En 1872, Flaubert écrit : "Je médite une chose où j’exhalerai ma colère […]. Je vomirai sur mes contemporains le dégoût qu’ils m’inspirent. Cette chose est Bouvard et Pécuchet, sorte de roman philosophique d’un comique grinçant. "

En 1872, Flaubert se met à écrire son dernier livre, Bouvard et Pécuchet, un roman philosophique sur les sciences, que la mort ne lui permet pas d’achever. Selon Guy de Maupassant, "Cette œuvre est la plus profonde, la plus fouillée, la plus large ; mais pour ces raisons mêmes, […] la moins comprise " des œuvres de Flaubert. Dans une lettre adressée à Mme Tennant datée du 16 décembre 1879, Flaubert définit ainsi son roman :"Ce que c’est ? Cela est difficile à dire en peu de mots. Le sous-titre serait : Du défaut de méthode dans les sciences. Bref, j’ai la prétention de faire une revue de toutes les idées modernes. Les femmes y tiennent peu de place, et l’amour aucune. […]. Je crois que le public n’y comprendra pas grand-chose. Ceux qui lisent un livre pour savoir si la baronne épousera le vicomte seront dupés, mais j’écris à l’intention de quelques raffinés. Peut-être sera-ce une lourde sottise ? À moins que ce ne soit quelque chose de très fort ? Je n’en sais rien !"

A cette définition, on peut ajouter la signification que Maupassant a parfaitement dégagée de l’œuvre : "Le livre est une revue de toutes les sciences, telles qu’elles apparaissent à deux esprits assez lucides, médiocres et simples. C’est en même temps un formidable amoncellement de savoir, et surtout, une prodigieuse critique de tous les systèmes scientifiques opposés les uns aux autres, se détruisant les uns les autres par les éternelles contradictions des auteurs, les contradictions des faits, les contradictions des lois reconnues, indiscutées. C’est l’histoire de la faiblesse de l’intelligence humaine, une promenade dans le labyrinthe infini de l’érudition avec un fil dans la main ; ce fil est la grande ironie d’un merveilleux penseur qui constate sans cesse, en tout, l’éternelle et universelle bêtise." [1]

Résumé

Par un jour chaud de trente-trois degrés, sur le boulevard Bourdon absolument désert, deux hommes, l’un grand, vêtu de toile, le gilet déboutonné et sa cravate à la main, l’autre, plus petit, le corps disparu dans une redingote marron, se croisent et s’asseoient sur un même banc. Ils ôtent leurs chapeaux et les posent près d’eux. Chacun s’aperçoit que l’autre a cousu une étiquette à son nom dans son chapeau… c’est ainsi que Bouvard et Pécuchet font connaissance. Ils sympathisent rapidement et se rendent compte qu’ils ont de nombreux points communs : ils sont tous les deux copistes et ont presque les mêmes idées sur la politique, les femmes, la science, la campagne,.... Fascinés par le savoir et ennuyés par leur métier et la ville, ils dévorent des textes scientifiques vulgarisés. C’est donc fort opportunément que Bouvard touche un confortable héritage. Pécuchet décide d’y adjoindre ses économies afin qu’ils s’installent dans une ferme. Ce qui leur donnera l’occasion de se livrer tout entier à leur passion tardive de l’étude et de l’expérimentation scientifiques (très à la mode à l’époque). Ils achètent donc une ferme en Normandie, dans le village de Chavignolles, et quittent la capitale.

Ils commencent alors une série d’études et d’expériences embrassant toutes les connaissances de l’humanité ; et c’est dans ce cadre que se développe la donnée philosophique de l’ouvrage. Ils se livrent d’abord au jardinage, puis à l’agriculture. Toutes leurs tentatives agroalimentaires, de la conserverie à la distillerie, se termineront par des échecs. Ils se lancent alors brièvement dans la chimie. Ils y comprennent peu de chose, et leur expérience est à nouveau catastrophique. La suite du roman les verra s’intéresser à de nombreux domaines. Ils se lanceront successivement dans la médecine, l’astronomie, l’archéologie, l’histoire, la littérature, la politique, l’hygiène et la philosophie pour partout aboutir à de cuisants échecs. Ils se lanceront aussi dans le magnétisme, grande mode de l’époque, et connaîtront là encore l’échec. Seule la religion semble leur réussir. Ils semblent avoir trouvé leur salut mais celle-ci leur apparaîtra également décevante et leurs lectures de l’apologétique chrétienne finira par de l’anticléricalisme forcené. Ils tenteront finalement d’élever deux enfants promis à l’orphelinat, mais là encore, leur échec sera total. Finalement, désabusés, désespérés et dégoûtés de tout, ils se mettent à copier comme autrefois.

L’Histoire de la genèse du roman [2]

Les souvenirs littéraires de Maxime Du Camp font remonter à 1843 le projet, chez Flaubert, d’écrire l’"histoire de deux commis". Le témoignage de Du Camp est généralement tenu pour suspect. Il ne serait cependant pas impossible que Flaubert ait eu dès 1843 l’idée du sujet qui devait donner, finalement, Bouvard.

En effet, la source lointaine du roman est, sans conteste, une nouvelle de Barthélemy Maurice intitulée les Deux Greffiers. Elle raconte l’histoire de deux greffiers, dont la vie s’est "écoulée uniforme et paisible comme l’eau du canal Saint-Martin", qui décident de se retirer à la campagne, essaient la chasse, la pêche, puis l’horticulture, s’ennuient, s’aigrissent- et ne retrouvent leur belle humeur qu’en se remettant à écrire tour à tour, sous la dictée l’un de l’autre, des plaidoiries et les arrêts extraits de la Gazette des tribunaux. Cette nouvelle a été publiée à deux reprises en 1841 et une troisième fois en 1858. Il est donc possible que Flaubert ait conçu dès les années 40 le projet de ce livre.

Gustave Flaubert

Quoi qu’il en soit, c’est seulement en 1863 que le projet fait son apparition, simultanément dans la correspondance de l’écrivain et dans ses notes de travail. Flaubert vient de terminer Salammbô, et il hésite entre deux sujets : L’Education sentimentale et Bouvard et Pécuchet qu’il présente sous le titre Les Deux Cloportes ; on sait qu’il va se décider pour l’Education sentimentale. Mais dès 1863, il rédige un premier scénario de Bouvard, que Mme Marie-Jeanne Durry retrouvera dans un des carnets de lectures.

Après l’Education sentimentale, Flaubert reprend, pour la troisième fois, la Tentation de Saint Antoine ; il ne se mettra à Bouvard qu’en 1872. Cependant, le projet n’est pas perdu de vue. Flaubert n’a pas attendu 1872 pour se mettre à collectionner les textes bizarres ou stupides. Dès les années 50, sa correspondance fait allusion à des documents que l’on retrouvera, soit dans les dossiers de Bouvard, soit mentionnés dans les scénarios de la copie.

L’écriture de ce roman exige en fait une énorme besogne, comme Flaubert l’écrit dans une de ses lettres : "Pour cela, il va me falloir étudier beaucoup de choses que j’ignore : la chimie, la médecine, l’agriculture." Pendant deux ans, Flaubert prépare son livre sans en écrire une ligne. Scénarios, lectures, recherche de renseignements et excursions en Normandie, remplissent alors sa vie. En août 1873, il a lu, dit-il, 194 livres, " (…) et dans tous, j’ai relevé des notes." Un second bilan, en juin 1874,- peu avant qu’il n’entame la phase de rédaction-, donne le chiffre de 244 volumes. Mais ce n’est pas tout. Jusqu’au jour de sa mort, Flaubert poursuit ses lectures, matière par matière cette fois, selon l’ordre des chapitres. "Savez-vous à combien se montent les volumes qu’il m’a fallu absorber pour mes bonhommes, à plus de 1500 !" écrit-il en janvier 1880.

En février 1875, il lui faut s’arrêter et lorsqu’en décembre il se remet à la littérature, il abandonne Bouvard et Pécuchet pour les Trois contes. Il ne se remettra à son roman qu’en mars 1877. La reprise est pénible mais peu à peu il reprend son rythme et jusqu’en 1879, il finit neuf chapitres. Le 15 février 1880, après d’ultimes lectures, il entame la rédaction du dixième chapitre, le dernier du premier volume ; on sait qu’il ne l’achèvera pas.

La structure

Bouvard et Pécuchet est un livre qui "frappe par son aspect schématique, sa structure répétitive (entreprise- échec- nouvelle entreprise), son absence d’intrigue (" Ceux qui lisent un livre pour savoir si la baronne épousera le vicomte seront dupés", [écrit Flaubert dans une de ses lettres]. ), son traitement caricatural des personnages (ce couple parodique, que ne transforme guère ni l’âge ni l’expérience, peut apparaître comme " la pure et simple commodité d’un recensement encyclopédique [3]"), son style d’une exemplaire sécheresse. Ainsi, dépassant le réalisme, Bouvard et Pécuchet renoue avec la tradition du conte philosophique".

Flaubert dans ce livre, fait une place extrêmement large à la citation ; citation au sens étroit du terme, ou sous diverses formes atténuées : exposés et résumés passant par la voix narrative, ou par celle des deux héros. C’est ici un des lieux où l’on peut parler du style indirect libre. Un procédé subtil et important, déjà utilisé dans Madame Bovary, qui est généralisé dans Bouvard et Pécuchet.

Un autre procédé systématiquement utilisé dans cette œuvre posthume est la juxtaposition antithétique. Dans le premier volume, elle se fait en dialogue : "Un tel affirme que… " dit Bouvard ; " Oui, mais un tel autre soutient que… " répond Pécuchet. Dans la copie, Flaubert prévoyait de présenter l’un à la suite de l’autre des textes contradictoires : deux avis contraires sur le même sujet, deux affirmations incompatibles, une assertion et un fait qui le dément.

Les procédés employés dans ce livre, peu courants à l’époque, son style sec, son absence d’intrigue constituent quelques aspects modernes (nouveaux) de Bouvard et Pécuchet.

On considère Flaubert comme l’un des précurseurs du Nouveau Roman et de l’écriture moderne. On peut repérer ainsi dans Bouvard et Pécuchet les traces d’une écriture Nouvelle. D’ailleurs Flaubert lui-même voit Bouvard comme " un roman moderne faisant la contrepartie de Saint Antoine… ." On sait que chez les Nouveaux Romanciers, le contenu du livre perd son importance primitive. Ce qui compte chez eux, c’est avant tout l’écriture. C’est le même souci de l’écriture et de la forme qui occupe la première place chez Flaubert. La puissance de l’œuvre pour Flaubert, ne peut être que dans la tension de la prose, dans cet "idéal de la prose" qu’il poursuit à travers les milliers de pages de brouillons. Il se donne une grande difficulté, il écrit et réécrit plusieurs fois, d’où ses phrases harmoniques et soignées. "Je patauge, je rature, je me désespère. […] les difficultés de ce livre-là sont effroyables", écrit-il à sa nièce en 1874. On pourrait dire que le héro romanesque a disparu dans ce livre. " Dans Bouvard et Pécuchet, [écrit Maupassant], les véritables personnages sont des systèmes et non plus des hommes." Il écrit aussi : "Dans ce qu’on appelle ordinairement un roman, des personnages se meuvent, s’aiment, se combattent, se détruisent, meurent, agissent sans cesse. Dans ce livre, les personnages ne sont guère que les porte-voix des idées qui deviennent vivantes en eux et, comme des êtres, se meuvent, se joignent, se combattent et se détruisent."

On sait que dans les Nouveau Roman, l’ordre chronologique n’est plus respecté. Dans Bouvard et Pécuchet, on est également témoin d’un dédain envers la chronologie. Comme l’a montré René Descharmes [4], il est impossible de concilier les indications de durée et les quelques dates fournies par le texte ; trente ans s’écoulent au bas mot entre la rencontre des deux hommes et le chapitre X : Bouvard et Pécuchet ont près de quatre-vingt ans quand ils entreprennent l’éducation de Victor et de sa sœur ; ni eux, ni les comparses ne semblent pourtant avoir vieilli.

Le rêve de Flaubert consiste à écrire un livre sur rien, ce qui est aussi l’un des buts des Nouveaux Romanciers. "Ce qui me semble le plus beau, ce que je voudrais faire, c’est un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la force interne de son style, comme la terre sans être soutenue se tient en l’air, un livre qui n’aurait presque pas de sujet ou du moins où le sujet serait presque invisible si cela se peut. Les œuvres les plus belles sont celles où il y a le moins de matière ; plus l’expression se rapproche de la pensée, plus le mot colle dessus et disparaît, plus c’est beau. Je crois que l’avenir de l’art est dans ces voies ", écrit Flaubert à Louise Colet en 1852.

Lorsque Flaubert se met à écrire Bouvard et Pécuchet, l’écrivain est toujours hanté par le vieux rêve de Madame Bovary, "ce livre qui n’aurait presque pas de sujet". Le 5 octobre 1877, il indique à Zola qu’il voudrait écrire un texte où il ne trouverait "aucun morceau, rien de brillant, et toujours la même situation dont il faut varier les aspects."

Bouvard et Pécuchet est un roman philosophique qui passe en revue presque toutes les sciences de l’époque. Ce livre narrativise les sciences. Il crée un rapport entre le savoir et l’écriture romanesque. Et c’est pourquoi elle reste moderne dans un temps où les rapports entre le savoir et le récit sont remis en question, comme on peut le constater à travers les œuvres de Joyce, Borges ou Perec.

Ce n’est pas seulement dans Bouvard et Pécuchet qu’on retrouve les premières traces du Nouveau Roman, presque tous les livres de Flaubert en comprennent les repères. D’ailleurs, il y a une circularité du sens chez Flaubert et des points communs jalonnent tous ses ouvrages.

Quant à l’apparence des œuvres, il y a tout d’abord une ressemblance entre les noms de Bouvard et de Bovary. "Cette ressemblance est accentuée par le fait que Flaubert avait obtenu celui de Bovary en " dénaturant celui de Bouvaret" [5]. Une autre ressemblance réside dans le soin apporté au style par Flaubert, très visible par exemple dans les descriptions détaillées et minutieuses, qui constituent un autre élément commun de ses livres.

Les personnages principaux de Flaubert sont souvent des anti-héros. Ainsi Bouvard et Pécuchet, de même qu’Emma et Charles, sont souvent ridiculisés par l’auteur. Ces personnages paraissent parfois imbéciles et échouent dans presque toutes leur entreprise. De plus, orgueilleux, ces personnages, tels Madame Bovary ou Bouvard et Pécuchet, méprisent leur entourage. " J’étais fait pour être auteur, et ne pas m’enterrer à la campagne ! " disait Bouvard. Autre ressemblance entre Madame Bovary et Bouvard et Pécuchet : elle se lance dans diverses entreprises : l’adultère, la dévotion et la grammaire italienne, avec la même légèreté et l’absence de méthode sérieuse que les deux bonshommes.

Autre point commun entre ces deux livres : dans tous les deux, il y a un décalage important entre la société rêvée des personnages et la société réelle. Bouvard et Pécuchet s’imaginent s’installer dans un village de rêve lorsqu’ils déménagent à Chavignolles, antipode de la capitale. Ils croient découvrir une utopie, où les habitants conservent leur individualité et sont protégés contre les masses citadines. En réalité, la société Chavignolles n’est en rien idéale ; il s’y trouve bel et bien une foule uniformisée, la même que l’on retrouve partout. Ce village décevra donc forcément les deux héros de la vie et du monde provinciaux, de la même manière qu’ils furent jadis déçus de la grande ville. Mais la société rêvée d’Emma est bien différente de celle de Bouvard et de son ami. Emma rêve d’aller à Paris, de vivre dans une grande ville tandis que Bouvard et Pécuchet rêvent d’aller à la campagne et vivre loin de la foule.

Dans Bouvard et Pécuchet, ainsi que dans Madame Bovary, la lecture joue un rôle important. A chaque fois qu’ils entreprennent un nouveau domaine, Bouvard et Pécuchet se réfèrent aux livres. Madame Bovary construit sa vie idéale à travers les livres qu’elle lit et ses lectures au couvent jouent un rôle important dans sa vie. En fait, dans Madame Bovary, à travers la vie d’Emma et ses lectures, Flaubert critique la littérature romantique ; ce qu’on voit aussi dans Bouvard et Pécuchet, dans le chapitre consacré à la littérature. " Les écrivains, [dit monsieur Faverges] nous peignent le vice sous des couleurs flatteuses."

On peut trouver l’idée même du bovarysme dans Bouvard et Pécuchet : à chaque fois qu’ils se lancent dans une nouvelle entreprise, mais aussi au travers de la soif de connaissance et d’expériences qui pousse à l’action les deux bonhommes.

"Bouvard connaît d’autre part, le même ancrage historique que L’Education sentimentale : la révolution de 1848. Le thème général est de nouveau celui des " années d’apprentissage" ; mais il s’est déplacé, en ce sens que les deux hommes commencent leur éducation à l’âge où l’on cesse toute activité : retournement qui fait partie de la farce qu’est Bouvard. Le résultat, pourtant, est identique : un constat d’échec, qui s’accompagne d’un retour au passé, aux temps heureux d’avant le début du récit ; Frédéric et Deslauriers se rappellent une aventure de leur adolescence comme "ce [qu’ils ont] eu de meilleur", Bouvard et Pécuchet retournent à l’occupation qu’ils avaient abandonnée avec tant de joie au premier chapitre.

Cependant, c’est avec La Tentation de saint Antoine que ce roman posthume entretient les rapports les plus étroits et les plus évidents. Même encyclopédisme, même but négatif ; même conception d’un " livre fait de livres ", et qui illustre le drame de la croyance aux livres, l’inadéquation des livres et du monde ; même mise en œuvre d’abstractions.

"Tous les livres de Flaubert sont sceptiques, négatifs. Il s’emploie du monde mais, comme le dit Jean-paul Sartre, c’est pour le détruire. Madame Bovary, par exemple, renvoie dos à dos la science et la religion. Avec Bouvard, la tendance est évidemment portée à l’extrême : Flaubert s’attaque aux sciences et aux systèmes de pensée ; aux lieux communs : opinions reçues (Dictionnaire), idées chic, intérêts populaires (catalogue des opinions chic) ; aux bourdes individuelles (sottisier). Mais surtout, les moyens changent, et la portée du livre en même temps. "

L’histoire de Bouvard et Pécuchet, bien qu’elle soit une revue des sciences de l’époque, est une histoire de tous les jours qui gardera à jamais sa place comme une des grandes œuvres de la littérature française. Le 6 avril 1881, Maupassant écrit dans le journal Gaulois : "Je revois [dans ce livre] l’antique fable de Sisyphe : ce sont deux Sisyphes modernes et bourgeois qui tentent sans cesse l’escalade de cette pierre de la compréhension qui sans cesse roule et retombe. Mais eux, à la fin, haletants, découragés, s’arrêtent, et, tournant le dos à la montagne, se font un siège de leur rocher."

Bibliographie :
- FLAUBERT, Gustave, Bouvard et Pécuchet, Edition présentée et établie par Claudine Gothot-Mersch, Gallimard, 1979.
- FLAUBERT, Gustave, Madame Bovary, Préface et notice de Maurice Nadeau, Gallimard, 1972.
- LEMAITRE, Henri, Dictionnaire Bordas de littérature française, Bordas, 1994.
- Le magazine littéraire, (les vies de Madame Bovary, la nouvelle jeunesse du roman de Flaubert), N°458, Novembre 2006.
- Sous la direction de MITTERANF, Henry, Dictionnaire des grandes œuvres de la littérature française, Robert, 1999.
- http://pagesperso-orange.fr/jb.guinot/pages/oeuvres9.html
- http://flaubert.univ-rouen.fr/
- http://pagesperso-orange.fr/jb.guinot/pages/bouvardGM.html
- http://www.tribunes.com/tribune/alliage/37-38/cohen.htm

Notes

[1Bouvard et Pécuchet vus par Guy de Maupassant, article publié dans Le Gaulois, le 6 avril 1881.

[2Tiré de l’introduction de Bouvard et Pécuchet, Edition présentée et établie par Claudine Gothot-Mersch, Gallimard, 1979.

[3Jean Ricardou, Pour une théorie du nouveau roman, Paris, Edition du Seuil, 1971, p. 235.

[4Autour de "Bouvard et Pécuchet", chap. III.

[5Préface de Queneau ; ajouté à l’ouvrage Bouvard et Pécuchet, Edition présentée et établie par Claudine Gothot-Mersch, Gallimard, 1979.


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1 Message

  • Bouvard et Pécuchet 29 septembre 2015 14:46, par Amy

    Je n’ ai jamais rien lu sur ’’ Bouvard et Pécuchet ’’.
    Pourtant j’ ai un exposé a faire dessus dans moins d’ une journée.
    Ces paragraphes , tout le texte , c’ est juste super.
    Une bonne compréhension globale du livre
    Merci beaucoup à vous.
    Une bonne note est assurée a chaque lycéens lisant ce texte.
    Bonne lecture.

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