N° 120, novembre 2015

L’histoire de Gorgân,
des Safavides à l’avènement des Qâdjârs*


Roshanak Danaei


Deux caractéristiques ont dominé l’histoire de Gorgân du XVIe siècle à la première moitié du XIXe siècle : d’incessants affrontements tribaux, et une politique basée à la fois sur la résistance aux gouvernements centraux et sur une volonté d’étendre son territoire. Ces caractéristiques sont représentatives de la structure tribale plutôt particulière des habitants de la région, ainsi que de sa situation géopolitique, notamment avec ses voisins au nord et à l’est. Cette région riche et dynamique, souvent convoitée et attaquée par les Ouzbeks et les Turkmènes, a été la scène d’insurrections et de conflits interminables. Les Ouzbeks ont fini par être chassés par les Safavides, mais les Turkmènes ont à leur tour refusé l’autorité du gouvernement central. De son côté, l’ةtat safavide s’est souvent montré incapable de formuler une politique cohérente au sujet de cette zone, d’où l’aggravation de l’insécurité dans la région à cette époque. Guerres tribales, invasions et représailles se sont succédé, rarement interrompues par des périodes de paix et de prospérités relatives. Ces convoitises étaient attisées par le potentiel économique de Gorgân et sa position stratégique. Shâh Abbâs le Safavide a vite compris la nécessité de rétablir un équilibre entre les pouvoirs tribaux de la région, tandis que l’arrivée des Qâdjârs a marqué un tournant dans cette question. Ainsi, à partir du début du XVIIe siècle, ces derniers ont commencé à jouer un rôle décisif dans la région de Gorgân. Parallèlement, les Russes, sous le règne de Pierre le Grand, ont également eu des ambitions territoriales dans la région, notamment pour le développement de leur commerce. Au début du XVIIIe siècle, profitant du déclin des Safavides, ils occupèrent Gorgân pendant une courte période, y établissant un comptoir de commerce.

Ces divers facteurs ont placé les gouvernements successifs devant une tâche délicate, et Gorgân est devenu une scène importante révélant les ambitions du pouvoir central et de son voisin russe. C’est avec la Révolution bolchevique de 1917 en Russie et l’établissement d’un gouvernement central fort en Perse dans les années 1920-1930 que la situation à Gorgân se stabilise enfin.

Quartier de Darbanou à Gorgân. A droite, on peut distinguer le cimetière Seyyed Bâgher, tandis que le minaret, datant de l’époque safavide, appartient à la Madrassa Emâdiyeh. Cette gravure a été réalisée à l’époque qâdjâre par le français Eugène Flandin.

Des Safavides aux Qâdjârs

Quand Shâh Esmâïl Ier prend le pouvoir et fonde la dynastie safavide en insistant sur la centralisation du gouvernement, l’attention de l’ةtat se porte sur les régions frontalières, notamment le nord du Khorâssân et les régions bordant la Caspienne, en particulier la région de Gorgân/Astarâbâd, car ces régions sont alors constamment menacées par des attaques ouzbèkes. En 1501, les forces royales triomphent sur ces derniers et les expulsent du Khorâssân, à la suite de quoi des mesures sont prises en vue d’y renforcer l’autorité du gouvernement central, avec notamment la nomination de gouverneurs loyaux. En 1514, l’un des descendants de Soltân Hossein Bâygharâ [1], Mohammad Zamân, fils de Badi’-oz-Zamân, profite de la guerre avec l’Empire ottoman à l’ouest du pays pour s’emparer de la forteresse d’Astarâbâd. Mais il est rapidement défait et un nouveau gouverneur est placé à la tête de la région.

Au début du règne de Shâh Tahmâsb Ier (1524-1576), le Khorâssân est de nouveau sujet à des troubles. En 1525, les forces ouzbèkes sous le commandement d’Obeyd Allâh Khân envahissent Toûs et avancent en 1527 vers Astarâbâd. Zeynâl Khân, le gouverneur d’Astarâbâd à l’époque, ne réussit pas à tenir la ville qui tombe aux mains des Ouzbeks et nomment alors pour gouverneur Abdol Aziz Soltân, le fils d’Obeyd Allâh. La guerre entre les forces royales et les Ouzbeks continue jusqu’en 1530, la ville changeant plusieurs fois de mains durant cette période pour être finalement libérée. Cette guerre génère une crise économique qui pousse Shâh Tahmâsb à dévaluer le shâhi, monnaie en cuivre frappée à Astarâbâd. Selon une inscription rupestre de l’époque, les habitants d’Astarâbâd demandent au roi de revenir sur cette décision, ce qu’il accepte de faire. Obeyd Allâh Khân est alors toujours aussi ambitieux et attaque une nouvelle fois le Khorâssân en 1531, envoyant son général Ghâmesh Oglân pour piller Astarâbâd. Les Ouzbeks reprennent la ville jusqu’à ce qu’un an plus tard, Shâh Tahmâsb envoie de nouveau des troupes sous le commandement d’Alghâs Mirzâ [2] et Bâder Khân pour les expulser. Les contre-attaques de l’armée safavide contre les Ouzbeks continuent en 1535-1536 et en 1536-1537.

La période comprise entre 1537 et 1540 est celle de troubles politiques et sociaux répétés, du fait des invasions incessantes des Ouzbeks et, plus tard des Turkmènes, ainsi que des batailles contre les forces royales pour le contrôle d’Astarâbâd, les tentatives de paix échouant régulièrement.

Pendant le règne de Sultan Mohammad Khodâ Bandeh [3] (1578-1588), Astarâbâd est une fois de plus le théâtre d’agitations et de troubles.

Emâmzâdeh Nour à Gorgân, gravure d’Eugène Flandin réalisée à l’époque qâdjâre.

La première décision du roi est de nommer un nouveau gouverneur, mais la situation est si critique et les tribus turkmènes rebelles si agressives que le gouverneur est contraint de se réfugier dans la forteresse de Mobârakâbâd [4].

La situation ne s’éclaircit guère durant les premières années du règne de Shâh Abbâs (1588-1639). Plusieurs tribus turkmènes, réunies sous l’égide de la tribu Sâyin Khâni ayant détruit la forteresse de Mobârakâbâd, y bâtissent chacune leur propre citadelle. Shâh Abbâs comprend qu’une relation amicale forte existe entre l’Ouzbek Abdallâh Khân, le conquérant de Khârezm [5], et la tribu Sâyin Khâni ; il estime donc prudent de parvenir à un accord avec Alyâr Beg Imûr, le chef de la tribu Sâyin Khâni ; c’est pourquoi il le nomme gouverneur. Cette décision, bien que rejetée par certaines tribus, contribue grandement à stabiliser la région.

L’événement le plus significatif de l’histoire de Gorgân survient lorsque Shâh Abbâs, inquiet de la puissance croissante des tribus ouzbèkes et turkmènes, décide de faire établir la majorité de la tribu qâdjâre à Gorgân et au nord du Khorâssân. C’est à partir de cette période que l’histoire de Gorgân est intimement liée à celle des Qâdjârs. C’est également sous le règne de ce roi qu’Astarâbâd devient officiellement une province avec pour centre la ville du même nom. La région connaît alors une stabilité relative et une certaine prospérité, en particulier appuyée par plusieurs séjours du roi dans la région.

Cependant, dès la seconde année du règne de Shâh Abbâs, le pays retombe dans une époque de troubles, avec de nouvelles agressions des tribus turkmènes contre Astarâbâd. Ces troubles vont s’étendre sur tout le long du règne de Shâh Abbâs II, où les soulèvements turkmènes s’intensifient. Nous disposons de peu d’informations locales sur cette période, hormis celles rapportées par quelques documents épigraphiques traitant des questions économiques. En juillet 1666, Shâh Abbâs II promulgue un décret exemptant des artisans et des agriculteurs d’Astarâbâd de payer les taxes et les droits prélevés par des huissiers de justice et des magistrats sous des prétextes tels que la sécurité des routes. Ce décret réaffirme également la validité des précédents décrets d’exemption de taxes qui avaient été promulgués en 1554, en 1582, en 1636 et en 1647, et charge Jafar Khân Beglerbegi [6] de les appliquer.

Le règne de Shâh Soleymân Safavide est également marqué par des rébellions, invasions, et pillages commis par les tribus turkmènes. Selon une inscription rupestre remontant à mai 1691, c’est-à-dire au règne de Shâh Soleymân, ce dernier aurait à l’époque promulgué un décret en faveur des Turkmènes pour apaiser la tribu Guklan [7] injustement traitée par des émissaires gouvernementaux.

Ce que nous savons de la situation d’Astarâbâd durant la première moitié du règne de Shâh Soltân Hossein Safavide est basé sur des décrets et archives économiques remontant aux années 1696-16977, 1702-1703 et 1711. Précisons qu’à l’époque, le « Soyurghâl », qui consistait à octroyer des terres et des titres aux courtisans par décret royal, était largement pratiqué.

Avec le déclin du gouvernement safavide, l’ensemble de la province – comme l’Empire tout entier – plonge dans l’anarchie et le désordre, et des révoltes éclatent notamment à Astarâbâd. Parallèlement, les conflits de pouvoir entre les tribus turkmènes Sâyin Khâni et la tribu Yomut [8] attisent fortement les tensions sur tout le littoral sud-est de la Caspienne.

Mohammad Hassan Qâdjâr (père de Mohammad ’Ali Khân Qâdjâr), gouverneur d’Astarâbâd, du Mâzandarân et du Guilân à l’époque du règne de Karim Khân Zand.

Le déclin rapide des Safavides dans les premières décennies du XVIIIe siècle implique leur disparition en 1722 ; les tribus afghanes occupent alors la capitale, Ispahan, et le pays est plongé dans le chaos. Les provinces du sud de la mer Caspienne, le Guilân, le Mâzandarân et en particulier Gorgân sont quant à elles sous occupation ou sous influence des puissances étrangères, en particulier de la Russie. En 1723, le Tsar de Russie, Pierre le Grand (1696-1725), ordonne à deux bataillons de l’armée régulière russe commandés par le colonel Shipov et à quatre autres bataillons sous le commandement de Levashev d’envahir ces trois provinces iraniennes. Levashev, arrivé en septembre 1723, parvient à réprimer l’opposition locale et envoie un contingent à Astarâbâd pour y établir un poste de traite. En septembre 1723, Esmâïl Beg, l’envoyé persan à la Cour de Pierre le Grand, signe un traité d’alliance grâce auquel le Guilân, le Mâzandarân et Astarâbâd passent sous contrôle russe. Le général Levachev est officiellement nommé gouverneur de ces trois provinces par le Tsar. Après la mort de Pierre le Grand en 1725, les forces russes restent dans la région jusqu’à l’an 1734 ; mais en 1734, Nâder Gholi Khân (celui qui deviendra plus tard Nâder Shâh) les expulse de toutes les provinces persanes. Deux traités sont signés sous son règne : celui de Rasht en 1732, anticipant l’évacuation de la région par les Russes, réalisé en 1734 ; et celui de Ganja en 1735, par lequel les Russes reconnaissent officiellement le retour à l’Iran de toutes les provinces qui avaient été occupées par Pierre le Grand.

Mais revenons à la fin de la période safavide. Durant l’invasion afghane, la position stratégique d’Astarâbâd ainsi que la disponibilité des soldats armés dans cette région attirent l’attention de Shâh Tahmâsb II qui souhaite faire de cette zone un rempart potentiel contre les Afghans. Mais les forces qâdjâres présentes à Astarâbâd refusent d’abord de lui obéir. C’est finalement après bien des échanges que Fath Ali Khân Qâdjâr [9], alors gouverneur d’Astarâbâd, répond positivement au roi. Ce gouverneur, qui avait participé à la défense d’Ispahan contre les Afghans sous le règne de Shâh Soltân Hussein, était retourné à Astarâbâd après avoir été désenchanté par l’hypocrisie des courtisans lors de son séjour dans la capitale. En recevant sa réponse positive, le roi se dirige vers Astarâbâd et désigne Fath Ali Khân gouverneur de Semnân. Il le charge également de repousser les Afghans. Cette manœuvre permet au Qâdjâr d’accroître son pouvoir dans le camp royal, et ce d’autant plus que Shâh Tahmâsb II choisit Allâh Gholi Khân, un autre Qâdjâr, comme gouverneur d’Astarâbâd.

Plus tard, quand Tahmâsb Mirzâ et Nâder Gholi unissent leurs forces, Râmin Khân Gerâyli est nommé gouverneur d’Astarâbâd par ce dernier alors même qu’Allâh Gholi est toujours à ce poste. L’opposition entre ces deux gouverneurs est un symptôme de la lutte de pouvoir entre Nâder Gholi, le conquérant qui deviendra fondateur de dynastie et Tahmâsb Mirzâ, le dernier Safavide. Cette opposition prend fin avec l’expédition de Nâder à Astarâbâd en soutien à Râmin Khân Gerâyli, qui triomphe. Nâder profite également de son expédition pour s’assurer de la loyauté de Zolfaghâr Khân, gouverneur du Mâzandarân, et soumettre la tribu turkmène Yomut, à l’origine des troubles de la région. Entre les années 1730 et 1731, plusieurs tribus turkmènes fomentent des rébellions dans les environs d’Astarâbâd, mais Nâder les vainc toutes en se les ralliant.

D’autre part, les querelles qâdjâres jouent également un rôle dans les tensions de la région, notamment celle entre Mohammad Hassan Khân Qâdjâr, fils de Fath Ali Khân, et Mohammad Hossein Qâdjâr, le gouverneur, qui était sous la protection de Nâder. Ces tensions donnent lieu à un certain nombre d’affrontements à Astarâbâd durant lesquels Mohammad Hassan Khân Qâdjâr profite du soutien des tribus turkmènes, en particulier celui de la tribu Yomut, car les Turkmènes sont alors mécontents du gouverneur nommé par Nâder et des impôts excessifs qu’il leur impose. Finalement, Mohammad Hassan Khân s’empare de la ville par la force et emprisonne le gouverneur dans la citadelle. Durant cette longue période de crise, la production de la soie souffre énormément, la campagne se dépeuple et la région est en partie ruinée.

Jahânsouz Shâh, frère de Aghâ Mohammad Khân. Il fut gouverneur de Astarâbâd pour être finalement assassiné par Karim Khân.

Lorsque Nâder reçoit la nouvelle de l’insurrection, il ordonne à Behbûd Khân Sardâr Atak et à Sârû Khân de se diriger du Khorâssân où ils sont cantonnés à Astarâbâd. Ces derniers reprennent la ville et Sârû Khân est chargé de rétablir l’ordre dans la région et jusqu’aux rives du fleuve de Gorgân (Gorgân Rud) [10]. Behbûd Khân, lui, est nommé gouverneur militaire de la région. Peu de temps après, des désaccords surgissent entre Sârû Khân et Mohammad Zamân Khân. Les tribus turkmènes sont désobéissantes et indisciplinées, mais Nâder les connaît bien et réussit à les tenir en respect et même à intégrer un grand nombre d’entre elles dans sa propre armée.

A la fin du règne de Nâder Shâh, le désordre et le chaos surviennent de nouveau à Astarâbâd. A sa mort en 1747, les conflits pour le pouvoir ravagent le pays. En 1748, Shâhrokh Afshâr se proclame roi dans le Khorâssân et en 1750, Astarâbâd, le Mâzandarân et le Guilân tombent entre les mains de Mohammad Hassan Khân Qâdjâr. Dans la querelle entre les généraux de Nâder Shâh, Karim Khân Zand réussit à avoir le dessus. Il prend la capitale safavide, Ispahan, en mettant en déroute Ali Mardân Khân, soutenu par Mohammad Hassan Khân Qâdjâr. Ce dernier se réfugie par la suite à la forteresse d’Astarâbâd. En 1765, Karim Khân assiège la forteresse pour en finir avec les Qâdjârs, mais il ne réussit ni à convaincre ni à vaincre Mohammad Hassan Khân qui sort victorieux de ce bras de fer avec l’aide des tribus turkmènes.

Mohammad Hassan Khân continue ensuite de défier l’autorité du Zand et se montre décidé à étendre le territoire des Qâdjârs. Ainsi, il mène à bien une expédition contre Ourmia en 1756 et sur le chemin de retour à Astarâbâd, il tient une fois de plus en échec l’armée Zand qui cherchait à l’arrêter. En 1758-1759, il attaque Ispahan à titre de représailles, mais ayant trouvé la ville en ruine et senti de l’animosité parmi ses mercenaires afghans, il décide de retourner à Astarâbâd. En son absence, cependant, son grand rival, Mohammad Hassan Khân Qâdjâr du clan Yûkhâribâsh [11], a pris possession d’Astarâbâd ; mais dans le conflit qui suit, Mohammad Hassan Khân réussit à se débarrasser de lui. Sa chance tourne cependant peu de temps plus tard car en février 1759, il est tué par des soldats Zand, et Karim Khân Zand charge Sheikh Ali Khân de prendre Astarâbâd et d’y rétablir l’ordre. Puis il nomme Mohammad Hassan Khân Qâdjâr gouverneur d’Astarâbâd. La situation demeurant agitée dans la région, en 1760, il envoie son propre frère, Zaki Khân Zand, à la tête d’une grande armée pour prendre la relève du gouverneur du Mâzandarân et rétablir l’ordre à Astarâbâd. Zaki Khân le fait en réprimant une rébellion menée par quelques tribus qâdjâres et afghanes jusqu’à la fin de l’été 1760. En réalité, ces troubles étaient fomentés essentiellement par les Qâdjârs qui se considéraient rivaux des Zands et refusaient d’accepter le gouvernement zand dans la région. Plus tard, à la mort de Mohammad Hassan Khân Qâdjâr et l’ascension au pouvoir de son fils, Aghâ Mohammad Khân, le futur fondateur de la dynastie Qâdjâr sur la scène politique, ces conflits empirent et continuent jusqu’en 1764, l’année où Aghâ Mohammad Khân et son frère Hossein Gholi Khân, surnommé Jahânsûz, sont arrêtés et gardés en otages politiques à Shirâz, à la cour du roi Karim Khân.

En 1770, Karim Khân nomme Hossein Gholi Khân Qâdjâr gouverneur de Dâmghân, mais conflits et oppositions entre son clan et le clan Davalu [12] continuent et Astarâbâd devient la cible d’attaques répétées. En 1774, Hossein Gholi Khân réussit à étendre son contrôle sur certaines parties du Mâzandarân et Astarâbâd. Enfin, il est tué lors d’un accrochage avec des membres de la tribu Yûkhâribâsh.

* Source : Javâd Neyestâni et Elr, Gorgân vii. "History from the Safavids to the end of the Pahlavi era", in : http://www.iranicaonline.org/articles/gorgan-vii

Notes

[1Grand émir timouride (1438-1506).

[2Second fils de Shâh Esmâïl Ier et frère de Shâh Tahmâsb ; il a participé aux guerres contre les Ouzbeks et les Ottomans ainsi qu’à la guerre de Shirvân, mais par la suite, désobéissant à son frère, il se réfugie en Turquie ottomane et accompagne le sultan ottoman, Soliman Ier lors d’une expédition contre l’Iran.

[3Roi d’Iran né en 1531 et décédé en 1595. Quatrième Shâh safavide (1578-1588) et père de Shâh Abbâs Ier le Grand, se voyant incapable de régner, il abdique en faveur de son fils le prince Abbâs Mirzâ.

[4Forteresse située à 18 kilomètres au nord de la ville de Gorgân. Elle était circulaire et haute de 6 mètres. Le fleuve de Gorgân séparait cette forteresse en deux parties reliées par un pont en brique construit sur ordre de Shâh Abbâs Ier. Aujourd’hui, il ne reste de cette petite citadelle que ce pont.

[5Région historique, actuellement située entre l’Ouzbékistan, le Turkménistan et l’Iran.

[6A l’époque Safavide « Beglerbeg » ou « Bigllerbeyg » était le titre attribué au gouverneur d’une province ou d’une région. Mais à l’époque qâdjâre, ce titre est accordé au chef de la préfecture de police.

[7Guklan est le nom d’une tribu turkmène installée majoritairement à l’est de la province du Golestân. C’est la deuxième grande tribu turkmène iranienne après celle des Yomut. Ce mot signifie littéralement « la vie en vert ».

[8Yomut est une tribu turkmène habitant principalement au nord de la province du Golestân, sur les rives sud du Turkménistan ainsi qu’au nord du Turkménistan.

[9Fath Ali Khân Qâdjâr était le chef de la tribu Achâghebâsh, et le grand-père d’Agha Mohammad Khân Qâdjâr, fondateur de la dynastie qâdjâre.

[10Gorgân Rud est le nom d’un fleuve au nord-est de l’Iran. Trouvant source dans la montagne Aladagh, dans la province du Khorâssân, il traverse la province du Golestân pour se jeter dans la mer Caspienne.

[11Yûkhâribâsh et Achâghibâsh étaient deux branches qâdjâres qui s’étaient installées sur les deux rives du fleuve Gorgân. La branche d’Yûkhâribâsh, signifiant « vers le haut », habitait la rive droite, et celle d’Achâghibâsh, signifiant « vers le bas », habitait la rive gauche.

[12L’une des huit tribus qâdjâres. Les huit tribus qâdjâres étaient les Qavânlu, Davallu, Azedinlu, Qarâsânlu, Châmbiyâti, Ziâdlu, Korlu et Sepanlu.


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