N° 37, décembre 2008

Natures d’Iran

La rivière Zâyandeh-Roud


Mortéza Johari


La chaîne des hautes et jeunes montagnes du Zâgros, avec ses splendides monts élevés, ses rochers et murailles terribles et ses vallées mystérieuses retient une grande partie des pluies provenant des nuages venus de la Méditerranée et de l’Océan Atlantique.

De ces pluies naissent des rivières et des fleuves parmi lesquels l’on peut citer la rivière Zâyandeh-Roud. Cette rivière prend sa source dans la montagne Zard-Kouh Bakhtyâri et s’élargit en cours de route avec l’eau des rivières et ruisseaux saisonniers qui sillonnent la chaîne du Zâgros. Elle traverse ensuite un territoire au climat sec qu’elle irrigue pour se jeter finalement dans le marais Gâv-Khouni.

Le pont historique “Khâjou”

La région montagneuse du Zâgros est une région difficile d’accès, enclavée par les montagnes de ce massif et ses vallées étroites. Dès l’automne, les routes disparaissent sous la neige et restent impraticables jusqu’au printemps. L’épaisseur de la neige atteint parfois les 7 mètres. Cette neige qui fond au printemps alimente les rivières de la montagne. La montagne Zard-Kouh est le lieu de séjour d’été des tribus bakhtiâri.

Le Zâyandeh-Roud (qui signifie littéralement Le fleuve fertile), prend sa source dans cette montagne qu’il dévale pour traverser ensuite la province de Tchâhâr-Mahâl-o-Bakhtyâri, dont il irrigue les champs, fermes, rizières, jardins et bois, pour arriver à Ispahan. Après cette grande ville, dont il est le cœur, il traverse la plaine pour arriver à la dernière ville bâtie sur son cours : Varzaneh. Cette rivière se jette finalement dans le marais Gâv-Khouni. Il y a environ 20 km de distance entre la ville de Varzaneh et le marais, dont les alentours sont inhabités.

Le Zâyandeh-Roud, Ispahan

Dans les textes antiques, Zâyandeh-Roud signifie "La rivière vivante". Elle est l’une des plus importantes rivières d’Iran et la seizième rivière du pays en termes de débit. Elle est surtout célèbre en raison des ponts historiques qui l’enjambent tels que les ponts Sio-Seh-Pol, Khâjou et Shahrestân.

Parmi les villes que le Zâyandeh-Roud traverse, on peut citer Tchâdegân, Bâq-Bahâdorân, Zarin-Shahr, Ispahan et Vazaneh. Un barrage a été bâti sur cette rivière, entraînant ainsi la formation d’un lac artificiel.


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