N° 156, novembre 2018


  • Le cinéma d’Ali Hâtami,
    la littérature et l’historicité

    Babak Ershadi N° 156, novembre 2018

    Pour Ali Hâtami, le cinéma était un média à la fois humain et sérieux. Cette vision du monde, il la partageait avec plusieurs cinéastes iraniens de sa génération, bien que les sources d’inspiration de ces grandes figures du cinéma d’auteur des années 1960-1970 furent très variées. Bahrâm Beizâï (né en 1938) suivait une approche mythique en conformité avec les traditions du drame shakespearien. Massoud Kimiâï (né en 1941) s’inspirait essentiellement de l’âme du western américain. Fereydoun Goleh (1940-2005) (...)


  • Ali Hâtami :
    le plus Iranien des cinéastes iraniens
    Filmographie hâtamienne au regard du
    folklore national

    Mostafâ Khal’atbari Limaki
    Traduit par

    Marzieh Khazâyi N° 156, novembre 2018

    Le cinéma peut jouer un rôle essentiel pour refléter le folklore populaire. Avant l’arrivée du cinéma et avant sa diffusion en Iran, dans la culture populaire iranienne, il y avait une même sorte d’art folklorique en vogue parmi les gens, nommé shahr-e-farang ou shahr-e-farangi. Cet art populaire se basait sur des histoires racontées par un conteur à partir d’images aperçues dans une boîte quadrangulaire posée sur une charrette à quatre roues. La boîte était trouée de deux ou trois petites fenêtres par (...)


  • Hassan le Chauve,
    le premier film musical du cinéma iranien

    Saeid Khânâbâdi N° 156, novembre 2018

    La plupart des historiens du cinéma estiment que le Septième art est né le 28 décembre 1895, avec la première projection publique du film "La Sortie de l’usine" des frères Lumière à l’hôtel Scribe de Paris. Mais certains de ces historiens ne mentionnent pas que ce jour-là, ces inventeurs du cinématographe ont demandé à un pianiste de jouer quelques morceaux lors de la projection du film. La musique accompagne donc le cinéma depuis sa naissance. L’art du cinéma, dès la première génération des films muets, (...)


  • La représentation de l’identité iranienne dans Mâdar, le dernier film d’Ali Hâtami

    Ali Delâver*
    Résumé et traduction :

    Khadidjeh Nâderi Beni N° 156, novembre 2018

    L’identité individuelle et sociale est l’une des problématiques centrales de la structure culturelle et sociale d’une société. L’identité est en général étudiée dans divers contextes, notamment celui de la nation, au travers de la thématique de l’identité nationale. Cette dernière peut être définie comme étant le sentiment ressenti par une personne d’appartenir à une nation, et, de façon conséquence, à une culture, une histoire, une langue, voire une religion en tant que symboles distinctifs de toute nation.
    Le (...)


  • Hâji Washington
    Du premier consul de l’Iran aux Etats-Unis au personnage d’un film éponyme

    Shahâb Vahdati N° 156, novembre 2018

    Sorti en 1982 et immédiatement interdit d’écran à l’époque, ce film de Hâtami relate la triste vie de Hossein-Gholi Nouri (Sadr-ol-Saltaneh), le premier ambassadeur d’Iran aux Etats-Unis. C’est seulement seize ans après sa production, en 1998 qu’il sera finalement diffusé. Compte tenu des tensions entre l’Iran et les Etats-Unis, il a été tourné en Italie durant cinq mois successifs, et ce malgré de nombreux problèmes financiers. Selon l’acteur principal Ezzatollâh Entezâmi, Ali Hâtami rédigeait les (...)


  • La nécessité de la connaissance de l’Imâm du Temps et les devoirs vis-à-vis de lui dans la pensée chiite
    (1ère partie)

    Zeinab Moshtaghi N° 156, novembre 2018

    L’Imâm, à la fois dans sa dimension physique et métaphysique, est une dimension centrale de la spiritualité chiite. Le 12e d’entre eux, l’Imâm Al-Mahdi, y occupe une place particulière. Nous allons ici retracer l’importance de cette personnalité dans la conscience des chiites, en se basant essentiellement sur des hadiths (paroles du prophète Mohammad et des Imâms), ainsi que des extraits de ziyârat, qui sont des textes de prières chiites récités lors de visites pieuses à des sanctuaires de personnalités (...)


  • Le GM Parhâm Maghsoudlou
    champion du monde d’échecs junior 2018

    Babak Ershadi N° 156, novembre 2018

    Parhâm Maghsoudlou est né le 11 août 2000 à Gonbad-e Kâvous, dans la province du Golestân (nord-ouest). Son père est employé de banque et sa mère institutrice. À 15 ans, Parhâm a battu le record de l’Iran et est devenu le plus jeune Grand maître international d’échecs du pays. Il a suivi ses études secondaires dans un lycée de l’Organisation nationale pour le développement des talents exceptionnels (SAMPAD en persan) dans sa ville natale.
    En 2015, Parhâm a fini sixième au championnat d’échecs d’Asie et s’est (...)


  • Le carnaval avant le renouvellement dans la civilisation persane

    Seyyed Behdâd Ostowân N° 156, novembre 2018

    Introduction
    L’imaginaire collectif, dans diverses cultures, considère la fête du nouvel an comme le moment d’un renouvellement. Le commencement de l’année ou le début du calendrier persan coïncide avec le commencement du printemps ou le temps qui marque le renouveau de la nature. Cette fête suit la fête du feu avec une différence de quelques jours. L’association qui existe entre ces deux fêtes évoque une pensée mythique également répandue dans d’autres civilisations.
    L’étude de Bakhtine sur la culture (...)


  • Un bleu si bleu que seule l’écarlate…
    Entretien avec Jean-Pierre Brigaudiot

    Rahâ Ekhtiâry N° 156, novembre 2018

    Jean-Pierre Brigaudiot, artiste et poète français, a exposé ses œuvres récentes à la galerie Saless de Téhéran,
    du 21 au 26 septembre.
    Un bleu si bleu que seule l’écarlate…Tel est le titre de cette exposition
    Le bleu et l’écarlate semblent deux couleurs essentielles dans ces œuvres où la Bible et la culture persane s’entrelacent, cependant que l’association de la peinture et de la poésie créent une atmosphère onirique. Nous avons interviewé Monsieur Brigaudiot pour chercher à mieux comprendre la nature (...)


  • Rentrons ce soir même !
    Retour sur le dernier recueil de
    Peïmân Esmâeïli

    Samirâ Fâzel N° 156, novembre 2018

    Né le 19 septembre 1977 à Téhéran, Peïmân Esmâeïli est un romancier et nouvelliste iranien contemporain. Le public iranien ainsi que la critique l’encense aujourd’hui pour la qualité de son œuvre. Détenteur d’une licence en électrotechnique de l’Université de Sciences et de Technologie d’Iran à Téhéran, il était durant ses études membre du club littéraire de l’université. Il collaborait alors avec plusieurs journaux et magazines nationaux, et était l’un des critiques de la rubrique littéraire. Il est également (...)


  • La poésie de la Défense sacrée

    Khadijeh Hâdjiân, Hayât Aêri
    Résumé et traduction :

    Khadidjeh Nâderi Beni N° 156, novembre 2018

    Après la victoire de la Révolution islamique en 1979, le déclenchement de la guerre Iran-Irak et la mise en place d’une « Défense sacrée » des Iraniens contre les agressions ennemies ouvrent une nouvelle phase dans la littérature contemporaine persane. On voit à l’époque l’apparition d’une littérature dite de la défense sacrée (defâ’-e moqaddas) ou de résistance (moqâvemat). La littérature de la défense sacrée comprend un ensemble des textes documentaires dont des rapports, des souvenirs, des slogans, des (...)