N° 79, juin 2012


  • La dynastie qâdjâre

    Djamileh Zia N° 79, juin 2012

    Les Qâdjârs ont régné en Iran de 1779 à 1925. Au cours de cette période, des évènements importants ont eu lieu en Iran dont les effets persistent encore. Les interventions de la Russie et de l’Angleterre pour mettre l’Iran sous tutelle se sont intensifiées au XIXe et au début du XXe siècle. L’Iran a perdu près d’un tiers de ses territoires dans les guerres avec la Russie. A la suite de la Révolution Bolchevique, l’Angleterre a tenté d’avoir une main mise totale sur l’Iran en signant un accord avec le (...)


  • Les Qâdjârs, l’empire Russe et le rôle de l’élite politique iranienne
    dans la première moitié du XIXe siècle

    Shahâb Vahdati N° 79, juin 2012

    La politique russe en Iran au XIXe siècle se distingue par un certain nombre de caractéristiques importantes qui permettent de considérer cette période comme une étape indépendante du développement des relations russo-iraniennes. A la base de cette nouvelle approche politique de la Russie se trouve la signature du traité de paix de 1828 de Torkamânchây, qui ouvrit la voie à une coexistence très longue entre les deux pays.
    Entamées dès le XVIe siècle, les relations mutuelles entre la Russie et l’Iran, (...)


  • Les Qâdjârs et l’Europe, quelle interaction ?
    La société iranienne et la lorgnette européenne

    Afsaneh Pourmazaheri, Esfandiar Esfandi N° 79, juin 2012

    La rencontre Orient-Occident a toujours suscité la curiosité internationale. C’est en effet découvrir le monde inconnu et « mystérieux » de l’Orient qui a poussé les Occidentaux vers les terres lointaines tout au long de l’histoire. Quant aux Orientaux, s’ils s’intéressèrent à l’Occident, ce fut pour sa technologie et son potentiel militaire. Au cours de ces contacts, des liens forts furent parfois tissés entre des nations, qui n’ont jamais été rompus bien que parfois affaiblis par des problèmes (...)


  • Expansion du français en Perse grâce à la modernisation du système éducatif à l’époque qâdjâre

    Hélène Beury, Shahzâd Madanchi N° 79, juin 2012

    Pendant le règne des Qâdjârs (1794-1925) en Perse (Iran actuel), malgré les guerres et la suprématie de l’Empire Russe, les relations avec certains pays occidentaux ainsi que la volonté des dirigeants de l’époque portent ce pays vers une sorte de modernisation, non seulement au niveau technologique, mais aussi dans le domaine éducatif. De façon plus concrète, c’est sous le règne des rois qâdjârs que le système éducatif iranien subit des changements importants en s’inspirant des modèles occidentaux, (...)


  • La famille qâdjâre aujourd’hui

    Mireille Ferreira N° 79, juin 2012

    Dispersée hors d’Iran à la suite de la prise de pouvoir par Rezâ Shâh Pahlavi en 1925, l’ancienne dynastie qâdjâre a formé depuis lors plusieurs groupes plus ou moins formels, parmi lesquels deux associations officiellement reconnues, The Qâdjâr family association (QFA), basée à Londres et The International Qajar Studies Association (IQSA) basée à Santa Barbara aux Etats-Unis. Les activités de ces deux associations sont conjointes. Alors que la première est exclusivement réservée aux membres de la famille (...)


  • La coupe du monde
    ou le mythe arthurien est-il né en Iran ?

    Gilles Lanneau N° 79, juin 2012

    D’où vient cette soif de l’Homme d’un liquide essentiel, ayant donné la Vie ?
    On la trouve dans différentes traditions, différents peuples, différents continents. Examinons la parenté entre l’Orient et l’Occident. Nous avons déjà évoqué le mythe d’Etanna, où apparaît Anâhitâ , la déesse de la Fertilité. Déesse de l’Eau, de l’élément liquide. Elle préside au huitième mois dans le calendrier solaire persan, le mois d’آbân, ou "mois des Eaux". Bien qu’occultée en théorie par le zoroastrisme, elle est parfois (...)


  • L’impact des ulémas du Mont Liban sur l’Iran safavide

    Saeid Khânâbâdi N° 79, juin 2012

    « Voici le palais que je construisis à Suse. J’y exécutai maints ornements […] Ses bois de cèdre sont emmenés d’un territoire lointain que l’on intitule le Mont. »
    Lorsque Darius le Grand, dans le bas-relief du palais Apadana, considérait que le Mont Liban était le lieu d’origine du bois de cèdre utilisé dans la construction de son palais, il se comparait peut-être à Salomon demandant au gouverneur de Tyr de lui envoyer du bois de cèdre et des artisans phéniciens afin de construire le Temple de Jérusalem. (...)


  • Le génie, l’abîme, la mort

    Sepehr Yahyavi N° 79, juin 2012

    Une définition difficile à formuler, mais quand même…
    Le génie, c’est d’abord un phénomène qui ne se prête pas aisément à une définition fixe et rigide. Autrement dit, le génie de chaque homme de génie, c’est d’installer et de faire instaurer une nouvelle définition de cette conception, qui s’introduira en tant que telle. C’est un phénomène qui ne se donne pas à une délimitation, et reste presque toujours sur un terrain mou, comme un liquide qui prend la forme et la fonction de son récipient.
    Il est certain (...)


  • Hafiz Pakzad, artiste franco-afghan.
    Mémoire d’une vocation dans l’Afghanistan des années 1970

    Alice Bombardier N° 79, juin 2012

    Le 23 mars 2012 à Asnières, Hafiz Pakzad m’a conté l’histoire de sa vie de dessinateur et d’artiste-peintre originaire de la province de Bamiyan en Afghanistan. Le parcours et l’œuvre, la démarche propre de Hafiz Pakzad - qui, aujourd’hui formé à l’aérographie et devenu maître dans l’art du trompe-l’œil, participe à la réalisation des créations murales internationales de Catherine Feff - sont riches en enseignements sur le contexte de formation d’un étudiant afghan qui avait tout le loisir dans les années 1970 (...)


  • Entretien avec l’artiste Jean-Pierre Brigaudiot,
    à l’occasion de ses expositions intitulées Crossing : Rencontres Iran

    Entretien réalisé par :

    Arefeh Hedjazi, Monireh Borhani N° 79, juin 2012

    « La peinture peint et dépeint l’écriture et l’écriture le lui renvoie bien, cependant que la photo se tait. »
    Du 7 au 16 avril 2012 se sont tenues à Téhéran deux expositions, à la galerie Silk Road et au siège de l’association Amitié France-Iran, des œuvres de Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien et peintre, qui fait découvrir au spectateur iranien les territoires conjugués de la poésie, de la peinture et de la photographie, française et persane, médiums se traversant dans l’espace de la liberté de l’art (...)