Marzieh Khazâyi

11 articles

  • Ali Hâtami :
    le plus Iranien des cinéastes iraniens
    Filmographie hâtamienne au regard du
    folklore national

    Mostafâ Khal’atbari Limaki
    Traduit par

    Marzieh Khazâyi N° 156, novembre 2018

    Le cinéma peut jouer un rôle essentiel pour refléter le folklore populaire. Avant l’arrivée du cinéma et avant sa diffusion en Iran, dans la culture populaire iranienne, il y avait une même sorte d’art folklorique en vogue parmi les gens, nommé shahr-e-farang ou shahr-e-farangi. Cet art populaire se basait sur des histoires racontées par un conteur à partir d’images aperçues dans une boîte quadrangulaire posée sur une charrette à quatre roues. La boîte était trouée de deux ou trois petites fenêtres par (...)


  • L’ayatollah Behbahâni
    et le mouvement constitutionaliste

    Marzieh Khazâyi N° 154, septembre 2018

    Introduction
    u début du XXe siècle, l’Iran fait l’expérience d’une période de peur et d’espoir, une période qui introduit les Iraniens dans une nouvelle ère socio-politique. C’est durant cette période que l’on assiste à la naissance des vrais partis politiques en Iran et à la transformation de la monarchie absolue en monarchie constitutionnelle. Comme toute révolution, celle-ci se fait avec la participation de personnes très différentes mais relativement unies. La Révolution constitutionnelle est le (...)


  • Panorama du village de Darak :
    la rencontre du désert et de la mer

    Marzieh Khazâyi N° 154, septembre 2018

    Situation géographique
    Le village de Darak forme l’une des communes du comté de Zar-Âbâd dans le département de Kenârak. Il se situe à 19 km de Djohlou, chef-lieu de Zar-Âbâd. Ce village est lié à l’est au village côtier de Djod, à l’ouest au village Poshti, au nord à la montagne, et au sud à la mer Makrân.
    Abandonnant les habituels itinéraires touristiques, nous prenons une route inconnue pour nous aventurer dans le Sistân et Baloutchestân. La destination est l’un des villages du département de Zar-Âbâd et (...)


  • Téhéran, de ses origines jusqu’à aujourd’hui

    Marzieh Khazâyi N° 145, décembre 2017

    La capitale d’un pays est la ville la plus importante de ce pays d’un point de vue politique et administratif, ainsi que bien souvent, d’un point de vue économique. Autrement dit, “elle représente l’autorité, la légitimité et la souveraineté” d’un pays. La ville de Téhéran, capitale de l’Iran est, avec ses 8 429 807 habitants et ses 686 km2 de superficie, le plus grand centre commercial du pays et l’une des plus importantes capitales du plus grand continent du monde, l’Asie. Depuis qu’elle est la capitale, (...)


  • Ebrâhim Hâtamikiâ : cinéaste de la guerre

    Marzieh Khazâyi N° 136, mars 2017

    Ebrâhim Hâtamikiâ, réalisateur, cinéaste, éditeur et acteur iranien, est né en 1963 à Téhéran. Issu d’une famille religieuse, il n’a pu se consacrer à sa passion, à savoir le cinéma, marqué durant les dernières années du régime pahlavi par une forte corruption, notamment des mœurs. C’est donc après la Révolution iranienne qu’il commence à travailler dans le domaine du cinéma, en particulier dans le domaine de la scénarisation. Il étudie alors la scénarisation à la faculté du cinéma et du théâtre de l’Université des (...)


  • La culture populaire de la province du Khorâssân du Sud

    Marzieh Khazâyi N° 132, novembre 2016

    La province du Khorâssân du Sud est une province de l’est de l’Iran qui a pour capitale la ville de Birdjand. Elle couvre une grande région au climat sec et désertique, qui a su préserver ses caractéristiques culturelles à travers les siècles. Cette culture propre se révèle en particulier à travers la langue, l’habillement, la musique, les fêtes et les artisanats des habitants. Selon certains documents anciens, le Khorâssân du Sud était le territoire d’une tribu iranienne dénommée Sâgârt.
    Les habitants (...)


  • Noush-Âbâd au miroir du mois de Moharram

    Marzieh Khazâyi N° 131, octobre 2016

    La spiritualité chiite repose sur l’idée de l’existence, au cours de l’histoire, de personnalités modèles, comprenant aussi bien les prophètes que les Imâms, dont tout croyant doit s’inspirer pour se perfectionner. Précisons que la notion d’Imâm est mentionnée dans le Coran, et n’est pas propre au chiisme. Cependant, elle est comprise selon des modalités distinctes dans le sunnisme. Cet article se focalise sur la définition de l’Imâmat du point de vue du chiisme, ainsi que son rôle dans l’histoire (...)


  • La notion d’attente
    chez les zoroastriens

    Marzieh Khazâyi N° 128, juillet 2016

    La question de l’attente est aussi ancienne que l’homme lui-même. Des études étymologiques ont montré qu’en tant que signifiant, cette notion a des signifiés communs avec le terme "espoir". En outre, ce mot, quelle que soit la langue dans laquelle il est exprimé, recouvre deux sens distincts : l’immobilité d’un côté, et l’espérance, et donc un certain mouvement, de l’autre. Dans le domaine religieux, ce dernier sens suggère la venue d’un sauveur et d’une finalité paradisiaque pour l’homme. Dans cet article, (...)


  • Kâshân,de la géométrie à la poésie
    Notes sur les éléments architecturaux
    de la ville de Kâshân et leur reflet dans
    la poésie de Sohrâb Sepehri

    Sarah Hosseini
    Traduit par :

    Marzieh Khazâyi, Zeinab Golestâni N° 122, janvier 2016

    Il apparaît complexe au premier abord d’aborder les liens privilégiés entre l’architecture et la littérature, celle-ci se proposant non pas comme un monde fermé sur lui-même, mais comme un univers singulier qui se définit en interaction avec d’autres champs artistiques et même scientifiques. Il est cependant particulièrement intéressant de mettre certains éléments de l’architecture iranienne traditionnelle avec la poésie de Sohrâb Sepehri en ce que celle-ci aborde la question de l’originalité, de la (...)


  • L’art turkmène, entre culture et croyance

    Marzieh Khazâyi N° 120, novembre 2015

    L’organisation tribale est l’une des principales caractéristiques des populations de pasteurs nomades d’Asie centrale dont l’occupation principale est l’élevage de chevaux, de chameaux et de moutons. Ces tribus nomades, turcophones et plus ou moins islamisées, s’étendent de « l’Altaï et du Kazakhstan oriental, à l’est, jusqu’à la Mer Caspienne. » L’une de ces tribus, à laquelle nous consacrons la présente étude, est turkmène. Ayant un sens esthétique marqué, les Turkmènes établis au nord-est de l’Iran (...)


  • La femme turkmène :
    de l’étoffe dont sont faits des rêves

    Marzieh Khazâyi, Zeinab Golestâni N° 119, octobre 2015

    Peuple d’origine turque, les Turkmènes se sont établis au nord de l’Afghanistan, à l’est de la Caspienne dans les Républiques du Turkménistan et de l’Ouzbékistan, et au nord de l’Iran, plus précisément dans les provinces du Golestân - surtout à Torkaman Sahrâ ("plaine des Turkmènes") - et dans le Khorâssân - dans les villes de Djargalân, Bojnourd, et Torbat-e Djâm. Les Turkmènes iraniens se divisent en plusieurs tribus dont les Kuklân, Yomut, Tekkeh (composé des deux groupes Khive et آxâl, ces derniers habitant (...)