N° 121, décembre 2015

Le rocher qui ressemble au visage d’un vieux marin …


Saeid Khânâbâdi


Vue de la Méditerranée de la corniche

Là, dans un quartier islamo-chrétien, à côté d’une mosquée au minaret unique à quelques mètres d’une banque française et après la statue d’un leader arabe national-socialiste dont le nom est caché derrière les affiches autocollantes du mouvement Amal, se trouve une filiale de Mac Donald. Au deuxième étage de ce MacDo, les larges vitres offrent une vue imprenable sur la corniche et sur le bleu de la mer étendue jusqu’au fond des regards de ses pêcheurs amateurs. La ville est bâtie sur une minuscule péninsule s’enfonçant dans la mer, et pour celui qui s’est arrêté à la corniche, il semble que les massifs de l’intérieur du pays encadrent le paysage de la mer. On n’est pas d’ici, mais on ne se sent pas étranger devant cette mer qui embrasse si familièrement.

La Méditerranée ou "la Mer blanche médiane", comme l’appellent les Arabes. L’usage des couleurs pour nommer les mers du Proche-Orient s’enracine dans une ancienne tradition d’après laquelle les couleurs reflètent les quatre points cardinaux. Le noir indique le nord, le rouge représente le sud, le blanc symbolise l’ouest et le vert et le jaune montrent l’Est. Et le terme "au milieu" est pratiqué presque dans toutes les langues parlées autour de cette mer, la mère des civilisations occidentales. La Méditerranée est habitée et fréquentée depuis au moins l’an 1200 avant Jésus-Christ par les Phéniciens, réputés dans le monde comme étant les inventeurs de l’alphabet. Plus précisément, ils ont systématisé et rénové la version basique de l’alphabet hiéroglyphique et figuratif des Egyptiens et ont transmis ce système alphabétique enrichi par les voyelles et les consonnes à leurs frères sémites et aux autres peuples de l’Asie de l’Ouest et de l’Europe. Le commerce fonde la deuxième réputation majeure des Phéniciens. Les Libanais d’aujourd’hui ont bien hérité ce talent commercial de leurs ancêtres phéniciens. Les émigrés libanais de la diaspora ont réussi à faire fortune dans le monde entier, en Amérique du Sud aussi bien qu’en Afrique de l’Ouest. Les cités-états indépendants de la Phénicie ont préféré demeurer des commerçants civilisateurs plutôt que de fonder un Etat-nation homogène. Ils étaient apparemment plus intéressés par le commerce que par la politique. Ou comme certains de leurs descendants contemporains, ils pensaient que la politique est un business ! Rappelons quand même que comme les fondateurs de Carthage, les navigateurs pacifistes et les Vikings civilisés de l’Orient, ils possédaient un empire maritime.

Lampadaires éclairant le chemin...

Leurs navires-cargo ont conquis les marchés des peuples de toutes les côtes de la Méditerranée, de Chypre et de Sicile jusqu’à l’île britannique, et même au-delà, du Sénégal jusqu’à l’Indochine ou l’Amérique du Nord où les archéologues ont retrouvé des lieux de sacrifice qu’ils attribuent aux Phéniciens. Les Phéniciens parlaient commerce avec les indigènes de ce continent, ceux qui trouvèrent et sauvèrent, des siècles plus tard, un certain Christophe Colomb perdu dans l’océan !

A leur âge d’or, les Phéniciens rivalisaient même avec les Grecs en techniques de construction de navire et en sciences maritimes. Le système de navigation des Phéniciens basé sur leur maîtrise du mouvement du soleil et des étoiles, surtout des étoiles polaires, prenait racine dans une excellente connaissance des mathématiques, de la géologie et de l’astronomie. Ils exportaient diverses marchandises, surtout du tissu pourpre et du bois de cèdre, très apprécié à l’époque pour sa qualité dans les travaux de construction. Le monarque Hiram de Phénicie coopère avec les grands rois juifs David et Salomon dans l’exécution de leurs temples et leurs palais en les fournissant en matériel et en assistance technique d’architectes et d’artisans phéniciens. D’après les bas-reliefs achéménides, les Perses ont importé du bois de cèdre depuis le Mont Liban afin de construire les palais des Grands Rois. Dans la Bible et dans le Coran, la Phénicie est évoquée mais plutôt dans le cadre de Canaan, un pays voisin dont une partie se superpose au Liban actuel. Le nom de Canaan est bien connu des Iraniens car il est lié à l’histoire du prophète Joseph fils de Jacob fils d’Isaac. Canaan est toujours présent dans la littérature persane et symbolise le retour de l’amant après la séparation et l’attente de l’amoureux. Comme dit Hâfez dans ces vers célèbres :

Joseph perdu reviendra à Canaan, ne te donne pas de chagrin

Un jour, cela est certain, ton coin de peines deviendra un jardin

Ville de Sidon (Saïda actuelle)

p>Les Phéniciens émigrent en partie à Canaan dont les habitants premiers sont agriculteurs et éleveurs. Installés dans cette région, les Phéniciens commencent à établir des comptoirs de pêche qui deviennent peu à peu de grandes cités-états indépendants. Mais cet ensemble de cités, à qui les Grecs donnent le nom de Phénicie, ne se présente jamais comme un pays unifié ou un système étatique concentré, ni durant l’Antiquité ni après Jésus. L’absence de centralisation du pouvoir militaire et politique mène la Phénicie à se voir dominée continuellement par les Hittites, les Egyptiens, les Assyriens et les Babyloniens, avant de trouver une identité presque indépendante sous le règne des Perses.

Lorsque Cyrus le Grand libère Babylone en 539 av. J.-C., le territoire phénicien des descendants de Nabuchodonosor II tombe automatiquement sous le contrôle des Perses. Durant l’empire quasi-fédéral des Perses, les cités-états phéniciens jouissent d’une grande autonomie. Même la ville de Sidon (Saïda actuelle) est désignée, par Darius le Grand, comme la capitale de la cinquième satrapie du vaste empire multinational et tricontinental des Perses. Au Musée de Beyrouth (al-mathaf), des éléments tels que les chapiteaux des taureaux légendaires, authentiques et similaires à ceux des palais de Persépolis, reflètent bien la présence culturelle et artistique des Perses. On peut également constater une influence purement mithraïste dans certains articles de l’époque hellénistique au Musée de Beyrouth. Le Temple d’Eshmoun, au sud de Beyrouth, est bâti sous le règne achéménide en l’honneur d’un dieu local, Baal Eshmoun, l’idole guérisseuse chez les Phéniciens. Les Phéniciens se rallient à l’armée de Cambyse, le fils de Cyrus et l’aident à conquérir l’Egypte, la Vallée des dieux, le pays de leurs anciens souverains. Mais ils refusent d’accompagner Cambyse dans sa campagne africaine contre leurs cousins carthaginois.

Musée de Beyrouth (al-mathaf)

Sans la flotte phénicienne, les pionniers de l’armée perse disparaissent complètement dans le désert de Libye. Ils soutiennent encore Darius le Grand contre la Grèce et ils accompagnent la marine de son fils Xerxès pour s’emparer d’Athènes et des îles grecques de la mer Egée. A l’époque de la stagnation de l’empire achéménide (qui survient après Artaxerxés le premier), provoqués par les Grecs et les Egyptiens, les Phéniciens, pressentant une occasion de ne pas payer les contributions annuelles à la trésorerie de l’Etat perse (encore un motif financier !), se révoltent contre les rois de Persépolis, révolte résolue par Artaxerxés III, le dernier roi puissant de la dynastie achéménide. Durant l’invasion d’Alexandre, ils font souffrir le Grand Macédonien durant sept mois entiers au portail de Tyr. Mais Darius III, le dernier des Achéménides, ne sut profiter de cette occasion pour se mobiliser contre le fils invincible de Zeus qui fait entrer la Phénicie dans l’ère hellénistique.

Et nous voici devant cette mer légendaire des Phéniciens. Le vent humide caresse ton visage. On sent l’odeur salée et chaude de cette vieille mer calme. Tout au bord de la mer, dans la zone littorale du nord-ouest de Beyrouth se loge une longue corniche. Le début de la corniche de Beyrouth se situe à l’ouest des installations du port industriel. Le port actuel ne correspond plus à sa localisation à l’époque antique mais il garde encore son rôle déterminant dans l’économie de la région. La corniche commence, plus précisément, tout près de la rue Ibn Sina (Avicenne), au bord la baie Saint-Georges. Là-bas, les tours modernes à la façade vitrée illuminent les soirs du yacht-club de la Marina de Beyrouth où les bateaux de luxe attendent orgueilleusement leurs propriétaires bourgeois.

Rue al-Hamra

En face de la baie se dresse la place Rafiq Hariri. Le petit square gazonné autour d’une statue de Rafiq Hariri en costume, les mains dans les poches et les yeux focalisés vers l’horizon ambigu de l’avenir du pays, à côté d’une colonne cubique ornée par des calligraphies arabes pour commémorer le souvenir de ce Premier ministre du pays, victime d’un attentat le 14 février 2005, presque au même endroit.

Après avoir dépassé la place Hariri, quelques restaurants de luxe s’étalent quasiment dans la mer sur de petites promenades où les jeunes gens s’exposent au soleil sur des transats. Ces restaurants offrent des plats libanais, chawarma, houmous, moutabal, kefta, lahmé, falafel (très connu en Iran) ainsi que des salades, taboulé et fattouche et des boissons comme le sirop de Jallab. Les touristes occidentaux dégustent du vin libanais de la vallée de la Bekaa et ceux de l’Orient préfèrent les araks.

En passant par ces restos-plages, on trouve la partie la plus large de la corniche. Un grand échiquier aux cases noires et blanches couvre un côté de cette partie, la nuit les jeunes gens riches viennent garer leurs voitures de luxe. Ils laissent les portières ouvertes et les sonos réglées au maximum pour mettre en écho les chansons libanaises pop. Les plus jeunes exposent leur savoir-faire en vélo, en skate et en roller. Ici comme à Téhéran, je constate rapidement que je n’appartiens pas à cette ambiance bruyante et reprends donc mon chemin vers l’ouest de la corniche où le soleil hésitant à se coucher illumine un horizon rougi entre la mer, les tours et les grands hôtels.

En arabe libanais aussi, les locaux l’appellent "Corniche". Dans les pays du golfe Persique, le même terme est utilisé pour dénommer les axes littoraux. La corniche de Beyrouth a été construite dans les années 1920 au cours du mandat français (1918-1946) tout au long de l’avenue de Paris, anciennement appelée la rue des Français et le boulevard Charles de Gaulle. Les traces physiques et morales de la présence française sont partout visibles au Liban. De là, la francophonie libanaise est la plus remarquable au Proche et Moyen-Orient -bien que ces jours-ci, le français cède sa place privilégiée à l’anglais comme première langue étrangère du Liban. Même avant le mandat, le pays du cèdre intéressait les Français, depuis les Croisades jusqu’à l’ère ottomane. Alphonse de Lamartine y trouve le reflet de ses poèmes romantiques et son rival électoral, Napoléon III charge Ernest Renan d’y chercher des pièces de valeur pour remplir les salles de la Phénicie au Musée du Louvre !

Statue de Rafiq Hariri sur la place Rafiq Hariri

Mais la France n’est pas le seul pays influent dans l’histoire du Liban. Si les chrétiens voyaient la France comme un allié stratégique, les chiites opprimés du Mont Liban, à leur tour, sympathisaient avec les rois iraniens safavides et qâdjârs pour atténuer la pression religieuse et ethnique des Turcs. Ils se révoltent d’ailleurs contre les gouverneurs français sous l’égide de Sharaffoddin, le grand religieux dont le déplacement en Iran sème le grain de la Révolution Islamique dans le cœur de jeunes Iraniens. La relation chiite-chiite des Iraniens et des Libanais demeure la même au-delà des relations diplomatiques des deux gouvernements. La ville de Beyrouth est en jumelage avec la ville iranienne d’Ispahan. Ghazvin, l’autre capitale des Safavides aussi, est récemment annoncée jumelée avec Baalbek, à l’est du Liban.

Après sa construction en 1920, la corniche est, à plusieurs reprises, embellie et rénovée. Un des projets les plus récents se base sur les esquisses de l’artiste et architecte arménienne Lena Kelekian. Actuellement, la corniche de Beyrouth est un large et long trottoir en pavés, au bord de la mer, protégé par des garde-corps métalliques de couleur argentée du côté de la mer et par des palmiers du côté du boulevard. Les bancs en béton sont décorés de dessins et de collages en fragments de céramique blancs et bleus. Les pavés sont d’un alignement géométrique délicat.

Quelque cent mètres après le grand échiquier, on peut voir de l’autre côté de la rue l’American University of Beirut (AUB), la meilleure université anglophone de la région, fondée en 1866 par les missionnaires protestants. Plusieurs personnalités politiques iraniennes y ont étudié. A titre d’exemple, M. Sâlehi, l’ex-ministre des Affaires étrangères et le chef actuel de l’Organisation de l’énergie atomique de l’Iran, celui qui a joué un rôle déterminant dans l’accord nucléaire du 14 juillet 2015. Quelques professeurs iraniens y enseignent actuellement.

American University of Beirut (AUB)

La corniche est à l’ouest de Beyrouth. En principe, la ville de Beyrouth est partagée en deux parties, l’ouest musulman et l’est chrétien. Mais la corniche est une exception à l’ouest. Elle se trouve à Ras Beyrouth (la tête de Beyrouth) où habitent les familles anciennes et riches de l’aristocratie libanaise. Les chrétiens, les musulmans et les Druzes y habitent en toute tolérance. C’est l’un des quartiers tout à fait pacifiques de la capitale. Durant la guerre civile à Beyrouth, la corniche était comme un marché provisoire et un lieu d’achat et de vente pour tous les Beyrouthins, un espace de coexistence.

Les femmes que l’on voit sur la corniche sont majoritairement voilées, à la façon locale, collants, foulards et blousons stretch de couleurs vives. On trouve rarement des femmes en tchador noir, plus présentes dans la banlieue du sud chiite. Les femmes en burqa sont extrêmement rares, et il s’agit généralement d’étrangères. Les parfums de luxe, les chaussures et accessoires haut de gamme sont indispensables. Les habits sont choisis de préférence parmi les marques européennes, payés dans les nouveaux Souks de Beyrouth.

Les lampadaires éclairent le chemin vers Al-Manara, le phare de Beyrouth dressé sur un cap de la corniche, qui est le point où la face nord de la corniche se tord vers la côte ouest. Les lampadaires ont été changés il y quelques années. Ils reflètent la modernité durant la journée et offrent une ambiance douce la nuit avec leur lumière jaune. Les nuits de la corniche sont inoubliables. Après une promenade nocturne, on peut prendre la direction de la Rue al-Hamra à quelques minutes de la corniche. Le soir, tout brille dans la célèbre rue Al-Hamra, Champs-Elysées du Proche-Orient. Les cafés à la parisienne et les restaurants de toutes nationalités sont inondés de monde. On sent l’odeur du narguilé aux parfums de tabacs arabes, de pomme, citron, menthe et même au tabac iranien de Khânsâr. Les hôtels de luxe, les shoppings-centers, les bureaux d’échange, les librairies arabo-francophones, la haute couture, les élégants, tous brillent là-bas. On n’a pas envie d’en sortir.

Tableau de Moustafa Farroukh daté de 1930

On descend encore vers la corniche pour continuer la promenade au bord de la mer.

Après un centre de loisirs pour les officiers de l’armée presque non-armée du Liban, on tombe sur un espace de jeux pour les enfants. Le Luna Park de Beyrouth, un peu plus petit que celui de Téhéran, est l’un des plus anciens au Moyen-Orient. Le Luna Park de Téhéran a cessé son activité il y a quelques années, mais ce réseau international a encore des filiales dans la région, notamment en Turquie, dans les pays du golfe Persique et en Palestine.

La corniche continue vers les Rochers. Les habitants utilisent encore le mot français de "Rocher" pour nommer cette attraction touristique de Beyrouth. Cette partie de la corniche est située à la plus haute altitude par rapport au niveau de la mer. Les deux falaises blanches émergées dans la mer sont devenues les symboles de Beyrouth sur les cartes postales, les timbres et les photos souvenirs. Le grand rocher a la forme d’un arc de triomphe, et on le nomme aussi « la grotte aux pigeons ». On voit une équipe de touristes iraniens autour d’un guide persanophone qui leur raconte l’histoire vraie ou simplement légendaire d’un amoureux qui se serait suicidé sur ce rocher en se jetant dans la mer. Beyrouth est une importante destination pour les touristes iraniens, plutôt nombreux surtout pendant l’été. Ils séjournent souvent dans les hôtels de Juniyah, une ville chrétienne au nord de Beyrouth. Une vieille dame très mince au dos un peu courbé dans le style des sorcières des dessins animés de Walt Disney vend des roses aux couples. Elle sait bien à qui demander de lui acheter ses roses. On la voit donner une rose à une dame irakienne et obliger son mari à offrir cette rose à sa belle. Un photographe équipé d’un vieux Polaroid cherche des touristes désireux de poser devant les Rochers.

Le Grand Rocher a la forme d’un arc de triomphe et est aussi nommé “la grotte aux pigeons”

La nuit tombe. La lune est pleine ce soir. Les marchands ambulants posent leurs nappes de marchandises chinoises. Un vendeur de café passe. On prend un café Ben Najjar ou un thé bouilli, fait à la méthode libanaise. Le carillon du vélo d’un vendeur de pain traditionnel de zaatar attire l’attention vers la corniche. Deux musiciens ambulants jouent à la darbouka et au ’oud, les héritiers arabes des instruments perses Tombak et Barbat. Cela fait penser à une chanson des années 60 :

À Beyrouth

De tout mon Cœur

Une salutation

À Beyrouth

Et les baisers

Pour la mer et pour les foyers

Et pour le rocher qui ressemble au visage d’un vieux marin...

Référence :
- Histoire de Beyrouth, Samir Kassir, Fayard, Paris, 2003.
- Les Phéniciens, André Parrot, L’Univers des formes, Gallimard, Paris, 1975.

- Le Liban, Jean-Pierre Alem, Patrick Bourrat, Que sais-je ?, PUF, Paris, 2000.
- L’Asie centrale et les royaumes proche-orientaux du premier millénaire, Pierre Briant, Erc/Adpf, 1984.
- Histoire de l’empire perse, de Cyrus à Alexandre, Pierre Briant, Fayard, Paris, 2003.
- Généalogie et usages sociaux de quatre lieux urbains paysagers à Beyrouth, Racha El-Dirani Chebbo, 2010, Revue projet de paysage, Revue scientifique sur la conception et l’aménagement de l’espace, www.projetdepaysage.fr
- Lobnân, târikhtcheh va ahzâb-e masihi (Historique des partis politiques chrétiens au Liban), Masoud Hosseinian, Téhéran, 2001.
- Târikh-e Lobnân (Histoire du Liban), Tâhereh Zâre’, Institut des études Nour, Téhéran, 2010.
- http://www.pheniciens.com/ Site historique sur la Phénicie.


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