Monsif Ouadai Saleh

philosophe, poète et critique marocain

5 articles

  • Poésie

    Monsif Ouadai Saleh N° 57, août 2010

    Imperceptiblement je tourne les interstices
    Sur le vide qui dicte les masques de la présence.
    J’interroge la présence sur la volupté du silence
    Les astres ne me disent rien sur l’eau étale de la transparence.


  • La philosophie de la création dans l’œuvre de Mozart
    (en opposition avec la dialectique hégélienne)

    Monsif Ouadai Saleh N° 48, novembre 2009

    La musique de Mozart tient le secret éternel des fusions cosmiques qui viennent à la sensation dans leur pure immanence. L’immanence s’incarne dans la fusion qui constitue la syntactique pure de la fluidité. Rien ne force le principe à devenir existence. Le plus grand anti-hégélien appartient à la philosophie qui n’a pas de concept ou au concept qui n’a pas de philosophie : la musique. Le concept dans la pure mouvance du son résilie la dialectique. Et l’œuvre de Mozart résilie toute la philosophie de (...)


  • Abdelkébir Khatibi et la pensée des stigmates

    Monsif Ouadai Saleh N° 44, juillet 2009

    Abdelkébir Khatibi (1938-2009) fut la figure la plus emblématique de la scène intellectuelle marocaine postcoloniale. Son emblématisme est symboliquement stigmatisant : ceci veut dire d’abord que le symbole n’est pas distanciation de la présence, il n’est pas abstrait, il n’est pas exclusivement informe…
    Abdelkébir Khatibi ne saurait être un métaphysicien, à la manière tout au moins où ce mot s’entend traditionnellement. Le stigmatisme dont il est question comme l’antipode de la métaphysique, donne à la (...)


  • Poèmes

    Monsif Ouadai Saleh N° 44, juillet 2009

    La blancheur
    La blancheur descend
    De l’aube
    Ruisselante de verdure
    Nouée et Noueuse
    Le jardin de Babel
    Respire
    Et l’aube devient nœud.
    La souche
    Hésite
    Entre l’azur et l’eau
    Et féconde
    Les cercles des hésitations.
    Le silence dans le fossé
    De la mémoire
    Scelle
    D’outrance
    La nuance abrupte de l’oubli.
    L’oubli devient parole.
    Rien ne bouge dans l’eau
    Que le souffle qui
    Refuse
    À la naissance
    La cendre des mousses.
    La cendre devient genèse.
    Les remparts enfouis dans les calices
    Du rêve (...)


  • Elias Canetti, Juan Goytisolo :
    Polyphonie transitive et calligraphie racinale

    Monsif Ouadai Saleh N° 38, janvier 2009

    Marrakech dans la spécificité interculturelle de l’écriture entre la polyphonie d’Elias Canetti et la calligraphie de Juan Goytisolo. Marrakech comme poétique transitive et comme poétique nodale.
    L’histoire d’une ville est toujours l’histoire d’une culture. L’histoire d’une communauté occupe sans aucun doute la place d’une position dans la culture. Il relève du truisme de dire que la trace communautaire ne saurait être, en amont comme à son aval, une expérience quelconque de l’éphémère. La position (...)