N° 17, avril 2007


  • L’écotourisme en Iran et les zones de libre-échange du golfe Persique

    Marzieh Kohandâni N° 17, avril 2007

    De nos jours, le tourisme compte parmi les activités économiques les plus florissantes au monde. La croissance rapide et stupéfiante de la vie urbaine et ses conséquences ont contribué au développement de cette industrie mondiale, de telle sorte qu’aujourd’hui, sa progression est plus importante que celle du commerce mondial. L’apparition de tout un marché du voyage et du loisir et les investissements réalisés dans ce domaine a ainsi permis à beaucoup de pays de dégager des revenus colossaux. Peut être (...)


  • Les forêts de mangrove iraniennes

    Arefeh Hedjazi N° 17, avril 2007

    L’Iran est un pays vaste à la beauté souvent méconnue. Doté d’une diversité naturelle remarquable, ses multiples microclimats lui donnent une beauté à toutes les saisons. Ses déserts, montagnes, plaines, forêts humides ou sèches, côtes de la Caspienne ou du golfe Persique demeurent pourtant toujours très peu connus. Parmi les originalités de l’écosystème iranien, il faut évoquer ses forêts de mangrove, monde méconnu, frontière entre la mer et la terre et lieu de vie d’une multitude d’espèces rares dont (...)


  • Lettre au printemps

    Esfandiar Esfandi N° 17, avril 2007

    "Je te hais…" Paroles de Zeus à Arès Homère, l’Iliade, V. 872-873
    "Y a d’la joie Bonjour bonjour les hirondelles…" Charles Trenet
    Mars, Arès, Thor, Huitzilopochtli, Dieu de la guerre, de la violence et du carnage, "fléau des humains", "souillé de sang" ; Dieu de la jeunesse, de la fertilité ; Dieu des beaux jours qui reviennent, Dieu du printemps… tant de noms, d’attributs, de grands mots consacrés à votre Déité. Une fois de plus notre terre a tourné. Notre hiver en partant, vers nous vous a mené, (...)


  • Le poète de la nature

    Arefeh Hedjazi N° 17, avril 2007

    Abbonajm Ahmad ebn Ghows ebn Ahmad Manoutchehri Dâmghâni est l’un des grands de la poésie persane de la première moitié du Vème siècle. Jeune, il connut la gloire que méritait son immense talent poétique et jeune, il mourut. Sa poésie est célèbre par bien des aspects mais surtout par ses superbes descriptions de la Nature.
    Né à Dâmghân, il y passa son enfance et adolescence, dans le silence du désert, cristal parfois brisé par les cloches des caravanes qui passaient, ces mêmes caravanes qui, quelques années (...)


  • La protection de l’environnement en Iran : vers un développement réellement "durable" ?

    Amélie Neuve-Eglise N° 17, avril 2007

    Doté de richesses naturelles sans pareilles, l’Iran a subi, au cours du XXe siècle, d’importantes dégradations de sa faune et de sa flore dont un grand nombre furent irréversibles. Si des politiques visant à protéger le milieu naturel ont été progressivement élaborées, elles ont du faire face à de nombreuses contraintes internes et externes qui les ont souvent reléguées au second plan, face à des préoccupations politiques et économiques de court terme. Cependant, les engagements multiples conclus par l’Etat (...)


  • Behzâd Firouzi

    Au-delà de l’image, le sens par la lumière

    Amélie Neuve-Eglise N° 17, avril 2007

    Né en 1972 à Babol, Behzâd Firouzi a collaboré à de nombreux projets culturels et artistiques dans des domaines aussi variés que la photographie, le cinéma, la littérature et l’art pictural en général. Après des études de graphisme et de cinéma, il a participé à la réalisation de nombreux documentaires et a notamment publié un ouvrage intitulé Apparition de la vérité (Zohoor-e Haghighat) rassemblant certaines de ses photographies. Il a également collaboré avec l’organisation du Croissant-Rouge en Iran, (...)


  • La tour Toqrol

    chef-d’œuvre de l’astronomie et de l’art architectural de la Perse

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 17, avril 2007

    Au cours des siècles, la Perse a toujours brillée de par sa civilisation, ses expériences scientifiques et ses érudits. En nous léguant des chef-d’œuvres uniques, ils ont pu immortaliser leur génie de telle manière que jusqu’à aujourd’hui, ces monuments recèlent toujours des merveilles et des mystères à découvrir. En témoigne d’ailleurs cette célèbre citation chantant les louanges de ce pays oriental : "L’art ne se trouve que chez les Persans". L’histoire emporte avec elle les souvenirs précieux de chaque (...)


  • L’université de Gondi Shâpour phare de la science antique

    Arefeh Hedjazi N° 17, avril 2007

    L’Iran antique demeure, comme toutes les anciennes civilisations, inconnu ou peu connu ; et nous ne savons guère comment vivaient nos ancêtres il y deux mille ou trois mille ans. Mais l’Histoire garde la trace de la grandeur de cette civilisation. L’une des caractéristiques des cultures développées est l’intérêt qu’elles portent aux sciences, garantes du progrès. En Iran, cet intérêt existait, ainsi que l’atteste les vestiges des grandes universités antiques qui formèrent pendant des siècles les pionniers (...)


  • L’extension de l’influence iranienne en Chine à l’époque de l’empire mongol

    Shirin Bayâni
    Traduction et adaptation par

    Amélie Neuve-Eglise N° 17, avril 2007

    Fondé au XIIIe siècle par Gengis Khân, l’empire mongol est le plus vaste empire qui ait jamais existé : il s’étendait de la Sibérie à l’Inde, et de l’Océan Pacifique en passant par la mer Méditerranée. Il atteignit son apogée à la fin du XIIIe siècle, puis connut une période de déclin avant de s’effondrer au XIVe siècle. Il fut partiellement rétabli par la suite par Tamerlan sous le nouveau nom d’empire timouride.
    Le règne de Kubilaï Khân marqua le début d’une nouvelle ère pour l’empire mongol qui, en l’espace (...)


  • Perspective iranienne : progrès médicaux et mise au point d’un nouveau médicament contre le sida

    Farzaneh Hedjazi N° 17, avril 2007

    La révolution islamique de 1979 en Iran marqua la société iranienne dans tous les domaines. Cette révolution, aux objectifs d’abord politiques et religieux, visait également l’accélération du procès du développement économique et social, car le gouvernement du Shâh s’était révélé incapable d’y investir les ressources financières du pays, en particulier les importants revenus du pétrole. Sur ce, à côté du profond changement social, politique et surtout idéologique, de nombreux progrès économiques, techniques, (...)


  • Le Nouveau Roman et le cinéma : personnage et description

    "Le Goût de la cerise" d’Abbâs Kiârostami et "Dans le Labyrinthe" d’Alain Robbe- Grillet

    Zohreh Mehdizadeh N° 17, avril 2007

    Le Nouveau Roman a réduit le personnage au degré zéro : celui-ci n’a ni nom, ni famille, ni passé. Bien souvent, le personnage en question est ramené a un " je " anonyme, voire à une insignifiante initiale. L’absence d’une épaisseur sociale, physique, ou encore historique a marqué très certainement, dès les années 50, la crise d’identité dans le roman. Ainsi l’espace du Nouveau Roman devient-il le lieu de la perte d’identité et de l’obsession sexuelle. La société de loisirs, la libération des mœurs et le (...)


  • Fruits de Philippe Jaccottet ou la manifestation merveilleuse des beautés naturelles

    A l’aube de la nouvelle année

    Shâdi Favayedi N° 17, avril 2007

    Le poème "Fruits" extrait d’"Oiseaux, fleur et fruits" fait partie du recueil Airs. En décrivant certaines manifestations de la nature, le poète met en évidence la fascination et le charme qu’inspire dans son esprit la vision de "Fruits" suspendus aux branches. Outre la variation des syllabes, l’absence de ponctuation et de rime révèle le penchant du poète pour les vers libres.

    L’ordre respecté dans les deux premières strophes marque un état de maturité et de stabilité, alors que la dégradation graduelle du nombre des syllabes peut être perçu comme un signe du déclin qui succède à chaque état de plénitude dans la nature.


  • Khosrow et Shirin

    Maryam Devolder N° 17, avril 2007

    Cette histoire est celle d’un roi Sassanide, Khosrow II, appelé aussi Khosrow Parwis, et d’une princesse chrétienne prénommée Shirin. Cette histoire, à laquelle il est fait allusion dans une partie du Shâhnâmeh, fut reprise par Nezâmi, au XIIe siècle, dans le cadre d’une épopée tragique. Ce dernier, qui écrivit ses poèmes romantiques cent ans après le Shâhnâmeh, reprend souvent Ferdowsi même s’il dénonce chez l’auteur du Shâhnâmeh une certaine sécheresse, notamment dans le récit des deux amoureux dont il (...)


  • Kâzem Motamed Nejâd
    le père des sciences de la communication en Iran

    Entretien avec

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 17, avril 2007

    Monsieur le docteur Kâzem Motamed Nejâd est sans aucun doute l’un des précurseurs des sciences de la communication en Iran. Grâce à lui et à ses efforts inlassables nous avons pu, durant des années, jouir des dernières avancées dans le domaine des sciences et des techniques de la communication élaborées hors de l’Iran. Il est actuellement le président de l’Association Iranienne pour les Études sur la Société de l’Information et professeur des Sciences de la Communication à l’Université d’Allâmeh Tabâtabâi.


  • Sheikh Mahmoud Shabestari

    Monireh Borhani
    Traduit par

    Helena Anguizi N° 17, avril 2007

    Né en 687 de l’hégire à Shabastar près de Tabriz, Sheikh Saad od-din Mahmoud ben Amin od-din Abdolkarim ben Yahya Shabastari fait partie des grands mystiques du VIIIème siècle (XIVe siècle de l’ère chrétienne) et est considéré comme un important poète persanophone de l’époque.
    Ses premiers pas dans le mysticisme furent guidés par Bahâoddin Yaghoub de Tabriz, auprès de qui il acquit de vastes connaissances en la matière qu’il échangea plus tard avec les grands mystiques de cette époque. Il choisit de (...)


  • Le nouvel an iranien

    Zahrâ Boveyri
    Traduit par

    Maryam Devolder N° 17, avril 2007

    La tradition de la nappe aux sept sin
    A l’occasion du nouvel an iranien ou Norouz, dans toutes les villes et dans tous les villages, les Iraniens installent une nappe où sont placés différents objets. C’est autour de cette nappe ornée d’objets d’utilité courante que sont accueillis les nombreux visiteurs reçus lors de la nouvelle année. A l’époque des Sassanides, on y disposait du pain et sept sortes de féculents et haricots, symboles de la nourriture et de la vie. La coutume du Haft sin (sept " sin ") (...)


  • Natanz, les jardins oubliés

    Jacqueline Mirsâdeghi N° 17, avril 2007

    La route de Qom et Kâshan m’est devenue très familière. Passé Kâshân, nous nous retrouvons seuls sur la route, car la grande majorité des camions, bus et voitures, prend la nouvelle route en direction d’Ardestân, de Naïn, de Yazd ou de Kermân pour descendre vers le Golfe persique, à Bandar Abbâs. La chaleur du désert se fait sentir, même en avril. Passé la bifurcation vers Abyâneh, la route se met à onduler pour s’enfoncer dans les montagnes en bordure du grand désert. Nous prenons de l’altitude et passé un (...)


  • La période proto-élamite

    Histoir de l’Iran

    Mortéza Johari N° 17, avril 2007

    Le pays, connu sous le nom de l’Iran, qui commença à se développer six siècles avant J.C., constituait une civilisation sur laquelle nous n’avons que très peu de renseignements. Cependant, les quelques documents qui nous sont parvenus ont permis aux chercheurs de se faire une idée sur certaines caractéristiques distinguant ce peuple de ceux établis dans la région du Tigre et de l’Euphrate.
    Ainsi, les peuples des plateaux du Sud-Ouest, les "Khozi", différaient des Aryens de la région montagneuse de (...)


  • Yazd, la nature apprivoisée

    Marie-Christine Huguenin N° 17, avril 2007

    Petit matin frileux de février. Voici presque une heure que notre avion nous transporte au sud-ouest du désert de Lût. Notre imagination, encore engourdie par un lever très matinal, vagabonde au gré des plis du désert iranien peut-être à la recherche d’un Petit Prince ou d’un Renard. Tout à coup, notre regard est attiré par d’énigmatiques lignes pointillées parcourant le sable et la pierre. Les commentaires vont bon train.
    Signes religieux de quelque civilisation disparue ?... trop ésotérique !
    Pas de (...)


  • Seyyed Ali Sâlehi

    La poésie en toutes circonstances

    Rouhollah Hosseini N° 17, avril 2007

    Ils ont raison

    Je n’ai pas été bon

    Il y a longtemps

    Au soir d’une journée loin du chagrin du Dey

    Une colombe malhabile

    Devinant l’éternuement du ciel

    Chercha refuge sur la terrasse de notre maison

    La fenêtre était close

    Je n’étais pas chez moi

    Et toute la nuit

    Il avait plu. ; L’avenir est à la poésie de parole", estime Seyyed Ali Sâlehi, digne représentant du mouvement poétique du même nom apparu vers la fin des années quatre-vingt. Officiellement fondé en 1988 avec la publication du recueil (...)


  • L’humanité subit-elle l’influence des taches solaires ? (II)

    Au Journal de Téhéran

    Ervand Kogbetliantz N° 17, avril 2007

    5 Mars 1937
    14 Esfand 1315
    Un autre exemple, non moins frappant, est fourni par les observations des épidémies de choléra et de peste qui correspondent aux périodes d’une activité hypernormale des vibrions de choléra et des microbes de la peste. Voici quelques données : les historiens iraniens ont noté une formidable explosion de choléra partout en Asie en 1364-1372. A cette époque, il n’y avait pas de télescopes, mais les taches solaires étaient si énormes qu’elles ont pu être observées à l’œil nu en (...)


  • La Commedia dell’arte

    Zahra Ebrâhimzâdeh N° 17, avril 2007

    Le terme italien "commedia dell’arte" est connu en France sous le nom de la comédie italienne ou bien la comédie de masques. L’ " arte " fait allusion à la fois à un savoir-faire, à une technique et au professionnalisme des comédiens.
    Cette comédie est née à Padoue, en Italie, en 1545. Dès lors, les comédiens amateurs décidèrent de travailler professionnellement afin de devenir des comédiens "dell’arte". Chaque troupe de théâtre rassemblait de 9 à 20 personnes. Les lieux de représentation n’étaient pas (...)


  • Entretien avec Ebrâhim Javân, joueur de tar et de ney

    Amir Borjkhânzâdeh N° 17, avril 2007

    Comment définiriez-vous la musique, et quelle est la spécificité de la musique iranienne dans le monde ?
    Pour moi, la musique est l’art d’énoncer des sentiments au travers de sons agencés d’une manière particulière, ce qui fait d’elle un des moyens les plus directs pour créer une relation affective et partager des sentiments avec notre prochain sans forcément parler la même langue.
    Dans l’histoire de la musique, l’Iran occupe une place spéciale de par son ancienneté et de par ses sept Dastgâhs (système (...)


  • Le peuplier de l’Euphrate & le poisson cocher

    Faune et flore iraniennes

    Mortéza Johari N° 17, avril 2007

    Le peuplier de l’Euphrate
    Nom Scientifique : Populus euphratica
    Cet arbre peut rapidement atteindre de 5 à 12 mètres. Son feuillage est caduc et très polymorphe, et sa couronne oblongue ou conique est arrondie. Son tronc à diamètre moyen, presque en forme de colonne, est recouvert d’une écorce gris foncé ou clair, crevassé longitudinalement de manière profonde. Les jeunes rameaux peu pubescents deviennent progressivement glabres. Sa fleur de couleur verdâtre est unisexuée, et atteint 13 à 35 cm en (...)