N° 159, février 2019


  • Une photographe :
    Nora Kabli
    « Seule avec l’Iran », une exposition au Centre Culturel d’Iran à Paris.
    10 au 24 janvier 2019

    Jean-Pierre Brigaudiot N° 159, février 2019

    Le Centre Culturel d’Iran se situe à Paris, à deux pas des quartiers du Montparnasse et du Jardin du Luxembourg. C’est un espace doté d’une salle d’exposition de belles dimensions, de salles de cours de langue persane, ainsi que d’une vaste bibliothèque qui sert de lieu de rencontre et de conférences sur la culture persane. Ce centre culturel fleure bon l’Iran avec son mobilier, des rayonnages chargés d’ouvrages anciens en persan, reliés pleine peau, avec également son personnel accueillant et un (...)


  • Massoud Rajabniâ

    Mojtabâ Tabrizniâ
    Traduction :

    Somaye Kabiri N° 159, février 2019

    Massoud Rajabniâ est un traducteur, écrivain et chercheur en langue et civilisation persanes plutôt méconnu. Il est notamment l’auteur de plusieurs traductions majeures dans le domaine de l’histoire et de la langue persanes.
    Né en 1920 à Téhéran, Massoud Rajabniâ entame sa scolarité à l’école Firouz Bahrâm et la termine au réputé lycée Alborz. Il poursuit ses études à l’Université de Téhéran avec une maîtrise en littérature persane obtenue en 1963 et une maîtrise en sociologie de l’Institut des études et des (...)


  • « Le sport traditionnel pratiqué dans les zurkhânehs a été sauvé »

    N° 159, février 2019

    Selon le chercheur Philippe Rochard, très bon connaisseur français de la question, les zurkhânehs ont parfaitement réussi leur virage vers la modernité en attirant de nouveaux publics, tout en pérennisant ses valeurs traditionnelles.
    Des sports iraniens traditionnels, celui pratiqué dans les « zurkhânehs » (littéralement « maison de force ») est sans aucun doute le plus emblématique. Depuis des siècles, les hommes se retrouvent dans ces gymnases pour pratiquer le « varzesh-e bâstâni » (« sport antique (...)


  • Le tir à l’arc à cheval en Iran :
    d’une technique de combat des Parthes à une discipline sportive prisée 

    Babak Ershadi N° 159, février 2019

    Aujourd’hui, le tir à l’arc à cheval ou l’archerie montée est une discipline sportive moderne qui a connu un développement remarquable depuis les années 1990 un peu partout dans le monde, notamment dans les pays ayant d’anciennes traditions d’arts martiaux équestres. À travers le monde, de nouveaux clubs sportifs se spécialisent dans l’enseignement des techniques de cette discipline sportive millénaire qui exige la combinaison de compétences de deux activités sportives différentes : les arts équestres et (...)


  • Aperçu de quelques sports traditionnels tâti du nord-ouest de l’Iran

    Zeinab Golestâni
    Traduction :

    Rahâ Ekhtiâry N° 159, février 2019

    erow est un village situé dans le district rural de Shâhroud, dans le département de Khalkhâl, province d’Ardebil, dans la région de Tâlesh, au nord-ouest de l’Iran. Les habitants de ce village très ancien parlent une langue perse antique, le tâti. À côté de leur langue antique, ces villageois préservent aussi des rites et des traditions ancestrales iraniennes. Chaque année, cette région est parmi celles qui, à l’occasion de Norouz, organise un festival de jeux régionaux et très anciens, qui attire des (...)


  • “Javânmard*, un autre nom pour toi**”
    Aperçu sur la vie du lutteur Gholâmrezâ Takhti

    Samirâ Deldâdeh N° 159, février 2019

    Gholâmrezâ Takhti, né en 1930 et décédé en 1968, est une figure de renom de la scène sportive iranienne des années 50-60. Surnommé "héros du monde", ce lutteur iranien symbolise la notion de javânmardi, sorte d’éthique chevaleresque et spirituelle, pour ses compatriotes et ses partisans dans le monde entier. Activiste socio-politique, Takhti a paré ses exploits sportifs de valeurs humaines telles que la générosité et la bienveillance.
    En 1956, Gholâmrezâ Takhti (87 kg) et Emâm-Ali Habibi (67 kg) (...)


  • Aperçu sur l’histoire du bazar iranien

    Hossein Soltân Zâdeh
    Traduction : Rahâ

    Rahâ Ekhtiâry N° 159, février 2019

    « Bâzâr » désigne en persan un lieu de vente et d’achat et d’offre de marchandises. Ce terme est très ancien et il existe dans certaines langues anciennes iraniennes depuis des siècles. Il était prononcé « vâzâr » dans la langue pahlavi (vieux-persan) et « vâžâr » chez les Parthes.
    Ce mot a voyagé vers les pays arabes, l’Empire ottoman et certains pays européens, y compris la France, par le biais des échanges commerciaux. Auparavant, ce mot désignait en général un site de vente et d’achat de marchandises, mais (...)


  • L’art politique iranien de 1953à la Révolution islamique de 1979
    Histoire socio-politique et de l’art contestataire en Iran de 1953 à 1979
    (2ème partie)

    Hodâ Zabolinezhâd N° 159, février 2019

    En Iran, les styles artistiques dominants des années 1950 étaient ceux de l’art moderne et contemporain. L’organisation de la première Biennale de Téhéran en 1958 par Marco Grigorian, un peintre moderniste, et la prise de position des autorités de l’époque en faveur de cette biennale suscite un important changement dans le paysage artistique iranien. Les œuvres de précurseurs de l’art contemporain iranien se retrouvent enfin exposées au sein d’importantes manifestations artistiques. Cinq autres (...)


  • “Et ce jour-là, il y aura des visages rayonnants et réjouis”

    Saeid Khânâbâdi N° 159, février 2019

    Un écolier qui devient vendeur de falafels. Un vendeur de falafels qui devient commerçant. Un commerçant qui devient protecteur financier de familles pauvres. Un protecteur humanitaire qui devient un habitué de la mosquée. Un habitué de la mosquée qui devient acteur culturel. Un acteur culturel qui devient militant pro-révolutionnaire. Un militant politique qui devient étudiant en théologie. Un apprenti théologien qui devient cheikh au howzeh de Nadjaf. Un cheikh au howzeh qui devient gnostique. Un (...)


  • Mohsen Moghaddam (1900-1988)
    Professeur d’université, peintre, archéologue et collectionneur 

    Arash Khalili N° 159, février 2019

    Mohsen Moghaddam naquit en 1900 à Téhéran. Son père Mohammad Taghi Moghaddam, alias Ehtessâb-ol-Molk, était au service de trois monarques de la dynastie des Qâdjârs. Il fut chef du protocole à la cour de Nâssereddin Shâh (1848-1896), puis ambassadeur d’Iran en Suisse.
    Mohsen entra à l’école allemande de Téhéran à l’âge de sept ans avec son frère Hassan, de deux ans son aîné. Lorsque son père obtint le poste d’ambassadeur d’Iran en Suisse sous le règne d’Ahmad Shâh, dernier roi de la dynastie des Qâdjârs, il y (...)


  • Alirezâ Firouzjâh et
    Sârâ-Sâdât Khâdem Alsharieh
    ont brillé au Championnat du monde d’échecs des parties rapides et de blitz 2018

    Babak Ershadi N° 159, février 2019

    Le Championnat du monde d’échecs rapide et de blitz a eu lieu du 26 au 30 décembre 2018 à Saint-Pétersbourg (Russie). Initialement, il était prévu que ces compétitions aient lieu en Arabie Saoudite, mais la Fédération internationale des échecs (FIDE) a décidé de les déplacer à Saint-Pétersbourg suite à l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.
    Ce sont les meilleurs joueurs d’échecs du monde qui se présentent au Championnat du monde rapide et de blitz, car sont (...)


  • ART CONTEMPORAIN
    Un duo d’artistes iraniens :
    Esha Sadr & Ramin Etemadi Bozorg
    Œuvrer ensemble

    Jean-Pierre Brigaudiot N° 159, février 2019

    Ces deux artistes vivent dans un quartier qui est devenu récemment le quartier où siègent certaines des galeries les plus dynamiques de Téhéran, un lieu fréquenté par beaucoup d’artistes, d’étudiants en art, d’amateurs, collectionneurs, écrivains, musiciens et poètes qui se retrouvent volontiers tant aux vernissages des expositions que lors des autres événement liés à l’art, dans les restaurants et cafés des alentours. C’est dans ce quartier à la croisée d’Iranshahr et de Karimkhan que se trouve le cœur de (...)


  • Atiq Rahimi : poète aux masques de la prose

    Outhman Boutisane N° 159, février 2019

    Atiq Rahimi met en prose une écriture globale, voire plurielle. Il suffit de lire son œuvre pour prêter attention au mélange des genres et à la multiplicité de son écriture vacillant entre prose et poésie, comédie et tragédie, peinture et calligraphie. Cette pluralité des genres définit le « je » qui l’assume, le monde symbolique dans lequel le discours littéraire prend son essor. L’écrivain se montre comme un passionné de l’art dans ses diverses formes d’expression. Ces genres multiples nous donnent une (...)