La Revue de Téhéran | Iran

Mensuel culturel iranien en langue française

Accueil > ... > Forum 27910

Abou Saïd Abu-l-Kheir

6 mars 2017, 20:59, par aazam zanganeh

RBonne Année et Heureux Norouz
Norouz, le nouvel an persan, et l’une des plus grandes fêtes zoroastriennes, a lieu chaque année le 21 mars, c’est-à-dire le premier jour du printemps. Le jour où la durée du jour et de la nuit s’égalisent. Elle est également fêté dans touts les pays de l’Asie Centrale comme le Tadjikistan, l’Afghanistan, l’Uzbekistan, mais aussi au Kurdistan.
Cette fête normalement dure14 jours, mais la tradition veut que le 13eme jour tout le monde sort dans les bois et les prairies pour piqueniquer, danser, chanter et célébrer joyeusement la fin de Norouz.
Une des traditions de Norouz est de dresser une table appelée
« Haft Sin ». Ce mot veut dire « septe S ». Il faut mettre sur cette table septe objets et nourritures dont les noms commencent par« S ».
Mais en réalité la signification véritable de ce septe « S » remonte à l’époque zoroastrienne, mais altérée à l’époque islamique.
Dans la philosophie existentielle zoroastrienne il existe septe énergies bienfaisantes que les hommes et les femmes peuvent acquérir au cour de leur existence. Ces énergies appelées « Amesha Spenta » sont :
Sagesse, Pensée Juste, Rectitude, Contrôle de Soi, Sérénité, Evolution et Immortalité.
Chacune de ces énergies sont par ordre les protecteurs, des hommes et des femmes, des animaux, du feu, du ciel et des métaux, de la terre, de l’eau et des plantes.
En même temps chacune de ces énergies étaient associée à une plante
telle que : le blé, l’ orge, l‘ avoine, le seigle, le haricot, le riz, le pois, qui étaient essentielles pour la survie des gens au cours de l’année. En tout, elles étaient septe plantes que l’on mettait sur la table de Norouz appelée Haft Sin, pour ne pas oublier qu’il fallait particulièrement cultiver ces plantes.
Apres la conquête musulmane de la Perse au VIIeme siècle, lorsque les fêtes zoroastriennes furent interdites, mais que les gens voulaient malgré tout les fêter, ils ont appelé les septe « Amesha Spenta », d’abord « Spenta » et ensuite tout simplement « les septe S ».
Aujourd’hui les « septe S » qui représentaient à l’origine ces puissants symboles spirituels mais aussi naturels ont été complètement détournés de leur sens originels et peuvent être remplacés par n’importe quels mots commençant par la lettre S !
Khosro Khazai ( Pardis)

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.