N° 64, mars 2011

Départ
Extrait de Kavir (Désert)


Ali Shariati
traduit par

Zeinab Golestâni


Ne vois-tu pas combien doucement, tendrement, meurt le "martyr" ?

Pour ceux habitués au "quotidien" et qui restent avec soi, la mort est la catastrophe terrifiante et désastreuse de la disparition, la perdition dans le néant. Celui qui a fait soi la décision de partir, débute avec la mort.

Comme ils sont grands, les hommes qui ont entendu la grandeur de cet ordre étrange, et qui l’appliquent : « Mourrez, avant de mourir. »

Il me semble que dans cette sourate, le Prophète n’est pas le seul interlocuteur de Dieu, la parole s’adresse à tous, ceux qui s’enveloppent dans leur habit : "Ô toi (Mohammad) ! Le revêtu d’un manteau ! Lève-toi et avertis. Et de ton Seigneur, célèbre la grandeur. Et tes vêtements, purifie-les. Et de tout péché, écarte-toi." (74/1-5)

Le son magistral de l’ordre de la Révélation retentit dans l’espace de mon âme et j’entends les cloches d’une caravane qui a décidé de partir. La migration a commencé et je sais que ce feu qui flambe dans mon âme comme un fou, n’est pas un incendie, mais le feu de la caravane. Le feu qui demeure en chemin et la caravane passe.

Kavir (Désert)


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