N° 58, septembre 2010

Assal Tâheri, jeune mais professionnelle


Arefeh Hedjazi, Hassan Tâheri


La pièce Parikhâni yek royâ, mise en scène de Tchistâ Yasrebi
Assal Tâheri

a photographie du théâtre est l’un des genres les plus intéressants mais également l’un des plus difficiles de la photographie. Ce qui singularise la photographie de théâtre des autres genres photographiques au théâtre, - qui sont généralement des inscriptions et des inventaires de scènes -, est le ressenti du photographe par rapport à la représentation, la scène et l’acteur. Le savoir et la technique du photographe sont en ce sens placés en deuxième ordre d’importance.

La pièce Dâstân-e yek pellekân (Histoire d’un escalier) avec la mise en scène de Rezâ Gourân

L’année dernière, j’ai emmené avec moi Assal, ma nièce, voir une représentation, et alors que j’étais moi-même en train de photographier la pièce, j’ai remarqué son immense amour pour ce monde fantastique. Au milieu de la représentation, elle me demanda avec insistance de lui prêter l’autre appareil que j’avais avec moi, et elle commença à prendre des photos incessamment comme un professionnel, en utilisant les informations et les connaissances que je lui avais transmises à ce sujet. Quand j’ai vu les photos développées, je me suis rendu compte que certaines d’entre elles étaient vraiment professionnelles et meilleures que celles que je prenais au début de ma carrière.

La pièce Professor Boubous avec la mise en scène d’Attila Pessiâni

Certains me considèrent comme le meilleur photographe de théâtre du pays et j’ai réussi à obtenir pour deux années consécutives le titre de meilleur photographe de théâtre au Festival de Fajr, mais je dois dire que cette petite fille avance beaucoup plus rapidement et solidement. La vocation, la passion, la précision et le talent de cette fillette de neuf ans sont tels que je lui prédis, si elle continue sur cette lancée, une extraordinaire carrière dans le domaine de la photographie de théâtre. Elle est peut-être jeune, mais c’est déjà une vraie professionnelle.

La pièce Be khâter-e yek mosht roubl (Pour une poignée de roubles), avec la mise en scène de Hassan Ma’jouni

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