N° 32, juillet 2008

Arasbârân


N. Nouri
Traduit par

Mahnâz Rezaï


Arasbârân, آrâz bâr ou Gârâ Dâgh est une région montagneuse s’étalant sur une superficie de 12 200 km2 et située au nord de la province d’Azerbaïdjan de l’ouest et au sud de la rivière Aras, près des villes de Meshkin Shahr, Moghân, Sârâb, Marand, Tabriz et Ahar. Arasbâran jouit d’un climat de montagne relativement doux, et il y pleut beaucoup. Ces abondantes précipitations ont sans doute favorisé la formation d’une grande forêt de 120 000 hectares rassemblant plus de 180 espères d’arbres et de nombreuses plantes rares. Arasbârân est également connue pour ses hautes montagnes, dont le point culminant atteint 3000 m. Selon les historiens, les peintures et gravures anciennes retrouvées sur les pierres de ces montagnes attestent que des hommes vivaient dans cette région plusieurs milliers d’années avant J.-C.

La forêt d’Arasbârân

Les anciens noms de cette région peuvent également nous fournir quelques informations sur son passé. Ainsi, dans les livres historiques et géographiques, elle est appelée Gârâdâgh, Gârâcâdâgh et Kârâdâgh. L’appellation de "Gârâdâgh" fait sans doute référence à l’existence de pierres comme le basalte donnant une couleur noire aux montagnes. Le mot "gârâ" s’oppose également au mot "petit", évoquant ainsi la grandeur et la majesté du lieu. En 1934, à la demande de l’Académie de la langue et de la littérature persanes, "Gârâdâgh" fut renommée "Arasbârân". En effet, à l’époque de Rezâ Khân, la plupart des noms de régions, notamment en Azerbaïdjan, furent persanisés soit par un remplacement du nom original, soit en y ajoutant un suffixe persan. Le mot "Arasbârân" fut ainsi employé depuis la dynastie des pahlavis. Sous la dynastie des Ilkhanides (XIIIe-XIVe siècles), cette région était encore désignée par le nom de Gârâdâgh.

Cette région abrite de nombreux sites touristiques dont la forteresse de Bâbak, située à 5 km au sud-ouest de la ville de Kaleibar, la forteresse de Djochin, le tombeau de Pir Safâ... L’existence de mines d’aluminium, de fer, d’argent, de cuivre... constitue les principales ressources naturelles d’Arasbârân, qui est également une région agricole où sont cultivés du blé, de l’orge, du riz, des pommes, du raisin et des tomates. Les revenus de ses habitants sont principalement issus de l’agriculture ainsi que de l’élevage de moutons et de chèvres. La fabrication de tapis tels que le gelim ou le pâlâz constitue l’essentiel de l’artisanat local.


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