Outhman Boutisane

3 articles

  • La littérature afghane :
    une littérature de la mémoire

    Outhman Boutisane N° 151, juin 2018

    La narration à la première et deuxième personne qu’utilisent les romanciers afghans dans leurs romans pose une problématique intéressante quant aux implications de ce « je » et de ce « tu » dans la subjectivité du langage. Les définitions proposées par Émile Benveniste, dans son ouvrage Problèmes de linguistique générale, nous permettent de lier cette subjectivité de la narration à la mémoire personnelle du romancier.
    L’emploi du « je » par le narrateur, dans la narration du roman, détermine la mise en scène (...)


  • La littérature afghane et la nécessité de l’écriture

    Outhman Boutisane N° 146, janvier 2018

    L’écriture est considérée comme une tentative d’ouverture en vue de dépasser un « moi » en crise. Il s’agit d’une prise de position qui ouvre un débat autour des questions comme la quête de soi par le regard croisé et le dialogue, l’identité dans toutes ses dimensions, le regard de l’autre, et l’influence qu’il exerce sur le « je ». Ce sont des questions qui poussent l’esprit afghan à agir, à se placer dans le monde et à remettre en cause l’essence et l’utilité de ses actes artistiques dont l’écriture est l’une (...)


  • La littérature afghane contemporaine
    Aperçu historique et esthétique

    Outhman Boutisane N° 142, septembre 2017

    Aujourd’hui, la littérature afghane se distingue non seulement par les multiples formes de la création littéraire, mais aussi par sa richesse et sa diversité. Si en Afghanistan les écrits autobiographiques constituent tout un champ depuis plus de trois décennies, c’est que le sentiment existentiel et identitaire prend de l’importance et devient l’essence même de l’écriture. La littérature afghane est née de la nécessité de partager la douleur dans toutes ses formes, et de remettre en question la condition (...)