Sepehr Yahyavi

31 articles

  • Le complexe culturel et religieux de l’Imâm Rezâ au cœur de Téhéran :
    Issu de l’histoire, conforme aux critères de l’architecture moderne iranienne

    Behdad Yahyavi
    Traduit par

    Sepehr Yahyavi N° 143, octobre 2017

    Préambule : Un regard sur l’histoire de l’architecture irano-islamique permet de s’apercevoir que la mosquée occupe une place primordiale dans les quartiers urbains, à côté des maisons, des bazars et des caravansérails, et d’autres éléments constituants de la vie sociale en Iran. Non seulement les mosquées prennent des formes différentes en Iran, mais elles ont aussi diverses fonctionnalités, comme le montre par exemple la genèse du concept de la « mosquée-école » dans l’architecture iranienne. Cela dit, (...)


  • Le « Jardin des fleurs » de Saadi (Golestân) : mélange magique de poésie et de prose, à mi-chemin entre la moralité et l’amour

    Sepehr Yahyavi N° 141, août 2017

    On dit souvent à propos de la poésie de Saadi qu’elle est « simple et inimitable » (sahl-o momtane’). La vérité, c’est que parler de cet éminent poète persan du XIIIe siècle (VIIe siècle de l’Hégire) est une tâche non moins facile. Que dire ou écrire de nouveau concernant Sheikh Saadi, cet homme qui est mort presque centenaire, dans sa ville natale, cette merveilleuse Shirâz dont il est partout question dans ses œuvres, et ce, à l’issue d’une vie extrêmement aventureuse et tumultueuse, passée dans (...)


  • La place de la femme dans la Perse antique

    Sepehr Yahyavi N° 140, juillet 2017

    Dans la société iranienne d’aujourd’hui, les femmes occupent une place de choix. Elles sont présentes partout, à presque tous les niveaux de la scène sociale et économique du pays. Professeure, médecin et ingénieure depuis longtemps, mais aussi, depuis peu, femme d’affaires et gérante d’entreprise, chef de cabinet et directrice de département à l’université, mais aussi doyenne de faculté, ministre et vice-ministre, occupant d’importantes fonctions comme celui de porte-parole de la diplomatie et (...)


  • Le cinéma-vérité en Iran : de nouvelles initiatives prometteuses

    Sepehr Yahyavi N° 136, mars 2017

    Le cinéma est un art, le septième. Né à l’époque industrielle et dans des sociétés industrialisées, cet art a été aussi dès le départ une industrie. Le cinéma est donc à la fois un art et un commerce. La preuve en est que les seuls cinémas du monde qui soient économiquement indépendants sont les industries de Hollywood et de Bollywood. La plupart des autres pays du monde ont attribué et attribuent encore des subventions plus ou moins importantes à leur art cinématographique. C’est le cas de presque tous les (...)


  • L’arbre de vie et le poème ancien
    « L’arbre assyrien »

    Sepehr Yahyavi N° 131, octobre 2016

    Introduction
    arbre fait partie des archétypes les plus importants de la culture humaine. Ceci a été souligné par Carl Gustav Jung, dont le travail trouve de nouveaux approfondissements notamment au travers des recherches de Monique de Beaucorps et son excellent ouvrage Les symboles vivants (Paris, 1989), traduit en persan par le mythologue iranien Jalâl Sattâri. Le premier chapitre de cet ouvrage brillant est consacré à l’arbre et sa présence dans la culture humaine, en particulier dans la (...)


  • Le haoma :
    une boisson et un culte de la Perse antique

    Sepehr Yahyavi N° 129, août 2016

    Quel est ce breuvage qui est devenu, chez les Perses antiques, un culte à part entière, une partie de la religion avestique et probablement mithraïste, que Zarathoustra essaya de condamner dans un premier temps mais, les traditions anciennes pesant souvent plus qu’on ne l’estime, a dû finalement s’approprier et en réinterpréter la coutume ?
    Les chercheurs anciens sont partagés quant à la nature de cette boisson sacrée : elle serait composée de sésame, de chanvre, ou encore de ginseng ou d’éphédra - la (...)


  • Esther et Mardochée
    Une histoire se réclamant de l’Histoire

    Sepehr Yahyavi N° 125, avril 2016

    Préambule
    Le 14 adar (ou adar II) de chaque année selon le calendrier hébraïque (février ou mars selon le calendrier grégorien), les juifs d’Iran et des autres pays et territoires célèbrent la fête de Pourim. Venant de la racine hébreu « pour » signifiant « sort », le mot pourim veut dire « tirage au sort », et la fête commémore une histoire quasi-légendaire (et probablement en partie vraie et historique) dont les deux protagonistes sont censés être enterrés dans la vieille ville perse de Hamadhan.
    Il s’agit (...)


  • Les maisons traditionnelles iraniennes :
    initiation aux rapports entre
    l’homme et la nature

    Sepehr Yahyavi N° 122, janvier 2016

    Eléments préalables
    Si l’on admet que l’architecture constitue en son essence le lieu ultime où l’homme et la nature se rencontrent (et forcément se séparent), un lien entre l’espèce humaine et son entourage (socioéconomique, naturel, culturel…), et si l’on accepte encore que le rapport instauré avec la nature dans l’architecture iranienne est un lien basé sur le respect de la nature et la dignité humaine, cette architecture peut être considérée comme un point fort des Iraniens tout au long de leur (...)


  • Les Centres culturels et Maisons de la culture de Téhéran :
    une ville à l’épreuve d’une nouvelle vie culturelle

    Sepehr Yahyavi N° 117, août 2015

    Contexte socioéconomique
    Outre le poids de la reconstruction matérielle, Téhéran a dû aussi consacrer les années de l’après-guerre à retrouver sa place de capitale culturelle du pays. Ainsi, sous la présidence d’Ali Akbar Hashemi Rafsandjâni, dont le double mandat a duré de 1989 à 1997, l’Iran a traversé une période difficile, marquée par la reconstruction après une guerre imposée pendant huit longues années (1980-1988). A cette époque, le pays avait un besoin urgent de restructuration et de relance (...)


  • La langue et la littérature persanes dans le Xinjiang

    Sepehr Yahyavi N° 114, mai 2015

    La Chine. Un monde à part. Un univers en soi. Qui en doute aujourd’hui ? Surtout en constatant la grande puissance économique et le lourd poids politique qu’elle est devenue de nos jours. La Cité interdite chinoise est désormais métamorphosée en une cité-Etat ouverte sur le monde, bien qu’ayant encore ses propres restrictions. Mais cette cité-interdite, avec sa fameuse marque de dragon, a maintenant ouvert, ou du moins entre-ouvert, ses nombreuses fenêtres sur le monde. Et ce monde ne s’en moque plus (...)


  • L’Orient n’est pas que Shirâz
    (Variations sur un thème orientaliste)

    Sepehr Yahyavi N° 112, mars 2015

    Les premiers orientalistes ne connaissaient l’Orient que par le biais et à travers la visite de quelques villes, dont ils ne retenaient le plus souvent que des images poétiques, mythiques ou mystiques. Pour ce qui concerne la Perse, Shirâz faisait figure de proue, mais également Ispahan et la panoplie de ses merveilles.
    Shirâz figurait alors dans le répertoire des villes préférées ou privilégiées des poètes, plus précisément de deux grands poètes persans, à savoir Saadi et Hâfez, connus par (...)


  • Zamin-e soukhteh(Terre brûlée) d’Ahmad Mahmoud :
    Le premier roman de la guerre
    Iran-Irak

    Sepehr Yahyavi N° 110, janvier 2015

    Ahmad Mahmoud, de son vrai nom Ahmad A’ta, naît en 1931 à Ahvâz, au sud-ouest de l’Iran, chef-lieu de la province du Khouzestân, situé sur le littoral du golfe Persique. Sa famille s’installe ensuite à Téhéran où quelques années plus tard, le jeune Ahmad A’ta, inscrit à l’Ecole militaire, rejoint l’Organisation militaire du Parti Toudeh (parti communiste iranien fondé en 1941). Après le coup d’Etat de 1953 mené par les services de renseignement américains et britanniques, il est condamné à la prison et exilé (...)


  • L’argent personnifié
    (Réflexions sur l’argent et le langage)

    Sepehr Yahyavi N° 109, décembre 2014

    On est tous les jours témoins de cette célèbre scène. C’est presque devenu une habitude visuelle, un paysage urbain ordinaire. Une SUV appartenant à la banque, avec un logo marqué ou non sur les vitres et les portières, au côté de laquelle au moins un agent de sécurité surveille debout, tandis qu’un autre reste dans la voiture, un troisième accompagnant le responsable du transfert de l’argent.
    Que se passe-t-il ? On transfère de l’argent placé dans des sacs sécurisés depuis le véhicule à la banque ou (...)


  • Le football,
    la guerre et l’urbanisme

    Sepehr Yahyavi N° 108, novembre 2014

    Le football remplace-t-il les guerres anciennes ? Le terrain de football est-il venu remplacer les champs de bataille d’hier, transformés de nos jours en guerres de guérillas révolutionnaires ou plutôt de terroristes ? Quel rapport entre ce changement dans le champ et le type de combats humains et l’évolution de la ville moderne, et notamment le développement du style haussmannien dans l’urbanisme des deux siècles passés ?
    Nous allons essayer de chercher des réponses satisfaisantes à ces questions à (...)


  • La Mars du Sud
    (Récit de voyage à Gheshm)

    Sepehr Yahyavi N° 106, septembre 2014

    J’envisageais de voyager dans le sud de l’Iran depuis longtemps. Je n’avais jamais été sur la côte du golfe Persique ou de la mer d’Oman. Je rêvais de le faire, jusqu’à décembre dernier où j’ai pu profiter de quelques jours de vacances pour m’y rendre.
    Pour un employé, terme d’ailleurs devenu un petit peu péjoratif en persan, ce sont les vacances qui comptent avant tout, les vacances avant toute chose ! Le terme de vacances étant dérivé de la racine latine vacum, il appartient à la même famille que le mot (...)


  • Les Mandéens iraniens
    (Les Sabéens d’Iran)

    Sepehr Yahyavi N° 103, juin 2014

    Remarques préliminaires
    Dans le Sud-ouest iranien, sur les bords du grand fleuve Kâroun (Shatt al-’arab), vivent les membres d’une très vieille communauté. Il s’agit de la communauté des baptistes d’Iran, dont les croyants consacrent l’eau. En Iran, cette communauté compte près d’une trentaine de milliers de membres dispersés dans des villes du Khouzestân telles qu’Ahvâz (le chef-lieu de la province), Soussangerd, Khorramshahr, Howeizeh et autres. Autrefois, la plus grande partie de cette communauté, trois (...)


  • Aperçu de la peinture iranienne sous les Safavides

    Sepehr Yahyavi N° 93, août 2013

    La période safavide marque le début d’une phase de transition grandiose dans la quasi-totalité des aspects de la vie iranienne. La politique et la géopolitique, l’économie et le commerce, la religion et le spirituel, les arts et surtout la poésie, tous ont été profondément impressionnés et bouleversés, ayant laissé par conséquent un impact déterminant sur toute la vie persane des périodes qui ont succédé.
    Première dynastie intégrale d’origine iranienne depuis l’arrivée de l’Islam, les rois safavides qui (...)


  • Le Passé d’Asghar Farhâdi
    Le début d’une nouvelle ère dans
    le cinéma iranien mondialisé

    Sepehr Yahyavi N° 93, août 2013

    Dès la réalisation d’A propos d’Elly (2008), Asghar Farhâdi s’est imposé comme une nouvelle figure du cinéma iranien. Phénomène artistique exceptionnel, il s’était déjà distingué des autres cinéastes iraniens par son Tchahârshanbeh Souri (La Fête du feu, 2005), voire à partir de son Shahr-e Zibâ (La Belle ville, 2003), ce dernier étant son deuxième long métrage pour le cinéma.
    Pour cet auteur-cinéaste qui n’a aujourd’hui que quarante ans, la route de la gloire semble déjà être au moins à demi parcourue, surtout (...)


  • Aperçu sur les grammaires persanes et
    les grammairiens iraniens
    (L’histoire d’une rupture avec la tradition philologique)

    Sepehr Yahyavi N° 87, février 2013

    La naissance de la linguistique moderne a permis, à une très grande échelle, à la grammaire traditionnelle de faire d’énormes progrès dans ce qui relève de la structure des phrases et de l’ordre des énoncés. L’établissement d’un système dans la conception et l’explication de la langue, même sous une simple forme descriptive, n’a pas été sans induire des conséquences majeures au niveau de la syntaxe. En général, la linguistique moderne fondée par Ferdinand de Saussure s’est efforcée, bien plus que toute autre (...)


  • L’idée iranienne de reconvertir les bains publics en musées anthropologiques

    Sepehr Yahyavi N° 86, janvier 2013

    Dans de nombreuses villes iraniennes, des musées, surtout anthropologiques, souvent très intéressants et riches, ont été construits durant ces dernières années dans des locaux ayant autrefois servi de bains publics. Mais d’où vient cette idée magnifique ? Mahmoud Rouholamini : le fondateur de l’anthropologie iranienne
    C’est un vieil homme avec des cheveux toujours blancs, habillé aussi en blanc. Il était. Il est mort en mars 2011, suite à un arrêt cardiaque.
    Pour l’auteur de ces lignes (calque (...)


  • Pour satisfaire à une tentation de raconter
    Récit d’un voyage à Tabriz

    Sepehr Yahyavi 85.N° 85, décembre 2012

    Dans les hauts-fourneaux du cœur humain, les tentations ressemblent à des charbons de braise ; un seul souffle extérieur suffira à les réchauffer. C’est ainsi que j’ai eu du mal à me délivrer de la tentation de relater un petit voyage brusquement décidé, que j’ai fait l’an dernier à Tabriz. Nous sommes presque tous à la recherche d’une occasion pour nous débarrasser de nos souvenirs du passé, étant donné que la voie de l’avenir passe par le lac de nos vieux vécus.
    Oui, je cherchais depuis longtemps un (...)


  • Parviz Shahriâri :
    figure éminente des mathématiques modernes iraniennes

    Sepehr Yahyavi N° 84, novembre 2012

    La phrase était courte, comme toujours : Parviz Shahriâri est décédé, à l’aube du vendredi 11 mai 2012, à l’hôpital Jam de Téhéran, suite à un arrêt cardiaque. La nouvelle était cependant dure, pour ses centaines d’élèves, et beaucoup d’autres qui l’ont connu, en tant que traducteur, pédagogue, journaliste, écrivain et chercheur, surtout dans le domaine des mathématiques (théoriques et pour distraction) et de l’histoire de la science.
    Ayant publié environ deux cents livres en persan à titre de traducteur et (...)


  • Le vieux philologue

    Sepehr Yahyavi N° 84, novembre 2012

    Dans une ville lointaine, traversée par un fleuve imposant, vivait, il y a longtemps, un vieux philologue qui savait lire en treize langues, mais qui ne parlait aucune autre langue que sa langue maternelle. Depuis son enfance, il avait fait preuve d’un grand talent dans l’apprentissage des diverses langues, et aussi montré une mémoire exceptionnelle.
    Sa mémoire était si brillante qu’il savait par cœur le nom et le prénom de tous les habitants de cette assez petite ville. Tout naturellement, comme (...)


  • Aperçu sur les traductions du Coran en latin et en français

    Sepehr Yahyavi N° 82, septembre 2012

    Une petite histoire des traductions en latin du Coran au Moyen-âge
    La première traduction médiévale du Coran en latin date de 1143. Cette version, qui remonte au milieu des Croisades, a été effectuée par Robert de Ketton (probablement le même Robert de Chester), érudit anglais qui avait étudié la langue arabe en Espagne et qui a traduit, également pour la première fois, les traités d’algèbre du grand mathématicien iranien Kharazmi, conjointement avec Gérard de Crémone. C’est également lui qui a traduit le (...)


  • L’art de la peinture sous les « Qâdjârs »

    Sepehr Yahyavi, Shahâb Vahdati N° 80, juillet 2012

    Repères historiques
    La dynastie qâdjâre, qui régna en Iran de 1794 à 1925, n’a pas eu les mêmes convictions ni la même façon de gouverner que les Safavides. Au moment de l’avènement des Qâdjârs, l’invasion des tribus afghanes avait réduit à néant l’empire safavide, et avec Nader Shâh, le pays était entré dans une période de chaos. A travers son histoire récente, pendant les transitions successives du pouvoir, le pays a toujours vécu des périodes de guerres entre tribus et a été témoin des luttes entre féodaux. (...)


  • La traduction sous les Qâdjârs :
    un point d’épanouissement dans l’histoire de l’évolution socioculturelle en Iran

    Sepehr Yahyavi N° 80, juillet 2012

    Le texte qui suit ne prétend pas, de près ou de loin, être une étude exhaustive ni même holistique sur le sujet en question. L’élaboration d’une telle tâche déborde certainement des compétences de son auteur, d’autant plus que la matière semble presque épuisée par les travaux des chercheurs iraniens et étrangers.
    Parmi ceux qui ont depuis longtemps le souci d’examiner les traces de la traduction dans la période historique qâdjâre, les travaux des Français occupent une place digne d’estime. Les travaux des (...)


  • Le génie, l’abîme, la mort

    Sepehr Yahyavi N° 79, juin 2012

    Une définition difficile à formuler, mais quand même…
    Le génie, c’est d’abord un phénomène qui ne se prête pas aisément à une définition fixe et rigide. Autrement dit, le génie de chaque homme de génie, c’est d’installer et de faire instaurer une nouvelle définition de cette conception, qui s’introduira en tant que telle. C’est un phénomène qui ne se donne pas à une délimitation, et reste presque toujours sur un terrain mou, comme un liquide qui prend la forme et la fonction de son récipient.
    Il est certain (...)


  • L’enfant et la distillation

    Sepehr Yahyavi N° 77, avril 2012

    Quand j’ai été informé du sujet de ce numéro de la Revue concernant la médecine traditionnelle iranienne, la première image impressionnante venue ou revenue à ma tête, a été une scène qui se passait chaque année dans la cour de notre vieille maison au cœur de Téhéran !
    Quelle était ma joie interminable et indomptable quand je voyais ma grand-mère, poète et romancière décédée il y a quatre ans et demi, couper et nettoyer des légumes, puis, après avoir préparé et lavé les alambics et autres moyens nécessaires à la (...)


  • Fih Mâ Fih : un bel exemple de prose poétique persane

    Sepehr Yahyavi N° 76, mars 2012

    Remarques préliminaires
    On ignore ou sous-estime souvent et malheureusement les œuvres en prose de Mowlavi (Mowlânâ Jalâl al-Din Mohammad Balkhi, plus connu sous le nom de Rûmî dans le monde européen et américain), surtout cette œuvre concise qu’est son Fih Mâ Fih. Cette œuvre est un ensemble de discours de Mowlavi rassemblés de manière posthume par son fils Soltân Valad (reconnu également pour avoir terminé l’œuvre poétique monumentale de son père, le Masnavi), ou bien par un de ses disciples.
    Cet (...)


  • Abolfazl Beyhaghi : un grand historien, un vrai écrivain

    Sepehr Yahyavi N° 75, février 2012

    Introduction
    Parmi les prosateurs persans du Moyen-Age, le nom et l’œuvre d’Abolfazl Beyhaghi brillent comme une étoile lointaine. S’il est une figure lointaine dans le temps, il apparaît proche de nous de par sa conception de l’histoire - tantôt du fait de son attitude envers son époque, tantôt à cause de sa façon de traiter certaines personnalités qui lui furent contemporaines. Pour souligner l’importance et la portée de l’œuvre de Beyhaghi dans le maigre héritage (en comparaison avec la poésie) de la (...)


  • Sohrâb Shahid-Sâles*

    Shahâb Moussavizâdeh
    Traduit par

    Sepehr Yahyavi N° 63, février 2011

    Né en 1943, Sohrâb Shahid-Sâles est une figure importante du cinéma iranien prérévolutionnaire. Avant de s’attirer la défaveur du Shâh et de s’exiler en Allemagne, il réalisa deux films remarquables en Iran : Yek ettefâgh-e sâdeh (Un événement simple) en 1973 et Tabi’at-e bi jân (Nature morte) en 1974. Il est considéré par certains critiques comme le père du cinéma moderne iranien qu’il a marqué de son impact. Il est décédé en 1998 à Chicago. En commémoration à l’œuvre et la vie de ce grand cinéaste, Shahâb (...)