N° 96, novembre 2013

Poème de Mohammad Rezâ Shafii Kadkani


Traduit par

Zeinab Golestâni


Né en 1940 à Kadkan près de Neyshâbour, Mohammad Rezâ Shafii Kadkani, poète, homme de lettres, professeur et chercheur littéraire contemporain iranien, a commencé sa carrière en poésie classique. Cependant, inspiré par la nouvelle poésie persane, en particulier celle, érudite, riche et aux tons épiques de Mehdi Akhavân Sâless, il s’est aussi graduellement essayé au vers libre.

Mohammad Rezâ Shafii Kadkani

Kadkani, pour qui la poésie est une « résurrection du langage », est un poète engagé dont la poésie reflète la société iranienne dans une langue lyrique, au symbolisme prononcé.

Dar koush-e bâgh-hâye Neyshâbour (Dans les sentiers des jardins de Neyshâbour), son premier recueil de poèmes est pour beaucoup, l’un de ses meilleurs ouvrages.

Dans Nécessité, poème extrait de ce recueil, il parle de son amour (peut-être de l’Imâm Mahdi) dont l’arrivée lui est indispensable.

Nécessité

Il vient, Il vient :

À l’image du printemps, de tous côtés

Le mur, soit

Le barbelé, soit

Il ne cède.

Il vient.

Il ne lâche pas pied.

Oh,

Laisse-moi,

Dans ce désert,

Être une goutte de pluie

Qui présage au sol sa venue

Ou la gorge d’une petite alouette

Qui, en plein hiver,

Parle du pouliot printanier.

Au moment où, de cette balle de plomb

La goutte

Chaque goutte

Toutes les gouttes

De son sang,

Offrent à la musique répétée de la neige,

Un refrain pourpre.

31 mars 1970


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