N° 153, août 2018

Yeprem Khân et Stepan Stepanian : Ces deux Arméniens de la Révolution constitutionnelle


Babak Ershadi


Des prisonniers de Sakhaline, photographiés par l’écrivain russe Anton Tchekhov (1860-1904) lors d’un séjour à Sakhaline en 1890.

Stepan Stepanian naquit en 1868 à Nork, un petit village près d’Erevan, capitale de l’Arménie sous domination russe. Il passa son enfance dans son village natal et alla à l’école à Erevan. Pour continuer ses études, le jeune Stepanian entra à l’école des sciences humaines et religieuses de la cathédrale Sainte-Etchmiadzin [1] à une cinquantaine de kilomètres d’Erevan. Plus tard, il se rendit à Tbilissi, capitale de la Géorgie, où il apprit la photographie. 

En 1890, Stepanian adhéra, à 22 ans, au « Mouvement de libération nationale arménien » [2]. Il se rallia à l’« Expédition gugunienne », un mouvement armé anti-ottoman [3]

Stepan Stepanian (1868-1915)

Yeprem Davidian naquit en 1866 dans une famille arménienne de Barsum, un village près de Gandja, à l’ouest de l’Azerbaïdjan, sous domination russe. Nous ne connaissons pas beaucoup de détails sur les premières années de la vie de Yeprem Davidian, mais nous savons qu’il adhéra très jeune au Mouvement de libération nationale arménien. En 1887, alors qu’il avait 21 ans, il réussit à se rendre dans les régions orientales de l’Empire ottoman où il rejoignit les miliciens armés de la Fédération révolutionnaire arménienne (en abrégé Dashnak [4]). Il rentra en Arménie sous domination russe en 1889, mais un an plus tard, il tenta une seconde fois de se rendre sur le territoire ottoman en ralliant l’Expédition gugunienne.

Bâgher Khân (1862-1911), photographié par Stepan Stepanian.

Sakhaline

 

Le destin fit se rejoindre Stepan Stepanian à Yeprem Davidian en 1890, lorsqu’ils devinrent chacun de leur côté membres de l’Expédition gugunienne. Les membres de cette expédition décidèrent de se rendre en Arménie occidentale (ottomane), mais furent arrêtés à la frontière par les soldats russes. Sans inculpation, ils furent emprisonnés à Tbilissi pendant deux longues années. En 1892, après un procès sommaire, tous les membres de ce groupe armé arménien furent condamnés à 24 ans de prison et de travaux forcés dans l’île de Sakhaline située dans le nord-ouest de l’océan Pacifique, au large de la Sibérie - c’est-à-dire à quelque 7500 kilomètres à vol d’oiseau de leur pays natal. Les conditions de détention au bagne étaient difficiles, mais Stepan Stepanian eut la chance de pouvoir se mettre au service d’une expédition scientifique russe en mission sur l’île de Sakhaline. Les autorités lui permirent d’accompagner la mission en tant que photographe pendant un temps. Certaines de ses photos sont conservées aujourd’hui au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg.

Après trois ans de détention, un groupe d’exilés arméniens décida de s’évader. Ils construisent en cachette un radeau de fortune et quittèrent l’île. Parmi le petit groupe des évadés, trois survécurent dont Stepan Stepanian et Yeprem Davidian. Après leur évasion, les survivants se séparèrent. Stepanian se rendit aux États-Unis et Yeprem Davidian alla au Japon. Vers 1899, tous les deux se retrouvèrent à Tabriz, capitale de l’Azerbaïdjan iranien où vivait depuis longtemps une petite communauté arménienne. Les deux Arméniens reconstruisirent leur vie chacun à leur manière. De Tbilissi à Sakhaline, et des États-Unis à Tabriz, Stepan Stepanian fit pratiquement le tour du monde…

 

Yeprem Davidian, alias Yeprem Khân Khân (1866-1912)

Stepan Stepanian, photographe de Tabriz

 

Stepanian s’établit définitivement à Tabriz. Il loua un atelier rue de la Poste et il y entama sa carrière de photographe. Le premier atelier de photographie de Tabriz avait été créé quelques années plus tôt par deux frères arméniens, Aslan et Hassatour Hayrapetian. Le frère aîné, Aslan, avait appris la photographie, comme Stepanian, à Tbilissi.

Stepanian avait un caractère doux et sociable et devint vite célèbre à Tabriz. Quand il parlait aux gens, il les appelait affectueusement « Balam can » (« mon chef enfant », en langue azérie). Au fur et à mesure, les habitants le surnommèrent « Balam can ». Stepanian développa son travail et acheta une maison et un petit jardin. Il se maria avec une Arménienne de Tabriz, Varinka. Ils eurent quatre enfants.

Yeprem Davidian, officier de liaison de Dashnak

 

Dès son arrivée à Tabriz, Yeprem Davidian rétablit ses relations avec la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnak), mais ne pouvant se rendre ni en Arménie sous domination russe ni en Arménie occidentale (Empire ottoman), il reçut l’ordre de Dashnak de se rendre à Rasht, chef-lieu de la province iranienne de Guilân au sud de la mer Caspienne. Sa mission consistait à recruter les nombreux ouvriers arméniens qui travaillaient dans des projets de construction routière du Guilân. En 1905, Yeprem dut quitter Rasht et se rendre clandestinement dans son village natal, Barsum, près de Gandja, quand il apprit que sa mère avait été tuée au cours des massacres arméno-tartares. [5] Pendant son court séjour dans le territoire sous domination russe, il rencontra pour la première fois plusieurs Iraniens partisans de la Révolution constitutionnelle. Il rentra aussitôt au Guilân, et il y apporta quatre armes semi-automatiques.

Sattâr Khân (1868-1914), photographié par Stepan Stepanian.

Révolution constitutionnelle

 

La Révolution constitutionnelle iranienne commença en 1905. Un an plus tard, le roi Mozafareddin Shâh (1896-1907) se vit contraint de signer le décret de l’établissement du régime parlementaire constitutionnel. Le roi mourut en 1907, et son successeur Mohammad Ali Shâh (1907-1909), influencé par les Russes dès son enfance, devint l’ennemi numéro un du constitutionnalisme. En effet, la Russie s’était arrogé le droit de s’ingérer dans les affaires iraniennes depuis la Triple-Entente [6] . Les Russes estimaient que l’établissement d’un système démocratique parlementaire en Iran pourrait créer des obstacles à leur influence dans le pays. Le 23 juin 1908, le colonel russe, Vladimir Liakhov (1869-1919), commandant de la Brigade cosaque persane, reçut de Mohammad Ali Shâh l’ordre de bombarder le bâtiment du nouveau Parlement à Baharestân au cœur de Téhéran. Plusieurs personnalités du mouvement constitutionnel furent exécutées. Le lendemain, le roi nomma Liakhov gouverneur militaire de Téhéran et mit fin au régime constitutionnel pour restaurer le pouvoir absolu.

Après le coup d’État de la cour contre le Parlement, des foyers de résistance prirent forme d’abord et très vite à Tabriz (nord-ouest), ensuite dans la province de Guilân (nord) et dans les régions peuplées par les tribus Bakhtiari (centre et sud-ouest).

Trois commandants arméniens de Dashnak, participant à la Révolution constitutionnaliste iranienne : (de gauche à droite) Porte du palais de Darius Ier à Hibis (Kharga). Arshak Gavafian, alias Kery (1858-1916), Yeprem Khân, Khachadur Amirian, alias Khetcho (1872-1915).

 

Stepanian à Tabriz

 

Le combat armé commença à Tabriz au lendemain du coup d’État à Téhéran. La ville fut vite divisée en deux camps : l’un constitutionnaliste, dirigé par un conseil dont étaient membres Sattar Khân (1868-1914) et Bagher Khân (1862-1911), l’autre partisan du pouvoir absolu, ce dernier étant soutenu par le consulat russe et les troupes gouvernementales. 

Les quartiers sous le contrôle des constitutionnalistes surent résister pendant onze mois aux attaques des forces gouvernementales et des cosaques russes. Les révolutionnaires étaient soutenus par leurs confrères venus d’Istanbul ou du Caucase.

Sattâr Khân et Bâgher Khân, entourés par les combattants de Tabriz, photographiés par Stepan Stepanian.

Ce fut pendant cette période difficile que Stepan Stepanian rallia le camp des constitutionnalistes iraniens et devint le photographe le plus connu de la Révolution. Les clichés de Stepanian sont des documents historiques très précieux qui relatent l’histoire des combats de Tabriz et des révolutionnaires de cette ville. De nombreuses photographies de Stepan Stepanian ont été publiées plus tard dans « Dix-huit ans d’histoire de l’Azerbaïdjan », du célèbre historien de la Révolution constitutionnelle Ahmad Kasravi (1890-1946). Parmi ses clichés figurent des portraits des grands héros de la Révolution constitutionnelle comme Sattâr Khân et Bâgher Khân. Un passage de ce livre parle du photographe arménien : « Lundi 12 avril 1909, une troupe de révolutionnaires devait quitter Tabriz pour Rasht. Les habitants de la ville voulaient rendre hommage à Yeprem Khân [Yeprem Davidian] et à Sardâr Bahâdor [7] qui commandaient conjointement cette troupe. Avant leur départ, une cérémonie d’adieu fut organisée. Les représentants des différents groupes armés et les membres du Conseil révolutionnaire furent tous présents à cette cérémonie à laquelle assistait aussi une grande foule d’habitants. Après une parade militaire et quelques courts discours, Stepanian prit une photographie. Ensuite, les participants raccompagnèrent la troupe jusqu’à l’extérieur de la ville. Ce fut un jour historique pour Tabriz. » Le travail photographique de Stepanian pendant cette période importante de l’histoire de Tabriz et de la Révolution constitutionnelle iranienne fit de lui un pionnier du photojournalisme en Iran.

 

Yeprem Khân (assis à droite), Sardar Bahador (assis à gauche) avec des commandants arméniens et bakhtiari.

Yeprem Khân à Téhéran

 

Dès le début des combats armés à Tabriz, Yeprem Davidian, surnommé Yeprem Khân, se rend dans la capitale d’Azerbaïdjan à la tête d’une troupe de deux cents combattants arméniens qu’il avait recrutés pendant son séjour dans la province de Guilân pour Dashnak. À Tabriz, Yeprem Khân fut respecté par les constitutionnalistes comme un commandant militaire remarquable.

Avant la prise de Téhéran par les constitutionnalistes, Yeprem Khân et ses combattants arméniens se rendirent à Rasht pour rejoindre les troupes du Guilân commandées par Mohammad Vali Khal’atbari (1846-1926), alias Sepahdar Tonekaboni [8].

Le 13 juillet 1909, les armées constitutionnalistes du Guilân et des Bakhtiaris (Ispahan) prirent Téhéran, la capitale, après cinq jours de combat contre la Brigade cosaque persane. Mohammad Ali Shâh se réfugia à l’ambassade de Russie, puis fut chassé du trône et exilé en Russie. Pendant les combats, Yeprem Khân commanda les combattants caucasiens (arméniens et azerbaïdjanais) qui accompagnaient les constitutionnalistes du Guilân.

Premier à gauche : Petros Melik Anderasian (1879-1913), chef d’un groupe de combattants arméniens. Petros Khân accompagna Yeprem Khân depuis son séjour à Rasht (Guilân). Il fut exécuté par les cosaques russes à Tabriz en 1913).

Après leur victoire, les chefs constitutionnalistes s’établirent au Parlement et formèrent un « Conseil suprême » composé de près de trente membres. Le 16 juillet, ce conseil destitua Mohammad Ali Shâh et reconnut son fils, Ahmad Shâh (1898-1925) comme roi d’Iran, alors qu’il avait à peine douze ans. Le conseil suprême forma aussitôt un conseil de ministres et nomma Sepahdâr Tonekâboni Premier ministre. Ce dernier nomma Yeprem Khân, chef de la police de Téhéran. 

À ce poste, il fut inévitable que Yeprem Khân, reconnu par tous comme un illustre commandant militaire du mouvement constitutionnaliste, soit entraîné dans les rivalités politiques postrévolutionnaires. Malgré les recommandations de Dashnak (Fédération révolutionnaire arménienne) dont il était toujours membre, il accepta le poste de chef de la police de Téhéran et se rallia au camp du Conseil suprême dont la majorité des membres était liée de près ou de loin à l’ancien régime. Il fut impliqué dans l’arrestation et l’exécution du Sheikh Fazlollâh Nouri (1843-1909). Après la décision du nouveau gouvernement constitutionnaliste concernant la nécessité du désarmement général, les forces gouvernementales commandées par Yeprem Khân attaquèrent à Téhéran le lieu de rassemblement des combattants de Tabriz, dirigés par Sattâr Khân qui était réticent quant à la nécessité d’un désarmement général de toutes les forces révolutionnaires. Au cours de cette attaque, le 8 août 1910, trois cents combattants de Tabriz furent tués et Sattâr Khân lui-même blessé à la jambe.

Un groupe de combattants constitutionnalistes de Tabriz, photographié par Stepan Stepanian en 1909.

En 1912, tandis que le roi destitué, Mohammad Ali Shâh, avait regagné le pays illégalement pour réunir les forces loyalistes en vue de vaincre les révolutionnaires, une troupe des forces constitutionnalistes fut expédiée dans l’ouest du pays pour combattre les loyalistes. Yeprem Khân fut l’un des commandants de cette troupe gouvernementale. À Hamedân, les constitutionnalistes vainquirent les hommes de Sâlâroddoleh, un frère de Mohammad Ali Shâh. Ce dernier quitta la ville pour se rendre à Kermânshâh avec sa troupe. Les constitutionnalistes les poursuivirent. Yeprem Khân fut tué lors d’un combat qui eut lieu entre les révolutionnaires et les partisans du prince dissident à l’extérieur de Hamedân le 19 mai 1912. Après sa mort, les révolutionnaires transférèrent la dépouille de « Hayrik » [9] dans la capitale. Lors d’une cérémonie solennelle, Yeprem Khân fut inhumé à l’Église Sainte-Marie des Arméniens à Téhéran. 

 

Des combattants bakhtiaris qui prirent Téhéran en 1909.

La fin tragique de Stepan Stepanian

 

En 1912, les troupes de l’Empire russe profitèrent de la situation postrévolutionnaire en Iran pour poursuivre les membres des groupes révolutionnaires du Caucase dans la province iranienne d’Azerbaïdjan. Alors qu’ils entraient dans la ville de Tabriz, Stepan Stepanian, ancien exilé de Sakhaline, réussit à s’évader avec sa femme et ses enfants.

Mais les Arméniens du Caucase ne furent pas les seules victimes de l’invasion russe. Les agresseurs massacrèrent et exécutèrent quelque 1200 habitants de la ville en raison de leur résistance face aux Russes.

Après avoir quitté Tabriz, Stepanian et sa famille se rendit à Erzurum, grande ville de l’Anatolie orientale, où vivait à l’époque une communauté arménienne importante. Stepanian y ouvrit un atelier et poursuivit sa carrière de photographe.

De nombreux combattants et civils de Tabriz furent exécutés par les cosaques russes.

Après le déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914, la population arménienne de l’Anatolie eut le malheur d’être prise entre les deux grands Empires ottoman et russe entrés en guerre l’un contre l’autre. Dès le début de la guerre, la tension s’accrut quand la section caucasienne de la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnak) décida de recruter des volontaires arméniens pour l’armée russe contre les troupes ottomanes. Dashnak prit également l’initiative de mettre en place une contrebande d’armes avec la Russie pour armer la population arménienne de l’Anatolie orientale.

En janvier 1915, la troisième armée ottomane fut écrasée par l’armée russe en Transcaucasie [10] . Les commandants militaires turcs accusèrent les Arméniens de trahison en faveur de l’Empire russe. Commencèrent alors les déportations, les famines et les massacres de grande ampleur contre les Arméniens de l’Anatolie orientale. Stepan Stepanian et sa famille comptèrent parmi les premières victimes de ces violences à Erzurum. Ils furent arrêtés et exécutés. Seul le fils cadet de Stepanian échappa à cette mort tragique. Plus tard, il put se rendre à Tabriz où il tint pendant longtemps un magasin d’optique dans le centre-ville.

    Notes

    [1La cathédrale Sainte-Etchmiadzin est l’édifice chrétien le plus ancien de l’Arménie. Sa construction date de 303, mais le monument fut restauré ou modifié à plusieurs reprises pendant des siècles. Elle fut inscrite en 2000 sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

    [2Le Mouvement de libération nationale arménien réclamait la création d’un État arménien indépendant. Il réunissait des mouvements sociaux, culturels, mais surtout politiques et militaires qui ont atteint leur apogée pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918). Influencé par la montée du nationalisme en Europe et surtout sous l’Empire ottoman, le Mouvement national arménien se développa au début des années 1860. Son émergence était similaire à celle des mouvements dans les pays balkaniques, en particulier les révolutionnaires grecs qui se battaient contre l’Empire ottoman pour leur indépendance. L’élite arménienne et divers groupes militants cherchaient à défendre la population arménienne, essentiellement rurale, de l’Empire ottoman et de l’Empire russe.

    [3Depuis la fin des années 1880, le mouvement arménien menait la guérilla contre le gouvernement ottoman dans les régions orientales de l’Empire. Beaucoup d’Arméniens de l’Empire russe souhaitaient rejoindre ce combat armé. L’expédition gugunienne, qui prenait son nom de son chef, Sarkis Gugunian (1866-1913), était une tentative d’un petit groupe de nationalistes arméniens de Russie pour lancer une expédition armée à travers la frontière avec l’Empire ottoman en 1890 en soutien aux Arméniens des régions orientales du territoire ottoman.

    [4La Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnak) fut un parti politique arménien fondé en 1890 à Tbilissi. Son objectif était d’obtenir l’indépendance de l’Arménie occidentale sous domination ottomane. Dashnak organisait des actions armées.

    [5Les massacres arméno-tatares furent des confrontations interethniques entre Arméniens et Tatars au Caucase de 1905 à 1907. Les massacres commencèrent pendant la Révolution russe de 1905 et firent des centaines de morts.

    [6Avant la Première Guerre mondiale, une alliance militaire tripartite appelée la Triple-Entente fut créée par la Russie, la Grande-Bretagne et la France, pour s’opposer à la Triple alliance (l’Empire allemand, l’Empire austro-hongrois et l’Italie). En ce qui concerne l’Iran, la Triple-Entente fut à l’origine de plusieurs accords bilatéraux entre la Russie et la Grande-Bretagne qui voulaient instaurer en Iran deux zones d’influence, l’une russe au nord et l’autre britannique au sud.

    [7Fils du célèbre Sardâr Assaad Bakhtiari (1856-1917).

    [8Avec Sardâr Assaad Bakhtiari, il fut l’un des deux grands commandants militaires des constitutionnalistes qui prirent Téhéran pour rétablir le régime parlementaire. Mohammad Wali Khal’atbari fut Premier ministre à trois reprises.

    [9Hayrik (« père » en arménien) fut le surnom que les combattants arméniens avaient donné à Yeprem Khân.

    [10La Transcaucasie (ou Caucase du Sud) est composée aujourd’hui de trois pays : l’Arménie, la Géorgie et la République d’Azerbaïdjan.


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