N° 34, september 2008

Le "sous-développement" scientifique dans le monde musulman


Hoda Sadough


Sur le plan du savoir, la civilisation islamique a été le porte-drapeau de la science et de la connaissance durant tout le Moyen-âge. Les musulmans vivaient une époque de faste et de rayonnement scientifique dans tous les domaines, au moment où l’Europe entrait dans une période sombre de son histoire.

Dès la troisième décennie après l’apparition de l’Islam, l’Etat auquel cette religion donna naissance étendit ses frontières à l’ouest jusqu’en Egypte, à l’est jusqu’à l’Asie Mineure et la Perse. Des conditions favorables encouragèrent l’intégration par les conquérants des acquis culturels de leurs concitoyens, en particulier depuis le début du règne omeyyade en l’an 661 de l’ère chrétienne. Ainsi, le processus de réception des connaissances et des biens culturels étrangers se développa rapidement dans la première moitié du VIIIe siècle, tant d’un point de vue qualitatif que quantitatif, et s’étendit à presque toutes les disciplines de l’époque.

Les connaissances, théories, procédés et instruments hérités des autres cultures furent utilisés ou perfectionnés dans le nouveau milieu culturel mais furent aussi considérablement élargis et amenés à un haut niveau par la création de nouvelles disciplines.

Début de la stagnation et causes de la fin de la période de créativité

Ce brillant essor scientifique ne dura que quelques siècles et seul son souvenir demeura dans les documents historiques. En effet, la créativité scientifique commença à s’affaiblir vers le milieu du XVIe siècle et à stagner à partir du tournant des XVIe et XVIIe siècles. Cette grande mutation qui eut lieu à la fois soudainement et progressivement bascula en quelques siècles le centre de gravité de l’ancien monde. Cette question a été l’objet d’analyse de multiples conférences internationales, mais il est important que chaque individu s’engage personnellement à éclairer ses multiples dimensions. Différents termes ont été employés pour définir ce phénomène : déclin culturel, ankylose, kulturver fall (dégradation culturelle) ou kulturzer fall (délabrement culturel).

Photo extraite d’un manuscrit médiéval de Qotbeddin Shirâzi, où le monde est représenté selon un modèle épicyclique.
Photo : Nima Kassaei

Les recherches menées sur les origines historiques de cette question donnèrent naissance à de nombreuses assertions. Il faut toutefois noter que, bien que le début du XVIIe siècle soit souvent évoqué comme l’époque du déplacement du pouvoir de l’aire culturelle arabo-islamique, les racines historiques de ce phénomène remontent à bien avant cette époque.

"A partir du IXe siècle, apparaît un débat sur les sciences. Or cela correspond à la période où l’on assiste à un développement tous azimuts des activités intellectuelles, refusant pratiquement tout contrôle. Les textes fondateurs sont alors interprétés de manière très "ouverte", même si, ici ou là, des voix se sont élevées pour s’opposer à ces interprétations et pour condamner certaines sciences. Il est arrivé que des historiens très postérieurs, parfois actuels, rapportent ces jugements, ces débats de façon totalement anhistorique, partielle, sans référence au contexte social, au moment de cette civilisation où ils ont eu lieu.’’ [1]

Il n’est pas inopportun d’évoquer le rôle d’Al-Ghazali (1058-1111), autrefois connu en Occident sous le nom d’Algazel. Grand philosophe et théologien, il s’interrogea sur le bien fondé de l’exercice des sciences rationnelles et s’engagea à concilier la philosophie et la religion. Il rédigea à cette intention deux ouvrages intitulés Les intentions des philosophes (Maqâsid al-Falâsifa) et L’Incohérence des philosophes (Tahâfut al-Falâsifa), où il s’attaque à la philosophie grecque, s’y opposant en vingt questions touchant l’homme, le monde et Dieu. La publication de ces deux ouvrages fut le point de départ du déclin de la pensée grecque dans le monde islamique et provoqua un retentissement considérable dans ce monde.

Restriction de la raison

Selon une certaine opinion, cette transmutation profonde est à l’origine de la dévalorisation des tendances schismatiques en faveur de tendances ascétiques. Le règne des premiers califes abbassides (750-1258) fut marqué par la naissance d’un mouvement religieux plutôt rationaliste surnommé "Mutazilite". Les mutazilites se manifestèrent au début de la période abbasside comme adversaires des zindiqs, dualistes perses zoroastriens, qui tentèrent de s’y opposer. Leur nom signifie "ceux qui s’abstiennent", mais on ne sait pas de quoi. Ils constituèrent une école importante qui fut adoptée officiellement par Al Ma’mûn en 827, et persécutée plus tard à partir du califat d’Al Muttawakkil (849). Se basant sur les méthodes dialectiques grecques dans l’argumentation et la défense de la foi, les mutazilites ouvrirent ainsi la voie aux discussions philosophiques dans le monde musulman. Ils s’appuyaient principalement sur une argumentation rationnelle et dialectique des versets du Coran. Cette pensée religieuse spéculative de première importance se développa à Bassora et triompha au IXe siècle sous le califat de Ma’mûn. En partant d’une démarche basée sur le scepticisme, ils sondaient les différentes dimensions des questions métaphysiques. Ayant dominé pendant une période assez courte, ce mouvement connut un déclin rapide de par ses opposition aux traditionalistes à l’esprit étroit, et fut discrédité par la brutalité des moyens employés pour l’imposer. Ses thèses furent fortement décriées par les adeptes de la lecture littérale du Coran et les enseignants des Hadiths, rassemblés sous l’égide d’ibn Hanbal, auteur de la jurisprudence islamique la plus stricte. Il faut toutefois noter que la diffusion des préceptes du mutazilisme, devenue sous Ma’mûn la grande autorité religieuse, eut des retentissements favorables au progrès scientifique de l’époque. En effet, sous le jeune gouvernement abbasside, le Moyen-Orient, notamment Bagdad, devint le lieu d’un formidable éveil de la pensée philosophique et scientifique grecque. Grâce au vaste mouvement de traduction des textes grecs anciens, initié par Ma’mûn, la vie intellectuelle des musulmans connut une longue période de faste. Les œuvres des Grecs Ptolémée, Galien, Platon, Aristote, Porphyre, Euclide et autres furent traduites en arabe, parfois après avoir été, dans un premier temps, traduites du grec en syriaque. Des centres de traduction et d’études furent inaugurés en imitation de la ’’Maison de la Sagesse’’ que Ma’mûn avait fondée à Bagdad. Ce phénomène social s’étendait à l’ensemble de l’élite de la société abbasside, c’est-à-dire les califes et les princes, les fonctionnaires civils et les chefs militaires, les marchands et les banquiers et les professeurs et les savants. Il fut subventionné par d’énorme fonds, à la fois publics et privés. Ce courant intellectuel fut poursuivi par la génération suivante. Cette école dût plus tard affronter les ascétiques, parfois surnommés les "traditionalistes" qui s’en tenaient à l’interprétation basée uniquement sur la lecture littérale sans employer les méthodes méditatives ou logiques. Il faut toutefois noter que ce courant religieux fut révisé au cours des décennies, et qu’il acquerra sous Ghazâli et Fakhr Râzi, un caractère plutôt philosophique. Probablement menacé et défié par l’école juridique fondée par Abul-Hassan al-Ash’ari, le calife Al-Motawakkil abandonna le mutazilisme pour des raisons politiques et revint à la doctrine traditionnelle, plus conforme à la lettre de la Révélation. La diffusion de la pensée acharite restreignit non seulement le développement des sciences rationnelles et spéculatives, mais mit également fin à la liberté d’expression théologique et scientifique. D’autre part, la domination du soufisme ou mystique musulman, aux XIIe et XIIIe siècles, contribua à la mise aux bans de l’usage de l’argumentation philosophique. Cette période de l’histoire retrace ainsi la forte volonté politique de restriction du courant intellectuel et de renforcement de la pratique superficielle de l’acharisme.

Gravure européenne représentant l’école (madresseh) nezâmieh Tchahâr Bâgh d’Ispahan à l’époque safavide.
Hamshahri

Il ne fait aucun doute que l’adhésion de Motawakkil et l’intérêt qu’il manifesta pour la pensée acharite représente une raison majeure dans le processus qui mena au retardement scientifique du monde islamique, mais ne put interrompre sur le champ l’essor scientifique de son propre temps, car l’essentiel de cet essor eut lieu aux IVe et Ve siècles de l’hégire, c’est-à-dire deux à trois siècles après le développement des idées acharites. En réalité, les stratégies politiques des califes abbassides n’étaient que des tentatives destinées à faire taire la pensée rationnelle, qui allait forcément conclure à l’illégitimité du califat des Abbassides.

Les écoles Nezâmieh

Ainsi que nous l’avons vu, il fallut près de trois siècles à la pensée acharite pour réussir à freiner le mouvement scientifique du monde musulman. Parmi les centres qui se situaient dans la mouvance de cette pensée, les écoles Nezâmieh sont à signaler en raison du rôle important qu’elles jouèrent. La première école Nezâmieh fut fondée par le grand vizir Khâjeh Nezâm ol-Molk Toussi. Grand politicien de son époque et vizir de plusieurs sultans seldjoukides, Nezâm ol-Molk s’illustra par l’édification des universités prestigieuses qu’étaient les Nezâmieh. Ces institutions médiévales d’éducation supérieure furent fondées au XIe siècle dans les villes de Bagdad, Neychâbour, Marv, Balkh, Herat et Ispahan. Les Nezâmieh étaient considérées comme un parfait modèle de madrassa, les écoles religieuses islamiques. Elles furent les premières universités bien organisées du monde musulman et leur enseignement était de la plus haute qualité. Le savoir qu’elles dispensaient consistait essentiellement dans la pensée théologique à tendance chafiite enseigné par des maîtres également chafiites. Certains chercheurs estiment que la fondation des Nezâmieh aida à la stagnation des sciences et provoqua la stérilité et le déclin des autres disciplines, car ces écoles bénéficiaient du soutien absolu de l’Etat.

La création de ces centres d’études imposa bien évidemment une direction particulière et fut au détriment du développement des autres branches scientifiques, même s’ils ne purent cependant mettre totalement fin à l’étude des autres matières. D’autre part, les écoles Nezâmieh n’étaient pas les uniques écoles et centres d’enseignements du monde musulman. Ibn Jobayr Andolossi, ayant voyagé à Bagdad en ces années-là, rapporte à titre d’exemple qu’il existait, à côté des officielles Nezâmieh, trente autres écoles actives.

Au XIIIe siècle, une autre crise, très violente, ébranle le monde musulman : il s’agit de l’invasion mongole.

Les invasions mongoles et la constitution d’un immense empire mongol apparaissent comme des événements capitaux dans l’histoire du monde. Pour l’Islam qui a failli sombrer, l’événement revêt une importance particulière, car il coupe son monde en deux, constituant deux camps de part et d’autre d’un Irak ravagé. Fondé sous Gengis Khan, l’empire mongol s’est institué grâce à l’alliance de plusieurs tribus nomades. Ayant conquis au préalable la Chine, ces tribus alliées portèrent leur attention sur les zones islamiques, qu’elles envahirent après des tentatives ratées d’établissement de commerce. Elles agrandirent ainsi leur territoire avec la prise de Samarkand, Boukhara, l’Europe centrale et tout le nord de la Perse. Elles se tournèrent ensuite, après un court répit, vers la capitale du califat abbasside, Bagdad, déjà fortement affaiblie par les émeutes régionales et le désir d’autonomie des provinces, ce qui favorisa l’écroulement de l’empire que fut ce califat.

’’Je vous ai conquis un empire si vaste que, de son centre à son extrémité, il y a une année de chemin’’, avait dit Gengis Khan à ses fils au moment de sa mort.

Avec un raffinement de cruauté incroyable, les Mongols commirent des massacres systématiques, dévastant tout signe de civilisation sur leur chemin. Sous leurs assauts, les infrastructures économiques, sociales, et culturelles furent totalement détruites. Les monuments culturels et historiques furent définitivement anéantis et des milliers d’hectares de terres fertiles restèrent incultivables pendant les siècles qui suivirent.

Manuscrit arabe décrivant le fonctionnement d’un œil, XIIe siècle.

Or, la destruction des qanâts, méthode traditionnelle d’irrigation persane, fut la conséquence la plus néfaste de ces attaques. En raison du climat aride de l’Iran, l’approvisionnement en eau a toujours représenté un défi important pour les habitants du plateau iranien. C’est pourquoi la destruction de cette infrastructure primordiale eut de graves répercussions sur le secteur agricole et par voie de conséquence, sur l’ensemble de l’économie urbaine et régionale.

Les chercheurs sont unanimes à considérer le rôle de la sanglante invasion mongole dans le déclin inexorable et massif du développement scientifique du monde musulman comme hors de doute. Les génocides atroces et les autodafés que subirent la totalité des ouvrages de centaine de bibliothèques par les Mongols contribuèrent puissamment à immobiliser la production scientifique. Même si ce fut sur l’ordre d’Hulagu que Nâssir-e-Din Toussi fondit le plus grand observatoire de l’époque. Fondateurs de la trigonométrie et célèbre mathématicien, astronome et médecin, son nom est évoqué avec grand respect pour ses contributions aux diverses matières scientifiques. Ayant rejoint les rangs de Hulagu après la prise de la forteresse d’Alamut, il construisit l’observatoire de Marâgheh, qui a été le plus grand centre de recherche de son époque. Son système planétaire imaginé était le plus avancé de son époque et fut utilisé jusqu’à l’introduction du modèle héliocentrique de Copernic. Cet observatoire fut le centre académique le plus important du monde islamique et de nombreux savants et hommes de lettres le fréquentèrent. Le centre disposait d’une bibliothèque très riche regroupant quatre cent mille ouvrages manuscrits. L’existence de ce centre scientifique oblige donc à nuancer les conséquences de l’invasion mongole.

On évoque également parfois la perte du Portugal et d’une grande partie de l’Espagne comme ayant eu des conséquences dévastatrices pour le monde musulman, politiquement et scientifiquement. En effet, les centres de recherches et d’enseignements de la péninsule ibérique formaient des pôles importants de la vie scientifique des musulmans. ’’Le fait que les Espagnols aient pu découvrir le quatrième continent vers la fin du XVe siècle n’est dû qu’aux connaissances nautiques, techniques, astronomiques et géographiques qu’ils avaient empreintées aux Arabes pendant des siècles. La découverte de l’Amérique aurait été certainement impensable sans la longue présence des musulmans dans la péninsule ibérique, sans la navigation qu’ils développèrent et les connaissances géographiques qu’ils élargirent.’’ [2]

Les recherches menées sur l’histoire des sciences arabo-islamiques et leur réception et assimilation en Occident donnèrent naissance à de nouvelles observations. Certains faits prouvent, pour les Européens, une capacité de réception, diffusion et perfectionnement des objets reçus, remarquablement plus rapide dans le domaine pratique de la technique que dans le domaine de la théorie. Les Européens n’ont pu surpasser, voire atteindre le niveau scientifique de leurs prédécesseurs musulmans dans les différentes disciplines, mais ils purent les déplacer dans le domaine technique.

Tout compte fait, à travers les diverses assertions exprimées à ce sujet, c’est la faiblesse économique et politique du monde islamique provoqué par l’effet conjugué des guerres et de la découverte des routes maritimes nouvelles qui semble avoir été la cause principale de sa stagnation dans le domaine scientifique. [3]

Notes

[1Ahmed Djebbar, Histoire de la science Arabe, Edition de Seuil, 2001.

[2Ibid.

[3Fuat Sezgin, Science et technique en Islam, Introduction à l’Histoire des sciences arabo-islamiques, Institut d’Histoire des sciences arabo-islamiques, tome 1, 2004.


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7 Messages

  • Le "sous-développement" scientifique dans le monde musulman 13 octobre 2009 13:47, par loucatete

    je n’est rien compris a votre truck la

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  • c’est surtout la recherche non freinée des richesses et l’eloignement des valeurs islamiques qui sont à l’origine de cette catastrophe

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  • Le "sous-développement" scientifique dans le monde musulman 21 octobre 2011 16:58, par smei mohamed

    le pyramide tourne et in cha allah c’est notre histoire qui s’eleve pour areter la monstriation de notre civilisation

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  • je me perd dans ces informations merci

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  • Vos conclusions me semblent bien mal démontrées.
    "C’est la faiblesse économique et politique du monde islamique provoqué par l’effet conjugué des guerres et de la découverte des routes maritimes nouvelles qui semble avoir été la cause principale de sa stagnation dans le domaine scientifique."
    D’une part, vous écrivez que la découverte de l’Amérique a eu lieu grâce à l’emprunt par les Espagnols de la science du monde musulman. Sans nier cette contribution, elle n’est certainement pas le facteur principal de la découverte de l’Amérique. Le contrôle de la Méditerranée par les Musulmans explique en revanche la nécéssité pour les Espagnols de trouver d’autres routes maritimes pour leur propre développement et leur intérêt forcené pour la navigation. Si leur science le leur avait permis, les Musulmans auraient sinon été les premiers à construire des caravelles et à débarquer en Amérique et en Afrique du Sud.
    De plus, Espagne et Portugal sont bien plus faibles économiquement que le monde musulman avant la découverte de l’Amérique. Cela ne les empêche pas de participer activement aux grands débats scientifiques du 15è siècle. C’est seulement après la découverte de l’Amérique que le monde musulman va vraiment s’appauvrir car la route de la soie et des épices lui rapporte beaucoup moins. Il est donc très exagéré de prétendre que le déclin de la science musulmane est causé par l’appauvrissement de la société : cet appauvrissement est une conséquence aggravante du déclin, non pas une cause.
    D’autre part, l’explication de la guerre comme facteur de déclin de la science musulmane n’est guère plus convaincant. L’Europe du 16è siècle est continuellement en guerre et connaît pourtant un grand essor scientifique. A cette époque, le monde musulman conquiert Byzance, pôle de connaissance majeur. Mais il semble incapable de mettre en valeur l’héritage scientifique byzantin, à la différence de l’Italie qui va en bénéficier de façon spectaculaire. La guerre aurait ainsi permis à l’Espagne de s’approprier les connaissances musulmanes, mais le monde musulman n’aurait pu acquérir les connaissances byzantines par le même moyen ? Il y a forcément d’autres facteurs au sein du monde musulman qui expliquent ce manque de développement.
    Vos conclusions me semblent donc très simplistes. Les causes du déclin de la science islamique sont à approfondir dans d’autres directions. La volonté des dynasties régnantes d’éviter une remise en cause de leur légitimité par un développement de la pensée critique, que vous évoquez, me semble par exemple mériter une analyse plus poussée.

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