N° 119, octobre 2015

Le Musée militaire de Téhéran (2)


Manouchehr Moshtagh Khorasani

Voir en ligne : Le Musée militaire de Téhéran (1)


La période afsharide

Le Musée Militaire de Téhéran n’a pas d’armes ni d’armures attribuables aux rois iraniens de la période afsharide, mais il détient quelques armes et armures de cette époque comme par exemple : trois shamshirs [1] ; khanjar (dague) [2] ; des javelots [3] ; un bouclier en cuir rigide [4] ; et trois haches à sille. [5] On y trouve également 49 fusils à silex (tofang-e chakhmaqi) de la période afsharide à la période zend. La majorité des canons de fusils sont fabriqués en acier de matériaux composites. Treize d’entre eux portent des inscriptions en or aux noms des artisans qui les fabriquèrent : 1) Amal-e Heydar (œuvre de Heydar), 2) Amal-e Hâi Mostafâ (œuvre de Hâj Mostafâ), 3) Amal-e Yâd Ali Shâh (œuvre de Yâd Ali Shâh), 4) Amal-e Mir Hosseyn (œuvre de Mir Hosseyn), 5) Ali, 6) Amal-e Hosseyn Molâ (œuvre de Hosseyn Molâ) sur le canon et Amal-e Ali (œuvre d’Ali) sur la platine à silex, 7) Amal-e Sâr Ali (œuvre de Sâr Ali), 8) Hasan Jazâe’ri, 9) Amal-e آbed Kâvarâsân (œuvre d’آbed Kâvarâsân), 10) Amal-e Kutchak Ali (œuvre de Kutchak Ali), 11) Amal-e Musâ (œuvre de Musâ) sur le canon damas et Amal-e Kalbeali (œuvre de Kalbeali) sur la platine à silex,12) Ezmatâ Mostafâ et 13) Amal-e Hosseyn (œuvre de Hosseyn) sur la platine à silex. Certaines des platines à silex sont anglaises et ont été fabriquées par l’East India Company, puis importées.

(Photos 1-3)

1 : Canon damas de fusil fabriqué en acier de matériaux composites et portant l’inscription en or Ezmatâ Mostafâ. La platine à silex a été fabriquée localement.
2-3 : Canon damas de fusil fabriqué en acier de matériaux composites et portant l’inscription en or Ezmatâ Mostafâ. La platine à silex a été fabriquée localement.

La période zend

L’un des sabres les plus importants du Musée Militaire de Téhéran est le sabre lourd de Karim Khân Zand.

1) Shamshir attribué à Karim Khân Zand (1750-1779) [6] : Le motif d’acier damas de ce shamshir est pulâd-e jowhardâr-e moshabak (acier damas à motif de grain de bois). La lame porte cinq cartouches en or incrusté. Le cartouche supérieur incrusté d’or porte l’inscription amal-e Ali Asghar Isfahâni 1189 (œuvre d’Asghar Isfahâni 1189 (1775-1776)). Sur les quatre autres cartouches incrustés d’or, on peut lire dans l’ordre d’apparition de haut en bas : In tiq-e ke shir-e falakhash nakhjir ast (Cette épée qui est destinée à chasser le lion céleste), Shamshir Vakil ân Shâh-e keshvar gir ast (Est le shamshir du Vakil, le roi qui a conquis les pays), Peyvast-e kelid fath dârad dar dast (Il garde toujours la clé de la victoire dans sa main), et An dast ke bar qabzeh-ye in shamshir ast (la main qui tient son épée). [7]

(Photos 4-6)

4 : Shamshir attribué à Karim Khân Zand

Parmi les autres pièces d’armure de la période zend du Musée Militaire de Téhéran, on trouve également 1) châhrâyneh (cuirasse) en cuir rigide [8] ; 2) châhrâyneh (cuirasse) en acier [9] ; 3) bâzuband en cuir rigide [10] ; 4) bâzuband [11]. Parmi les exemplaires attribués à la période zend, on trouve également un bouclier en cuir rigide [12] et deux masses d’arme de cette période. [13] On peut aussi y admirer deux arcs (kamân) de cette période. [14] Le musée possède également un qameh [15] et une dague attribués à la période zend. [16] Dans l’inventaire du musée se trouvent également une lance avec deux crochets [17] et deux autres lances attribuées elles aussi à la période zend. [18]

5 : Shamshir attribué à Karim Khân Zand

La période qâdjâre
Armes and armures attribuées à
Fath Ali Shâh Qâdjâr (1797-1834)

1) Shamshir attribué à Fath Ali Shâh Qâdjâr [19] : Le motif d’acier damas de ce shamshir est pulâd-e jowhardâr-e moshabbak (acier damas à motif de grain de bois). Ce sabre est vraisemblablement une arme de famille transmise de génération en génération parce qu’il porte une lame safavide. La lame a trois cartouches incrustés d’or. L’autre lame comporte deux cartouches. Le cartouche supérieur incrusté d’or porte l’inscription Bandeh-ye Shâh Velâyat Abbâs (le serviteur du Roi de droit divin, Abbâs). Sur le cartouche inférieur incrusté d’or, on peut lire 19 amal-e Assadollâh Isfahâni 010 (19, œuvre d’Assadollâh Isfahâni 010). Le numéro 010 correspond probablement à la date 1010 de l’Hégire (1610), durant le règne de Shâh Abbâs safavide (1587-1629). Le cartouche sur la face arrière ajouté plus tard indique Abu Seif al-Soltân Fath Ali Shâh Qâdjâr (le père de l’épée Fath Ali Shâh Qâdjâr) [20] ;

6 : Shamshir attribué à Karim Khân Zand

2) Shamshir attribué à Fath Ali Shâh Qâdjâr : Le motif d’acier damas de ce shamshir est pulâd-e jowhardâr-e moshabak (acier damas à motif de grain de bois). Ce sabre est vraisemblablement une arme de famille transmise de génération en génération car il porte une lame safavide. La lame porte trois cartouches incrustés d’or. Le cartouche supérieur incrusté d’or porte l’inscription Salâm alâ Ebrâhim (salutations à Ebrâhim). Sur le cartouche du milieu incrusté en or, on peut lire l’inscription amal-e Assadollâh Isfahâni 117 (œuvre d’Assadollâh Isfahâni 117). Ce vieux cartouche provient de la période safavide, durant le règne de Shâh Soltân Hossein safavide (1694-1722). Le cartouche inférieur ajouté plus tard indique Abu Seif al-Soltân Fath Ali Shâh Qâdjâr (le père de l’épée Fath Ali Shâh Qâdjâr) [21] (Photos 7-9) ;

7 : Shamshir attribué à Fath Ali Shâh Qâdjâr

3) Shamshir attribué à Fath Ali Shâh Qâdjâr [22] : Le motif d’acier damas de ce shamshir est pulâd-e jowhardâr-e moshabbak (acier damas à motif de grain de bois). Ce sabre est vraisemblablement une arme de famille transmise de génération en génération parce qu’il porte une lame safavide. La lame a trois cartouches et un seau en or incrusté. À proximité du dos de la lame,on peut lire l’inscription Ruzi ke hichkas nabud dâdras marâ yâ Mortezâ Ali to be faryâd res marâ (Quand il n’y a personne pour m’aider, Ô Ali, l’élu, sauvez-moi).

8 : Shamshir attribué à Fath Ali Shâh Qâdjâr

Le shamshir porte également des inscriptions originales en or de l’époque safavide, comprenant le cartouche Nasron Min Allahi Wa Fathon Qareeb (un secours [venant] d’Allah et une victoire prochaine) (c’est le verset 13 de la sourate « Les Rangs » du Coran) au milieu, et Amal-e Kalb Ali ibn Assad-e Isfahâni (le travail de Kalb Ali, fils d’Assad Isfahâni) sur le fond. Ce sabre porte aussi le sceau officiel de Fath Ali Shâh Qâdjâr, et il est clair que ce sceau fut rajouté plus tard à la lame. Le sceau se compose d’un lion assis sans crinière. Dans le cercle représentant le soleil est l’inscription Al Soltâne Sâhebgherân Fath Ali Shâh [23] ;

9 : Shamshir attribué à Fath Ali Shâh Qâdjâr

4) Shamshir attribué à Fath Ali Shâh Qâdjâr [24] : Le motif d’acier damas de ce shamshir est pulâd-e jowhardâr-e moshabbak (acier de damas à motif de grain de bois). Ce sabre est vraisemblablement une arme de famille transmise de génération en génération parce qu’il porte une lame safavide. La lame a deux cartouches. Un cartouche est effacé. Sur l’autre, on peut lire Abu Seif al Soltân Fath Ali Shâh Qâdjâr (le père de l’épée Fath Ali Shâh Qâdjâr) [25] ;

5) Shamshir attribué à Fath Ali Shâh Qâdjâr [26] : Le motif d’acier de damas de ce shamshir est pulâd-e jowhardâr-e moshabbak (acier de damas à motif de grain de bois). Ce sabre date de la période qâdjâre. La lame comporte deux cartouches. Le cartouche supérieur incrusté d’or porte l’inscription Tawakkaltu alâ Allah (Je mets ma confiance en Dieu) et sur le cartouche inférieur on peut lire Abu Seif al-Soltân Fath Ali Shâh Qâdjâr (le père de l’épée Fath Ali Shâh Qâdjâr) [27] ;

10 : Ghameh attribué à Abbâs Mirzâ Qâdjâr

6) Shamshir attribué à Fath Ali Shâh Qâdjâr [28] : Le motif d’acier de damas de ce shamshir est pulâd-e jowhardâr-e moshabbak (acier damas avec motif de grain de bois). Ce sabre date de la période qâdjâre. La lame a un cartouche portant l’inscription Abu Seif al-Soltân Fath Ali Shâh Qâdjâr (le père de l’épée Fath Ali Shâh Qâdjâr). [29] 7) Tête de lance attribuée à Fath Ali Shâh Qâdjâr [30] : Le motif d’acier de damas de cette tête de lance est pulâd-e jowhardâr-e moshabbak (acier de damas à motif de grain de bois). La lame a un cartouche en or incrusté qui porte l’inscription Yâ Kâfi al-Mohemmât (Ô réalisateur des actes magnifiques). [31]

8) Lance avec deux crochets attribuée à Fath Ali Shâh Qâdjâr [32] : Cette lance a une longueur totale de 156,5 cm. La tête de lance est à deux crochets [33] ;

9) Châhrâyneh (cuirasse) attribuée à Fath Ali Shâh Qâdjâr [34]. Les quatre plaques ont été décorées à l’aide de la technique duburinage et portent un dessin floral doré [35] ;

11 : Ghameh attribué à Abbâs Mirzâ Qâdjâr

10) Bâzuband (défense de bras) attribuée à Fath Ali Shâh Qâdjâr [36] : Les plaques de bâzuband sont faites d’acier damas. La défense de bras a une mitaine composée de mailles et de velours [37] ;

11) Bouclier en cuir rigide attribué à Fath Ali Shâh Qâdjâr [38] : Le bouclier est fait de cuir de buffle rigide. Sa surface porte trois inscriptions dorées. Sur le cartouche supérieur, on peut lire Al-Soltân Fath Ali Shâh Khaldollâh (le roi éternel Fath Ali Shâh). Le cartouche situé en dessous porte l’inscription Howa Allâh Ta’âla Shaanâ (Il est le grand dieu). Sur le cartouche inférieur est inscrit Shâhanshâh A’zam Sâhebqarân Mâlek al-Moluk Akram Kati Bestân Sanân Khâqân Movayed Mozaffar (Le grand roi des rois à la vie longue, le souverain des souverains, le grand, la lance de fer, le vainqueur) [39] ;

11 : Ghameh attribué à Abbâs Mirzâ Qâdjâr

Qameh attribué à Abbâs Mirzâ Qâdjâr,
le prince héritier (1789-1833)

1) Qameh attribué à Abbâs Mirzâ Qâdjâr [40] : La poignée est en ivoire de morse sculpté. [41] (Photos 10-11)

12-14 : Fusil à amorce avec un canon en acier damas de matériaux composites de la période zend et daté de 1195 de l’Hégire (1781). Le canon damas porte l’inscription incrustée d’or Amal-e Seyyed Mohammad (œuvre de Seyyed Mohammad). Le nom du propriétaire initial sur le canon damas du fusil est Sâheb Mohammad Ali (propriétaire : Mohammad Ali). Un autre nom de propriétaire fut ajouté plus tard sur le canon du fusil, ainsi on peut lire Sâheb Mohammad Hasan Khân Zand 1195 (Le propriétaire Mohammad Hasan Khân Zând 1195). Pendant la période qâdjâre, on installa un mécanisme d’amorce anglais sur le fusil.

Shamshirs attribués à Mohammad Shâh Qâdjâr (1834–1848)

1) Shamshir attribué à Mohammad Shâh Qâdjâr [42] : Le motif d’acier de damas de ce shamshir est pulâd-e jowhardâr-e moshabak (acier de damas à motif de grain de bois). La lame a un cartouche en or incrusté sur lequel on peut lire Bar farq-e falak fekand masnad shâhânshâh-e anbiyâ Mohammad (Le roi des rois des prophètes, Mohammad, a créé [son] trône sur le haut du ciel). C’est une allusion au Prophète Mohammad et en même temps à Mohammad Shâh Qâdjâr [43] ;

2) Shamshir attribué à Mohammad Shâh Qâdjâr [44] : Le motif d’acier de damas de ce shamshir est pulâd-e jowhardâr-e moshabak (acier de damas à motif de grain de bois). La lame a quatre cartouches. Le cartouche supérieur représente un soleil incrusté d’or. En dessous se trouve un autre cartouche sur lequel on peut lire Shâhânshâh anbiyâ (Le roi des rois des prophètes). En dessous se trouve un cartouche Mohammad Sana 1263 (Mohammad l’année 1263 (1847)). En-dessous se trouve un autre cartouche Amal-e Mesri Moalam (œuvre de Mesri Moalam). [45]

15-16 : Canon en bronze fabriqué en Dârol Saltane-ye Azarbâiân

pendant la période du prince héritier Mozzafareddin Shâh en 1292 de l’Hégire (1872), ce qui signifie qu’il a été fait au cours du règne de Nâssereddin Shâh (1848-1896). L’inscription en arabe : Allâh Howa-l-ta’âla (Il est Grand, le Dieu ou Dieu le Tout-Puissant) est placée sur un cartouche séparé du cartouche principal. Le reste des inscriptions est en persan et sur un autre cartouche, on peut lire : Bar hesab-e farmâyesh-e Hazrat-e Valiahd-e Dolat elliyeh-ye Irân (Sur ordre de l’Excellence le Prince héritier d’Iran) et Nemun-ye in tup râ az Beljik Avard va dar qurkhâneh dârolmelle Azarbaidjân be etmâm resid sana 1292 (un modèle de ce canon a été importé de Belgique pour finir dans l’arsenal de l’État de l’Azerbaïdjan, année 1292). (Photos 17-19)

Armes et armures attribuées à Nâssereddin Shâh Qâdjâr (1848-1896)

1) Shamshir attribué à Nâssereddin Shâh Qâdjâr [46] : Le motif d’acier damas de ce shamshir est pulâd-e jowhardâr-e khati (acier de damas à motif bordé). Un côté de la lame porte l’inscription en or incrusté Al-Soltân ibn Soltân ibn Soltân Nâssereddin Qâdjâr Amal-e Hâji Mohammad (Le souverain, fils du souverain, le roi Nâssereddin Qâdjâr, œuvre de Hâji Mohammad). Sur l’autre côté de la lame, on peut lire Al-Soltân ibn Soltân Val Khâqân ibn Khâqân Nâssereddin Qâdjâr (Le souverain, fils du souverain, le roi, fils de roi, Nâssereddin Qâdjâr). [47] Un sabre très similaire au numéro d’inventaire 368 est également conservé au Musée Militaire de Téhéran. [48]

18 : Poire à poudre en cuir de la période qâdjâre.

2) Bouclier en cuir rigide attribué à Nâssereddin Shâh Qâdjâr (1848-1896). [49] Le bouclier est fait de peau de rhinocéros. Il porte une inscription dorée comportant les versets 51-52 de la sourate al-Qalam (La plume) : "Peu s’en faut que ceux qui mécroient ne te transpercent par leurs regards, quand ils entendent le Coran, ils disent : « Il est certes fou ! » ; Et ce n’est qu’un Rappel, adressé aux mondes !". Sur ce cartouche figure également l’année 1281 (1864). Près des bords, on peut lire un poème persan inscrit en or qui commence par l’inscription "Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux." [50]

Le Musée Militaire de Téhéran détient quatre casques [51] , cinq arcs [52], deux qaddâres [53], une hache à double tranchant [54], deux khanjars (dagues) [55], un kard [56] , un pishqabz (dague avec une lame incurvée comme la lettre S) [57], ainsi qu’une massue à tête de taureau, tous attribués à la période qâdjâre. [58] Ce musée comporte également neuf fusils à amorce (tofang-e dangi) de la période zend à la période qâdjâre. La majorité des canons de fusils sont fabriqués en acier de damas de matériaux composites. Les noms des artisans les ayant fabriqués sont inscrits en or, ainsi on peut lire : 1) Amal-e Seyyed Mohammad (œuvre de Seyyed Mohammad) sur l’amorce, 2) Amal-e Musâ (œuvre de Musâ) sur le canon damas du fusil et Hosseyn sur le mécanisme d’amorce ; 2) Amal-e Musâ (œuvre de Musâ) sur le canon damas du fusil et Amal-e Hosseyn (œuvre de Hosseyn) sur le mécanisme d’amorce ; 3) Amal-e Musâ (œuvrede Musâ) sur le canon damas du fusil ; 4) Amal-e Ali Akbar Esfahâni (œuvre de Ali Akbar Esfahâni) sur le canon damas du fusil, 5) Bandeh-ye dargâh Mir Khân Bâbâ-ye Tabrizi Sanz 1269 (le serviteur de la cour Mir Khân Bâbâ-ye Tabrizi 1269 (1852)) sur le canon damas du fusil ; 5) Amal-e Rostam (œuvre de Rostam) sur le mécanisme d’amorce ; et 6) Hâj Mostafâ sur le canon damas du fusil. (Photos 12-14)

Le Musée Militaire de Téhéran a aussi trois pistolets à silex, dix pistolets à amorce, six canons en bronze (tup et zanburak, canon monté sur un chameau), quatre amorçoirs et cinq poires à poudre.

(Photos 15-19)

19 : Pistolet à silex avec mécanisme de silex anglais de la période qâdjâre.

Conclusion

Le Musée Militaire de Téhéran a une splendide collection d’armes et d’armures persanes qui comprennent de nombreux éléments de la période timouride à la guerre Iran-Irak. On peut également y trouver deux pièces des périodes saffaride et seldjoukide. Cette collection est l’une des plus importantes collections d’armes et armures persanes dans le monde.

Références :

- Calmard, J., "Aziz Khan Mokri : Sardâr-e Koll (1792-1871), an Army Chief and Dignitary of Qajar Iran", Encyclopaedia Iranica, 1988.

- Jacob, Alain, Les Armes Blanches du Monde Islamique : Armes de Poing : ةpées ; Sabres, Poignards, Couteaux, Paris, Jacques Grancher, 1985.

- Moshtagh Khorasani, Manouchehr, Persian Fire and Steel : Historical Firearms of Iran, Frankfurt am Main, Niloufar Books (en cours d’impression).

- Moshtagh Khorasani, Manouchehr, "Persian Swordmakers (Armeiros Persas)" in : Rites of Power : Oriental Arms (Rituais de Poder : Armas Orientais), Casal de Cambra : Caleidoscَpio, 2010b, pp. 41-55

- Moshtagh Khorasani, Manouchehr, Lexicon of Arms and Armor from Iran : A Study of Symbols and Terminology, Tübiingen, Legat Verlag, 2010a.

- Moshtagh Khorasani, Manouchehr, "The Magnificent Beauty of Edged Weapons Made with Persian Watered Steel", Journal of Asian Martial Arts, 9, Volume 16, number 3, 2007, pp. 8-21.

- Moshtagh Khorasani, Manouchehr, Arms and Armor from Iran : The Bronze Age to the End of the Qajar Period, Tübiingen, Legat Verlag, 2006.

- Romanowsky, Dobencha, Târikhtcheh-ye aslaheh-ye sard dar Irân (The Short History of Cold Weapon in Iran), (Part 2), in Majalleh-ye Barresi-hâye Târikhi (Journal de recherche historique), No. 6, 2e année, 1967, pp. 89-112.

Notes

[1Numéros d’inventaire 181, 111, 110, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 116, 118, 120.

[2Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 211.

[3Numéros d’inventaire 8, 17, 29, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 301-303.

[4Numéro d’inventaire 67, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 366.

[5Numéros d’inventaire 15, 36, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 352, cat. 353, cat. 354.

[6Numéro d’inventaire 447.

[7Pour une description détaillée de ce sabre, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 123.

[8Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 402.

[9Numéro d’inventaire 208, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 403.

[10Numéro d’inventaire 26, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 388.

[11Numéro d’inventaire 1, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 389 ; numéro d’inventaire 31, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 390.

[12Numéro d’inventaire 65, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 369.

[13Numéro d’inventaire 13, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 339 et numéro d’inventaire 25, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 340.

[14Numéro d’inventaire 8, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 423 et numéro d’inventaire 13, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 424.

[15Numéro d’inventaire 21, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 197.

[16Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 213.

[17Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 304.

[18Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 305 et cat 306.

[19Numéro d’inventaire 349.

[20Pour une description détaillée de ce shamshir, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 151.

[21Pour une description détaillée de ce shamshir, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 152.

[22Numéro d’inventaire 373.

[23Pour une description détaillée de ce shamshir, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 153.

[24Numéro d’inventaire 330.

[25Pour une description détaillée de ce shamshir, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 154.

[26Numéro d’inventaire 339.

[27Pour une description détaillée de ce shamshir, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 155.

[28Numéro d’inventaire 363.

[29Pour une description détaillée de ce shamshir, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 156.

[30Numéro d’inventaire 2.

[31Pour une description détaillée de cette tête de lance, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 307. Les autres têtes de lance de la période qâdjâre sans attribution à une personne spécifique conservées au Musée Militaire de Téhéran sont : 1) une tête de lance avec deux crochets attribuée à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 6, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 304) ; 2) une tête de lance avec deux crochets attribuée à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 4, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 312) ; 3) une tête de lance avec trois crochets attribuée à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 41, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 313) ; 4) une tête de lance avec trois crochets attribuée à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 7, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 314) ; 5) une tête de lance avec trois crochets attribuée à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 22, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 315

[32Numéro d’inventaire 39.

[33Pour une description détaillée de cette lance, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 312.

[34Numéro d’inventaire 208.

[35Pour une description détaillée de cette cuirasse, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 405.

[36Numéro d’inventaire 3.

[37Pour une description détaillée de cette défense de bras, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 391. Autres bâzubands de la période qâdjâre sans attribution à une personne spécifique conservés au Musée Militaire de Téhéran sont : 1) bâzuband attribué à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 9, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 392) ; 2) bâzuband attribué à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 28, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 393).

[38Numéro d’inventaire 13.

[39Pour une description détaillée de ce bouclier, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 372.

[40Numéro d’inventaire 21.

[41Pour une description détaillée de ce qameh, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 200.

[42Numéro d’inventaire 364.

[43Pour une description détaillée de ce shamshir, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 158.

[44Numéro d’inventaire 331.

[45Pour une description détaillée de ce shamshir, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 159.

[46Numéro d’inventaire 366.

[47Pour une description détaillée de ce shamshir, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 170.

[48Pour une description détaillée de ce shamshir, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 171.

17 : Amorçoir en acier de la période qâdjâre.

Les autres shamshirs de la période qâdjâre sans attribution à une personne spécifique conservés au Musée Militaire de Téhéran sont : 1) shamshir attribué à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 331, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 164) ; 2) shamshir attribué à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 72, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 166) ; 3) shamshir attribué à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 38, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 167) ; 4) shamshir attribué à la période qâdjâre (Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 171) ; 5) une lame gravée à l’acide attribuée à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 28, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 173) ; 6) épée droite avec lame gravée à l’acide attribuée à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 117, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 175) ; 7) sabre militaire attribué à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 379, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 179) ; 8) sabre militaire attribué à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 134, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 181) ; 9) sabre militaire attribué à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 129, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 182) ; 10) sabre militaire attribuée à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 139, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 183) ; 11) sabre militaire attribué à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 159, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 184) ; 12) sabre militaire attribué à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 153, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 185) ; 13) sabre militaire attribué à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 396, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 186) ; 14) sabre militaire attribué à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 140, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 187) ; 15) sabre militaire attribué à la période de Mohammad Shâh Qâdjâr (numéro d’inventaire 112, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 177) ; 16) sabre militaire attribué à la période de Nasserddin Shâh Qâdjâr (numéro d’inventaire 132, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 178) et 17) sabre militaire attribué à la période de Nasserldin Shâh Qâdjâr (Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 180).

[49Numéro d’inventaire 63.

[50Pour une description détaillée de ce bouclier, voir Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 376. Les autres boucliers de la période qâdjâre sans attribution à une personne spécifique conservés au Musée Militaire de Téhéran sont : 1) bouclier en acier attribué à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 45, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 377) ; 2) bouclier en acier attribué à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 71, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 378) ; et 3) bouclier en cuir rigide attribué à la période qâdjâre (numéro d’inventaire 84, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 375).

[51Numéro d’inventaire 8, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 409 ; Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 410 ; Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 411 ; numéro d’inventaire 102, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 414.

[52Numéro d’inventaire 32, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 428 ; numéro d’inventaire 40, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 429 ; numéro d’inventaire 3, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 430 ; numéro d’inventaire 39, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 431 ; numéro d’inventaire 17, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 432.

[53Numéro d’inventaire 297, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 189, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 190.

[54Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 355.

[55Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 233 et 234.

[56Numéro d’inventaire 60, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 255.

[57Numéro d’inventaire 263, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 255.

[58Numéro d’inventaire 33, Moshtagh Khorasani, 2006, cat. 341.


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