N° 161, avril 2019

Râmsar, la Belle au bois dormant


Saeid Khânâbâdi


Boulevard Mo’alem

“En partant de Roudsar, on fait encore six lieues avant d’entrer dans le Mâzandarân, dont le premier bourg de ce côté est Sakhtsar. On remarque aussitôt une différence de costume. Au lieu des bonnets cylindriques et des petites calottes des Guilâniens, ceux-ci ont la tête couverte d’un cône bas et pointu fait en peau d’agneau ou en drap de laine brune que l’on fabrique dans le pays ; le surtout et le pantalon sont de la même étoffe. On planta, en notre honneur, un arbuste dont les branches étaient ornées de petits chaussons de laine, de chiffons et d’un gros écheveau de soie ; six hommes du village luttèrent deux à deux et déployèrent leur adresse pour se renverser mutuellement. Je remarquai avec plaisir qu’ils évitaient de se frapper trop rudement et que le vainqueur relevait son adversaire en l’embrassant. Il existe dans les environs de Sakhtsar une source d’eau chaude et sulfureuse. Les collines auxquelles le village est adossé nourrissent beaucoup de faisans. On commence à voir dans les forêts des orangers, des cédrats et des citronniers de plusieurs espèces, dont une est extrêmement douce, même avant la maturité."

(Pierre A. Jaubert, Voyage en Arménie et en Perse, page 445)

Pierre Amédée Jaubert

Pierre Amédée Jaubert, émissaire spécial de Napoléon Ier auprès de Fath-Ali Shâh, décrit ainsi le petit village de Sakhtsar qu’il visite en 1805 [1]. La description exotique de ce voyageur français nous révèle l’image d’une minuscule localité rustique au milieu des forêts denses du Mâzandarân, blottie dans une étroite bande verdoyante juste entre la mer Caspienne et le massif d’Alborz. Ce paradis perdu au fond des forêts devait encore attendre un siècle pour devenir une ville touristique et bien connue des Iraniens d’aujourd’hui pour ses paysages splendides, ses montagnes vertes, ses vallées brumeuses, ses plages romantiques et ses pluies interminables.

Ancienne photo de Râmsar

En 1933, le roi Pahlavi Ier, originaire de la province du Mâzandarân et fasciné par la beauté de cette région, y fait construire un grand complexe hôtelier sur une colline qui dominera la future ville de Râmsar. Il décide même de modifier le nom du village de Sakhtsar (littéralement le têtu et le rude) pour l’appeler désormais par le titre beaucoup plus poétique de Râmsar qui signifie la ville d’une tête bien domptée ! Le décret gouvernemental de ce changement de nom est exposé au musée anthropologique de Râmsar. Le roi despote voulait peut-être transmettre un message indirect en choisissant ce nouveau titre pour sa ville favorite. Rezâ Khan commence alors à s’approprier, à titre personnel, de vastes terrains dans cette région. Malheureusement pour lui, il n’aura pas eu le temps de profiter ni de l’hôtel ni du palais qu’il s’était construits. Juste quelques années après l’inauguration de son Palais de marbre, il abdiquera et sera exilé sur l’île Maurice. Après la chute de Rezâ Khan en 1941, ses propriétés à Râmsar sont transmises à son fils. Une partie de ces terrains confisqués, divisée en petits lots, sera revendue aux nouveaux habitants de Râmsar. L’attachement de la famille royale à cette belle ville de Râmsar continua sous son successeur qui, à son tour, reprit les projets de son père en y construisant un nouvel hôtel, un nouveau palais (Palais de la reine mère) et en inaugurant un aéroport moderne en 1949 alors qu’à l’époque dans certaines grandes villes du pays, il n’y avait même pas d’aéroport.

Citadelle de Mar-Kouh

C’est à partir de cet aéroport qu’en 1953, lors du conflit politique entre la cour et le gouvernement nationaliste de Mossaddegh, le roi accompagné de la reine, fuit le pays dans un avion qu’il pilotera lui-même, avant que son pouvoir absolu soit restauré grâce au coup d’ةtat américain du général Zâhedi. [2] C’est encore à Râmsar que le roi, durant ses années de prestige, accueille ses invités royaux comme Hussein de Jordanie ou Hassan du Maroc. Les anciens de Râmsar se souviennent encore des promenades amicales sans escorte de ces monarques en coupé Rolls-Royce dans les rues de Râmsar. Les autres membres du clan possédaient des pensions et des résidences de luxe dans cette petite ville verdoyante du nord de l’Iran. Les proches de la cour, également, y arrivaient parfois dans leurs avions privés. Dans leurs mémoires, ils relatent les festins royaux à l’ancien hôtel. Après la Révolution de 1979, toutes ces propriétés furent confisquées par le gouvernement.

Le Palais de marbre

Cette brève présentation de l’histoire contemporaine de Râmsar suffit à prouver l’identité de cette ville. Et pourtant, il existe des vestiges de quelques châteaux historiques très endommagés par l’humidité de l’air. Mais jusqu’à ce jour, aucune fouille archéologique scientifique n’y a été réalisée pour définir l’histoire de ces sites. Il y eut des excavations illégales et tous les chiffres et dates qui circulent sur Internet ou dans les manuels touristiques à propos de ces ruines ne sont que des estimations non fiables. La plus célèbre parmi ces citadelles est Mar-Kouh, attribuée par certains experts à la civilisation aryenne des Mardes (Ou Amardians d’exprès la prononciation anglophone).

La digue Meydjarân

Depuis quelques années, cette étiquette de ville Tâghouti, construite en rapport avec l’histoire de l’encien régime, est effacée et les investissements s’y multiplient. La construction de la digue Meydjarân, la mise en marche de la télécabine, le réseau de distribution du gaz naturel, l’électrification des campagnes et des villages de montagne, l’allongement de la piste d’atterrissage de l’aéroport, l’ouverture de quelques universités publiques et privées, le développement des infrastructures de télécommunication, la réalisation des deux phases de la périphérie et des grands ponts sont, tous, des projets réalisés à Râmsar au temps de la République islamique. Cependant, Râmsar souffre encore de graves problèmes comme le chômage des jeunes, la cherté de la vie (par rapport aux villes voisines), le non-développement de sa zone industrielle et le manque d’un mécanisme écologique de collecte et d’élimination des déchets ménagers.

Le Palais de marbre, l’ancien hôtel et le nouvel hôtel, la station thermale, le boulevard Mo’alem et ses composants, le bâtiment de la Banque nationale, le grand hôpital et l’aéroport datent de l’époque pré-révolutionnaire. Dans cet article, nous décrirons certaines de ces attractions touristiques qui se réfèrent à l’histoire Pahlavi.

 

Rivière Safâroud

Le Palais de marbre

 

Le Palais de marbre, construit en 1937, était la résidence de la famille royale lors de ses déplacements à Râmsar. Le bâtiment d’une superficie de 600 mètres carrés se déploie sur deux étages. Un sous-sol, fermé pour le moment à cause des travaux de maintenance, et un rez-de-jardin surélevé de presque deux mètres par rapport au sol. La façade du palais est embellie par les pierres en marbre blanc d’une mine du Khorâssân. Les quatre colonnes de 10 mètres de la vaste terrasse d’entrée du palais sont en marbre monolithe minutieusement taillées. Les deux statues des tigres gardiens assis à la porte arrière du bâtiment sont pareillement en marbre monolithe. Ces tigres sculptés par le maître Rahimzâdeh Arjangui rappellent le Tigre du Mâzandarân, espèce éteinte tragiquement depuis 1953. Les portes et les fenêtres du palais sont en bois. Le sol est recouvert par un parquet en bois décoré d’un motif géométrique en carré de couleurs foncées et claires. L’architecte du palais est Hovhaness Hovik Gharibian, un ingénieur arménien qui, dans la conception et l’exécution du plan de ce palais, a profité de la coopération d’ingénieurs allemands.

L’ancien hôtel de Râmsar

Depuis l’an 2000, ce palais, devenu musée, ouvre ses portes aux visiteurs qui ont l’occasion d’y découvrir les différentes parties du bâtiment : le bureau du roi, le grand hall, la salle à manger, la salle de bain, etc. Les tableaux de peintres européens (plutôt belges et hollandais), des chandeliers et des buffets antiques, des rideaux élégants, des plats en verre, des statues en bronze et une collection de vaisselle en porcelaine fabriquée par la célèbre marque française de la Manufacture de Sèvres sont les objets les plus remarquables de ce musée. Les ornementations en plâtre du plafond et dans l’encadrement des fenêtres et des cheminées suivent le style européen. Les figures féminines et angéliques, les éléments de la nature et des plantes sont omniprésents dans ces magnifiques décorations en plâtre. Cette tendance occidentaliste montre bien le goût artistique du clan Pahlavi. En fait, dans le Palais de marbre, seuls les tapis persans représentent l’art iranien. Les objets de décoration et même les matériaux de la salle de bain ont tous été fournis par de grandes sociétés européennes. Plusieurs éléments dans le palais évoquent également l’art et la culture français. La collection des porcelaines de Sèvres, une statuette de Voltaire, des pendules et des lustres français, une magnifique table en bronze décorée de fleurs de lys et les portraits des rois et des reines français en sont quelques exemples. Les tissus des fauteuils rappellent ceux des Gobelins à l’époque du Roi-Soleil. ہ souligner que la reine Farah, francophone, était une grande admiratrice de l’art français. Sur les murs du palais, les visiteurs peuvent observer également des documents et des photos concernant les faits historiques en rapport avec ce palais. C’est dans ce bâtiment que fut nommé Jamshid Amouzegâr comme Premier ministre durant les crises politiques avant la Révolution islamique.

Le vaste jardin qui entoure ce palais met en scène une grande valeur esthétique. Quelques esturgeons (ceux qui donnent le meilleur caviar du monde) nagent symboliquement dans la piscine ronde et bleue en face du large escalier du palais. Différentes sortes d’arbres et d’arbustes sont plantés dans ce jardin de 60 000 mètres carrés. Le nom de l’espèce avec une courte description scientifique est indiqué sur une plaquette informative en face de chaque plante.

L’étang Ghoo à Javâherdeh

Le jardin du Palais de marbre est relié depuis quelques années à l’ancien Palais Tadj-ol-Molouk, une des épouses officielles de Rezâ Khan, transformé en Musée de l’ivoire, après un long projet de restauration. ہ noter que ce palais n’a jamais été utilisé par la mère du roi et il n’était même pas encore meublé au moment de la Révolution islamique. Le Musée de l’ivoire de Râmsar est très exceptionnel dans son genre. Il se compose de quelques centaines d’objets en ivoire venus d’Afrique, d’Inde, d’Indochine et de Chine. Il y a aussi des articles comme des manches de couteau, des crosses de pistolet et des cannes faits par des artistes iraniens. Mais les travaux chinois et indiens sont esthétiquement les plus remarquables à cause du raffinement des techniques, la délicatesse et la créativité des dessins et des formes. Certains objets comme par exemple des boules en ivoire, mystérieusement entreposées, sont d’une valeur inestimable. Un musée anthropologique aussi est aménagé à côté du Musée de l’ivoire. Cette collection sélective reflète le mode de vie et l’art folklorique, la littérature orale et les traditions des habitants de Râmsar dans les zones urbaines et rurales. Un ancien hammam aussi a été rénové dans le jardin du Palais de marbre. Ce petit hammam n’était pas destiné au public mais réservé à la famille royale. L’eau de ce complexe des palais et du jardin était alimentée par une source naturelle qui se trouve au même endroit.

 

Route vers du village montagneux de Javâher-Deh

L’ancien hôtel de Râmsar

 

L’emblème de la ville touristique de Râmsar est certainement le bâtiment de l’ancien hôtel qui se trouve à quelque cent mètres du Palais de marbre. On le retrouve sur toutes les cartes postales et les prospectus touristiques de cette ville. L’ancien hôtel de Râmsar est faussement connu chez les Iraniens d’aujourd’hui comme l’ancien palais royal. Mais ce bâtiment, dès le début, était bien un hôtel. Sa construction a commencé en 1928 et s’est achevée en 1933 sous le contrôle personnel du monarque. L’architecture de ce bâtiment de 3 étages suit le style Art Déco, un mouvement artistique très à la mode dans les années 1910-1920. La conception du plan et la réalisation de cet hôtel sont dues à des architectes allemands. [3] ہ cette époque, les Allemands ont construit aussi un pont dans le quartier du bazar de Râmsar sur la rivière Safâroud. La large présence des Allemands dans les projets de Râmsar montre bien l’orientation germanophile de ce roi Pahlavi.

Forêt de Dâlkhâni

La façade blanche de l’hôtel, en contraste parfait avec l’arrière-plan vert de la forêt, est ornée par des décorations en plâtre très minutieuses. Les petits balcons des chambres donnant sur la mer ou sur la montagne sont joliment conçus. Sur le fronton de l’hôtel, quatre bas-reliefs à thème mythique montrent le combat entre un homme contre un taureau et un lion et le combat entre le lion et le taureau.

L’ancien hôtel est également bien connu pour avoir abrité quelques évènements historiques à résonnance internationale. ہ titre d’exemple, c’est dans cet hôtel que les délégations d’une dizaine de pays ont ratifié la Convention de Râmsar sur la protection des zones humides [4]. Aujourd’hui, le bureau principal de cette convention est basé dans la ville de Gland en Suisse. Il y a quelques années, le ministre iranien des Affaires étrangères, Monsieur Zarif, avait eu l’initiative d’organiser une entrevue diplomatique entre les pays de la région à l’hôtel de Râmsar, peut-être pour ranimer les souvenirs oubliés des années splendides de cet hôtel royal.

Plage de Touska-Sara

En 1958, un autre hôtel fut construit à côté de l’ancien. Conçu par des ingénieurs iraniens, messieurs Sam et Firouz Kermâni, cet hôtel de trois étages comprend 150 chambres et suites, deux restaurants, une cafétéria, un SPA, une petite piscine estivale, une salle de jeux vidéo, une salle de gym, un terrain du jeu pour enfants et une grande salle de théâtre et de cinéma. Juste derrière le nouvel hôtel se trouve la station thermale (source d’eau chaude) de Râmsar. Les piscines de cette source sont toujours remplies par une foule de touristes qui y viennent chaque année profiter des bienfaits médicaux de cette eau minérale réchauffée par les énergies géothermiques. Rappelons que les experts mettent parfois en rapport l’existence des sources thermales de Râmsar avec le taux élevé de radioactivité dans certains quartiers de cette ville comme le quartier Tâlesh-Mahalleh. Il y a quelques années, un article scientifique du magazine CNET a annoncé que les habitants de la ville iranienne de Râmsar, de la ville brésilienne de Guarapari, de la ville indienne de Karunagappalli et de la ville chinoise de Zhanjiang étaient les mieux adaptés aux rayons cosmiques et donc aux voyages spatiaux parmi tous les peuples de la terre [5] Ces quatre villes se trouvent au bord de la mer.

ہ part ces deux hôtels historiques de Râmsar, cette ville connait depuis quelques années une grande vague de construction d’hôtels et de résidences de luxe qui accueillent les touristes iraniens et étrangers. Outre ces hôtels officiels, les habitants de Râmsar pendant la saison touristique de l’été et durant les vacances du Nouvel an iranien (au début du printemps), louent leurs maisons aux touristes. Certains investisseurs privés ont également créé quelques Eco-hébergements dans les zones rurales. La mairie a aménagé aussi quelques campings pour les voyageurs qui veulent rester en contact direct avec la nature de Râmsar. Mais ces voyageurs doivent se méfier des moustiques qui ne sont pas du tout aussi hospitaliers que les gentils habitants de cette ville !

 

Bazar traditionnel de Râmsar

Râmsar, le paradis terrestre de Dieu

 

Certains Iraniens affirment que Râmsar est la plus belle ville d’Iran. D’autres attribuent à cette ville le titre de « Bru » des villes iraniennes [6]. Sur le panneau d’entrée de la ville est écrit en gros caractères : "Bienvenue au paradis terrestre de Dieu". L’on peut probablement affirmer qu’en ce qui concerne les paysages naturels, Râmsar est l’une des plus belles villes en Iran, surtout grâce à sa localisation géographique très spéciale. Râmsar a un climat humide et pluvieux. La moyenne des précipitations annuelles de cette ville dépasse largement celle des autres villes d’Iran. La distance entre la mer et la montagne dans certains quartiers de Râmsar est de moins de 500 mètres. C’est pour cette raison que la télécabine de Râmsar est la seule en Iran qui part d’une station balnéaire et se termine sur un sommet élevé qui vous donne une vue plongeante sur la mer Caspienne, sur les toits pentus aux couleurs variées, sur les rizières, sur les champs de thé et sur les jardins d’orangers et de kiwis. Pendant les vacances, cette petite ville verdoyante du nord de l’Iran accueille chaque jour des milliers de touristes iraniens et étrangers. Les non-Iraniens sont plutôt les ressortissants des pays arabes du Proche et du Moyen-Orient où le nom de Râmsar est bien connu. ہ noter que Râmsar est jumelée avec la ville d’Al Wakrah au Qatar. Le charme angélique de cette ville est partagé à l’unanimité par les passionnés du voyage en Iran. La nature de cette cité paradisiaque est tellement magique que de nombreuses riches familles iraniennes ont payé des milliards pour y acheter une villa en bord de mer ou une résidence sur les versants des montagnes d’où ils peuvent avoir un panorama idéal encadré par le bleu du ciel, le vert de la forêt et le blanc de la brume des montages d’Alborz.

Statue de Rostam à l’entrée de Motel Khazar

Dans l’album de photos des couples iraniens et plus récemment sur leurs pages Instagram, l’on peut souvent trouver les traces des souvenirs vécus à Râmsar : une photo prise sur une de ses plages où les parents se baignent et les enfants font des châteaux de sable. Une photo prise dans un de ces villages montagneux (comme Javâher-Deh) où les gens portent des vêtements traditionnels et posent en face des cascades magnifiques ou des huttes rustiques en bois. Une photo prise sur une natte de pique-nique au bord de la rivière Safâroud dans les vallées couvertes par les grands arbres centenaires où l’on entend le chant des oiseaux forestiers. Une photo prise sur la route de la forêt de Dâlkhâni surnommée "Couloir du Paradis" où les touristes, penchés au dehors de leurs voitures, se délassent sous les branches amicales et protectrices des arbres. Une photo prise dans les couloirs bruyants du bazar traditionnel de Râmsar où les étals des vendeurs sont décorés par l’arc-en-ciel des produits alimentaires locaux. Une photo des jeunes filles et garçons qui, suspendus aux cordes de la tyrolienne de Râmsar, glissent comme les Tarzans de l’ère moderne au milieu des forêts et des vallées.

    Notes

    [1Dans les traductions persanophones de ce récit du voyage de Jaubert, toutes les parties du livre sont attribuées à cet envoyé spécial de Napoléon, mais dans la version française de cet ouvrage, il est mentionné que "La note sur le Guilân et le Mâzandarân" est rédigée par le Colonel Trézel, un autre officier de l’armée française. Comme nous l’avons constaté, même dans les sources francophones, les experts prennent la même approche que les traducteurs iraniens en considérant que cette note à propos des deux provinces du nord de l’Iran s’inclut dans l’ensemble du récit de Jaubert, cet article aussi a cité Pierre A. Jaubert comme l’auteur de cet extrait. La version originale de ce récit de voyage est disponible en PDF sur Internet à cette adresse : https://archive.org/details/Travel1805Jaubert/page/n3

    [2Certains historiens considèrent l’aéroport de la ville de Kelârdasht comme le lieu du départ de Mohammad-Rezâ Shâh en 1953 mais il y a de nombreux témoignages de la part des anciens employés de l’aéroport de Râmsar qui confirment que c’est par cet aéroport que le roi Pahlavi quitta l’Iran pour aller à Bagdad et ensuite à Rome.

    [3http://ammi.ir/%D8%A7%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1-%D9%88-%D9%85%D9%82%D8%A7%D9%84%D8%A7%D8%AA/%D9%85%D9%82%D8%A7%D9%84%D8%A7%D8%AA-%D9%85%D8%B9%D9%85%D8%A7%D8%B1%DB%8C-%D9%88-%D8%B4%D9%87%D8%B1%D8%B3%D8%A7%D8%B2%DB%8C/%D9%87%D8%AA%D9%84-%D8%B1%D8%A7%D9%85%D8%B3%D8%B1/, L’article persanophone sur l’histoire de l’ancien hôtel de Râmsar et son architecture, rédigé par monsieur le professeur Dr. Sirous Bâvar, La Fondation des fiertés de l’architecture d’Iran

    [4Le site de la convention de Râmsar résume ainsi la mission de ce traité international : "La Convention sur les zones humides, appelée Convention de Râmsar, est un traité intergouvernemental qui sert de cadre à l’action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources." https://www.Râmsar.org/fr


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