N° 52, mars 2010


  • Présentation générale du Kurdistan

    Arefeh Hedjazi N° 52, mars 2010

    Situation géographique du Kurdistan
    Le Kurdistan est l’une des provinces vertes de l’Iran couvrant une superficie de 28 203 km² dans l’ouest de l’Iran, près de la frontière est de l’Irak. Cette province qui est située sur les pentes et les plaines du moyen Zagros, a pour voisins l’Azerbaïdjan de l’Ouest et le Zanjân au nord, le Hamedân et le Zanjân à l’est, le Kermânshâh au sud et Irak à l’ouest.
    Cette province est située dans une région montagneuse qui s’étend depuis Marivân jusqu’à la vallée du fleuve (...)


  • Les mosquées de Sanandadj

    Mohammad Zâreï
    Traduit par

    Mahnâz Rezaï N° 52, mars 2010

    La mosquée et le Coran de Negl
    En nous référant aux livres anciens comme Hadighat al-Nasseri et Tohfat al-Nasseri nous pouvons lire : "Dans une mosquée à Negl, un des villages de la région du Kurdistan, se trouve un très grand manuscrit du Coran écrit en style coufique". Negl est un village situé à 65 km de l’ouest de Sanandadj et se trouvant à proximité de la route de Sanandadj-Marivân. Selon les habitants de cette région, la mosquée de Neghl contient encore l’un des quatre Corans de ce genre écrits à (...)


  • Les beaux paysages du Kurdistan*

    Djamileh Zia N° 52, mars 2010

    La province du Kurdistan d’Iran s’étend sur plus de 28 000 km². Elle est limitée au nord par les provinces d’Azerbaïdjan de l’ouest et de Zandjân, à l’est par la province de Hamadân et une autre partie de la province de Zandjân, au sud par la province de Kermânshah, et à l’ouest par la frontière Iran-Irak. Les montagnes, les forêts, les lacs, les chutes d’eau et les villages rustiques embellissent cette région qui accueille chaque année de nombreux amateurs d’écotourisme. Des zones protégées y ont été (...)


  • Regard sur l’artisanat et les traditions kurdes

    Monireh Borhani N° 52, mars 2010

    De par ses nombreux attraits et richesses culturels, historiques et naturels, le Kurdistan est l’une des provinces les plus exceptionnelles de l’Iran. Le mot Kurdistan (en persan : Kurdistan) est une combinaison de « kurde » (kord) et du suffixe -stân signifiant "lieu", c’est-à-dire le lieu ou le pays des Kurdes. Le mot « Kurdistan » a été pour la première fois utilisé à l’époque seldjoukide. Les Kurdes sont l’une des branches de la race aryenne, émigrés au nord-ouest et au nord-est du lac d’Oroumieh (...)


  • Heurs et malheurs de l’Histoire kurde

    Afsaneh Pourmazaheri N° 52, mars 2010

    Avant le 16ème siècle, le Kurdistan tel qu’il est connu et reconnu aujourd’hui, avec son découpage en quatre parties, était une des régions de l’Iran. Il fut abandonné par les rois safavides à l’empire Ottoman en 1514, lors de la bataille de Tchâldorân, avant d’être partagé entre l’Iran, la Syrie, la Turquie et l’Iran à la fin de la Première Guerre Mondiale. Malgré les hauts et les bas de leur histoire, les Kurdes continuent cependant à pratiquer une langue commune qui témoigne de leur unité culturelle. Jusqu’à (...)


  • Le kurde, langue du peuple des montagnes

    Mireille Ferreira N° 52, mars 2010

    L’origine des Kurdes est aussi ancienne, voire davantage, que celle des autres populations du Proche et du Moyen-Orient. Leur nombre avoisinerait les 30 millions, en absence, toutefois, de données officielles (certains observateurs parlent de 40 millions). Connaître leur culture, qui est donc loin d’être marginale, présente un intérêt certain sur le plan des sciences humaines. La langue étant un outil fondamental de la culture d’un peuple, il semble opportun d’aborder cette recherche par cet élément (...)


  • Abbâs Haghighi, poète kurde contemporain*

    Atefeh Ghafouri N° 52, mars 2010

    Abbâs Haghighi, fils d’Ali Pacha, naquit en 1902 dans le village de Mardjânâbâd, près de la ville de Mahâbâd. Son père était un Khân et chef de la famille des Dehbokrie. Sa mère connaissait beaucoup de poèmes car leur maison était toujours un lieu de réunion d’intellectuels et de poètes. L’enfance de Haghighi fut mouvementée. En raison de conflits tribaux, sa famille émigra alors qu’il était encore enfant à Saghez. C’était avant la Première Guerre mondiale. A Saghez, il fut envoyé à l’école traditionnelle (...)


  • La mise à l’écart du traducteur audiovisuel dans le doublage

    Etude de cas à partir de deux films français doublés en persan : Les Choristes et Un long dimanche de fiançailles

    Zaynab Sadaghiân N° 52, mars 2010

    L’une des particularités du doublage, un mode de TAV, est le grand nombre d’instances responsables de ce processus qui entravent le rôle majeur que doit jouer la personne traduisant les scripts d’une langue à une autre, c’est-à-dire le traducteur audiovisuel. A travers deux œuvres cinématographiques, Les Choristes et Un long dimanche de fiançailles et leur version doublée en persan, cette étude examine la place du traducteur audiovisuel dans le processus du doublage en Iran. On constate que cette place (...)


  • Jean Chardin et l’imagologie de l’Iran

    Majid Yousefi Behzâdi N° 52, mars 2010

    Cette présente étude aborde l’imagologie de l’Iran à travers le regard de Jean Chardin, grand voyageur français du XVIIe siècle. L’itinéraire de Chardin évoque en grande partie les traits fascinants des lieux visités où l’exotisme enchanté devient le canevas de toute production novatrice. Sous cet angle, l’Iran apparaît sous la plume de Chardin comme une contrée surprenante qui attribue à sa vision recherchée un sens plus réel et plus remarquable. On examinera ainsi les composantes des images qui ne cessent (...)


  • La tradition orale aux débuts de la période islamique

    Origines du conte en Iran (2)

    Shadi Oliaei N° 52, mars 2010

    Mutation culturelle
    La difficile conquête arabe de l’Iran a mis fin à la pratique de la religion zoroastrienne instaurée sous les Sassanides. Les Iraniens se sont pliés aux nouvelles coutumes de la religion musulmane mais ont conservé leurs traditions culturelles ancestrales qu’ils ont adaptées pour les rendre conformes à ce nouveau mouvement religieux. C’est ainsi que la pratique de la représentation picturale a pu, malgré l’interdit islamique qui la frappait, demeurer intacte grâce à une (...)


  • Les contes africains : une école vivante de la transmission de la tradition

    Odile Puren N° 52, mars 2010

    Les contes africains constituent une littérature orale servant à transmettre les valeurs de la société dans laquelle ils sont contés.
    Nul ne connaît l’origine des contes africains, qui sont en général le reflet de la société et n’ont pas d’auteur. Ils appartiennent à la société dont ils sont issus. Aussi parle-t-on de contes maliens, ou de contes béninois. Dans un même pays, on différencie les contes par leur ethnie d’origine. Ainsi, on entend dire au Bénin par exemple : ce conte est fon (ethnie du centre du (...)


  • Architecture contemporaine.
    Exposition Claude Parent, l’œuvre construite, l’œuvre graphique.

    Cité de l’architecture et du patrimoine Palais de Chaillot, Paris. 20 janvier-2 mai 2010.

    Jean-Pierre Brigaudiot N° 52, mars 2010

    La Cité de l’architecture et du patrimoine s’est implantée au palais de Chaillot, tel qu’il fut bâti en 1937 avec son architecture très solennelle et grandiloquente, dont elle occupe une large partie. Ce projet de musée consacré à la fois à l’architecture et au patrimoine fut longuement débattu et suscita une polémique que le résultat semble justifier. Ce musée de 23 000 m² réunit à la fois les collections de l’ancien Musée des monuments français et des échantillons de l’architecture contemporaine. Pari (...)


  • Alliance du savoir et de la littérature dans Ponce Pilate de Roger Caillois

    Shahnâz Salâmi N° 52, mars 2010

    Après des études de lettres, Roger Caillois se tourna vers la sociologie, les mythes et les croyances. Il ne cessa cependant de s’intéresser aux Lettres : il fit partie du groupe surréaliste de 1932 à 1935 et rédigea plusieurs essais sur les genres littéraires. Ses voyages enrichirent sa vision de l’homme et surtout, un long séjour en Amérique latine (Argentine), prolongé à cause de la guerre, fit naître en lui l’envie de faire connaître en France les écrivains de ce continent. Il se passionna pour tous (...)


  • Les lieux de pèlerinage de Téhéran et de ses environs

    Djamileh Zia N° 52, mars 2010

    La Fondation d’iranologie a publié récemment un livre sur 118 lieux de pèlerinage situés à Téhéran et ses environs. Ces lieux très anciens - l’un d’eux date même de l’époque sassanide - ne sont pas laissés à l’abandon ; ils sont régulièrement visités par des pèlerins, et les constructions sont entretenues grâce à des donations publiques et privées. Chacun peut trouver un lieu de pèlerinage à son goût : très luxueux ou très simple, incrusté dans le tissu de la ville de Téhéran ou isolé dans une montagne.
    Ce livre (...)


  • Nadârad

    Ali Ashraf Darvishiân
    Traduit par

    Ebrahim Salimikouchi N° 52, mars 2010

    Niâz Ali Nadârad ?
    Présent !
    La première fois que je l’ai vu, il était assis à coté de la gouttière. La toux l’a saisil’a saisi, l’a secoué brutalement. Il a vomi un sang vermeil. Il s’est essuyé la bouche avec la manche de sa veste usée jusqu’à la trame. Il est entré hâtivement et s’est assis sur le premier banc. C’était un élève de deuxième année. Tout petit et d’un teint clair. La veine de son cou était visible, battait sans cesse comme celle d’un fiévreux.
    Il avait attaché son crayon à la boutonnière de sa (...)


  • Samarra : Berceau de l’Imâm du Temps, entre histoire et hiérohistoire

    Carnet de voyage

    Amélie Neuve-Eglise N° 52, mars 2010

    "Nous donnerons notre faveur au groupe de ceux que les tyrans ont opprimés sur la terre.
    Nous ferons d’eux les Imâms de la religion. Nous ferons d’eux les héritiers.
    Nous les affermirons sur Terre, et Nous montrerons à Pharaon, à Haman et à leurs armées ce qu’ils redoutaient."
    Coran, Al-Qasas, versets 5-6.
    Située à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Bagdad, au bord du Tigre, la ville de Samarra, que l’on atteint après avoir franchi un nombre incalculable de barrages militaires et checkpoints (...)