N° 124, mars 2016

Archéologie et fouilles archéologiques
en Iran
avec un aperçu sur les relations
archéologiques irano-britanniques des débuts
au XXe siècle


Fâtemeh Dargazi, Zeinab Golestâni


En tant que berceau de la civilisation humaine, le Moyen-Orient, et en particulier l’Iran, constitue l’un des principaux centres d’intérêt des explorateurs et des archéologues. Pendant presque trois siècles (1501-1786), la forte présence des Européens en Iran, ainsi que la méconnaissance des Iraniens de leur précieux héritage historique ont mené à la perte d’une grande partie des vestiges archéologiques iraniens qui ont été, généralement sans aucune autorisation, sortis de l’Iran. Pourtant, la Grande-Bretagne, avec sa longue présence en Iran, ne représente qu’une faible part de ce pillage. Malgré l’atteinte aux patrimoines matériels et immatériels culturels en Iran et en Mésopotamie, la présence étrangère, notamment européenne, a joué un rôle important dans la construction de l’identité culturelle des habitants de ces régions au travers des fouilles archéologiques et recherches historiques qu’elle a menées. De plus, tous les mouvements libéraux des époques suivantes, y compris le mouvement Constitutionnel iranien, se sont réclamés de l’identité millénaire à laquelle ils devaient leur gloire.

Découverte réalisée à Persépolis

Aperçu historique sur l’archéologie en tant que science

L’archéologie, au sens actuel du terme, est vieille de moins de cent ans. [1] Même si une attention particulière est portée depuis longtemps aux antiquités [2], c’est après la Renaissance qu’une première perspective scientifique de ce sujet prend forme grâce au début des recherches historiques sur les origines des différentes civilisations. Les études archéologiques se divisent normalement en fouilles scientifiques et non-scientifiques. Ainsi, les documents les plus anciens de l’archéologie non-scientifique, qui visent à l’accumulation des biens et des trésors cachés, renvoient aux VIe et VIIe siècles [3]. Durant la période romaine, l’Empire romain incitait son peuple à visiter les monuments historiques et consacrait un budget à la restauration de ces antiquités. On portait une attention si importante à ces patrimoines que l’on vota, lors des dernières années de l’Empire byzantin, une loi permettant aux habitants de démolir des bâtiments défigurant le paysage des antiquités. [4] Les études et les fouilles des touristes et des missionnaires appartiennent à cette catégorie d’archéologie non-scientifique. [5] En Europe, c’est à partir de la Renaissance, marquée par la rationalité et prenant ses distances avec l’Eglise, que l’intérêt croissant pour la découverte et la mimésis de l’Antiquité aboutissent à une valorisation progressive du patrimoine historique. [6] Au fil du temps, les efforts en vue de rassembler et protéger ce patrimoine mènent à la constitution de grandes collections de ces œuvres, mais aussi d’importantes associations telles que la « Society of Antiquaries of London » [7].

Cependant, l’archéologie scientifique date, selon certains chercheurs, de la seconde moitié du XVIe siècle, au moment où des aventuriers tels que John Leland commencent à inventorier et à lister les monuments historiques qu’ils visitent. Jusqu’à la fin du XVIe siècle, considérant les antiquités comme des objets appartenant au passé, on s’efforce uniquement de les enregistrer et de les sauvegarder. Néanmoins, l’intérêt croissant pour les études historiques modifie cette perspective au XVIIe siècle, avec un John Aubrey qui, au lieu de cartographier tel bâtiment, tente d’en étudier la structure propre, et cela en vue de le reconnaître.

Bahram Gour représenté sur une tuile découverte à Tagh Bostân datant d’environ 1270,
Victoria & Albert Museum

A la fin du XIXe siècle, à la suite d’événements géopolitiques majeurs, les pays européens ressentent plus que jamais le besoin d’unions nationales, reliées à une nouvelle identité européenne. C’est pourquoi durant cette période, on se concentre plus sur la construction et l’inauguration de musées nationaux que sur la constitution de collections privées. Les recherches d’un Heinrich Schliemann ou d’un Sir Arthur Evans lancent l’archéologie de cette époque dans une quête d’informations sur la manière d’être-au-monde des sociétés qui vivaient dans un passé lointain. [8] C’est en ce sens que cette archéologie du XIXe siècle est considérée comme constituant les prémisses de l’archéologie scientifique. [9]

Au XXe siècle, à l’ombre des recherches de grands scientifiques tels que Pitt Rivers qui s’est penché sur l’évolution des productions humaines et en a tiré de nouvelles méthodes de fouilles [10], l’archéologie se passe désormais du rassemblement des collections d’antiquités pour se focaliser sur l’étude analytique des patrimoines matériaux. Dans les années 50 et 60, en même temps que l’émergence de nouvelles approches scientifiques et philosophiques, de nouvelles approches sur l’archéologie apparaissent [11] et conduisent à d’importants progrès dans les méthodes et moyens de datation des objets découverts. [12] Parallèlement, dans le domaine des études anthropologiques sur l’Antiquité, on parvient à reconstruire théoriquement des sociétés anciennes sur la base des données des archéologies économique, sociologique, et culturelle. [13] C’était ainsi que l’archéologie, débutant avec le simple effort de rassembler des biens matériels anciens, se transforme en une science analytique possédant sa propre méthodologie et tentant de reconstituer les modes de vie des sociétés dans différents contextes spatio-temporels.

Bol, céramique vitrée peinte, 1260-1350,
Victoria & Albert Museum

Les grandes explorations maritimes ainsi que la découverte de nouvelles civilisations [14] telles que les civilisations maya, aztèque et inca au-delà de l’Océan Atlantique, ainsi que les nombreux échanges commerciaux entre l’Occident et l’Orient ont de plus en plus poussé les Européens à mener des recherches sur ces grandes civilisations, leur émergence et leurs relations avec l’extérieur. Avant cela, les continuels échanges entre les nations antiques et la lecture de la Bible avaient attiré l’attention des Occidentaux vers l’Orient : l’Egypte, la Mésopotamie, le Plateau iranien, etc. Les expéditions maritimes et la découverte de la richesse des patrimoines indiens et chinois par les Européens ont également, à la même époque, contribué à l’essor des activités archéologiques, qui ont alors atteint une telle dimension qu’elles ne pouvaient plus rester dans un cadre de strictes recherches individuelles. Elles ont dès lors pris une dimension plus scientifique pour être menées dans le cadre d’instituts archéologiques, de musées, d’universités et d’associations religieuses. [15] L’intérêt croissant pour l’histoire des civilisations en Asie a en outre exercé une influence considérable sur l’histoire coloniale de ces territoires. Voyant la nation européenne en tant qu’héritière des grandes civilisations grecque et romaine et le seul souverain légitime de la civilisation, la pensée philosophique de l’époque, notamment chez Hegel et Spengler, a été à l’origine d’une vaste exploration européenne dans le monde entier qui a abouti, politiquement, à la colonisation.

L’archéologie en Iran

Les féconds échanges commerciaux et politiques entre l’Occident et l’Orient, ainsi que l’existence d’une forte rivalité pour en tirer profit ont conduit les Occidentaux à s’intéresser de façon croissante aux nations orientales. Les intenses activités européennes, notamment britanniques et françaises, en Egypte et en Mésopotamie, ont rapidement attiré l’attention des Occidentaux vers un autre grand foyer de civilisation en Asie de l’ouest, à savoir l’Iran.

Tout au long de l’histoire iranienne, du fait de la situation géographique privilégiée de l’Iran, diverses ethnies ont traversé ou se sont implantées dans ce pays, dont la culture les a influencées tout en l’imprégnant de la leur. D’où l’importance de l’Iran dans les explorations archéologiques en Orient. Les documents iraniens attestent la présence des archéologues anglais, français et allemands dans le pays depuis le XIXe siècle. [16]

Bouteille en verre, 800-1000 ap. J.-C.,
Victoria & Albert Museum

Les activités archéologiques poursuivies en Iran ont été à la fois scientifiques et non-scientifiques. Offrant des distractions aux personnes aisées, les fouilles non-scientifiques ne visaient que la collecte d’objets antiques. [17] Les antiquités se vendaient à l’étranger, pendant cette période connue plutôt sous le nom d’« ère de méconnaissance » ; les courtiers gouvernementaux s’occupant souvent du commerce des patrimoines culturels du pays. Ces objets ouvraient ensuite un vaste champ de recherches permettant aux Européens de mieux connaître l’histoire de l’Iran. Cependant, des expressions telles que « l’excavation » ou « le blanchissage de l’or » traduisent bien la motivation principale des activités archéologiques en Iran d’alors, à savoir le profit matériel. [18]

Le roi Nâssereddin Shâh Qâdjâr s’intéressait particulièrement aux fouilles archéologiques et aux antiquités [19] pour cette raison, tant et si bien qu’on le surnommait « le Roi découvreur de trésors » [20] . Cette approche non-scientifique a non seulement entraîné la destruction d’une partie des antiquités et des monuments historiques [21] du pays, mais elle s’est également mise au service des pouvoirs royaux pour enrichir les trésoreries personnelles ou royales par des objets découverts, des butins de guerre, et aussi des cadeaux aux souverains d’autres pays. [22]

Gravure d’un homme mède sur une plaque d’or, Ve-IVe siècles av. J.-C. (Empire achéménide),
Victoria & Albert Museum

Lors de ses voyages en Europe, Nâssereddin Shâh est subjugué par les progrès sociaux, économiques et surtout culturels des sociétés européennes. De retour en Iran, il commence à accorder une grande importance à l’archéologie et à la restauration des monuments historiques. [23] C’est donc dans les années 1875-1877 qu’apparaissent les premières pratiques scientifiques d’excavation visant à des explorations archéologiques dans la province de Fârs. [24] Imitant les Européens, Nâssereddin Shâh inaugure deux musées : le Musée de l’histoire naturelle et le Musée du Vieux Téhéran. [25] Cependant, ces musées n’ont, à l’époque, que très peu été visités, vu l’ignorance et du roi et de sa cour des raisons de l’existence des musées en Occident. C’est à l’époque de ce roi qâdjâr, appelée aussi « l’ère des concessions », qu’un ingénieur français, Marcel-Auguste Dieulafoy, signe en 1885 un contrat de fouilles archéologiques avec le gouvernement iranien. Les recherches des époux Dieulafoy dans les vestiges de Taq-e Kasrâ (l’Arc de Khosrow) ainsi qu’à Dârâb, près de Suse, aboutissent à la découverte d’une Apadana [26], ce qui attire de plus en plus l’attention des Français vers le Plateau Iranien. D’où la signature d’un certain nombre d’accords archéologiques, parmi lesquels le contrat datant de 1895 permettant aux époux Dieulafoy d’explorer tout le territoire iranien, occupe une place de choix. Il s’agit en effet de la première autorisation légale de fouilles archéologiques dans l’ensemble de l’Iran accordée à un Etat étranger.

Après Nâssereddin Shâh, les tensions politiques et les problèmes économiques du pays à l’époque de Mozaffareddin Shâh éloignent ce roi qadjâr des affaires culturelles, y compris des questions liées à l’archéologie et à la protection des monuments historiques. Cependant, au même moment, l’esprit nationaliste du mouvement constitutionnel est à l’origine d’un projet de loi proposé à l’Assemblée nationale cherchant à annuler les autorisations de fouilles françaises en Iran (1911). [27] C’est dans cette perspective qu’apparaissent de nouveaux livres d’histoire iranienne. Cependant, ces activités restent limitées en raison des agitations politiques de l’époque.

La première collection nationale d’antiquités et d’objets d’art est rassemblée en 1916 par le Ministère de l’Education dans le « Musée d’Iran », un bâtiment proche du Dâr-ol-Fonoun (école polytechnique). En 1917, le Bureau des antiquités, dépendant du ministère de l’Education, commence ses activités qui restent néanmoins limitées.

L’association des patrimoines nationaux est créée en 1922 par un certain nombre de diplomates, parmi lesquels nous pouvons citer Ernst Emil Herzfeld [28] et Rezâ Khân, alors Chancelier, avec la volonté affichée de protéger l’héritage archéologique du pays. En 1927, on vote la préparation de l’annulation de l’autorisation des fouilles françaises sur l’intégralité du territoire iranien. [29] En 1930, un Code de 52 articles est élaboré. Ce Code est consacré à la protection des antiquités, la fouille et le commerce des objets d’art, et doit être respecté par les délégations étrangères dès 1932. [30] Les tendances paniranistes sont si fortes à l’époque pahlavi qu’à l’ouverture de l’Université de Téhéran en 1934, l’archéologie est l’une des disciplines principales de la Faculté des lettres et des sciences humaines. [31] C’est alors que, grâce à la formation des spécialistes iraniens, les activités archéologiques scientifiques nationales débutent en Iran.

Bracelet en or, estampé et gravé de niello, quartzite vitré bleu, saphir, grenat et turquoise, 1100-1200 (Empire seldjoukide),
Victoria & Albert Museum

L’Iran et les relations historiques avec les Etats Occidentaux

La perspective non-scientifique et pécuniaire a longtemps dominé en Iran les activités liées aux objets d’art et antiquités. [32] À l’époque safavide, contemporaine de la Renaissance européenne (1501-1722), les relations entre l’Iran et les pays étrangers sont essentiellement poursuivies à des fins commerciales. Tout en important massivement des produits étrangers, de nombreux missionnaires et voyageurs parcourent l’Iran où ils résident un certain temps, ce qui leur permet de découvrir la culture et les croyances iraniennes. Certains de ces voyageurs présentent dans leurs récits de voyage de merveilleuses esquisses des lieux historiques en Iran. D’ailleurs, leur intérêt pour les épigraphies les mène parfois à transcrire l’inscription de certains monuments tels que ceux de Persépolis ou de Bisotoun. Connaissant un grand succès lors de leur publication dans les pays européens, ces œuvres attirent l’attention des milieux scientifiques de ces pays vers l’Iran.

Persépolis est visitée à l’époque safavide par de nombreux voyageurs, notamment les frères anglais, Sir Anthony et Sir Robert Shirley. Ce dernier accompagne lors de l’un de ces voyages Sir Thomas Herbert qui est, d’après les documents historiques actuels, le premier à avoir dépeint cet ensemble archéologique antique. [33] Cependant, du fait de l’existence de troubles, la présence des Orientalistes en Iran tend à s’amenuiser dans les dernières années de l’empire safavide jusqu’à l’apparition de la dynastie qâdjâre (1798-1925). Ce n’est qu’à l’époque de Fath Ali Shâh Qâdjâr qu’un seul Etat contrôle tout le territoire iranien et que les relations étrangères du pays reprennent, en particulier avec la Grande-Bretagne.

Antiquités découvertes dans la région
de Hassanlou.

Parmi les délégués de l’Etat britannique en Iran se trouve Sir Gore Ouseley, dont l’un des compagnons de voyage est James Justinian Morier, l’auteur en 1824 de The Adventures of Hajji Baba of Isphahan. Pendant sa résidence en Iran, Sir Ouseley visite à plusieurs reprises Persépolis [34], et Robert Gordon, autre membre de cette délégation britannique, dirige pendant un certain temps des fouilles archéologiques à Persépolis. [35] Au même moment, des Anglais comme le Baron de Bode et Sir Henry Layard, l’un des archéologues les plus célèbres pour ses travaux en Mésopotamie, se livrent secrètement à des activités de terrorisme politique dans le sud de l’Iran, surtout dans la région du Khouzestân et parmi les tribus Bakhtiâries. Ces deux voyageurs se consacrent parallèlement, pendant les années 1840-1842, à la collecte d’informations archéologiques.

Une autre délégation anglaise séjourne en Iran dans les années 1840-1850, et cela dans le but secret de redessiner les frontières irano-ottomanes. William Kennett Loftus et Denis Wright, deux membres de cette délégation géologique, conduisent des fouilles scientifiques dans la ville ancienne de Suse, au sud-est de l’Iran, ce qui mène à l’excavation d’une apadana comportant des colonnes. Selon ses propres affirmations, Loftus cherchait lors de ces découvertes, à satisfaire sa soif pour l’extraction des objets précieux méritant d’être exposés dans les musées. [36] De telles déclarations révèlent en effet les objectifs premiers de la plupart des explorateurs occidentaux de l’époque qui, profitant de la méconnaissance du peuple autochtone, pillent alors sans vergogne les biens nationaux d’un pays civilisé.

A la même époque, les efforts de Sir Henry Rawlinson (1810-1895) pour déchiffrer l’inscription de Bisotun, qui aboutissent au déchiffrage de l’écriture cunéiforme, marquent une nouvelle étape dans les études orientales. L’archéologie en Iran, au sens scientifique du terme, doit beaucoup aux découvertes du Britannique Loftus et du Français Dieulafoy. Mais impactant également le domaine culturel, la forte concurrence coloniale entre la Grande-Bretagne et la France conduisent le Musée du Louvre et le British Museum à rivaliser de stratégies pour entrer en possession, légale ou non, d’objets anciens et précieux. De ce fait, ces deux musées signent parfois d’obscurs contrats avec le gouvernement iranien.

Malgré l’annulation de l’autorisation des fouilles françaises en Iran, un archéologue français, André Godard, a été directeur du bureau iranien d’archéologie de 1929 à 1957. [37] Car en dépit des efforts des Britanniques, ce sont des ressortissants de la France et de l’Allemagne qui sont à l’origine des grandes découvertes archéologiques en Iran. Néanmoins, il faut souligner les activités ponctuelles mais importantes de plusieurs archéologues et orientalistes anglais : de 1900 à 1930, l’archéologue Sir Aurel Stein (1862-1943) dirige des fouilles en Iran, notamment dans le nord du golfe Persique [38] ; dans les années 1974-1975, les études archéologiques d’une délégation anglaise à Siraf, au sud de l’Iran, aboutissent à la découverte d’une petite forteresse antique. [39] Peu après, une délégation américaine de l’Institut oriental de Chicago s’engage dans un projet de fouilles à Persépolis. Constituant la première concession attribuée à un Etat autre que la France, ce projet dure jusqu’en 1939. [40] Limités à des périodes de cinq ans, des contrats archéologiques sont signés à l’époque pahlavi sous la supervision des ministères de l’Education et des Finances dans le cadre d’une stratégie de lutte contre le pillage des biens nationaux. [41]

Epigraphie retrouvée à « Suse

A cette époque, il faut souligner l’attention particulière de l’Etat pour le passé antique de l’Iran, attention qui se manifeste au travers de la mise en œuvre d’une politique de protection et de restauration de ces œuvres, ainsi que l’organisation de nombreuses conférences nationales et internationales visant à donner à l’Iran un statut archéologique en tant que l’un des foyers les plus importants de la civilisation en Mésopotamie. C’est grâce à ces activités que le monde aussi bien que les Iraniens eux-mêmes ont découvert la richesse du patrimoine culturel du pays.

*Doctorante en histoire de l’Iran à l’époque islamique, Université Shahid Beheshti

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Notes

[1Negahbân, Ezzatollâh, Morouri bar pandjâh sâl bâstânshenâsi-ye Irân (Retour sur cinquante ans d’archéologie en Iran), Téhéran, Organisation Iranienne du Patrimoine Culturel, 1997, p. 19.

[2Dark, Ken R., Mabâni-e nazari-e bâstânshenâsi (Theoretical archaeology), traduit en persan par Abdi Kâmyâr, Téhéran, Markaz-e Nashr-e Dâneshgâhi (IUP), 2000, p. 6.

[3Notamment les fouilles de Nabonide, roi de Babylone, qui passait beaucoup de temps à faire des recherches ainsi qu’à restaurer les antiquités et les temples antiques. (Negahbân, E., op. cit., p. 19.)

[4Dark, Ken R., op. cit., pp. 5, 6.

[5Malek Shahmirzi, Sâdeq, Irân dar pish az târikh. Bâstân shenâsi-e Irân az âghâz tâ sepidedam-e shahrneshini (L’Iran avant l’Histoire. L’archéologie iranienne du début jusqu’à l’aube de la civilisation), 2e éd., Téhéran, Organisation Iranienne du Patrimoine Culturel, 2003, p. 17.

[6Dark, Ken R., op. cit., p. 6.

[7Rafi’i آtâni, Maryam, op. cit., p. 39.

[8Adkins, Lesley, Moghadameh-i bar bastânshenâsi (An introduction to archaeology), traduit en persan par Saffârân Elyâs, Téhéran, Omid-e Dânesh, 2001, p. 17.

[9Dark, Ken R., op. cit., p. 6.

[10Adkins, Lesley, op. cit., pp. 10-13 ; Dark, Ken R., op. cit., p. 7.

[11Alizâdeh, Abbâs, Theori va amal dar bâstânshenâsi (L’archéologie théorique et pratique), 2e éd., Téhéran, ministère de la Culture et de la Guidance islamiques, 2004, p. 12.

[12Adkins, Lesley, op. cit., p. 14.

[13Dark, Ken R., op. cit., p. 12.

[14Ibid., p. 6.

[15Negahbân, Ezzatolllâh, op. cit., p. 25.

[16Rafi’i Âtâni, Maryam, op. cit., p. 9.

[17Malek Shahmirzâdi, Sâdeq, Irân dar pish az târikh. Bâstân shenâsi-e Irân az âghâz tâ sepidedam-e shahrneshini (L’Iran avant l’histoire. L’archéologie iranienne du début jusqu’à l’aube de la civilisation), 2e éd., Téhéran, Organisation Iranienne du Patrimoine Culturel, 2003, p. 20.

[18E’etemâd-os-Saltaneh, Mohammad Hassan Khân, Rouznâmeh-ye Khâterât-e E’etemâd-os-Saltaneh (Mémoires), corr. Afshâr Iradj, 3e éd., Téhéran, Amir Kabir, 1977, p. 1008 ; Malek Shahmirzâdi, Sâdeq, op. cit., pp. 22-24.

[19E’etemâd-os-Saltaneh, Mohammad Hassan Khân, op. cit., p. 725 ; Malek Shahmirzâdi, Sâdeq, op. cit., p. 51.

[20Nâssereddin Shâh Qâdjâr, Safarnâmeh-ye Nâssereddin Shâh be Karbalâ ve Nadjaf (Récit de voyage de Nâssereddin Shâh à Karbala et Nadjaf), Téhéran, Sanâï, Bitâ, p. 25 ; E’etemâd-os-Saltaneh, Mohammad Hassan Khân, op. cit., p. 92.

[21Malek Shâhmirzâdi, Sâdeq, op. cit., p. 22.

[22Ibid., p. 48.

[23Mostafavi, Mohammad Taghi, Madjmou’eh maghâlât dar zamineh-ye bâstânshenâsi (Recueil d’articles sur l’archéologie), rassemblé par Sadri Mahdi, Vol. II, Téhéran, Anjoman-e آsâr va Mafâkher-e Farhangui (Association des œuvres et des personnalités culturelles), 2002, pp. 615, 616.

[24« Talâsh dar râh-e khedmat be âsâr-e melli va omid be âyandeh » (Au service des patrimoines nationaux et de l’espoir en l’avenir), in Mostafavi, Mohammad Taghi, op. cit., Vol. I., p. 621.

[25Rafi’i Âtâni, Maryam, op. cit., pp. 74-77.

[26Yazdâni, Marziyeh, « Hey’at-hâye bâstânshenâsi dar Irân » (Les délégations archéologiques en Iran), in Ganjineh-ye Asnâd (Trésor des documents), Téhéran, N°21-22, Printemps-Eté 1996, pp. 95-111, p. 96.

[27Ibid., p. 97.

[28Ernst Emil Herzfeld (1879-1948) archéologue et iranologue allemand. C’est grâce à lui que démarrent des fouilles systématiques dans l’Iran contemporain. Résidant à Téhéran de 1925 à 1934, il effectua dans les années 1923-1925, des recherches inédites dans certaines parties de Pasargades et de Persépolis. (Vanden Berghe، Louis, Bâstânshenâsi-ye Irân-e Bâstân (L’Archéologie de la Perse antique), Téhéran, Editions de l’Université de Téhéran, 1966, p. 21)

[29« Bâstânshenâsi va khadamât-e marbout be âsâr-e târikhi-ye melli » (L’archéologie et les activités concernant les patrimoines nationaux), in Mostafavi, Mohammad Taghi, op. cit., Vol. I., p. 103-108.

[30Negahbân, Ezzatollâh, op. cit., p. 62.

[31Malek Shâhmirzâdi, Sâdeq, op. cit., p. 51.

[32Le voyageur français Jean Chardin témoigne de la découverte des cadavres momifiés au cours des dernières années de l’époque safavide, dans la région du Khorâssân, à l’est de l’Iran. Ce qui passe inaperçu à cause des limitations religieuses. (Negahbân, Ezzatollâh, op. cit., p. 34.)

[33Malek Shâhmirzâdi, Sâdeq, op. cit., p. 28.

[34Mahmoud, Mahmoud, Târikh-e ravâbet-e siyâsi-ye Irân va Englis dar gharn-e 19 (Histoire des relations politiques irano-britanniques au XIXe siècle), 4e éd., Téhéran, Eqbâl, 1974, pp. 131-132 ; Malek Shâhmirzâdi, Sâdeq, op. cit., pp. 28-31.

[35Mousavi, Mahmoud, « Târikhtcheh mokhtasar-e fa’âliyat-hâye bâstânshenâsi dar Irân » (Aperçu historique des activités archéologiques en Iran), in Namâyeh-ye Pajouhesh (Exposition de la recherche), N°9-10, Printemps-Eté 1999, pp. 68-87 ; Karimi, Fâtemeh, « Bâshtânshenâsi » (Archéologie) in Dâyerat-ol-ma’âref-e bozorg-e eslâmi (Grande Encyclopédie Islamique), Téhéran, Edition de la Grande Encyclopédie Islamique, 2002, p. 173.

[36Malek Shâhmirzâdi, Sâdeq, op. cit., pp. 31-33.

[37Negahbân, E., op. cit., p. 62 ; « Bâstânshenâsi va khadamât-e marbout be âsâr-e târikhi-ye melli » (L’archéologie et les activités concernant les patrimoines nationaux), in Mostafavi, Mohammad Taghi, op. cit., Vol. I., p. 108.

[38Les archives sur les délégations archéologiques en Iran (1875-1966) (Téhéran, Archives Nationales Iraniennes, Institut des documents nationaux, 2001), le document n° 304, cité par Mortazavi, Mahdi, « Barresi-e masâ’el-e khalidj-e fârs az didgâh-e bâstânshenâsi » (Etude du golfe Persique d’un point de vue archéologique), in Motâle’ât-e Khâvar Myâneh (Les études du Moyen-Orient), Téhéran, Eté 2010, N° 61, pp. 41-70 : 51, Page mise en ligne sur http://www.noormags.ir/view/fa/articlepage/775219.

[3939. Ibid., p. 47.

[40« Talâsh dar râh-e khedmat be âsâr-e melli va omid be âyandeh » (Au service des patrimoines nationaux et de l’espoir en l’avenir), in Mostafavi, Mohammad Taghi, op. cit., Vol. I., p. 652.

[41Yazdâni, Marziyeh, op. cit., p. 98.


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