N° 88, mars 2013

Un été à l’université internationale Imam Khomeiny de Qazvin


Alexandre Sudron, Anna Lewin, Guy Devinoy, Hossein Bonaud


Nous sommes trois étudiants en persan à l’Institut national des Langues et Civilisations Orientales (INaLCO) à Paris, en dernière année de Licence et nous sommes toujours à l’affut de possibilités d’aller étudier en Iran. Celles-ci sont réduites : un institut privé à Téhéran a tardé à nous répondre derrière les lourdeurs administratives, mais c’est surtout le contexte international qui rend les échanges officiels entre les universités compliqués, voire impossibles et dont nous sommes finalement victimes en tant qu’étudiants. L’université internationale Imam Khomeiny de Qazvin, à travers le Ministère de la recherche des sciences et de la technologie, propose cette année à des étudiants étrangers, un stage de langue pendant un mois, aux mois de juillet et d’août. Aussi, nous faisons le maximum pour remplir nos dossiers correctement et ne pas laisser passer cette chance, les places étant limitées. Nous postulons à la session du mois d’août, nos dossiers précisent, entre autres, nos souhaits d’étude sur place, centres d’intérêt et niveau. Nous joignons les lettres de recommandations de nos professeurs : M. le Professeur Christophe Balaے et M. Pierre Mazahéri.

Entrée de l’université internationale Imam Khomeiny de Qazvin

Le dossier d’inscription et les modalités de participation sont rédigés en persan. Heureusement, nos professeurs nous proposent leur aide, tout comme le Centre culturel iranien à Paris, avec MM. Bahramgiri et Vakili, qui s’occupent de transmettre le dossier complet à l’université en Iran. Celle-ci prend en charge tous les frais, sauf nos billets d’avion, et il faudra se plier au règlement interne. Une fois déposée, début juillet, la réponse nous parvient rapidement ; une dizaine de jours après, elle est positive et nous commençons les préparatifs pour le départ, toujours avec le concours des responsables du Centre culturel, qui facilitent les démarches pour l’obtention de nos visas à l’ambassade. Pour le reste, nous verrons à notre arrivée.

Nous connaissons tous bien l’Iran pour nous y être rendus à plusieurs reprises. Alexandre et Anna ont déjà étudié à Téhéran. L’idée d’y séjourner un mois pour y étudier la langue, que nous apprenons à Paris dans le splendide nouveau bâtiment des « Langues’O » nous réjouit. Cela constitue une véritable immersion, au grand dam de nos amis qui passent plus paisiblement leurs vacances au bord de la mer ou à l’étranger, destinations plus classiques. Difficile d’être convaincants, mais nous sommes convaincus, et c’est l’essentiel. Déterminés à progresser, apprendre des choses nouvelles et vivre une expérience unique.

Après une escale à Istanbul, notre avion se pose à Téhéran au milieu de la nuit. C’est d’ailleurs le cas de la majorité des avions des compagnies étrangères, ce qui confère à l’aéroport Imam Khomeiny une ambiance nocturne animée. Après les formalités, nous sommes accueillis par un représentant de l’université, qui nous réunit dans un minibus avec d’autres étudiants, arrivés par d’autres vols : il y a là un Italien et une Italienne, deux Algériennes, un Russe, deux Ukrainiens et une Ukrainienne. Le jour se lève et nous somnolons dans le minibus qui nous conduit vers Qazvin, parfois réveillés en sursaut par les dos d’âne qui s’avèrent être les seuls signaux de circulation que les Iraniens ne peuvent pas faire semblant d’ignorer.

A notre arrivée, nous sommes séparés garçons et filles, et répartis par chambrées de quatre dans des dortoirs avec lits superposés. Les cours doivent commencer le lendemain, et presque tous les étudiants sont arrivés. Notre chambrée avec Alexandre comprend aussi l’Ukrainien et l’Italien aperçus dans le minibus. Anna, de son coté, partage sa chambre avec l’Italienne, une Ukrainienne et une Bangladeshi. Les garçons sont mieux lotis que les filles : chaque chambrée du dortoir dispose d’une salle de bains et d’une cuisine, tandis que les filles doivent se partager salle de bain et cuisine. Nous sommes donc bien installés. Le dortoir dispose par ailleurs d’un accès Internet bien utile puisque les étudiants ont été encouragés à apporter leurs ordinateurs personnels. Nous profitons de cette journée avant le début des cours pour rencontrer d’autres étudiants, changer de l’argent et acheter une carte SIM.

Hosseyn, Guy, Vakili Fard, Alex et Anna

Le lendemain, le bus nous conduit du dortoir à l’université. Dans l’amphithéâtre où nous sommes accueillis par le directeur pédagogique, M. Vakili-Fard, le responsable du séjour M. Alidjâni, et les professeurs. Nous prenons conscience du caractère officiel du séjour : nous nous levons tous pour l’hymne national, puis une succession de discours en persan nous présentent l’université et nous précisent le déroulement du mois à venir. Les cours, les visites programmées, le respect des uns des autres et du règlement intérieur, l’obligation de rentrer au dortoir avant 21h30 pour les filles et 22h30 pour les garçons, sont parmi les points évoqués, mais les regards qui s’échangent dans l’auditoire laissent soupçonner que la compréhension n’est pas au rendez-vous pour tout le monde.

Tous réunis pour la première fois, nous sommes donc une centaine d’étudiants avec une légère majorité de filles. Avec un peu de recul, les Géorgiens forment la nationalité la plus représentée, d’ailleurs les seuls à avoir apporté deux grands drapeaux de leur pays, suivis de près par les Bangladeshis, les Indiens et les Turcs, ainsi qu’un petit groupe de Polonais. Nous faisons la connaissance de Hosseyn, un quatrième Français, professeur au Centre Culturel Iranien à Paris, parlant couramment le persan et venu à l’université pour comparer les méthodes d’enseignement de la langue. On compte également des étudiants du Kirghizstan, Tadjikistan, Bulgarie, Lituanie, Serbie, Syrie, Arménie et Allemagne. Nous formons un groupe très hétéroclite de 19 à 60 ans, réunis pour l’apprentissage de la langue et de la culture persanes. L’université de Qazvin tire aussi sa réputation de la formation d’étudiants étrangers sur des cycles plus longs d’études qui attirent d’autres nationalités. C’est pour cela que nous croisons parfois Chinois et Coréens sur le campus.

Un examen, sous forme de QCM, permet de nous répartir par niveaux, et six groupes sont constitués. Nous sommes fiers d’Anna qui obtient après Hosseyn la deuxième meilleure note. Nous enchaînons des cours de grammaire, de littérature, d’histoire, de compréhension orale, de calligraphie, et, pour les niveaux avancés, de philosophie islamique ou encore d’histoire de la Révolution. Les cours ont lieu exclusivement en persan, et l’acclimatation vient vite, car nos professeurs n’hésitent pas à répéter parfois, plus simplement, ce qu’ils expriment un peu trop rapidement pour nous. Au delà de notre niveau, les groupes reflètent notre diversité géographique et nous « parlons » tous persan, avec des accents bien différents.

Les enseignants sont nombreux, amicaux et disponibles. La pédagogie du cursus s’articule autour d’un manuel distribué à chaque étudiant durant les premiers cours. A titre d’exemple, on y trouve des exercices répondant à des points de grammaire, des textes en persan servant de support à des cours, ou encore une partie sur les expressions en persan qui sont expliquées en persan. Les enseignants cherchent à faire comprendre leurs cours ou expliquer du vocabulaire incompris par des reprises nombreuses. Ils ne souhaitent pas perdre d’étudiants en route, et comprennent bien les différences de niveau et de compétences. Quand le vocabulaire est compris, ils nous demandent souvent des synonymes. Cependant, nous avons très peu de devoirs pour les séances suivantes. Au fur et à mesure des jours, les enseignants changent trop souvent et il n’y a que peu de suivi d’un cours à l’autre. Cela influe négativement sur l’intérêt et le sérieux des élèves. L’examen terminal s’avère être le même QCM que celui du début et certains étudiants y obtiennent une note inférieure. Nous regrettons de ne pas avoir compris nos erreurs. Au final, le manque d’organisation général des cours n’a pas permis le suivi et la réalisation des objectifs initiaux, malgré les moyens initiaux importants. Les sorties rendent aussi le programme chargé, et la progression s’opère par le contact quotidien à un univers persanophone.

Nous avons cours tous les matins à partir de 8h30 et jusqu’à 15h, entrecoupés de deux poses : une pose thé pendant la matinée, et pour le déjeuner que nous prenons tous ensemble dans un réfectoire.

Des bus nous ramènent aux dortoirs après les cours. Entre étudiants, la communication s’établit vite : entre Européens, nous parlons beaucoup en anglais, parfois en persan, tandis qu’avec les Géorgiens, Turcs, Indiens et Bangladeshis, nous échangeons uniquement en persan. Nos premiers échanges avec les étudiants indiens et bangladeshis réservent quelques surprises, ceux-ci n’hésitant pas à interrompre pendant les cours les professeurs ou la lecture d’un étudiant, à mettre leur musique sur leurs téléphones portables dans le bus, à s’imposer sur des photos de groupe. A notre amusement du début, succède bien vite notre exaspération. La rencontre des cultures ne se fait pas toujours sans étincelles.

Avec les autres étudiants, nous apprenons vite à nous connaître, les motivations de chacun pour étudier la langue persane sont diverses. Rostam, Tadjik, plus proche de nous de cette culture, et grand admirateur de Ferdowsi (auteur persan du Xème siècle), Federico, Italien, passionné de langues anciennes, Aleksey, Russe, tout juste vingt ans, étudiant en journalisme et centré sur le Moyen-Orient. Il y a ceux ou celles en couple avec un(e) Iranien (e), des Bulgares qui se sont retrouvées à étudier le persan pour avoir une chance d’entrer à l’université de Sofia, de futures diplomates vénézuéliennes, des professeurs d’université indiens et bangladeshis qui, à notre grande surprise, font preuve d’une maîtrise toute relative de la langue qu’ils enseignent. Nous allons d’une nationalité à l’autre, en apprenant à nous connaître à travers le persan et l’intérêt pour l’Iran comme dénominateur commun, sachant que les nationalités se regroupent souvent au réfectoire, après les cours ou lors de sorties.

Justement, nous effectuons nos premières sorties les après midi à Qazvin, peu animé car le ramadan se terminera dans une dizaine de jours après notre arrivée.

Seul ou par petits groupes, en fonction des affinités de chacun, ou dans le cadre de sorties organisées par l’université, nous découvrons les centres d’intérêts de la ville : le bazar, dont une nouvelle partie superbement restaurée, une petite église arménienne, un ancien réservoir, un palais safavide, dernier vestige de cette période glorieuse, où Qazvin était la capitale de la Perse. Le parc de la ville, avec ses pelouses toujours bien arrosées et entretenues, et ses bancs à bascule, fait toujours l’objet de haltes, au cours desquelles nous discutons avec les habitants, en mangeant des pâtisseries, en buvant un jus de grenade ou en dégustant les fruits de saison que l’on ne trouve qu’ici, comme les zoghâl akhteh, sortes de canneberges qui se dégustent très froides, idéalement à peine décongelées avec un peu de sel. Une partie de ce que nous aimons de l’Iran se trouve dans l’ambiance de ce parc et ceux que nous verrons plus tard dans d’autres villes.

Nous profitons du premier week-end pour partir à Mashhad après avoir obtenu l’autorisation de l’université. Hosseyn nous a promis qu’une fois sur place, après plus de quatorze heures de bus de nuit, il nous ferait découvrir l’intérieur du sanctuaire. Le caractère religieux de l’Iran s’impose à nous à l’heure de la prière dans le sanctuaire. Nous sommes à cet endroit le jour de l’Eid qui marque la fin du ramadan, l’esplanade principale du sanctuaire est noire de monde et nous apercevons dans la salle du tombeau de l’Imâm Rezâ, les gens qui pleurent et soulèvent à bout de bras de jeunes enfants, pour leur permettre de toucher les parois de la cage d’argent enserrant le tombeau où l’Imâm Rezâ repose en paix. Cette atmosphère est typique des lieux saints chiites. La résonance des clameurs et les pleurs de la foule nous saisissent. Nous profitons aussi de ce séjour pour visiter le mausolée de Ferdowsi avec Rostam qui nous a accompagnés.

De retour à Qazvin, la fatigue accumulée du voyage sur une période si courte, n’entame pas notre volonté de partir à la découverte d’autres endroits. L’université nous en donne l’occasion et nous emmène tous passer deux jours et demi à Ispahan. L’annonce de ce voyage avait instantanément suscité les applaudissements de tous les étudiants lors de la cérémonie d’ouverture. De Caracas à Dacca, Ispahan occupe une place à part dans l’esprit des gens. Si l’on associe facilement Téhéran à l’image de l’Iran de l’actualité, Ispahan conserve toute la magie de la Perse incarnée par la beauté de la grande place Naqsh-e Jahân, de ses mosquées, de ses ponts et ce malgré la déception de découvrir que l’eau n’y coule plus dessous. Le programme est serré, tant il y a de choses à découvrir, ou redécouvrir pour certains. Les pauses ne sont consacrées qu’à manger des fâloudeh, glaces à base de vermicelles de riz, arrosé de jus de citron, l’une des spécialités locales, ou la traditionnelle crème glacée au safran. Nous sommes logés à l’université, qui surplombe la ville et dont l’immense baie vitrée du réfectoire, donnant sur des jardins, offre un beau point de vue sur la ville.

Retourner à Qazvin, après avoir été à Ispahan, doit s’accompagner de nouveaux projets. Toujours avec l’accord de l’université, et pendant un week-end, nous partons avec d’autres étudiants à Hamadan. L’occasion de voir que les Iraniens voyagent beaucoup. Avec difficulté, et sur un coup de chance, nous trouvons des chambres d’hôtel, car ils sont tous complets. Des centaines de tentes sont dressées dans les allées du parc, car des panneaux rappellent qu’il est interdit de les planter sur les pelouses. Les tombes de Bâbâ Tâher, poète mystique iranien du XIe siècle, et du fameux Avicenne, philosophe et médecin du Xème siècle, grouillent de monde. Foule également à Ganjeh, en montagne au dessus de la ville où nous pique-niquons. L’endroit vaut tout autant pour l’ambiance familiale qui y règne, au bord d’une cascade, que les écritures millénaires gravées dans la roche. Contraste quand le gardien des tombeaux d’Esther et de Mordechai nous demande sèchement de repasser après le thé. Nous visitons finalement, dans une atmosphère sereine, cet antique sanctuaire juif, autour duquel gravite une petite communauté hébraïque, dont il ne reste que trois familles.

Dans le minibus que nous avons loué depuis Qazvin, et qui nous y ramène, nous faisons les comptes, en touchant du doigt une réalité économique de l’Iran. Nous sommes neuf et le trajet aller retour, ainsi que la journée sur place à Ganjeh, nous revient à l’équivalent de 10 euros par personne. Nous sommes toujours tous surpris par les prix que n’aident pas la conversion qui s’impose entre ceux annoncés en tomans et billets libellés en rials.

L’université nous propose aussi de passer deux après-midi à Téhéran après les cours : la première est consacrée à l’achat de livres dans des librairies face à l’université de Téhéran, où nous n’avons que l’embarras du choix. Nous faisons tous le « plein » : dictionnaires pour les uns, romans pour les autres, notre ami tadjik achète une édition intégrale en plusieurs volumes du Shâhnâmeh de Ferdowsi qu’il peine à porter, les Bangladeshis s’orientent vers des livres plus religieux. La seconde après-midi est consacrée à la visite de la résidence de l’Ayatollah Khomeiny à Jamârân, au nord de Téhéran, attenante à la mosquée où il prononça la majorité de ses discours : un fauteuil recouvert d’un drap blanc, un micro, un bouquet de fleurs artificielles, un fond bleu. En bas, un immense portrait. L’endroit est simple, tout comme sa résidence privée, un peu à l’écart, qui se résume en une pièce. Sous la mosquée, un musée, avec des photos, retrace les moments forts de sa vie. Le dîner, que nous partageons tous ensemble, nous montre l’autre visage de Téhéran. Dans un restaurant chic, à l’occidentale, sur l’avenue Vali-Asr, nous mangeons des pizzas et des lasagnes, qui nous changent du riz quotidien, qui génère de plus en plus de plaisanteries. Le restaurant se situe près d’un magasin de tapis, dont quelques uns sont suspendus aux vitrines : notre pouvoir d’achat retrouve ses limites. Le tapis en soie qui attire nos regards affiche un prix avec beaucoup de zéros et en dollars, 155 000 pour être précis, on repassera.

Notre groupe à Jamârân

L’occasion nous est aussi donnée d’aller à Téhéran par nous mêmes, les après midis où nous n’avons pas cours. De ses déplacements en taxi lors de ces virées, ressortent plein d’anecdotes amusantes. A la sempiternelle question « d’où venez-vous ? », nous ne répondons jamais directement, mais laissons faire la perspicacité du chauffeur. Nous nous retrouvons plus souvent Allemands, Russes, voire Syriens que Français. On s’interroge aussi sur notre présence en Iran. Certains, étonnés par notre niveau de persan, pensent que nous sommes envoyés par notre gouvernement : s’ils savaient que notre gouvernement nous dissuade justement d’aller en Iran. On discute de tout, de nos pays, de l’Iran… Le règlement de la course se fait toujours dans la bonne humeur et les félicitations renouvelées pour notre persan, qui reste de toute façon à améliorer.

Nous sommes installés dans un rythme de cours et de sorties qu’aucun imprévu ne vient troubler, mais le temps passe et nous rapproche de la fin du stage. Une exposition temporaire présente dans les allées de l’université des caricatures portant sur l’Occident et les révolutions arabes. Les dessins présentés sont subtils, à l’opposé des clichés trop souvent véhiculés.

Notre dernière sortie se limite à une journée. Nous sommes tous intéressés par découvrir ou redécouvrir les bords de la mer Caspienne. Nous trouvons un bus pour rallier Rasht. Les prévisions météorologiques ne se trompent pas et nous sommes accueillis par la pluie. Un ami iranien nous invite chez lui. Nous parlons autour d’un thé et de pâtisseries, avec sa famille, du cursus de l’université de Qazvin. Rapidement, nous prenons la route pour manger dans un restaurant traditionnel guilaki. Un repas délicieux nous attend. Nous commandons un peu toutes les spécialités de la carte pour la tablée : en entrée, du mirzâ qâssemi (aubergines, œufs, oignons et tomates, plat très relevé), puis des œufs de poisson fumés, du riz aux fèves et du poisson frais à toutes les sauces, l’ensemble dans une ambiance musicale qui nous sera également facturée. La pluie ayant cessé, nous pouvons profiter de la plage près de Bandar-e Anzali. Certains se baignent sous le regard attentif de maîtres nageurs au look digne de Miami Beach. Le retour est laborieux. Nous nous entassons dans deux taxis qui roulent au gaz naturel et peinent dans les montées, qui nous ramènent vers le dortoir. Il est 22h30 passées quand nous parvenons à Qazvin, mais nos gardiens sont compréhensifs, nous les avions prévenus.

L’examen final est suivi par la cérémonie de clôture dans l’amphithéâtre qui nous avait accueillis. Chacun se voit remettre un diplôme, et pour ceux qui ont obtenu, dans chaque groupe, une note en nette amélioration par rapport à l’examen initial, des livres. Certains étudiants remercient publiquement les professeurs et la direction de l’université pour le bon déroulement de ce stage. Les étudiants indiens et bangladeshis défilent à la tribune pour déclamer des poèmes probablement en persan. Nous sommes tous un peu troublés à l’idée que cette histoire va s’arrêter. Il y a les photos, les adresses e-mails, les réseaux sociaux, qui nous permettent de rester en contact, mais rien ne remplacera cette expérience vécue tous ensemble en Iran, à Qazvin, en cet été 2012.


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3 Messages

  • Bonjour,
    j’envisage de passer une dizaine de jours à Teheran en dehors des visites touristiques programmées et je cherche une étudiant s’exprimant en Français susceptible d’être notre guide.... et notre chauffeur.
    Auriez vous des contacts susceptibles d’accepter ce travail pendant une semaine ?

    merci de vos réponses

    D CHL

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  • السلام عليكم ورحمة الله وبركاته
    فضيلة المدير يسرني أن أقدم إلى فضيلتكم هذه المعروضة لأخبركم بأني لي رغبة في مواصلة
    دراستي في جامعتكم وتفقدني القدرة المادية لذا توجهت إليكم لتساعدني بمنحة دراسية ،والله في عون العبد
    ماكان العبد في عون أخيه .
    وأخيرا أرجومنكم قبول طلبي وأسأل الله لي ولكم التوفق والسداد،
    والسلام عليكم ورحمة الله وبركاته

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  • Un été à l’université internationale Imam Khomeiny de Qazvin 11 septembre 13:29, par mamodaly farhana

    salamun alaykum

    après mes études de bac ici en france, j’aimerai poursuivre mes études en Iran
    est ce que vous pouvez m’accueillir dans votre université sachant que le veux faire des études de médecine ?

    EN VOUS REMERCIANT

    KHOUDA HAFIZ

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