N° 30, mai 2008

A l’occasion de la journée de l’enseignant


Abbâs Farhâdnejâd


A l’enseignant,

Eternellement vénéré de votre entourage, maître, vous n’avez plus qu’une seule envie : éterniser ce culte du savoir et ce désir de connaissance. Et la voilà ! Reconnaissance qui embellit l’auguste front du père aux yeux vifs de ses fils aventuriers ; lorsque le labyrinthe de peur se déploie pour devenir le tapis volant survolant les vastes plaines de l’enchantement.

Solidaire soit votre main qui nous protège contre ce rectangle effroyablement blanc, indifférent aux petits abandonnés au moment crépusculaire de la métropole de la science.

Fraternellement naïf est votre disciple aventurier des élocutions, face à cette maïeutique, prestidigitateur qui d’un tour à l’autre plante la stupéfaction dans le désert de son arrogance.

Autre sera donc votre éloge.

Narcisse vivra ses moments dans l’espoir de se revoir ; mais vous, Maître, vous ne vous regardez jamais ; jamais, même un seul moment, vous ne vous verrez à la surface d’aucun étang ; et tant qu’il y aura de l’espoir, c’est vous qu’il nous faudra voir.

Désormais, sur les champs de bataille, vos soldats combattront sous l’étendard de votre sagesse - qu’ils en soient dignes - et humblement ne feront qu’une seule prière :

Immortel soit votre culte d’indulgence


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