Hoda Sadough

34 articles

  • Aperçu sur les relations internationales de la Perse safavide

    Hoda Sadough N° 93, août 2013

    L’ère safavide occupe une place particulière dans l’histoire de l’Iran. Cette période est connue à la fois pour la richesse de ses contributions à la culture persane et aux arts du monde islamique, ses affrontements militaires avec ses voisins ottomans, ainsi que pour ses contacts croissants avec l’Europe. L’Empire ottoman
    Depuis la seconde moitié du XVe siècle, la dynamique des relations persano-ottomanes a été étroitement liée aux conditions socio-politiques et religieuses générales qui prévalaient en (...)


  • Les frontières de l’Iran dans le Shâhnâmeh

    Hassan Anvari
    Traduit du persan par

    Hoda Sadough N° 92, juillet 2013

    L’Iran est l’un des noms les plus couramment employés dans le Shâhnâmeh (Le livre des rois), chef-d’œuvre épique du célèbre poète iranien Abol-Ghâssem Ferdowsi. Nous pouvons ainsi en relever près de huit cents occurrences. Cependant, l’une des questions principales consiste à déterminer à quel lieu géographique fait exactement référence à l’"Iran" dans l’œuvre de Ferdowsi, et à engager une réflexion sur les frontières et les limites de l’Iran dans cet ouvrage.
    Imprécisions et ambiguïtés
    Nous pouvons tout d’abord (...)


  • L’artisanat de l’émaillage (minâkâri) en Iran

    Hoda Sadough N° 89, avril 2013

    L’émaillage ou minâkâri, connu également sous le nom de « miniature de l’incendie » est un des éléments essentiels de l’artisanat iranien. L’émaillage comprend à la fois la peinture, la coloration et l’ornement de la surface de métaux et de tuiles par la fusion de couleurs brillantes, qui sont décorés selon des motifs et dessins finement ouvragés.
    Le terme de minâ est la forme féminine de minou en persan, qui signifie le ciel. Minâ fait ainsi référence à la couleur azur du ciel. L’artisanat du minâkâri tire (...)


  • Le 29e Concours international du Coran organisé à Téhéran par l’Organisation des Waqfs

    Hoda Sadough N° 81, août 2012

    Depuis 1986, Téhéran est l’hôte du concours international de la récitation du Coran. L’Iran n’est pas le seul pays à organiser un tel concours international : la Syrie, la Malaisie, l’Indonésie, l’Arabie saoudite sont d’autres pays qui organisent des compétitions coraniques. Cependant, le concours iranien jouit d’un statut particulier en particulier favorisé par la rigueur et l’attention portées aux principes de récitation telles que le tajwid, la voix et l’intonation. Alors qu’en 1986, douze pays (...)


  • La littérature populaire de la période qâdjâre

    Ulrich Marzolph*
    Traduction :

    Hoda Sadough N° 80, juillet 2012

    Dans les zones culturelles islamiques, les discussions sur l’évolution historique de la littérature populaire sont dominées par un ouvrage historique particulier qui représente une source indispensable d’information sur l’époque médiévale. Ce catalogue de livres compilé par un libraire de Bagdad, Mohammad ibn Eshâgh ibn al-Nadim, durant la seconde moitié du Xe siècle, et connu par son titre générique d’Al-Fihrist, est universellement reconnu comme une œuvre d’une importance unique pour l’étude de la (...)


  • Aux origines du chiisme

    Hoda Sadough N° 72, novembre 2011

    A l’aube du VIIe siècle, l’islam fut présenté comme l’accomplissement d’un système de valeurs divines venant mettre un terme au cycle des révélations. D’un point de vue social, l’islam a eu un rôle important dans l’unification autour de valeurs communes d’un peuple divisé en de multiples clans (qabâ’il) et connaissant des affrontements incessants. Sur le plan humanitaire, il suffit d’indiquer qu’avant l’apparition de l’islam, les Arabes avaient la réputation d’enterrer leurs filles vivantes. L’étude de (...)


  • Reis Ali Delvâri :
    du héraut de la résistance contre les Britanniques
    au statut de héros national

    Hoda Sadough N° 70, septembre 2011

    Tanguestân est un département de la province de Boushehr au sud de l’Iran. Il est divisé en deux zones septentrionale et méridionale dont les deux centres principaux sont respectivement Ahrom et Delvâr. Le nom de Tanguestân fait référence à un clan de commerçants réputé d’Asie centrale, les Tedmer. Le département de Tanguestân est connu pour sa résistance acharnée contre l’invasion des forces britanniques à l’aube du XXe siècle, et fut notamment le foyer d’un groupe de combattant audacieux connu sous le nom (...)


  • Le Musée du Tapis

    Hoda Sadough N° 69, août 2011

    Situé à Téhéran à côté du parc Lâleh, le Musée du Tapis (mouzeh-ye farsh) a été fondé en 1976 par la dernière impératrice d’Iran, Farah Dibâ Pahlavi. Le musée expose une variété de tapis persans en provenance de nombreuses villes du pays dont la majorité appartient à la période safavide mais aussi aux époques qâdjâre et contemporaine. La salle d’exposition s’étend sur une superficie de 3400 m² et sa bibliothèque contient près de 7000 ouvrages. La salle du premier étage du musée est consacrée à l’exposition permanente (...)


  • Le sanctuaire de Hazrat-e Abdol ’Azim,
    lieu saint et centre des grands événements sociaux et politiques iraniens du XXe siècle

    Hoda Sadough N° 68, juillet 2011

    Située à 15 km à l’ouest de la ville de Téhéran, la ville de Rey est souvent surnommée "la mère de Téhéran". La proximité de Rey à la capitale, au sanctuaire de l’Imâm Komeyni et à l’aéroport international Imâm Komeyni, ainsi que la présence de la raffinerie de Téhéran dans les limites de cette ville ont renforcé l’importance géographique, économique et sociale de Rey. Cependant, la réputation de Rey repose principalement sur le sanctuaire de Hazrat-e Abdol ’Azim et le rôle qu’a joué ce lieu saint dans l’histoire (...)


  • Le Palais de Marbre (Kâkh-e Marmar),
    joyau architectural au cœur de Téhéran

    Hoda Sadough N° 66, mai 2011

    Situé à l’intersection de la rue Imâm Khomeyni et l’avenue Vali Asr, le Palais de Marbre a été construit en 1938 sous l’ordre de Rezâ Shâh par des célèbres architectes de l’époque. Le plan initial du palais avait été élaboré pas Rezâ Shâh lui-même. Les architectes impliqués dans ce projet impérial furent très tôt congédiés et l’ouvrage fut confiée à Léon Tadysian, célèbre architecte irano-arménien de l’époque. Le terrain du palais appartenait autrefois aux princes Qâdjârs et fut saisi par le Shâh lorsqu’il accéda au (...)


  • La ville de Mahallât :
    capitale florale et oasis thermale

    Hoda Sadough N° 65, avril 2011

    Située au sud de la province Markazi, la ville de Mahallât a été la capitale historique de la province Markazi. Elle est notamment connue pour ses anciens palais, ses temples de feu (âtashkadeh), ses forteresses, ses systèmes d’irrigation datant de la période préislamique ainsi que ses mosquées, ses mausolées des descendants des douze Imâms chiites, ses anciens bâtiments et ses caravansérails. La ville est également réputée pour ses sources d’eau thermale reconnues pour leurs vertus médicinales. Les (...)


  • Mortezâ Momayez, le père du graphisme iranien

    Présentation et traduction :

    Hoda Sadough N° 64, mars 2011

    Illustrateur, peintre, professeur d’université, metteur en scène et auteurs de plusieurs ouvrages d’art, Mortezâ Momayez (1936-2005) a joué un rôle essentiel dans le développement de l’art graphique en Iran. Admis à la Faculté des Beaux-arts de l’Université de Téhéran en 1956, il a commencé à travailler au studio de design graphique de Mohammad Bahrâmi pendent trois ans. En 1961, il fut employé à la société d’imprimerie et d’édition de Keyhân, où il fut invité par le célèbre poète Ahmad Shâmlou pour y (...)


  • Etudes sur le monde iranien en France

    Hoda Sadough N° 61, décembre 2010

    Le développement des études sur la Perse moderne en France, notamment dans le domaine des sciences sociales durant la deuxième moitié du XXe siècle, relève largement du progrès des relations politiques entre les deux pays, des changements radicaux effectués dans le système universitaire français, et de l’organisation de missions académiques en Iran.
    A la différence de l’Angleterre, de la Russie et des Etats-Unis, la France n’a jamais exercé une influence politique prolongée en Iran. Cette différence est (...)


  • A l’occasion de la journée mondiale de la philosophie

    Hoda Sadough N° 60, novembre 2010

    "Plus que jamais, la connaissance mutuelle et la compréhension de toutes les traditions de la pensée dans le monde sont essentielles pour le dialogue et le respect entre les peuples. Prenons le temps aujourd’hui de célébrer l’universalité de la philosophie. L’amour de la sagesse est inhérente à toutes les cultures, et constitue un patrimoine immatériel de l’humanité."
    Message du directeur général de l’UNESCO à l’occasion de la journée de la philosophie (21 novembre 2002).
    Il y a des années que l’UNESCO (...)


  • Mirzâ Koutchak Khân et le mouvement jangali

    Hoda Sadough N° 58, septembre 2010

    Né en 1880 à Rasht, Mirzâ Koutchak Khân, surnommé sardar-e- jangal (le chef de la forêt), est le fondateur du mouvement jangali, mouvement révolutionnaire du nord de l’Iran ayant été actif de 1914 à 1921. Ce mouvement a eu un rôle important dans l’histoire moderne de l’Iran. Issu d’une famille de classe moyenne, Mirzâ Koutchak Khân suivit durant son enfance une formation théologique à la madrasa de Hâdji Hassan à Rasht. Il était connu pour être quelqu’un de posé et d’observateur. En outre, sa modestie et son respect pour les principes moraux étaient connus de tous.


  • Regard sur l’émergence des premiers restaurants iraniens : les ghahveh-khâneh

    Habib Râsi Tehrâni
    Traduit et adapté par

    Hoda Sadough N° 57, août 2010

    Au vu de sa longue et riche histoire et de la diversité de ses climats et de ses productions agricoles, l’Iran a une gastronomie unique au monde. Des produits comme la pomme de terre et la tomate ont été importés en Iran il y a 200 ans. Ils ont ainsi été offerts par l’ambassadeur britannique de l’époque, Sir Gore Ouseley (1770-1844) à Fath Ali Shâh (1771-1834), deuxième souverain de la dynastie qâdjâre, afin de combattre la famine qui affectait le pays à l’époque. Ces deux produits acquirent par la suite une place importante dans la gastronomie iranienne.


  • Le Mémorial des Saints (Tadhkirat al-Owliâ’)
    Le Soufisme : de l’Ivresse à la Sobriété

    Hoda Sadough N° 53, avril 2010

    Pendant des siècles, Le Mémorial des Saints (تذکرة الاولیاء) de Farid ad-Din ’Attâr (1142-1230) a joui d’une réputation sans précédent parmi les Perses. Cette légende dorée musulmane du XIIIe siècle retrace les paroles et les prodiges de célèbres soufis. Le contenu de cet ouvrage ne se limite guère à la littérature mystique perse mais inclut également certains aspects de la littérature mystique turque. Cet œuvre offre un aperçu exhaustif du développement intellectuel et spirituel de la mystique musulmane mais ne peut pour autant être considéré comme une source historique fiable des faits concernant le développement du soufisme dans le monde islamique oriental.


  • Le mont Khâdjeh, le Persépolis du Sistân

    Hoda Sadough N° 47, octobre 2009

    La province du Sistân et Baloutchistân, située au sud-est de l’Iran, a été le berceau des plus anciennes civilisations de la Perse antique. Le lac Hâmoun et la rivière Hirmand ont été les principaux facteurs de la formation des anciennes civilisations dont l’histoire de certaines remonte à cinq millénaires. L’actuel Sistân qui occupe la partie septentrionale de la province figure sous le nom de Zarang sur l’épigraphe du roi Darius, Sagestân ou Sakestân en vieux perse et Sajestân à l’avènement de l’islam. (...)


  • Histoire de l’astronomie durant la période sassanide et les premiers siècles de l’islam

    Hoda Sadough N° 45, août 2009

    Les connaissances les plus anciennes sur l’astronomie mathématique de l’empire perse se sont développées en Mésopotamie. Sous les Achéménides les théories planétaires, lunaires et solaires babyloniennes furent étudiées et peu à peu assimilées par les Perses. Ainsi, durant la période achéménide, outre l’astronomie, les Perses adoptèrent simultanément la littérature babylonienne des augures astraux et transmirent l’ensemble de leurs découvertes à l’Inde vers la fin du Ve siècle ou au début du IVe siècle avant Jésus-Christ. (...)


  • Entretien réalisé avec le Dr. Nojoumiân sur le postmodernisme et la déconstruction

    Entretien réalisé par*

    Hoda Sadough, Shekufeh Owlia N° 42, mai 2009

    Né en 1964, le Dr. Amir Ali Nojoumian fit ses études universitaires à l’Université de Leicester en Angleterre. Il est maître de conférences de littérature anglaise à l’université Shahid Beheshti. Depuis 2003, il est membre de l’équipe de sémiotique culturelle du Farhangestân d’art. Spécialiste en matière de déconstruction et de postmodernisme, il a rédigé des livres sur le modernisme et le postmoderne en littérature. Il dirige actuellement un travail de recherche intitulé Jacques Derrida : de la philosophie à (...)


  • La modernisation de la police (nazmieh) sous la dynastie qâdjâre

    Hoda Sadough N° 41, avril 2009

    Les Qâdjârs régnèrent sur l’Iran de 1786 à 1925. Confrontés depuis le XIXe siècle aux ambitions territoriales des grandes puissances, cette période fut marquée par des crises constantes, un déclin économique, une augmentation de l’ingérence étrangère, ainsi que la concession de monopoles à la Russie et la Grande-Bretagne. Elle évoque en général l’image de souverains peu respectueux des intérêts nationaux qui, pour satisfaire leurs désirs mondains, n’hésitaient guère à dilapider les biens communs et les recettes (...)


  • Une vision coranique des éthiques environnementales

    Hoda Sadough N° 40, mars 2009

    Le Coran, considéré comme le dernier anneau de la chaîne divine de la Révélation, a toujours été une source d’inspiration, d’illumination et de guidance pour le peuple musulman et ce, de manière plus particulière pour les philosophes, juristes, théologiens et scientifiques musulmans. Le Coran est vu comme un livre de prières, d’invocation, de sagesse, d’adoration, de droit et de sciences, un ouvrage qui englobe un ensemble de thèmes qui se rapportent essentiellement à la dimension physique et spirituelle (...)


  • L’islam et l’exaltation du savoir

    Hoda Sadough N° 36, novembre 2008

    Le langage et l’écriture sont deux facultés extraordinaires de l’homme, qui suscitent à la fois la stupéfaction et l’émerveillement de par la complexité de leurs mécanismes. C’est par leur usage que l’homme parvient à communiquer un nombre incalculable de messages à autrui comprenant ses souhaits, ses sentiments, ses désirs, ses craintes ou ses opinions. Le rôle fondamental de l’écriture dans l’histoire humaine devient encore plus évident lorsque l’on prend conscience que la formation des grandes (...)


  • Le rôle des Perses dans la construction du canal de Suez

    Hoda Sadough N° 35, octobre 2008

    Parmi les grands réalisations humaines ayant contribué de façon significative aux progrès dans le monde, la construction de canaux maritimes représente un exploit technique qui suscite l’émerveillement. Il est vrai que l’expansion du trafic maritime international ainsi que le développement de grandes puissances industrielles sont largement liés à celui des routes maritimes ainsi qu’aux enjeux économiques et stratégiques qu’ils représentent. A travers l’histoire, ces passages furent l’objet de conflits (...)


  • Le "sous-développement" scientifique dans le monde musulman

    Hoda Sadough N° 34, september 2008

    Sur le plan du savoir, la civilisation islamique a été le porte-drapeau de la science et de la connaissance durant tout le Moyen-âge. Les musulmans vivaient une époque de faste et de rayonnement scientifique dans tous les domaines, au moment où l’Europe entrait dans une période sombre de son histoire.
    Dès la troisième décennie après l’apparition de l’Islam, l’Etat auquel cette religion donna naissance étendit ses frontières à l’ouest jusqu’en Egypte, à l’est jusqu’à l’Asie Mineure et la Perse. Des (...)


  • A la recherche du paradis

    Hoda Sadough N° 33, août 2008

    Dans toutes les cultures, le jardin idéal a toujours été envisagé comme un paradis, un havre de confort, d’abondance et de beauté. C’est l’incarnation d’une tentative humaine cherchant à reproduire à l’échelle réduite le système biologique terrestre. L’histoire des jardins commence avec celui de l’Eden, symbolisant le sceau de l’harmonie entre Dieu et les hommes avant le premier péché, et continue avec les jardins persans de Mésopotamie et d’Iran qui, avec les pays d’Extrême-Orient, ont toujours été les plus (...)


  • Sheikh Sadough

    Hoda Sadough N° 31, juin 2008

    Depuis le rayonnement de la civilisation Islamique en Perse, la ville sainte de Qom a toujours été un centre religieux rassemblant de grands érudits et accueillant de nombreux pèlerins. Selon le sixième Imam chiite, Djafar Sâdiq, "Qom est le berceau des érudits, et sa population est constamment prosternée et occupée à prier." Il soulignait ainsi dès cette époque l’enracinement profond de la croyance et de la dévotion de ses habitants. Cherchant à éclaircir leurs esprits et trouver des réponses à leurs (...)


  • La citadelle de Roudkhân

    Hoda Sadough N° 30, mai 2008

    20 kilomètres au Sud-ouest de Foumanne, ville de la province de Gilan située au nord du pays, demeure la plus grande forteresse militaire du territoire iranien.
    Pour admirer de près cette pièce unique du patrimoine historique iranien, il faut parcourir l’infranchissable piste recouverte de végétation luxuriante et de coteaux s’élevant progressivement. Après avoir parcouru le long trajet dans les bois de Foumanne, on peut enfin distinguer les 2000 marches couvrant une distance de 1500 mètres menant à (...)


  • Historique des moulins à vent

    Hoda Sadough N° 29, avril 2008

    De l’origine des temps à nos jours, l’humanité a toujours été animée par la volonté d’utiliser toutes les ressources de la nature pour rendre sa vie plus facile ou plus agréable. Le vent constitue avec l’eau la première source d’énergie mécanique d’origine naturelle et la plus ancienne à avoir été exploitée par l’homme.
    On a exploré le monde à l’aide de navires avançant grâce au vent bien avant l’invention du moteur. La propulsion d’embarcations au moyen de voiles a sans doute été la première utilisation de (...)


  • Le pétrole et la Révolution islamique

    Hoda Sadough N° 28, mars 2008

    Depuis la découverte du pétrole en 1901 en Iran, l’or noir constitue la source énergétique principale et le carburant essentiel de l’économie des pays de l’Asie du Sud-ouest.
    En très peu d’années, avec le forage des premiers puits, l’économie traditionnellement basée sur l’élevage et l’agriculture se tourna vers une nouvelle ère dont le pétrole fut le levier. Entre 1950 et 1960, l’Iran, cinquième pays du monde en termes de réserves de pétrole, commençait à peine à franchir les premiers échelons de (...)


  • Les colombiers

    Hoda Sadough N° 26, janvier 2008

    La Perse safavide connut, au cours des différents règnes et au gré des changements de capitale, un âge d’or qui toucha tous les domaines, de l’urbanisme à la peinture, en passant par l’art de vivre. L’architecture safavide, héritière du passé, s’épanouit ainsi au contact des civilisations mongole, ottomane et occidentale, qui évoque déjà une certaine globalisation des cultures avant l’heure.
    A la faveur de nombreux échanges avec l’Europe, nombreux furent les voyageurs qui témoignèrent, au travers de leurs (...)


  • Le réchauffement climatique et ses enjeux

    Hoda Sadough N° 25, décembre 2007

    Au cours des dernières décennies, les catastrophes écologiques dues à l’accroissement sans précédent du volume des rejets atmosphériques de l’ensemble des pays du globe se sont comptées par dizaines. Les medias évoquent également de plus en plus souvent des questions liées à l’environnement, la pollution et l’écologie, dans le but de sensibiliser le public et par conséquent inciter les dirigeants à prendre de nouvelles initiatives. Si la conscience que l’on a de ces périls semble avoir progressé, beaucoup (...)


  • Les Bâdgirs

    Hoda Sadough N° 24, novembre 2007

    Les Iraniens furent sans doute les premiers créateurs du Bâd-gîr, signifiant capteur de vent en persan. Cet élément traditionnel de l’architecture fut très utilisé pendant des siècles afin de supporter l’étouffante chaleur estivale des régions les plus désertiques du pays. Etant donné son efficacité pour rafraîchir les maisons, les Iraniens l’intégrèrent dans leur habitat, ce qui induit le développement rapide d’un mode d’architecture propre aux provinces méridionales et centrales de l’Iran. Au fur et à mesure (...)


  • Siraf

    Hoda Sadough N° 23, octobre 2007

    La ville de Sirâf ou plutôt le port de Sirâf, située au centre de la grande ville de Kangân, est l’un des vestiges historiques du port de Boushehr, au sud de l’Iran, sur les bords du Golfe Persique.
    Cette ville fut pendant très longtemps l’un des plus importants et anciens ports de la Perse et même de l’Asie du sud-ouest, où les grands navires des armateurs prospères jetaient l’ancre à longueur d’année. On y importait et exportait des produits venant des quatre coins du monde, en particulier de l’Asie de (...)