N° 75, février 2012

C’est mon rêve, je l’invente


Leylâ Ghafouri Gharavi


Lors du jour, lors de la nuit,

Lors des moments les plus tristes de ma vie,

Il est là, tout proche de moi ;

Il me regarde, il me guette.

Il est gris, il est morne.

Il est triste, son chagrin est sans bornes.

Il me regarde, il pleure.

Je le sens, je le veux.

Je le cherche de tout mon cœur.

Il le sait, il le sent.

Je sais qu’il me sent !

Il est l’ombre, il est l’envie,

Il est le désir de toute ma vie.

Je veux qu’il soit là,

J’ai besoin de lui : je le chante.

Je suis triste : je l’invente.

Je le peins dans mon âme,

Le tableau est triste au couleur de mon drame.

Je pleure, il pleure sans se soucier du parfum coloré des fleurs.

Lors du jour, lors de la nuit,

Lors des moments les plus gais de ma vie,

Il est là, tout proche de moi,

Il me regarde, il me guette.

Il est rose, il est beau,

Il me regarde, il rit.

Je le sens, je lui souris.

Je suis hors de moi, je dépasse les lois.

Il détruit les barrières à l’intérieur de soi.

Je m’envole,

Il s’envole.

Je l’emmène dans les cieux,

Il me suit sans se soucier du châtiment des dieux.

J’ai besoin de lui : je le chante.

Je le compose, je l’invente.

Je l’efface, je le retrace.

Il est l’ombre, il est l’envie,

Il est le désir de toute ma vie.

Il est grand, il est nain,

Il est vide, il est plein.

Il est blanc, il est coloré,

Il est pâle, il est doré.

Il est le feu, il est l’eau,

Il est vrai, il est faux.

Il est là : je l’invente.

C’est mon rêve : je le chante.


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