C'est ainsi que d&#233;j&#224;, en 1927, tandis que le cin&#233;ma venait tout juste de f&#234;ter ses trente ans, Abel Gance s'&#233;criait, au cours d' une d&#233;claration fi&#233;vreuse : &#034;Shakespeare, Rembrandt, Beethoven feront du cin&#233;ma. [&#8230;] Toutes les l&#233;gendes, toute la mythologie et tous les mythes [&#8230;] attendent leur r&#233;surrection lumineuse, et les h&#233;ros se bousculent &#224; nos portes pour entrer&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Entretien avec Jean-Luc Godard par Pierre Assouline, Lire, mai 1997, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&#034;. Aujourd'hui, cette d&#233;claration s'est concr&#233;tis&#233;e. En effet, la r&#233;surrection des arts et des cultures via l'&#233;cran est un fait accompli. De l'&lt;i&gt;Ulysse&lt;/i&gt; de Hom&#232;re (&lt;i&gt;Ulysses&lt;/i&gt;, Mario CAMERINI, 1955) &#224; celui de James Joyce (&lt;i&gt;Ulysses&lt;/i&gt;, Joseph STRICK, 1967), en passant par Mahomet (&lt;i&gt;Mohammad, Messenger of God&lt;/i&gt;, Moustafa AKKAD, 1977), Mozart (&lt;i&gt;Amadeus&lt;/i&gt;, Milo&#1681; FORMAN, 1984) et Hiroshima (&lt;i&gt;Hiroshima mon amour&lt;/i&gt;, Alain RESNAIS, 1959), toute l'Histoire se trouve ainsi ressuscit&#233;e &#224; l'&#233;cran du cin&#233;ma.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2580 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L226xH304/662-1-3371c.jpg?1686648125' width='226' height='304' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'int&#233;rieur de cette Histoire film&#233;e, rep&#233;rer les jalons d'une histoire de la litt&#233;rature para&#238;t ais&#233;e. Depuis &lt;i&gt;Le voyage dans la Lune&lt;/i&gt; (1902) de George M&#233;li&#232;s (1861-1938), premier vrai film de fiction qui &#233;tait une adaptation libre des romans de Jules Verne et de H. G. Wells, en passant par des &#339;uvres litt&#233;raires en tout genre et de tout &#226;ge, toutes adapt&#233;es au cin&#233;ma, jusqu'&#224; &lt;i&gt;Troie&lt;/i&gt;(2004), l'adaptation r&#233;cente de Peter Jackson d'apr&#232;s l'&#339;uvre d'Hom&#232;re, toujours et partout on croise des adaptations cin&#233;matographiques, &#224; tel point qu'un cin&#233;ma sans la litt&#233;rature ne semble plus &#234;tre concevable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si la pr&#233;sence de la litt&#233;rature est vitale pour le cin&#233;ma, en revanche, elle ne semble pas &#234;tre tr&#232;s heureuse pour la litt&#233;rature. La bonne litt&#233;rature film&#233;e, pour parler comme Andr&#233; Bazin, ne donne pas naissance &#224; des films &#034;dignes&#034; de leur version d'origine. Nous trouvons beaucoup d'exemples dans l'histoire des relations de la litt&#233;rature et du cin&#233;ma, qui prouvent que les chefs-d'&#339;uvre du cin&#233;ma d'adaptation ne sont pas, dans la plupart des cas, r&#233;alis&#233;s &#224; partir des chefs-d'&#339;uvre de la litt&#233;rature. Les films d'Alfred Hitchcock illustrent id&#233;alement ce principe. A l'origine de ses &#339;uvres, il y a presque toujours un roman policier, qui n'est pas forc&#233;ment fameux, &#224; partir duquel Hitchcock parvient malgr&#233; tout &#224; r&#233;aliser un chef-d'&#339;uvre cin&#233;matographique (&lt;i&gt;Sueurs froides&lt;/i&gt; (Vertigo), 1958, adapt&#233; d'un roman &#233;crit par Boileau et Narcejac). Deux autres exemples sont &#224; chaque fois cit&#233;s d&#232;s qu'il est question d'adaptation cin&#233;matographique ; d'abord &lt;i&gt;Autant en emporte le vent&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Abel GANCE, &#034; Le temps de l'image est venu &#034;, L'art cin&#233;matographique, II, (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , adapt&#233; au cin&#233;ma en 1939 &#224; partir de l'unique roman de Margaret Mitchell (1900-1949), avec une Vivien Leigh &#233;ternelle qui campe &#224; merveille le r&#244;le de Scarlett O'Hara (qu'il est inutile de pr&#233;senter). Ce film qui, d'une certaine fa&#231;on, est consid&#233;r&#233; comme excessivement sentimental et superficiel, a connu malgr&#233; tout un &#233;norme succ&#232;s. Cette r&#233;ussite montre bien le pouvoir du cin&#233;ma en tant qu'art narratif, comparable &#224; ce titre, aux meilleurs romans r&#233;alistes du 19&#232;me si&#232;cle. &lt;i&gt;Le Parrain&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Gone with the wind, Victor FLEMING, 1939.' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est l'autre film qu'on ne peut &#233;viter d'&#233;voquer, et qui est l'adaptation d'un roman du m&#234;me titre de Mario Puzo. Avec ce film s'ouvre une nouvelle page de l'histoire de la mythologie contemporaine. Cette page comprend deux mythes. D'une part, le mythe de &#034;Don Corleone&#034;, figure tut&#233;laire de la mafia et chef de famille, et d'autre part, l'acteur Marlon Brando qui assume le r&#244;le de Don Corleone, et qui devient, surtout &#224; la suite de ce film, l'arch&#233;type du com&#233;dien hollywoodien. Le film initialement cit&#233; parvient &#224; rivaliser avec l'&#339;uvre &#233;crite, et le second, le film de Francis Ford Coppola surpasse de loin le livre de Puzo. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2581 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L242xH358/662-2-c1454.jpg?1686648125' width='242' height='358' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'utilisation d'un genre litt&#233;raire peut &#233;galement s'av&#233;rer &#233;clairant : la science-fiction. Ce genre a trouv&#233; son paradis dans le cin&#233;ma. A vrai dire, la science-fiction a grandi avec le cin&#233;ma ; les films de fiction scientifique comptent parmi les premiers films de fiction cin&#233;matographique. &lt;i&gt;Le voyage dans la Lune&lt;/i&gt; (1902), &lt;i&gt;20 000 lieues&lt;/i&gt; &lt;i&gt;sous les mers&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La conqu&#234;te du p&#244;le&lt;/i&gt;, ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s par un des pionniers du 7e art, George M&#233;li&#232;s (1861-1938) qui de surcro&#238;t, est le fondateur de la mise en sc&#232;ne cin&#233;matographique. Il a &#233;galement invent&#233; d'ing&#233;nieux trucages et construit les premiers studios de cin&#233;ma. La science-fiction peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme le genre le plus durable du cin&#233;ma, car aujourd'hui encore, il continue de fasciner les spectateurs des salles obscures. Elle explore de fond en comble la litt&#233;rature, &#224; tel enseigne qu'une litt&#233;rature de fiction scientifique sans un cin&#233;ma de science-fiction serait incapable de se maintenir. On peut m&#234;me affirmer qu'elle p&#233;rirait purement et simplement, comme le raconte la sombre et cruelle futurologie de Fran&#231;ois Truffaut, &lt;i&gt;Fahrenheit 451&lt;/i&gt;(1967). Ce film, un des meilleurs du genre, &#224; &#233;t&#233; adapt&#233; d'un roman de Ray Bradbury, dans lequel l'auteur &#233;voque un avenir angoissant o&#249; les images sans m&#233;moire ont envahi l'&#233;cran de l'esprit humain, privant ainsi cet esprit de contact avec sa m&#233;moire, &#224; savoir avec l'&#233;crit, avec le livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant si les genres secondaires de la litt&#233;rature donnent naissance &#224; des chefs-d'&#339;uvre cin&#233;matographiques, en revanche, les grandes &#339;uvres litt&#233;raires ne sont pas toujours port&#233;es &#224; l'&#233;cran avec autant de succ&#232;s. En 1967, Joseph Strick a adapt&#233; &lt;i&gt;Ulysse&lt;/i&gt; de James Joyce, mais voici ce que Pauline Kael, &#233;minente critique de cin&#233;ma, dit &#224; propos de ladite adaptation : &#034;Certes, le r&#233;alisateur esp&#233;rait beaucoup plus, mais le film qu'il a r&#233;alis&#233; n'est simplement qu'un hommage rendu au roman de Joyce, sous forme d'une simple lecture, auquel s'ajoute des clich&#233;s illustr&#233;s. (&#8230;) De la bande sonore arrivent jusqu'&#224; nous des voix qui lisent le texte, et nous &#233;coutons volontiers, mais &#224; notre grande d&#233;ception, ces voix n'ont plus &lt;i&gt;la sensualit&#233; et la lourdeur qu'elles avaient dans le roman&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='The Godfather, Francis Ford COPPOLA, 1972.' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, si l'on choisi de prendre &lt;i&gt;Ulysse&lt;/i&gt; pour exemple, se n'est pas sans savoir qu'il s'agit de l'une des &#339;uvres les plus singuli&#232;res, les plus malais&#233;es &#224; adapter au cin&#233;ma. Cependant, il faut admettre que cette situation ne se limite pas au cas d'&lt;i&gt;Ulysse&lt;/i&gt;. Le probl&#232;me se repose &#224; chaque fois que le cin&#233;ma pr&#233;tend porter un chef-d'&#339;uvre &#224; l'&#233;cran. Vouloir adapter un ouvrage litt&#233;raire &#224; l'&#233;cran reste une entreprise fatalement vou&#233;e &#224; l'&#233;chec, au sens o&#249; le film n'arrivera, &lt;i&gt;&#224; priori&lt;/i&gt;, jamais &#224; la cheville de l'&#339;uvre adapt&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2582 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L299xH229/662-3-799d4.jpg?1686648125' width='299' height='229' alt=&#034;George MELIES, &lt;i&gt;Le voyage dans la Lune&lt;/i&gt;, 1902&#034; title=&#034;George MELIES, &lt;i&gt;Le voyage dans la Lune&lt;/i&gt;, 1902&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Luc Godard, cin&#233;aste mythique de la nouvelle vague fran&#231;aise, est peut-&#234;tre le cin&#233;aste le plus litt&#233;raire au monde, compte tenu de la pr&#233;sence de la litt&#233;rature dans ces films sous diff&#233;rentes formes, citations, adaptations, etc. Sous forme d'une prise de position paradoxale, il r&#233;sume l'hypoth&#232;se de l'impossibilit&#233; d'adapter la bonne litt&#233;rature &#224; l'&#233;cran : &#034;Les chefs-d'&#339;uvre, il faut les lire, pas les tourner. Faire un film avec le &lt;i&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/i&gt;, &#231;a n'a pas de sens. Quand on a des romans moyens tels que ceux de Hammett ou de Chandler, on peut tout juste en faire un film. &lt;i&gt;Les Rapaces&lt;/i&gt; d'Erich von Stroheim est un bon film parce que le roman de Frank Norris ne vaut pas grand-chose &#034; Les deux films r&#233;alis&#233;s d'apr&#232;s le roman de Proust, &lt;i&gt;Un amour de Swann&lt;/i&gt; (1984) de Volker Schl&#1616;ndorff et &lt;i&gt;Le Temps retrouv&#233;&lt;/i&gt; (1999) r&#233;alis&#233; par Raoul Ruiz, comptent aussi parmi ces adaptations. Comparer le roman avec le film est absurde. &#034;Quand c'est tr&#232;s bon, dit encore Jean-Luc Godard, on ne peut rien en faire. La preuve : ce que Schl&#1616;ndorff a fait avec &lt;i&gt;Un amour de Swann&lt;/i&gt;, ou ce que James Ivory a fait de Henry James avec les &lt;i&gt;Bostoniens&lt;/i&gt; ou de E.M. Foster avec &lt;i&gt;Chambre avec vue&lt;/i&gt;, c'est nul. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un article paru sous le titre : &#034;Pour un cin&#233;ma impur. D&#233;fense de l'adaptation&#034;, Andr&#233; Bazin parle de la jeunesse du cin&#233;ma en le comparant avec les autres formes d'expression artistique. Pour lui, si le cin&#233;ma avait deux ou trois mille ans d'&#226;ge, il n'aurait gu&#232;re pu s'abstraire des r&#232;gles g&#233;n&#233;rales d'&#233;volution auxquelles ob&#233;issent les diff&#233;rents arts. Mais il n'a que 60 ans (aujourd'hui 100 ans, ce qui n'est rien compar&#233; &#224; la litt&#233;rature qui elle, a plus de 3000 ans). Ensuite, il insiste sur la notion de &lt;i&gt;g&#233;nie&lt;/i&gt; et consid&#232;re que le &lt;i&gt;g&#233;nie&lt;/i&gt; est la seule cl&#233; capable de r&#233;soudre le probl&#232;me de l'adaptation. Selon lui, plus une &#339;uvre est litt&#233;raire, plus elle n&#233;cessite, en vue d'&#234;tre adapt&#233;e, la pr&#233;sence d'un r&#233;alisateur cr&#233;atif. Il donne l'exemple des traductions des po&#232;mes d'Edgar Allan Poe par Baudelaire, et souhaitant la venue de r&#233;alisateurs aussi talentueux. Il compare ensuite le g&#233;nie cin&#233;matographique de Renoir avec le g&#233;nie litt&#233;raire de Flaubert et de Maupassant. L'exemple par excellence pour Bazin est un film de Robert Bresson, &lt;i&gt;Le journal d'un cur&#233; de campagne&lt;/i&gt;, une adaptation du roman de Georges Bernanos qui porte le m&#234;me titre : &#034; Mais &lt;i&gt;Le Journal d'un cur&#233; de campagne&lt;/i&gt; est encore autre chose. Sa dialectique de la fid&#233;lit&#233; et de la cr&#233;ation se ram&#232;ne en derni&#232;re analyse &#224; une dialectique entre le cin&#233;ma et la litt&#233;rature. Il ne s'agit plus ici de &lt;i&gt;traduire&lt;/i&gt; si fid&#232;lement si intelligemment que ce soit, moins encore de s'inspirer librement, avec un amoureux respect, en vue d'un film qui double l'&#339;uvre, mais de construire &lt;i&gt;sur&lt;/i&gt; le roman &lt;i&gt;par&lt;/i&gt; le cin&#233;ma, une &#339;uvre &#224; l'&#233;tat second. Non point un film &#034; comparable &#034; au roman ou &#034;digne&#034; de lui, mais un &#234;tre esth&#233;tique nouveau qui est comme le roman &lt;i&gt;multipli&#233;&lt;/i&gt; par le cin&#233;ma.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2583 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L269xH306/662-4-356ae.jpg?1686648125' width='269' height='306' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que, pour aller dans le sens de Bazin, l'adaptation des chefs-d'&#339;uvre litt&#233;raires exige effectivement de faire preuve de g&#233;nie ? Ou bien faut-il, en suivant Jean-Luc Godard, renoncer une fois pour toute &#224; adapter des chefs-d'&#339;uvre litt&#233;raires &#224; l'&#233;cran ? Le cin&#233;ma est encore jeune et a besoin de plus de temps pour rivaliser avec sa concurrente, la litt&#233;rature. Il &#233;volue cependant de plus en plus. Avec les nouvelles technologies qui rendent possibles la r&#233;alisation d'id&#233;es toujours plus complexes en termes d'image, il peut compter sur un avenir radieux. Le cin&#233;ma tridimensionnel, les effets sp&#233;ciaux renouvel&#233;s au jour le jour, la cam&#233;ra num&#233;rique et les exp&#233;riences en tous genres ; autant de facteurs convergents qui prouvent que le cin&#233;ma &#233;volue sans cesse et qu'il n'est pas pr&#234;t de s'arr&#234;ter en si bon chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1686643440' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Cinemania 97, CD-ROM, Microsoft Cinemania, 1997. C'est nous qui traduisons (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1686643440' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Entretien avec Jean-Luc Godard, op. cit.' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1686643440' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid.' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1686643440' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='Andr&#233; BAZIN, &#034; Le journal d'un cur&#233; de campagne et la stylistique de Robert (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Entretien avec Jean-Luc Godard par Pierre Assouline, Lire, mai 1997, &lt;a href=&#034;http://www.lire.fr/entretien.asp?idC=32580&amp;idR=201&amp;idTC=4&amp;idG&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.lire.fr/entretien.asp?idC=32580&amp;idR=201&amp;idTC=4&amp;idG&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Abel GANCE, &#034; Le temps de l'image est venu &#034;, &lt;i&gt;L'art cin&#233;matographique&lt;/i&gt;, II, Paris, 1927, p. 94-95.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Gone with the wind&lt;/i&gt;, Victor FLEMING, 1939.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;The Godfather&lt;/i&gt;, Francis Ford COPPOLA, 1972.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cinemania 97, CD-ROM, Microsoft Cinemania, 1997. C'est nous qui traduisons et soulignons.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Entretien avec Jean-Luc Godard, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Andr&#233; BAZIN, &#034; Le journal d'un cur&#233; de campagne et la stylistique de Robert Bresson &#034;, &lt;i&gt;Cahiers du cin&#233;ma&lt;/i&gt;, No. 3, Juin 1951, p.19.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le tapis persan : historique et motifs</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article661</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article661</guid>
		<dc:date>2006-01-01T14:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Madjid D&#226;r&#226;bi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'histoire du tapis persan, qui constitue un apog&#233;e de la magnificence artistique, est vieille de 2500 ans. Ayant atteint un degr&#233; de perfection sans pareil &#224; travers les si&#232;cles, les artisans iraniens font partie des premiers tisserands de tapis de l'histoire. Le savoir-faire dans la fabrication du tapis s'est transmis en s'enrichissant de p&#232;re en fils comme un secret de famille bien gard&#233;. Suivre l'histoire du tapis persan, c'est suivre le chemin du d&#233;veloppement culturel de l'une des plus grandes (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;N&#176; 2, janvier 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton661-d5616.jpg?1686650069' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2584 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L236xH448/661-1-2c5ef.jpg?1686650069' width='236' height='448' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire du tapis persan, qui constitue un apog&#233;e de la magnificence artistique, est vieille de 2500 ans. Ayant atteint un degr&#233; de perfection sans pareil &#224; travers les si&#232;cles, les artisans iraniens font partie des premiers tisserands de tapis de l'histoire. Le savoir-faire dans la fabrication du tapis s'est transmis en s'enrichissant de p&#232;re en fils comme un secret de famille bien gard&#233;. Suivre l'histoire du tapis persan, c'est suivre le chemin du d&#233;veloppement culturel de l'une des plus grandes civilisations qu'ait jamais connu le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, objets de n&#233;cessit&#233;, couverture du sol et du vestibule servant &#224; prot&#233;ger les nomades contre le froid et l'humidit&#233;, les tapis ont trouv&#233;, gr&#226;ce &#224; leur beaut&#233;, de nouveaux propri&#233;taires : les rois et les aristocrates qui les consid&#233;raient comme signes de richesse, de prestige et de distinction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arch&#233;ologues russes, Rudenko et Griaznov, d&#233;couvrirent en 1949, le plus ancien tapis nou&#233; connu &#224; ce jour dans la vall&#233;e de Pazyrik situ&#233;e &#224; 1500 m d'altitude dans les monts Alta&#239; en Sib&#233;rie. Datant du V&#232;me&lt;i&gt; &lt;/i&gt;si&#232;cle av. J.-C., le tapis de Pazyrik, tiss&#233; avec une grande habilet&#233; technique, est d'une rare beaut&#233;. Il fut d&#233;couvert en bon &#233;tat de conservation dans les tombes gel&#233;es des chefs scythes, vieilles de 2400 &#224; 2500 ans. Il est actuellement conserv&#233; au mus&#233;e de l'Hermitage &#224; Leningrad. Une autre carpette trouv&#233;e dans la m&#234;me r&#233;gion remonte au Ier si&#232;cle av. J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Cyrus le Grand conquit Babylone en 539 av. J.-C., il fut impressionn&#233; par la splendeur des tapis, et ce fut probablement lui qui introduisit en Perse cet artisanat sup&#233;rieur. Par ailleurs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;d'apr&#232;s des documents historiques, de magnifiques tapis ornaient la cour de Cyrus le Grand qui fonda l'empire perse, il y a plus de 2500 ans. On rapporte &#233;galement que le tombeau de Cyrus, &#224; Passargades, pr&#232;s de Pers&#233;polis, &#233;tait recouvert de tapis pr&#233;cieux. M&#234;me avant l'&#233;poque de Cyrus, il est fort probable que les nomades perses aient pris conscience de l'utilit&#233; et de la valeur des tapis nou&#233;s. Leurs troupeaux de moutons et de ch&#232;vres leur fournissaient d'ailleurs de la laine r&#233;sistante, de haute qualit&#233;, convenable pour le tissage du tapis.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2585 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L246xH359/661-2-b8dbf.jpg?1686650069' width='246' height='359' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re preuve document&#233;e de l'existence des tapis nous est parvenue de textes chinois remontant &#224; la dynastie des Sassanides (224-641 ap. J.-C.). En 628 ap. J.-C., l'empereur H&#233;raclius rapporta plusieurs tapis au retour de sa conqu&#234;te de Ct&#233;siphon, la capitale sassanide. Les Arabes &#233;galement conquirent Ct&#233;siphon en 637 ap. J.-C. et rapport&#232;rent parmi d'autres troph&#233;es, nombre de tapis dont le fameux tapis jardin &#034;le printemps de Khosr&#244;&#034;. Cet ouvrage est consid&#233;r&#233; comme &#233;tant le tapis le plus pr&#233;cieux de tous les temps. Tiss&#233; sous le r&#232;gne de Khosr&#244; I (531-579 ap. J.-C.), il mesurait quelque 8m2. Les historiens arabes l'ont d&#233;crit comme suit : &lt;i&gt;&#034;La bordure repr&#233;sentait un magnifique parterre de fleurs fait de pierres bleues, rouges, blanches, jaunes et vertes. A l'arri&#232;re plan, la couleur de la terre avait &#233;t&#233; reproduite avec de l'or ; des pierres transparentes comme du cristal donnaient l'illusion de l'eau ; les plantes &#233;taient en soie et des pierres color&#233;es formaient les fruits&#034;&lt;/i&gt;. H&#233;las, les conqu&#233;rants d&#233;coup&#232;rent ce magnifique tapis en plusieurs morceaux dont chacun fut ensuite vendu s&#233;par&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la p&#233;riode de domination des califats arabes, une tribu turque, nomm&#233;e comme son fondateur, Seljuk, conquit la Perse. Sa domination (1038-1194 ap. J.-C.) fut primordiale pour l'histoire des tapis persans. Les femmes seljuks &#233;taient d'habiles fabricantes de tapis se servant de n&#339;uds turcs. Dans les provinces d'Azerba&#239;djan et de Ham&#233;dan, o&#249; l'influence seljuk fut pr&#233;pond&#233;rante et plus durable, on utilise toujours ce fameux n&#339;ud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le n&#339;ud turc (ou Ghiorde), le brin de laine est enroul&#233; autour de deux fils de cha&#238;ne, de fa&#231;on &#224; former deux spirales dont les extr&#233;mit&#233;s ressortent entre ces deux fils. Dans le n&#339;ud persan (ou Sinneh), le brin forme une seule spirale autour de l'un des deux fils de cha&#238;ne, de telle sorte qu'&#224; c&#244;t&#233; de chaque fil de cha&#238;ne, l'une des extr&#233;mit&#233;s ressort du brin de laine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conqu&#234;te mongole et leur contr&#244;le de la Perse (1220-1449) furent d'abord particuli&#232;rement cruels. Mais les Mongols se laiss&#232;rent vite influencer par les Perses. Le sol du palais de Tabriz, qui appartenait au chef Ilkhan, Gh&#226;z&#226;n kh&#226;n (1295-1304) &#233;tait rev&#234;tu de tapis pr&#233;cieux. Le souverain mongol, Shah Rokh (1409-1449), contribua &#224; la reconstruction d'une partie de ce qui avait &#233;t&#233; d&#233;truit par les Mongols et encouragea toutes les activit&#233;s artistiques de la r&#233;gion. Les tapis de cette &#233;poque sont d&#233;cor&#233;s de motifs simples de style principalement g&#233;om&#233;trique.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2587 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L240xH230/661-3-2aa8d.jpg?1686650069' width='240' height='230' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:240px;'&gt;&lt;strong&gt;n&#339;ud perse&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le tapis persan atteignit son apog&#233;e pendant le r&#232;gne de la dynastie safavide au XVI&#232;me si&#232;cle. En effet, c'est de cette &#233;poque que datent les preuves concr&#232;tes de l'existence de cet art. Quelque 1500 exemplaires sont conserv&#233;s dans divers mus&#233;es et collections priv&#233;es, r&#233;partis dans le monde entier. Sous le r&#232;gne de Shah Abbas (1584-1629), l'art et le commerce prosp&#233;r&#232;rent en Perse. Ce dernier encouragea les contacts et les affaires avec l'Europe et sa nouvelle capitale, Ispahan, devint l'une des villes les plus glorieuses de la Perse. De plus, il ordonna la cr&#233;ation d'un atelier dans sa cour, o&#249; d'habiles mod&#233;listes de tapis et des artisans r&#233;alis&#232;rent de splendides tapis. La plupart de ces tapis &#233;taient en soie, tiss&#233;s de fils d'or et d'argent. Les deux tapis connus de l'&#233;poque safavide, dat&#233;s de 1539, proviennent de la mosqu&#233;e d'Ard&#233;bil. Les experts sont nombreux &#224; croire qu'ils sont repr&#233;sentatifs de l'apog&#233;e de la perfection dans le domaine de la conception des tapis : le plus imposant de ces deux ouvrages est conserv&#233; aujourd'hui au mus&#233;e londonien Victoria et Albert et l'autre est expos&#233; au Los Angeles County Museum.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2588 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L234xH240/661-4-878bf.jpg?1686650069' width='234' height='240' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:234px;'&gt;&lt;strong&gt;n&#339;ud turc&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Avec l'invasion afghane en 1722, la p&#233;riode florissante du tapis persan de cour prit fin. Les Afghans d&#233;truisirent Ispahan. N&#233;anmoins, leur domination ne dura que peu de temps et, en 1736, un jeune chef du Khorasan, Nader Khan, fut couronn&#233; Shah d'Iran. Tout au long de son r&#232;gne, les forces du pays furent concentr&#233;es autour et &#224; l'int&#233;rieur des campagnes pour contrer les Afghans, les Turcs et les Russes. Durant cette p&#233;riode, et les ann&#233;es tumultueuses qui suivirent la mort du Shah en 1747, aucun tapis de grande valeur ne fut fabriqu&#233;, et seuls les nomades et certains artisants perp&#233;tu&#232;rent ce noble art. Dans le dernier quart du XIX&#232;me si&#232;cle et pendant le r&#232;gne des souverains Qadjars, les affaires et l'artisanat retrouv&#232;rent leur importance. La fabrication du tapis se d&#233;veloppa une nouvelle fois gr&#226;ce &#224; l'exportation vers l'Europe via Istanbul par les commer&#231;ants de Tabriz. A la fin du XIX&#232;me si&#232;cle, quelques soci&#233;t&#233;s europ&#233;ennes et am&#233;ricaines &#233;tablirent des entreprises en Perse et commenc&#232;rent &#224; fabriquer des produits artisanaux destin&#233;s aux march&#233;s de l'Ouest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le tissage des tapis est de loin l'artisanat le plus r&#233;pandu en Iran. Les tapis persans sont c&#233;l&#232;bres pour leurs couleurs, la diversit&#233; de leurs motifs artistiques et la qualit&#233; de leur conception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Principaux centres de tissage :&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arak, Ard&#233;bil, Bidj&#226;r, Ham&#233;dan, Ispahan, Kachan, Kerman, Machhad, Na&#239;n, Qom, Sananedadj, Chiraz, Tabriz, T&#233;h&#233;ran, Yazd, Zandjan.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La foire internationale du Saint Coran &#224; T&#233;h&#233;ran</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article660</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article660</guid>
		<dc:date>2006-01-01T13:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, pendant le mois du Ramadan, T&#233;h&#233;ran accueille les amoureux du Livre Saint. Ils peuvent s'adonner au plaisir de fl&#226;ner dans un environnement d&#233;di&#233; &#224; l'art coranique, s'informer, participer aux s&#233;minaires, rencontrer les &#233;diteurs ou encore prendre connaissance des derni&#232;res productions appliqu&#233;es sur toutes sortes de supports ; imprim&#233;s, tiss&#233;s, peints, grav&#233;s&#8230;ou encore sous forme audio et de vid&#233;os. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;dition 1384, la 13&#232;me, s'est d&#233;roul&#233;e dans une atmosph&#232;re et dans des dimensions in&#233;dites. En (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;N&#176; 2, janvier 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton660-9f9c5.jpg?1686650069' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, pendant le mois du Ramadan, T&#233;h&#233;ran accueille les amoureux du Livre Saint. Ils peuvent s'adonner au plaisir de fl&#226;ner dans un environnement d&#233;di&#233; &#224; l'art coranique, s'informer, participer aux s&#233;minaires, rencontrer les &#233;diteurs ou encore prendre connaissance des derni&#232;res productions appliqu&#233;es sur toutes sortes de supports ; imprim&#233;s, tiss&#233;s, peints, grav&#233;s&#8230;ou encore sous forme audio et de vid&#233;os.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;dition 1384, la 13&#232;me, s'est d&#233;roul&#233;e dans une atmosph&#232;re et dans des dimensions in&#233;dites. En effet, l'exposition a &#233;t&#233; am&#233;nag&#233;e dans le grandiose lieu de pri&#232;res, le &#034; Mossal&#226; de T&#233;h&#233;ran. &#034; Les gigantesques halles offraient 30 000 m&#232;tres carr&#233;s d'espace aux 305 stands, des salles de r&#233;union, des bureaux administratifs, etc. Il est vrai que l'engouement suscit&#233; par cette foire dans les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes a oblig&#233; les organisateurs &#224; voir plus grand. &#034; Cette ann&#233;e, la surface exploit&#233;e a &#233;t&#233; presque quadrupl&#233;e par rapport aux ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes &#034; nous informe M. Mokhtar Mokhtari, responsable des relations publiques de l'exposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De surcro&#238;t, le &#034; Mossal&#226; de T&#233;h&#233;ran&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;offre de nombreuses commodit&#233;s. De grands parkings facilitent l'accueil d'un large public et un espace plein air, arboris&#233;, permet aux visiteurs de se d&#233;tendre dans un environnement avenant, en d&#233;gustant, au coucher du soleil, un th&#233; ou un &#034; Ash &#034; (soupe nationale) forts appr&#233;ci&#233;s apr&#232;s une journ&#233;e de je&#251;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la Chine &#224; la Suisse, en passant par les pays d'Asie Centrale et l'Afrique, vingt et un pays ont particip&#233; &#224; la s&#233;lection internationale des oeuvres artistiques. Ils ont &#233;t&#233; nombreux &#233;galement &#224; prendre part au s&#233;minaire scientifique sous le th&#232;me de &#034; La justice et le Saint Coran. &#034; Plusieurs articles d'&#233;crivains ont &#233;t&#233; soumis &#224; un public attentif lors de ce s&#233;minaire, pr&#233;sid&#233; par l'Ayatollah Taskhiri, chef du Conseil du rapprochement des religions islamiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2589 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L358xH230/660-1-5b298.jpg?1686650069' width='358' height='230' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme toujours, la calligraphie islamique occupait une place d'honneur dans cette exposition o&#249; les amateurs pouvaient appr&#233;cier des oeuvres datant du 3&#232;me si&#232;cle de l'h&#233;gire ainsi que des travaux effectu&#233;s par de jeunes artistes contemporains. Parmi ces chefs-d'&#339;uvre, la calligraphie chinoise a surpris plus d'un curieux par sa beaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la deuxi&#232;me ann&#233;e cons&#233;cutive, les organisateurs ont consacr&#233; une section &#224; l'industrie culturo-artistique coranique. Parmi l'artisanat iranien et &#233;tranger, une &#233;p&#233;e de cristal, fabriqu&#233;e en Allemagne et grav&#233;e de versets c&#233;lestes par des artistes des Emirats Arabes Unis, nous a &#233;blouis par la finesse de sa r&#233;alisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Mohammad Taghi Haghbine, directeur et fondateur de cette section, nous explique : &#034; Au fil de ces treize ann&#233;es, l'exposition s'est peu &#224; peu institutionnalis&#233;e. Nous avons r&#233;alis&#233; &#224; quel point notre culture traditionnelle s'inspire du Coran. Le d&#233;veloppement de cette exposition a suivi une dynamique naturelle, spontan&#233;e. Mais, peu &#224; peu, nous avons &#233;t&#233; d&#233;pass&#233;s par l'afflux des visiteurs. Ce que nous comprenons aujourd'hui, c'est que cette exposition r&#233;pond &#224; un besoin chez nos concitoyens.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au stand de la Russie, nous avons pu constater la fiert&#233; d'Efin Rezvan, l'un des grands sp&#233;cialistes des &#233;tudes coraniques, &#224; exhiber le &#034; Coran d'Osman &#034; paru en deux variantes, l'une par&#233;e de pierres pr&#233;cieuses et l'autre brod&#233;e d'or. Ce directeur adjoint du Mus&#233;e d'anthropologie et d'ethnographie de l'Acad&#233;mie des Sciences de Saint-P&#233;tersbourg, affirme : &#034; Le Coran d'Osman est le fruit d'une recherche scientifique tr&#232;s s&#233;rieuse. Elle a abouti &#224; la publication de l'un des plus anciens manuscrits du Coran que l'ensemble du monde musulman attendait depuis longtemps. &#034; Ce livre, publi&#233; en russe et en anglais, a re&#231;u le titre du &#034; Livre de l'ann&#233;e en Russie &#034;, et a &#233;t&#233; prim&#233; par un dipl&#244;me sp&#233;cial de l'UNESCO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Efin Rezvan avait d&#233;j&#224; re&#231;u en 1382, le Prix National de la R&#233;publique Islamique &#034; Livre de l'ann&#233;e &#034; pour sa monographie &#034; Le Coran et son univers&#034; de la main du Pr&#233;sident Mohammad Kh&#226;tami.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre nouveaut&#233; &#224; signaler est le Coran digital de poche ; une petite merveille de technologie. Cet appareil mesure 10,5 x 6 cm. sur 1 cm. Il est dot&#233; d'un &#233;cran &#224; cristaux liquides ( LCD) qui permet d'effectuer une recherche rapide sur chaque sourate en huit langues diff&#233;rentes (arabe, persan, fran&#231;ais, anglais, russe, turc et malais.) Il est agr&#233;ment&#233; de commentaires et offre une option vocale pour chaque sourate r&#233;cit&#233;e par deux voix diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux prix ont &#233;t&#233; attribu&#233;s aux seize sections repr&#233;sent&#233;es dans l'exposition. Le plus traditionnel d'entre eux &#233;tant l'hommage rendu aux serviteurs du Coran Sacr&#233;. &#034;Tout au long de l'ann&#233;e, un comit&#233; sp&#233;cial a pour t&#226;che d'identifier les serviteurs du Coran selon diff&#233;rents crit&#232;res et chaque ann&#233;e, lors de la c&#233;l&#233;bration de la naissance du Saint Imam Hassan Modjtaba, ils re&#231;oivent un dipl&#244;me en pr&#233;sence du Pr&#233;sident de la R&#233;publique.&#034; souligne M. Mokht&#226;ri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Haghbine se r&#233;jouit de ce nouvel espace r&#233;serv&#233; &#224; la foire, qui, selon lui, est en harmonie avec l'esprit de l'art iranien. &#034;Cent mille m&#232;tres carr&#233;s sont &#224; peine suffisant pour accueillir une demande qui semble exponentielle. Cet espace, son infrastructure et les centaines de m&#232;tres en construction actuellement au &#034;Mossal&#226;&#034;, nous permettront de poursuivre et d'am&#233;liorer encore la qualit&#233; de cette grande foire du Livre Sacr&#233;. &#034;ajoute M. Haghbine. Quant aux moyens mis &#224; disposition pour une telle exposition, il pr&#233;cise : &#034;N'oubliez pas que 90 % des stands &#233;taient occup&#233;s par le secteur priv&#233;. Ils ont &#233;t&#233; les premiers, avant nos bureaucrates, &#224; comprendre l'importance de cette demande populaire. Par cons&#233;quent, la foire pourra se d&#233;rouler m&#234;me sans l'aide des institutions publiques.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Floril&#232;ge de mille ans d'art calligraphique et d'illustrations du Coran recueillis dans une sublime collection</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article659</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article659</guid>
		<dc:date>2006-01-01T12:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sh&#226;hin Ashk&#226;n</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s la Foire du Livre de Francfort, ce fut le tour de la Foire du Livre de T&#233;h&#233;ran de pr&#233;senter l'&#233;v&#233;nement du monde de l'&#233;dition, le &#034; Moshaf de l'Iran &#034; fruit d'une longue recherche entreprise par le regrett&#233; Dr. Seyed Mohamad Bagher Nadjafi. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1988, le Dr. Seyed Mohamad Bagher Nadjafi &#233;migra en Allemagne, en compagnie de sa famille. Il consacra toute son &#233;nergie &#224; la mise en valeur de l'h&#233;ritage culturel iranien par l'entremise de diff&#233;rentes recherches, de s&#233;minaires et de publications. &#034;Les Bah&#226;&#239;s (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;N&#176; 2, janvier 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton659-3760a.jpg?1686650069' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la Foire du Livre de Francfort, ce fut le tour de la Foire du Livre de T&#233;h&#233;ran de pr&#233;senter l'&#233;v&#233;nement du monde de l'&#233;dition, le &#034; Moshaf de l'Iran &#034; fruit d'une longue recherche entreprise par le regrett&#233; Dr. Seyed Mohamad Bagher Nadjafi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1988, le Dr. Seyed Mohamad Bagher Nadjafi &#233;migra en Allemagne, en compagnie de sa famille. Il consacra toute son &#233;nergie &#224; la mise en valeur de l'h&#233;ritage culturel iranien par l'entremise de diff&#233;rentes recherches, de s&#233;minaires et de publications. &#034;Les Bah&#226;&#239;s &#034;, &#034;Khouzestan, aux sources de l'iranologie&#034;, &#034;La connaissance de Medine&#034;, &#034;Les &#339;uvres d'Iran en Egypte&#034;, &#034; Lettres religieuses d'Iran&#034;, &#034;Les Shahn&#226;m&#233;s (Livres des Rois) d'Iran &#034; font partie des &#233;tudes dont il est l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il avait &#224; c&#339;ur de d&#233;montrer l'influence consid&#233;rable qu'exerc&#232;rent les artistes iraniens dans l'art de l'illustration du Coran et consacra les huit derni&#232;res ann&#233;es de sa vie &#224; rassembler, dans une &#339;uvre unique, les plus belles calligraphies du Coran. Ses recherches l'amen&#232;rent &#224; visionner des centaines de manuscrits dans les biblioth&#232;ques et mus&#233;es nationaux. Son intention &#233;tait de s&#233;lectionner celles qu'il souhaitait int&#233;grer dans ce qui allait devenir son chef-d'&#339;uvre ; un Coran r&#233;dig&#233; selon un ordre chronologique et dont chaque sourate reproduit la calligraphie d'un grand ma&#238;tre. Ainsi, la premi&#232;re sourate (Fateh&#233;), est une transcription en caract&#232;re Koufi Khafi, remontant au 4&#232;me si&#232;cle de l'H&#233;gire. La sourate de N&#226;ss, qui conclut les Saintes Ecritures, est transcrite en Nasq Djali, datant du 14&#232;me si&#232;cle de l'H&#233;gire. Cet ordre chronologique a &#233;t&#233; respect&#233; dans la totalit&#233; des cent quatorze sourates. Chaque calligraphie est assortie de l'illustration de la couverture du Coran dont il est extrait. Dans une succession rigoureuse, on peut admirer l'art raffin&#233; des tazhib, tarsi', tach'ir, tahrir et tadjlid ainsi que les couvertures selon les mod&#232;les zarbi, mo'aragh, tim&#226;dj et soukht. Un mill&#233;naire d'&#233;critures de la parole divine est offert au lecteur dans ce magnifique ouvrage qui constitue en soi un v&#233;ritable mus&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2590 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L324xH227/659-1-e690f.jpg?1686646469' width='324' height='227' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dr. Seyed Mohamad Bagher Nadjafi, d&#233;c&#233;d&#233; en 2003, n'aura malheureusement pas eu l'occasion d'assister &#224; la parution du fruit de son labeur. C'est son fils, le Dr. Seyed Abouzar Nadjafi, directeur artistique de la soci&#233;t&#233; d'&#233;dition Manuska, en Allemagne, qui a pr&#233;sent&#233; ce joyau de l'&#233;dition &#224; l'occasion de la Foire du livre de Francfort. Il a regrett&#233; l'absence du d&#233;funt lors de cette c&#233;r&#233;monie : &#034; Mon p&#232;re a v&#233;cu ces longues ann&#233;es de recherche comme une qu&#234;te laborieuse et aust&#232;re.&#034; Il a lui-m&#234;me &#233;crit : &#034; C'&#233;tait un chemin qui m'a appris la patience, la sublimation des d&#233;sirs et la supr&#233;matie du lien avec Le Tout Puissant. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interrog&#233; sur le sens du titre &#034;Moshaf de l'Iran &#034;, M. Abouzar Nadjafi, explique : &#034; Le mot Moshaf d&#233;finit un ensemble de Sahif&#233;. Sahif&#233; repr&#233;sente tout ce qui est ample et large, en particulier des morceaux de peaux ou de papiers destin&#233;s &#224; l'&#233;criture. Un cahier de Sahif&#233; dispos&#233; entre deux couvertures est appel&#233; Moshaf. Le premier Calife, Abou Bakr, s'inqui&#233;tait de la disparition&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;progressive des &#233;crits saints &#224; cause des guerres et autres catastrophes naturelles. Il ordonna alors de rassembler les paroles divines dont les &#233;crits &#233;taient diss&#233;min&#233;s et de les transcrire sur du papier ou des peaux (les Sahif&#233;s.) Pour respecter le nombre des sourates et les maintenir dans leur bon ordre, ils furent alors cousus &#224; l'aide d'un fil. On pr&#234;te &#224; Ebn Chah&#226;b ces propos : &#034;Lorsqu'ils ont rassembl&#233; le Coran et l'ont transcrit sur du papier, Abou Bakr a demand&#233; &#224; ce qu'un titre et un nom lui soit attribu&#233;. Certains ont propos&#233; le nom de &#034; Sefr &#034; qu'il n'a pas retenu, car il avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; utilis&#233; par les juifs. D'autres ont sugg&#233;r&#233; &#034; Moshaf &#034;, rappelant qu'&#224; Habach&#233;, une collection similaire &#233;tait d&#233;sign&#233;e par ce m&#234;me nom. C'est ainsi que le nom de &#034; Moshaf &#034; a &#233;t&#233; unanimement adopt&#233;. &#034; Dans le premier volume du livre d'Al Atgh&#226;n, les propos d'Ali Ebn Abit&#226;leb sont ainsi retranscrits : &#034;Que Dieu b&#233;nisse Abou Bakr, car il fut le premier &#224; rassembler le Coran dans un Moshaf.&#034; Aujourd'hui, Moshaf d&#233;signe deux usages diff&#233;rents : d'une part, une collection de pages et d'autre part, un volume du Coran Madjid.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seyed Abouzar Nadjafi poursuit : &#034;Mon p&#232;re a choisi d'intituler cette collection &#034; Moshaf de l'Iran &#034; car l'ensemble des Corans imprim&#233;s dans cet ouvrage a &#233;t&#233; calligraphi&#233; et illustr&#233; par des artistes issus des diff&#233;rentes contr&#233;es culturelles de l'Iran. Il a s&#233;lectionn&#233; des manuscrits appartenant, sur le plan artistique et religieux, aux &#233;lites culturelles iraniennes. Ces originaux ont &#233;t&#233;, pendant plus de mille ans, transmis de mains en mains, pour aboutir, aujourd'hui, dans nos tr&#233;sors nationaux : la biblioth&#232;que du Palais Golestan, le Mus&#233;e National de l'Iran, la biblioth&#232;que nationale de Malek, la biblioth&#232;que du Parlement, etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Moshaf de l'Iran&#034; a &#233;t&#233; lithographi&#233; et imprim&#233; en Allemagne, &#224; l'aide de la technologie la plus moderne et a exig&#233; trois ann&#233;es d'effort continu. Pour rendre un effet &#233;quivalent &#224; la dorure originale, une couleur dor&#233;e a &#233;t&#233; sp&#233;cialement con&#231;ue dans une usine en Allemagne. L'impression a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e sur du &#034; papier Sanders 150 grammes &#034;, la dorure a &#233;t&#233; appliqu&#233;e sur une reliure en cuir artificiel de premi&#232;re qualit&#233; et le corps d'ouvrage est pr&#233;c&#233;d&#233; d'une page de garde en soie satin&#233;e. Il est &#233;dit&#233; en deux tomes totalisant 1600 pages. On y d&#233;couvre l'&#233;criture des plus grands calligraphes iraniens : Y&#226;ghout Mosta'ssami, Arghoun K&#226;meli, Al&#226;'ed&#238;n Tabrizi, Abdollah Ebn Achour, Ahmad Neirizi, Vess&#226;l, Mohamad Ebrahim Qomi, Mohamad Ali K&#226;teb o Sult&#226;n, Mohamad H&#226;chem Esfah&#226;ni, Zarrin Ghalam, Khorchid Kolah Kh&#226;nom, Mirz&#226; Chafih Arsandj&#226;ni, etc. En annexe, un volume de 136 pages enrichit l'ouvrage de commentaires en persan, en arabe et en anglais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce recueil a suscit&#233; un grand &#233;moi pendant la foire du livre de Francfort, parmi les amateurs d'art iranien. Il a par ailleurs &#233;t&#233; nomin&#233; dans la cat&#233;gorie du &#8220;livre le plus pr&#233;cieux&#8221;. La regrett&#233;e orientaliste allemande Anne-Marie Michel, qui a eu l'occasion d'examiner des exemplaires avant impression, aurait dit au Dr Bagher Nadjafi : &#8220;L'id&#233;e de rassembler les paroles divines et de les placer dans un recueil de tazhib et tadjlid, bord&#233; de fleurs, de bosquets et d'oiseaux aux chants m&#233;lodieux, ne pouvait jaillir que du c&#339;ur et de l'esprit d'un iranien cultiv&#233;&#8221;. Le Dr. Seyed Hossein Nasr, pour sa part, commente :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; Cette recherche est un travail in&#233;dit et sans &#233;gal dans le monde de l'Islam.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;* &#034; Moshaf de l'Iran &#034; a &#233;t&#233; publi&#233; par l'&#233;dition Manuska en Allemagne &#224; 4000 exemplaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Peinture de la nature dans l'art oriental</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article658</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article658</guid>
		<dc:date>2006-01-01T11:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Massoud Gh&#226;rd&#226;shpour, Rouhollah Hosseini, Sadjad Tabrizi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;On a coutume de pr&#233;senter l'Occident comme un p&#244;le de modernit&#233; et de progr&#232;s technologique, en l'opposant un peu h&#226;tivement &#224; l'Orient, dont on dit qu'il constitue l'autre p&#244;le, celui de la candeur et du naturel. A la v&#233;rit&#233;, il est pr&#233;f&#233;rable d'&#233;viter les dichotomies r&#233;ductrices. Cependant, il n'en reste pas moins que cette s&#233;paration a d'une part, une vertu explicative, mais aussi et surtout, qu'elle est r&#233;ellement palpable, en particulier &#224; travers et dans le domaine des arts. L'art est le miroir dans lequel (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;N&#176; 2, janvier 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton658-89866.jpg?1686650069' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On a coutume de pr&#233;senter l'Occident comme un p&#244;le de modernit&#233; et de progr&#232;s technologique, en l'opposant un peu h&#226;tivement &#224; l'Orient, dont on dit qu'il constitue l'autre p&#244;le, celui de la candeur et du naturel. A la v&#233;rit&#233;, il est pr&#233;f&#233;rable d'&#233;viter les dichotomies r&#233;ductrices. Cependant, il n'en reste pas moins que cette s&#233;paration a d'une part, une vertu explicative, mais aussi et surtout, qu'elle est r&#233;ellement palpable, en particulier &#224; travers et dans le domaine des arts. L'art est le miroir dans lequel se refl&#232;te la nature, et ce sont les manifestations de cette nature que l'art oriental entend saisir selon des modalit&#233;s qui lui sont propres. &#034;Peinture de la nature dans l'art oriental&#034; est l'intitul&#233; d'une exposition qui vient d'ouvrir ses portes &#224; l'Acad&#233;mie des Arts. Cette exposition regroupe, comme nous allons le voir, les &#339;uvres de peintres essentiellement orientaux, et en particulier iraniens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_2591 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L381xH267/658-1-67297.jpg?1686650069' width='381' height='267' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Massoumeh TOHIDLOU&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re section de l'exposition pr&#233;sente au public certaines des r&#233;alisations de la nouvelle g&#233;n&#233;ration des peintres issus des quatre horizons de l'Iran, ceux dont les &#339;uvres ont &#233;t&#233; retenues pour figurer dans le catalogue de l'exposition. Selon Sohrab Hadi, l'un des responsables de la manifestation (lui-m&#234;me participant) l'objectif &#224; &#233;t&#233; d'associer dans un seul et m&#234;me programme, les jeunes cr&#233;ateurs et les artistes plus exp&#233;riment&#233;s &#034; (&#8230;) en vue de favoriser, en quelque sorte, l'&#233;panouissement de la cr&#233;ativit&#233; des nouveaux venus. Ce type d'association peut s'av&#233;rer particuli&#232;rement dynamisant pour la nouvelle vague, car elle permet aux jeunes de confronter sur une grande &#233;chelle et dans un cadre ad&#233;quat, leurs travaux &#224; ceux des anciens. Il s'&#233;tablit de la sorte un lien entre les g&#233;n&#233;rations : un lien g&#233;n&#233;alogique. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2592 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L245xH381/658-2-4d85d.jpg?1686650069' width='245' height='381' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:245px;'&gt;&lt;strong&gt;Sohrab SEPEHRI&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La seconde partie de l'exposition est cette fois strictement consacr&#233;e aux peintres exp&#233;riment&#233;s. On peut y admirer entre autres des toiles de Djavad Hamidi, d'Abolghassem Sa&#239;di, Iran Darroudi et de Sohrab S&#233;pehri. Ces derniers constituent la premi&#232;re g&#233;n&#233;ration des contemporains (des modernes) qui cr&#233;&#232;rent une rupture avec le classicisme de Kamal-ol-molk et de ses disciples. La peinture persane classique d&#233;bute en effet avec le ma&#238;tre Kamal-ol-molk, et se poursuit avec des peintres illustres tels que Djavad Hamidi et Ali Mohamad H&#233;ydarian qui s'inscrivent en partie dans le sillage de leur illustre pr&#233;d&#233;cesseur, mais n'h&#233;sitent pas &#224; exp&#233;rimenter de nouvelles nuances picturales. Certains artistes, R&#233;za Shah&#226;bi par exemple, semblent figurer une transition entre les peintres r&#233;solument classiques et la nouvelle g&#233;n&#233;ration. D'autres comme Abolghassem Sa&#239;di jettent un regard neuf sur la nature en laissant de c&#244;t&#233; le naturalisme classique &#034; Au sein de notre monde chaotique, une m&#233;lodie color&#233;e et attractive s'&#233;l&#232;ve parmi les branchages, les feuilles et les fleurs&#034;. Dans cette section de l'exposition, les travaux de Sohrab S&#233;pehri occupent une place &#224; part. A travers ses cr&#233;ations, S&#233;pehri est l'un des artistes qui a le plus efficacement &#339;uvr&#233; dans le sens d'une conciliation des cultures orientales et occidentales. Ses travaux furent en effet ouverts aux influences diverses : le ha&#238;ku japonais &#224; agit sur la facture de ses po&#232;mes, les repr&#233;sentations de la femme en Extr&#234;me-Orient ont influenc&#233; son pinceau qui par ailleurs, n'est pas rest&#233; insensible &#224; la peinture occidentale (en particulier l'art abstrait de l'&#233;cole de Paris) qu'il est parvenu &#224; lier, moyennant un effort d'adaptation, &#224; la mystique de R&#251;mi.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2593 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L381xH285/658-3-98cf3.jpg?1686650069' width='381' height='285' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Iran DARROUDI&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La section suivante de l'exposition est consacr&#233;e &#224; une autre g&#233;n&#233;ration de ma&#238;tres, celle qui suit imm&#233;diatement la pr&#233;c&#233;dente et dont les repr&#233;sentants, pour la plupart &#233;minents, restent en activit&#233;. Dans cette cat&#233;gorie sont expos&#233;es entre autres des toiles de Parviz Kalantari, Kazem Tchalipa, Iradj Eskandari, Gholamhossein N&#226;mi, Mehdi Hosseini, Habibollah Sad&#233;ghi, Zahra Rahnavard, Mir Hossein Moussavi, Sohrab Hadi, et Nasser Palanghi. On peut dire des tableaux offerts aux regards, qu'ils sont &#233;tonnement vari&#233;s. Parviz Kalantari int&#232;gre dans sa toile une texture naturelle de paille et de terre ; Zahra Rahnavard cr&#233;e des compositions de verre &#224; partir de fragments color&#233;s, sur fond de verre transparent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la section consacr&#233;e au &#034; r&#234;ve vert &#034;, le visiteur peut admirer une r&#233;alisation &#034; vivante &#034; de Homayoun Salimi. Il s'agit d'un ensemble de d&#233;nivel&#233;s, d'amoncellements de pierres sur lesquels ont &#233;t&#233; pos&#233;s des arbustes, dans des bocaux pleins d'eau. Conceptuelle, cette partie de l'exposition n'est pas sans rappeler l'atmosph&#232;re des compositions picturales japonaises.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2594 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L286xH356/658-4-c0a11.jpg?1686650069' width='286' height='356' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:286px;'&gt;&lt;strong&gt;R&#233;za SHAHABI, &lt;i&gt;Paysage&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La section &#034; Groupe +30 &#034; propose aux visiteurs de voyager virtuellement, via l'informatique, &#224; l'int&#233;rieur d'une v&#233;ritable cybernature. Des images (parfois dynamiques) sont successivement projet&#233;es sur grand &#233;cran, dans une salle obscure, et c'est le visiteur qui est charg&#233; de les faire d&#233;filer selon sa fantaisie.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2596 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L286xH381/658-6-f6797.jpg?1686650069' width='286' height='381' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:286px;'&gt;&lt;strong&gt;Zahra RAHNAVARD, &lt;i&gt;Pomme et lune&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le th&#232;me et l'intitul&#233; de l'exposition &#034; La nature dans l'Art d'Orient &#034;, nous avons pu interroger Zahra Rahnavard, artiste participante : &#034; Il s'agit &#233;videmment d'&#233;voquer, vous l'aurez devin&#233;, le regard que porte l'Orient sur la nature. Ce regard est en qu&#234;te d'un myst&#232;re, d'un secret. Mais c'est aussi ce regard qui conf&#232;re &#224; la nature une dimension myst&#233;rieuse dont la peinture, mais &#233;galement la philosophie et la mystique orientale, tentent de rendre compte. En v&#233;rit&#233;, le regard oriental est plut&#244;t intuitif que rationnel. L'intuition lui permet d'appr&#233;hender dans un seul et m&#234;me mouvement, la nature et son versant secret. Evidemment, pour parvenir &#224; ses fins, l'artiste doit souvent d&#233;former, simplifier ou exag&#233;rer l'objet de son regard &#034;. Zahra Rahnavard pr&#233;cise que ce type de regard n'est pas proprement oriental (au sens g&#233;ographique du terme) : &#034; Ce regard peut &#233;galement se manifester au c&#339;ur de la modernit&#233; occidentale, et pas seulement en Asie ou en Afrique. &#034; Rahnavard cite alors l'exemple de Matisse qui s'est largement inspir&#233; de la miniature persane. Elle cite &#233;galement Gauguin, tr&#232;s influenc&#233;, de son c&#244;t&#233;, par l'art tahitien ; Van Gogh inspir&#233; par les estampes japonaises ; Picasso enfin, pour qui l'art africain avait une importance capitale. Rahnavard insiste, &#224; travers ces exemples, sur l'impact des artistes orientaux sur l'art au sens large.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2595 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L381xH190/658-5-da4d3.jpg?1686650069' width='381' height='190' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Parviz KALANTARI, &lt;i&gt;Miroir bleu&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de la position des artistes iraniens sur la sc&#232;ne mondiale, Rahnavard estime que &#034; L'art iranien est en constant progr&#232;s, et il n'a rien &#224; envier aux autres cultures&#034;. Selon cette artiste &#034; (&#8230;) il est cependant important de mieux faire conna&#238;tre l'art iranien &#224; travers le monde. Les artistes iraniens manquent de tribunes. Ils ne parviennent pas &#224; se faire conna&#238;tre et &#224; faire conna&#238;tre leurs &#339;uvres &#224; grande &#233;chelle.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2597 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L448xH211/658-7-bf4c1.jpg?1686650069' width='448' height='211' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;*Rouiin Pakbaz, La peinture iranienne, de l'antiquit&#233; jusqu'&#224; nos jours, Editions Zarrine va Simine, 2000, p.209.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La L&#233;g&#232;ret&#233; et l'oubli de l'&#234;tre retour sur L'insoutenable l&#233;g&#232;ret&#233; de l'&#234;tre de Milan Kundera</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article657</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article657</guid>
		<dc:date>2006-01-01T10:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roghayeh Haghighat Kh&#226;h</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Parler aujourd'hui de l'une des pr&#233;occupations de l'homme moderne, &#034;l'oubli de l'&#234;tre&#034; semble plus que jamais n&#233;cessaire. Trait&#233; par Nietzsche et surtout par Heidegger, ce probl&#232;me sera &#233;tudi&#233;, dans ces lignes, selon le point de vue de Milan Kundera, et &#224; travers une de ses oeuvres importantes, L'insoutenable l&#233;g&#232;ret&#233; de l'&#234;tre (id&#233;alement con&#231;ue comme illustration de la th&#233;matique discut&#233;e). &lt;br class='autobr' /&gt;
Par le biais de th&#232;mes profond&#233;ment ancr&#233;s dans la mythologie antique, La Bible, la philosophie des Lumi&#232;res et les (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;N&#176; 2, janvier 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton657-979a9.jpg?1686650069' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parler aujourd'hui de l'une des pr&#233;occupations de l'homme moderne, &#034;l'oubli de l'&#234;tre&#034; semble plus que jamais n&#233;cessaire. Trait&#233; par Nietzsche et surtout par Heidegger, ce probl&#232;me sera &#233;tudi&#233;, dans ces lignes, selon le point de vue de Milan Kundera, et &#224; travers une de ses oeuvres importantes, &lt;i&gt;L'insoutenable l&#233;g&#232;ret&#233; de l'&#234;tre &lt;/i&gt;(id&#233;alement con&#231;ue comme illustration de la th&#233;matique discut&#233;e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par le biais de th&#232;mes profond&#233;ment ancr&#233;s dans la mythologie antique, &lt;i&gt;La Bible&lt;/i&gt;, la philosophie des Lumi&#232;res et les r&#233;cits de l'&#233;poque de la Renaissance, Kundera actualise des th&#232;mes existentiels tout &#224; fait contemporains. Il accorde en effet une place primordiale &#224; la philosophie de l'existence, comme en t&#233;moigne l'int&#233;r&#234;t qu'il porte aux ph&#233;nom&#233;nologues. En attirant notre attention sur les aspects m&#233;connus de l'existence, il projette d'explorer les zones ambigu&#235;s et paradoxales de la condition humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre objectif est d'exposer certaines des questions abord&#233;es par Kundera dans son roman. Pourquoi oublier et &#234;tre oubli&#233; ? Pourquoi ne peut-on retenir tous les d&#233;tails relatifs &#224; notre pass&#233; ? Notre v&#233;cu ? De quelle nature sont les faits retenus ? Que penser des cultures r&#233;volues et des histoires qu'on raconte fatalement au pass&#233; ? Nous nous attarderons sur ces questions, en suivant toujours scrupuleusement le point de vue de l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Kitsch, au service de l'oubli&lt;/h3&gt;&lt;dl class='spip_document_2598 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L314xH220/657-1-5be8a.jpg?1686644265' width='314' height='220' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:314px;'&gt;&lt;strong&gt;Milan Kundera&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Prenons le terme de kitsch. Apparu pour la premi&#232;re fois en Allemagne au milieu du XIX&#232;me si&#232;cle, il &#233;voque imm&#233;diatement l'id&#233;e de mauvais go&#251;t. Ce th&#232;me est per&#231;u diff&#233;remment dans l'&#339;uvre de Kundera. Ce mot repr&#233;sente mieux que tout autre, le rapport entre l'homme et l'oubli de l'&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce terme se retrouve dans les domaines les plus vari&#233;s de l'art : le cin&#233;ma, l'architecture, la musique, la peinture et m&#234;me en litt&#233;rature. Il est prot&#233;iforme. On parle d'objet kitsch, de litt&#233;rature kitsch, de style kitsch, de musique kitsch, etc. Ce qui importe, pour un objet kitsch, c'est d'atteindre les sommets en mati&#232;re de mode ; dans la d&#233;coration, l'accessoire, le quantitatif et le foisonnant. Citons Abraham Moles et Eberhard Wahl qui consid&#232;rent, dans leur essai &#034;Kitsch et Objet&#034;, que &#034;Plus il y en a, mieux c'est.&#034; et qui notent &#233;galement cette phrase significative &#034;Que pourrait-on mettre dans cet espace vide ? &#034; Ces deux formules d&#233;finissent assez bien l'art kitsch. Le vide appara&#238;t comme une grande menace pour le kitsch. Sous pr&#233;texte de r&#233;cup&#233;rer la nouveaut&#233;, il ne repr&#233;sente que les choses d&#233;j&#224;-vues, moyennant quelques transformations superficielles. Kundera aime se lib&#233;rer de la dictature de la mode qui se trouve le fondement de l'univers du kitsch. Ce ph&#233;nom&#232;ne est l'apport de la modernit&#233;, dont la marche influe continuellement sur la pens&#233;e de Kundera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour illustrer notre situation actuelle au sein d'un monde domin&#233; par le kitsch, on peut d'ailleurs citer Kundera : &#034;... nul d'entre nous n'est un surhomme et ne peut &#233;chapper enti&#232;rement au kitsch. Quel que soit le m&#233;pris qu'il nous inspire, le kitsch fait partie de la condition humaine.&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='KUNDERA Milan, L'Insoutenable L&#233;g&#232;ret&#233; de l'&#234;tre, traduit du tch&#232;que par Fran&#231;ois (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2599 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L231xH336/657-2-60dd3.jpg?1686644265' width='231' height='336' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kundera fait du kitsch une cat&#233;gorie m&#233;taphysique et esth&#233;tique et va m&#234;me jusqu'&#224; parler d'attitude, de comportement et d'homme kitsch. Ce dernier est pour lui, celui qui aime &#224; tout prix se faire plaisir et qui n&#233;glige ainsi son &#234;tre v&#233;ritable. Dans l'univers du kitsch, le moi priv&#233; de l'homme est envahi par son moi public, et c'est justement cela l'id&#233;e d'oubli et de l&#233;g&#232;ret&#233; dont il est question dans &lt;i&gt;L'insoutenable L&#233;g&#232;ret&#233; de l'&#234;tre.&lt;/i&gt; Dans l'univers du kitsch, tout aboutit &#224; l'oubli, oubli de la nature, de l'histoire et de soi-m&#234;me. Tout ce qui p&#234;che par manque de beaut&#233; est &#233;limin&#233; car non d&#233;sir&#233; dans cet univers. Le kitsch nous fait oublier les v&#233;rit&#233;s les plus fondamentales de la vie et Kundera le consid&#232;re comme un paravent destin&#233; &#224; dissimuler la v&#233;rit&#233; et la complexit&#233; du monde ; un paravent dont personne n'est d&#233;pourvu. Actuellement, le kitsch est devenu universel, permanent et familier. Il nous poursuit et personne ne peut s'en d&#233;faire totalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut penser d'une certaine mani&#232;re que l'on fait tout pour oublier l'angoisse de la vie et de la mort en nous r&#233;fugiant dans le monde du kitsch, mais n'oublions pas qu'&#034;avant d'&#234;tre oubli&#233;s, nous serons chang&#233;s en kitsch. Le kitsch, c'est la station de correspondance entre l'&#234;tre et l'oubli.&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., P. 406.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; L'oubli, cons&#233;quence de la l&#233;g&#232;ret&#233; de l'&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La pesanteur &#034;L'&#233;ternel retour&#034; et &#034;La cr&#233;ation perp&#233;tuelle&#034;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le titre du roman frappe d&#232;s l'entr&#233;e par sa forme oxymorique : l'insoutenable l&#233;g&#232;ret&#233;. La question qui se pose imm&#233;diatement est la suivante : comment se fait-il que la l&#233;g&#232;ret&#233;, consid&#233;r&#233;e comme positive par certains, y appara&#238;t tant insoutenable pour les personnages kunderiens ? Pour bien saisir la l&#233;g&#232;ret&#233; de l'&#234;tre ou plut&#244;t son c&#244;t&#233; n&#233;gatif, le mieux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;est d'aborder pr&#233;alablement, le c&#244;t&#233; positif de l'id&#233;e inverse de&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pesanteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kundera propose dans &lt;i&gt;L'insoutenable l&#233;g&#232;ret&#233; de l'&#234;tre&lt;/i&gt;, une m&#233;ditation sur &#034;l'&#233;ternel retour&#034; dont parle Nietzsche dans son livre &lt;i&gt;Ainsi parlait Zarathoustra&lt;/i&gt; (le retour &#224; la vie apr&#232;s la mort) et sur celle de &#034;cr&#233;ation perp&#233;tuelle&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., P. 54.' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; des bouddhistes (on peut vivre une vie, plusieurs fois, en apparaissant chaque fois sous une forme nouvelle). Nietzsche d&#233;finit l'homme de l'&#233;ternel retour comme un surhomme. Le point commun de ces deux id&#233;es est l'id&#233;e de l'immortalit&#233; humaine et la pesanteur qui en d&#233;coule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant pour nous qui ne sommes pas surhommes et qui n'avons qu'une seule vie, celle-ci implique &#233;videmment l'id&#233;e de l&#233;g&#232;ret&#233; ou plut&#244;t l'effroyable lourdeur de la l&#233;g&#232;ret&#233;. C'est du moins le point de vue de Kundera. On est condamn&#233; &#224; se soumettre &#224; la l&#233;g&#232;ret&#233;, &#224; cause du temps lin&#233;aire. La l&#233;g&#232;ret&#233; qui r&#233;sulte d'une seule vie est tellement &#233;pouvantable aux yeux de l'&#234;tre humain que Kundera la consid&#232;re comme un lourd fardeau.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2600 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L381xH183/657-3-dfee3.jpg?1686644265' width='381' height='183' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;L'insoutenable l&#233;g&#232;ret&#233; de l'&#234;tre&lt;/i&gt;, il en explique la raison comme suit : &#034;L'homme ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir car il n'a qu'une vie et il ne peut ni la comparer &#224; des vies ant&#233;rieures ni la rectifier dans les vies ult&#233;rieures.&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., P. 19.' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; On se rend compte que la l&#233;g&#232;ret&#233; poursuit le personnage kunderien partout sans qu'il s'en rende n&#233;cessairement compte, pour le faire tomber dans l'oubli de l'&#234;tre. La vie de l'homme se r&#233;sume &#224; quelques encha&#238;nements socialement ou politiquement d&#233;termin&#233;s, et apr&#232;s la mort, &#224; quelques souvenirs qui vont dispara&#238;tre &#224; leur tour. La technique, le monde et l'homme lui-m&#234;me font &#233;galement glisser l'homme dans l'oubli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un entretien avec Antoine de Gaudemar en f&#233;vrier 1984, Kundera d&#233;clare : &#034;&#202;tre poss&#233;d&#233; par l'actualit&#233;, c'est &#234;tre poss&#233;d&#233; par l'oubli. &#034; Il r&#233;sume bien avec cette phrase, la situation de l'homme moderne. Vivre dans ce monde signifie l'oubli. Et l'on constate que c'est la l&#233;g&#232;ret&#233; de l'homme qui le fait glisser dans l'oubli (de l'&#234;tre). Il meurt comme tous ses semblables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homme a toujours eu int&#233;r&#234;t &#224; lutter contre les forces du temps et de l'oubli. Mais sa m&#233;moire n'arrive gu&#232;re &#224; tout enregistrer. Il garde ce qui appartient au pass&#233;, il se fait prendre en photo pour ne pas laisser se perdre &#224; jamais son pr&#233;sent. Mais la nature et le temps sont plus forts que lui. Kundera offre une solution &#224; ce probl&#232;me : c'est le roman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque roman essaie de mettre en question le sens de l'&#234;tre, &#224; travers les personnages et la cr&#233;ation de mondes imaginaires. En tant que d&#233;couvreur, le romancier doit &#233;clairer l'&#233;nigme du moi ou plut&#244;t celle de l'existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En face du kitsch qui cache les v&#233;rit&#233;s de l'&#234;tre et du monde par les beaut&#233;s mensong&#232;res et qui arrive &#224; le tromper en ne lui donnant la permission de poser n'importe quelle question, se dresse le roman sous forme d'une grande question. Le roman n'est pas seulement une intrigue, il agit &#224; partir des id&#233;es qu'il expose, et fait r&#233;fl&#233;chir l'homme en lui faisant percevoir et comprendre les points obscurs de l'existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant la capacit&#233; d'examiner l'&#234;tre humain sous tous les angles, il immunise en quelque sorte l'homme contre la l&#233;g&#232;ret&#233; et l'oubli de l'&#234;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;KUNDERA Milan, &lt;i&gt;L'Insoutenable L&#233;g&#232;ret&#233; de l'&#234;tre&lt;/i&gt;, traduit du tch&#232;que par Fran&#231;ois K&#233;rel. Paris, Gallimard, 1989, P. 372.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid., P. 406.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid., P. 54.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid., P. 19.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Roland Barthes en Iran*</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article656</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article656</guid>
		<dc:date>2006-01-01T09:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tahmouress Sadjedi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 1968, Roland Barthes &#233;tait d&#233;j&#224; le champion de la Nouvelle Critique en France, voire (on peut maintenant l'affirmer solennellement) dans le monde. Il avait alors publi&#233; un grand nombre de travaux originaux, notamment Le Degr&#233; Z&#233;ro de l'&#233;criture (1953), Mythologie (1957), Sur Racine (1963), Essais critiques (1964), El&#233;ments de s&#233;miologie (1965), Le Syst&#232;me de la mode (1967), et m&#234;me son c&#233;l&#232;bre essai, La mort de l'auteur, qu'il a d'abord publi&#233; en anglais, sous le titre de &#034;The death of the autor&#034;. En (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;N&#176; 2, janvier 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton656-ad6fe.jpg?1686650069' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1968, Roland Barthes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='N&#233;, &#224; Cherbourg, le 12 novembre 1915-Mort, &#224; Paris, le 26 mars (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#233;tait d&#233;j&#224; le champion de la Nouvelle Critique en France, voire (on peut maintenant l'affirmer solennellement) dans le monde. Il avait alors publi&#233; un grand nombre de travaux originaux, notamment &lt;i&gt;Le Degr&#233; Z&#233;ro de l'&#233;criture&lt;/i&gt; (1953), &lt;i&gt;Mythologie&lt;/i&gt; (1957), &lt;i&gt;Sur Racine&lt;/i&gt; (1963), &lt;i&gt;Essais critiques &lt;/i&gt;(1964), &lt;i&gt;El&#233;ments de s&#233;miologie&lt;/i&gt; (1965), &lt;i&gt;Le Syst&#232;me de la mode&lt;/i&gt; (1967), et m&#234;me son c&#233;l&#232;bre essai, &lt;i&gt;La mort de l'auteur&lt;/i&gt;, qu'il a d'abord publi&#233; en anglais, sous le titre de &#034;The death of the autor&#034;. En cette ann&#233;e de 1968, il enseignait &#233;galement &#224; l'Ecole pratique des hautes &#233;tudes o&#249; il appliquait justement sa m&#233;thode d'analyse structurale &#224; &lt;i&gt;Sarrasine&lt;/i&gt; de Balzac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait donc temps de le pr&#233;senter en Iran, l&#224; o&#249; les id&#233;es de &#034;Nouvelle Critique&#034; et de &#8220;critique&#8221; tout court, &#233;taient encore obscures ( sauf pour quelques rares traducteurs et chercheurs ind&#233;pendants). En Iran, une page historique dans l'enseignement de la litt&#233;rature fran&#231;aise, venait de se tourner pour c&#233;der la place au c&#233;l&#232;bre duo, Lagarde et Michard. &#034;Ce qui m'avait toujours frapp&#233;, faisait remarquer Barthes, c'est que les auteurs de manuels d'histoire de la litt&#233;rature vont par deux : le Lanson-Truffaut, le Castex-Surer, le Lagarde et Michard&#8230;Le choix est &#233;videmment partiel.&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='&#338;uvres compl&#232;tes, t.2, p.1019.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2601 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L196xH314/656-1-c86d1.jpg?1686650069' width='196' height='314' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:196px;'&gt;&lt;strong&gt;Roland Barthes&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Un des &#233;l&#232;ves de Barthes &#224; l'Ecole pratique des hautes &#233;tudes, le ma&#238;tre Abolhassan Nadjafi, connu de nos jours pour sa traduction des &lt;i&gt;Thibault&lt;/i&gt; de Roger Martin du Gard, publia, dans un p&#233;riodique trimestriel, &lt;i&gt;M&#233;langes d'Isfahan&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='7e cahier, 1347/1968.' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la traduction de son article s'intitulant &#034;La r&#233;ponse de Kafka&#034;, extrait d'&lt;i&gt;Essais critiques. &lt;/i&gt;L'auteur y consacrait une analyse au livre dor&#233;navant classique de Marthe Robert&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Kafka, Paris, Gallimard, 1960.' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette traduction, Nadjafi passe effectivement pour &#234;tre l'introducteur de Barthes dans notre pays, cela malgr&#233; le fait que sa traduction resta inaper&#231;ue &#224; T&#233;h&#233;ran. Il republiera n&#233;anmoins cet ouvrage ult&#233;rieurement dans un livre, &lt;i&gt;Devoir de la litt&#233;rature&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Ed. K&#233;tab-&#233; zaman, 1977.' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;,qui est aussi une sorte de r&#233;ponse enthousiaste &#224; l'appel tant discut&#233; de Jean-Paul Sartre au profit d'une litt&#233;rature engag&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir son expos&#233;, plac&#233; au d&#233;but de sa traduction d'articles r&#233;unis.' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre cette tentative et celle qui va suivre, Hamid Enayat, traducteur anglophone, traduit en persan l'essai bibliographique d'Edmond Leach&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='Claude Levi-Strauss, T&#233;h&#233;ran, Ed.Khawrazmi, 1350/1971.' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; avec une transcription persanne plut&#244;t anglicis&#233;e, de sorte qu'aucun francophone ne parvint &#224; y reconna&#238;tre le nom de Barthes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., p.70.' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1973, une autre tentative est entreprise, et M.T. Qiassi, publie en un petit volume et sous le titre de &lt;i&gt;Critique d'interpr&#233;tation&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Ed. Amir Kabir, 1352/1973.' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, titre emprunt&#233; &#224; l'essai &#034;Les deux critiques&#034; de Barthes, la traduction d'une vingtaine d'&#233;tudes r&#233;alis&#233;es par ce dernier, en les accompagnant d'une pr&#233;sentation de l'auteur. Plus tard, le traducteur en donnera une r&#233;&#233;dition&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Ed. Bozorgmehr, 1368/1989.' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux tentatives dont nous venons de parler partaient des originaux fran&#231;ais. Comme on le verra, les traducteurs ult&#233;rieurs publieront leurs travaux d'apr&#232;s les versions anglaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un long arr&#234;t, Madjid Mohammadi traduit ses &lt;i&gt;El&#233;ments de S&#233;miologie&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Ed. Al-Hoda, 1370/1991.' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les accompagnant d'une pr&#233;face et de deux lexiques, l'un persan-anglais, et l'autre, anglais-persan.Entretemps, Barthes avait publi&#233; plusieurs ouvrages importants ; il &#233;tait nomm&#233; professeur de &#034;S&#233;miologie litt&#233;raire&#034; au Coll&#232;ge de France, et pour finir, il avait trouv&#233; la mort apr&#232;s avoir &#233;t&#233; renvers&#233; par une voiture. Le traducteur des &lt;i&gt;El&#233;ments de S&#233;miologie&lt;/i&gt; pr&#233;cise qu'il a effectu&#233; sa traduction d'apr&#232;s &lt;i&gt;Elements of semiotic&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='appendix' title='Translated the French by Annette Levers and Colin Smith, New-York ; (...)' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1996, Chirine-Dokht Daghighian traduit en persan les&lt;i&gt; Mythologies&lt;/i&gt; suivi de &lt;i&gt;Le Mythe, aujourd'hui&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Ed. Nachr-&#233; Markaz, 1375/1996.' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, en &#233;laborant sa traduction &#224; partir du texte anglais de 1972. La traductrice, qui accompagne son travail d'une longue pr&#233;face annot&#233;e et d'un lexique anglais-persan, pr&#233;sente d'abord la traduction compl&#232;te de &lt;i&gt;Le Mythe, aujourd'hui&lt;/i&gt;, puis la traduction de neuf articles des &lt;i&gt;Mythologies&lt;/i&gt;. Mais, malgr&#233; cela, on ne dispose pas encore de traduction compl&#232;te de ce retentissant livre qui traite de sujets se rapportant aux usages sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, juste apr&#232;s, Daghighian participe &#224; un entretien - &#034;De la litt&#233;rature &#224; la pratique&#034; - organis&#233; par la revue mensuelle, &lt;i&gt;Le Livre du mois&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Litt&#233;rature et Philosophie&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb14' class='spip_note' rel='appendix' title='N&#1563; 17, Esfand 1377/1998, p.24-27.' id='nh14'&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, o&#249; l'on trouve &#233;galement un article sign&#233; par Machyat Ala&#239;, &#034;Barthes et la critique litt&#233;raire&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb15' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., N&#1563; 34, Mordad 1379/2000, p.410.' id='nh15'&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poursuivant sa t&#226;che d&#233;licate, Daghighian traduit, semble-t-il de l'anglais, &lt;i&gt;Le Degr&#233; Z&#233;ro de l'&#233;criture&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb16' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Ed. de Herm&#232;s, 1378/1999.' id='nh16'&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et l'accompagne d'un long commentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2001, elle traduit le livre pol&#233;mique de Barthes, &lt;i&gt;Critique et v&#233;rit&#233;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb17' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Ed. Nachr-&#233; Markaz, 1380/2001.' id='nh17'&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et l'accompagne d'un discours annot&#233;. Curieusement, &#224; la premi&#232;re ligne de cette traduction&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb18' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., p.21.' id='nh18'&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, on constate que le mot &#034;Lib&#233;ration&#034; utilis&#233; par Barthes dans son texte, a &#233;t&#233; traduit par celui de &#034;R&#233;volution&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2602 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L130xH194/656-2-96bb9.jpg?1686650069' width='130' height='194' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#234;me ann&#233;e 2001, heureuse pour ce qui concerne la diffusion des travaux de Barthes en Iran, voit para&#238;tre deux traductions (de l'anglais semble-t-il) de &lt;i&gt;La Chambre claire&lt;/i&gt; : l'une effectu&#233;e par Niloufar Motaref&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb19' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Ed. Nachr-&#233; Tchechmeh, 1380/2001.' id='nh19'&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et l'autre par Farchid Azarang&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb20' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Ed. de Mahriz, 1380/2001.' id='nh20'&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'auteur y traite non seulement de l'historique de la photographie, mais aussi de ses souvenirs d'enfance, &#224; travers la pr&#233;sentation de quelques photos. Il y tient &#233;galement des propos tr&#232;s &#233;mouvants au sujet de sa m&#232;re, d&#233;c&#233;d&#233;e en 1977.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'an 2000, un autre traducteur et auteur, Payam Yazdandjou se passionne (&#224; travers les traductions anglaises) pour les grands travaux de Barthes. Il en a fait l'objet principal de ses pr&#233;occupations th&#233;oriques et litt&#233;raires. Aussi dans sa traduction du livre de Michael Payne, &lt;i&gt;Reading Knowledge&lt;/i&gt; &lt;i&gt;An Introduction to Barthes&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Foucault and Althusser&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb21' class='spip_note' rel='appendix' title='Barthes, Foucault and Althusser, T&#233;h&#233;ran, Nachr-&#233; Markaz, 1379/2000 ; r&#233;&#233;d, (...)' id='nh21'&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Yazdandjou donne-t-il l'analyse de Payne sur le S/Z de Barthes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb22' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., p.113-124.' id='nh22'&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans sa traduction (qui est aussi une compilation) &lt;i&gt;Vers le postmodernisme&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb23' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Nachr-&#233; Markaz, 1381/2003.' id='nh23'&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il a traduit, de l'anglais, &#034;La mort de l'auteur&#034;, et &#034;De l'&#339;uvre au texte&#034;, les accompagnant d'une br&#232;ve notice&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;sur la vie et l'&#339;uvre de Barthes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa passion pour l'&#339;uvre de Barthes y appara&#238;t de mani&#232;re &#233;vidente&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb24' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., p.85-109.' id='nh24'&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2003, il traduit &lt;i&gt;Le plaisir du texte&lt;/i&gt;, d'apr&#232;s la version anglaise de Richard Miller, et r&#233;vise la sienne sur l'original fran&#231;ais&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb25' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Nachr-&#233; Markaz, 1382/2003.' id='nh25'&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'ann&#233;e suivante, il traduit les &lt;i&gt;Fragments d'un discours amoureux&lt;/i&gt;, d'apr&#232;s la version anglaise de Richard Howard, et r&#233;vise, pr&#233;tend il, son travail sur l'original fran&#231;ais&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb26' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Nachr-&#233; Markaz, 1383/2004.' id='nh26'&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le traducteur choisit, pour le titre persan de sa version, &lt;i&gt;Le mot de l'amoureux&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Morceaux choisis&lt;/i&gt;. Poursuivant sa t&#226;che, il traduit, d'apr&#232;s la version anglaise de R. Howard, &lt;i&gt;Roland Barthes par Roland Barthes&lt;/i&gt;, et r&#233;vise la sienne sur l'original fran&#231;ais&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb27' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Nachr-&#233; Markaz, 1383/2004.' id='nh27'&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2004, Nasser Fakouhi, universitaire, traduit &lt;i&gt;L'empire des signes&lt;/i&gt;, et l'accompagne d'une pr&#233;face et de notes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb28' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Nachr-&#233; Ney, 1383/2004.' id='nh28'&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il semble que cette version soit une traduction &#224; partir de la version originale, d'autant plus qu'il cite la publication de cet ouvrage de Barthes chez Flammarion (1984). Dans les trois tomes des &lt;i&gt;&#338;uvres compl&#232;tes&lt;/i&gt;, publi&#233;es aux Editions du Seuil par Eric Marty, Barthes ne cite jamais le nom du grand historien de l'Asie, Ren&#233; Grousset, auteur de &lt;i&gt;L'Empire des steppes&lt;/i&gt;, mais curieusement on devine partout sa pr&#233;sence (le titre est lui aussi significatif).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2603 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L140xH200/656-3-cea52.jpg?1686650069' width='140' height='200' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, &#224; l'occasion d'un colloque consacr&#233; &#224; la Litt&#233;rature compar&#233;e avec pour th&#232;me, &#034;Litt&#233;rature et Mythologie&#034;, colloque qui avait &#233;t&#233; organis&#233; par la Facult&#233; des Langues &#233;trang&#232;res de l'Universit&#233; de T&#233;h&#233;ran, pendant les journ&#233;es du 12-13 mai 2004, Tahmouress Sadjedi a donn&#233; une conf&#233;rence sur le th&#232;me de &#034;Roland Barthes et la mythologie d'un mythologue&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb29' class='spip_note' rel='appendix' title='Litt&#233;rature et Mythologie, T&#233;h&#233;ran,Samt, 1383/2004, p.88-98.' id='nh29'&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; o&#249; il &#233;tait question de plusieurs articles du mythologue des mythologies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette ann&#233;e 2005 (et jusqu'&#224; pr&#233;sent) deux traductions ont d&#233;j&#224; vu le jour. La premi&#232;re, qui porte le titre de &lt;i&gt;Barthes et le cin&#233;ma&lt;/i&gt;, est un recueil de quelques articles et &#233;tudes de Barthes que le traducteur, Maziar Eslami, a accompagn&#233; d'une pr&#233;face sur les r&#233;flexions de Barthes &#224; propos du septi&#232;me art&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb30' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Ed., de G&#226;m-&#233; No, 1384/2005.' id='nh30'&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette traduction est faite d'apr&#232;s la version anglaise qui porte le titre de &lt;i&gt;A Barthes reader&lt;/i&gt;, &#233;dit&#233;e par Susan Sontag (1982). Mais elle ne comporte pas toutes les r&#233;flexions, tous les articles et tous les interviews de notre auteur qui, d'ailleurs, avait m&#234;me tenu, sous la direction d'Andr&#233; T&#233;chin&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb31' class='spip_note' rel='appendix' title='S&#339;ur Bront&#233;, 1977.' id='nh31'&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le r&#244;le d'un &#233;crivain anglais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ahmad Okhovvat, qui a donn&#233; le titre de &#034;Roland Barthes, &lt;i&gt;Proust et moi&lt;/i&gt;&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb32' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;h&#233;ran, Nachr-&#233; Ofogh, 1384/2005.' id='nh32'&gt;32&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; sa traduction et compilation, a d&#233;j&#224; traduit dans le p&#233;riodique trimestriel d'Isfahan, &lt;i&gt;Zendeh-roud&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb33' class='spip_note' rel='appendix' title='1375/1995, N&#1563;s 10-11.' id='nh33'&gt;33&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la &lt;i&gt;D&#233;lib&#233;ration&lt;/i&gt; de Barthes. Okhovvat, qui a accompagn&#233; son travail de deux &#233;tudes pr&#233;liminaires, fait remarquer, dans la seconde&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb34' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., p.15.' id='nh34'&gt;34&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qu'il a voulu rassembler tout ce que Barthes avait &#233;crit au sujet de Proust, affirmation qui para&#238;t &#234;tre exag&#233;r&#233;e. D'ailleurs, il y publie aussi ses propres souvenirs et laisse clairement voir qu'il a mis &#224; profit la traduction des textes publi&#233;s en anglais. Il cite &#233;galement, au cours de son travail, quelques articles de Barthes, traduits en persan et publi&#233;s dans divers p&#233;riodiques. Mais il est difficile d'y reconna&#238;tre le v&#233;ritable titre de ces articles. Le dernier, qui est traduit en persan par Keyvan Tahmasbian, porte le titre de &#034;R&#233;flexion sur le suicide&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb35' class='spip_note' rel='appendix' title='Zendeh-roud, 1384/2005, N&#1563;s 33-34.' id='nh35'&gt;35&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le grand probl&#232;me de ces traductions, c'est qu'elles s'appuient (&#224; part trois d'entre elles) sur les textes anglais. Elles comportent nombre de fautes et d'interpr&#233;tations erron&#233;es. Le probl&#232;me, celui de la traduction indirecte revient &#224; se demander si les fautes sont dues aux traducteurs anglais ou aux traducteurs iraniens ? La r&#233;ponse &#224; cette question exige un travail qui d&#233;borde les limites de ce pr&#233;sent article. Esp&#233;rons que ce seront les traducteurs francophones ou encore les francisants qui prendront en charge &#224; l'avenir la traduction de l'ensemble des textes de Roland Barthes, car c'est un fait, le public iranien est bien au rendez-vous.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;* Ce travail ne pr&#233;tend nullement &#224; l'exhaustivit&#233;. Il est fort possible que certains travaux aient &#233;chapp&#233; &#224; l'auteur de cet article. Cette &#233;tude bibliographique &#224; &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e &#224; l'occasion d'un colloque sur Roland Barthes qui eut lieu le 18 d&#233;cembre 2005 &#224; la Facult&#233; des Langues &#233;trang&#232;res de l'universit&#233; de T&#233;h&#233;ran.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;N&#233;, &#224; Cherbourg, le 12 novembre 1915-Mort, &#224; Paris, le 26 mars 1980.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#338;uvres compl&#232;tes&lt;/i&gt;, t.2, p.1019.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;7e cahier, 1347/1968.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Kafka, Paris, Gallimard, 1960.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Ed. K&#233;tab-&#233; zaman, 1977.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir son expos&#233;, plac&#233; au d&#233;but de sa traduction d'articles r&#233;unis.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Claude Levi-Strauss&lt;/i&gt;, T&#233;h&#233;ran, Ed.Khawrazmi, 1350/1971.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid., p.70.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Ed. Amir Kabir, 1352/1973.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='appendix'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Ed. Bozorgmehr, 1368/1989.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb11'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='appendix'&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Ed. Al-Hoda, 1370/1991.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb12'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='appendix'&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Translated the French by Annette Levers and Colin Smith, New-York ; 1967.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb13'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='appendix'&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Ed. Nachr-&#233; Markaz, 1375/1996.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb14'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh14' class='spip_note' title='Notes 14' rev='appendix'&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;N&#1563; 17, Esfand 1377/1998, p.24-27.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb15'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh15' class='spip_note' title='Notes 15' rev='appendix'&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid., N&#1563; 34, Mordad 1379/2000, p.410.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb16'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh16' class='spip_note' title='Notes 16' rev='appendix'&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Ed. de Herm&#232;s, 1378/1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb17'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh17' class='spip_note' title='Notes 17' rev='appendix'&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Ed. Nachr-&#233; Markaz, 1380/2001.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb18'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh18' class='spip_note' title='Notes 18' rev='appendix'&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid., p.21.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb19'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh19' class='spip_note' title='Notes 19' rev='appendix'&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Ed. Nachr-&#233; Tchechmeh, 1380/2001.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb20'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh20' class='spip_note' title='Notes 20' rev='appendix'&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Ed. de Mahriz, 1380/2001.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb21'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh21' class='spip_note' title='Notes 21' rev='appendix'&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Barthes, Foucault and Althusser&lt;/i&gt;, T&#233;h&#233;ran, Nachr-&#233; Markaz, 1379/2000 ; r&#233;&#233;d, 1382/2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb22'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh22' class='spip_note' title='Notes 22' rev='appendix'&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid., p.113-124.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb23'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh23' class='spip_note' title='Notes 23' rev='appendix'&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Nachr-&#233; Markaz, 1381/2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb24'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh24' class='spip_note' title='Notes 24' rev='appendix'&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid., p.85-109.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb25'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh25' class='spip_note' title='Notes 25' rev='appendix'&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Nachr-&#233; Markaz, 1382/2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb26'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh26' class='spip_note' title='Notes 26' rev='appendix'&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Nachr-&#233; Markaz, 1383/2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb27'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh27' class='spip_note' title='Notes 27' rev='appendix'&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Nachr-&#233; Markaz, 1383/2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb28'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh28' class='spip_note' title='Notes 28' rev='appendix'&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Nachr-&#233; Ney, 1383/2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb29'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh29' class='spip_note' title='Notes 29' rev='appendix'&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Litt&#233;rature et Mythologie, T&#233;h&#233;ran,Samt, 1383/2004, p.88-98.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb30'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh30' class='spip_note' title='Notes 30' rev='appendix'&gt;30&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Ed., de G&#226;m-&#233; No, 1384/2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb31'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh31' class='spip_note' title='Notes 31' rev='appendix'&gt;31&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;S&#339;ur Bront&#233;, 1977.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb32'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh32' class='spip_note' title='Notes 32' rev='appendix'&gt;32&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;h&#233;ran, Nachr-&#233; Ofogh, 1384/2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb33'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh33' class='spip_note' title='Notes 33' rev='appendix'&gt;33&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;1375/1995, N&#1563;s 10-11.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb34'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh34' class='spip_note' title='Notes 34' rev='appendix'&gt;34&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid., p.15.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb35'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh35' class='spip_note' title='Notes 35' rev='appendix'&gt;35&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Zendeh-roud&lt;/i&gt;, 1384/2005, N&#1563;s 33-34.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La lettre et l'&#233;cran &#224; Amr Hegazi</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article655</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article655</guid>
		<dc:date>2006-01-01T08:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Esfandiar Esfandi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Parlons de l'&#233;criture &#233;pistolaire dont la pratique est une vertu peu r&#233;pandue. D&#233;finie id&#233;alement en termes de partage, elle fait intervenir deux interlocuteurs exacts et scrupuleux install&#233;s dans la permanence d'un &#233;change jamais diff&#233;r&#233;. Arbitrairement, il pourra s'agir d'un duo imaginaire et exemplaire compos&#233; d'un t&#233;h&#233;ranais et d'un cairote dont les aires culturelles respectives t&#233;moignent, pour l'un, de la naissance des tchapars persans, galopants courriers des plaines ; pour l'autre, de l'invention du (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;N&#176; 2, janvier 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH117/arton655-4acee.jpg?1686650069' width='150' height='117' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parlons de l'&#233;criture &#233;pistolaire dont la pratique est une vertu peu r&#233;pandue. D&#233;finie id&#233;alement en termes de partage, elle fait intervenir deux interlocuteurs exacts et scrupuleux install&#233;s dans la permanence d'un &#233;change jamais diff&#233;r&#233;. Arbitrairement, il pourra s'agir d'un duo imaginaire et exemplaire compos&#233; d'un t&#233;h&#233;ranais et d'un cairote dont les aires culturelles respectives t&#233;moignent, pour l'un, de la naissance des tchapars persans, galopants courriers des plaines ; pour l'autre, de l'invention du fragile et pr&#233;cieux papyrus (l'arbitraire n'aura donc jamais sa place dans le choix des symboles ?) Imaginons-les, l'un cherchant la phrase inaugurale de sa prochaine missive, et l'autre poursuivant la lecture du dernier message re&#231;u. L'important n'est-il pas, de composer l'une apr&#232;s l'autre les gammes d'un commerce de paroles et d'id&#233;es ? Pour l'un et l'autre, il s'agit d'obtenir une mati&#232;re verbale compacte, dont le sens tiendrait enti&#232;rement au creux d'un poing serr&#233; (&#233;viter le verbiage en somme). Toujours pour ce faire, ils tressent scrupuleusement la toile de leurs textes, dont ils trient les phrases avec parcimonie. Imaginons-les, l'un ceintur&#233; par la cha&#238;ne montagneuse de l'Alborz, face &#224; l'autre, qui attend la parole diff&#233;r&#233;e &#224; l'extr&#234;me pointe d'une distance abstraite, pr&#234;t &#224; fondre, &#224; peine la lecture de sa derni&#232;re lettre finie, sur une page qu'on imagine id&#233;alement blanche. Ce constat et sa r&#233;ciproque font de cette derni&#232;re une relique en devenir. Le t&#233;h&#233;ranais et le cairote auront mis&#233; gros sur ce partage qui contient, pure forme du plus pur des dialogues, la quintessence de leur pass&#233;, de leur pr&#233;sent et de leur avenir ; l'esp&#233;rance en un mot. &lt;span class='spip_document_2604 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L314xH235/655-1-8dcb5.jpg?1686650069' width='314' height='235' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement voil&#224;. La lettre n'est plus (ou si peu) ni ces brouillons auxquels nos correspondants imaginaires esp&#232;rent recourir pour leurs incertaines ratures. Leur dialogue a mis les voiles vers le r&#233;seau des eaux virtuelles. Jamais plus leur parole partag&#233;e ne risquera de s'enliser dans les sables du Sina&#239;, ni de se fracasser (paix &#224; l'a&#233;ropostale) contre les parois des monts Zagros. Aujourd'hui, l'&#233;cran fait office de page et rel&#232;gue la lettre aux deux plis, dans un coin de la m&#233;moire collective des mieux lotis. Elle qui jadis portait la trace de leurs doigts, peine &#224; redevenir l'incontournable interm&#233;diaire de leurs palabres. Aujourd'hui sur leur &#233;cran respectif, se d&#233;ploie touche apr&#232;s touche un dialogue infini. L'espace et le temps ne sont plus, ni des ennemis, ni des alli&#233;s. Seuls ou coalis&#233;s, jamais ils n'obtiennent de rompre l'&#233;change pr&#233;cieux que la danse des &#233;lectrons a rendu instantan&#233;e. Humbles et ramass&#233;s sur le clavier, dans le voisinage des montagnes et des pyramides, nos deux amis composent. Aussit&#244;t formul&#233; leur d&#233;sir d'&#233;crire ou de lire, et les voil&#224; exhauss&#233;s. Plus d'attente, plus de mains plong&#233;es dans la bo&#238;te aux lettres pour saisir, parmi les factures sans &#226;mes, une lettre esp&#233;r&#233;e. Leur manquera-t-il pour autant, le suspens de l'enveloppe &#224; d&#233;chirer, de la lettre &#224; extraire, &#224; d&#233;plier, &#224; tenir les deux pouces aidant, dans l'axe du regard ? Et les craquements bavards de la feuille de papier &#224; l'inertie trompeuse ? Sont-elles en somme si pr&#233;cieuses ces habitudes perdues ? Assur&#233;ment non.&lt;span class='spip_document_2605 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L269xH270/655-2-db4e4.jpg?1686650069' width='269' height='270' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Dans un seul et m&#234;me &#233;lan, ils applaudissent, les nouveaux &#034;&#233;pistoliers&#034;, au seul nom du r&#233;seau dont le nom &#224; lui seul &#233;voque la complexit&#233; et la performance. Les faits sont inscrits dans les processeurs et les disques durs. L'&#233;clair est la mascotte des &#034;trifouilleurs&#034; de touches. A leurs yeux, la lenteur est d'ores et d&#233;j&#224; digne de figurer en bonne place dans un &#233;ventuel mus&#233;e des archa&#239;smes comportementaux. Leurs messages vont bon train, le plus souvent lib&#233;r&#233;s du poids de la saine formula-tion pratiqu&#233;e &#034;dans les r&#232;gles de l'art &#034;. Quant aux n&#244;tres d'&#034;&#233;pistoliers&#034;, aucun obstacle ne les emp&#234;che de transporter leur verve m&#233;thodique sur le r&#233;seau. Allons !! Heureusement performance ne rime pas toujours avec m&#233;diocrit&#233; et le r&#233;seau est une arche o&#249; peuvent, sans trop de dommages, se croiser les messages aux tournures incertaines et les lettres &#034;pixellis&#233;es &#034; pour le meilleur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Religion et spiritualit&#233; Entretien avec Michel Cazenave et Antoine Faivre</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article654</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article654</guid>
		<dc:date>2006-01-01T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Esfandiar Esfandi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les 14 et 15 novembre s'est d&#233;roul&#233; &#224; T&#233;h&#233;ran, sous l'&#233;gide de l'Acad&#233;mie des Arts, de l'Universit&#233; de l'Art, et de l'Institut de philosophie, le second volet du colloque intitul&#233;&#034; l'imagination artistique&#034;. Michel Cazenave, chercheur et responsable de programme &#224; France Culture, et Antoine Faivre, directeur d'&#233;tude &#233;m&#233;rite &#224; l'Ecole pratique des Hautes Etudes (chaire d'Histoire des courants &#233;sot&#233;riques dans l'Europe moderne et contemporaine) ont particip&#233; &#224; ce rassemblement qui accueillait &#233;galement de nombreux (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;N&#176; 2, janvier 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton654-09a4f.jpg?1686650069' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les 14 et 15 novembre s'est d&#233;roul&#233; &#224; T&#233;h&#233;ran, sous l'&#233;gide de l'Acad&#233;mie des Arts, de l'Universit&#233; de l'Art, et de l'Institut de philosophie, le second volet du colloque intitul&#233;&#034; l'imagination artistique&#034;. Michel Cazenave, chercheur et responsable de programme &#224; France Culture, et Antoine Faivre, directeur d'&#233;tude &#233;m&#233;rite &#224; l'Ecole pratique des Hautes Etudes (chaire d'Histoire des courants &#233;sot&#233;riques dans l'Europe moderne et contemporaine) ont particip&#233; &#224; ce rassemblement qui accueillait &#233;galement de nombreux chercheurs et universitaires iraniens. Michel Cazenave est intervenu sur le th&#232;me &#034;Imagination et cr&#233;ation : soufisme et psychologie moderne&#034;, et Antoine Faivre sur les &#034;Aspects iconographiques de l'imagination cr&#233;atrice dans la th&#233;ophanie chr&#233;tienne&#034;. Ces derniers ont eu l'amabilit&#233;, malgr&#233; leur emploi du temps charg&#233;, de r&#233;pondre &#224; nos questions au cours d'un entretien r&#233;alis&#233; dans les locaux du journal Ettelaat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_2606 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L216xH324/654-1-a2e51.jpg?1686650069' width='216' height='324' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:216px;'&gt;&lt;strong&gt;Michel Cazenave&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Esfandiar Esfandi : Vous &#234;tes, Messieurs, en Iran depuis tout juste deux jours. Puis-je vous demander votre impression g&#233;n&#233;rale sur le pays ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Michel Cazenave :&lt;/b&gt; Il est difficile pour nous de r&#233;pondre &#224; cette question, &#233;tant donn&#233; que le colloque a occup&#233; tout notre temps. Cependant, la d&#233;couverte du pays ne nous a pas du tout surpris. Je connais beaucoup d'Iraniens &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Antoine Faivre :&lt;/b&gt; Pour ce qui me concerne, je vais aller dans le sens des propos de Michel Cazenave. D&#232;s notre arriv&#233;e &#224; l'a&#233;roport, nous avons &#233;t&#233; re&#231;u de mani&#232;re excellente, pour ce qui est des sourires, de l'obligeance, de la gentillesse. On ne pouvait pas souhaiter mieux. Mais comme l'a fait remarqu&#233; Michel, les seules fois o&#249; nous sommes sortis de notre h&#244;tel, c'&#233;tait hier, pour nous rendre &#224; l'Universit&#233; de l'Art pour participer au colloque sur l'imaginaire artistique, et aujourd'hui, pour nous rendre &#224; l'Institut de philosophie. J'ai n&#233;anmoins remarqu&#233; que T&#233;h&#233;ran &#233;tait tr&#232;s bariol&#233;. Je veux dire que la ville comporte des quartiers tr&#232;s vari&#233;s. J'ai aussi de tr&#232;s bons amis iraniens. Dariush Chayegan, par exemple, que nous connaissons depuis de nombreuses ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;E. E. : Quel regard portez-vous sur l'atmosph&#232;re religieuse de l'Iran ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;A. F. :&lt;/b&gt; Je n'ai pas &#233;t&#233; surpris de grand-chose. C'est vrai que c'est assez frappant de voir tant de femmes habill&#233;es en noir. Mais ne me faite pas dire que ce constat m'a &#233;tonn&#233;. Je ne suis pas un ilote et j'&#233;tais bien &#233;videmment au courant de cette particularit&#233; culturelle. Cela dit, dans notre milieu acad&#233;mique, il n'y pas de jugements de valeur. Ici , on ne sert pas la main des femmes ; est-ce une attitude religieuse ou pas, cela fait en tout cas partie des petites choses du quotidien que nous remarquons. Mais nous n'avons pas de jugement &#224; porter l&#224;-dessus. Il ne s'agit pas des m&#234;mes normes, voil&#224; tout. Pour moi, cela fait partie des choses pittoresques de la vie iranienne&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;M. C. :&lt;/b&gt; Pour ma part, je per&#231;ois cela en termes de diff&#233;rences culturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;A. F. :&lt;/b&gt; C'est aussi dans ce sens que j'emploie le mot &#034; pittoresque&#034; ; des particularit&#233;s qu'on peut remarquer au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;E. E. : Pour prolonger ma pr&#233;c&#233;dente question, je voudrais vous demander si de votre point de vue de sp&#233;cialiste, vous consid&#233;rez que l'Iran est un pays qui s'est, au fil du temps, re-spiritualis&#233;, et si oui, selon quelles modalit&#233;s ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;A. F. :&lt;/b&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;Tout d&#233;pend de ce qu'on entend par re-spiritualisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;M. C. :&lt;/b&gt; Attention. Nous, nous sommes de tradition fran&#231;aise. Pour nous, religion et spiritualit&#233; sont, il va sans dire, deux concepts diff&#233;rents. Pour ce qui est de l'Iran, la religion est bien l&#224;, c'est le moins qu'on puisse dire. Pour ce qui est de la spiritualit&#233; en revanche, je ne sais pas. Je ne peux pas vous dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;A. F. :&lt;/b&gt; Si l'on suit la distinction que fait Michel Cazenave, et &#224; laquelle pour ma part je souscris, la spiritualit&#233; concerne l'individu. Nous sommes venus en Iran dans le cadre d'un colloque acad&#233;mique, et nous sommes entre coll&#232;gues, nous ne sommes pas all&#233;s dans la population, au contact des gens. C'est l&#224; seulement, parmi les individus, que le terme de spiritualit&#233; &#224; un sens. Si j'&#233;tais interrog&#233; sur la pr&#233;sence du catholicisme ou du protestantisme en France, je pourrais par exemple &#233;voquer le nombre des Eglises en disant si elles sont, oui ou non, pr&#233;sentes ou actives. Mais ce n'est pas ce que j'appelle spiritualit&#233;. Pour moi la spiritualit&#233; rel&#232;ve du transcendantal, du rapport de l'homme avec son Dieu. C'est du domaine plut&#244;t personnel. La religion, c'est ce qu'on peut voir, en tant qu'historien, sociologue ou autre. Par exemple si l'on entre dans une mosqu&#233;e, on peut voir qui et combien de personnes entrent, comment ils prient, la fa&#231;on dont ils se comportent. Ce n'est certainement pas la fa&#231;on dont s'habillent les femmes qui pourra par exemple me renseigner sur leur spiritualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;M. C. :&lt;/b&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;J'ajouterais pour ma part que l'id&#233;e m&#234;me de &#034; spiritualit&#233; collective&#034; est une bizarrerie. Penser le spirituel du point de vue collectif me semble contradictoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;E. E. : Et pour ce qui est de l'id&#233;e de &#034; r&#233;anchantement &#034;. Pensez-vous, et j'en profite pour &#233;largir ma question, pensez-vous qu'au-del&#224; de l'Iran et des pays similaires (pour ne pas dire musulmans) d'autres cultures ou d'autres aires g&#233;ographiques (la France par exemple) se soient r&#233;anchant&#233;s ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;M. C. : &lt;/b&gt;Si on juge la France d'apr&#232;s son histoire, c'est-&#224;-dire son origine chr&#233;tienne, elle s'est largement d&#233;senchant&#233;e. Mais si l'on se base sur la pouss&#233;e des qu&#234;tes individuelles de spiritualit&#233; chez de nombreuses personnes, on peut consid&#233;rer alors que la France s'est r&#233;anchant&#233;e. Elle est en voie de r&#233;anchantement selon des modalit&#233;s qui ne correspondent pas &#224; sa tradition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;E. E. : Le terme de &#034;spiritualisa-tion&#034; est donc impropre concernant la France.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;M. C. :&lt;/b&gt; Effectivement, si ce n'est comme somme de milliers de qu&#234;tes individuelles de spiritualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;A. F. :&lt;/b&gt; La France fonctionne selon un syst&#232;me qui s&#233;pare le religieux du civil (de l'Etat). En ce sens, on peut parler d'une perte de religiosit&#233;, mais pas forcement d'une perte de spiritualit&#233;. On peut m&#234;me dire que Dieu ou &#034; les Dieux&#034; sont au moins aussi pr&#233;sents qu'auparavant. Je dirais m&#234;me qu'ils le sont peut-&#234;tre encore davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;M. C. :&lt;/b&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;C'est vrai qu'ils sont plus pr&#233;sents qu'il y a cinquante ans. Mais il ne s'agit plus du Dieu chr&#233;tien, mais plut&#244;t, comme Jean vient de le dire, &#034;des Dieux &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;A. F. :&lt;/b&gt; Et c'est peut-&#234;tre justement l'occasion pour certains, pour un plus grand nombre d'individus, d'aller vers la spiritualit&#233;. Elle peut &#234;tre chr&#233;tienne ou autre, on voit d'ailleurs pulluler les nouveaux mouvements religieux, dont certains, qu'on a appel&#233; &#034; secte &#034; peuvent &#234;tre dangereux. Je vois personnellement dans notre la&#239;cit&#233; fran&#231;aise un moyen offert aux religions de s'&#233;panouir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;M. C. :&lt;/b&gt; Cela permet &#224; de nombreuses formes religieuses de voir le jour&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;A. F. :&lt;/b&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;Et c'est tr&#232;s bien pour ceux qui sont indiff&#233;rents en mati&#232;re confessionnelle. Si l'on estime au contraire qu'il serait pr&#233;f&#233;rable qu'il y ait en France une seule et unique religion, et que les autres religions ne soient pas admises, alors ce n'est plus du tout la m&#234;me chose&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;M. C. :&lt;/b&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;Nous avons d'ailleurs eu en France, vous le savez, des guerres de religion&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;A. F. :&lt;/b&gt; C'est la raison pour laquelle depuis environ cent trente ans nous essayons de tout mettre en &#339;uvre pour que cela ne se renouvelle pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;E. E. : Il semble en effet qu'en France comme ailleurs la religion est en train de gagner du terrain, par le bas, au sein de la population, mais &#233;galement par le haut, dans les cercles intellectuels ou dans les universit&#233;s. Peut-on dire que la r&#233;f&#233;rence aux concepts religieux est devenue presque naturelle ? L'utilisation d'une grille de lecture religieuse n'est elle pas devenue presque monnaie courante ; je pense &#224; l'herm&#233;neutique et &#224; l'engouement des &#233;tudiant(e)s, en particuliers iraniens, pour cette discipline.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;M. C. :&lt;/b&gt; Pour ce qui est de la qu&#234;te spirituelle en France, c'est &#233;vident, on peut parler d'une v&#233;ritable pouss&#233;e. Un de mes amis, professeur, me disait &#224; ce sujet qu'il y a tout juste vingt ans, quand il voulait faire rire ses &#233;tudiants, il leur parlait de religion, alors qu'ils prenaient la politique tr&#232;s au s&#233;rieux, tandis qu'aujourd'hui, c'est la politique qui les fait rire. Pour les int&#233;resser, il faut leur parler de religion. Il y a donc une recherche de spiritualit&#233;, une qu&#234;te des formes religieuses &#233;galement, dans lesquelles on veut inscrire, souvent, la qu&#234;te spirituelle. Evidemment, le mouvement est dialectique. Du c&#244;t&#233; des jeunes on cherche g&#233;n&#233;ralement des formes nouvelles qui correspondent &#224; leurs aspirations, modernes, et ils ont en m&#234;me temps besoin d'&#233;l&#233;ments de r&#233;flexion. Souvent quand on revient &#224; des formes anciennes ou exotiques de religions, telles que le bouddhisme ou l'indouisme, c'est pour faire ou th&#233;oriser des exp&#233;riences qui permettent d'avancer, d'approfondir sa propre recherche. Il ne s'agit pas de ressusciter des pens&#233;es mortes, mais de s'en servir pour aller plus loin. Le fait de vouloir ressusciter des pens&#233;es mortes peut conduire &#224; des ph&#233;nom&#232;nes sectaires, &#224; de l'intol&#233;rance. La formulation de la v&#233;rit&#233; religieuse doit &#234;tre r&#233;adapt&#233;e, repens&#233;e, rev&#233;cue par chacun. Il y a simplement tout un corpus de r&#233;flexions th&#233;ologiques qui aide cette recherche en faisant gagner &#233;norm&#233;ment de temps.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2607 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L209xH314/654-2-6a609.jpg?1686650069' width='209' height='314' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:209px;'&gt;&lt;strong&gt;Antoine Faivre&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;A. F. :&lt;/b&gt; Je souscris &#224; ce que vient de dire Michel Cazenave. J'ajoute simplement en tant qu'universitaire, que quantit&#233; de secteurs de la culture ont &#233;t&#233; n&#233;glig&#233;s dans le monde acad&#233;mique fran&#231;ais, notamment en mati&#232;re de culture religieuse, de l'histoire des religions. Nous n'avons toujours pas de d&#233;partement d'histoire des religions dans les universit&#233;s fran&#231;aises, contrairement &#224; ce qui se passe aux Etats-Unis, en Italie ou en Suisse. Disons que nous n'en avons que deux ou trois. Nous avons, et j'en fais partie, une section typique &#224; l'Ecole Pratique des Hautes Etudes de la Sorbonne qui porte le nom de &#034; Sciences religieuses&#034;. Cette section comporte aujourd'hui quarante neuf chaires, en 1886 au moment de sa cr&#233;ation, elle en comportait dix. On ne s'y interroge pas sur la nature de la religion. Nous sommes pour la plupart des historiens et nous travaillons dans un esprit la&#239;c. Si le nombre de chaires a augment&#233;, ce n'est pas pour r&#233;pondre &#224; un besoin de religiosit&#233;. C'est pour palier &#224; une n&#233;gligence dans le domaine culturel. Une des derni&#232;res chaires cr&#233;&#233;es, et que j'ai l'honneur d'occuper, s'appelle &#034; Histoire des courants &#233;sot&#233;riques dans l'Europe moderne et contemporaine &#034;. La cabbale chr&#233;tienne, la th&#233;osophie, l'alchimie ; c'aurait &#233;t&#233; assez impensable au d&#233;but du si&#232;cle. L'universit&#233; fran&#231;aise tend de plus en plus, durant ces derni&#232;res d&#233;cennies, &#224; devenir une universitas, non pas en vue d'une connaissance absolue qui donnerait la v&#233;rit&#233; en soi, mais pour qu'il y ait le moins de lacunes possibles dans le savoir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;E. E. : En somme, la d&#233;marche s'inscrit &#224; l'int&#233;rieur d'une vaste anthropologie g&#233;n&#233;rale&#8230;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A. F. : D'une certaine mani&#232;re. Voyez-vous, parmi nos chercheurs ou nos &#233;tudiants, un certain nombre sont &#224; la recherche d'un suppl&#233;ment d'&#226;me. Mais notre travail de recherche &#224; proprement parler s'effectue dans un esprit d'&#034;agnosticisme m&#233;thodologique&#034;. Il ne s'agit pas d'&#234;tre positiviste ou de dire que les religions sont des illusions. Il est non scientifique de dire que les religieux ont tort. Mais en m&#234;me temps, nous ne faisons pas un enseignement religieux. On ne travaille pas pour donner un suppl&#233;ment d'&#226;me, mais tant mieux si certains y trouvent leur compte, m&#234;me en mati&#232;re d'&#226;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;M. C. :&lt;/b&gt; Je travaille moi aussi dans un service d'&#233;tat, &#224; la radio, et je m'occupe d'une &#233;mission qui porte sur les univers spirituels et religieux. Nous sommes un service d'&#233;tat et &#224; ce titre, nous ne prenons position derri&#232;re aucune religion particuli&#232;re. A aucun moment, je ne laisse entrevoir mes propres options religieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ouvrons l'antenne &#224; toutes les formes de religion ; je leur donne la parole sans discrimination. Je pense que je remplis ainsi mon r&#244;le de service public la&#239;c, et je donne en m&#234;me temps aux auditeurs des &#233;l&#233;ments de discernement pour &#233;viter les d&#233;rives et pour leur &#233;viter de devenir les victimes de charlatans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;E. E. : Pour en revenir au colloque sur l'imaginaire artistique. Dans votre intervention, Monsieur Cazanave, il a &#233;t&#233; question du &#034; monde imaginal&#034;. Imaginons pour notre part une &#233;chelle ontologique. Si vous deviez situer ce &#034; monde imaginal &#034; quelque part sur cette &#233;chelle virtuelle, &#224; quel niveau la placeriez-vous ? Quel degr&#233; de r&#233;alit&#233; accordez-vous &#224; ce monde, et comment le d&#233;finir d'un point de vue strictement universitaire ? S'agit-il d'une sorte de &#034; m&#233;taphore vive &#034; ou de quelque chose d'approchant ? En somme, comment un tel concept ou d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, tout ce qui d&#233;borde du cadre du monde empirique, qui rel&#232;ve de la croyance par exemple, doit-il &#234;tre enseign&#233; ? &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;M. C. : &lt;/b&gt;Pour r&#233;pondre &#224; vos (nombreuses) questions, je suis oblig&#233; de me s&#233;parer en plusieurs personnes. Il y a d'abord ce que je crois personnellement. Pour moi, l'existence du monde imaginal est absolument indubitable. Il existe ontologiquement. Pour moi, ce n'est pas une simple m&#233;taphore. En second lieu, pendant mes s&#233;minaires, je tente toujours de d&#233;finir le monde imaginal et les anges de la mani&#232;re la plus neutre, de fa&#231;on descriptive. Enfin, dans mon &#233;mission radiophonique, je donne tour &#224; tour la parole &#224; des gens qui croient au monde imaginal, et &#224; d'autres qui n'y croient pas.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2608 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L358xH239/654-3-05475.jpg?1686650069' width='358' height='239' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;A. F. :&lt;/b&gt; De mon c&#244;t&#233; je vais &#233;voquer le sujet de fa&#231;on &#224; repr&#233;senter une famille universitaire, disons, majoritaire en mati&#232;re d'histoire des religions. Vous parliez tout &#224; l'heure des sciences religieuses. C'est comme cela que la discipline a &#233;t&#233; baptis&#233;e, dans une optique &#224; l'&#233;poque plut&#244;t anti-cl&#233;ricale. C'est fini &#231;a. Nous pr&#233;f&#233;rerions appeler aujourd'hui notre branche, &#034; Histoire des faits religieux &#034;. Nous avons d'ailleurs organis&#233; dans ce sens un certain nombre de colloques &#224; Paris. Le mot &#034; faits &#034; surtout au pluriel, permet de d&#233;ontologiser notre approche. Mais d&#233;ontologiser ne veux pas dire qu'on ne croit pas soi-m&#234;me &#224; une ontologie. Seulement, nous op&#233;rons une distinction entre le pasteur protestant qui dispense en classe une le&#231;on de cat&#233;chisme, de l'enseignant qui va pr&#233;senter un cours d'histoire. Dans les &#233;coles fran&#231;aises, il y a un grand projet qui se met en place. On a constat&#233; que la connaissance des faits religieux fait l'objet d'une ignorance consid&#233;rable. A telle enseigne que quantit&#233; d'&#233;l&#232;ves ne comprennent rien &#224; un tableau de la renaissance, &#224; une mise au tombeau, etc&#8230;il y a des jeunes musulmans, en France, qui ne savent m&#234;me pas ce qu'est vraiment le Coran, qui ne connaissent pas sa date de r&#233;daction, m&#234;me approximativement. Pareillement pour quantit&#233; de jeunes juifs. Le projet est d'introduire dans l'enseignement secondaire un enseignement des faits religieux sans vouloir les aider &#224; trouver une ontologie. Il s'agit d'am&#233;liorer leur niveau de culture g&#233;n&#233;rale et de leur permettre, s'ils se sentent des app&#233;tences, de choisir une religion en connaissance de cause. On ne va pas cr&#233;er de postes sp&#233;cifiques ; c'est le professeur d'histoire qui se chargera de cet enseignement. Pour le reste, et pour en revenir &#224; notre sujet, le professeur d'histoire des religions travaille sur des textes, sur des t&#233;moignages, sur des rites, pratiqu&#233;s par ceux de nos semblables qui pensent avoir acc&#232;s &#224; un niveau m&#233;ta-empirique de r&#233;alit&#233;. Mais &#224; titre de chercheur, vous n'avez pas acc&#232;s &#224; ce niveau. M&#234;me si &#224; titre personnel vous &#234;tes un croyant. Pour ce qui est du monde imaginal, je ne vous dirai pas si j'y crois personnellement. Parce que j'estime que ce n'est pas int&#233;ressant de savoir si Antoine Faivre y croit ou non. Mais les discours sur l'imaginal m'int&#233;ressent en revanche prodigieusement, et aussi l'&#233;tude des discours et des croyances d'Ibn Arbi et des autres, les propos de Corbin et de Gilbert Durand qui, soit dit en passant, ne croyait pas lui-m&#234;me &#224; l'existence du monde imaginal.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;couvertes arch&#233;ologiques aux abords du golfe Persique : &#8220;Bardak si&#226;&#8221; est remis &#224; l'&#233;tude</title>
		<link>http://www.teheran.ir/spip.php?article653</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.teheran.ir/spip.php?article653</guid>
		<dc:date>2006-01-01T06:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Khosro Ki&#226;n R&#226;d</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Vers la fin de l'ann&#233;e derni&#232;re, dans un village aux alentours de la ville de Bor&#226;zj&#226;n, nomm&#233; Dor&#251;dgah, lors d'op&#233;rations de fouilles d'un palais ach&#233;m&#233;nide appel&#233; Bardak sia, un morceau de pierre fut extrait. Appartenant vraisemblablement au fronton du palais dont les restes de motifs sculpt&#233;s ressemblent beaucoup aux motifs de Pers&#233;polis, il est d'une grande importance pour les arch&#233;ologues. Les bases des colonnes de Bardak sia, palais ach&#233;m&#233;nide d'une r&#233;gion p&#233;ninsulaire au confluent des deux rivi&#232;res (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;N&#176; 2, janvier 2006 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L150xH120/arton653-732ec.jpg?1686650069' width='150' height='120' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vers la fin de l'ann&#233;e derni&#232;re, dans un village aux alentours de la ville de Bor&#226;zj&#226;n, nomm&#233; Dor&#251;dgah, lors d'op&#233;rations de fouilles d'un palais ach&#233;m&#233;nide appel&#233; Bardak sia, un morceau de pierre fut extrait. Appartenant vraisemblablement au fronton du palais dont les restes de motifs sculpt&#233;s ressemblent beaucoup aux motifs de Pers&#233;polis, il est d'une grande importance pour les arch&#233;ologues. Les bases des colonnes de Bardak sia, palais ach&#233;m&#233;nide d'une r&#233;gion p&#233;ninsulaire au confluent des deux rivi&#232;res Shab&#251;r et Dalaki, avaient &#233;t&#233; d&#233;couvertes, en 1357, &#224; douze kilom&#232;tres au nord de la ville de Bor&#226;zj&#226;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre du palais Bardak sia, comme l'Apadana de Pers&#233;polis repose sur 36 colonnes, 6 rang&#233;es de six colonnes. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, seules, 16 colonnes ont &#233;t&#233; extraites. La base des colonnes a la forme d'un cube aux dimensions de 63 centim&#232;tres de c&#244;t&#233; et 20 centim&#232;tres de haut. Lors de la suite des fouilles, au d&#233;but de l'ann&#233;e 1384, dans le palais de Bardak sia, on a pu retrouver d'autres vestiges de motifs sculpt&#233;s qui semblent remonter &#224; l'&#233;poque de Darios 1er, sous forme d'une pierre sculpt&#233;e en caract&#232;res cun&#233;iformes. Selon les sp&#233;cialistes, ce relief serait &#233;crit en nouveau babylonien, compte-tenu de la pr&#233;sence de reliefs semblables &#224; la cit&#233; royale de Pers&#233;polis, &#233;crits tous en trois langues, avec &#224; c&#244;t&#233; des inscriptions en nouveau babylonien, des textes d'ancien persan et d'hilami. Les arch&#233;ologues pensent pouvoir trouver d'autres inscriptions dans les deux autres langues pour ainsi &#233;clairer certains points historiques comme la personnalit&#233; du constructeur et la date pr&#233;cise de la construction du palais de Bardak sia. Le professeur Ehs&#226;n Iakhm&#226;i, responsable des recherches sur le palais de Bardak sia, a d&#233;clar&#233; : &#034;D&#232;s que nous avons d&#233;couvert la pierre en question, nous en avons aussit&#244;t donn&#233; la photo au professeur Maj&#238;d Erfehi, sp&#233;cialiste des langues anciennes&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tudes des linguistes ont montr&#233; que cette pierre en nouveau babylonien &#233;tait une partie d'un texte dont voil&#224; la traduction : &#034;J'ai mis sur le fronton de la ville... &#034;En plus de cette pierre, d'autres inscriptions sur une grande pierre ont &#233;t&#233; d&#233;couvertes qui montrent des lignes antiques parall&#232;les dans une petite partie. Ces d&#233;couvertes ont pouss&#233; les arch&#233;ologues &#224; &#233;tendre leurs recherches. Ils ont d&#233;couvert au m&#234;me endroit, d'autres motifs taill&#233;s, sur trois autres pierres retourn&#233;es. Bien que ces pierres soient encore sous terre, l'&#233;quipe des chercheurs tente de les extraire mais vues les similitudes dans la qualit&#233; des pierres, leur couleur et leurs dimensions ainsi que les motifs qu'elles repr&#233;sentent, il semble que les vestiges encore sous terre soient de la m&#234;me nature. De m&#234;me, dans la r&#233;gion des recherches et de la d&#233;couverte de ces pierres, plus de mille autres pierres ont &#233;t&#233; d&#233;couvertes. Certaines avaient gard&#233; de fa&#231;on &#233;vidente, des motifs sculpt&#233;s de mains, de partie d'ombrelle, de couronne royale, de barbe de soldat et de parties de visage et des yeux. Une des pierres sculpt&#233;es du fronton du palais de Bardak sia, montre le roi de derri&#232;re, en train de quitter le palais. (bien que le motif ait disparu), avec un parasol au dessus de la t&#234;te. Etant donn&#233; que la couronne est plate et d&#233;pourvue de motif, il semblerait que comme dans les couronnes du roi, dans certains reliefs de Takhte jamsh&#238;d, elle aurait &#233;t&#233; recouverte d'une pellicule d'or. La diff&#233;rence des ombrelles du palais de Bardak sia avec celles des reliefs de Pers&#233;polis, r&#233;side dans la bordure d&#233;cor&#233;e de ces ombrelles qui est absente dans les reliefs de Pers&#233;polis. De plus la pierre utilis&#233;e dans le palais de Bardak sia est un peu plus fonc&#233;e que celle utilis&#233;e &#224; Pers&#233;polis. &#1729; ce sujet, le professeur Ikhm&#226;i estime que la couleur fonc&#233;e de la pierre vient de&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la poussi&#232;re noire qui a &#233;t&#233; retrouv&#233;e sur la pierre de l'entr&#233;e. D'apr&#232;s lui, cette poussi&#232;re viendrait des pierres de l'entr&#233;e qui auraient &#233;t&#233; r&#233;duites en poussi&#232;re suite &#224; l'attaque et au grand incendie dont les signes &#233;vidents existent dans les parties int&#233;rieures du palais.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2609 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.teheran.ir/local/cache-vignettes/L448xH309/653-1-e515d.jpg?1686650069' width='448' height='309' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la plus importante d&#233;couverte du palais de Bardak sia est les quatre morceaux d'or qui remontent &#224; 2500 ans, d'un poids total de 3kg 200 et qui ont &#233;t&#233; d&#233;couverts au pied d'une des colonnes du salon central du palais. Trois de ces morceaux d'or ont la forme d'une &#233;paisse feuille pliss&#233;e et le quatri&#232;me morceau semble &#234;tre la partie sup&#233;rieure d'un vase datant de la p&#233;riode Ach&#233;m&#233;nide et qui a une simple ligne sculpt&#233;e au sommet. Quant aux trois feuilles d'or pliss&#233;es sur les c&#244;t&#233;s, il est difficile d'en deviner l'utilisation, cependant il semblerait que ces feuilles d'or auraient servi de couverture aux portes du palais ou &#224; la pierre du fronton qui, &#224; l'&#233;poque ach&#233;m&#233;nide, &#233;tait sculpt&#233;e sur des feuilles d'or &#233;paisses. Le professeur Ikhm&#226;i pense que ces feuilles doivent &#234;tre port&#233;es &#224; haute temp&#233;rature dans un laboratoire sp&#233;cialis&#233;, pour pouvoir &#234;tre s&#233;par&#233;es et ainsi en conna&#238;tre la nature exacte et le secret. Ces plaques d'or nous rappellent les tables d'or de Darios, d&#233;couvertes sous le pied des colonnes du palais de l'Apadana de Pers&#233;polis. Si elles ne comportent aucune trace d'&#233;criture, le fait qu'elles aient &#233;t&#233; d&#233;couvertes sous les colonnes du palais de l'Apadana peut nous conduire &#224; croire que&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;l'or avait chez les Perses de l'Antiquit&#233;, un r&#244;le sacr&#233; et que le fait de placer ce m&#233;tal sous les colonnes et les piliers du palais du roi signifiait de fa&#231;on symbolique que le palais du roi &#233;tait construit sur l'or. Il faut noter que l'or utilis&#233; dans le palais de Bardak sia est de haute qualit&#233; et &#233;tait peu utilis&#233; par les Ach&#233;m&#233;nides. De toutes fa&#231;ons, il faudra attendre que de nouvelles d&#233;couvertes nous en apprennent plus sur ce sujet. Apr&#232;s la d&#233;couverte des plaques d'or, ce fut le tour de morceaux d'os, de coq de pierre, de griffes d'aigles et de nombreux vestiges de poteries de l'&#233;poque des Ach&#233;m&#233;nides aux alentours du palais. La question est de savoir pourquoi pr&#232;s de 28 ans apr&#232;s la d&#233;couverte du palais de Bardak sia dans la r&#233;gion du golfe Persique, les arch&#233;ologues se sont remis &#224; la recherche de ces pr&#233;cieux vestiges. D'apr&#232;s le compte rendu du professeur Ikhmai, le palais de Bardak sia a &#233;t&#233; fortement endommag&#233; par les paysans de la r&#233;gion et a subi d'importants dommages. Avec la d&#233;couverte d'un autre palais datant de l'&#233;poque Ach&#233;m&#233;nide, en 1351 dans la ville de Bor&#226;zj&#226;n, &#224; une trentaine de kilom&#232;tres du golfe Persique, remontant selon les sp&#233;cialistes, &#224; l'&#233;poque du grand Korosh et la d&#233;couverte d'un autre palais appel&#233; Sang sia dans la r&#233;gion de Tchat&#251;t, province du Dachtest&#226;n, &#224; cinq kilom&#232;tres environ du palais de Bardak sia, il appara&#238;trait que la r&#233;gion du littoral du Bor&#226;zj&#226;n en raison de sa proximit&#233; avec le golfe Persique et de son importance &#233;conomique pour les empereurs Ach&#233;m&#233;nides, repr&#233;sentait un lieu de pr&#233;dilection pour l'&#233;dification d'un tel ensemble de palais. Si la r&#233;gion de Tamukkan a &#233;t&#233; signal&#233;e dans les tables retrouv&#233;es &#224; Pers&#233;polis, Taoxn que les g&#233;ographes de l'Antiquit&#233; comme Astrab&#251;, Batlami&#251;s et Palini situaient sur le littoral du golfe Persique, peut &#234;tre interpr&#233;t&#233; comme cette r&#233;gion de Bor&#226;zj&#226;n et de son ensemble de palais car Narr&#251;s, capitaine de la flotte d'Alexandre le Grand rapporte aussi l'existence d'un palais royal perse dans la r&#233;gion de Taoxn. Nous pouvons donc avancer cette hypoth&#232;se que la situation strat&#233;gique de cette r&#233;gion du littoral de Bor&#226;zj&#226;n &#034;Taoxn&#034;, &#224; l'&#233;poque des Ach&#233;m&#233;nides, en avait fait un centre politique et administratif dans la r&#233;gion sud de Pers&#233;polis. La traduction des pierres et des recherches plus pr&#233;cises sur cette cit&#233; royale ach&#233;m&#233;nide, permettront peut &#234;tre, de comprendre le r&#244;le historique de cette r&#233;gion et de retrouver les signes de la pr&#233;sence des Ach&#233;m&#233;nides dans la r&#233;gion du golfe Persique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
