N° 135, février 2017

Entretien avec Arghavân Mahjoub
Une nouvelle idée artistique


Entretien réalisé par

Yâsaman Borhani


Une récente initiative artistique a eu lieu avec pour base l’appréciation publique des figures de la musique et du cinéma iraniens. C’est l’artiste Hivâ Pâshâei qui a eu l’idée de cette initiative. Il a d’abord reproduit les figures des artistes iraniens majeurs avec des rubans de couleurs différentes tissés sur des clôtures métalliques lors d’un travail collaboratif avec notamment ses anciens étudiants. La première exposition de son œuvre a eu lieu plus tôt en 2016 au Centre culturel de Niâvarân, en présence des artistes musiciens représentés. Une deuxième session de cette initiative, actuellement en cours, met également en scène les pièces d’Arghavân Mahjoub, qui représentent des célébrités du 7e art. Le court entretien qui suit est consacré à cette exposition.

L’acteur Mehdi Hâshemi, œuvre de
Arghavân Mahjoub

 

Y.B : Madame Mahjoub, avant de parler de votre dernière exposition, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

A.M : Je suis née en 1989, à Téhéran, J’ai une formation d’architecte. J’ai rencontré le professeur Pâshaêi à l’université. Il enseignait le graphisme et c’est lui qui m’a intéressée aux arts visuels. Son travail sur les figures célèbres de la musique iranienne m’a inspirée et m’a rappelé le dessin du tapis persan et sa relation à la musique. Je me suis donc inscrite au groupe de travail et j’ai choisi de recréer la figure de l’acteur Mehdi Hâshemi. C’est mon premier travail dans ce domaine.

 

Y.B : Votre dernière exposition présentait une série de figures des acteurs et des actrices populaires iraniens, quelles sont les raisons du choix de ce thème ?

A.M : La première exposition était un retour sur les célébrités musicales iraniennes. Avec les rubans sur les clôtures métalliques rappelant le dessein des tapis iraniens. Cette fois-ci, le professeur Pâshâei a choisi des perles de différentes couleurs pour représenter les actrices et acteurs iraniens populaires, en s’inspirant de leur culture pop. Insistant sur les figures iraniennes, il prend plaisir à la vie des Iraniens.

 

Ehterâm Boroumand, femme de l’acteur
Davoud Rashidi

Y.B : Pouvez-vous nous parler un peu plus de cette exposition ?

A.M : Bien sûr. Les préparatifs ont pris six mois. De très nombreux artistes ont participé à ce projet, et une centaine a suivi des ateliers au Centre culturel de Niâvarân. C’était aux artistes eux-mêmes de préparer leur matériau, selon leur projet individuel. La réalisation des œuvres n’a pas duré très longtemps. Elle s’est faite en une journée dans les ateliers. Nous avons ensuite eu une exposition d’une semaine à la galerie Ariana avec l’aide de M. Shâhin Eslâmi, le directeur de cette galerie.

 

Vue intérieure de l’exposition des portraits de figures connues du cinéma iranien réalisés avec des perles de chapelets.

Y.B : A votre avis, quelle est l’importance du rôle de l’enseignement dans la création d’une œuvre artistique ?

A.M : C’est très important d’avoir un bon maître. Le professeur Pâshâei est très professionnel dans son travail mais aussi un excellent professeur qui connaît les techniques artistiques mais sait aussi les transmettre. Il est patient et compréhensif, très soigneux dans son enseignement. Il a complètement géré cette exposition pour que les jeunes artistes ne s’inquiètent pas.

 

A gauche : L’acteur Farhâd Aeesh devant son portrait

Y.B : Est-ce que vous pouvez nous citer quelques-uns des acteurs qui ont visité votre exposition ?

A.M : Oui. Kâmbiz Derambakhsh, Mehdi Safâei, Mohammad Salimi, Farokh Diba, Farhâd Aeish, Emâd Golâb, Abolfazl Razmârâ, Elhâm Paveh Nejad, Ehterâm Boroumand, Ana Nemati, Jafar Panâhi, Rezâ Kiâniân, Azadeh Esmaïlkhâni, Attila Pesyâni, Majid Mozaffari ou enfin, Ghotbedin Sâdeghi, sont quelques uns des acteurs que j’ai vus.

 

L’acteur Rezâ Kiyâniân devant son portrait

Y.B : Est-ce que votre groupe a une idée pour des expositions à venir ?

A.M : Oui, nous pensons à une future exposition dans le même esprit, cette fois au sujet des figures sportives et des athlètes populaires iraniens. Mais nous allons certainement changer de thème et de matériau.

Y.B : La Revue de Téhéran vous remercie pour cet entretien.

A.M : Merci à vous.


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