N° 136, mars 2017


  • Le cinéma-vérité en Iran : de nouvelles initiatives prometteuses

    Sepehr Yahyavi N° 136, mars 2017

    Le cinéma est un art, le septième. Né à l’époque industrielle et dans des sociétés industrialisées, cet art a été aussi dès le départ une industrie. Le cinéma est donc à la fois un art et un commerce. La preuve en est que les seuls cinémas du monde qui soient économiquement indépendants sont les industries de Hollywood et de Bollywood. La plupart des autres pays du monde ont attribué et attribuent encore des subventions plus ou moins importantes à leur art cinématographique. C’est le cas de presque tous les (...)


  • Structure narrative des films d’action iraniens des années 1980-90 : étude de cas

    Zeinab Golestâni
    Traduit par

    Samirâ Deldâdeh, Zeinab Golestâni N° 136, mars 2017

    "La première chose est de considérer que la critique de film ne diffère pas d’autres critiques." (John I. Simon)
    Introduction
    La critique structurale qui considère le monde comme la mise en action des formes auxquelles notre conscience donne vie , s’occupe des structures déterminées et systématiques. Dans son analyse des séries James Bond de Fleming, Umberto Eco parle des structures universelles qui marquent ces romans et évoquent des actes et oppositions précises. L’étude de ces types de romans qui (...)


  • Entretien avec Fereshteh Tâerpour
    Productrice de films iraniens et
    de cinéma pour enfants
    Passionnée par la reconnaissance
    des droits d’auteur en Iran

    Réalisé par

    Shahnâz Salâmi N° 136, mars 2017

    Née en 1953 à Téhéran, Fereshteh Tâerpour est une productrice de films iraniens. Elle écrit aussi des livres pour enfants dont l’un, Les Aventures de Ahmad et Sârâ (Majarâ-ye Ahmad va Sârâ) a été traduit en japonais. Diplômée de littérature anglaise, elle commence d’abord à écrire dans la Revue de la Femme d’Aujourd’hui (Majaleh-ye Zan-e Rouz). De 1982 à 1991, elle a dirigé la section "écriture et rédaction" du centre Kânoun, l’Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes en Iran, (...)


  • La naissance d’un lyrisme de l’authentique
    Le cinéma iranien des années 1990

    Shahâb Vahdati N° 136, mars 2017

    L’Iran découvre le cinéma très peu de temps après son apparition, avec des films importés et d’actualités. Le premier long métrage iranien est Abi va Rabi (Abi et Rabi) (1930), réalisé par Avanes Ohâniân. Avec l’apparition des films sonores en persan, le cinéma devient très populaire, notamment avec Dokhtar-e Lor (La Fille Lor), réalisé en 1933. Dans un premier temps, le cinéma iranien est à la fois sous l’influence du cinéma indien et de la censure. Les films étrangers au contenu politique, par exemple (...)


  • Le cinéma de la Défense sacrée

    Hamideh Haghighatmanesh N° 136, mars 2017

    Le cinéma de guerre iranien désigne les films et documentaires traitant de la guerre dite "imposée" (jang-e tahmili) par l’Irak à l’Iran et ayant duré de septembre 1980 à août 1988. La production des films de ce genre commença peu après le début de la guerre, et gagna rapidement une certaine popularité parmi les Iraniens. La plupart des films produits au début de la guerre avaient pour objectif de contribuer à l’effort de guerre en mobilisant les esprits. Dès lors, les thèmes étaient dans leur majorité (...)


  • Ebrâhim Hâtamikiâ : cinéaste de la guerre

    Marzieh Khazâyi N° 136, mars 2017

    Ebrâhim Hâtamikiâ, réalisateur, cinéaste, éditeur et acteur iranien, est né en 1963 à Téhéran. Issu d’une famille religieuse, il n’a pu se consacrer à sa passion, à savoir le cinéma, marqué durant les dernières années du régime pahlavi par une forte corruption, notamment des mœurs. C’est donc après la Révolution iranienne qu’il commence à travailler dans le domaine du cinéma, en particulier dans le domaine de la scénarisation. Il étudie alors la scénarisation à la faculté du cinéma et du théâtre de l’Université des (...)


  • Asghar Farhadi a boycotté
    les cérémonies des Oscars 2017

    Babak Ershadi N° 136, mars 2017

    Le Client (2016), dernier long-métrage d’Asghar Farhadi, raconte l’histoire d’un jeune couple, Emâd, professeur, et sa femme, Ra’nâ, qui prépare une représentation d’une pièce d’Arthur Miller, Mort d’un commis voyageur. Mais survient un glissement de terrain qui endommage leur maison. Le jeune couple s’installe dans un nouvel appartement. La nouvelle maison était occupée auparavant par une femme de mœurs légères, Âhou. Cependant, tout va bien pour Emâd et Ra’nâ jusqu’à l’apparition d’un ancien « client », (...)


  • Entretien avec Rakhshân Bani-Etemâd, Noushâfarin Atefi et Sharmin Mehdizâdeh

    Réalisé par

    Shahnâz Salâmi N° 136, mars 2017

    Née le 3 avril 1954 à Téhéran, Rakhshân Bani-Etemâd est une réalisatrice, productrice et scénariste iranienne. Elle rejoint dans la légende du cinéma des cinéastes tels que Lina Wertmuller, Liliana Cavani, Margarethe Von Trotta ou Agnès Varda. Elle a brossé des portraits de femmes iraniennes courageuses tout en traitant les grands problèmes de société de son pays. Elle possède une licence en réalisation de films et est l’épouse du producteur Djahângir Kosari ainsi que la mère de l’actrice Bârân Kosari. Elle (...)


  • La Princesse de Rome, archétype du nouveau cinéma d’animation iranien

    Zeinab Golestâni N° 136, mars 2017

    Marqué par une grande souplesse technique, le cinéma d’animation touche un large public de tous âges. Depuis son entrée dans le monde artistique, ce cinéma se veut un média planétaire mis au service de la transmission des images et des messages marqués par un certain humanisme. D’où la très bonne réception d’un bon nombre de ces œuvres dans le monde entier. Ce succès a ainsi converti ce genre cinématographique en un enjeu central et identitaire pour l’économie et la culture.
    En s’inspirant à la fois des (...)


  • Pénélope à Baghdad : Farewell Baghdad, 2010

    Saeid Khânâbâdi N° 136, mars 2017

    Pourquoi ce sont toujours les femmes qui attendent le retour de leurs hommes ?"
    Cette question ordinaire et en même temps philosophique qui peut mettre en cause tout l’héritage socioculturel de l’identité féminine en Orient est un monologue énoncé en arabe par Rebecca, un des personnages du film Farewell Baghdad, dans une des séquences les plus dramatiques de ce film iranien, en langues anglaise et arabe. Dans ce film représentant le cinéma iranien aux Oscars 2011, l’actrice iranienne Pantéa Bahram (...)


  • Les thèmes externes et internes dans l’œuvre poétique de Massoud Saad Salmân (III)

    Arefeh Hedjazi N° 136, mars 2017

    Nous avons vu dans les deux précédentes parties que l’expressive poésie de prison de Massoud Saad – qui tire son œuvre d’une longue et douloureuse expérience carcérale - est structurée notamment sur des thématiques dont la mise à jour permet de dessiner les thèmes internes et profonds de sa subjectivité, au-delà des thèmes externes travaillés dans le cadre du formalisme de la poésie classique médiévale persane de style khorâssâni. Nous avons exploré ces thématiques dans l’article précédent. Nous continuons (...)


  • Harsin
    du Néolithique à l’Empire achéménide

    Babak Ershadi N° 136, mars 2017

    Le département de Harzin (province de Kermânshâh) est internationalement célèbre pour les inscriptions de Darius Ier à Behistoun. Mais les découvertes archéologiques dans ce département occidental de l’Iran prouvent que Harsin a été habitée depuis des époques beaucoup plus anciennes. La région a eu des habitants sédentarisés depuis le néolithique (10 000 ans av. J.-C.)
    La ville de Harsin est le centre d’un département du même nom dans la province de Kermânshâh dans la région kurde de l’Ouest iranien. La (...)


  • Nouvelles sacrées (XXXIX)
    L’armée de l’air iranienne et la Défense sacrée
    (1ère partie)

    Khadidjeh Nâderi Beni N° 136, mars 2017

    D’après les experts militaires, la supériorité aérienne de l’Iran face aux chasseurs irakiens durant la guerre a été l’un des éléments clés de la suprématie dans les affrontements aériens. En septembre 1980, l’invasion irakienne débute avec une vague d’intenses bombardements contre certains aéroports et bases militaires iraniens. Cet assaut se prolonge dans de vastes attaques terrestres contre les territoires ouest, et plus précisément les villes de Khorramshahr et Abâdân. Au premier jour de la guerre, un (...)


  • De la photo... dans le désert

    Photos : Sepehr Mirzâei

    Yâsaman Borhani N° 136, mars 2017

    Né en 1990 à Téhéran, Sepehr Mirzâei est un photographe iranien diplômé en art pictural à l’Ecole des Arts Visuels de Téhéran. S’intéressant à la photographie après la peinture, il s’est spécialisé dans ce domaine et en a fait son métier. Il possède désormais une solide expérience dans les domaines de la photographie de rue, la modélisation, la photographie industrielle et la photographie de la nature. Il a organisé une exposition individuelle sur le thème du documentaire photographique social et a, en 2013, (...)