N° 71, octobre 2011


  • L’histoire de la radio iranienne

    Arefeh Hedjazi N° 71, octobre 2011

    A l’origine de la radio en Iran, il y le télégraphe sans fil qui fut introduit dans ce pays en 1924 par le ministère de la Guerre de l’époque. Officiellement inauguré quelques temps plus tard, le télégraphe sans fil vit ses infrastructures se développer pour permettre une utilisation civile.
    En 1934, un décret permit l’utilisation d’appareils de réception radiophonique pour l’écoute de la radio nationale. D’après les documents existants, les premiers appareils de réception furent importés d’Autriche, (...)


  • Le théâtre à la radio iranienne

    Djamileh Zia N° 71, octobre 2011

    En Iran, les pièces radiophoniques ont débuté presque en même temps que le théâtre moderne et pour promouvoir celui-ci. Les pièces radiophoniques étaient écoutées par presque tous les Iraniens avant l’arrivée de la télévision. Elles continuent à avoir des auditeurs encore de nos jours, au point que récemment une station consacrée au théâtre a été créée en Iran.
    Ali Nasr, fondateur des pièces radiophoniques en Iran
    Ali Nasr (1891-1961) est l’un des pionniers du théâtre moderne en Iran. Il commença sa carrière en (...)


  • La radio et les stations radiophoniques en Iran

    Afsaneh Pourmazaheri N° 71, octobre 2011

    La radio ou plus précisément la radiodiffusion est la transmission des signaux à l’aide d’ondes électromagnétiques, dont la fréquence est moins importante que celle des ondes lumineuses. Quand à l’histoire de la naissance de ce nouveau genre de média de masse, elle est relativement récente.
    En 1860, James Clerk Maxwell, physicien et mathématicien écossais, présenta la théorie de l’électromagnétisme qui marqua ainsi une première étape vers la réalisation ultérieure du petit bijou technologique appelé « radio (...)


  • La musique à la radio iranienne
    Depuis la création de la radio en 1940 jusqu’à la Révolution de 1979

    Djamileh Zia N° 71, octobre 2011

    Le Bureau des recherches de la radio iranienne a publié récemment un livre qui retrace l’historique des programmes de musique de la radio iranienne depuis 1940 jusqu’à la Révolution de 1979. L’auteur, Iraj Barkhordâr, a consacré la plus grande partie de son livre aux différents orchestres qui ont joué à la radio au cours de cette période et a décrit quelques émissions de musique dont la série des Gol-hâ. L’auteur précise que la radio iranienne a invité les maîtres de musique iranienne à jouer à la radio dès (...)


  • "Iran french radio", ou la radio francophone iranienne

    Sarah Mirdâmâdi N° 71, octobre 2011

    Outre ses programmes radiophoniques et télévisuels en persan, durant ces dernières décennies, l’IRIB (Islamic republic of Iran Broadcasting) s’est également efforcé de développer ses activités en langues étrangères pour s’adresser à des publics internationaux. L’ "Iran French Radio" est alors née. Cette station de radio diffuse chaque jour trois heures d’émission en trois parties. Parmi ces dernières, deux heures sont du direct.
    Elle aborde notamment l’actualité internationale, mais diffuse aussi des (...)


  • Littérature d’enfance et de jeunesse après la Révolution islamique d’Iran

    Ramezânali Vâsheghâni Farahâni N° 71, octobre 2011

    Compte tenu de l’importance de l’éducation islamique et l’extension des sujets pédagogiques via l’écriture, les écrivains iraniens se sont également orientés vers la littérature d’enfance et de jeunesse. En réduisant le ton littéraire à une forme plus souple et proche du langage enfantin, les écrivains iraniens tentèrent de s’approcher davantage du monde des enfants bien avant la Révolution. Grâce en particulier aux efforts de Djabbâr Baghtchehbân, la littérature d’enfants vit le jour en 1300 (1921). En 1319 (...)


  • Entretien avec Mme Labkhand Nematiân,
    directrice du service francophone de la radio iranienne

    Babak Ershadi N° 71, octobre 2011

    Pourriez-vous nous présenter brièvement le service international de la radio iranienne ?
    Le service international de l’IRIB est la station de radiodiffusion internationale de l’Iran et dépend de la radio-télévision nationale. Il a été créé en 1956 dans l’objectif de faire connaître l’Iran au reste du monde. En 1956, commencent les émissions en anglais, suivies en 1957 par celles en français. La diffusion se fait par ondes courtes et par satellite (Hotbird, Telstar 12, Arabsat 2D). Les émissions se font en (...)


  • L’Iran sentimental des romantiques : Hugo, Lamartine

    Majid Yousefi Behzâdi N° 71, octobre 2011

    L’Iran des romantiques est une contrée brillante, bigarrée et grandiose où le charme de la nature et la vivacité des couleurs épurent la vie de la monotonie et de la vulgarité, et la rendent plus intense, plus poétique. En matière de poésie, les rapports de l’Iran avec les lettres françaises sont variés. Nous tâcherons de présenter dans cet article quelques remarques sur l’attrait de Victor Hugo et de Lamartine pour la poésie iranienne et sur le réinvestissement de cette influence dans leurs œuvres. Hugo (...)


  • Le roman et la nouvelle littéraire après la Révolution islamique iranienne
    (1979-1989)

    Ramezânali Vâsheghâni Farahâni N° 71, octobre 2011

    La première décennie suivant la Révolution islamique est marquée par des événements majeurs et des courants de pensée importants. On peut citer la Guerre imposée, la constante menace occidentale et surtout les campagnes anti-iraniennes et les politiques culturelles d’exportation. Bien évidemment, un tel climat culturel et conflictuel ne peut que servir de base pour inspirer et alimenter diverses créations littéraires ou artistiques.
    Et il ne faut pas oublier qu’outre la Révolution et la guerre, cette (...)


  • Atiq Rahimi, Maudit soit Dostoïevski

    Elodie Bernard N° 71, octobre 2011

    Après Syngué Sabour, qui lui valut le prix Goncourt 2008, l’écrivain afghan francophone Atiq Rahimi revient avec un livre intitulé Maudit soit Dostoïevski qui questionne le sens de la culpabilité dans un pays où règnent violence et chaos : l’Afghanistan.
    Rassoul, le personnage principal, assassine une vieille rentière, nana Alia, pour la punir de ce qu’elle a fait endurer à sa fiancée, Souphia, qu’elle forçait à se prostituer. Entre culpabilité et volonté d’expiation, le personnage principal cherche à (...)


  • La magie flaubertienne :
    De la Légende dorée de Voragine à La Légende de Saint Julien l’Hospitalier

    Somayeh Dehghân Fârsi N° 71, octobre 2011

    La Légende de saint Julien l’Hospitalier est le deuxième des Trois Contes de Gustave Flaubert, ouvrage publié en 1877. Comme son titre l’indique, ce recueil se compose de trois récits qui abordent notamment le thème de la sainteté. Un cœur simple se déroule à l’époque de l’auteur, La Légende de Saint Julien au Moyen Age et le dernier, Hérodias, au début du christianisme.
    La rédaction et l’élaboration de La Légende durèrent à peu près six mois (de septembre 1875 à février 1876) pendant lesquels Flaubert se (...)


  • Le rêve dans le Coran : d’Abraham à Joseph, un instrument de guidance et de connaissance dans la quête de l’unicité divine d’après le commentaire Al-Mizân de ’Allâmeh Tabâtabâ’i*

    Pensée iranienne contemporaine - études religieuses et philosophiques (V)

    Amélie Neuve-Eglise N° 71, octobre 2011

    Du songe d’Abraham à celui de Joseph et de la mère de Moïse, le phénomène du rêve est évoqué à plusieurs reprises dans le Coran où il est considéré comme une source de connaissance mais aussi comme un instrument de guidance et un avertissement divin. Le Coran reconnaît non seulement la véracité de certains rêves, mais aussi la science de leur interprétation qui y est présentée comme un savoir enseigné directement par Dieu à certains serviteurs élus. Au travers de plusieurs récits, il nous donne certaines clés (...)


  • Le Musée du Quai Branly à Paris
    Tellement d’œuvres et bien des questions

    Jean-Pierre Brigaudiot N° 71, octobre 2011

    Ce musée, ouvert il y a cinq ans, est consacré aux arts et aux civilisations d’Afrique, d’Asie, des Amériques et d’Océanie (ce sont les territoires disséminés dans l’océan Pacifique), principalement d’un point de vue esthétique et ethnologique. Avant l’ouverture de 2006, deux musées accueillaient des collections correspondant au contenu actuel du Musée du Quai Branly : le Musée National des Arts africains et Océaniens (devenu Musée National de l’Histoire de l’Immigration), situé Porte Dorée et le Musée de (...)


  • Zohreh et Manoutchehr, la version persane de Vénus et Adonis, de William Shakespeare
    Entretien avec Shâhrokh Moshkin Ghalam, acteur et metteur en scène

    Mireille Ferreira N° 71, octobre 2011

    Vénus « Aphrodite », déesse des arts, de la beauté et de l’amour, s’ennuie dans les cieux et décide de descendre parmi les humains. Elle s’éprend alors de la beauté éblouissante du jeune Adonis et décide de se faire aimer de lui. Mais celui-ci ne semble intéressé que par la chasse et ses devoirs envers son roi. Vénus met alors tout en œuvre pour obtenir de lui un simple baiser, jusqu’à lui révéler son appartenance céleste. Adonis finit par accepter le baiser fatal et s’endort dans les ailes du désir. Il se (...)


  • Le temple de Dâshkassan,
    à mi-chemin des arts chinois et islamique

    Arefeh Hedjazi N° 71, octobre 2011

    L’Iran, terre antique, ne manque pas de monuments capables de faire remonter le visiteur à des époques si reculées qu’elles en rappellent la préhistoire. Cependant, du fait de leur grand nombre, ces monuments sont souvent inconnus, parfois même des locaux. Parmi eux, on peut citer le temple de Dâshkassan.
    Le temple taillé à même le roc de Dâshkassan est situé dans la province de Zandjân, à 15 km de la ville de Soltânieh où l’un des plus grands dômes en brique du monde arbore fièrement sa coupole. Ce (...)


  • La cité d’Ispahan, la « Moitié du Monde »

    Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri N° 71, octobre 2011

    Un voyage en Iran ne serait pas un véritable voyage sans une halte à Ispahan, cette ville abritant plus de 2500 ans de civilisation. De par son histoire féconde, elle abonde en richesses culturelles et artistiques de toutes sortes.
    Ce n’est nullement un hasard si on l’a surnommée la « Moitié du Monde » (nesf-e jahân, qui rime avec "Ispahan" ou "Esfahân", en persan). L’arrivée à Ispahan donne l’impression de se retrouver soudain devant un nouvel espace, à la vois si vaste, original, et diversifié. Une (...)


  • Deux sources exceptionnelles en Iran

    Sarah Mirdâmâdi N° 71, octobre 2011

    Outre son patrimoine historique exceptionnel, l’Iran regorge de richesses et de beautés naturelles. Le pays contient notamment de nombreuses sources (tcheshmeh), dont celle de Bâdâb Sourt et ’Ali qui, bien que peu connues des Iraniens eux-mêmes, n’en ont pas moins des caractéristiques exceptionnelles.
    Ces sources se situent dans la province de Semnân, au nord de l’Iran, et à proximité de sa capitale du même nom, dans la vallée désertique de Dâmghân.
    La source d’Ali (tcheshmeh Ali) est la plus grande (...)


  • La province de Kermânshâh,
    lieu de naissance de la légende de Shirin et Farhâd

    Farzâneh Pourmazâheri N° 71, octobre 2011

    Chaque région de l’Iran, et même chacun de ses villages, se distinguent les uns des autres par l’existence d’us et coutumes particuliers eux-mêmes enracinés dans des traditions et une culture spécifiques. A l’ouest de l’Iran, au pied des monts Zâgros, au bout d’une route, apparaît la silhouette en pierre d’une dame endormie. Cette dame n’est que Shirin, personnage légendaire de la poésie persane, dont l’histoire tragique fut versifiée par le poète persan Nezâmi. Cette forme féminine gigantesque est en (...)


  • La vallée de Shamkhâl

    Sarah Mirdâmâdi N° 71, octobre 2011

    La vallée de Shamkhâl se situe du nord de la province du Khorassân Razavi, elle-même située à l’extrême est de l’Iran, à la frontière avec l’Afghanistan, entre les villes de Mashhad et Ghoutchân. L’origine du nom de l’endroit semble provenir d’un type de fusil lui-même appelé shemkhâl.
    La vallée de Shamkhâl s’étend sur une longueur d’environ 18 km, et est dotée de paysages et d’un climat printanier exceptionnels tout au long de l’année. Elle abrite également de nombreuses sources et chutes s’écoulant des roches de (...)


  • Hossein Pejmân Bakhtiâri
    Poète classique contemporain

    Khadidjeh Nâderi Beni N° 71, octobre 2011

    Mon cœur n’admire que l’amour
    Sans amour ce monde ne vaut rien…
    Fils de la grande poétesse Alamtâdj Ghâ’em Maghâmi (surnommée Jâleh), Hossein Pejmân Bakhtiâri naquit en 1279 (1900) à Dashtak. Son père, Ali Morâd Pandjeh Bakhtiâri, était l’un des chefs de la tribu Bakhtiâri.
    Pejmân débuta ses études primaires à Téhéran et apprit la langue française à l’école Saint-Louis ; il y fut notamment le condisciple de Nimâ Yushidj. Il étudia ensuite la littérature auprès de Adib Neyshâbouri à Mashhad, ainsi que de (...)


  • L’idole désirait un Ibrahim

    Erfân Nazar Ahâri
    Traduit par

    Nedâ Atash Vahidi N° 71, octobre 2011

    L’idole pleurait parce qu’elle n’avait jamais pu exaucer une prière, ni faire un miracle. Parce qu’elle ne se sentait pas heureuse de cadeaux qu’on lui offrait, et des sacrifices qu’on faisait pour elle.
    Parce qu’elle était nostalgique de la montagne de laquelle on l’avait arrachée, parce qu’elle avait horreur de la pioche qui l’avait sculptée, parce qu’elle était lasse de ceux qui lui avait choisi un nom et qui l’adoraient. La grande idole pleurait. Parce qu’elle savait qu’elle n’était ni grande, ni (...)


  • La Forêt, une nouvelle de Houshang Morâdî Kermânî

    Houshang Morâdî Kermânî
    traduit par

    Ebrahim Salimikouchi, Nikou Ghâssemi N° 71, octobre 2011

    Houshang Morâdi Kermâni est l’un des auteurs des contes pour enfant les plus connus d’Iran. Il est né le 7 septembre 1944 à Sirtch, village situé à proximité de Kermân, dans un milieu pauvre et défavorisé. Il débuta ses études primaires dans son village natal et les continua à Kermân, puis à Téhéran où il obtint une licence en langue et littérature anglaises. Il commença sa carrière d’écrivain en 1960 à Kermân en coopérant avec la radio locale de cette ville. Il publia sa première nouvelle en 1968. Intitulée « (...)