N° 120, novembre 2015

Aperçu général sur la province du Golestân


Shahâb Vahdati


Terres agricoles dans l’est de Gorgân

La province du Golestân est située au nord-est de l’Iran, et au sud-est de la mer Caspienne. Elle a été séparée de la province du Mâzandarân en 1997, pour devenir une entité administrative à part entière. Elle couvre une superficie de 20 380 km2 et est divisée en douze préfectures, 27 districts ruraux et 868 villages. Elle est bordée par les provinces du Khorassân du nord au nord-est, Semnân au sud, et du Mazândarân au sud-ouest. Elle s’ouvre également sur la mer Caspienne au nord-ouest. Ses principales villes sont Azâdshahr, Aq Qala, Gorgân, Gonbad, Gomishân, Râmi, Kordkouï, Bandar Gaz, Ali Abâd, Gâlikech, Marâveh-tappeh et Minoudasht.

La population de la province

D’après le recensement effectué en 2006, la population de la province du Golestân est estimée à 1 627 238 habitants, dont 732 699 vivant dans des zones urbaines et 894 539 dans des zones rurales. En 2011, le nombre total d’habitants a été réévalué à 1 777 014 personnes. Le nombre d’habitants à Gorgân s’élève à 274 438 personnes, et à 129 167 à Gonbad Kâvous, les deux villes de la province avec une population excédant cent mille habitants.

Les groupes ethniques peuplant la province sont les Turkmènes, les Persans, les Sistanis, les Baloutches, les Azéris, les Turcs Ghezelbâsh, les Mâzandarânis et les Kazakhs. Les Persans se divisent en deux catégories : natifs et immigrants. Outre le persan qui est la langue principale parlée dans la province, certains habitants parlent des dialectes locaux de Gorgân. Le persan est surtout parlé dans des régions centrales et méridionales de la province, tandis que la forte présence des Mâzandarânis dans la moitié occidentale y a induit une forte prévalence de leur dialecte. La plupart des immigrants dans la province sont des Baloutches, des personnes originaires de la ville de Semnân et des villes du Khorâssân, à l’est de la province. Les Azerbaïdjanais et les Kazakhs habitent pour la plupart la ville de Gonbad, tandis que les Turkmènes sont majoritairement établis à l’est, au centre et au nord de la province. Ils sont sunnites et parlent le turkmène.

Grotte de Kiaram

Aperçu historique

L’histoire de la civilisation sur cette région remonte à près de sept mille ans, et d’après les recherches effectuées, une grotte nommée Kiaram située dans le district de Gâlikech aurait hébergé des hommes durant l’ère paléolithique. D’autres recherches ont montré que la région de Gorgân abritait, il y a six mille ans, des civilisations antérieures aux Indo-européens. Les vestiges les plus anciens de la période se trouvent autour de la grotte Hotu, près de la ville de Behshahr. Des peintures rupestres attestent de la maîtrise par ces peuplades d’artisanats tels que la poterie, le tissage, la fabrication d’outils en pierre polie, ainsi que la pratique de la domestication d’animaux comme les antilopes. Les fouilles réalisées à Tourang Tappeh, ensemble de collines se situant à 17 km du nord-est de Gorgân, ont également révélé qu’avec des villages bien peuplés, une maîtrise développée de l’art de la poterie et un réseau d’irrigation, l’histoire de cette région est estimée remonter à une époque aussi ancienne que celle de la Ville Brûlée (shahr-e soukhteh) dans la province du Sistân, c’est-à-dire au 5e millénaire av. J.-C. Selon les épitaphes achéménides et notamment celles de Darius à Bisotoun, le nom de cette ville est cité sous les noms de Varganah et Gourkân dans des écrits en pahlavi. Quant aux historiens grecs, ils l’appelaient Hyrcan. Darius intégra également un groupe de cavaliers de Gorgân dans son armée.

Selon une source historique, la ville de Gorgân, actuelle capitale de la province, aurait été bâtie par Xerxès qui la baptisa Astarâbâden raison de la visibilité des étoiles, astar signifiant « étoile » en ancien persan. Sous le règne d’Artaban II de Parthe (128-124 av. J.-C.), Hyrcan et Kermân étaient contrôlés par la famille Goudarz dont les successeurs y régnèrent de façon indépendante jusqu’au IIe siècle de

notre ère.

Grâce à son climat doux et agréable, cette terre fut pendant longtemps le lieu de repos des rois parthes qui firent bâtir la Grande Muraille de Gorgân, plus tard dénommée Barrage d’Alexandre pour protéger l’Iran contre les assauts des Huns. Les travaux de construction de la muraille, qui s’étendait sur plus de 200 km, furent poursuivis durant la période sassanide, tandis qu’Anoushirvân ordonna sa rénovation.

Durant cette même période sassanide, des fortifications furent construites pour résister aux assaillants. Après la conquête de l’Iran par les Arabes musulmans, la région conserva encore longtemps son indépendance, et la ville de Gorgân fut très prospère à l’époque des souverains sassanides réfugiés. Plus tard, elle appartint tantôt à la dynastie des Bouyides, tantôt à celle des Samanides. A la suite de la conquête de l’Iran par Gengis Khân, la ville fut totalement détruite.

Tour de Gorgân, place de Basidj, Gorgân

Les monarques de la dynastie des Ziyarides (927 à 1090) sont parmi les plus célèbres qui aient régné sur ce pays depuis le début du Xe siècle jusqu’au milieu du XIe, dans la région de Gorgân ainsi que sur un vaste territoire comprenant la province actuelle du Guilân jusqu’aux villes comme Rey, Ispahan et Hamedân. Mardâvij ben Ziyâr, le fondateur de la dynastie, fait remonter ses racines aux derniers rois sassanides, et fonde notamment sur cela ses intentions d’étendre son territoire jusqu’à Bagdad afin de "restaurer" l’ancien Empire Perse. Il échoue cependant à atteindre cet objectif, et les projets de cette dynastie prennent fin avec l’arrivée au pouvoir des Seldjoukides. Ghâbûs bin Voshmgir est le monarque le plus célèbre de cette époque dont l’amour pour les sciences attire dans sa cour de grands noms tels qu’Avicenne et Al-Birouni. Ce dernier effectue un nombre important de ses recherches dans la ville de Gorgân et y rédige l’un de ses premiers ouvrages, Assâr al-Bâghia men al-Ghoroun al-Khâlia (Les signes restant des siècles passés), une étude comparative des calendriers des différentes civilisations. Ghâbûs écrit lui-même un livre de littérature en prose et ordonne la construction d’un mausolée colossal qui abritera plus tard sa tombe.

Les personnalités issues de la région

La province a été et continue, bien que dans une moindre mesure, à être le berceau d’un certain nombre de personnalités scientifiques et littéraires dont nous évoquons ici les noms les plus importants :

Mohammad Borhâneddin Astarâbâdi, connu sous le nom de « Mir Dâmâd »,est un philosophe iranien de l’époque safavide né à Gorgân, et professeur du célèbre Mollâ Sadrâ. Mir Dâmâd était aussi un poète et un mystique.

Abou Sahl Issâ Bin Yahyâ al-Masihi, médecin, astronome et philosophe très célèbre du Xe siècle, est né à Gorgân vers 970 et mort en 1010. Il enseigna la médecine à Avicenne, et est l’auteur de deux œuvres connues : Al-Tibiyya al-Sinâ’a fil al-Mi’a (Cent chapitres de médecine) et Kitâb al-Tibb al-Kolli (Livre de médecine générale). Avicenne se serait également inspiré de lui lors de la rédaction de son Qânoun, lequel constituera la base de l’enseignement médical dans l’Orient musulman puis dans l’Europe médiévale pendant plusieurs siècles.

Zayn-al-Din Gorgâni (Seyyed Ismâ’il ibn Hossayn 1040-1136) est également un médecin réputé, né dans la région et auteur du célèbre Zakhireh-i Khârazmshâhi (Le Trésor du roi de Khârezm), premier livre écrit en persan sur les savoirs médicaux de l’époque. Aghrâd al-Tibbiya (Les objectifs de la médecine) et Al-Tazkarat al-Ashrafia fi al-Sanâ’at al-Tibbiya, ouvrage sur l’anatomie figurent parmi ses œuvres. Il a également écrit des traités de philosophie tels que Al-Kazemieh et Kitâb fi Ra’d al-Falâsifah (Livre contre les philosophes), ainsi que sur l’éthique (Kitâb Tadbir al-Yam va Laylah ; Kitâb Nâmeh).

Grande Muraille de Gorgân

Mir Fendereski (Sayyed Mir Abol-Qâsim Astarâbâdi 1562-1640), est un scientifique, philosophe et mystique de l’époque safavide, né dans le village de Fenderesk, situé à proximité de Gorgân. Il est contemporain de Mirdâmâd et de Sheikh Bahâï, qui enseigna la philosophie à Mollâ Sadrâ. Il rejoint la cour d’Abbâs Ier le Grand après le couronnement de ce dernier. Ayant étudié une partie de sa vie en Inde, Mir Fendereski avait une bonne connaissance de la géographie humaine qu’il enseigna plus tard à Ispahan. En dehors de ses œuvres sur la philosophie, les mathématiques, la physique et la chimie, il écrivit aussi des poèmes à portée philosophique publiés sous le titre de Qasida Hekmiyya, ainsi qu’un ouvrage sur l’esthétique, Al-Resâlah al-Senâ’iyya.

Ibn Sharafshâh Astarâbâdi (1247-1317) est un philosophe, sémanticien et médecinné à Astarâbâd (Gorgân). Il étudie l’astronomie à Marâgheh auprès de Nâsireddddin Toussi. Il enseigne ensuite la philosophie à Mossoul, à l’école Nouriyyah. Ses principales œuvres sont Mir’ât al-Shafâ (Le miroir de la guérison) en médecine, et des commentaires sur des ouvrages tels que Tadjrid al-Kalâm (De la concision) et Qavaêd al-Aqa’êd (Des lois des opinions) de Nâssireddin Toussi en astronomie, et Al-Fasih (L’éloquent) de Tha’lab sur la linguistique.

Fakhreddin As’ad Gorgâni, poète du IXe siècle, auteur de Manzoumeh Veys o Râmin (Livre de Veys et Ramin) dont les événements remontent au temps des Arsacides. Cette œuvre est considérée comme étant le premier recueil de poèmes versifiés d’amour en persan.

Bibi Khânoum Astarâbâdi (1858-1921) est une célèbre satiriste iranienne et une pionnière du droit des femmes en Iran. Originaire d’Astarâbâd comme son nom l’indique, elle écrit en 1895 un livre intitulé Ma’âyeb al-Rejâl (Les tares des hommes), qui se veut être une réponse à un livret misogyne sur l’éducation des femmes, Ta’dib al-Nesvân, publié par un prince inconnu, contenant des opinions régressives telles que le fait qu’« une femme est comme un enfant qui doit être éduqué par l’homme, elle doit se soumettre inconditionnellement à son mari, elle ne doit pas parler à table » etc. Bibi Khânoum publie son ouvrage en le destinant directement aux Iraniennes : "Mes sœurs, n’écoutez point les conseils de ces gens ; ces éducateurs de femmes qui se croient uniques, il vaut mieux qu’ils se mettent à corriger leurs fautes abjectes…"

A l’époque contemporaine, Manouchehr Farhang (1919-2009), autre personnalité originaire dans la province, est considéré comme étant le père de l’économie moderne en Iran. Parmi ses ouvrages, nous pouvons citer Farhang-e oloum-e eghtesâdi. (Encyclopédie des sciences économiques) et Tâktik dar shatranj (La stratégie et la tactique au Jeu d’échecs).

La province du Golestân est aussi le lieu de naissance d’un certain nombre d’athlètes dont Rezâ Soukhteh-Sarâei, célèbre lutteur catégorie poids lourd et champion d’Asie en 1982, 1986 et 1990, Farhâd Ghâemi, actuel membre de l’équipe nationale de volleyball, et Sardâr Azemoun, footballeur célèbre en Iran.

Buste du poète Fakhreddin As’ad Gorgâni

L’économie de la province

Les activités agricoles et d’élevage constituent le pilier de l’économie de la province du Golestân. Elles comprennent également, du fait de sa frontière maritime avec la mer Caspienne, la pêche et l’aquaculture. Le blé est le produit principal qui y est produit, à la fois sous forme d’aridoculture et en pratiquant l’irrigation avec de hauts rendements par rapport à l’ensemble du pays. Les principaux produits de l’arboriculture fruitière sont la pêche, la prune dite "goutte d’or", l’orange, la mandarine et la mûre blanche, utilisée pour l’alimentation des vers à soie.

La culture d’arbres comme le chêne, le hêtre, l’aulne, l’érable, l’orme et le tilleul en vue d’en vendre le bois est une autre activité économique importante de la province. En plus de ces espèces, une variété rare d’if pousse dans des forêts relativement vierges et denses dans la région d’Aliâbâd. Il existe également une variété particulière de cyprès dans les forêts de Zarrin Gol, d’Aliâbâd, de Ramiân et de Minou Dasht, qui pousse aussi dans les forêts de Sourkosh à une altitude de 1600 mètres. Ces cyprès ont créé un paysage unique dans ces régions, et sont susceptibles d’être exploités dans le futur.

En raison de conditions climatiques favorables à la culture des plantes fourragères et de leurs sous-produits, de la présence de champs agricoles produisant des résidus utilisés dans l’alimentation animale et de vastes prairies, la province bénéficie de conditions très favorables à l’élevage du bétail. En outre, la présence d’usines produisant des aliments pour animaux, de coopératives agricoles, d’un grand nombre de diplômés en sciences de l’élevage et animales, et d’avantages géographiques comme la proximité des pays d’Asie Centrale et de leurs marchés de consommation, font de cette province un terrain favorable au développement de l’élevage. Il consiste notamment en l’élevage de bétail, de volailles, d’abeilles, de vers à soie et de poissons. Les principaux produits d’origine animale issus de la région sont le lait cru, la viande rouge, la viande blanche (poulet, poisson), les œufs et le miel. La province fournit une partie non négligeable des besoins alimentaires du pays.

Foire du jeudi à Aq Qala

En outre, l’une des activités économiques qui fait aussi partie des attractions touristiques de la province consiste en ses différents marchés. Il en existe deux types : les marchés permanents, comme celui des Maréchaux-ferrants (na’lbandân). Malgré les changements sociaux, économiques et culturels expérimentés par la province durant ces dernières décennies, ce vieux marché a pourtant conservé sa place dans le cœur de la ville de Gorgân et après avoir subi quelques transformations, il persiste à jouer un rôle actif dans ses activités commerciales. Le second type de marché est les marchés temporaires qui se tiennent certains jours de la semaine dans la plupart des villes de la province. Ce sont des lieux où les populations locales, en particulier les agriculteurs et les artisans, se réunissent pour vendre leurs produits. Il existe une très vieille tradition de ce genre de marchés dans les villes de Bandar-e Torkaman et Aq Qala, mais aujourd’hui, la grande majorité des villes accueille ces foires à des jours fixes. Ils se tiennent par exemple les mercredis dans la ville de Gorgân, les vendredis à Gonbad, les dimanches à Kordkouï, les lundis dans le port de Bandar-eTorkaman et les jeudis à Aq Qala.

La province compte également 19 mines actives, dont des mines de charbon et de pierre à chaux de Gonbad. Du point de vue de la répartition tectonique, la province se situe à la fois sur les plaques de Gorgân-Rasht, d’Alborz-Azerbaïdjân et de Koppeh-Dâgh. La plaine de Gorgân constitue la région la plus vaste du plateau tectonique Gorgân-Rasht. A l’est, ce plateau touche celui de Binâloud et Koppeh-Dagh, où l’on peut constater la présence de roches sédimentaires de la période précambrienne. Les roches les plus anciennes de la province sont des schistes. En 2002, environ 212 000 tonnes de pierre à chaux ont été extraites pour être vendues. Les autres matières extraites des mines de la région comprennent le charbon, la patelle, et la pierre réfractaire.

Outre ces ressources naturelles, l’économie de la province dépend d’une importante activité industrielle. Le Golestân possède ainsi plus de 433 unités industrielles, avec des investissements fixes de 467 millions de rials et une source d’emplois pour plus de 10 000 personnes, dont plus de 90% dans les petites entreprises employant moins de 50 personnes. Environ 40% des industries de la province produisent des aliments, des boissons et transforment les produits dérivés de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Le plus gros volume d’investissement dans le secteur industriel est réalisé dans le secteur des produits agricoles.

Les principales usines de la province ont été fondées avant la Révolution et appartiennent majoritairement au domaine de l’agro-alimentaire, comme celles de Gol Cheshmeh, de Gorgân, mais aussi le complexe industriel du Bois du nord, les panneaux en bois aggloméré, situé à 22 km de Gorgân sur la route de Gonbad, ainsi que 25 usines de coton et 28 de farine.

Plantation de coton, province du Golestân

Après la révolution et la fondation de la République islamique, d’autres usines ont été créées, dont une de production d’huile de coton à Nezâmâbâd, ou encore de soja. En terme de développement industriel, la province occupe le 25e rang national, et le 19e en terme de valeur ajoutée. Elle figure à la 13e place en termes de ressources naturelles et de moyens de production.

Plus récemment, en 1998, la zone industrielle du Golestân a été créée dans le cadre d’une politique de développement industriel. Le programme établi a réussi, depuis le début de son activité, à favoriser le développement et l’amélioration d’infrastructures liées à l’eau courante, l’électricité, le téléphone et les rues pavées dans des villes comme Aq Qala, Bandar Gâz, Gonbad, Maraveh-Tappeh, Minoudasht et Aliâbâd et de créer des établissements de l’industrie de floriculture à Gorgân, Bandar-e Torkaman, Azâdshahr et Kordkouï.

Enfin, en termes d’infrastructures de transport, la province possède un réseau de chemin de fer reliant la ville de Gorgân à d’autres villes comme Bandar-e Torkaman, Sâri, Savâdkouh, Garmasr et Téhéran. Etant donné sa situation géographique favorable, elle accueille chaque année des milliers de touristes, qui y font notamment étape pour rejoindre ensuite la ville sainte de Mashhad.

Bibliographie :
- Ma’toufi, Assadollâh, Târikh-e farhang va adab-e Gorgân va Astarâbâd (Histoire de la culture et de la littérature de Gorgân et d’Astarâbâd), éd Padideh Gorgân, 1997.
- Sâlnâmeh âmâri ostân-e Golestân (Annales de la province du Golestân), dossier 2-8, Site des statistiques iraniennes, 2010.
- Site de l’organisation de la propagande islamique : présentation de la province du Golestân, débat autour des groupes ethniques de la province du Golestân
- Bidvar, A.D.H., "Gorgân" Encyclopaedia Iranica.
- Article sur Gorgân, Dictionnaire encyclopédique de Brocrause et Efron.


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