N° 132, novembre 2016


  • Le Khorâssân du Sud :
    l’histoire du Ghohestân

    Babak Ershadi N° 132, novembre 2016

    Dans le système des divisions administratives du territoire iranien, le Khorâssân du Sud est une province bien jeune. C’est en 2004 que le Parlement approuve la division de la province du Khorâssân en trois nouvelles provinces : le Khorâssân du Nord (avec Bojnourd pour capitale), le Khorâssân Razavi (Mashhad), et le Khorâssân du Sud (Birjand). Cependant, les divisions administratives à l’intérieur de la nouvelle province du Khorâssân du Sud ne se stabilisent que huit ans plus tard, en raison des (...)


  • Les minorités de la province du
    Khorâssân-e Jonoubi (Khorâssân du Sud)

    Khadidjeh Nâderi Beni N° 132, novembre 2016

    Depuis longtemps, le Khorâssân a été le lieu de résidence d’un très grand nombre d’ethnies iraniennes, chacune ayant son propre dialecte et ses propres traditions. Dans cet article, nous allons donner un bref aperçu sur certaines minorités du Khorâssân et plus particulièrement du Khorâssân-e Jonoubi.
    Les Arabes
    Le Ghohestân a été l’une des principales voies de passage des émigrants arabes qui, au cours des siècles, ont quitté la péninsule arabique pour s’établir vers le Khorâssân et la Transoxiane. Durant (...)


  • La culture populaire de la province du Khorâssân du Sud

    Marzieh Khazâyi N° 132, novembre 2016

    La province du Khorâssân du Sud est une province de l’est de l’Iran qui a pour capitale la ville de Birdjand. Elle couvre une grande région au climat sec et désertique, qui a su préserver ses caractéristiques culturelles à travers les siècles. Cette culture propre se révèle en particulier à travers la langue, l’habillement, la musique, les fêtes et les artisanats des habitants. Selon certains documents anciens, le Khorâssân du Sud était le territoire d’une tribu iranienne dénommée Sâgârt.
    Les habitants (...)


  • Ghâyen, la capitale mondiale du safran

    Saeid Khânâbâdi N° 132, novembre 2016

    “Dormivit in sacco croci" ; il dormait dans un sac de safran. Les Romains raffinés utilisaient cette expression latine en vue de décrire une vie aisée, une vie pleine de plaisirs ; bref une vie de César. Mais originellement, c’était une expression réservée à Zeus, le Dieu des Grecs. En fait, les citoyens des Polis grecs, depuis le IVe siècle avant notre ère, connaissaient déjà les vertus magiques du safran grâce aux écrits d’Hippocrate. Il est possible que ce dernier ait, à son tour, hérité sa (...)


  • Les attractions touristiques de la province du Khorâssân du Sud

    Hamideh Haghighatmanesh N° 132, novembre 2016

    La province du Khorâssân-e Djonoubi ou Khorâssân du Sud, qui s’étend sur une superficie d’environ 151 193 km², est la province la plus à l’est du pays. Son climat est sec et désertique. Les monuments historiques et objets datant des périodes parthe et sassanide retrouvés dans la région attestent de l’ancienneté de sa culture et de sa civilisation. Les études archéologiques réalisées à Birjand, capitale de la province, ont confirmé l’installation ancienne de diverses ethnies dans cette ville. Parmi les œuvres (...)


  • Un aperçu sur le dialecte birdjandi

    Khadidjeh Nâderi Beni N° 132, novembre 2016

    Les dialectes régionaux d’Iran, ensembles de lexiques, d’expressions et de proverbes locaux, fournissent de bonnes informations sur les langues et la culture iraniennes. Selon les historiens des langues, la région de Birdjand, située au sud du Khorâssân, à l’est de l’Iran, a été le berceau du persan dari. Le persan dari, descendant du persan officiel de la cour sassanide, a été diffusé par les intendants étatiques dans l’est du Khorâssân. Durant la suprématie des Tâhirides (820-872) et Saffârides (...)


  • Aperçu sur la province du
    Khorâssân du Sud

    Shahâb Vahdati N° 132, novembre 2016

    Avec une superficie de 82 864 km2, la province orientale du Khorassân du Sud (en persan, Khorâssân-e-Jonoubi) recouvre 10,9% de la superficie de l’Iran. Elle avoisine l’Afghanistan sur une longueur de 330 km à l’est, et les provinces du Khorâssân-e Razavi au nord, de Yazd et de Kermân à l’ouest, et le Sistân et Baloutchestân au sud. Suite à la réforme la plus récente concernant la division administrative du pays, la province comprend les onze villes de Birjand, Ghâenât, Darmiân, Sarbisheh, Nehbandân, Tabas, (...)


  • Les qanâts d’Iran inscrits sur la
    Liste du patrimoine mondial

    Babak Ershadi N° 132, novembre 2016

    Au cours de la 40e réunion du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO à Istanbul, onze qanâts iraniens ont été inscrits sur la Liste du patrimoine de l’humanité. Parmi ces œuvres figure le qanât le plus ancien du pays, vieux de plus de 2500 ans (le plus récent datant d’il y a 200 ans), ainsi que le qanât le plus long de l’Iran, d’une longueur de 100 kilomètres. Ces onze qanâts sélectionnés par le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO ont également des particularités techniques qui les font se distinguer (...)


  • Les Shamshirs de Karim Khân Zand

    Manouchehr Moshtagh Khorasani N° 132, novembre 2016

    L’histoire
    Karim Khân Zand gouverna l’Iran de 1751 à 1779 jusqu’à l’avènement de la dynastie qâdjâre. Il fut l’un des généraux de Nâder Shâh Afshâr (1736-1747) et l’accompagna durant toutes ses campagnes militaires. Karim Khân était extraordinairement populaire auprès des Iraniens. A ce jour, de tous les rois d’Iran, il reste le plus réputé pour sa générosité, sa justice et sa compétence. Il préféra toujours le titre de Vakil-ol-Roâyâ (représentant du peuple) à celui de Roi.
    Un grand nombre de contes et (...)


  • Nouvelles sacrées (XXXV)
    La Marine iranienne et la Défense sacrée (1)

    Khadidjeh Nâderi Beni N° 132, novembre 2016

    Face à l’agressivité irakienne et aux dangers d’attaque contre les territoires ouest et sud-ouest du pays, la Marine iranienne évacue ses contre-torpilleurs amarrés dans les ports de Khorramshâhr et d’Abâdân. On évacue également les aéroglisseurs amarrés à Khosrow Abâd pour les protéger contre tout bombardement irakien.
    Avec le commencement de la guerre, des commandos d’action rapide de la Marine iranienne sont actifs sur les fronts à Khorramshahr et participent à la résistance des forces militaires et (...)


  • Ce bouddha n’est pas un Bouddha

    Khalid EL Morabethi N° 132, novembre 2016

    Bouddha sourit au gardien qui répète le même mot dans sa tête mais ça ne sort pas,
    Bouddha sourit au gardien qui retourne le même mot dans sa tête lente,
    Lente, honte, chante, bouddha chante
    Un bouddha qui a des insomnies
    Que diable, bouddha a un pistolet bien caché dans l’armoire, un corps écrasé bien caché dans l’armoire, du silence, de la peine, du sang, de la souffrance, du sens, du sommeil, de l’or, de l’argent, des pleurs, une fleur qui se fane et meurt, du cancer et un gardien suicidaire (...)