N° 37, décembre 2008

Reflets d’or d’orient en occident
La céramique lustrée, du IXe au XVe siècle


Mireille Ferreira


Le musée de Cluny, musée national du Moyen-Âge installé à Paris, a présenté d’avril à septembre 2008 une exposition réunissant un ensemble exceptionnel de quatre-vingts pièces de céramique à lustre métallique, plats, vases, carreaux et plaques de revêtement architectural, créées dans les pays orientaux puis en Occident, à l’époque médiévale.

Cette exposition proposait de montrer l’évolution de cette technique et de cette production artistique tout à fait spécifiques, à travers les époques et les régions. Cette mise en perspective unique a permis de constater que les céramistes qui ont appliqué cette technique décorative ont su s’inspirer, au passage, des styles régionaux rencontrés. Elle avait, en outre, pour objectif de montrer l’Orient médiéval à travers sa production artistique et son influence sur l’art occidental, et non, comme c’est très souvent le cas, à travers l’histoire tumultueuse des croisades, qui a longtemps opposé ces deux parties du monde.

Organisée avec la participation du Musée du Louvre, cette exposition marque l’aboutissement d’une recherche lancée en 2004 avec le Centre de recherche et de restauration des musées de France. Les pièces présentées appartiennent aux deux-tiers aux musées du Louvre et de Cluny et ont été complétées par des prêts du Musée national de la Céramique de Sèvres, du Musée des arts décoratifs de Paris et du Musée d’art islamique de Berlin.

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Vase à embouchures multiples, aiguière, port à anses en forme de félins - Iran, XIIIe siècle (Musée du Louvre)

Le musée de Cluny

Le musée national du Moyen Age est installé dans deux monuments parisiens exceptionnels : les thermes gallo-romains (Ier-IIIe siècles) et l’hôtel des abbés de Cluny [1] (fin XVe siècle). Il a été fondé en 1843, grâce aux collections d’Alexandre du Sommerard, un amateur qui se passionnait pour le Moyen Age, et habitait dans l’hôtel de Cluny. Enrichies au cours des années, les collections offrent aujourd’hui un panorama unique sur l’art et l’histoire des hommes de la Gaule romaine jusqu’au début du XVIe siècle. Elles permettent de parcourir en un même lieu près de quinze siècles d’art et d’histoire.

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Etoile de revêtement à décor végétal - Iran, vers 1262 - Inscriptions des sourates al-Fatiha et al-Nâs (Les Gens) - Musée des Arts Décoratifs

Au début du XIIIe siècle, l’université vint s’installer dans ce qui allait devenir le Quartier latin. Les abbés de Cluny en Bourgogne, comme bien d’autres, cherchèrent à y avoir un collège et un pied-à-terre. Le collège construit au cours de la seconde moitié du XIIIe siècle se trouvait sur l’actuelle place de la Sorbonne ; le pied-à-terre près des thermes. A la fin du XVe siècle, Jacques d’Amboise, abbé de Cluny (1485-1510) décide de reconstruire la résidence abbatiale parisienne qui s’appuyait sur les thermes.

La céramique à décor de lustre métallique

A l’origine, cette technique décorative apparaît sur le verre, dès l’Antiquité. On suppose qu’elle est le fait des verriers égyptiens. Elle se diffuse sur la céramique à la fin du VIIIe siècle en Orient, puis se développe aux XIIIe et XIVe siècles en Espagne musulmane puis chrétienne où elle connaît son apogée au XVe siècle. D’Irak en Egypte, puis en Syrie, en Iran, au Maghreb et en Espagne, la céramique à reflets métalliques a été produite par les meilleurs céramistes pour les cercles les plus luxueux, parfois les palais, du monde islamique puis du monde chrétien, pendant toute la période médiévale.

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Verrerie à lustre métallique - Musée du verre et de la céramique, Téhéran

La technique du lustre métallique consiste à appliquer sur une glaçure, matière vitreuse cuite au préalable à 950°C, un décor peint, composée d’oxydes métalliques de cuivre et d’argent liés par un mélange d’argile, d’ocre et de vinaigre. Au cours d’une cuisson supplémentaire à 600°C dans un four privé d’oxygène, ce décor s’intègre au verre de la glaçure. Les nuances obtenues offrent, selon un certain angle de vision, une palette chatoyante de reflets métalliques d’une forte intensité lumineuse.

La céramique peut être, selon les époques et les régions, de la pâte argileuse ou siliceuse formée de grains de quartz broyés maintenus par un mélange complexe, soit silice et fondants alcalins, soit argiles, silice et fondants alcalins.

Les glaçures, posées directement sur la pâte, présentent aussi deux grandes familles, transparente ou opacifiée à l’étain ; pour la composition chimique, on distingue les alcalines, les alcalino-plombifères ou les plombifères.

La production abbasside

Entre les IVe et VIIe siècles, les verriers de l’Egypte copte sont les premiers à employer oxydes de cuivre et d’argent pour colorer le verre dans la masse. L’époque islamique hérite de ce savoir-faire et la technique se développe, appliquée au verre en Egypte et en Syrie.

On ne sait si ces verriers eurent les premiers l’idée de transposer cette technique aux glaçures des céramiques. L’innovation semble revenir à l’Irak, centre du pouvoir abbasside dont l’opulence attira les savoir-faire les plus novateurs. Les premières céramiques à décor de lustre métallique y auraient été produites peut-être dès la fin du VIIIe siècle ou au début du IXe.

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Vase à ailes - Armes des Salvi de Sienne, des Nori ou des Gentili de Florence - Espagne (Manisès) 1465-1469

C’est la ville palatiale irakienne de Samarrâ (capitale du califat de 836 à 892) qui a livré les plus anciens jalons datables de céramique à reflets métalliques. Dès ces premiers témoignages, la maîtrise technique impressionne, de même que la qualité des décors, jouant sur des effets de polychromie, habillant de reflets pièces de forme et carreaux de revêtement architectural. Bagdad, la capitale un temps délaissée, Basra et Suse, sont également de probables centres de production. C’est d’ailleurs de Bagdad que seront importés, en 862-863, les somptueux carreaux de la mosquée Sidi Uqba de Kairouan, en Tunisie.

Quand vit-on se développer, à côté des importations irakiennes, des productions locales en Egypte et en Ifriqiyâ [2] ? On cerne encore mal les débuts de la production dans ces provinces de l’empire abbasside, mais la technique y remporte un vif succès qui annonce la création de nouveaux centres de production. Sur le plan iconographique, cette époque apporte des nouveautés avec, notamment, la représentation d’animaux.

L’Egypte fatimide

Dès le début du Xe siècle, les Fatimides sont commanditaires d’une céramique lustrée produite localement. Après la fondation du Caire en 969, ce sont les céramistes de Fustat (Vieux Caire) qui furent les premiers bénéficiaires des riches commandes d’une cour fastueuse, amenant à l’apogée de la céramique lustrée. Les pièces, souvent signées, couvertes d’un riche décor narratif, portent parfois les noms de leurs prestigieux commanditaires. Derrière la multiplication des signatures, celle des styles est encore plus frappante. Il semble probable que, face à l’importance de la demande, les céramistes les plus renommés, tels Muslim ibn Dahhan, aient créé de véritables ateliers de production.

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Dyptique de fondation - Iran, vers 1312

La production de céramique lustrée se ressent des troubles qui touchent le califat fatimide dans la seconde moitié du XIe siècle. Tandis que les signatures, si fréquentes auparavant, se raréfient, les figures humaines se font plus simples, les décors plus stéréotypés, et l’on voit disparaître les scènes narratives. Pour autant, c’est aussi une période d’innovation technologique : les pâtes argileuses sont remplacées par des pâtes très riches en silice, et, surtout, les céramistes emploient désormais un vaste répertoire de glaçures colorées. Autre innovation promise à un large succès, le décor de lustre est repris par des gravures à la pointe. Par l’influence qu’elles exercèrent tant sur la production syrienne que sur celle du Maghreb et d’al-Andalus [3], les productions des céramistes de Fustat apparaissent comme une véritable charnière.

La Syrie et l’Egypte, XIe-XIVe siècles

La situation de plus en plus périlleuse du califat fatimide poussa peut-être des céramistes égyptiens à émigrer vers la Syrie dès le début du XIIe siècle. Territoire placé entre deux puissances politiques alors affaiblies, les califats fatimide et abbasside, la Syrie voit en effet alors s’établir des petites puissances régionales qui, sans atteindre au raffinement des Fatimides, n’en créent pas moins les conditions de l’émergence d’une production locale.

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Bouteille à col renflé - Iran, dernier quart du XIIe siècle (Paris, Musée du Louvre)

Une production en général attribuée au nord de la Syrie se développe dans un premier temps. Elle reprend certaines caractéristiques fatimides, notamment le décor esgrafié [4] et un répertoire animalier associé à des rinceaux [5]. Puis, dans la seconde moitié du XIIe siècle, alors que la Syrie retrouve une cohésion politique avec l’arrivée, notamment, des Ayyubides [6], la production se concentre dans la ville de Raqqa, sur les bords de l’Euphrate.

Proches des premiers lustres iraniens dans l’emploi du décor végétal, utilisant un lustre aux tonalités brunes, sombres, associé au cobalt et au turquoise, les productions de Raqqa se caractérisent avant tout par la disparition du décor figuré. La conquête du pouvoir par les Mamelouks va ramener le centre du pouvoir au Caire, qui redevient un lieu de commande d’objets de grand luxe. Raqqa s’efface alors comme centre de production de céramique lustrée au profit, semble-t-il, de Damas, pour un temps assez court puisque la céramique lustrée semble perdre de son attrait très tôt au XIVe siècle.

L’Iran médiéval

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Ronde-bosse en forme de joueur de tambourin - Iran, période pré-mongole (fin du XIIe - début du XIIIe siècle (Paris, Musée du Louvre)

Il faut attendre la seconde moitié du XIIe siècle pour que l’Iran produise de la céramique à décor de lustre métallique. Suse, au IXe siècle, appartenait davantage à l’aire géo-culturelle irakienne. La plus ancienne pièce connue est une bouteille datée de 1179. C’est également l’Iran de cette période qui livre le premier traité connu fournissant de précieuses recettes techniques.

La transmission de ce savoir-faire à l’Iran est traditionnellement attribuée aux migrations d’artisans venus de l’Egypte fatimide déclinante, à la suite de la destruction du quartier des potiers à Fustat en 1168.

La ville de Kâshân s’impose comme le principal centre de production [7]. Elle est connue à travers des signatures d’artistes, membres de véritables dynasties de potiers qui oeuvreront jusqu’au XIVe siècle, moment où les fours de Kâshân cessent toute activité. Signatures, mais aussi dates sont souvent dévoilées par les inscriptions fines et déliées qui courent tant sur les objets que sur les carreaux de revêtement ; souvent de nature poétique, elles peuvent aussi être coraniques.

Les ravages de la conquête mongole, dès les années 1220, ne bouleverseront pourtant pas ce schéma, et les descendants de Gengis Khân, parfaitement iranisés, favoriseront l’avènement du décor architectural de lustre métallique. Dès le milieu du XIVe siècle, la production lustrée iranienne décline tant en quantité qu’en qualité. Il faudra quitter l’époque médiévale, attendre la seconde moitié du XVIIe siècle, pour qu’elle connaisse à nouveau de beaux jours avec la dynastie safavide.

Le Maghreb et al-Andalus pré-nasride

En même temps que la céramique lustrée se développe en Egypte, en Syrie, en Irak et en Iran, les territoires les plus occidentaux du monde musulman connaissent eux aussi une production locale. Au IXe siècle, l’origine locale d’une partie des carreaux de la mosquée de Kairouan reste discutée. Au début du XIe siècle cependant, sur le site de la Qal’a des Banu Hammad, la production est attestée. Le Maghreb est soumis aux pressions du califat fatimide d’Egypte, les Banu Hammad font alors de leur capitale fortifiée Qal’a le siège d’une cour brillante et raffinée. Ils sont les premiers, bien avant l’Iran mongol, à employer un décor architectural de lambris d’étoiles et de croix. La production de céramique lustrée est alors fortement établie dans la Méditerranée septentrionale.

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Coupe à la palmette - Iran , dernier quart du XIIe siècle (Paris, musée du Louvre)

Si le goût du califat de Cordoue pour cette production est attesté très tôt, avec les pièces trouvées à Madinat Al-Zahrâ, ce n’est en effet qu’à l’époque des Taifas [8] (XIe siècle), que l’on voit apparaître les premières pièces pouvant se rattacher à une production locale, notamment à Séville. Au début du XIIe siècle, deux centres de production, Almeria et Murcie, semblent s’imposer, mais leur conquête par les chrétiens, au milieu du XIIe siècle pour la première, au milieu du XIIIe siècle pour la seconde, mettent un terme à leur activité.

L’époque nasride

Après les conquêtes de Cordoue (1236) et de Séville (1248), al-Andalus se replie autour de Grenade et du royaume nasride [9] qui, malgré ses dimensions restreintes, s’impose comme un lieu de production artistique de grand luxe et d’extrême qualité. Malaga, où l’on semble avoir pratiqué la céramique lustrée dès le XIIe siècle, devient, au siècle suivant, un centre particulièrement actif et innovant. Ses ateliers exportent jusqu’en Iran mais aussi en territoire chrétien, en Catalogne septentrionale, en France et en Angleterre.

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Coupe sur pied à monogramme IHS - Espagne Manisès, milieu du XVe siècle (Musée de Cluny - musée national du Moyen Age)

C’est à cette époque, à Malaga ou peut-être à Grenade, que sont créées les plus grandes pièces de forme de céramique lustrée, les grands vases dits "de l’Alhambra". Destinés à orner de grandes niches, ils fascinèrent très tôt les amateurs occidentaux. Ils marquent, au XIVe siècle, un sommet de cette production, qui ne décline pourtant pas au siècle suivant : sa vitalité est illustrée par la réalisation de grandes plaques de revêtement dans les années 1410, comme par l’exportation de pièces vers Le Caire au milieu du siècle, alors qu’elle est l’objet d’une vive concurrence dans la péninsule ibérique. Ce n’est vraiment qu’après la conquête chrétienne de Malaga, en 1487, cinq ans avant la chute de Grenade et du royaume nasride (1492) que la production s’éteint dans cet important centre de production.

Valence et ses environs

Riche en terres argileuses, la région de Valence, en Espagne, est très tôt une terre d’élection des céramistes. Dans la deuxième moitié du XIIIe siècle, après la conquête aragonaise, on y produit déjà de la faïence, une technique ordinaire dans le monde musulman, mais alors inconnue dans le reste de l’Europe. Ce n’est cependant qu’au cours du XIVe siècle qu’ils la combinèrent avec l’emploi de pigments lustrés, imitant, au départ, les productions de Malaga.

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Coupe au personnage assis - Iran, dernier quart du XIIe siècle (Paris, Musée du Louvre)

Le milieu du XVe siècle est à la fois le temps de la diversification du décor et du succès international. Le décor floral est omniprésent, certaines pièces s’ornent désormais d’inscriptions latines ou arabes. Les armoiries, devenues fréquentes, témoignent d’une production faite en grande partie pour une clientèle européenne, et plus particulièrement toscane.

La céramique valencienne à reflets métalliques joue un rôle charnière dans une transformation fondamentale du goût occidental : plus encore que l’emploi de la faïence, ses effets de lumière lui permettent d’ouvrir la voie à une diversification de la vaisselle d’apparat qui, jusqu’alors, n’est que de métal. Objets de prestige, les plats valenciens en faïence lustrée étaient destinés à être présentés plutôt qu’utilisés, même si leurs formes reprennent celles de la vaisselle d’usage.

Et retour vers l’Orient

Dès le XIVe siècle, la production de céramique lustrée décline en Orient, en Syrie comme en Iran. Un siècle plus tard, il en va de même en Espagne, à la suite de la prise de Malaga par les chrétiens et, surtout, de l’émergence d’une production italienne de faïence qui concurrence Valence sur son principal terrain d’exportation, l’Italie, et ce d’autant plus que les ateliers de ce pays maîtrisent désormais, eux aussi, la technique des reflets métalliques.

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Elément de revêtement architectural - Inscription Sourate Yâ-Sin (musée du Louvre)

Pour autant, la production ne disparaît pas et, tant en Iran qu’en Espagne, elle connaît un véritable renouveau au XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle, avec des œuvres qui, dans ces deux territoires pourtant éloignés, partagent alors une même combinaison entre les reflets métalliques et une glaçure bleue.

La production de lustre safavide est en tout point une renaissance, technique et décorative. Les glaçures sont désormais transparentes et alcalines, elles peuvent être colorées en bleu outremer, plus rarement en vert sombre. Le lustre est d’une belle teinte rougeâtre, parfois presque métallisée.

La fascination pour la céramique à reflets métalliques se combine, par la suite, à celle pour l’Orient, surtout après la découverte des vases de l’Alhambra, rapidement célèbres et qui font, au XIXe siècle, l’objet de nombreuses imitations, non seulement en Espagne, mais aussi en France, en un temps où les céramistes, et notamment la manufacture de Sèvres, cherchent à explorer de nouvelles techniques de production. Il en va de même en Iran où cette production connaîtra un renouveau à l’époque qâdjâre.

Sources :

Catalogue de l’exposition "Reflets d’or d’Orient en Occident, la céramique lustrée IXe-XVe siècle". Publié par la Réunion des musées nationaux - avril 2008.

Notes

[1En 910, fut fondée dans la cité de Cluny en Bourgogne une célèbre abbaye bénédictine d’où sortit un mouvement de réforme qui s’étendit à toute la chrétienté. L’abbatiale du XIIe siècle, célèbre par la splendeur de ses proportions et la qualité de sa sculpture, rivalisait avec l’église Saint-Pierre de Rome. L’église et les bâtiments furent presque entièrement détruits après la Révolution. Une partie est aujourd’hui occupée par l’Ecole des Arts et Métiers.

[2Altération arabe du nom latin Africa. Ce terme fut d’abord appliqué par les géographes médiévaux à la région de Carthage. Il désigna par la suite la région orientale du Maghreb : la Tunisie et une partie de l’Algérie (Constantinois).

[3Espagne musulmane.

[4Technique consistant à inciser la surface, ici celle du mélange lustrant, avant la seconde cuisson, afin de faire apparaître la couche sous-jacente.

[5Motif composé de tiges et de feuillages, le plus souvent stylisés et agencés en enroulements ou entrelacs successifs.

[6Dynastie d’origine kurde, divisée en plusieurs branches : Egypte (1171-1250), Syrie (1174 et 1183-1260), Yémen (1174-1229). Le plus connu des sultans ayyubides est Salâh al-Din (Saladin, 1171-1229), qui reprit Jérusalem aux croisés en 1187. Les Ayyubides d’Egypte furent renversés par les Mamelouks.

[7De très belles céramiques à lustre métallique produites à Kâshân sont exposées au Musée du verre et de la céramique de Téhéran.

[8La période, appelée en espagnol, Reyes de Taifas est comprise entre la fin du califat des Omeyyades d’Espagne (1301) et l’accession au pouvoir des Almoravides (1056).

[9La dynastie nasride (1230-1492), fondée par Muhammad ibn Nasr, établit son pouvoir sur le royaume de Grenade en créant l’émirat de Grenade.


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