N° 34, september 2008


  • Les montagnes de l’Iran

    Djamileh Zia N° 34, september 2008

    L’Iran est un pays montagneux. Deux grandes chaînes de montagnes, l’Alborz et le Zagros, bordent le plateau iranien au nord et à l’ouest La chaîne de l’Alborz
    La chaîne de l’Alborz, qui s’étire d’ouest en est au nord du plateau iranien, est constituée de montagnes très élevées, de plus de 5000 mètres d’altitude. Le plus haut sommet de cette chaîne est le mont Damâvand (5671 mètres).
    La chaîne de l’Alborz est reliée à la chaîne de montagnes Hindû-Kush (qui est située au nord-est de l’Afghanistan et au (...)


  • Les montagnes de légende

    Mostafâ Sadr
    Traduit par

    Fatemeh Kohandâni N° 34, september 2008

    " Nous louons les montagnes d’où l’eau s’écoule
    Nous louons les cimes de la montagne sur laquelle tu as poussé"
    L’Avesta
    La montagne a toujours eu une place importante chez les Iraniens qui l’ont même parfois vénérée. En des temps très reculés, l’homme trouva refuge dans la montagne et dans ses grottes et s’y protégea du froid et des bêtes sauvages.
    Les failles et les grottes étaient des abris pour l’homme bien avant les tentes et les maisons. Les premières habitations des hommes furent les grottes et (...)


  • L’Iran, un pays de montagnes

    Mohammad-Javad Meshkât
    Traduit par

    Fatemeh Kohandâni N° 34, september 2008

    Les reliefs de l’Iran peuvent être classés en quatre catégories : les montagnes du nord de l’Iran, les montagnes du Zagros et ses hauteurs, les chaînes de montagnes centrales et les montagnes de l’est du pays. Ces montagnes délimitent un plateau d’environ 2 600 000 km².
    Les chaînes de montagnes du nord : cette chaîne qui, au nord, se sépare du plateau du Pamir (toit du monde), et qui sous le nom de Hindû-Kûsh (Hindû-Kuh) prend la direction du sud ouest, se transforme en collines ondoyantes au nord de (...)


  • L’Alborz mythique et le monde iranien

    Arefeh Hedjazi N° 34, september 2008

    La montagne représente pour toutes les civilisations l’effort de la terre entravée dans l’atteinte du ciel pur et vertigineusement illimité. Inutile donc d’expliquer dans quelle mesure ce poing de la terre, menaçant le ciel inatteignable, est doté d’un symbolisme puissant auprès des hommes. L’attrait qu’elle possède ne se limite pas à représenter les tentatives de l’Homme pour s’élever au-delà de sa condition et découvrir la Vérité au travers de l’atteinte du ciel, une vérité que sa faiblesse originelle (...)


  • Symbolisme de la montagne dans la Bible et le Coran : le lieu de l’appel et de la rencontre avec le divin

    Rencontres islamo-chrétiennes (4)

    Amélie Neuve-Eglise N° 34, september 2008

    La spiritualité et la recherche du divin ont souvent été associées à un besoin d’élévation dont la dimension à la fois physique et spirituelle est parfaitement exprimée par le motif de la montagne. Elle renferme ainsi une symbolique extrêmement riche présente dans de nombreuses religions et mouvances spirituelles où elle a souvent été présentée comme lieu du repos des dieux ou refuge de divinités mythologiques en tout genre, ou encore point de jonction entre le ciel et la terre, entre le spirituel et le (...)


  • Le Musée du Tapis d’Iran et son illustre patrimoine artistique

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 34, september 2008

    Au carrefour où l’avenue Kârgar croise l’avenue Dr. Fâtemi, un vaste terrain s’étend dans l’angle sud, fermé par de minces barrières. On peut voir derrière elles quelques saules pleureurs ombrageant la pelouse. Un peu plus loin se dresse un grand bâtiment blanc dont la forme paraît étrange. Il ressemble en fait à un métier à tisser gigantesque. Impossible de résister à la curiosité qu’il provoque. Je décide d’emblée d’y entrer. Je suis maintenant à l’intérieur du Musée du Tapis d’Iran. Tout en m’approchant de (...)


  • Le "sous-développement" scientifique dans le monde musulman

    Hoda Sadough N° 34, september 2008

    Sur le plan du savoir, la civilisation islamique a été le porte-drapeau de la science et de la connaissance durant tout le Moyen-âge. Les musulmans vivaient une époque de faste et de rayonnement scientifique dans tous les domaines, au moment où l’Europe entrait dans une période sombre de son histoire.
    Dès la troisième décennie après l’apparition de l’Islam, l’Etat auquel cette religion donna naissance étendit ses frontières à l’ouest jusqu’en Egypte, à l’est jusqu’à l’Asie Mineure et la Perse. Des (...)


  • Réformer l’enseignement supérieur

    Marc Botenga N° 34, september 2008

    Introduction
    Le déroulement d’une conférence intitulée "Gestion de la connaissance et innovation dans l’enseignement supérieur " à l’Université de Téhéran fin août marque le début d’une nouvelle ère dans l’approche de l’enseignement supérieur en Iran. En effet, les mots d’ordre de cette conférence "innovation et commercialisation de la recherche ", "université entrepreneuriale" et "culture entrepreneuriale" illustrent le versant académique d’un discours qui s’est progressivement introduit dans le monde (...)


  • La symbolique des arbres chez les Iraniens

    Fatemeh Kohandâni N° 34, september 2008

    De tous temps, arbres et forêts ont revêtu divers symboles et significations auprès des cultures et sociétés humaines. Nombre de sociétés primitives vénéraient les arbres ou les considéraient comme des intermédiaires entre le monde des Dieux et celui des hommes. De nos jours, on observe encore des vestiges de ces croyances chez certains peuples. De nombreux bois et forêts, partout dans le monde, ont été considérés comme sacrés pour différentes raisons et d’aucuns gardent encore leur place dans la croyance (...)


  • Entretien avec la guitariste Lily Afshâr

    Sadjâd Tabrizi & Hâmed Nayyeri
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 34, september 2008

    Née à Téhéran, Lily Afshar commença à apprendre la guitare dès l’âge de dix ans. Diplômée du prestigieux Conservatoire de Boston, elle a également un Master de musique du Conservatoire de Nouvelle-Angleterre. Elle est également la première femme à avoir obtenu un doctorat de musique à l’Université de l’Etat de Floride (Florida State University), ainsi que la première guitariste femme dans le monde ayant réussi à obtenir un doctorat de musique pour ses performances musicales. En 1986, elle figurait parmi les (...)


  • Simine Dâneshvar
    La première grande femme écrivaine iranienne (II)

    Samira Fakhâriyân N° 34, september 2008

    En juin 1991, Choice magazine écrit : " Le roman de Simine Dâneshvar est un des nombreux romans iraniens dont les traductions sont actuellement disponibles en anglais et qui méritent d’avoir une place dans les bibliothèques publiques et universitaires [...]. Savuchune est important pour plusieurs raisons. C’est le roman le plus vendu, jusqu’à maintenant, en Iran et le premier roman publié par une femme écrivain. Ainsi, c’est l’une des douzaines, ou même moins, de fictions iraniennes qui mettent en (...)


  • Henrik Ibsen : regard sur ses drames les plus célèbres

    Shekufeh Owlia N° 34, september 2008

    "Le drame d’Ibsen est la Rome des drames contemporains, car tous les chemins y mènent."
    Martin Lamm
    Père du théâtre moderne, Ibsen aborde les problèmes sociaux de son époque de manière à la fois audacieuse et novatrice, ce qui a considérablement contribué à sa renommée mondiale. Il aborde la question du nationalisme romantique de son pays natal, la Norvège, d’un point de vue critique et est surtout reconnu pour son œuvre imprégnée de réalisme. Les drames sociaux d’Ibsen sont de loin plus populaires que (...)


  • Le jardin musicien

    Le luth fou (Épisode n° 12)

    Vincent Bensaali N° 34, september 2008

    Les rues de la vieille ville sont désertes. Le soir se fait sentir. L’air du désert, encore chaud, circule entre les bâtiments, caressant les dômes, pénétrant les tours de vent, buvant l’eau des écheveaux de laine teinte placés sur les toits. Il va son chemin paisiblement, sans soulever de poussière, tel un curieux, ayant ralenti son pas au sortir de l’immensité minérale, afin de mieux profiter du spectacle, se laissant distraire par ce que la main de l’homme a édifié. Né au cœur du Kavir, après une (...)


  • Les fouilles de Shadiakh dans le Khorâsân - 2001/2005

    Mireille Ferreira N° 34, september 2008

    Présentées au printemps 2008 à l’auditorium du musée du Louvre à Paris par le Docteur Rajabali Labbâf Khâniki, archéologue, rattaché à l’Université de Mashhad, ancien adjoint scientifique de l’Organisation du Patrimoine national.
    Rajabali Labbâf Khâniki a tout particulièrement étudié et fouillé les vestiges archéologiques du Khorâsân : sondages et fouilles archéologiques de onze sites historiques, la dernière campagne ayant consisté en six saisons de fouilles à Shadiakh. Il a publié huit ouvrages, (...)


  • Ghadamali Sarâmi ou "Le langage de la rotation, du trouble et du tremblement de terre"*

    Mahnâz Rezaï N° 34, september 2008

    "S’il y a une vérité, c’est l’amour
    Tout autre chose n’est que métaphore"
    Ghadamali Sarâmi est l’un des grands poètes et écrivains contemporains iraniens. Docteur ès lettres persanes, il est né en 1322 (1943) à Râmhormoz, l’une des villes de la province du Khouzestân. Son premier recueil de poèmes intitulé Le Sourire des vœux a été publié alors qu’il n’avait que vingt ans. Depuis, il a publié de nombreux recueils de poèmes dont Avec ce silence rouge (1967), Plus doux que le vol (1988), De deux points jusqu’à tout (...)


  • Verrons-nous la fin du monde ?

    Journal de Téhéran

    C. Kerneiz

    N° 34, september 2008

    1 Mordâd 1316
    23 Juillet 1937
    Sous la plume de M. C. Kerneiz, notre confrère les Echos de Syrte publie une intéressante étude que nous reproduisons ci-après.
    Vers la deuxième quinzaine du mois de décembre 1936, nous avons tous failli être victimes d’un projecteur céleste, venu d’on ne sait quelle profondeur de l’espace, qui a frôlé notre globe à la vitesse approximative de trente mille kilomètres à la seconde. Il n’en est passé qu’à quelques millions de kilomètres, une paille à l’échelle de l’immensité (...)


  • Zoroastrisme en Chine

    Journal de Téhéran

    A. Fâroughy

    N° 34, september 2008

    4 Mehr 1316
    26 Septembre 1937
    Nous commençons aujourd’hui un intéressant article de M. A. Faroughy sur la propagande religieuse zoroastrienne en Chine.
    M. A. Faroughy fait partie de cette élite de jeunes iraniens, qui, conscients des responsabilités de l’heure présente travaillent de tout cœur pour la grandeur de leur patrie et l’idéal noble de leur souverain.
    Cette étude qui tire au clair la propagation de notre culture nationale et le rayonnement de notre pensée contribuera à montrer une fois de (...)


  • Le leucojum & le melanoides tuberculata

    Faune et flore iraniennes

    Mortéza Johari N° 34, september 2008

    Le leucojum
    Nom scientifique : Leucojum aestivum
    Nom persan : Barf-dâneh
    Plante vivace, verte, glabre, ayant un bulbe de gros calibre de forme ovoïde. La tige, mesurant de 30 à 60 cm, est presque aussi longue que les feuilles vertes, planes et à deux tranchants. Sa fleur assez grande et penchée est de couleur blanche, avec une tache verte à l’apex. Elle fleurit d’avril à mai, et ses graines mûrissent en juillet. Cette plante se développe de préférence sur les sols moyens et lourds exposés au (...)