N° 43, juin 2009

Le voyage des contes :
Etudes croisées de "Blanche Neige"-"Anâr Khâtoun" et du "Chat Botté"-"Le Renard et le Meunier"


Atefeh Ghafouri


Les contes ont toujours servi à endormir les enfants mais ce n’était pas leur unique fonction. Les histoires peuvent également servir à travestir la réalité, à rendre possible l’impossible. Elles permettent de s’évader de la vie réelle, en donnant accès aux dieux et aux créatures surnaturelles telles que les fées et les monstres. Les contes ont aussi une importante dimension pédagogique.

En tant que mémoire culturelle d’un peuple, les contes folkloriques constituent une source très riche pour les observations ethnologiques et linguistiques. Pour parler des contes iraniens, il faut d’abord définir l’aire culturelle iranienne. L’ancien Iran comprenait notamment, outre l’Iran actuel, l’Afghanistan, le Pakistan et le Tadjikistan. [1] Les contes dits "iraniens" comprennent donc également les contes de ces pays. L’Iran a également souvent été une passerelle entre l’Inde, la Chine, l’Asie profonde, et l’Europe. De plus, l’histoire mouvementée de ce pays et les diverses invasions – arabe, mongole… - et les migrations de différentes peuplades ont donc permis des échanges culturels très riches. La culture iranienne d’aujourd’hui est donc un mélange bigarré de diverses traditions. On ne peut pas savoir dans quelle mesure ce que l’on nomme les contes persans, c’est-à-dire les contes en langue persane, étaient originellement persans. Pour le savoir, il faudrait réussir à savoir si tel conte existait déjà avant ces invasions ou non. Mais comme la littérature folklorique est orale et que ce n’est qu’au XIXe siècle que la compilation de ces contes a commencé, on ne peut avancer en la matière aucune certitude.

Fable d’Esope dessinée par Ed Young, Gallimard, 1981

Parmi les contes iraniens, on sait cependant que certains sont plus anciens que d’autres. Selon Ulrich Marzolph [2], les contes d’Azerbaïdjan sont parmi les plus vieux au monde. L’Azerbaïdjan est une riche région du nord de l’Iran, possédant une culture plurimillénaire. Les Azéris ont toujours protégé le pays des attaques venues du nord et de l’ouest, notamment lors de guerres contre les Ottomans et les Russes. Les guerres, les révoltes, les révolutions et évolutions de cette région ont favorisé l’émergence d’une riche culture folklorique. La diversité et l’ancienneté des contes azéris ainsi que les informations culturelles qu’ils contiennent font de l’Azerbaïdjan, selon Marzolph, l’une des régions clés des contes mondiaux.

La langue des contes azéris est turque. Cette langue turque, héritage des Mongols, est devenue le dialecte des Azerbaïdjanais à partir de l’ère seldjoukide étant donné qu’à cette époque, un grand nombre de tribus turques d’Asie centrale immigrèrent pour s’installer en Iran, en particulier dans le nord et l’Azerbaïdjan. Ils eurent une nette influence culturelle dans la région et la langue azérie originelle, qui était un dialecte persan, devint le turc. [3] Les Turcs ont également influencé la musique azérie, chose que l’on peut voir à travers les modes musicaux tels qu’Afshâri ou Bayât. Ces noms, qui étaient à l’origine des noms de tribus turques, montrent l’influence turque dans la région. [4] Ainsi, la culture azérie est aujourd’hui un mélange des cultures de différentes tribus qui ont choisi de s’établir dans cette région. Les contes azéris n’ont pas échappé à cet amalgame. Il ne faut pas non plus oublier que ces tribus étaient originaires des régions d’Asie centrale soumises également à la culture chinoise. Il est donc probable qu’une étude précise de ces contes fasse état de l’existence d’éléments chinois authentiques. Mais aucune étude n’a jusqu’alors été faite en ce domaine.

Les contes d’Azerbaïdjan sont des contes épiques, amoureux ou enfantins. L’impact de la nature et des éléments naturels est nettement visible et la nature s’y présente en tant qu’élément principal dans tous ces contes. Les événements sociologiques et politiques ont aussi influencé ces histoires. Elles racontent également les états d’âme des amoureux. [5]

Blanche Neige dans son cerueil, Theodor Hosemann, 1852

Pour raconter ces contes dont la variation est remarquable, les Azerbaïdjanais utilisent des phrases multiples nommées duchma qui contiennent souvent des pointes d’humour ou de l’ironie. La variété et la pluralité est la caractéristique principale des duchmas. Diverses phrases appropriées à la structure du conte sont également utilisées pour conclure le récit. [6]

La plupart des contes azéris comprennent un roi yant une fille, dont le héros principal tombe amoureux. Ce héros est quant à lui généralement un grincheux et fainéant, mais réussit cependant à surmonter tous les obstacles et à épouser la princesse. On voit également le retour de personnages tels que le vizir, l’ogre ou les animaux. Ces animaux peuvent être bienfaisants ou malfaisants, domestiqués ou sauvages, mais ils sont toujours au service des hommes. Dans certains contes, les animaux sont les protagonistes principaux, auquel cas ils doivent être pris en tant que types symboliques. [7]

Parmi ces contes azéris, nous avons choisi d’étudier les contes "Anâr Khâtoun" et "Le Renard et le Meunier" qui présentent des analogies évidentes avec "Le Chat Botté" et "Blanche Neige et les Sept Nains".

Les contes "Anâr Khâtoun" et " Le Renard et le Meunier" sont spécifiques à l’Azerbaïdjan iranien, bien que des versions différentes de ces histoires existent dans d’autres régions de l’Iran, notamment au Lorestân, où le conte "Bibi Nârenj" [8] présente des similarités évidentes avec "Anâr Khâtoun". Il est naturel que deux régions voisines de l’Iran offrent le même récit avec des différences minimes, et il est beaucoup plus intéressant d’étudier l’analogie de ces contes avec les versions européennes de ces mêmes contes. La question qui se posera après l’analyse sera la suivante : pourquoi ces contes de deux continents différents se ressemblent tant ? C’est une question qui mérite d’être approfondie.

Le chat botté console son maître, illustration d’un livre de contes anglais, 1927

Le conte "Anâr Khâtoun", 706e dans le classement d’Arne-Thompson [9], est un conte qui raconte l’histoire d’une belle jeune fille, Anâr Khâtoun, qui doit quitter la maison car sa mère est tombée amoureuse d’un ogre. Elle va chez les Sept Frères qui l’acceptent comme sœur, mais sa mère la retrouve grâce à l’ogre omniscient et l’empoisonne. Les frères, rentrant à la maison, découvrent Anâr Khâtoun inconsciente et, la croyant morte, la mettent sur un cheval qu’ils conduisent dans le désert. Là, le roi l’aperçoit et tombe immédiatement amoureux. Il demande à ses médecins de la sauver et elle guérit après avoir été baignée dans sept piscines remplies de lait. Ils se marient et ont deux enfants, mais la mère d’Anâr Khâtoun la retrouve une seconde fois. Elle tue les deux enfants et met l’arme du crime dans la poche d’Anâr Khâtoun. Le roi, découvrant l’arme, la croit coupable et ordonne qu’on lui excave les yeux, puis la fait sortir de la ville avec le cadavre de ses enfants. Cependant, un saint la découvre, la guérit et ressuscite les enfants. En les quittant, il leur laisse un trésor grâce auquel ils bâtissent un palais où ils invitent le roi. Quand, à la fin de son séjour, ce dernier veut quitter le palais, ils l’accusent du vol d’une cuillère d’or. Le ministre dit : “Depuis quand un roi vole ?” Anâr Khâtoun répond : “Et depuis quand une mère tue ses enfants ?” Le roi comprend qu’il s’est trompé et tue la mère d’Anâr Khâtoun et l’ogre.

En comparant ce conte avec "Blanche Neige" des Frères Grimm [10], on voit qu’ils présentent d’importantes analogies. Le protagoniste des deux contes est une fille seule face aux épreuves, qui va néanmoins être aidée par le destin. Le rôle du père est dans les deux cas complètement supprimé. Cependant, le rôle de la magie dans "Blanche Neige" est remplacé dans l’histoire d’Anâr Khâtoun par le pouvoir surnaturel et divin d’un saint, ce qui montre l’impact de la religion dans la tradition iranienne. Cela dit, la présence de la religion est souvent escamotée au profit de la fatalité. Il y a également l’analogie présentée par les sept nains et les sept frères, lesquels symbolisent les pahlavâns (chevaliers persans). Les pahlavâns sont braves, honnêtes, généreux et hospitaliers. Le chiffre sept, nombre des frères, est un chiffre saint et protecteur dans la tradition. La tradition européenne a modifié le caractère des sept et les a totalement européanisés en en faisant des nains travailleurs et auto-suffisants. Cependant, ils présentent les mêmes caractères d’honnêteté et d’hospitalité. Mais ces qualités ne suffisent pas. Pour être protégée, la belle fille a besoin d’une personne plus forte. Blanche Neige se marie finalement avec le prince qui la sauve et punit sa belle-mère. C’est donc la fatalité qui lui permet d’accéder finalement au bonheur. Anâr Khâtoun épouse également un roi mais bien que ce dernier soit suffisamment puissant pour la protéger, elle doit encore surmonter l’épreuve du soupçon de son époux dans la mort de leurs enfants. La fatalité ne suffit pas ici et il faut le pouvoir surnaturel d’un saint pour surmonter la ruse mortelle de la mère.

La haine des deux mères est également semblable. Il s’agit de beauté. Pour la mère d’Anâr Khâtoun, le plus bel être au monde est l’ogre qu’elle aime, mais ce dernier lui fait comprendre que la plus belle au monde est Anâr Khâtoun. De là, la décision de la mère de tuer Anâr Khâtoun. Quant à la belle-mère de Blanche Neige, elle veut être la plus belle et elle décide donc de se débarrasser de sa belle-fille quand son miroir lui dit que cette dernière est la plus belle. Dans les deux cas, la jalousie pousse les deux femmes à commettre de grands crimes qui ne peuvent être punis que par leur mort.

Le personnage de l’ogre dans le récit iranien a quant à lui une place spéciale. Bien qu’il soit la cause de la jalousie de la mère d’Anâr Khâtoun et de son désir de tuer sa fille, cet être doté de pouvoirs surnaturels est cependant naïf. [11] Son admiration pour la beauté d’Anâr Khâtoun est sincère, il est même peut-être amoureux d’elle, mais finalement, il ne sortira de l’ombre que pour être tué de la main du roi. La sincérité de cet ogre fait pendant à la sincérité du miroir de la marâtre de Blanche Neige. Cette sincérité offre un point de chute moral aux deux récits et préludent à la fin heureuse. Dans ce monde en perpétuelle tension, éclos dans le mensonge, la vérité reste triomphante et modifie les actions humaines.

Il y a également deux autres contes dont l’étude serait intéressante. Il s’agit du conte azéri "Le Renard et le Meunier" et "Le Chat Botté".

"Le Renard et le Meunier" - 545e dans le classement d’Arne-Thompson - est l’histoire d’un jeune homme, Ahmad, qui est meunier. Ahmad a un poirier mais un renard vole les fruits de cet arbre. Ahmad finit par l’attraper mais le renard lui dit que s’il le libère, il fera de la fille du roi son épouse. Ahmad accepte. Le renard, qui avait ailleurs trouvé de l’or, va au palais et demande une languette pour mesurer son or. On la lui prête et en la rendant, il offre aussi une pépite d’or en remerciement. On le croit donc très riche. Ainsi, lors de sa prochaine visite, il demande la main de la princesse pour son maître Ahmad. Le roi accepte. Le renard dit alors que son maître a perdu ses vêtements en se baignant et le roi lui envoie donc de riches habits. Ahmad et la princesse se marient et quand ils veulent rentrer chez Ahmad, le renard qui les précède demande à tous les habitants de dire qu’Ahmad est le propriétaire de toutes les terres qu’ils traversent. Le roi, impressionné, abdique et couronne Ahmad roi, puis devient son ministre.

Ce conte présente de grandes ressemblances avec "Le Chat Botté". L’auteur de ce conte français est Charles Perrault qui l’a présenté dans son ouvrage Les contes de ma mère l’Oye au XVIIe siècle. Cet écrivain classique aux tendances jansénistes considérait ses contes comme des récits enfantins. Ceci alors que "Le Renard et le Meunier" est un conte folklorique. "Le Chat Botté" est en réalité la réécriture d’un conte de l’auteur italien Giovanni Francesco Straparola, qui lui-même s’était probablement inspiré d’une histoire espagnole, pour écrire ce conte moral pour les enfants. Mais la moralité de ce récit est étonnante et apprend la ruse, contrairement à d’autres contes à caractère moral tel que "Le Petit Poucet" qui apprend aux enfants à lutter pour atteindre leur but.

Dans la version iranienne de ce conte, nous distinguons également cette apologie de la ruse. Le personnage principal est un renard, symbole d’astuce et d’intelligence. Nous retrouvons d’ailleurs ce personnage dans de nombreux autres récits ; ceci alors que dans la version européenne, ce rôle est tenu par un chat, symbole de l’enfance et de la liberté. D’ailleurs, les cadeaux apportés par le chat et le renard diffèrent. Le premier offre un lapin alors que le second offre de l’or. Il y a d’une manière générale une amplification nette des caractères dans le conte iranien. Cependant, même si l’ensemble des deux récits suit la même ligne et finit pareillement, certaines divergences importantes montrent clairement cette exagération dans les caractères du conte azéri. A la fin du récit du Chat Botté, le chat se bat avec l’ogre, jusqu’à ce que ce dernier se transforme en souris et soit mangé par le Chat, alors qu’un tel conflit est totalement absent dans le récit iranien où le renard atteint très facilement son but. Il réussit à amadouer le roi avec un peu d’or et il lui suffit de demander aux habitants de dire que les terres appartiennent au meunier pour qu’ils accepte alors que le chat est obligé de menacer pour atteindre le même objectif : « Bonnes gens qui fauchez, si vous ne dites au Roi que le pré que vous fauchez appartient à Monsieur le Marquis de carabas, vous serez tous hachés menu comme chair à pâté. »

Les caractères des deux personnages humains du récit divergent également. Le futur marquis de Carabas est ambitieux et lui-même assez futé pour jouer avec aisance le rôle d’aristocrate que lui fait endosser le chat : « Vous voyez, Sire, répondit le Marquis, c’est un pré qui ne manque point de rapporter abondamment toutes les années ». Ahmad est, contrairement à ce jeune marquis, naïf et heureux de la vie pauvre qu’il mène. Chaque fois que le renard le consulte, il répond : « Je ne sais pas et fais ce que tu veux ». Il est par ailleurs très aimable et après avoir attrapé le renard en enduisant de goudron le poirier, il le laisse aller non à cause de la promesse du renard, mais tout simplement par bonté de cœur. Il en résulte donc que tout ce qu’il finit par obtenir est le fruit de sa gentillesse native. Ainsi que nous le voyons, ces deux couples de contes présentent une grande ressemblance. Mais pourquoi ? Comment des sociétés si différentes et si peu en relations ont pu créer des histoires si semblables ? Comment se fait-il qu’un boulanger chinois connaisse très bien une histoire que connaîtrait dans une autre version un poissonnier finlandais ? La réponse à cette question est peut-être liée à la situation économique ou sociale d’une culture à un moment donné, cela dit, il ne faut pas oublier le rôle primordial joué par la langue dans ces convergences culturelles. Les langues et les traditions voisines créent des folklores similaires. [12] Puis, grâce aux voyageurs et aux commerçants, ces folklores se déplacent et s’intègrent en se modifiant dans un nouveau contexte culturel. Dans cette étude, nous avons vu les similarités de deux couples de contes provenant de contextes culturels tout à fait dissemblables. Pourquoi alors cette ressemblance ? L’Europe et le monde iranien ne sont pas voisins et leurs langues et cultures sont également différentes, ainsi que les conditions historiques, sociales et économiques. Il reste donc quelques hypothèses : par exemple celle, hypothétique, d’une transmission de ces récits à l’occasion des Croisades ou des guerres irano-russes. L’hypothèse simple d’une migration de ces récits grâce aux caravanes marchandes est beaucoup plus sérieuse, puisque l’Azerbaïdjan et ses grands bazars constituaient des étapes importantes de la Route de la Soie et que cette région faisait office de frontière entre le monde occidental et oriental.

Si l’on part de l’hypothèse que l’origine de tous ces contes est unique, on peut parvenir à quelques résultats. D’une part, il devient évident que le contexte géographique joue un rôle important dans la formation et la modification ultérieure de ces contes. D’autre part, la religion, la culture populaire et les traditions contribuent fortement à fixer des prototypes en transformant la forme originelle des récits. Il est probable que l’hypothèse la plus à même d’expliquer les similarités des contes est celle de leur voyage à travers la mémoire vivante des voyageurs. Il est cependant utile de pousser cette recherche plus loin pour pouvoir remonter aux sources des contes et des folklores dont l’absence de documents écrits rend aujourd’hui difficile la connaissance exacte.

Notes

[1Marzolph Ulrich, Le classement des contes iraniens, traduit par Jahândâri, éditions Soroush, Téhéran, p. 24.

[2Ulrich Marzolph, orientaliste, fut l’un des grands spécialistes du folklore iranien. Ses riches recherches sur la littérature populaire iranienne sont aujourd’hui une référence incontournable.

[3Kasravi Ahmad, La langue pure, sous la direction de A. Alizâdeh, éditions Ferdows, 2000, Téhéran, p. 12.

[4Farzâneh M. A., Bayatilar, éditions Farzaneh, 1980, Téhéran, p. 6.

[5Behrangui S., Les légendes d’Azerbaïdjan, éditions Nil, 1970, pp. 7-8.

[6Sefidgar H., Trois pommes tombent du ciel, Hamshahri, n.2230, le 7 mehr 1379, p.5.

[7Op. cit.

[8Sous la direction de Nâderi A., Quelques uns des contes iraniens, Téhéran, 2006, p. 91.

[9Le classement d’Arne-Thompson est un classement international des contes folkloriques mondiaux. Selon ce classement, les contes se divisent d’après leur type en 4 groupes : les contes 1à 299 comprennent les contes des animaux, les contes 300 à1199 les contes au sens particulier, les contes de 1200 à 1999 les contes ironiques et les anecdotes, les contes 2000 à 2399 les contes successifs, et les contes 2400 à 2499 les contes qui n’ont pas encore été classés. En fait, chaque groupe peut être divisé en sous-parties : par exemple les contes 300 à749 sont les contes magiques, les contes 750 à 849 les récits des saints et des caractères historiques, les contes 850 à 999 les contes semblables aux nouvelles, les contes 1000 à 1199 les contes des ogres.

[10Les frères Grimm, Le monde de légende, traduit sous la direction de Riâhi H., éditions Fekr-e Rouz, 1999, Téhéran.

[11Op. cit.

[12Op. cit.


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