N° 7, juin 2006

Proust en bande dessinée
Entretien avec Stéphane Heuet


Massoud Ghârdâshpour, Rouhollah Hosseini


Rouhollah Hosseini : vous êtes, monsieur, à Téhéran depuis quelques jours. Puis-je vous demander, pour commencer votre impression sur le pays ?

Stéphane Heuet [1] : Ce sera plutôt mon impression sur Téhéran, car je ne reste pas assez longtemps pour pouvoir m’éloigner de votre capitale. Je suis émerveillé par les gens. Franchement, de la ville, je n’ai pu voir que quelques avenues, bâtiments et musées, et la Maison des artistes que je trouve remarquable ; très bien bâtie, et munie d’équipements techniques très performants. Mais c’est surtout les gens qui m’ont plu. J’ai pris le temps de me balader un peu dans la ville, et je les ai trouvés très sympathiques. De surcroît, ceux que j’ai rencontrés lors de mes conférences ont posé des questions pertinentes, intelligentes, pour ce que je peux en juger, c’est à dire à propos de Proust, qu’ils connaissent plutôt bien, et certains particulièrement bien. Entre nous, même en France, il est dur de trouver les gens qui connaissent Proust. Ici, j’avais en face de moi des auditeurs raffinés et instruits, qui n’hésitaient pas à sortir des sentiers battus pour m’interroger.

R.H. : Trouvez-vous que la francophonie iranienne est suffisamment active ?

S.H. : Vous allez sourire, mais j’ai entendu ici du vrai français. Les Iraniens francophones avec lesquels j’ai échangé parlent étonnamment bien, et je suis certain qu’il n’y a pas un Français sur mille capable de parler persan comme les centaines de personnes qui pratiquent le français en Iran. Cette ouverture sur les autres langues comme véhicules de valeurs est vitale pour le Monde, dans l’optique de la diversité culturelle dont parle Dominique Wolton. Il est essentiel pour l’avenir de l’Humanité que toutes les cultures puissent s’exprimer. Et la connaissance de l’autre est évidemment la première étape vers la tolérance. Pour revenir sur mon sujet favori, Proust m’a beaucoup éclairé sur la tolérance, en indexant tous les travers de l’âme humaine dans son œuvre, mais sans condamner ces travers. Tout le monde est sauvé en quelque sorte ; il n’y a pas de condamnation. Et pour moi ce que la francophonie peut éventuellement apporter, c’est la tolérance. Et ce que j’ai pu entrevoir de la francophonie iranienne me rend optimiste.

R.H. : Justement Monsieur, en ce qui concerne Proust, et en ce qui me concerne, j’ai toujours considéré son œuvre comme très sérieuse ; sérieuse et bizarre, mais bien sûr intéressante.

S.H. : On nous dit toujours que Proust est dur à lire, sérieux, réservé aux intellectuels. Je n’étais pas intellectuel, et c’est vraiment parce que ma femme m’a dit : "lisez Proust, c’est important" que j’ai commencé à le lire. Son humour et son art de l’évocation, ses références permanentes à l’art m’ont alors véritablement émerveillé. Je consacre trois années à chacun de mes albums, pour obtenir les " bons dosages", parce que Proust lui-même pratique un mélange complexe d’œuvres d’art, comme de types humains. En fait, dans Proust, Bergotte, l’écrivain, Vinteuil, le musicien, et Elstir, le peintre, sont des "patchworks" d’artistes qu’il faut identifier, ou rendre crédibles, et ce n’est pas toujours évident. C’est le cas pour Vinteuil, en particulier. En ce moment, je travaille sur Un amour de Swann. Maintenant que j’ai adapté Combray, et Les jeunes filles en fleurs je reviens sur mes pas et travaille sur Un amour de Swann. Et pour incarner un personnage qui puisse correspondre avec vraisemblance à Vinteuil, il a vraiment fallu que j’étudie l’histoire de la musique, pas la musique, mais son histoire. J’ai fini par trouver un musicien du dix-neuvième siècle qui pourrait correspondre à Vinteuil. Evidemment, Proust n’avait certainement pas songé à lui, mais moi, je devais proposer un personnage crédible. J’ai donc choisi Charles-Valentin Alkan (1813-1888) dont l’existence, le caractère s’apparentent à ceux de Vinteuil, et qui a lui aussi composé une sonate pour violon et piano en fa dièse, ainsi qu’une petite barcarolle qui peut figurer la " petite phrase de Vinteuil ". Ce travail de recherche est passionnant, on se sent Sherlock Holmes.

Ma sœur aînée est professeur de français, et quand je lui ai appris que j’adaptais Proust en bande dessinée, elle s’est exclamée : "mais comment oses-tu ?" A sa place, j’eus probablement été choqué, mais plus j’avance, et plus je trouve que c’était une bonne idée, parce que le temps a passé, parce que la culture du temps de Proust n’existe plus vraiment, et que les contemporains de Proust vivaient dans un univers que nous ne connaissons plus et qu’il serait dommage d’oublier. Jusqu’à son humour qui repose parfois sur des références datées et exige de se replacer dans l’époque. Dans la Recherche, il y a beaucoup d’évocations non pas de la croyance religieuse mais du rite. On y parle d’élévation, des différentes messes de la journée, auxquelles on assistait quand on était très pratiquant. Aujourd’hui, en France, plus personne, ou presque, ne pratique ces rites. Aussi cela reste-t-il vague dans l’esprit des lecteurs d’aujourd’hui quand Proust évoque toutes ces pratiques quotidiennes. Le Monde de Proust n’est pas actuel. Extraordinairement actuelles sont, en revanche, et c’est fondamental, les idées que sont œuvre véhicule, ses idées sur l’art, sur l’amour, sur la beauté de la vie, sur la mort, et sur le Temps.

Massoud Ghardashpour : Comment l’idée vous est venue d’illustrer la Recherche ?

S.H. : En ressentant à quel point " A la recherche du temps perdu " est un livre visuel, à quel point Proust était un homme d’images. Il aimait énormément les vitraux des églises, qui sont les premières bandes dessinées de l’Histoire. Et s’il n’était pas croyant, il aimait toutefois beaucoup visiter les églises. Moi-même, qui ne suis pas pratiquant, j’aime beaucoup les églises et les mosquées. Quand je suis allé au Caire, j’ai visité huit ou neuf mosquées. Les lieux de recueillement m’impressionnent. On y perçoit toujours la trace du passage des gens, l’écho de la ferveur des milliers des personnes qui s’y sont rendus. Proust visitait ne manquait jamais de visiter les églises des villes et villages qu’il découvrait, et il connaissait bien les vitraux ; et les vitraux, c’est de la bande dessinée. Sur les vitraux, on peut aussi trouver des textes, qui sont comme des bulles de bande dessinée. Proust aimait vraiment l’image. Il parle beaucoup de la peinture, mais aussi de la photographie…

M.GH. : Mais il ressentait, à ce qu’il paraît, une sorte d’aversion pour le cinéma.

S.H. : Certes, mais il en était tout de même curieux, et a assisté très tôt à des projections, la première, d’ailleurs, au Jockey-Club, Boulevard des Capucines . Mais ce qui le fascinait, c’était la photographie. Il voulait toujours obtenir des photos de ses amis, ou de telle ou telle personne dont on lui parlait. Son regard lui-même était photographique. Un " grand-angle ". J’y pense très souvent en dessinant. Je ressens parfois une vision panoramique. Brassaï, un photographe français très connu, a écrit un essai très intéressant, " Proust et la photographie ", très édifiant. Oui, je pense que Proust avait le regard du photographe. Cet homme regardait le monde comme à travers une lucarne, un objectif. Picasso, le voyant à l’hôtel Ritz, en retrait d’une assemblée, la scrutant avec passion, aurait dit à Paul Morand : "Regardez Proust, il est sur le motif !" (en peinture, "être sur le motif", c’est planter son chevalet et regarder avant " d’attaquer" la toile).

R.H. : Votre travail s’adresse-t-il également aux enfants ?

S.H. : Non. Ce n’est pas du tout pour les enfants. Au début, quand j’ai produit le premier volume, Combray, je pensais que cela intéresserait surtout les proustiens, les personnes qui avaient lu Proust, et qui étaient curieuses de savoir comment était la maison de tante Léonie (Elisabeth Amiot), ou à quoi pouvait ressembler Swann. Et puis, peu après la première parution, mon éditeur m’a appelé en me disant," Stéphane, je ne comprends pas, le stock s’est épuisé en quelques jours". On s’est alors aperçus que ces albums touchaient un public beaucoup plus large, des curieux qui voulaient en savoir plus sur cette histoire de "madeleine" ; parce qu’en France, la "madeleine de Proust " est devenu un nom commun qui définit un objet ou une sensation déclencheurs du souvenir. Et en fait, mon premier public était composé de gens qui en avait le cœur net sur cette locution...

Puis les lecteurs ont acheté les tomes deux et trois, et ils attendent le tome quatre, que je mets " mille et une nuits " à dessiner. En somme, ces centaines de milliers de lecteurs en France et à l’étranger sont une immense et délicieuse surprise. Les lycéens et les étudiants en font partie. A l’origine, je rencontrais un lectorat mûr, voire âgé, et il s’élargit maintenant aux jeunes, toutes classes sociales confondues.

M.GH. : Peut-être avez-vous sans le savoir de très jeunes lecteurs, car il s’agit malgré tout de bande dessinée ?

S.H. : J’ai reçu du courrier de la part d’enfants de neuf et dix ans, des lettres étonnantes. Ils avaient lu Combray, le premier album. Cet album a eu un certain impact sur quelques-uns d’entre eux ; je pense au baiser de la maman, le soir, et son besoin quasi pathologique pour certains. Des mères, également, m’ont écrit en m’expliquant que ces passages avaient beaucoup rassuré leurs enfants, qui ont réalisé que ce besoin était tout à fait commun chez les autres enfants. Ce personnage du narrateur est en somme une sorte d’incarnation de tous les enfants qui ont du mal à se passer de leur mère. Proust de ce point de vue, est un cas extrême. Il n’a jamais vraiment réussi à couper le cordon ombilical.

Et pour en revenir à votre question, je pense qu’il est risqué de tenter l’aventure de cette lecture en dessous de quatorze, quinze ans. Mais en France, la bande dessinée devient très adulte. Pendant quarante ou cinquante ans, en France, la bande dessinée, c’était Tintin, Mickey, Astérix, donc du comique, ou de l’aventure. Et la bande dessinée, depuis une dizaine d’années, s’adresse beaucoup plus aux adultes. On trouve maintenant beaucoup de bandes dessinées politiques, sociologiques, presque philosophiques.

Il n’est donc plus honteux de faire de la bande dessinée. Si l’on se rend dans les grands magasins comme les Virgin ou les Fnac, (des grandes surfaces dédiée à la culture), au rayon musique, au rayon littérature, il y a du monde, certes, mais au rayon bande dessinée, les gens lisent, debout, ou assis par terre. C’est là que je veux être, là où des consommateurs dévorent des histoires sur du papier. J’ai très peur de l’audio-visuel. Mon beau père dirige une chaîne de télévision, et nous avons souvent eu des discussions animées sur ce sujet. L’audio-visuel pose un problème : il ne permet pas aux consommateurs de créer. Quand vous lisez un livre, vous servez de votre vue, mais votre ouie est libre. Quand vous écoutez de la musique, votre vision reste libre. Quand vous regardez un film, votre vision et votre ouie qui sont accaparées. Le livre laisse plus de place à la réflexion, à la création. Ce qui m’intéresse dans la lecture, c’est que l’on crée ses propres images. Un lecteur n’est pas un spectateur, c’est un créateur. Quelqu’un qui lit la Recherche crée ses personnages. On ne peut pas lire un livre et ne pas avoir d’image en tête. Qu’est-ce que je fais ? Je garde simplement en mémoire les images que je vois quand je lis Proust. Je les garde en mémoire, et je dessine ce que je vois. Quelqu’un qui lit mes bandes dessinées reste suffisamment libre pour réfléchir. Mes personnages sont assez simples. Mes décors et mes arrières plans sont compliqués, mais pas mes personnages. Il est important de laisser une liberté de création aux lecteurs. C’est pour cette raison que je crains un peu l’audio-visuel. J’ai une fille de 22 ans, et un fils de 11 ans. Ma fille est à l’université, elle est brillante, mais elle ne lit pas beaucoup ; elle voit beaucoup de films, elle regarde des DVD. Mon fils a 11 ans, et je crains que ce soit pareil. Et pourtant le livre, c’est le vrai libre-arbitre, la vraie liberté. Prenez la naissance de l’Allemagne nazie : si les Allemands n’avaient eu à leur disposition pour découvrir d’Hitler que son livre, Mein kampf, il n’y aurait pas eu de nazisme. Mais voilà, ils ont eu aussi les films envoûtants de Léni Riefenstahl, la cinéaste allemande qui a filmé Nuremberg. C’était une artiste très efficace, qui a utilisé les premières caméras mobiles, et réussi des montages fascinants, rythmés par les accents grandioses de la musique de Wagner. Grâce à son art, elle a complètement hypnotisé les allemands.

C’est aussi le cinéma qui a créé le nazisme.

Je pense que la lecture, que le mot écrit, c’est essentiel. Je suis véritablement amoureux du livre, de l’imprimerie. Et je veux aider les enfants à aller vers la lecture.

M.GH. : Mais est-ce possible d’échapper à l’image ?

S.H. : Non, et je travaille avec l’image. Elle n’est pas un danger en soi. Mais il ne faut pas qu’elle prenne le pas sur les autres médias. Certains films, sont magnifiques, raffinés. Les films de Visconti, de Joseph Losey, ou de Bergman, par exemple, restent pour moi des merveilles. Mais l’image c’est aussi la peinture, et la bande dessinée. Je suis passionné par la bande dessinée, qui n’en est qu’à ses balbutiements.

Saïd Kamali Dehghan : Quelles sont vos métaphores de prédilection dans la Recherche ?

S.H. : Celle de tante Léonie qui " … avait la rue sous les yeux et y lisait, du matin au soir, pour se désennuyer, à la façon des princes persans, la chronique quotidienne mais immémoriale de Combray, qu’elle commentait ensuite avec Françoise… ". Les métaphores, j’ai pris le parti de les conserver telles quelles, sous forme textuelle ; une métaphore, c’est déjà une image. Et on n’illustre pas une image.

M.GH. : Comment vous êtes-vous débrouillé avec le style de Proust, ses phrases longues, son principe de mémoire involontaire, et bien sûr ses métaphores, etc. ? Vous avez dit que vous laissiez la phrase intacte.

S.H. : Oui, mais pas toute la phrase. En revanche, ma règle d’or, ma charte graphique, c’est que tout ce qui est dans les cases de couleur " coquille-d’œuf " doit être de Proust. En revanche, je m’autorise exceptionnellement à changer certains accords grammaticaux, rendus nécessaires par les coupes, dans les bulles.

M.GH. : N’avez-vous pas eu du mal choisir vos dialogues dans la Recherche ?

S.H. : Non, pas trop. Dans Un amour de Swann les dialogues sont permanents. Comme je viens de vous le dire, j’ai parfois dû procéder à de petits changements grammaticaux. Et je suis obligé de le dire aux professeurs qui utilisent mes bandes dessinées en classe ; j’ai donc pris soin de faire éditer un petit fascicule pour les profs pour leur dire "attention ! Vérifiez, il y a parfois des changements dans les phrase, et les voiçi." Pas énormément pourtant. Environ quinze bulles sur quatre cent.

R.H. : Je pense que vous avez bien facilité l’accès à l’œuvre de Proust. On ose un peu plus s’approcher de l’œuvre.

S.H. : Avoir voir lu Proust rend heureux et c’est terrible de penser que tant d’êtres humains ne le font pas parce qu’on leur a fait croire que c’était fastidieux. Mon travail permet aux gens de se rendre compte que ce n’est finalement pas si dur que ça de le lire.

S.K.D. : Proust appartient à la Belle Epoque de littérature française. Pourquoi vous avez choisi cette époque ?

S.H. : C’est une époque charnière très intéressante qui se situe juste avant la guerre 14-18. C’est la fin d’un monde ; la noblesse Française est morte en 14-18. Elle était alors en train de s’ouvrir à la bourgeoisie, car les nobles étaient de plus en plus désargentés. La guerre 14-18 n’a laissé subsister que la bourgeoisie. Cette époque charnière l’est aussi graphiquement : Il y avait encore les chevaux et les fiacres, mais déjà les voitures automobiles. Encore les voiliers, mais déjà la vapeur. Les armes à feu, mais encore les sabres. J’adore dessiner tout ça. Et la beauté des costumes, des robes, les chapeaux, les gilets, les cannes. J’achète beaucoup de livres sur les modes vestimentaires, justement, pour bien me documenter sur cette époque.

M.GH. : Vos dessins parfois font penser à certaines scènes de Mort à Venise de Visconti. Est-ce que ce film a influencé votre travail ?

S.H. : Oui, ce film est très important. Vous savez, deux films sont les adaptations directes et déclarées de la Recherche ; Un amour de Swann de Volker Schlِndorff et Le temps retrouvé de Raoul Ruiz. Mais pour moi, les deux vrais grands films proustiens sont Le messager de Joseph Losey et Mort à Venise de Lucchino Visconti. Il y a beaucoup d’images que j’ai dessinées sous l’influence de Mort à Venise. Je connais très bien Cabourg, parce que ma femme organise le festival des films romantiques de Cabourg, et le grand hôtel de Cabourg où Proust a passé tous ses étés pendant presque dix ans, ressemble beaucoup à l’hôtel de Mort à Venise.

M.GH. : Et si Proust lisait vos bandes dessinées... ?

S.H. : Il le prendrait au moins avec humour. J’entendais une émission sur France-Culture dans laquelle Suzy Mante-Proust, sa nièce, disait qu’encadré et accroché dans le couloir de ses parents il avait un télégramme qui disait "Stop - impossible venir dîner ce soir -stop- mensonge suit - stop-". L’humour de Proust est raffiné, délicat. Et je pense qu’on peut le considérer comme un peintre raté (un livre est paru où l’on voit tous les dessins de Proust, qui sont de mauvais dessins). C’est grâce à cela que nous profitons de cette œuvre littéraire si visuelle. Dans ses livres, il a décrit les images qu’il ne savait pas peindre.

Proust est un homme qui a vécu, et s’est ensuite remémoré sa vie en images décrites, en la romançant. Il comparait d’ailleurs son travail à celui d’un photographe qui prend son cliché, puis va dans la chambre noire et développe ses images. C’est une vision magique. Jusqu’à l’âge de quarante ans, il a vécu et rencontré les hommes, puis il s’est enfermé dans son laboratoire pour dire ce qu’il avait ressenti de la vie. Deux vies : la vie vécue et celle qu’il a restitué. Laquelle est la vraie vie ?

Notes

[1"Né en 1957 à Brest, Stéphane Heuet ne découvre qu’à 37 ans A la recherche du Temps Perdu et décide immédiatement de se consacrer à son adaptation en bandes dessinées. Celles-ci, à la surprise générale, remportent un succès immédiat et sont traduites aujourd’hui dans le monde entier, de la Corée au Brésil. Il a deux enfants et vit à Paris, qu’il quitte régulièrement pour évoquer le monde visuel de Proust, qu’il veut libérer de son image d’auteur réservé à une élite. C’est la première fois qu’il vient en Iran."


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1 Message

  • J’ai lu, et relu avec beaucoup d’intérêt les 4 volumes en bandes dessinées de "Du coté de chez Swann", ce qui m’a permis d’aborder beaucoup plus facilement la lecture de l’œuvre originale de Marcel PROUST.
    Je vais maintenant en faire de même avec "A l’ombre des jeunes filles en fleurs". Ces lectures me passionnent. Bravo au dessinateur pour son adaptation et la qualité de sa documentation. J’espère vivement qu’il poursuive l’adaptation des autres titres de "La Recherche", tout en sachant l’énorme travail que cela représente pour lui.

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