N° 117, août 2015


  • Les Centres culturels et Maisons de la culture de Téhéran :
    une ville à l’épreuve d’une nouvelle vie culturelle

    Sepehr Yahyavi N° 117, août 2015

    Contexte socioéconomique
    Outre le poids de la reconstruction matérielle, Téhéran a dû aussi consacrer les années de l’après-guerre à retrouver sa place de capitale culturelle du pays. Ainsi, sous la présidence d’Ali Akbar Hashemi Rafsandjâni, dont le double mandat a duré de 1989 à 1997, l’Iran a traversé une période difficile, marquée par la reconstruction après une guerre imposée pendant huit longues années (1980-1988). A cette époque, le pays avait un besoin urgent de restructuration et de relance (...)


  • Du figuratif interrogateur

    Kajâl Fakhri, Mohammad Bahrâmi N° 117, août 2015

    « Je détruis tout ce qui se rapproche du narratif dans mes peintures, parce que je ne veux rien raconter ! » Une approche d’autant plus intéressante que l’homme est un illustrateur connu. Mohammad Ali Bani Assadi s’explique dans une interview sur les raisons de ce choix idiosyncratique : « On m’a toujours qualifié de narrateur. » C’est ainsi qu’il s’exprime concernant sa dernière exposition au centre culturel Arasbârân. Celle-ci ne réunissait pas seulement ses peintures, mais aussi ses dessins, qui (...)


  • Les bibliothèques publiques de Téhéran
    Présentation de la Bibliothèque Nationale d’Iran*

    Khadidjeh Nâderi Beni N° 117, août 2015

    La création de la première bibliothèque publique moderne en Iran remonte à 1926, date marquant l’inauguration à Téhéran de la Bibliothèque de la Mairie de cette ville. Trois décennies plus tard, la deuxième tentative visant à mettre en place une bibliothèque moderne en Iran est l’inauguration en 1961 de la Bibliothèque du Parc de la ville. Après cela, on voit la création d’un bon nombre de bibliothèques publiques dans divers quartiers de la ville. Il existe actuellement 294 bibliothèques publiques à Téhéran - (...)


  • Espace et loisirs :
    du parc au foyer des habitants de Téhéran

    Mehdi Salâmi, Shahnâz Salâmi N° 117, août 2015

    Ces dernières années, les habitants de Téhéran ont eu l’opportunité de pratiquer des activités culturelles et sportives dans des espaces inhabituels. Pour regarder un film cinématographique, il n’est plus indispensable d’aller au cinéma, pour participer aux activités culturelles, à la Maison de la culture, ni pour faire du sport, au Club Sportif ; les parcs, les mosquées, les quartiers et même les foyers des habitants se sont transformés en espace de loisirs. Ce phénomène ne connaît aucune limite d’âge, (...)


  • Une galerie d’art aussi vaste qu’une ville

    Babak Ershadi N° 117, août 2015

    Le 5 mai 2015, les habitants de Téhéran ont eu la grande surprise de voir les panneaux publicitaires de leur ville recouverts par des images d’œuvres d’artistes iraniens et étrangers. L’événement était général. En une seule nuit, la mairie de Téhéran a remplacé les publicités des produits de consommation et de services par les copies de bonne qualité d’œuvres d’art : peinture, sculpture, calligraphie, photographie, architecture… de toutes les époques, de toutes les écoles et de tous les pays.
    L’ensemble des (...)


  • Retour sur quelques lieux
    de loisirs sportifs de la région
    métropolitaine téhéranaise :
    les luges sur rails et les pistes de ski

    Shahâb Vahdati N° 117, août 2015

    Les luges sur rails
    Le site des luges sur rails de Téhéran se trouve au nord de la capitale, entre la place Tadjrish et la place Darband. Au printemps et en été, il est ouvert au public de 10 heures à 21 heures, et jusqu’à 18 heures en automne et en hiver. Cette attraction hybride d’une vitesse pouvant aller jusqu’à 40 km/h évolue sur un circuit incliné ayant des montées et des descentes, l’utilisateur pouvant lui-même choisir la vitesse de sa luge grâce à une manette située devant lui. Le site peut (...)


  • Les grandes expositions annuelles
    de Téhéran

    Hamideh Haghighatmanesh N° 117, août 2015

    De nombreuses expositions sont organisées chaque année à Téhéran dans les centres d’exposition de la capitale, les événements les plus importants se déroulant dans les salles permanentes d’exposition situées dans le Mosallâ, à la Tour Milâd, etc. Ce sont notamment des expositions internationales consacrées à la culture ou encore à l’industrie, présentant les dernières inventions et derniers produits en médecine, pétrochimie, informatique, transports, électronique, agriculture, mines, bâtiment, etc. En général, (...)


  • La trace de l’histoire dans les
    anciennes maisons de Téhéran

    Roshanak Danaei N° 117, août 2015

    La capitale iranienne comprend de nombreuses maisons anciennes ouvertes au public qui valent le détour non seulement pour leur architecture témoin des styles historiques passés, mais aussi bien souvent pour les objets appartenant à diverses périodes qu’elles rassemblent. Les cours des jardins qu’elles abritent sont aussi l’occasion de fuir pendant quelques instants le tumulte du trafic téhéranais, et de profiter du calme dans un cadre unique. La maison Ghavam-od-Dowleh
    La maison Ghavâm-od-Dowleh, à (...)


  • Entretien avec Martine Bouchier sur l’esthétique de la capitale iranienne
    « Ne pas être ni Américain, ni Européen, ni Chinois,
    mais être vraiment Iranien. »

    Samâneh Karimi Yazdi, Zeinab Golestâni N° 117, août 2015

    Dans le monde moderne où la ville est désormais considérée comme faisant partie de l’identité de millions de citadins, l’esthétisation de l’espace public possède une place de choix dans leur manière d’être au monde ; d’où l’importance accordée par des Etats, des urbanistes et des architectes à ce sujet. C’était en vue de réfléchir au but de cette esthétisation que les deuxième et troisième ateliers de la phénoménologie de l’espace urbain ont eu lieu le 10 et 11 mars 2015, au musée des arts contemporains de (...)


  • Ramadan à Téhéran :
    de la tradition à la modernité

    Reportage :

    Babak Ershadi N° 117, août 2015

    De la tradition :
    Le jeûne est un acte d’adoration à Dieu et une obligation pour le croyant. Il a une vaste signification qui ne se limite pas à un renoncement physique sous forme de l’abandon de la consommation de nourriture et de boisson pendant une partie déterminée de la journée, il est aussi un renoncement spirituel, faisant de la période du jeûne, notamment celle du mois de Ramadan, une période de contemplation et de questionnement pour le jeûneur.
    Le mois de Ramadan est le mois de la (...)


  • Une pathologie pédagogique

    Saeid Khânâbâdi N° 117, août 2015

    On veut émigrer au Québec.
    Et le reste est facile à deviner. Un jeune couple, sans enfant, à l’aise financièrement, bien éduqué et vaguement intellectuel, vivant à l’européenne, habitant dans les quartiers résidentiels du nord de la capitale, qui passe ses vacances à l’étranger, avec des amis ou des parents au Canada. Ils ont un objectif : partir au pays des Inuits.
    C’est cela mon boulot, préparer les gens à faire leurs bagages. Diplômé en Lettres Françaises, je n’ai pas trouvé de job dans le domaine (...)


  • La spirale d’Ormouz (7)*

    Gilles Lanneau N° 117, août 2015

    20. La mère
    Ispahan est réputée pour ses articles en cuir. Le plus beau cuir du monde selon certains vendeurs. Ispahan n’est pas modeste ! Le plus beau cuir du monde dans "la Moitié du Monde". Ils se sont rendus à New-Jolfa ce matin, le quartier arménien. Le taxi les a déposés dans une artère commerçante, aux boutiques serrées les unes contre les autres.
    …Sacs à main, bottines, chaussures… Emelle est ravie Géhel suit, en bon époux docile, en portant les cartons.
    « Kelissâ Maryam » ? L’église de Marie. (...)


  • Nouvelles sacrées (XX)
    Combat à l’est du Tigre

    Khadidjeh Nâderi Beni N° 117, août 2015

    Suite aux victoires iraniennes lors de l’opération Kheybar et la domination militaire de l’Iran sur les îles Madjnoun, l’armée irakienne monte plusieurs bases militaires suréquipées à l’est du Tigre (connu également sous le nom de la rivière de Dedjleh) pour empêcher toute attaque éventuelle contre les terres stratégiques du nord de Bassora, ainsi que sur la route Bassora-Al-Amâreh. En outre, cette région, qui fait partie d’une vaste étendue connue sous le nom de Hour, est fortement gardée par les obstacles (...)


  • Sur un tapis d’Ispahan (4)

    Kathy Dauthuille N° 117, août 2015

    VI
    Carré médian
    ou
    Le dais du Vizir
    Devant le portail,
    Rostam est arrivé ;
    il reste immobile
    en compagnie d’Omid.
    Devant le pavillon du Vizir,
    il contemple l’étoile Polaire
    qui est clouée au-dessus
    du soyeux dais damasquiné.
    Diverses tentures soyeuses
    dessinent des courbes,
    des plis, des vagues
    qui s’envolent soudain,
    emportées par les vents
    gorgés de sable et de fleurs.
    Et d’un seul coup le silence
    est tombé comme glisserait
    le sable d’un sac posé
    sur un animal à l’arrêt ;
    un (...)