N° 50, janvier 2010

Le tremblement de terre de Téhéran aura-t-il lieu ?


Djamileh Zia


Le tremblement de terre de degré 4 sur l’échelle de Richter survenu à Téhéran le 17 octobre 2009 a prouvé que les failles des alentours de la capitale sont actives et a ravivé les angoisses ses habitants ; ils savent qu’un grand tremblement de terre peut survenir dans leur ville à chaque instant, et que bon nombre des constructions ne résisteront pas aux violentes secousses.

Un tremblement de terre important est un évènement angoissant où qu’il survienne, mais il est clair que les pertes humaines et les destructions liées à un tremblement de terre sont directement liées aux actions des hommes. La destruction des bâtiments et infrastructures (et donc le nombre de morts et de blessés) est nettement moindre dans les pays où l’on a réfléchi et agi pour diminuer les risques en cas de tremblement de terre. Les études ont montré que 24 grandes et 600 petites villes d’Iran sont situées à proximité d’une faille sismique. 70% de la surface d’Iran sont placés sur le trajet d’une faille active. Les régions les plus à risque sont l’Azerbaïdjan (surtout la ville de Tabriz), le bord de la mer caspienne, la ville de Mashhad, le Khorâssân du sud, Kermân, Bandar Abbâs, le sud-ouest de l’Iran et Téhéran. Seuls 5% de la surface d’Iran sont situés dans une zone sans risque de tremblement de terre. « Au cours de ces dix dernières années, il y a eu 130 tremblements de terre en Iran ; quinze à vingt d’entre eux étaient de plus de 5,5 degrés sur l’échelle de Richter. Les études statistiques montrent qu’il y a un tremblement de terre de plus de 6 degrés sur l’échelle de Richter tous les dix ans en moyenne en Iran » [1] a déclaré Abbâs-Ali Tasnimi, directeur de l’Institut international de sismologie pour la recherche et la technologie [2].

Carte des failles de Téhéran

Les chercheurs de l’Institut international de sismologie pour la recherche et la technologie n’ont pas caché leur inquiétude après le récent tremblement de terre qui a secoué Téhéran, parce qu’ils pensaient jusque là que la faille en question n’était pas active. « C’est exactement comme ce qui s’est passé à Bam. On connaissait la faille de Bam et elle n’était apparemment pas active, mais on a compris après qu’une partie de cette faille, qui passait sous la ville, avait été à l’origine du tremblement de terre de Bam. De même, nous ne nous attendions absolument pas à ce que cette faille du sud de Téhéran ait une activité. Le tremblement de terre à Téhéran a été une sonnette d’alarme », a ajouté Abbâs-Ali Tasnimi. Il y a quatre grandes failles à proximité de Téhéran : l’une est au nord de la ville et passe par les montagnes d’Alborz, la faille Eyvânaki est située au sud-est de Téhéran, les failles Rey et Kahrizak sont à l’extrême sud et à l’est de la capitale, aux environs du cimetière Behesht-e Zahrâ, et il faut ajouter à celles-ci soixante dix failles de petite taille qui traversent Téhéran dans tous les sens. Une carte des failles de Téhéran devait être élaborée il y a plusieurs années, mais ce projet est resté en suspens. Lors d’un entretien accordé au journal Jâm-e Jam, Mehdi Zâre’, chercheur à l’Institut international de sismologie pour la recherche et la technologie, n’a pas contesté l’hypothèse selon laquelle certaines personnes influentes auraient vu leurs intérêts mis en danger par ce projet, qui aurait révélé les nombreuses failles des quartiers chics du nord de Téhéran et aurait donc fait chuter le prix des habitations dans ces quartiers huppés. [3]

Vue des quartiers nord de Téhéran

Un état des lieux inquiétant

Pour Mehdi Zâre’, le problème le plus épineux actuellement est celui des constructions des quartiers du nord de Téhéran : « les responsables de la mairie ont donné l’autorisation de construire des immeubles et des tours alors qu’ils savent que la faille du nord de Téhéran est à haut risque sismique ». Mehdi Zâre’ précise d’ailleurs qu’il y a des constructions sur la principale zone de cette faille. « Il y a aussi des régions à haut risque au sud de Téhéran sur lesquelles il y a eu des constructions. Le centre de Téhéran n’est pas situé sur une faille importante mais si les failles du nord et du sud se mettent à trembler, les bâtiments du centre de Téhéran qui ne sont pas construits selon les normes sismiques ne résisteront probablement pas non plus », ajoute-t-il. Les chercheurs de l’Institut international de sismologie pour la recherche et la technologie ne sont pas les seuls à avoir des propos alarmants ; plusieurs autres experts ont souligné le risque de destructions massives à Téhéran lors d’un grand tremblement de terre, surtout dans les vieux quartiers du sud de la ville, où la plupart des bâtiments risquent de s’écrouler en quelques secondes. Dans ces vieux quartiers, avec leurs rues étroites où les petites voitures ne peuvent pas passer, on imagine mal l’organisation des secours qui nécessitent l’envoi de voitures de pompiers et de gros engins tels que des bulldozers. Abdolrezâ Sarvghad Moghadam, directeur du centre de recherche en ingénierie civile, a déclaré qu’une étude effectuée en collaboration avec l’Agence de Coopération Internationale du Japon (afin d’évaluer le pourcentage de destruction des bâtiments de Téhéran en fonction du degré de Richter) a montré que les bâtiments de Téhéran sont à haut risque. [4] Hassan Bayâdi, vice-président du conseil de la ville de Téhéran, a déclaré que « les vieux bâtiments de Téhéran ne se limitent pas à ceux du centre et du sud de la ville ; on trouve des bâtiments très peu solides dans certains quartiers récents de Téhéran, à côté des bâtiments neufs ». [5]

Vieux bâtiments à Téhéran

Les constructions à haut risque de destruction en cas de tremblement de terre ne sont pas que des lieux d’habitation. Hamzeh Shakib, chef de la commission de développement et des constructions du conseil de la ville de Téhéran, a donné un avis très défavorable sur la résistance des centres hospitaliers de la ville, construits en moyenne il y a plus de 35 ans. [6] Les écoles de Téhéran, lieu de rassemblement quotidien de 200 à 400 enfants en moyenne, sont elles aussi pour la plupart dans de vieilles constructions. Les artères vitales d’une ville sont les systèmes de fourniture en électricité, en gaz, en pétrole, en eau, le système d’élimination des égouts, les routes et les moyens de transmission d’informations, dont les télécommunications. Mahmoud Hosseini, directeur du groupe des artères vitales du centre de recherche en ingénierie civile, considère que les principes de sécurité appliqués dans la construction des artères vitales de Téhéran sont insuffisants : « le système de distribution de l’eau de Téhéran est vieux et n’a pas été construit selon les normes sismiques, le système d’égout (dans les rares quartiers où il a été construit) non plus ; les parties récemment construites du réseau d’électricité sont assez résistantes alors que les parties construites il y a plusieurs années ne le sont pas ; le réseau de distribution de gaz est par contre assez solide mais il y a des problèmes de gestion dans cette branche d’activité. En cas de tremblement de terre, les réseaux d’eau, d’égout, et à moindre degré de gaz, risquent donc de se fissurer ; les poteaux électriques risquent de tomber ». [7] Selon cet expert, le problème à Téhéran est que les artères vitales de différents types sont situées les unes à côté des autres de façon condensée, ce qui amplifie le risques de catastrophes secondaires telles que des incendies, des inondations, des problèmes sanitaires, etc. « En cas de tremblement de terre à Téhéran, de nombreux ponts risquent d’être endommagés et il risque d’y avoir des glissements de terrain au niveau des pentes situées sur la bordure des autoroutes » a ajouté Mahmoud Hosseini.

Les mesures prises pour prévenir le désastre

Le tremblement de terre de Bam a révélé les points faibles des organismes iraniens responsables de la gestion des crises. Le gouvernement et les responsables des différents organismes sont conscients des lacunes, et tentent d’y remédier. Des programmes nationaux de diminution des risques en cas de tremblement de terre ont été élaborés ; ils ont principalement pour objectif la solidification des bâtiments et des infrastructures, et l’enseignement. Le ministère de la santé organise aussi régulièrement des congrès internationaux pour réfléchir aux mesures à prendre afin de mieux gérer les problèmes sanitaires et sociaux qui surviennent lors des catastrophes. Un congrès a lieu d’ailleurs sur ce sujet à Téhéran actuellement.

Exercice simulation à l’école Setâregân, Téhéran

En matière d’enseignement, une manœuvre, créée à l’initiative de l’Institut international de sismologie pour la recherche et la technologie, et organisée avec l’aide du ministère de l’éducation, du ministère de l’intérieur et du Croissant Rouge, a lieu depuis onze ans chaque année le 29 novembre dans tous les établissements scolaires d’Iran. Il s’agit d’une journée de simulation ; les élèves apprennent à garder leur sang froid et à s’abriter dans des lieux sûrs (sous les tables, le long des murs des corridors, dans les coins, dans l’embrasure des portes) lors des secousses, et apprennent aussi à porter secours aux autres enfants et à éteindre les incendies après le tremblement de terre. L’idée des organisateurs de la manœuvre est d’éduquer les enfants pour qu’ils apprennent la même chose ensuite à leurs parents ; cette stratégie s’est révélée quelque peu efficace puisqu’à Bam, une famille avait déclaré après le tremblement de terre qu’elle avait été sauvée parce que le fils de la famille avait enseigné à ses parents ce qu’il avait appris lors d’une manœuvre de ce type. La radio et la télévision d’Iran diffusent assez régulièrement (surtout après l’annonce d’un séisme important dans une région d’Iran) des émissions sur les mesures préventives et la conduite à tenir en cas de tremblement de terre. Des brochures à visée éducative ont été distribuées par le Croissant Rouge, et l’Association de la diminution des risques de tremblement de terre en Iran, [8] qui est une organisation non gouvernementale fondée par des ingénieurs et des chercheurs spécialistes dans ce domaine, diffuse sur internet des articles à but éducatif, pour que les gens connaissent mieux le phénomène des tremblements de terre et s’y préparent. Cette ONG critique les manœuvres annuelles organisées dans les écoles, car ce que l’on y enseigne aux enfants n’est pas toujours adéquat et risque même d’être dangereux. Selon cette ONG, lors de ces manœuvres, on apprend surtout aux enfants à s’abriter sous les tables, alors que les plafonds de la plupart des écoles (construites il y a longtemps et donc selon les méthodes anciennes) sont lourds et risquent de s’écrouler ; les tables ne résisteront pas dans ce cas, compte tenu de la matière avec laquelle elles sont fabriquées. Cette ONG a établi une liste détaillée (diffusée sur internet) de ce que les enseignants, les parents et les élèves devraient faire avant un tremblement de terre, à savoir identifier les lieux dangereux et les lieux sûrs de l’école, en particulier les puits d’égout situés sous les lieux de passages et qui risquent de s’écrouler brusquement et entièrement, placer les tables à distance des fenêtres et des commodes, mettre des adhésifs sur les vitres pour qu’elles ne tombent pas sur la tête des gens si elles se brisent, empêcher la mobilité des commodes et des bibliothèques, ranger les objets cassants et tranchants, apprendre à utiliser un extincteur, avoir une réserve en eau potable et en aliments, donner la liste des élèves et leur photo au commissariat le plus proche, et même enseigner aux parents les méthodes adéquates pour retrouver les survivants sous les décombres. Cette ONG préconise des cours du même type pour les habitants de chaque quartier de la ville.

Exercice de simulation dans une école iranienne

Enseigner tout cela aux gens c’est bien, mais il ne faut pas se cacher que le plus important est d’avoir en Iran des bâtiments solides, qui puissent résister lors des secousses. Des programmes de solidification des maisons villageoises et des établissements scolaires sont en cours d’exécution dans toutes les régions d’Iran. De plus, le gouvernement vient d’annoncer que la solidification des habitations dans les villes commencera bientôt, de même que la solidification de tous les hôpitaux d’Iran, dont 90% ne résisteront pas en cas de tremblement de terre selon les déclarations officielles. Des budgets à part seront attribués à ces programmes, qui sont du ressort des différents ministères ; mais pour la ville de Téhéran, la gestion des catastrophes naturelles a été confiée au conseil de la ville et à la mairie, et le budget des actions entreprises à Téhéran a jusqu’ici été assuré par la municipalité elle-même. « Nous n’avons pas encore pu utiliser une part du budget prévu pour les programmes nationaux de solidification des constructions » a déclaré Hassan Bayâdi, vice-président du conseil de la ville de Téhéran.

C’est le Centre de la prévention et de la gestion des crises de la ville de Téhéran qui est chargé d’exécuter le projet global aménagé pour Téhéran ; « mais pour ce faire, il faut mettre au point des projets plus précis pour les différents types de bâtiments (neufs et anciens), et préciser le programme des enseignements prévus pour les directeurs des institutions, les ingénieurs qui contrôlent la construction des bâtiments, et les habitants de Téhéran. L’exécution de ces programmes commencera au plus tard l’année prochaine », a déclaré Hamzeh Shakib, chef de la commission de développement et des constructions du conseil de la ville de Téhéran. [9] Mâzyâr Hosseini, directeur du Centre de la prévention et de la gestion des crises de la ville de Téhéran, a cependant énuméré récemment les actions entreprises par ce centre au cours de ces dernières années : « d’abord, des études scientifiques ont été menées pour mieux connaître les caractéristiques des failles de Téhéran ; elles ont montré qu’aucune faille ne peut provoquer un tremblement de terre de plus de 8 degrés sur l’échelle de Richter, mais qu’un tremblement de terre de 7 degrés sur l’échelle de Richter est possible à Téhéran ; dans une deuxième étape, un projet global de diminution des risques lors d’un tremblement de terre a été élaboré avec l’aide de deux conseillers japonais. Ce projet global, qui a été voté en 2005 par le conseil de la ville de Téhéran, compte quinze programmes prioritaires ; l’un d’eux était que Téhéran soit doté d’un centre de gestion de crise indépendant. Nous avons réussi sur ce point et nous avons construit pour ce centre un bâtiment solide, qui résistera même en cas de tremblement de terre très important. Le nombre de stations de pompiers devrait être de 120 à Téhéran, ce qui n’est pas encore le cas, mais les bâtiments des anciennes stations ont été solidifiés. Les points faibles des artères vitales ont été identifiés et les organismes responsables ont commencé les travaux de solidification des réseaux de gaz, d’eau, etc. ». [10] Mâzyâr Hosseini a de plus annoncé un projet de résidence d’urgence dans les grands parcs de Téhéran et de la banlieue, où les Téhéranais pourront se réfugier en cas de secousses annonciatrices d’un grand tremblement de terre, et a émis le vœu que ce projet soit réalisé d’ici deux ans. « Dans le cadre de ce projet, des services sanitaires et des sites de distribution d’eau et d’aliments devraient être construits dans ces parcs, ainsi que des lieux de soins où pourraient travailler les médecins ; et les organismes qui travaillent spécifiquement avec des populations à risques (telles que les personnes âgées, les enfants, les femmes seules) ont été invités à collaborer avec nous », a-t-il ajouté.

Les différents organismes iraniens qui interviennent dans les sauvetages (dont le Croissant Rouge) agissent dans le cas de Téhéran en coordination avec le Centre de la prévention et de la gestion des crises de la ville de Téhéran. Ahmad Esfandiâri, directeur de l’Organisation de secours et de sauvetage du Croissant Rouge d’Iran, a assuré aux habitants de Téhéran que cette organisation est tout à fait prête à agir en cas de tremblement de terre. Il a déclaré : « le Croissant Rouge a déjà mis en place six sites de sauvetage aux pourtours de Téhéran. Les réserves d’urgence (aliments, habitation d’urgence, etc.) pour Téhéran répondent aux besoins de 10% de la population, alors que nos réserves dans toutes les régions d’Iran sont d’une quantité correspondant aux besoins de 2% de la population ». [11]

Le scepticisme des habitants de Téhéran

A Téhéran, un tremblement de terre important provoquera une catastrophe étant donné que cette ville gigantesque, qui compte huit millions d’habitants (sans les habitants des banlieues) s’est étendue dans tous les sens, y compris sur les pentes des montagnes d’Alborz, sans tenir compte des normes sismiques en matière de construction. Les habitants de Téhéran, les scientifiques et les responsables des organismes iraniens sont tous conscients qu’il reste beaucoup à faire pour diminuer les conséquences néfastes d’un tremblement de terre à Téhéran. Dans la vision la plus optimiste, les programmes de diminution des risques ne seront pas terminés avant plusieurs années, et les habitants de Téhéran savent qu’ils ne doivent pas compter sur des bâtiments résistants aux secousses sismiques avant très longtemps. Les sondages révèlent que 75% des habitants de Téhéran ne sont pas sûrs de la solidité de leur maison, 60% d’entre eux ne savent pas comment utiliser un extincteur, 65% d’entre eux n’ont jamais reçu la brochure éducative éditée par le Croissant Rouge, et 36% de ceux qui l’ont reçue trouvent que le texte ne dit que des généralités inutiles ; 77% des habitants de Téhéran pensent que la mairie de leur ville ne supervise pas comme elle le devrait les constructions en cours, et plus de 82% des Téhéranais craignent l’augmentation de l’insécurité dans la ville après un tremblement de terre. [12]

Mehdi Zâre’ a terminé ainsi son entretien avec le journal Jâm-e Jam : « dans cette ville, où les embouteillages paralysent la vie quotidienne, où la circulation est bloquée dès qu’il pleut, où il existe des glissements de terrain dans certains quartiers et des bâtiments qui s’écroulent sans qu’il y ait eu de secousses sismiques, il est évident que je suis inquiet. Je sens qu’un tremblement de terre à Téhéran provoquera une catastrophe humaine ». Pour les Téhéranais, le seul recours pour l’instant est la prière.

Notes

[1Sâbeti-Râd, Abbâs, "Fâdje’eh sakht nazdik ast" (La catastrophe est toute proche), journal Hamshahri, édition du 16 décembre 2009, p.19.

[2International Institute of Earthquake Engineering and Seismology.

[3Youshi-zâdeh, Maryam, "Bi khyâl-e zelzeleh nashavid" (Ne négligez pas le tremblement de terre), journal Jâm-e jam, édition du 31 octobre 2009, p.14.

[4Mohamadi, Pourân, "Zamin-e larzân-e pâytakht" (le sol tremblant de la capitale), journal Jâm-e jam, édition du 2 novembre 2009, p.11.

[5Ibid.

[6Ibid.

[7Ibid.

[8Earthquake Hazard Reduction Society of Iran. Leur site est consultable à l’adresse : www.ehrsi.com

[9Mohamadi, Pourân, Op.cit.

[10"Tehrâni-hâ hamvâreh dar âmâdeh-bâsh-e dâémi" (Les Téhéranais en état d’alerte permanente), journal Jâm-e jam, édition du 2 novembre 2009, p.11.

[11Mohamadi, Pourân, Op.cit.

[12"Tehrâni-hâ hamvâreh dar âmâdeh-bâsh-e dâémi" (Les Téhéranais en état d’alerte permanente), Op.cit.


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