N° 5, avril 2006

Art brut et la création hors normes des malades mentaux


Maryam Jalâli Farâhâni


Jean Dubuffet, Dhôtel nuancé d’abricot, 1947

Nous avons tous eu l’occasion, durant notre enfance, d’inventer des motifs et des représentations, en expérimentant de la sorte (inconsciemment) l’espace imparti et les objets spatiaux arbitrairement disposés à l’intérieur de cet espace. C’est ainsi que l’on commence à découvrir un mode de relation au monde qui dépasse l’approche pratique. Chez la plupart des individus, ce type d’activité créatrice disparaît une fois atteint l’âge adulte mais certaines personnes se métamorphosent en véritables créateurs d’images, voire, de spectacles artistiques professionnels. Il existe aussi un groupe riche et varié de créateurs qu’on ne peut réduire à des artistes professionnels, et encore moins officiels. Ce sont d’extraordinaires créateurs de motifs, capables de produire des œuvres puissantes. L’oeuvre artistique ainsi créée comporte la particularité d’être autonome vis-à-vis de son créateur. On parlera dès lors d’art brut. Autrement dit, et en premier lieu, l’art des malades mentaux, des visionnaires autodidactes et des médiums. Dubuffet n’estimait-il pas que l’art n’était fait que d’ivresse et de folie ?

L’évidence du rapport entre l’art dit brut, la folie et les malades mentaux se passe de toute démonstration. Une illustration par l’exemple sera en revanche la bienvenue. Il s’agit du cas d’Adolf Wِlfli, un ex-patient aujourd’hui considéré comme l’artiste brut par excellence, et dont nous évoquerons le profil dans nos lignes.

Naissance du concept d’art brut

Louis Soutter, L’innocent, le témoin, le saut

Les liens entre l’art et la folie furent tout d’abord explorés par les romantiques, au XIXème siècle. Ces derniers élevaient le dément au rang de héros en communion secrète avec les forces du destin ; cependant il a fallu attendre le début du XXème siècle pour que des artistes commencent à apprécier la production plastique des malades mentaux. Ces artistes appartenaient à une nouvelle génération qui s’intéressait davantage à la distorsion formelle et à l’expressionnisme, et cette découverte a été le fruit d’une recherche approfondie menée par des artistes d’avant-garde tels que Pablo Picasso et Paul Klee. Ce dernier fut le premier artiste moderne à accorder à cet art sa valeur créatrice, dans un article qu’il rédigea pour la revue Die Alpen. "Les œuvres des aliénés, écrivait-il, sont à prendre plus au sérieux que tous les musées des beaux-arts, dès lors qu’il s’agit de réformer l’art aujourd’hui. Pour ne pas simplement archaïser, il faut remonter plus haut."

Certains psychiatres, eux-mêmes influencés par les théories expressionnistes qui s’attachaient avant tout à la spontanéité et à l’immédiateté, ont essayé d’examiner les œuvres de leurs patients sous l’angle esthétique. Hans Prinzhorn, un historien d’art devenu psychiatre fait partie de ce groupe. Son idée de base consiste à montrer que les artistes aliénés sont des artistes à l’état de nature, non corrompus par la société. Il considère les malades mentaux comme des élus qui ont accès aux vérités ultimes. Prinzhorn met l’accent sur la fonction mentale de l’art, cela veut dire que le pouvoir configuratif a ses racines non dans l’observation du visible mais plutôt dans "la vie" prise dans son sens le plus global. Prinzhorn établit des parallèles entre l’évolution de l’art des malades mentaux et l’expressionnisme. Il pense qu’ils ont en commun " un refus du monde extérieur " et " un mouvement marqué vers l’intériorité ", il décrit également leurs différences fondamentales, qui résident selon lui dans l’acte de choix. L’aliénation du monde des apparences est imposée, dans le cas du schizophrène, comme "une chose horrible auquel il lui est impossible d’échapper et contre lequel il lutte quelque temps jusqu’à ce qu’il s’y soumette et commence lentement à se sentir chez lui dans ce monde autiste enrichi par ses fantasmes " ; mais l’aliénation de l’artiste moderne est consécutive à une douloureuse analyse de soi.

Adolf Wölfi, Sans titre

Dubuffet, le peintre considéré comme premier inventeur du terme d’art brut et l’un des plus importants défenseurs de l’art produit en dehors du mainstream, après avoir rassemblé une collection de dessins d’enfants, tourne son attention vers les œuvres des malades mentaux et d’autres artistes autodidactes. Au cours d’un voyage en suisse, il a acquis des œuvres de Wِlfli, Aloïse et Müller, lesquels sont devenus des exemples classiques de créateurs d’art brut, dans l’hôpital psychiatre de La Waldau. Parallèlement, Dubuffet collectionnait l’art de médiums comme Lesage et Pigeon. Malgré des différences stylistiques souvent importantes entre ces œuvres, le groupe était uni par la foi de Dubuffet en la nature brute qui surgirait comme une injonction dictée par leur " moi intérieur ". En effet pour dénoncer le caractère sélectif et répressif de la culture officielle, Dubuffet a créé en 1945 le concept de l’art brut, un art spontané et inventif refusant tout effet d’harmonie et de beauté.

Il est très important de se rappeler, lorsqu’on aborde l’art brut, que ni celui-ci ni ses éventuelles sous-catégories ne se rattachent à une tendance stylistique ou à un mouvement historique. Contrairement aux artistes des mouvements tels que l’impressionnisme ou le cubisme, les créateurs de l’art brut se connaissent rarement et sont loin de former un groupe cohérent. En fait l’art brut ne suit pas les schémas habituels de l’histoire de l’art.

Qu’est ce que l’art brut ?

Le mot " brut " évoque à la fois la simplicité et le naturel, mais aussi le manque d’éducation. La diversité des possibilités et en fait, la difficulté de proposer une définition précise est sans doute une des raisons de l’attirance première de Dubuffet pour ce mot. L’idée d’un état naturel est au centre de sa définition et en ce sens, le terme de " brut " s’oppose à celui de " culture ". Dubuffet dans son " Art brut préféré aux arts culturels" (1949) propose sa définition :

Nous entendons par là des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique, dans lesquels donc le mimétisme […] ait peu ou pas de part, de sorte que leurs auteurs y tirent tout (sujets, choix des matériaux mis en oeuvre, moyens de transposition, rythmes, façons d’écriture etc.) de leur propre fond et non pas des poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode. Nous assistons à l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phrases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions.

Selon la conception orthodoxe de l’art brut, la situation de l’artiste hors du monde culturel est un gage de la " pureté " de son art parce que l’isolement du créateur montre son absence de duplicité et prouve que son travail ne consiste pas en une manipulation cynique des goûts à la mode.

Pour Dubuffet, l’esthétique masque la réalité. Il considérait la peinture et la promotion de l’art brut comme un moyen de révéler le sublime " dans les choses qu’ils estiment laides " ; selon lui : " un peintre se doit d’être honnête ! Pas de voile ! Pas de ruse ! Tout doit être nu ; présenté à son pire état."

S’étant tout d’abord penché sur la simplicité et la liberté des dessins d’enfant au début des années 40, Dubuffet relève que l’art des fous et des malades mentaux combinent ces caractéristiques avec l’expérience du vécu, pour aboutir à quelque chose de plus sophistiqué et viscéral.

Louis Soutter

Comme les surréalistes, Dubuffet pense que la conscience fait écran à la perception, élevant une barrière répressive entre la réalité et l’expérience. C’est l’inconscient qui renferme la clé, et seuls des états simulant la folie permettent d’accéder à ce territoire : " La folie dans beaucoup de lieux apparaît comme le pôle de toutes les plus hautes créations mentales, […] et notamment, en premier lieu, de la création artistique ".

D’autre part, il ne faut pas se tromper d’époque. Celle où l’on parle d’art brut est aussi celle d’un nouveau regard sur la maladie mentale, la " folie ", avec des penseurs et praticiens comme François Tosquelles, Lucien Bonnafé, Jean Oury qui entendent abattre tout à la fois les murs de l’asile et les murailles mentales. Pour eux et pour cette époque, il est donc clair que l’art des artistes " fous " est d’abord le chant, avant la prison. De ce point de vue, la reconnaissance de l’art brut fut, et reste aujourd’hui encore, un levier de libération mentale. Dubuffet et tant d’autres ont pu faire table rase parce qu’auparavant ils s’étaient alimentés de l’histoire de l’art.

Dubuffet, comme Nietzsche, estime que les artistes sont par définition des êtres asociaux dont les pouvoirs d’innovation proviennent d’un refus de se contenter de l’ordre des choses. Pour lui, la folie se situe à l’apogée de l’individualisme, et ses jaillissements créatifs sont particulièrement aboutis et homogènes.

L’automatisme qui est comme l’élément fondateur de l’expression graphique des malades mentaux, se met bien en avant dans l’art brut, c’est donc dans ce domaine que l’art brut s’approche de plus en plus du surréalisme. Dans le langage et l’image des peintures brutes, il existe une connaissance puisée dans les profondeurs du psychisme et dans la folie. Les peintures de forme pure, aux couleurs audacieuses et à la maladresse délibérée, rappellent explicitement les réalisations des malades mentaux et des enfants. La répétition obsessionnelle des mêmes formes, qui présente une liberté d’invention, occupe une place à part chez les artistes bruts. Il serait regrettable de ne pas citer qu’un rêve du paradis originel se manifeste dans certaines confusions autour de l’art brut.

Ci-dessous deux œuvres touchantes d’art brut sont présentées. A gauche, L’innocent, le témoin et le saut, de Louis Soutter, silhouettes noires peintes directement avec les doigts, pantins désarticulés aux mains immenses, dansant un ballet violent. A droite, L’ange de Christian Dobringer, figure androgyne aux cheveux rouges, seul sur son immense feuille blanche, dégageant une radiation paisible.

Adolf Wِlfli, vedette de La Waldau

En marge du monde culturel où les artistes exposent leurs œuvres et leurs recherches, il existe des hommes et des femmes qui élaborent des créations irréductibles à toute convention, loin de toute finalité esthétique, échappant ainsi, d’une certaine façon, à l’histoire de l’art ; Adolf Wِlfli, paysan suisse, fait partie de ce groupe.

Wِlfli a été interné à la clinique psychiatrique de la Waldau [1], située à Berne, après avoir été accusé de plusieurs agressions sexuelles à l’encontre des enfants. Il y restera jusqu’à la fin de sa vie.

Souvent violent, il passe de longues périodes en chambre d’isolement. Il commence donc à dessiner spontanément, à écrire, à composer de la musique et comme ces activités paraissaient le calmer, ses médecins lui préparent le matériel. En 1899, il enfonce la porte de sa cellule et casse une fenêtre. Est-ce pour s’enfuir ? Il le "pourrait", mais ne le fait pas.

Adolf Wölfi

En décembre 1908, un jeune assistant arrive à l’hôpital : Walter Morgenthaler, qui s’intéresse à lui, à son travail, commence donc à étudier le cas étrange de ce malade où les délires les plus aigus s’associent à une pratique artistique spontanée d’une exceptionnelle qualité. Il lui a consacré une petite monographie devançant d’une année la publication de l’ouvrage magistral de Prinzhorn.

Selon Morgenthaler, Wِlfli pensait avec son crayon. Son enferment le poussait à inventer un monde de la démesure. Chez lui tout se mêle, c’est-à-dire les textes, les notes de musique, les formes géométriques, les architectures et les visages grimaçants. En fait, l’œuvre de Wِlfli est immense : elle couvre une période de trente ans et comprend des centaines de dessins, de nombreux écrits, des partitions musicales, des collages.

Comme on vient de dire pendant trente ans Wِlfli a accumulé une production énorme et cohérente de 1300 dessins organisés en trois cycles. Il a rempli 44 cahiers d’histoires de son invention, calligraphiées dans des écritures différentes, passant du roman au gothique, accumulant parfois les majuscules, redoublant les consonnes, insérant des mots de langues étrangères, créant des néologismes, des onomatopées. Il a composé aussi sa biographie tout à fait imaginaire, titrée " La Légende de Saint Adolf ". Wِlfli y affirme une connaissance nouvelle, quasi encyclopédique.

Il réinvente tout : l’histoire, la géographie, la religion, la musique, etc. Par exemple comme notre système métrique lui paraît trop restreint, il invente les "Regoniff", "Suniff", "Teratif", qui dépassent nos milliards de milliards. Les portées de musique chez lui ont une fonction aussi bien plastique que musicale. On pourrait dire que le dessin devient musique, la note dessinée relève autant du signe musical que de la forme décorative. Les fleuves, les routes, souvent représentés par des portées de musique, font entendre leur chant. Il joue avec les formes et les thèmes comme il le fait avec les mots.

Il entend dominer la création, l’espace, mais aussi l’éternité. Il excelle dans les inventions plastiques. Il joue avec les associations de perspectives contraires, les différents points de vue révèlent des réseaux complexes ; les éléments ornementaux ont une fonction aussi bien décorative que rythmique.

Il créé une œuvre à plusieurs niveaux, à lecture autant frontale que verticale, si bien qu’on ne peut plus parler de regard, de point de vue, de sens, ni de direction. Les notions optique, esthétique, idéologique et culturelle, qui sont au cœur de notre perception, vacillent. Wِlfli, "rejeté", victime d’un "amère accident", par une "malédiction bien rimée, mais horrible" se nomme "Saint" et "Grand-Grand-Dieu", "génie", "Dieu créateur du ciel et de la terre", mais aussi, "Saint Adolf", "Adolf II", "Roi-Dieu", "Excellence", "Duc", "Majesté", "Empereur", "Grand-Grand Empereur", ou simplement "Adolf Wِlfli, Catastrophe réformée". Mais il se nomme aussi "Doufi", "le petit Wِlfli, être chétif, perdu au milieu de ce monde effrayant, enfermé au centre d’une spirale, allongé sur son lit de mort, dans son cercueil, au centre du labyrinthe". Ce type de nomination présente l’expédition imaginaire à travers le monde au cours de laquelle Wِlfli se métamorphose pour devenir saint Adolf. (La nouvelle création du monde par Wِlfli)

C’est ainsi qu’ Adolf Wِlfli devient alors très rapidement dans un processus lent d’abord ces 31 années de 1899-1930, l’artiste. Cependant, il ne devient certes plus sain jamais pour la société, mais en tant qu’artiste dans sa cellule, il développe un nouveau sentiment de sa propre valeur sur la base de sa propre production artistique qui n’est pas par hasard ouverte au cours artistique sur une histoire de réception.

Selon Breton " On appelle fou, dans tout groupe éthique, celui dont la pensée et les vues s’écartent de la norme adoptée collectivement ou qui même seulement le met en question ". C’est ainsi qu’en refusant les normes collectives, certains artistes sont condamnés à être nommés " fous ". De même dans la pensée de Dubuffet, assez vite cette conviction est apparue que si tous les fous ne sont pas artistes, par contre tous les artistes sont un peu fous. Cependant il faut constater que si l’oeuvre d’art s’apparente toujours à la folie, la folie n’est par contre pas synonyme d’œuvre d’art. Et il est serait mal venu de penser que la création artistique ait été prédominante dans les asiles, comme le laissaient à penser les collections Prinzhorn et Morgenthaler. En réalité, le nombre des artistes dans la population asilaire était à peu près le même que dans les milieux dits normaux.

Explicitement dans ce type de production artistique d’une grande diversité, il n’est question que d’un seul sujet, l’humain. Qu’il soit blessé, déchiré, ou brisé, l’homme tente désespérément de reconstruire, à l’aide d’un peu de couleurs ou de quelques morceaux de pierre, ce qui le différencie de l’Autre, son identité.

L’intérêt que porte notre siècle à l’art des malades mentaux et à l’art brut depuis quelques décennies n’a cessé de croître. On se presse toujours dans les expositions qui dévoilent une production née en dehors des circuits culturels ; mais qu’est-ce qui motive cet engouement ? Est-ce l’amusant suscité par l’irrévérence de quelques anonymes envers le milieu de l’art ? Une curiosité inassouvie pour la face cachée de société ? Ou peut-être le sentiment troublant que tous ces actes créateurs nous interrogent sur nous-mêmes ?

Bibliographie
- FERRIER, Jean-Louis, Les primitifs du XXe siècle Art brut et Art des malades mentaux, Ed.Terrail, 1997.
- RAGON, Michel, Du côté de l’art brut, Ed. Albin Michel, 1996.
- RHODES, Colin, Art Outsider Art brut et création hors norme au XXe siècle, Ed. Thames & Hudson. Paris, 2002.

Notes

[1La Waldau a été longtemps considéré comme un " asile de l’art " dans la mesure où, non seulement de nombreux pensionnaires anonymes produisaient des œuvres plastiques, mais parce que des artistes connus comme Robert Walser, Friedrich Glauser, le danseur Nijinski, y étaient également détenus. C’est à La Waldau que Cendrars, qui considérait la folie comme " un état de santé débordante", a situé le cadre de son roman Moravagine (1926)


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19 Messages

  • je suis passioné par l’art brut et admiratif de tous ces artistes qui on t souffert dans leur chair et dans leur étre qui n’ont malheuresement pas eu cette reconnaissance car ils étaient différents.

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  • Comment donner à un artiste fou la possibilité d’exercer son art sans l’enfermer dans une maison de santé ? Existe t’il des assossiations en france qui s’occupent de ses gens la ? Existe t’il un moyen de les protéger ?

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  • Bonjour, votre article m’a beaucoup intéressée et j’aimerais savoir si vous pouviez me donner un lien vers ou le texte original de l’article de Paul Klee dans die Alpen.
    très cordialement.

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  • quels sont les artistes de l’art brut

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    • Art brut et la création hors normes des malades mentaux 18 octobre 2016 19:18, par remi deroure

      Tout signe graphique initie une ébauche artistique.Ce sont les codes sociaux qui véhiculent la qualité du sens en cherchant toujours en vain une signification ayant valeur d’un quelque chose.Le monde matérialiste tel qu’il se répand classe et déclasse les artistes en catégories diverses.Le malade mental dérange pour se classer sans honte en préhistorique artiste abouti.L’art brut des fous de Dubuffet, de Dali, des suréalistes dépourvu souvent de tout calcul esthétisant se realise dans les gem de nos grandes villes ensemble avec des fous moins fous que les autres pour les critères idiots mais tenaces du grand nombre qui préfère parce qu’il compare le oeuvres entre elles.Je préfère cela réalisé, l’auteur existe d’un coup.Mais les moins malades ne s’y trompent pas Les meilleures oeuvres peuvent partir les premières aux marchand que cela ne les empécheront pas d’étre volés.

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  • Art brut et la création hors normes des malades mentaux 26 décembre 2013 23:41, par amanda oliveros

    je suis psychanalyste puis interesée par ce sujet

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    • Art brut et la création hors normes des malades mentaux 6 février 2017 23:43, par deroure rémi

      Mon exercice artistique en sculpture sur les pierres est dialogue avec l’élément soit un proto langage qui n’éfface pas mon grain de fou soigné que je suis par ma relation avec le minéral et l’obsessionnelle quéte d’une figuration jamais atteinte lorsque l’oeuvre est achevée. Docteur es éternel essayiste l’artiste serait il celui qui me ressemble ? Relation amoureuse avec la temporalité les anciennes roches invitent au labeur.
      Le sculpteur a à animer les masses vers une déconstruction qui nie pas la recherche d’un certain plaisir comme un orgasme qui n"en finirait pas éternellement de se répandre et d’abolir l’écoulement des heures. L’effrayance du chronos, les apats,
      les différentes épaisseurs de nos porte feuilles narcissiques, nous encerclent telle une bulle que les esthétiques démasquent comme l’age qui nous précède et qui nous ride nos prétentions à séduire ce rien qui n’attends pas.

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      • Est il malade mental cet art d’activité qui fonde sa recherche dés le plus jeune age en manipulant tous ces objets et choses qui nous viennent d’ailleurs ? Ce droit fondamental d’ajouter des signes ces traces qui sont nos empreintes acquises d’ ancétres communs qui auraient à unir.Pas de fusion amoureuse alors pas de fusion avec l’exteriorité.L’oeuvre intéresse ou pas .Il semble exister de plus en plus d’essayistes en art.
        l’Ignorance progresse aussi chez beaucoup de ceux là. Pour preuve qu’il en va aussi pour l’art d’éloigner des autres types de connaissances. Ou de les disloquer par manque de méthodes. Ce qui est trés fréquent.Et les éfforts à consentir pour faire advenir du tangible.C est fatiguant de rater sa vie de malade.Les psychiatres ne le sauraient ils pas ? Qu’ils auraient la planéte entière à soigner

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        • Art brut et la création hors normes des malades mentaux 9 octobre 2017 16:31, par remi.deroure@sfr.fr

          Les pierreux, car tels sont nommés les sculpteurs du monde minéral,l’inanimé qui nous porte nous les etres vivants et les racines des plantes, ne se trompent pas de cible.Ils n’en ont pas.Ils cherchent ce qui advient comme tout un chacun.Leur labeur à eux c’est d’exister là ou la société existe, ailleurs aussi qu’autour de leurs outils.Ouvriers de l’abstraction ou du figuratif ils soignent le meilleur qu’ils peuvent attendre du martelage du talochage de la scie électrique.Efforts donnés et patiente souffrance du soir sont peu pour eux.Ils rejoignent tous les boiteux psychiques biologiques et mentaux de la planète.Solidarité obligatoire d’un corps manipulatoire des blocs qu’ils déconstruisent afin d’y ajouter ce je sais quoi d’un reve addictif qui compense les désagréments contingents du phénomène vivant.Avec tout ce plaisir contenu ou pas l’oeuvre reste jusqu’au moment ou l’amateur en dit un brin de sens.Une signification qui nous vient de loin.Des terrains cérébraux avec lesquels chacun porte ses propres traces mnésiques.Alors parfois on sait plus on balbutie on tergiverse pour cette soutenable légèreté de l’étre qui vient lever les lourdes masses et les distribuer ça et là sans radinages.

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          • Art brut et la création hors normes des malades mentaux 3 décembre 2017 00:21, par deroure

            Une oeuvre de plus c’est toujours un succés .Elle ajoute au temps qui nous est tous compté ce je sais quoi qui attire parfois les escrogriffes mal intentionnés.On priera pour leurs prétentions a croire que le travail offert ne leur appartient pas.Si ce n’est que cette possibilité d’augmenter en dollars les épaisseurs de leurs portefeuilles narcissiques.Primaires soutireurs de fonds ils ne valent pas ce qui serait utile d’en dire ici.La mairie de Nantes est pauvre en destin caché lorsqu’elle cherche a aucun prix a prendre ses responsabilités lorsqu’on la sollicite en bronzes novateurs.Le socialisme change de couleurs tous les soirs monsieur Hamon et nulle réparation ni récupération politique fera la mort de chacun plus douce ou plus lent.A ne pas accorder donc de crédit au nouveau courant génération qui disparaitra comme les autres c’est rester honnéte avec le bilan Miterrandien honorable pour les quelques lois phares qui restent en vigueur.Tergiverser le moins possible tel est est le talent douloureux qui réduit au silence les malades les artistes les politiques efficaces .Quand la culture coute rien on peu pas en vendre.Le reste c’était du bla bla bla et c’est ce qui continuera toujours comme le soir avec cette télévision amuseuse entrelardée de tragédies.Tant que les encéphales dormiront tous pareils tous les matins terrestres ne diffèreront pas.L’oeuvre n’étant pas un rève vous oublierez encore ce soir, ce qui doit étre confortable je vous le souhaite.

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            • Art brut et la création hors normes des malades mentaux 28 janvier 2018 22:02, par deroure

              L’ordinateur ne refusant jamais l’encre nous usons encore de ce crédit utile d’expression libre des controles sociaux qui se croisent et qui font de l’organisation par le bruit pour les artistes qui occupent les différents terrains, les leurs, ceux publics le plus souvent ou privés pour les plus salonards. Les canons admis chez les galeristes pour les notes techniques valent pour les belles notes techniques d’oeuvres tenantes ce je sais quoi qui plait sur le moment. Mais lorsque l’oeuvre n’hallucine plus le regard elle reste un objet que s’approprie l’œil toujours et toujours pareil à lui méme. Ce qui lui confère que sa valeur objectale. Les travaux de tangibilité artistiques historique ont au cours des millénaires tracés des lignes de fuites pour les cérémonies et on connaît leurs prétentions de richesses dont la modernité de ce jour cherche à en reconsidérer les pouvoirs. A les redistribuer au plus grand nombre notamment au sein des familles bourgeoises ou autres classes. L’expanssion du domaine des luttes gagne du terrain avec nos 4 millions d’artistes . Ce qui constitue un joli terreau de rebélion légitime pour chacun. Les écoles de formation indéracinables guident des carrières possibles. Les artistes hors normes classiques devant alors assumer leur pole hallucinatoire comme témoignage qu’une oeuvre c’est davantage qu’une chose ou une production restreinte à un imaginaire débridé.

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            • Art brut et la création hors normes des malades mentaux 28 septembre 2018 06:27, par deroure

              Ainsi si j’ose exprimer ce presque simple des réalisations d’art de ce demain du labeur à réaliser,c’est bien avec cette acquisition du savoir faire.Car tel se doit étre le parcours de l’artiste.Une distance qui trouve son début perçu satisfaisant avec les premières oeuvres et la suite,dont on sait qu’elle fait carrière sans pour autant négliger les éfforts pour tenir la durée jusqu’au plus loin possible.
              Une découverte quotidienne du soi en temps réel ,défait des scories qui auraient tendances à obscurcir la vue limitée de ce qui nous apparait. L’invisible de tous ces ailleurs pour lesquels nous sommes tous absents. Force est de croire la conclusion possible.
              Ce qui relèverait d’une analogie avec les mathématiques.Sans calculs ni mesures ,l’esthétique outrepasse le formalisme du savoir pourquoi on aime ou pas son oeuvre. Après toutes ces années offertes au bon vouloir, le sculpteur continue à ne pas savoir que dire du message que lui adresse ses blocs de pierre.
              Alors on dort jusqu’au grand réveil. Celui nul doute de se situer pleinement à l’intérieur de l’instant de l’éveillé qui nous approche de l’étre vrai.C’est la valeur,l’importance que porte les oeuvres : advenir plus vrai tous les jours. C’est un ordre possible à atteindre.Le gain c’est d’y parvenir.

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              • Art brut et la création hors normes des malades mentaux 11 décembre 2018 22:12, par Deroure

                On ,soit tout un chacun,devinera ce qu’il en est du vrai de l’analyse préparatoire antérieure aux faits et gestes lorsque l’oeuvre se travaille.Ce dernier mot invalidant plus qu’un peu l’ordre très utile,nècèssaire,indispensable afin d’ètre pret pour agir avec le bloc.Il se fait une statue sur la surface minérale.Par allègement progressif de ce tout limité du morceau de roche.L’esthétique ici commencera à apparaitre plus tard Le plaisir satisfaisant adviendra après plusieurs heures quand une certaine masse du volume aura été retirée. Enlever des morceaux, pas n’importe lesquels, et pas davantage telle est la transformité en temps réel à chaque fois du progressif qui avance jusqu’a la fin.Si c’est un possible possible les outils serviront plus tard, le lendemain.Ce qui n’est plus à continuer annonce la finalité du projet.Car il en existe un.On ne copie pas le résultat final qui n’existe en conséquence pas dans le cerveau avant de commencer.Une paradoxale physique presque précise alliée aux mains du sculpteur.Un chemin qui est souvent inquiétant au tout début ; surement pas plus simple comme s’il s’agissait d’un récit, d’un texte à lire.Proche d’une architecture la statue habite nos rèves les plus extravagants ; elle se laisse habiter ainsi et comme une histoire qui aura duré moins de temps que le temps pour la terminer.Vérité acquise aux meilleurs moments avec la figure façonnée dont on sait qu’elle aurait pu étre forméee autrement.Mais a cet art on est souvent pas trop mécontent.

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                • Comme s’il nous était indispensable de débuter une oeuvre dés le demain matin la nuit portant conseil à tous il ne sera pas possible d’évaluer ce qu’il en est de cette antériorité mentale qui reste toujours invisible en ce qui concerne l’acquis à ne pas toujours négliger de l’apprentissage nous venant des providences.Je redémarre à zéro,dans le vide, dans le rien avec ce nouveau bloc. Sachant pourtant que le maniement des outils fut déjà à de nombreuses reprises tenu en bout de bras. Ce haut du corps du dessus de la ceinture réalise ensemble en un mème élan la réflexion de l’intuition.Ce qui pourrait sembler peu réaliste.Quelques parties font un seul et mème geste.Pas de simplification du couple mains_ intuition pour avancer en finition vers une surface meilleure.On se laisse faire car c’est moins fort que nous.Le trajet parait étre déssiné dans tous les sens et la main droite peut s’affranchir de la commande motrice cartesienne classique.Ce sera trop tot d’en chercher l’initial moment ,ce début du temps lorsque ce phénomène là apparait.On objectera une surface, réalisation géréee que par la main, sans mesurer très précisément avec ce que les yeux regardent.Un clivage qui arrive imprévisible car il y aurait aussi plusieurs moments de durées différentes lors de la réalisation.Cinq ou six phases de fonctionnement mental.La première étant celle du gros venant à enlever.La on en sait peu.Après un peu plus. ET puis davantage jusqu’à l’obtenir ce sixième moment.Le surfaçage final.Moment narcissique le plus plaisant qui s’achève lorsqu’il nous semble que rien ne peut étre modifié au gout du dernier instant.

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                  • On aura tot fait d’y songer, la pulsion s’exprime d’elle mème car il en va maintenant d’une nécéssité de ne pas réaliser ce" je ne sais pas" que les moralistes affectionnent
                    avec le subjectif toujours abstrait des discours que nous avons évités d’écouter,voire de lire pour en appliquer les préceptes.l’oeuvre en cours obéit aux mains, lesquelles sont éfférentes aux cerveaux.Il ne suffira pas donc de ne pas sous estimer les éfforts déployés.La, on aurait raison de ne pas avoir trop tord partout à propos des regards presque et mème souvent absents de ceux qui non seulement ne regardent pas les oeuvres(ils ne s’y interessent pas) mais parfois cherchent un temps de travail d’évaluation d’un quelque chose dont on ne doute pas qu’ils le comparent au leur.On n’a que faire de ces visiteurs aveuglés de réel.Polémiquer sur un constat c’est user sa salive en parlant à des sots.Les oeuvres non églisiables sont faites aussi pour nous enjoindre à la critique sociale d’un art qui ressemble bien à ce qui est pris en ces édifices à codes secrets pour les enfants que nous ne sommes plus. Toujours est il qu’une magie artistique se déploie depuis des siècles pour les observateurs laiques autour des oeuvres des fous.Ceux là mème que l’on méprise par indifférence et que l’on cherche en vain à occuper dans les asiles.Il en va d’assitance à la personne comme si les occupés ne pouvaient pas eux aussi se passer d’emploi du temps.La fonction publique dicte sa loi sans la nommer avec ses horaires et ses normes d’ouvertures.Ca commence et ça finit c’est décidé d’avance.Obéissances des proféssorats en tous genres.L’art et y aller ne se joue pas du temps ,il est sensé le fuir et s’y absoudre.Fin d’un conditionnement,fuite devant les injonctions, obeir au soi qui n’est pas un pareil à l’autre telle une recette mimétique copiable.Les époques modernes s’achèvent,on ne serait peut étre que des biologiques pleutres et grégaires comme les abeilles.L’artiste échappe aux controles des pairs et perd son pouvoir de regarder de l’endroit ou on ne le voit pas.Tant mieux.Exposons nous c’est périlleux,style introuvable au delà des mots.Aussi proche que les exibitions des sagesses de jadis.Que les soldats en prennent de la graine.Méfiez vous mon écriture est policée
                    comme tout le reste aussi.Des années pour s’en défaire.

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                    • Comme en Poésie l’exercice en sculpture sur le bloc engage l’intervenant à réaliser sa parole,son dire pour le pour soi de sa finitude.On aura ce à quoi cette volonté nous mène.Cet isolement recherché en sa verve nécéssaire.Le hasard en mécanique classique n’existe pas.Et nul texte poétique comme nulle statue nous vient ainsi par le jeu des chances et des érreurs.Aucune interaction avec qui que ce soit ou quoique ce soit interferera pendant le parcours.S’il existe un code,seul l’artiste aura à le découvrir et pas de prè programmation possible.Les gestes en obéissances forment le corpus d’un tout évidemment fragile.C’est une façon de s’engager là,au tout de suite dans la nuit des mystères de la conscience.Code de l’invisibilité de ce qui le restera toujours.On objectera l’irréalisé pour y parvenir.En advenant en poésie on joue gros,on advient.La stylisation restera abstraite, comme la polysémie du poème.Chacun ira en parler.Mais l’écrit comme l’architecture resteront, avant méme la législation postérieure dans le temps.Une provocation ! , une vérité, un comportement un contre exemple,rien ne pourra abolir cette acquisition,mème pas quelques jours de vacances.Alors les moyens l’ayant permis, nous nous engagerons à garder notre posture de vérité.Celle là méme que vous nous convoitez.Particulièrment doué pour vivre ses résistances l’ohmemétre mental trichera là ou seront détectés les anomalies,c’est automatique.C’est la loi des longues soliloquies de la réclusion indéfectible utile pour cheminer vers l’art du futur.

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                      • Si les activités artistiques n’existaient pas,il faudrait les inventer.Depuis les premières manipulations des éléments naturels aux aurores des débuts de l’humanisation de la bète primatoide, les pierres furent ce qu’elles allaient devenir.Soit ce choix qu’en firent certains de préférer l’outil qui aide au travail plutot que l’arme qui sert à tuer.Des choppers amènagès, aux sculptures stylisées de la préhistoire existe le pas temporel du transformisme synchrone qui nous fit évoluer jusqu’à ce jour dit post-moderne pour lequel l’etre de l’art a à s’accomplir encore comme autrefois.Très attendu l’artiste du temps qui s’écoule rejoint par ce lien les animaux intelligents que furent nos ancétres et dont nous avons tous hérités bons nombres d’acquis anatomo_physiologiques engrammés dans nos génétiques.La planète garde en mémoire les traces archéologiques de beaucoup de ses monuments.Qu’elles soient minimalistes ou grandioses les réalisations nous invitent au respect pour les étapes d’histoire de cet art autant mystérieux que poétique.C’est désormais lancé : l’oeuvre prend forme comme signature qu’une èbauche se réalise encore.Pour écrire que la folie nous est nécéssaire souvent et plus que cela, comme une attitude utile,balbutiante future compétence, celle là mème qui est assumée par l’étre de l’art ou accompagnée, guidée par les divers thérapeutes.Oui, un travail d’art se doit d’etre aussi le fruit d’une pré-méditation celle qui conduit l’artiste soit aux chefs d’oeuvres soit à l’hopital.A maturité la dé- possésion du talent doit s’éffectuer lorsque le don, la gratuité nous y autorise.On est riche que de ce que l’on peut dépenser comme énergie.Car énergie ici signifie transfert des forces intelligentes envers le soi du fou qui maitrise et la matière qui reçoit sa future forme.En cela nous sommesà l’intérieur d’un principe invisible mais qui existe vraiment.Gagnons alors ces espaces,ces volumes, ces tournures du poème dont le silence se nourrit, la nuit certainement lorsque le repos nous y invite.

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                        • La folie, si tant est qu’elle doit étre tenue en maitrise de soi après les soins utiles qui est ipséisation accompagnée par le social lors du grand avancement au fil des années, différemment pour chacun qu’il advienne ou pas artiste, nous convoque maintenant que le çà s’exprime et s’accomplit, au réalisme prudent.Les injonctions qui autrefois n’ avaient aucunes prises sur l’enfant sont désormais, est font parties intégrées de la personne comme une prise en main de l’objet.Qu’il soit pictural,modelé ou taillé, le travail antérieur d’éducation de l’individu s’achève avec la méditation lors du repos contemporain des durées pendant lesquelles l’artiste ne pense à rien de spécial, reste simple, ne s’occupe pas à quoique ce soit.Ce retour au silence bien heureux du non agir, de se savoir s’assumer en laissant son corps s’obéir à lui méme en calme indécision, tel est le meilleur bienfait que le patient accepte et vit en son entièreté d’ètre. On déambule tranquille avant la levée du jour.Et ce silence est continuité de la nuit sereine.Le miroir de l’oeuvre reflète l’objet de nos désirs assouvis et ponctue l’agitation intérieure en dissolution apaisante comme un plaisir d’écrire tranfèrè vers un plaisir de se lire.Il en découle une satisfaction qui ’éloigne du narcissisme habituel , celui qui entretenait autrefois une pensée trop insistante et trop obsédante du sujet mal en point.
                          Car mal en point on le redeviendra avec l’agitation nécéssaire pour continuer.Plus tard au levé du soleil lorsque la ville sortira du noir de sa nuit.Car le noir c’est le lieu dit de nos aspirations comme de nos déceptions ;Les organes des luttes calment l’idée de vouloir exister davantage.Politique d’existence transparente, le saut temporel n’aura pas lieu où aura lieu plus tard.L’artiste à le temps.Mais pas toujours comme une sagesse possible lorsque le soleil dardera .Ecoute petit homme, cette perte qui te fatigue elle t’accompagnera plus lorsque instinctuel la découverte du peu riche d’énergie te fera signe en promenade.Car telle sera ta façon à toi d’exister autant qu’hier, pour des tout à l’heure plus gracieux et plus chaleureux.

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