N° 167, octobre 2019

Le Mausolée du Sheikh Safi à Ardebil


Saeid Khânâbâdi


Entrée du sanctuaire du Sheikh Safi al-Din à Ardebil, 1931

“L’ensemble du Khâneqâh et du sanctuaire du Sheikh Safi al-Din à Ardebil possède une valeur universelle exceptionnelle en tant que chef-d’œuvre artistique et architectural, ainsi qu’une représentation exceptionnelle des principes fondamentaux du soufisme. Les langages architecturaux ilkhanide et timouride, influencés par la philosophie soufie, ont créé de nouvelles formes d’espaces et de volumes ainsi que de nouveaux modèles décoratifs. La disposition de l’ensemble est devenue un prototype pour des expressions architecturales innovantes et une référence pour d’autres Khâneqâhs. En tant que sanctuaire d’un maître soufi majeur, le bien est resté sacré en Iran jusqu’à ce jour. Cet ensemble fut construit en tant que petite ville possédant ses bazars, bains publics, places publiques, lieux de culte, maisons et bureaux. C’était le plus grand et le plus complet des Khâneqâh d’Iran, et le sanctuaire soufi le plus important car il abritait aussi la tombe du fondateur de la dynastie safavide. Pour ces raisons, il devint un lieu d’exposition d’œuvres d’art et d’architecture sacrées du XIVe au XVIIIe siècle, ainsi qu’un centre de pèlerinage religieux soufi. Ce lieu de retraite spirituelle soufie utilise les formes architecturales traditionnelles iraniennes. Les constructeurs ont su tirer le meilleur parti de l’espace réduit pour assurer de multiples fonctions, notamment une bibliothèque, une mosquée, une école, un mausolée, une citerne, un hôpital, des cuisines, une boulangerie et quelques bureaux. Le site comprend un passage conduisant au sanctuaire du Sheikh articulé en sept étapes qui reflètent les sept stades du mysticisme soufi, séparées par huit portes qui représentent les huit attitudes du soufisme. Le site comprend également des façades et des intérieurs richement ornementés ainsi qu’une remarquable collection d’objets anciens. Il forme un rare ensemble d’éléments d’architecture islamique médiévale." [1]

C’est par ces mots que l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture décrit le site du Mausolée du Sheikh Safi à Ardebil. En 2010, ce lieu a été placé sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO à la suite d’une requête d’adhésion soumise par l’Organisation Iranienne du Patrimoine culturel, de l’Artisanat et du Tourisme. Cette requête comprenait un dossier de 753 pages présentant différents aspects socioculturels, architecturaux et historiques du Mausolée du Sheikh Safi à Ardebil. Ce complexe est si riche en matière d’art et de culture irano-islamiques que même ce volumineux dossier n’a pas pu refléter l’intégralité de ces valeurs. Le présent article se contente d’aborder les principales particularités de ce trésor touristique de la ville d’Ardebil.

Photos : le Mausolée du Sheikh Safi à Ardebil

Le Sheikh Safieddin Abol-Fath Es’hagh Ardebili (1253-1334) est un des pères fondateurs du soufisme iranien et l’un des plus grands guides spirituels de la lignée des gnostiques musulmans. Sa généalogie remonte jusqu’à l’Imâm Moussâ al-Kâzem, le septième Imâm chiite. Une représentation graphique de l’ascendance du Sheikh figure dans le hall principal du mausolée. De son vivant, il était déjà un leader religieux bien connu en Iran et au-delà des frontières iraniennes, de l’Inde jusqu’à l’Égypte. C’est particulièrement en Anatolie que cet ordre gnostique guidé par le Sheikh et ses successeurs a connu une importante réception. Les documents officiels de l’Administration ottomane citent, à plusieurs reprises, le nom des mouvances qui se déclaraient fidèles à la doctrine religieuse et spirituelle du Sheikh Safi dans toute cette région. Il était contemporain des monarques ilkhanides qui lui vouaient un grand respect ainsi qu’à son célèbre beau-père le Sheikh Zâhed Guilâni, enterré à Lâhidjân. Politiquement engagé, Sheikh Safi se lance dans la formation de disciples soufis qui se consacrent à la création d’une sorte d’ordre confessionnel bien organisé. Les dons, les offrandes et les waghf ont renforcé le pouvoir politique et systématique du réseau des fidèles du Sheikh, bien que ce dernier ait lui-même passé toute sa vie dans un quotidien marqué par le jeûne, la méditation, la veille et la prière nocturne. Le Sheikh Safi établit à Ardebil un khâneqâh (lieu d’ermitage) en vue de transmettre les enseignements du soufisme à ses nombreux disciples dont les petites chambres restent visibles, même de nos jours, autour de la cour du mausolée, après le portail principal. Aujourd’hui, parmi les objets exposés dans la salle des Porcelaines (tchini-khâneh) du Mausolée se trouve un habit en laine (pashmineh) attribué au Sheikh. Porté lors des cérémonies spéciales, cette relique encore bien conservée symbolise cette image du Sheikh en tant que maître enseignant, durant des séances de purification morale, entouré par la foule de ses disciples.
 [2] Ce statut de maître gnostique et cette généalogie chiite sont deux facteurs qui ont largement aidé les arrière-petits-enfants du Sheikh Safi à créer en 1501 le grand empire Safavide, seulement 167 ans après la mort de ce dernier. Une hagiographie intitulée Safwat-os-Safâ consacrée à la vie du Sheikh Safi ainsi qu’à ses paroles, commentaires coraniques et miracles, est rédigée par Ibn Bazzaz Ardebili en 1358. Ce livre a été révisé en 1542 sous le règne du roi Tahmasb Ier qui voulait utiliser l’héritage religieux du Sheikh pour renforcer la légitimité politique et spirituelle de la dynastie safavide (1501-1736). [3]

Même de nos jours, le Sheikh Safi a gardé son auréole religieuse d’Imâmzâdeh vénérable auprès des habitants locaux. Aujourd’hui, les Iraniens religieux et les passionnés de gnose y effectuent encore des rituels du pèlerinage. Ils font leurs ablutions avant d’entrer dans ce mausolée sacré et y font des prières.

Après le décès du Sheikh en 1334, son fils et héritier [4] Sadreddin Moussâ érige un mausolée sur la tombe de son père enterré, d’après son souhait, dans sa propre maison et là où il faisait la prière, juste à proximité de son Khâneqâh. Dès le XIVème siècle, ce site devient un sanctuaire sacré pour des milliers de disciples soufis. Sous le règne des rois safavides, ce mausolée revêt une importance politique et idéologique croissante et s’impose comme un sanctuaire officiel, surtout grâce à l’enterrement du roi Ismaël Ier (1487-1524) le fondateur de la dynastie safavide, en son sein. La famille royale et les nobles apportaient des offrandes à ce sanctuaire (or, argent, legs de terrains…) comme signe du respect. Le mausolée du Sheikh Safi était également le sujet de débats religieux et même de superstitions. Certains croyaient à l’époque que le plan avait été inspiré à son architecte à travers un rêve ou une extase spirituelle. L’Allemand Adam Olearius, qui a visité ce sanctuaire sous le règne de Shâh Safi (1611-1642), fait allusion dans ses mémoires à ces croyances populaires à propos du mausolée.

Situé initialement au centre d’un vaste jardin, le mausolée sera rénové par les rois safavides durant les XVIe et XVIIe siècles. Les projets majeurs datent plutôt de l’époque de Shâh Tahmasb (1514-1576) et de Shâh Abbâs (1571-1629). Les expansions réalisées par le roi Tahmasb au niveau du mausolée du Sheikh Safi sont citées dans les œuvres d’Abdi Beg Shirâzi, historien et poète panégyrique de la cour de ce roi safavide. Hassan Beg Rumlu (né en 1530) et Ghazi Ahmad Qomi (né en 1536) furent aussi parmi les premiers qui ont laissé des commentaires sur les caractéristiques architecturales et métaphysiques de ce mausolée. Les rénovations réalisées à l’époque de Shâh Abbâs sont décrites dans les ouvrages de Jalâloddine Yazdi, savant et astrologue officiel de ce puissant monarque safavide.
 [5]

Aujourd’hui, une tour cylindrique de 17,5 mètres se dresse sur la tombe du Sheikh. Cette tour fut construite sous le règne de Shâh Tahmâsb par l’architecte Awz ibn Mohammad de Marâgheh, dont le nom est mentionné dans les décorations des carreaux. Cette tour est souvent appelée « Dôme d’Allah Allah », du fait de ses décorations où figurent le mot Allah, répété 132 fois en calligraphie coufique [6], à travers une composition géométrique de briques en faïence bleu turquoise. À noter que le terme Allah est un mot-clé dans l’ordre des soufis qui, lors de leurs cérémonies, prononcent des milliers de fois ce mot en vue de se mettre dans un état d’extase gnostique. [7] La tour du mausolée s’ouvrait vers la cour extérieure par une petite porte orientée en direction de La Mecque. Les bordures de cette porte sont délicatement ornées comme un mihrab dans la mosquée. Cette porte est fermée aujourd’hui, mais les visiteurs ont quand-même accès à la tombe par une porte intérieure via le hall principal. Vue de l’intérieur, cette tour cylindrique apparaît dans une forme octogonale. Les fresques d’intérieur sont décorées par des ornements en plâtre ainsi que par une technique particulière de peinture sur canevas. Malheureusement, les guides touristiques sur place présentent souvent la couverture de ces murs aux visiteurs comme étant l’un des premiers exemples de la pratique du papier peint en Iran, idée qui néanmoins est fausse étant donné la différence fondamentale entre la technique du papier peint et cet art de la peinture sur canevas, beaucoup plus complexe, noble et authentique. Le mausolée de Sheikh Safi présente également des exemples parfaits de la calligraphie classique iranienne. De grands maîtres comme Mir Emâd, Mir Ghavâmoddin, Mohammad Esmâeil, Ali Rezâ Abbâssi y ont réalisé des travaux remarquables en utilisant différents styles calligraphiques. La tombe du Sheikh à l’intérieur de la tour est recouverte par un coffre en bois minutieusement décoré avec des ornements de Monabbat [8] et de Khatam [9]. À côté de la tombe du Sheikh, se trouvent aussi trois tombes : celle du fils et de l’arrière-petit-fils de Sheikh Safi, ainsi que la tombe de Sheikh Heydar, le père du roi Ismaël le Safavide. Dans une autre salle du mausolée nommée Haram-Sara et à laquelle on peut avoir accès par des corridors étroits, se trouvent les tombes de plusieurs femmes du clan Safavide. À côté de cet endroit, une petite salle est utilisée par les visiteurs pratiquants comme salle de prière, ce qui nous rappelle encore la fonction religieuse de ce site.

Néanmoins, d’un point de vue historique, la personnalité la plus emblématique enterrée au mausolée du Sheikh est sans doute le fondateur de la dynastie safavide. Shâh Esmâïl Ier est enterré à quelques pas de la tombe de Sheikh Safi, dans une salle indépendante recouverte par un dôme plus petit. D’après certaines versions, le coffre en bois de la tombe de ce roi aurait été offert par le roi indien Shâh Homâyoun, de la dynastie des Grands Mongols [10]. La mère de Shâh Esmâïl Ier repose également dans ce mausolée. L’importance historique de la mère de ce roi réside dans ses origines chrétiennes et européennes. Halima Beygom - ou Marthe d’après son vrai nom - est la petite-fille de Jean IV, Empereur grec de Trébizonde. Sa mère est Théodora, fille de l’empereur, qui épousa Uzun Hassan, roi de la dynastie turkmène iranienne des Agh Ghuyunlu (ou « Moutons Blancs »). Marthe (née en 1460 à Diyarbakir en Anatolie) était de religion chrétienne, mais elle se convertit à l’islam avant d’épouser Sheikh Heydar, père de Shâh Ismaël. La façon dont elle a été mise en terre ainsi que le fait que sa tombe soit dirigée vers La Mecque attestent de sa foi islamique lors de sa mort. Sa tombe était initialement couverte par un mausolée mais à la suite des rénovations réalisées à l’époque pahlavi, la tombe de Halima Beygom se trouve aujourd’hui dans la cour du mausolée, juste au pied du dôme Allah Allah.

Outre le dôme d’Allah Allah, le roi Shâh Tahmâsb a également ordonné la réalisation du hall principal du mausolée actuel, connu sous le nom de « Ghandil-Khâneh » (La Maison des Torches). Cette salle, de forme rectangulaire et d’une architecture remarquable, à deux étages, est l’une des belles constructions de l’époque safavide. Mais ce qui a rendu célèbre Ghandil-Khâneh est surtout la paire de tapis persans qui les orne, fabriquée au XVIe siècle : Maghsoud Kâshâni ainsi qu’une équipe de tapissiers tissent en 1539 ces deux tapis comportant 33 millions de nœuds pour cette salle. Le motif central des tapis reflétait exactement celui de la décoration du plafond du hall en utilisant des couleurs dorées. Cette paire de tapis a été endommagée lors d’un tremblement de terre survenu à Ardebil à l’époque qâdjâre. Au milieu du XIXe siècle, une société britannique achète les tapis et les envoie en Angleterre. Aujourd’hui, l’un de ces tapis, le plus grand, est exposé au musée Victoria and Albert de Londres. Et un autre, raccourci après une restauration, se trouve au Museum of Art de Los Angles. Grâce à la motivation d’une équipe d’artistes de la province d’Ardebil, une reproduction fidèle de ce tapis persan en taille réelle a été fabriquée et est aujourd’hui exposée dans le mausolée. Les motifs très élégants de ce tapis reflètent les dessins de la vue intérieure du dôme de la mosquée Lotfollâh d’Ispahan, représentant le plumage du paon.

Une autre partie spécifique du mausolée est la salle des porcelaines. Shâh Abbâs le Grand, qui faisait régulièrement des pèlerinages en ce lieu sacré des Safavides, demande à Sheikh Bahâï, son ingénieur favori d’origine libanaise, de lui construire une « maison de porcelaines » (tchini-khâneh) sur le modèle des palais d’Ispahan. L’objectif était d’exposer les porcelaines que le monarque safavide avait reçues de l’Empereur de Chine. Ces vaisselles avaient été spécialement confectionnées pour ce roi safavide, et on trouve son nom sur ces vases et plats. La décoration intérieure de ce bâtiment et ses étagères en plâtre rappelle celle de la Salle de musique du palais Ali Ghâpou d’Ispahan. À première vue, ces deux travaux décoratifs nous paraissent similaires : mêmes formes géométriques, même effet acoustique. Mais avec un regard plus attentif, on peut discerner la singularité de la salle des porcelaines d’Ardebil. Par exemple, les formes qui ressemblent à l’instrument de musique appelé « tar » sont un encadrement en vue de loger des pots de porcelaine de longue taille. À noter que ce quartier d’Ardebil où se trouve le mausolée du Sheikh Safi est connu sous le nom de « place Ali Ghâpou », qui en turc veut dire « Porte sublime ». Cette désignation nous rappelle encore la forte rivalité qui existait entre les Safavides et les Sultans Ottomans - rivalité qui ne s’accompagnait pas nécessairement d’une hostilité, mais qui au contraire s’exprimait parfois par une admiration mutuelle.

La majorité de ces porcelaines de haute valeur fut confisquée durant les guerres irano-russes de l’époque qâdjâre par les envahisseurs tsaristes. Une grande partie est conservée au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg. À part ces porcelaines, les Russes ont également pillé la grande bibliothèque de ce mausolée, dont la majeure partie des ouvrages est aujourd’hui conservée à la Bibliothèque Nationale de Russie à Saint-Pétersbourg, sous le nom de « Collection Dorn ». Pourtant, les objets en porcelaine qui restent encore dans la salle de Tchini-Khâneh reflètent bien la beauté initiale de cette maison de porcelaines.

complexe du mausolée du Sheikh Safi à Ardebil

En bref, le complexe du mausolée du Sheikh Safi à Ardebil met en scène une partie glorieuse de l’histoire iranienne, le retour de l’Iran vers son hégémonie dans la région au temps des rois Safavides qui redonnent à la Perse son statut de puissance mondiale. Le mausolée du Sheikh Safi a ainsi été témoin de nombreux évènements historiques. Les descriptions élogieuses faites par les voyageurs européens à propos de ce Mausolée montrent le statut privilégié dont jouissait ce site durant les siècles passés. Mais ce mausolée a aussi été marqué par des faits douloureux de l’histoire du pays. Outre les traces du pillage des soldats tsaristes pendant les guerres irano-russes du début du XIXe siècle, le Cimetière des Martyrs de la bataille de Tchâldorân (1514), qui se trouve dans la cour arrière du Mausolée, est la représentation d’un de ces volets tragiques dont témoigne le Mausolée du Sheikh Safi. Les pierres tombales de ce cimetière sont d’une valeur historique incontestable. Malheureusement, cette zone du complexe n’a pas été incluse dans le dossier de classification au Patrimoine mondial. Non protégée, cette section se trouve actuellement dans de mauvaises conditions d’entretien et de conservation. Beaucoup de pierres tombales ont été volées ou endommagées. Seules quelques-unes, celles des généraux et chefs safavides les plus connus, ont été identifiées, sauvées et mises provisoirement à l’abri. Cette partie de la cour du mausolée nécessite une attention urgente de la part de l’Organisation Iranienne du Patrimoine Culturel pour être protégée et classifiée dans une mise à jour du dossier à l’UNESCO. Au cours de leurs visites de contrôle sur le site, les experts de cette organisation internationale ont accepté cette possibilité de modification. Tant mieux, car l’état de conservation actuellement désastreux de ce cimetière contraste avec le sacrifice patriotique de ces soldats qui ont défendu l’identité nationale et religieuse de l’Iran dans un moment très délicat de l’histoire du pays. Sans aucun doute, la bravoure et l’héroïsme de ses martyrs éternels de la patrie ne doivent laisser aucune place pour la moindre négligence de la part des autorités de la République Islamique.

Notes

[2Soulignons que le mot "souf" en arabe veut dire « laine ». Néanmoins, plusieurs interprétations ont été présentées par les experts comme étant l’origine du mot tassavvof et soufisme.

[4L’un des changements que le Sheikh Safi a exercés dans la tradition gnostique concerne cette nomination de son fils en tant que futur guide de l’ordre des Soufis. Cette transmission du leadership spirituel de père en fils a préparé le terrain pour la création de la dynastie safavide, qui a largement bénéficié de la fidélité spirituelle des disciples de l’ordre du Sheikh Safi.

[5Rizvi Kishwar, The Safavid Dynastic Shrine, I. B. Tauris, British Institute of Persian Studies, London, 2011

[6La création du style calligraphique coufique est attribuée à Ali Ibn Abi Tâleb, le premier Imâm chiite.

[7Safavi Hasti, "A hermeneutic approach to the tomb tower of Sheikh Safi-al-Din Ardebili’s shrine ensemble and Khanqah", University of London, 2016, http://sheikh-safialdin.com/hermeneutic-approach-tomb-tower-sheikh-safi-al-din-Ardebilis-shrine-ensemble-khanqah/

[8Une sorte de sculpture sur bois qui illustre plutôt des dessins comme des formes géométriques, des figures de la nature, des fleurs, des branches et des feuilles. Contrairement aux pays européens, les figures humaines et les anges ne sont pas beaucoup représentés dans l’art de la sculpture sur bois iranien.

[9Un artisanat originaire de Shirâz consistant à couvrir une surface par une couverture issue d’un long mécanisme de polissage et de la coupure de barres très fines de bois, d’os et d’étain, assemblées grâce à une colle naturelle.

[10En 1544, durant son exil, l’Empereur Homâyoun vint à Ardebil et visita le mausolée du Sheikh Safi en compagnie du roi Tahmâsb.


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